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jeudi, 11 février 2021

Libération autochtone : sortir du triangle de Karpman

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Libération autochtone : sortir du triangle de Karpman

par Antonin Campana

Ex: http://www.autochtonisme.com

« Le triangle dramatique de Karpman consiste à réduire le discours politique à trois places : le bourreau, la victime et le sauveur » (Lucien Cerise, Neuro-Pirates, Réflexion sur l’ingénierie sociale, Kontre Kulture, 2016. Un livre fondamental que tout Réfractaire devrait avoir dans sa bibliothèque).

On sait qu’utiliser le vocabulaire de l’adversaire revient à s’inscrire dans son système de pensée. Dans un même ordre d’idée, consentir au triangle de Karpman orchestré par une entité ennemie revient à accepter une manipulation dont on ne peut sortir indemne.  Dans un triangle de Karpman, le sommet du triangle est généralement tenu par un acteur dont les motivations réelles sont masquées derrière la confiance ou l’indifférence qu’il suscite. Cet acteur furtif échappe aux radars des deux autres acteurs qui vont ainsi accepter le récit manipulatoire qu’il développe sournoisement et qui très souvent vise en fait à les opposer pour qu’ils se neutralisent mutuellement à son profit. 

Prenons un exemple.

Qui est responsable des attentats islamistes ? A première vue, évidemment… les islamistes. Pourtant, en creusant un peu, nous voyons bien que sans les politiques d’immigration massives que nous subissons depuis quarante ans, il n’y aurait pas eu d’islamistes au milieu de nous. Donc la responsabilité incombe en premier lieu au régime qui a initié les politiques d’immigration et à l’Etat qui les a mise en œuvre méthodiquement. Quand un chimiste provoque une explosion en mélangeant deux produits incompatibles on n’accuse pas l’un ou l’autre des produits. On accuse le chimiste, ici, donc, le régime et l’Etat. Or qu’observe-t-on ? 

Une narration triangulée qui pourrait être schématisée de la manière suivante :

Les attentats islamistes

Victime : la population

Persécuteur : les terroristes

Sauveur : le régime en place

=>  Le régime gagne

La narration dominante (celle du régime) oppose donc une population pacifique à des terroristes qui lui font la guerre. La population traumatisée se tourne spontanément vers l’Etat, qui se montre évidemment protecteur. Pourtant c’est bien lui, l’Etat, qui a placé la population en situation de grande insécurité. C’est bien lui, l’Etat, qui est le véritable persécuteur. Même si le terrorisme n’est pas directement le fait de l’Etat (encore que, parfois…), on peut parler d’un « terrorisme d’Etat » dans la mesure où le terrorisme procède directement de son action. L’Etat est donc responsable du terrorisme, et l’on devrait objectivement avoir une conflictualité à deux acteurs seulement, du type :

Etat / population autochtone

Or, la narration triangulée est précisément mise en œuvre pour que la population ne fasse pas une telle réflexion, n’accuse pas l’Etat et se jette au contraire dans ses bras salvateurs. Le régime peut tranquillement faire progresser son entreprise d’ingénierie sociale et, sans opposition notable, augmenter son contrôle… de la population (loi sur le renseignement, caméras de surveillance, contrôles bancaires, fichage…) ! Nous l’avons dit : « le régime gagne ». Et donc nous perdons !

Cette narration triangulée peut avoir plusieurs variantes, avec la même finalité manipulatoire.

 Par exemple :

Victime : les valeurs de la République (la laïcité)

Persécuteur : les islamistes

Sauveur : Le vivre-tous-ensemble

=> Le régime gagne

Toute orchestration d’un triangle de Karpman dénote donc une volonté de manipulation au profit de celui qui se place furtivement au sommet du triangle, soit comme victime, soit comme sauveur, et au détriment des deux autres côtés, placés dans une situation qui les met en opposition.

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La capacité à mettre en scène un triangle de Karpman dépend essentiellement de la puissance de communication de celui qui veut occuper le sommet du triangle. Cette capacité est aujourd’hui concentrée entre quelques mains hostiles qui en usent et en abusent au dépend des Autochtones. Prenons quelques autres exemples de narrations triangulées :

  • Les Gilets Jaunes

Victime : l’ordre public (syndrome « Arc de Triomphe »)

Persécuteur : les Gilets Jaunes

Sauveur : les Forces de l’ordre

=> Le régime gagne

Encore une fois, la mise en scène du triangle de Karpman est celle du régime. Les Gilets Jaunes n’ont pas la puissance de communication nécessaire pour imposer un triangle du type :

Victime : la France qui peine

Persécuteur : le régime en place

Sauveur : les Gilets Jaunes

=> Les Gilets Jaunes gagnent

  •  Le racisme 

Victime : les allochtones

Persécuteur : les Autochtones

Sauveur : les valeurs de la République

=> Le régime gagne

Ce triangle dramatique se fonde sur un système d’avilissement des Blancs, que nous avons nommé « antijaphétisme » (Japhet étant l’ancêtre des peuples européens selon la Bible, comme Sem est celui des Sémites. Pour une analyse de l’antijaphétisme institutionnel voyez par exemple ici). Ce triangle (artificiellement construit par l’accueil étatique de millions d’allochtones) oppose allochtones et Autochtones, tout en mettant sur le compte du racisme héréditaire des Blancs l’échec du modèle républicain de « vivre-tous-ensemble » (ce qui permet de ne pas remettre en question la validité de ce modèle). L’objectif de la triangulation antijaphite est donc de protéger les principes mondialistes de société ouverte, donc le régime politique qui les met en œuvre (la République). Les Autochtones ne sont pas en capacité d’imposer un triangle du type :

Victime : le peuple autochtone

Persécuteur : le régime politique en place

Sauveur : un Etat national autochtone

Ou bien :

Victime : le peuple autochtone

Persécuteur : l’Etat mondialiste immigrationniste

Sauveur : l’Etat autochtone remigrationniste

  • La Crise sanitaire

Victime : la population

Persécuteur : le virus

Sauveur : le gouvernement

=> Le régime gagne

Une autre variante, très en vogue :

Persécuteur : le complotisme

Victime : le gouvernement

Sauveur : le Conseil scientifique (la "Science")

=> Le régime gagne

  • Le Progressisme sociétal (LGBT, féminisme, antiracisme…)

Victime : les « minorités »

Persécuteur : l’hétéronormativité, le patriarcat, le privilège blanc…

Sauveur : l’Etat de droit égalitaire

=> Le régime gagne

=> Les minorités gagnent

Dans ce cas de figure deux triangles de Karpman se superposent et se soutiennent mutuellement. D’une part celui du régime, qui fait progresser son agenda mondialiste en opposant les minorités persécutées à la majorité persécutrice, tout en se posant comme seul et unique recours des premières contre la seconde. D’autre part, celui des minorités qui opposent la majorité à l’Etat de droit, faisant ainsi pression sur celui-ci pour qu’il fasse usage de son arsenal législatif répressif contre la majorité.   

Et une petite dernière, d’un point de vue gauchiste :

Persécuteur : les faits

Victime : le progressisme

Sauveur : la « post-vérité »

=> Les gauchistes gagnent (puis les faits s’imposent, et alors ils perdent)

On aura compris le schéma général. Se laisser enfermer dans un triangle de Karpman est « dramatique » car cela revient à accepter une logique qui mène à notre persécution. Si le seul recours que vous trouvez face à l’islamisation se trouve dans les « valeurs de la République », alors vous aurez encore plus d’islam car ce sont ces « valeurs » qui fondent la société ouverte. Si vous comptez sur le gouvernement pour vous protéger des virus, alors vous aurez toujours moins de libertés, sans avoir davantage de sécurité. Si vous pensez que la couleur de votre peau fait de vous un persécuteur et un « privilégié », alors l’égalité républicaine fera de vous un esclave (ce que vous êtes sans doute déjà).

Mais comment sortir d’un triangle de Karpman ?

Imaginons une femme dont l’époux prend des libertés avec son serment de fidélité (on pourrait bien sûr inverser la problématique !). Nous avons une relation triangulée assez simple : l’épouse trompée, le mari volage, la maîtresse accueillante. Chaque membre du trio pourra développer une narration triangulée qui minimise son propre rôle (il s’efface alors de la problématique) et oppose les deux autres acteurs.

Comment l’épouse trompée peut-elle sortir de cette relation triangulée ?

Elle aura essentiellement trois solutions :

1. Faire semblant d’ignorer la relation triangulée, au risque de la subir un jour brutalement (« j’ai toute confiance en mon mari »)

2. Révéler le triangle de Karpman (« c’est elle ou moi »)

3. Sortir du triangle de Karpman (« puisque c’est comme ça, je pars ») 

Les Autochtones ignorent depuis quarante ans les triangles dramatiques qui les enferment. On en voit les conséquences avec le « Grand Remplacement ». Refouler les réalités n’est donc pas un bon choix. 

