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mercredi, 13 mai 2026

L’Europe en morceaux

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L’Europe en morceaux

Andrea Marcigliano

Source: https://electomagazine.it/leuropa-in-pezzi/

Le jouet, désormais, s’est cassé. Et la construction, abstraite et artificielle, de la soi-disant Europe, fuit de toutes parts.

Bruxelles persiste dans son attitude d’arrogante prépotence. Von der Leyen prétend commander et disposer à sa guise, et selon ses intérêts, de l’avenir de notre monde. Le traînant vers une guerre dépourvue de sens et sans espoir.

Une guerre que seuls certains « intérêts » et certaines conglomérats veulent.

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Le jouet, cependant, comme je le disais, s’est déjà cassé. Et il ne sert à rien d’utiliser tous les moyens ou d'en abuser pour le maintenir ensemble.

Peter Magyar, élu avec un grand battage « européen », est déjà en train de recalibrer son action.

Nous ne pouvons, de façon réaliste, faire abstraction du pétrole et du gaz russes, déclare-t-il. La Hongrie en a un besoin vital.

En Bulgarie, le gouvernement, plus qu’un simple petit gouvernement, plié en quatre face à l’UE, est contraint de démissionner. Les Bulgares, ceux qui vivent dans le pays, manifestent sur les places et dans les rues. Une marée montante qui ne veut pas se soumettre aux diktats de Bruxelles. Ce qui, pour eux, signifierait un suicide.

Et puis Fico. Qui participe à la grande parade russe et qui, malgré quelques ambiguïtés, guide sa Slovaquie sur une trajectoire de plus en plus éloignée de Bruxelles.

Et toute l’Europe de l’Est est en ébullition. Même la Pologne manifeste une fatigue croissante face aux diktats.

Mais, comme je le disais, c’est toute l’Europe de l’Est qui est en mouvement. De la Slovénie, qui se retire du risque d’un conflit avec la Russie, jusqu’à la Pologne elle-même, où le mécontentement populaire grandit face à la stratégie de soutien sans faille aux Ukrainiens, peu appréciés.

Un mécontentement croissant, pas seulement à l’est.

L’Espagne négocie avec Moscou, et y achète du gaz et du pétrole à des prix avantageux. Suscitant les inutiles fureurs de Donald Trump.

La France est dévastée par les protestations populaires croissantes. Avec Macron barricadé à l’Élysée. Arrogant, certes, mais de moins en moins capable d’agir.

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Puis l’Allemagne voit l’avancée à toute vitesse de l’AfD. Qui veut un accord avec Moscou et la fin d’une politique belliciste que seul Merz et son entourage, liés à des pouvoirs financiers étrangers, continuent obstinément à poursuivre.

Et enfin, la Grande-Bretagne. Avec la victoire de Farage aux municipales, qui a écrasé ce qu’il reste des conservateurs et, surtout, des travaillistes.

Bien sûr, pour l’instant, il ne s’agit que d’élections locales. Mais c'est un signal très clair pour l’avenir.

En somme, le jouet européen est, désormais, bel et bien cassé. Reste encore en place la carcasse corrompue de Bruxelles. Mais ce n'est plus qu'un cadavre qui titube encore.

L’Europe, désormais, avance en ordre dispersé.

Et la Russie, avec une remarquable patience, en tire déjà profit.

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