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Ce petit blog et d’autres sites tentent en vain, depuis plusieurs années, de dénoncer les triangles de Karpman qui nous oppriment. Tous ces efforts n’ont servi à (presque) rien. Les raisons sont simples : nous n’avons pas la puissance de communication nécessaire pour révéler et briser les manipulations triangulées (ceux, en revanche, qui disposent de cette puissance peuvent aisément nous faire passer pour des « complotistes »). 

Reste donc la troisième solution. L’Etat a été infidèle au peuple autochtone, ce qui lui enlève sa légitimité et nous libère. Il lui préfère désormais sa maîtresse multiethnique et ne reviendra jamais en son foyer historique. Comme une épouse trompée, notre peuple doit maintenant envisager de « refaire sa vie ».  Il nous faut donc divorcer, nous séparer, faire sécession.

Pour le coup, il n’y a pas d’autre solution : soit nous restons dans le schéma triangulé pervers, qui fait de nous des monstres racistes et dont la logique aboutira inexorablement à notre extermination, soit nous nous libérons du triangle par la sécession !

Nous ne pouvons contester médiatiquement le système d’avilissement qui justifie notre oppression. Nous ne pouvons l’ignorer non plus. Il nous faut donc à la fois le dénoncer auprès de ceux qui ont des oreilles, un cerveau et quelques tripes ; et nous extraire des rivalités triangulées en poursuivant nos propres buts. Pour cela, il nous faudra passer outre les conflictualités artificielles et les narrations qu’on nous propose. 

Comment ? Nous en revenons toujours à notre idée de départ : notre but doit être de créer un Etat national autochtone qui boutera l’Etat infidèle hors de France et hors d’Europe. Nous avons longtemps espéré que des personnalités représentatives du courant réfractaire, unies dans une sorte de CNR, finiraient par proclamer la formation d’un Etat parallèle autochtone articulé sur une société autochtone organisée. Visiblement, cela ne se produira pas. D’autres solutions, moins pyramidales, sont probablement possibles. Nous devons désormais y réfléchir.  

Antonin Campana

dimanche, 31 janvier 2021

Les conséquences psychologiques de la crise : Pierre Le Vigan

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Les conséquences psychologiques de la crise : Pierre Le Vigan

Pierre Le Vigan, auteur prolifique, essayiste, urbaniste et spécialiste de l'Histoire des idées philosophiques était notre invité pour ce nouvel entretien. Nous y abordons les conséquences psychologiques du couvre-feu, des confinement et du port du masque. Les dépressions étudiantes, également.
 
Ses derniers livres :
1/ Le Grand Empêchement, éditions perspectives libres : https://cerclearistote.com/2019/11/pa...
2/ Avez-vous compris les philosophes ? III : https://www.bookelis.com/documents/44...
 
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lundi, 25 janvier 2021

Calamiteux confinement pour les garçons : ils n'ont plus de rites d'initiation

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Calamiteux confinement pour les garçons : ils n'ont plus de rites d'initiation

par le Prof. Claudio Risé

Source : Claudio Risé et https://www.ariannaeditrice.it

L'éducation contemporaine a fait des voies éducatives traditionnelles une terre brûlée !

Ils sont blessés, torturés, parfois tués. Les adolescents et les enfants souffrent beaucoup, surtout depuis que le confinement à la maison est presque devenu leur quotidien. Les hôpitaux n'ont pas assez de lits consacrés à cette éventualité, jusqu'ici imprévue (à tort). Les lits fournis sont (dans toute l'Italie) au nombre de 92. Dans certaines régions : 0. Que se passe-t-il et pourquoi ? La Verità avait déjà souligné, à plusieurs reprises, dans Lo sguardo selvatico, le grand danger des enfermements pour les enfants, les définissant comme ‘’anti-vitaux’’. Cela va littéralement à l'encontre de la vie des très jeunes. En effet, même chez les humains, comme chez toutes les autres espèces vivantes, pour se renforcer et grandir de manière équilibrée après le sevrage et la petite enfance, les très jeunes doivent quitter la maison et se confronter à leurs pairs, au monde qui les entoure et à la nature. Comme cela a toujours été le cas, même jusqu'à il y a à peine quelques décennies.

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En peu de temps, cependant, la rue et les environs de la maison, qui, avec l'école, étaient (surtout pour les garçons, mais pas seulement) leurs principaux lieux de socialisation, ont presque complètement disparu de la vie des adolescents. Ainsi, la voie est déjà ouverte au phénomène dit ‘’des réfugiés dans la chambre à coucher’’ : les hikikomori qui, à partir du Japon se sont répandus presque partout, et dans une moindre mesure aussi en Espagne et en Italie ; les pays où la présence de la mère est plus envahissante, et son absence ou sa crise plus déstabilisante. C'était déjà le premier glissement d'un monde adolescent ouvert, avec ses risques, mais aussi avec la richesse et la positivité de l'esprit d'aventure et de découverte, vers un monde plus fermé, désormais limité à ses outils techniques, ordinateurs, smartphones, tablettes etc., où le corps, privé de découvertes et de mouvements, s'affaiblit fatalement, devenant de plus en plus insécurisé et craintif.

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Les confinements, avec leur obligation de rester dans le foyer familial d'où l'adolescent doit surtout sortir, ont alors provoqué une régression physique et psychique qui a engendré l'insécurité, et des crises fréquentes et graves, conduisant à de l'automutilation, souvent ritualisées dans les habitudes morbides et des tentatives de suicide. Parfois, malheureusement, avec succès. Nous nous demandons alors pourquoi.

Une première réponse est que l'éducation contemporaine, dont nous nous vantons souvent, avec son approche laïque et rationalisante, a fait des parcours éducatifs traditionnels une terre brûlée, a détruit ce qui a toujours aidé l'adolescent à reconnaître les transformations de son propre corps et à prendre progressivement les devants. L'adolescent, en fait, après la puberté, est comme quelqu'un qui conduit une voiture sans trop savoir comment la guider, voiture qui, graduellement, se transforme entre ses mains. Le ‘’déconcertement’’ est grand et les explications rationnelles données, médicales et hygiéniques, sont largement insuffisantes, car elles sont totalement dépourvues d'empathie et de références psychologiques, symboliques et spirituelles qui sont au contraire essentielles à tout processus de développement humain, en relation avec le corps propre de la personne.

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Ainsi, une expérience millénaire et universelle, tissée de rites d'initiation (le dernier en date étant le service militaire), a été liquidée ; or ces rites, même dans leurs aspects apparemment stupides ou déviants avaient des fonctions précises dans l'accompagnement et l'organisation du développement psychique du futur adulte. Nous considérons que c'est un acte de ‘’décivilisation’’ que de les avoir supprimés mais les besoins qu'ils ont satisfaits demeurent, même s'ils sont ignorés, et les enfants y pourvoient comme ils le peuvent. S'il n'y a plus le supérieur qui les épuise avec des marches jusqu'à ce qu'ils deviennent fiers de leurs muscles, ils se lacèrent les jambes, s’automutilent : c'est aussi une façon de faire quelque chose pour leur corps. "L'automutilation devient alors un baume qui guérit les blessures de l'âme en les déplaçant sur le corps." (Lancini, Cirillo, Scodeggio, Zanella L'adolescente. Psychopathologie et psychothérapie évolutionniste, éditeur Cortina). De nombreuses personnes conservent les lames avec lesquelles elles se coupent ainsi que les boîtes de médicaments. S'attaquer au sang est une façon, certainement erronée, de demander de la profondeur à une société dégoûtante de superficialité.

vendredi, 22 janvier 2021

Seung-Hui Cho était un assassin mentalement contrôlé

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Seung-Hui Cho était un assassin mentalement contrôlé

Paul Joseph Watson
Prison Planet

http://www.prisonplanet.com/articles/april2007/190407mindcontrolled.htm 
Jeudi 19 avril 2007

Seung-Hui Cho était un assassin mentalement contrôlé, qu’on croie qu’il était sous l’influence de partis extérieurs ou pas, le fait est que le lavage de cerveau culturel de jeux vidéos violents et de drogues psychotropes a directement contribué, comme toujours dans ce genre ce cas, au carnage de Virginia Tech le lundi matin.

Les confisqueurs d’armes exploitent déjà la tragédie pour désarmer les futurs étudiants et leur enlever une occasion de pouvoir se défendre contre les tueurs fous, mais le cirque médiatique est complètement silencieux lorsqu’il s’agit de blâmer le cocktail mortel de drogues faussant l’esprit et de tuez-les-au-hasard sanglants.

En-dehors de l’évidente culpabilité des facteurs que nous voyons dans chaque tuerie de masse – jeux vidéos et « antidépresseurs » –, de nombreux signaux d’alarme concernant les événements de lundi commencent à suggérer que Cho était davantage qu’un cinglé au cœur brisé avec un motif personnel.

imagesshc.jpgCharles Mesloh, professeur de criminologie à Florida Gulf Coast University,  a dit sur NBC 2 News qu’il était choqué que Cho ait pu tuer 32 personnes avec deux armes de poing sans entraînement spécialisé. Mesloh a  immédiatement supposé que Cho avait dû utiliser un fusil de chasse ou un fusil d’assaut.

« Je suis abasourdi par le nombre de gens qu’il a réussi à tuer avec ces armes », a dit Mesloh, « la seule chose que je peux imaginer c’est qu’il s’est approché d’eux et les a simplement exécutés ».

Mesloh a dit que le tueur se comportait comme un professionnel entraîné, « Il a eu un taux de mort de 60% avec les armes de poings – c’est incroyable étant donné que les 9 mm en question ne tuent pas les gens instantanément », a dit Mesloh, affirmant que les armes que Cho utilisait étaient conçues pour canarder les boîtes de conserve », pas pour exécuter des êtres humains.

Cho n’était certainement pas un empoté, dans l’intervalle de deux heures entre les premiers tirs et le grand déchaînement qui eut lieu plus tard dans la matinée, temps pendant lequel l’Université négligea complètement d’avertir les étudiants bien que disposant des haut-parleurs placés dans tout le campus, Cho eut le temps de filmer une vidéo de confession, de la transférer dans son ordinateur, de l’enregistrer sur un DVD, d’en faire un paquet, d’aller au bureau de poste, de poster le paquet, et de revenir à sa chambre à coucher pour récupérer ses armes et ensuite de revenir à l’extrémité opposée du campus pour reprendre sa joyeuse tuerie. La rapidité presque inconcevable des actions de Cho devient plus suspecte lorsqu’on se rappelle des reportages initiaux qui parlaient de deux tireurs.

Même si on exclut que Cho ait pu recevoir une formation spécialisée en armes à feu, le contrôle mental culturel de jeux vidéos violents et de drogues psychotropes modifiant l’esprit était lui-même un cocktail de lavage de cerveau qui a directement contribué au carnage, comme presque toujours dans ce genre de cas.

Dès les premiers récits de la fusillade, nous avons prédit que le tueur était sous prozac, avait déjà été en soins psychiatriques et avait régulièrement joué à des jeux vidéos violents, et cela s’est précisément révélé être exact dans les trois cas.

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« Plusieurs jeunes Coréens qui connaissaient Cho Seung Hui depuis le lycée ont dit qu’il était un fan de jeux vidéos violents, en particulier d’un jeu nommé ‘Counterstrike’, un jeu online très populaire dans lequel les joueurs rejoignent des groupes terroristes ou contre-terroristes et tentent de tuer les autres en utilisant tous les types d’armes à feu », rapporte Newsmax en citant le Washington Post.

« En décembre 2005 – plus d’un an avant la tuerie de masse de lundi – un tribunal de district dans le comté de Montgomery, Va., a conclu que Cho présentait ‘un danger imminent pour lui-même ou les autres’. C’était le critère nécessaire pour un ordre de détention, afin que Cho, qui avait été accusé de harcèlement par deux filles camarades de classe, puisse être évalué par un docteur d’Etat et contraint de se soumettre à des consultations externes », rapporte ABC News, « mais bien que le tribunal ait identifié le futur tueur comme un risque, ils l’ont laissé partir ».

Les enquêteurs pensent que Cho Seung Hui, le tueur de Virginia Tech, avait pris des antidépresseurs à un moment quelconque avant la fusillade, d’après le Chicago Tribune.

Les tueurs de Columbine Eric Harris et Dylan Klebold, ainsi que Kip Kinkel, le tueur de l’Oregon âgé de 15 ans qui a tué ses parents et des camarades de classe, étaient tous sous drogues psychotropes. Les études scientifiques prouvant que le prozac encourage les tendances suicidaires chez les jeunes sont volumineuses et remontent à presque une décennie.

Jeff Weise, le tueur du lycée de Red Lake était sous prozac, « Unabomber » Ted Kaczinski, Michael McDermott, John Hinckley, Jr., Byran Uyesugi, Mark David Chapman et Charles Carl Roberts IV, le tueur de l’école Amish, étaient tous sous drogues psychotropes SSRI.

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Puisque ces drogues dangereuses prévalent dans presque tous les incidents de tueries de masse, pourquoi ne demande-t-on pas l’interdiction du prozac ? Pourquoi ce réflexe de toujours attaquer le Second Amendement donnant aux Américains le droit à l’autodéfense ? -  un droit qui fut exercé en janvier 2002 quand des étudiants ont maîtrisé un tireur dans une autre Université de Virginie avant qu’il ne puisse tuer plus de trois personnes – parce qu’ils avaient le droit de porter une arme sur le campus.

Pourquoi les raisons profondes qui poussent les jeunes à tuer sont-elles mises de côté alors que les fanatiques du contrôle demandent que les citoyens respectueux de la loi soient désarmés de la seule chose qui peut les protéger de tels déments ?

Les questions sur la séquence des événements de lundi à VA Tech, ainsi que le profil du tueur, soulèvent une suspicion croissante.

Nous avons reçu de nombreux appels et e-mails nous signalant le fait que VA Tech enlève les liens de son site web concernant leur relation avec la CIA. Des rapports de novembre 2005 confirment que la CIA était active dans des programmes de recrutement basés en-dehors de VA Tech. Plusieurs professeurs de VA Tech sont impliqués dans des programmes gouvernementaux liés à la NASA et d’autres agences.

Wikipedia a aussi retiré une bizarre photographie prise récemment, où Cho porte un uniforme des US Marines. 

De tels détails ne font qu’attiser le feu des accusations selon lesquelles Cho aurait pu être un « candidat mandchou », un assassin sous contrôle mental.

Le programme de la CIA pour créer des assassins sous contrôle mental qui pourraient être activés par des mots codes, MK ULTRA, n’est pas une théorie du complot, c’est un fait historique documenté par des dossiers gouvernementaux déclassifiés et des auditions du Sénat. Le président Bill Clinton lui-même a dû présenter ses excuses pour le programme avant de quitter son poste.

Au Sénat en 1977, le sénateur Ted Kennedy a dit : « Le directeur adjoint de la CIA a révélé que plus de trente universités et institutions étaient impliquées dans un programme de ‘tests et d’expérimentations étendues’ qui incluaient des tests secrets avec des drogues sur des citoyens non-volontaires ‘à tous les niveaux sociaux, haut et bas, Américains natifs et étrangers’ ».

51jSLc80u5L._SL350_.jpgUne victime de ces expériences fut Cathy O’Brien, qui immédiatement après la fusillade répéta les révélations dans son dernier livre, selon quoi Blacksburg en Virginie est un lieu central pour les programmes de contrôle mental qui sont encore en cours aujourd’hui.

Les programmes de contrôle mental peuvent être remontés jusqu’aux années 1950 et au Projet Bluebird, plus tard renommé Artichoke. Du blogger Kurt Nimmo :

« Bluebird fut approuvé par le directeur de la CIA le 20 avril 1950. En août 1951, le Projet fut renommé Artichoke. Bluebird et Artichoke incluaient une grande quantité de travaux sur la création de l’amnésie, de messages hypnotiques, et de candidats mandchous », écrit Colin A. Ross, MD. « Les documents Artichoke prouvent que des messages hypnotiques fonctionnaient effectivement dans des simulations dans la vie réelle conduites par la CIA au début des années 1950. Le degré dans lequel de tels individus furent utilisés dans des opérations réelles est encore classifié… Bluebird et Artichoke étaient administrés d’une manière compartimentée. Les détails des programmes étaient gardés secrets même vis-à-vis des autres personnels de la CIA… Les matériels Bluebird/  Artichoke établissent de manière concluante que des ‘candidats mandchous’ ont été créés et testés avec succès par les physiciens avec une évaluation Top Secret de la CIA… En plus d’être des messagers et des agents d’infiltration potentiels, les sujets pouvaient aussi servir de caméras hypnotiquement contrôlées. Ils pouvaient entrer dans une salle ou un bâtiment, mémoriser rapidement des documents, quitter le bâtiment, et ensuite être amnésique pour l’épisode entier. Le matériel mémorisé pouvait ensuite être récupéré par un manipulateur utilisant un code ou un signal précédemment implanté, sans que l’amnésie ne soit interrompue. L’hypnose n’était cependant pas la seule méthode de contrôle mental des docteurs pour la création d’amnésie contrôlée. Les drogues, les champs magnétiques, les ondes soniques, la privation de sommeil, le maintien en isolement, et beaucoup d’autres méthodes furent étudiées sous Bluebird et Artichoke. »

Sirhan_Sirhan.gifLes chercheurs s’intéressant aux assassinats par des supposés « dingues isolés » retombent toujours sur des indications faisant penser à des expériences de contrôle mental par la CIA. Le meilleur exemple est Sirhan Sirhan, l’assassin de Bobby Kennedy. Il s’avéra que Sirhan était dans un état de transe complète après avoir pressé la gâchette et qu’il ne pouvait même pas se souvenir d’avoir tiré sur Kennedy lorsqu’il fut interrogé sur l’incident quelques jours après. L’avocat de Sirhan, Lawrence Teeter, a présenté des indications concluantes selon lesquelles Sirhan était sous contrôle mental.

Quelle que soit la façon dont on le prenne, Seung-Hui Cho a été la victime d’un lavage de cerveau et d’un contrôle mental. Les vraies questions ne sont pas posées et le doigt de l’accusation est pointé dans la mauvaise direction, assurant qu’une autre tragédie comme le massacre de VA Tech est presque garantie.

Copyright © Prisonplanet.com. All rights reserved.

Publié sur www.Prisonplanet.com 

Reproduit sur www.gnosticliberationfront.com

Le massacre de V-Tech :
un ‘candidat mandchou’ en temps réel

News Commentary – 19 avril 2007

Reproduit à partir de THE TRUTH SEEKER :
http://www.thetruthseeker.co.uk/ 
Les étudiants témoins de l’Université de Virginia Tech insistent tous sur le comportement robotique et détaché du tueur, Seung-Hui Cho.

* il tuait avec un abandon inconscient
* ses victimes étaient prises au hasard
* il ne tuait pas en autodéfense

Ce type de comportement peut être considéré comme indicatif d’un contrôle mental, et/ou d’une modification comportementale importante par l’utilisation d’appareils mécaniques tels que des implants de micropuces d’ordinateur.

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Les faits :

Virginia Tech est situé à Blacksburg, VA.

Blacksburg, VA, abrite un laboratoire souterrain ultrasecret du gouvernement US (dans le flanc d’une montagne près de Blacksburg) qui développe en conjonction avec la DARPA des armes comme le programme de contrôle mental robotique humain.

Virginia Tech est spécialise dans :

* la biomécanique et la manipulation du tissu cellulaire
* la manipulation biomédicale
* la manipulation d’ADN 
* l’étude de l’impact des nouvelles technologies sur le comportement humain 
* possède des départements pour les traumatismes infantiles liés aux catastrophes qui rendent compte directement à Laura Bush
* travaille sur les maladies humaines, végétales et animales
* aide à faire progresser des sciences similaires aux semences végétales  de Monsanto, résistantes aux insectes et aux maladies.

Plus de détails sur Virginia Tech :

* possède sur le campus des experts en grippe aviaire H5N1
* est un partenaire actif de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency)
* travaille activement sur des projets de neuro-manipulations (contrôle mental)
* les étudiants de Virginia Tech sont fréquemment recrutés par la CIA

V-Tech a reçu et continue à recevoir des millions de financement de la  DARPA

La DARPA – la clé de ce qui est en train de dégrader l’âme de l’Amérique, et du monde.

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Liste des intérêts de la DARPA (500 millions de dollars dépensés depuis 2001) :

* technologie d’intelligence artificielle supérieure 
* robots de combat sous contrôle mental 
* avions sans pilote pouvant être dirigés seulement par la pensée
* systèmes de commande vocale à distance
* soldats de combat préprogrammés autonomes
* appareils avancés d’implantations de puce sur des humains 

La DARPA est la branche de recherche du Pentagone  

La DARPA en même temps que l’Université de Virginia Tech est fortement impliquée dans la nanoscience et la nanotechnologie avec un accent particulier placé sur le diagnostic du cerveau humain pour tester des  nanoparticules.

Les buts du massacre d’étudiants de V-Tech :

* application dans le monde réel de l’« arme parfaite »
* recueillir un appui pour le contrôle ou l’interdiction des armes
* créer des diversions
le même jour du débat pour stopper le financement de la guerre et le retrait des troupes (Congrès, DOD, Pentagone, WH)
Alberto Gonzales et les avocats de l’Etat ciblant le Procès d’espionnage de l’AIPAC

Etouffement/défense :

* livrer au public un seul pigeon et un seul dingue isolé

Groupes de soutien :
* principaux médias
* analyse psychiatrique d’un bouc émissaire par des experts
* traces évidentes de preuves fabriquées
* public naïf et ignorant

Notes :

* tous les nouveaux bâtiments sur le campus sont construits avec du calcaire local (le même que celui de la Grande Pyramide d’Egypte), une substance neutre avec un transfert de fréquence et une résonance stables

* Virginia Tech est l’une des trois seules universités publiques aux Etats-Unis à soutenir à la fois un style de vie militaire et non-militaire 

* la plupart des anciens étudiants de Virginia Tech sont ou ont été activement impliqués avec la NASA

* l’Université de Virginia Tech se vante de posséder un réseau de grille  informatique de haute-performance ; est connectée au National Lambda Rail, une centrale nationale de fibre optique reliant les laboratoires de recherche à des capacités de superordinateur, de stockage et de visualisation 

Vidéo : Le "Candidat mandchou" parle sans émotion de ses frères et sœurs (sa confrérie ?)

Résumé :
Virginia Tech réunit les meilleurs esprits du pays qui s’intéressent à la technologie, créant ainsi une réserve de candidats potentiels à partir de laquelle la DARPA, la CIA et d’autres agences gouvernementales peuvent  activement chercher des recrues pour leur « confrérie » – une campagne pour créer une « race » supérieure d’êtres mécaniquement manipulés, tout en réduisant simultanément les populations humaines et en asservissant les humains pour servir à leurs futurs maîtres robots.

Reproduit sur www.gnosticliberationfront.com 

mercredi, 09 décembre 2020

Le droit à la déconnexion

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Le droit à la déconnexion

par Jean-Paul Baquiast
Ex: http://www.europesolidaire.eu
 
Le droit à la déconnexion est en France un principe légal selon lequel un salarié est en droit de ne pas être connecté aux outils numériques professionnels (téléphone portable, courriels, etc.) hors ds horaires de travail.

Ceci inclut le temps de transport travail-domicile, les congés, les temps de repos, soirée, week-end, etc

La France a été le premier pays à avoir intégré ce droit dans le code du travail. Elle a été rejointe par la Belgique, l'Italie et la France. Rien de tel n'existe encore, ni dans les autres Etats européens ni semble-t-il ailleurs dans le monde.

Or avec dans l'immédiat la nécessité d'un télétravail au moins partiel en conséquence de l'épidémie Covid-19 et par ailleurs la généralisation des outils permettant le travail à distance, le problème du droit à la déconnexion est évoqué dans les pays ne disposant pas d'une telle législation, y compris en Russie et en Chine.

Selon un rapport européen datant de janvier 2020 Telework and ICT-based mobile work: Flexible working in the digital age 34% des salariés, qu'il s'agisse d'hommes aussi bien que de femmes, travaillent actuellement uniquement à domicile. Or si ceci leur apporte certains avantages, en terme de flexibilité du temps de travail, il apparaît que les conséquences nuisibles sur leur santé se généralisent. Ils travaillent toute la journée, sans temps de repos le matin et le soir, y compris au temps des repas. Ils sont constamment sous tension et éprouvent de moins en moins le désir de s'informer, même grâce à la télévision. De plus les troubles du sommeil et les insomnies se généralisent. Les rapports familiaux sont en permanence dérangés.

Les principaux bénéficiaires de l'absence de droit à la déconnexion sont les employeurs. Ils ont vite compris les avantages qu'ils pouvaient en tirer pour pouvoir disposer de salariées toujours accessibles. Ces travailleurs ne disposent pour le moment d'aucun droit leur permettant de s'y opposer. Les organisations syndicales commencent seulement à s'en préoccuper, mais n'ont pas encore trouver le moyen de mieux protéger les travailleurs.

L'Union Européenne devrait se saisir du problème. D'ores et déjà, dans une résolution adoptée le 1er décembre 2020, le  Committee on Employment and Social Affairs (EMPL) du parlement européen devra proposer à la Commission Européenne une directive européenne reconnaissant ce droit. Celle-ci devrait être votée en séance plénière en janvier 2021. Mais il appartiendra aux Etats-membres de la mettre effectivement en œuvre. Or comme dans ces Etats le poids politique des employeurs est considérablement plus élevé que celui des employé(e)s, le droit à la déconnexion ne semble pas près de devenir la règle

lundi, 30 novembre 2020

La pathologisation de la dissidence

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La pathologisation de la dissidence

par Enrica Perucchietti

Source : Comedonchisciotte & https://www.ariannaeditrice.it

Aldous Huxley : une méthode pharmacologique pour "tordre" l'esprit des citoyens

962fd65629efc2b06feb12c2ea51ec81.jpg"Je crois que les oligarchies trouveront des moyens plus efficaces de gouverner et de satisfaire leur soif de pouvoir et seront semblables à celles décrites dans Brave New World (= Le meilleur des mondes)".

Dans une lettre datée du 21 octobre 1949, l'écrivain Aldous Huxley écrit à George Orwell que, dans un avenir proche, le pouvoir va bientôt mettre en œuvre la révolution ultime : « amener les gens à aimer leur état d'esclavage ».

Huxley était convaincu que les dirigeants opteraient pour la forme "douce" de dictature, car ils trouveraient dans l'hypnotisme, le conditionnement enfantin et les méthodes pharmacologiques de la psychiatrie une arme décisive pour faire plier les esprits et la volonté des masses. Une hypothèse que le romancier anglais a confirmée en 1958 dans son essai Le meilleur des mondes revisité.

En 1932, Huxley lui-même avait placé son chef-d'œuvre dystopique, Brave New World, dans un monde global pacifique où une drogue d'État, le soma, contrôle l'humeur des citoyens.

Dans la dystopie de Huxley, il n'y a pas de place pour les émotions fortes, l'amour, la haine ou la dissidence. Il n'y a pas de place pour l'intuition, l'art, la poésie, la famille.

Les gens en sont venus à aimer leurs chaînes parce qu'ils ont été manipulés avant la naissance par l'eugénisme et, à l'âge adulte, ils sont totalement dépersonnalisés et manipulés au fond d'eux-mêmes.

De cette façon, aucune forme de rébellion n'est possible. Et le pouvoir a atteint son but : faire en sorte que les citoyens ne se donnent pas la peine de contester ou de se révolter.

En fait, pour créer une société apparemment parfaite et pacifique, il faut contrôler, voire annihiler, effacer les émotions, ce qui fait des citoyens des zombies.

La pathologisation de la dissidence

La création d'une sorte de "terreur sanitaire" est en train de devenir le point de mire pour déstabiliser les libertés individuelles et resserrer les mailles du contrôle social.

fake-news-n-e-4d.jpgComme un monstre dans l'édition augmentée et mise à jour de mon livre intitulé Fake news (Arianna Editrice), les cas de censure, de boycott et d'attaques de plus en plus impitoyables contre l'information indépendante deviennent quotidiens.

Nous devons nous demander si la biosécurité ne nous conduit pas vers une dictature de la santé et si nous n'essayons pas de pathologiser la dissidence afin d'intervenir de manière forcée et de créer un dangereux précédent : traiter et hospitaliser les dissidents.

Dans la société du politiquement correct, ceux qui ne s'alignent pas sur la pensée unique ont longtemps été dénigrés, persécutés et marqués d’étiquettes différentes et toujours dénigrantes, afin d'encadrer la dissidence ; aujourd'hui, cependant, à côté de ce travail capillaire de discrédit, il y a la tentative de traiter les dissidents afin de les remettre sur la bonne voie et de pouvoir les accueillir à nouveau dans la société.

L'année dernière, nous avons été témoins de précédents inquiétants, de la création de la nouvelle expression "souveraineté psychique" (1), proposée par un chercheur de l'Institut Italien de Technologie d'utiliser des décharges électriques ou magnétiques pour influencer le cerveau et guérir les stéréotypes et les préjugés sociaux. (2)

Galimberti pense que les négationnistes sont "fous"

Le dernier exemple, par ordre chronologique, de pathologisation de la dissidence sont les déclarations du philosophe Umberto Galimberti qui, animateur de l'émission Atlantis sur La7, (3) a assimilé les négateurs du Covid à des fous :

Voici les propos de Galimberti : "Les négationnistes ont peur de la peur. Plus que la peur, ils ressentent l'angoisse. Ils perdent les points de référence. Et ils vont jusqu'à être délirants. Le négationnisme est une forme d'endiguement de l'angoisse [...]. Il n'est pas facile de raisonner avec les fous. Peut-on persuader ceux qui nient la réalité que la réalité est différente ? Très difficilement".

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Ses positions étranges ne sont pas isolées : ces derniers mois, l'opinion publique a tenté de l'amener à soutenir l'égalisation entre les négationnistes (mais aussi les conspirateurs et les « NON vax », hostiles aux vaccins) et les fous, qui devraient donc suivre un traitement psychiatrique afin d'être acceptés à nouveau dans la société.

A la lumière des cas de Tso à Dario Musso (4) et de l'avocate de Heidelberg, Beate Bahner, très critique à l'égard des mesures prises par le gouvernement pour la quarantaine par Coronavirus, (5) la tentative de psychiatrie des dissidents devrait soulever l'indignation non seulement des initiés, mais de la population.

Le problème sous-jacent est que, sous l'étiquette désobligeante de "dénigreur" mais aussi de "conspirationniste", tombe toute personne qui critique la version officielle de la fiction grand public ou se permet de ne pas être d'accord avec les mesures gouvernementales basées sur le biopouvoir.

Guérir la dissidence

Nous sommes confrontés à une attitude paternaliste, autoritaire et scientifique du pouvoir qui vise à obtenir l'obéissance aveugle des citoyens et, s'ils refusent de se soumettre sans critique, à corriger leur comportement et leur pensée par la psychiatrie ou la technologie.

Le totalitarisme des bons sentiments ("bons" seulement en apparence) a ses chiens de garde prêts à ramener dans le giron toute personne qui n'est pas d'accord ou qui ose exprimer publiquement ses doutes. Aujourd'hui, le psychopolitisme semble prêt à élaborer de nouveaux instruments dignes d'une psychodictature.

Elle veut neutraliser la conscience critique et censurer toute forme de dissidence. Ceux qui sont en désaccord doivent être censurés, ils doivent avoir honte non seulement de ce qu'ils ont dit, mais aussi de ce qu'ils ont "osé" penser.

Ils ne peuvent donc être acceptés de nouveau dans la communauté que s'ils s'humilient, demandent publiquement pardon et suivent un traitement psychiatrique afin de se remettre d'une maladie que le totalitarisme progressif espère guérir : penser librement et de manière critique.

samedi, 07 novembre 2020

Roland Gori - La Fabrique des Imposteurs

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#RolandGori #Imposture #Société

Roland Gori - La Fabrique des Imposteurs

 
"L'imposteur est aujourd'hui dans nos sociétés comme un poisson dans l'eau : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, se fier à l'apparence et à la réputation plutôt qu'au travail et à la probité, préférer l'audience au mérite, opter pour le pragmatisme avantageux plutôt que pour le courage de la vérité, choisir l'opportunisme de l'opinion plutôt que tenir bon sur les valeurs, pratiquer l'art de l'illusion plutôt que s'émanciper par la pensée critique, s'abandonner aux fausses sécurités des procédures plutôt que se risquer à l'amour et à la création. Voilà le milieu où prospère l'imposture ! Notre société de la norme, même travestie sous un hédonisme de masse et fardée de publicité tapageuse, fabrique des imposteurs. L'imposteur est un authentique martyr de notre environnement social, maître de l'opinion, éponge vivante des valeurs de son temps, fétichiste des modes et des formes. L'imposteur vit à crédit, au crédit de l'Autre. Soeur siamoise du conformisme, l'imposture est parmi nous. Elle emprunte la froide logique des instruments de gestion et de procédure, les combines de papier et les escroqueries des algorithmes, les usurpations de crédits, les expertises mensongères et l'hypocrisie des bons sentiments. De cette civilisation du faux-semblant, notre démocratie de caméléons est malade, enfermée dans ses normes et propulsée dans l'enfer d'un monde qui tourne à vide. Seules l'ambition de la culture et l'audace de la liberté partagée nous permettraient de créer l'avenir." A travers cette conférence, organisée dans le cadre des conférences de l'Université permanente de l'Université de Nantes, Roland Gori revient sur les idées fortes de son dernier ouvrage "La Fabrique des imposteurs".
 
 
 
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mardi, 18 août 2020

Violences gratuites, une vision prophétique. Entretien avec le Dr. Maurice Berger

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Violences gratuites, une vision prophétique.

Entretien avec le Dr. Maurice Berger

Propos recueillis par Tatiana Hachimi

Ex: https://b-mag.news

Les violences gratuites, ces agressions physiques sans raison apparente qui peuvent aller jusqu’au meurtre, se multiplient de façon dramatique. Au lendemain du massacre particulièrement insoutenable d’une jeune femme, Axelle Dorier, percutée par un conducteur qui l’a traînée sur huit-cents mètres dans une rue de Lyon avant de prendre la fuite, nous avons souhaité recueillir l’avis du Dr. Maurice Berger dont le dernier ouvrage  « Sur la violence gratuite en France: adolescents hyper-violents, témoignages et analyse » donne les principales clefs pour appréhender ce phénomène tant au niveaux des causes que des solutions. 

Les violences gratuites ne sont ni une surprise, ni une fatalité. Pour les comprendre, et les analyser, il faut aller au contact des auteurs. En remontant le fil leur histoire, de leur éducation on finit par observer plus que des récurrences, plutôt de véritables modèles qui constituent la matrice de cette violence particulière à plusieurs titres, dont notamment la surreprésentation des auteurs d’origine maghrébine.

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Le dernier ouvrage du Dr. Maurice Berger consacré de façon prophétique aux violence gratuites qui se multiplient en France comme en Belgique.

B-Mag: Quel est votre regard  sur le drame de cette jeune femme percutée volontairement par un conducteur qui l’a ensuite traînée dans une rue de Lyon?

Dr. Maurice Berger : 

Même si cela ne représente qu’une partie des problèmes de sécurité, la proportion de délinquants d’origine immigrée est effectivement importante, et cela mérite qu’on y réfléchisse. Je précise d’emblée que je travaille dans un Centre éducatif renforcé dépendant du Ministère de la Justice, et dont l’équipe est à 80 % originaire du Maghreb. Ceci  montre que de nombreuses personnes appartenant à cette culture ont un fonctionnement compatible avec le respect des règles légales de la société. Dit autrement, on nait d’abord dans une famille qui transmet-ou non- des valeurs éducatives avant de naître dans un « quartier ».

A propos de la mort d’Axelle Dorier, la justice précisera les circonstances exactes de cet événement dramatique. Concernant l’auteur, je propose une hypothèse qui ne sera probablement pas explorée lors du procès.  Le conducteur d’origine maghrébine est confronté à une jeune femme, d’origine européenne de surcroît, qui se met en travers de la route pour le faire s’arrêter, c’est-à-dire se soumettre. Dans la culture maghrébine, comme l’indique la sociologue Nassima Driss, l’espace est genré, l’espace public est masculin alors que la place de la femme se situe au sein du foyer. Il y a là une différence anthropologique de représentation de l’espace. Pour cette jeune femme, on doit agir en être responsable et donc discuter. Pour l’auteur, cela a peut-être été impensable car c’est l’homme qui commande. 

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Par ailleurs, j’entends l’indignation liée aux agressions mortelles récentes mais ces faits ne m’étonnent pas car nous vivons depuis des dizaines d’années dans un triple déni de la violence.

Un déni sociologique, celui qui a forgé le concept de « sentiment d’insécurité » alors qu’il y a une insécurité réelle, avec une violence gratuite toutes les 44 secondes en France en 2018.

Un déni médiatique,  que je combats depuis 1992 lorsque j’ai décrit pour la première fois cette violence dont je commençais à voir l’augmentation dans ma pratique médicale, et où j’indiquais que nous allions avoir des milliers d’adultes violents dans vingt années à venir. En 2008, dans mon livre « Voulons-nous des enfants barbares ? Prévenir et traiter la violence extrême“, j’ai consacré un chapitre à la nécessité de comprendre  les processus menant à la violence chez les adolescents maghrébins. Aucun des nombreux journalistes qui m’ont interviewé à propos  de cet ouvrage n’a voulu évoquer ce chapitre, en m’expliquant que ce n’était pas politiquement correct. 

Un déni politique aussi, le mot d’ordre étant « après moi, le déluge ». 

On constate dans l’actualité  quotidienne le résultat logique de ce triple aveuglement.

Je  renvoie aussi à la récente étude d’Alain Bauer et Christophe Soullez, « Le grand retour de l’homicide? » (2020)  qui montre une augmentation du nombre des homicides en France après une baisse de 60 % entre les années 1994 et 2014. Les chiffres de 2018 sont de 845. Ceux de 2019, autour de 950, donc une augmentation de 8,5 % en un an. Ce chiffre de 2019 est supérieur à celui de 2015 (872, incluant les attentats terroristes du Bataclan) et à celui de 2016 (892, incluant l’attentat de Nice).  Les auteurs concluent : « En tout état de cause, un profond mouvement de retour à la violence physique semble se produire en Occident, ignoré, volontairement ou involontairement, ou sous-estimé (…), ce qui remet en cause un acquis fondateur : le droit de vivre ». Le crime est donc devenu un mode de traitement des litiges. 

B-MAG: Quelle est la part de la maltraitance dans l’historique des sujets violents?  

95% des sujets violents proviennent de familles maltraitantes au sens large qui englobe les négligences, avec souvent un trouble psychiatrique chez l’un des parents. 5% sont issus de familles sans problème éducatif majeur.

Mais parmi les éléments qui favorisent l’apparition d’un comportement violent, deux autres facteurs sont particulièrement fréquents. Tout d’abord, l’exposition à des violences conjugales avant l’âge de deux ans. Là où je travaille, ceci concerne 80 % des mineurs violents, lesquels ont intériorisé précocement ces scènes. Or ces violences conjugales sont plus fréquentes dans les cultures où il y a une inégalité homme-femme. 

indexviolenceor.pngUn autre élément  est un fonctionnement familial clanique,  très répandu chez les gens du voyage, les familles kosovares et maghrébines. Un clan est comme un corps dont chaque individu est un membre.  Alors que le but d’une famille devrait être que les parents cherchent à ce que leur enfant se construise une pensée personnelle et puisse s’éloigner d’eux pour se construire un projet personnel, dans une famille clanique le mode de pensée est indifférencié, le but n’est pas qu’un sujet pense par lui-même, son identité est d’abord d’appartenir au groupe. Le terme de ghettoïsation est donc inexact car on est enfermé dans un ghetto alors qu’ici au contraire, la contrainte est intérieure,  autosécrétée, car c’est l’éloignement du groupe qui est angoissant, en pensée, ou physiquement hors du territoire. Les populations concernées n’ont pas été contraintes de se regrouper, ce sont elles qui choisissent de se concentrer sur la base d’une identité groupale. Et la représentation que les membres d’un clan  ont de la relation n’est pas de personne à personne mais de groupe à groupe. Si l’un d’eux est en difficulté dans une relation, il rameute son groupe : « mes frères vont venir te tuer ». Ce mode clanique est un obstacle à l’intégration des individus, les codes du groupe peuvent primer sur les règles de la République.

Il faut ajouter actuellement que beaucoup de délinquants sont aussi d’origine sahélienne, leur organisation psychique peut être influencée  par la dimension  polygamique de leur famille qui s’accompagne de mariages forcés précoces.

B-MAG: Dans votre dernier ouvrage, « Sur la violence gratuite en France », un  concept que vous évoquez à titre de solution pour enrayer cette spirale de la violence est la « contenance ». Pouvez-vous en esquisser les contours?

La contenance est vraiment un élément essentiel de cet ouvrage, mais difficile à comprendre quand on n’est pas sur le terrain. Elle consiste avant toute chose à empêcher de manière physique la survenue d’un acte violent et à écouter les pensées qui surgissent alors chez le sujet.

Même si ce propos peut paraître choquant,  mon expérience auprès d’enfants et d’adolescents violents m’a montré que la violence se combat par la force et qu’il s’agit d’un passage presqu’obligé pour que la pensée advienne chez eux. 

Lorsqu’un sujet violent éprouve une forte tension, dans l’incapacité où il est de la mentaliser, il va la décharger sur l’extérieur.  Avec la contenance qui peut constituer en un enveloppement dans une couverture, une mise en pièce d’apaisement ou d’isolement, on va leur donner une sorte de prothèse d’enveloppe, de peau. Ce n’est qu’alors qu’ils peuvent commencer à penser, justement parce qu’on a empêché cette décharge sur autrui. Cela signifie non pas que le sujet est mis en exil, mais qu’un professionnel est présent pour écouter les sentiments et les pensées qui vont apparaître chez lui, souvent pour la première fois. En pratique, c’est très difficile à mettre en oeuvre car il faut construire une équipe qui soit d’accord sur ces principes et qui accepte d’être disponible  au gré des crises. Pour certains mineurs, la prison peut constituer plus qu’une sanction, mais aussi cette expérience de contenance

En France, le concept de contenance est très peu compris car il est balayé par un débat idéologique sur l’opposition entre répressif et éducatif.

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B-Mag : Le futur ?

Lutter contre la violence actuelle nécessite un ensemble de mesures pédagogiques, la mise en place de dispositifs législatifs et judiciaires, un véritable « plan violence » ayant une cohérence globale et qui nécessiterait plusieurs changements de paradigme. En particulier, il   faut commencer par arrêter de laisser grossir la quantité  de sujets problématiques, sinon les professionnels comme moi ont le sentiment de vider la mer avec une petite cuillère. Je ne vois pas comment éviter une remise en cause de la CEDH et de son dogme du regroupement familial qui est à l’origine de « l’importation » de fonctionnements claniques.  Ou encore, tout ceci coûte très cher: 560 euros par jour pour un jeune pris en charge dans un CER et  690 euros par jour dans un CEF  (NDLR: centre éducatif renforcé et centre éducatif fermé). II y a 58% de mineurs étrangers non accompagnés dans les établissements pénitentiaires pour mineurs de Marseille (540 euros par jour), 40% à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Ce n’est un secret pour personne qu’une grande partie de ces mineurs sont en fait des majeurs. Je pense que tout mineur non accompagné qui vient commettre des délits en France doit être expulsé afin que nous puissions consacrer nos moyens déjà très insuffisants à la prise en charge des mineurs violents nationaux. 

Maurice Berger est pédopsychiatre, psychanalyste, ex-professeur associé de psychologie de l’enfant. Il travaille en Centre Educatif Renforcé et enseigne à l’Ecole Nationale de la Magistrature.

Propos recueillis par Tatiana Hachimi

jeudi, 09 avril 2020

Confinement et violence

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Confinement et violence

par Antonin Campana

Ex: http://www.autochtonisme.com

Le 16 avril 1797, jour de Pâques, l’équipage du Queen Charlotte, navire de la Royal Navy, hisse le drapeau rouge, signale de la mutinerie. Après une longue expédition dans la Manche, Lord Bridport, Amiral de la flotte, vient en effet de donner l’ordre de reprendre la mer. Pour les marins, c’en est trop ! Immédiatement, le Royal George, le Royal Sovereign, le London, le Glory, le Dukes, le Mars, le Marlborouth, le Ramillies, le Robust, l’Impétueux, le Defence, le Terrible, le Pompée, le Minotaur et le Defiance, hissent à leur tour le pavillon de la révolte. Les marins débarquent des officiers dont certains manqueront d’être pendus. Des hommes sont tués. La mutinerie se répand bientôt dans toute la Royal Navy. Les équipages, divisés entre mutins et loyalistes, se battent au moment de l’appareillage des navires. L’Amirauté ne plie pas et fait tirer sur les navires rebelles. La répression mettra fin à la mutinerie le 13 juin. Des peines de mort par pendaison, des châtiments corporels (fouet) et la prison attendent les mutins qui ne parviennent pas à fuir à l’étranger.

Pour les historiens, l’une des causes des mutineries de 1797 serait… l’ajout récent de plaques de cuivre sur la coque des navires ! En effet, ces plaques protègent les coques, ce qui limite les périodes d’entretien des navires en cale sèche et augmente d’autant la durée du service en mer des marins, donc la durée de leur confinement.

La marine militaire et l’administration pénitentiaire sont à peu près les seules grandes institutions qui mettent en place des systèmes de confinement hermétiquement clos : les navires et les prisons (les monastères, quant à eux, sont généralement des lieux plus ou moins ouverts sur l’extérieur, dont on peut facilement s’échapper). Or, c’est précisément dans ces lieux confinés, les navires et les prisons, que s’observent régulièrement les mutineries les plus nombreuses et les plus sanglantes. Notons que la violence peut aussi surgir, et il nous semble que c’est le cas le plus fréquent, lorsque le confiné sort de son confinement. Ainsi, depuis des siècles, les ports connaissent des bagarres de marins fraichement débarqués, tout comme notre société subit les récidives de prisonniers, parfois fraichement libérés.

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Semblant confirmer la relation observée entre confinement et violence, Castaner nous fait savoir que les violences conjugales ont augmenté de 32% en une semaine ! On aimerait connaître les violences sur enfants et les taux de suicides. On aimerait connaître aussi les violences dans les banlieues. C’est que l’enfermement génère stress, angoisse et dépression. Selon une étude, 23% des Français se sentent capables de rester chez eux trois semaines et 8 % estiment pouvoir tenir un mois. Mieux : « une femme sur deux et plus d’un homme sur trois pensent avoir besoin d’un accompagnement psychologique pour faire face à la crise du coronavirus » !

Indubitablement, le confinement déstabilise et fait monter en pression une population fragile. C’est le cas notamment de la population urbaine, confinée dans de petits appartements. Les gagnants de la mondialisation sont tout-à-coup les perdants. Les premiers de la classe se retrouvent au piquet, alors que les derniers, ruraux jusqu’alors moqués, jouissent encore d’un petit jardin ou d’une petite terrasse qui leur permet d’adoucir leur enfermement. Pendant que les uns sont au mitard, les autres font promenade. De leur côté, les banlieues sont, encore une fois, les quartiers favorisés. Les sorties y sont libres, mais que faire quand les clients sont confinés et qu’il n’y a plus de business possible ?

La France est une cocotte-minute dont on aurait bouché la soupape de sécurité. Au lieu d’en évacuer la vapeur, le gouvernement macronien, par ses mensonges criminels, son incompétence et son inaction, en fait monter la pression. Tout cela se traduira par des milliers de morts supplémentaires. Des gens vont perdre des proches, des soignants risquent leur vie parce que les bonnes décisions n’ont pas été prises au bon moment. A-t-il seulement conscience, ce gouvernement, de la somme de haines et de colères qui s’accumule ? A-t-il conscience, ce gouvernement, que les comportements collectifs pourraient changer de nature, n’être plus ce qu’ils étaient avant le confinement, et se déchaîner contre lui, avec toute la brutalité d’une mutinerie brutale et sanglante ?

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Il est impossible, pour le moment, de dire l’ampleur qu’aura cette mutinerie après 30 ou 45 jours de mise sous pression. Il est également impossible de dire la forme qu’elle prendra. Sera-t-elle politique et policée ou en passera-t-elle par la rue et l’émeute, voire la guerre civile ? Seule la discipline sociale la plus stricte pourrait faire que les choses reviennent à peu près comme elles étaient avant le confinement. Mais le problème est que toute discipline suppose en amont le pouvoir potentiel de contraindre. Nous ne sommes pas en Chine : ce gouvernement macronien, méprisé à force d’être minable, pourra-t-il longtemps contraindre les banlieues privées de trafics, les classes urbaines privées de mondialisation, et la France périphérique qui n’a pas oublié qu’elle avait une revanche à prendre ?

On peut en douter.

 L’été sera chaud.

Antonin Campana

lundi, 24 février 2020

Dekonstruktion, Fragmentierung und Schizophrenie – zur Psychopathologie des Genderwahnes

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Dekonstruktion, Fragmentierung und Schizophrenie – zur Psychopathologie des Genderwahnes

Wie Genderwahn und Schizophrenie Hand in Hand gehen

Einzelne Menschen können psychisch erkranken. Es gibt aber auch soziale Pathologien. Diese können Analogien und Verwandtschaften mit den Gesetzmäßigkeiten und Verwandtschaften des Individuellen haben.[1]

So ist  dem Psychotherapeuten Prof. Stavros Mentzos (1930-2015) die bemerkenswerte Korrespondenz zwischen der Selbst-Fragmentierung in der Psychose und der Dezentrierung und Inkonsistenz in der Postmoderne aufgefallen. Unter Postmoderne versteht Mentzos den Oberbegriff auf über diejenigen philosophischen Strömungen, die unter anderem als Dekonstruktivismus und Genderismus in bestimmten Milieus an Boden gewinnen. Eine strukturelle Homologie zwischen der Fragmentierung des Ichs in der Schizophrenie und der Dekonstruktion sozialer Zusammenhänge wie im Genderismus ist unübersehbar. Sie wirft die Frage nach der Psychopathologie eines Teils unserer Gesellschaft auf.

Beim schizophrenen Menschen fragmentiert die basale Persönlichkeit sich, gerade so wie wir in der Gesellschaft unserer Abspaltungen und Fragmentierungen antagonistischer Milieus beobachten können. Wenn die Psychatrie die Entpersönlichung des Schizophrenen mit dem Bild einer in viele Sandkörner zerfließenden Sandburg beschreibt, erleben wir einen analogen Verlust der gesamtgesellschaftlichen Bindungskräfte: Früher gemeinschaftliche Sinnstiftungen, Wertüberzeugungen und Identitäten rinnen uns wie Sand durch die Finger.

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Die Persönlichkeit des Schizophrenen zerbricht in Fragmente, die sich abspalten.
(Gemälde des Künstlers Alen Kopera)

Kranke Gesellschaft?

Im engeren Sinne kann nur eine Person erkranken, keine Gesellschaft.[2] Die Zerfallserscheinungen der Psyche in der Schizophrenie haben aber ihre Entsprechung in gesellschaftlichen Auflösungserscheinungen. Diese bestehen in einem drastischen Verlust der sozialen Gestaltwahrnehmung. Ideologien wie der Genderismus halten soziale Einheiten wie Familien und Völker nicht für reale Gegebenheiten. Diese beruhten lediglich auf Konventionen und seien konstruiert, vermutlich, um bestimmte Minderheiten zu unterdrücken. Selbst die Existenz zweier verschiedener Geschlechter wird geleugnet. Wer so denkt, muß sich die Frage nach seiner geistigen Gesundheit gefallen lassen.

Der Psychiater Burkhard Voß hat in seinem 2015 erschienenen Buch “Deutschland auf dem Weg in die Anstalt” das Thema aufgegriffen und stellt fest:

„Die Auflösungsprozesse innerhalb der schizophrenen Psychose und innerhalb der postmodernen Gesellschaft sind nicht nur nahezu deckungsgleich, sondern sie haben auch die gleichen schwerwiegenden Folgen“[3]

Burkhard VOß, Deutschland auf dem Weg in die Anstalt, Münster 2015, S. 135.

Psychiater sprechen eine für Laien oft schwer verständliche Fachsprache, ebenso wie Philosophen und Politologen ihre eigenen Fachbegriffe haben. Die Begrifflichkeien der verschiedenen Wissenschaften decken sich nicht. Darum haben Philosophie und Psychiatrie bisher nicht genug voneinander Kenntnis genommen. Dem soll hier abgeholfen werden.

Der 2015 verstorbene Psychiater Prof. Mentzos hat die Frage aufgeworfen:

“Sind vielleicht diese beschriebenen Gestaltähnlichkeiten und Analogien zwischen psychotischen und Borderline-Vorgängen und bestimmten geschichtlichen oder gesellschaftlichen Prozessen bloß interessant, aber eigentlich nur zufällig, oder weisen sie doch auf eine dahinterstehende, ebenfalls analoge Dynamik oder Problematik oder sogar auf eine gemeinsame Ursache hin?”[4]

Stavros MENTZOS, Die bemerkenswerte Korrespondenz zwischen der Selbst-Fragmentierung in der Psychose und der Dezentrierung und Inkonsistenz in der Postmoderne, in: Günter Lempa und Elisabeth Troje (Hrg.), Gesellschaft und Psychose, Göttingen 2002, S.50-67 (58).

Diese Frage läßt sich beantworten, wenn man die strukturellen und funktionalen Parallelen zwischen postmoderner Philosophie und Symptomen psychischer Erkrankungen wie Borderline und Schizophrenie genauer betrachtet.

Fragmentierung und Auflösung der Person in der Schizophrenie

Anke Engel, eine der zentralen Figuren der „Queer“-Bewegung in Deutschland, führte einen Verein an, dem Susanne Baer ihr GenderKompetenzZentrum übergeben hat. Sie bezieht sich in ihrer Dissertation auf Judith Butler, die Nestorin des Genderismus. Man müsse die „Binarität“, also die Zweigeschlechtlichkeit, „denaturalisieren“, indem man „auf die Konstruiertheit und Kontingenz geschlechtlicher und sexueller Identitäten“ verweist.

»Ziel dieser Arbeit ist es, VerUneindeutigung und Destabilisierung als Strategien in einem zu entwickelnden Konzept der Repräsentationspolitiken plausibel zu machen. Es geht nicht darum, Ambiguität, Instablität und Kontingenz als Abbild oder Annäherung an eine geschlechtliche „Wahrheit“ zu behaupten, sondern VerUneinheitlichung und Destabilisierung als kontextuelle Praktiken in historisch und kulturell spezifischen Machtverhältnissen vorzustellen.«

Anke Engel, Wider, die Eindeutigkeit, 2002

Wie das praktisch funktionieren soll, schilderte René Pfister (im SPIEGEL 1/2007) am Beispiel eines Vereins “Dissens” für eine „aktive Patriarchatskritik”:

»So spielten Dissens-Mitarbeiter bei einer Projektwoche mit Jungs in Marzahn einen “Vorurteilswettbewerb”, an dessen Ende die Erkenntnis stehen sollte, daß sich Männer und Frauen viel weniger unterscheiden als gedacht. Es entspann sich eine heftige Debatte, ob Mädchen im Stehen pinkeln und Jungs Gefühle zeigen können, Sätze flogen hin und her. Am Ende warfen die beiden Dissens-Leute einem besonders selbstbewußten Jungen vor, “daß er eine Scheide habe und nur so tue, als sei er ein Junge”, so steht es im Protokoll.

Einem Teenager die Existenz des Geschlechtsteils abzusprechen ist ein ziemlich verwirrender Anwurf, aber das nahmen die Dissens-Leute in Kauf, ihnen ging es um die “Zerstörung von Identitäten”, wie sie schreiben. Das Ziel einer “nichtidentitären Jungenarbeit” sei “nicht der andere Junge, sondern gar kein Junge.“«.

René Pfister (im SPIEGEL 1/2007)

Hier ist Zerstörung der angeborenen Geschlechtsidentität eine aktiv induzierte Depersonalisation. Phänomene einer solchen Selbstentfremdung, also ein Sich-selbst-Fremdwerden im weiteren Sinn, sind charakteristisch für psychische Krankheiten.[5] Zu ihnen zählen die Borderline-Störung und schlimmstenfalls die Schizophrenie. Darüber schreibt der Psychiater Thomas Fuchs:

“Für ein Verständnis dieser Erkrankung, das über die bloße Symptombeschreibung hinausgeht, ist daher eine philosophisch  fundierte  Psychopathologie  unabdingbar.  Umgekehrt  müssen  die  schizophrenen Störungen des Selbsterlebens für jede Philosophie der Subjektivität von zentralem Interesse sein, die ihre Konzepte von Selbstbewußtsein, Personalität oder Intersubjektivität an empirischen Phänomenen überprüfen will.
Die zentrale Rolle des Selbsterlebens für die schizophrenen Psychosen war von Psychiatern bereits zu Beginn des 20. Jahrhunderts betont worden. Kraepelin (1913, 668) charakterisierte die Schizophrenie als „eigenartige Zerstörung des inneren Zusammenhanges der psychischen Persönlichkeit“  und  als  „Zersplitterung  des  Bewußtseins“  („Orchester  ohne  Dirigent“). Bleuler, der der Krankheit den heutigen Namen gab, sah ihre „[…] elementarsten Störungen in  einer  mangelhaften  Einheit,  in  einer  Zersplitterung  und Aufspaltung  des  Denkens,  Fühlens und Wollens und des subjektiven Gefühles der Persönlichkeit“ (Bleuler 1983, 411).”

Thomas Fuchs, Selbst und Schizophrenie, DZPhil, Akademie Verlag, 60 (2012) 6, 887.

Auf solche Störungen des Selbsterlebens deutet es hin, wenn jemand ernsthaft bestreitet, es gebe objektiv Männer und Frauen, Familie oder Völker. Seine Meinung über andere widerspiegelt nämlich sein eigenes Selbsterleben: Er schließt von sich auf andere. Sein basales Selbsterleben dürfte gestört sein:

“Die phänomenologisch orientierte Psychopathologie der letzten Jahrzehnte hat diese Konzepte durch subtile Analysen des basalen, präreflexiven Selbst- und Welterlebens erweitert, das bei den Patienten meist schon vor dem Ausbruch der Krankheit in der akuten Psychose tiefgreifend verändert ist (Blankenburg 1971, Saß u. Parnas 2003, Stanghellini 2004, Fuchs 2000, 2005). Entscheidend für das Verständnis der Erkrankung ist demnach aus phänomenologischer  Sicht  weniger  die  so  genannte  „produktive“  Symptomatik  der  akuten  Phase  (das heißt Wahnideen und Halluzinationen) als vielmehr die schleichende Aushöhlung des leiblichen Selbsterlebens, Wahrnehmens und Handelns, die in unauffälligen Vorstadien häufig bis in die Kindheit der Patienten zurückreicht.”[6]

Fuchs S.888

Die Psychiatrie unterscheidet das basale Selbsterleben der eigenen Person vom darauf aufbauenden Selbstkonzept. Dieses Selbstkonzept bildet das kleine Kind

“durch die Fähigkeit, andere als intentionale Agenten zu verstehen und ihre Perspektive nachzuvollziehen (Perspektivenübernahme); –    durch ein höherstufiges Bewußtsein der eigenen Zustände und Erlebnisse (introspektives oder reflexives Selbstbewußtsein); –    des weiteren durch die Fähigkeit, die eigenen Erfahrungen zu verbalisieren und zu kohärenten Geschichten zu verknüpfen (narrative Identität); –    schließlich  durch  ein  begriffliches  und  autobiographisches  Wissen  von  sich  selbst.”[7]

Fuchs S.890

Schizophrenie ist eine tiefgreifende Störung des basalen Selbsterlebens. Nur  ein  Wesen  mit  einem  primären  Selbsterleben  ist  in  der  Lage,  sich selbst  auch  aus  der  Sicht  der  anderen  zu  sehen,  Geschichten  von  sich  zu  erzählen  und  ein Selbstkonzept zu entwickeln. Dieses Selbstkonzept bildet seine Identität in Abgrenzung zu anderen Personen. Analog dazu gibt es Selbstkonzepte ganzer Familien und Völker. Das Selbstkonzept der Deutschen ist zur Zeit hart umkämpft.

Bei einer basalen Störung des individuellen Selbsterlebens löst sich das Selbstkonzept auf:

“Es kommt zu einer Entfremdung selbstverständlicher Handlungsvollzüge und Wahrnehmungen, die sich auch als pathologische Explikation bezeichnen läßt (Fuchs 2001, 2011).   Die Explikation des Selbstverständlichen ist an sich eine häufige Erfahrung. Wenn man eine Wahrnehmungsgestalt in ihre Einzelelemente auflöst, also diese Elemente expliziert, sieht man sozusagen den Wald vor lauter Bäumen nicht mehr. Betrachtet man zum Beispiel die Merkmale eines Gesichts einzeln oder aus zu großer Nähe, so geht die Wahrnehmung des Gesichtsausdrucks  insgesamt  verloren. “[8]

Fuchs S.692

Die gestörte Gestaltwahrnehmung, bei der man vor lauter Bäumen den Wald nicht sieht, ist auch eines der zentralen Merkmale des philosophischen Dekonstruktivismus. Die Parellelen sind drastisch:

“In der Wahrnehmung manifestiert sich die Entfremdung der Leiblichkeit in einer Störung der  Fähigkeit,  vertraute  Gestalten  und  Muster  zu  erkennen,  verbunden  mit  einer  Fragmentierung des Wahrgenommenen und einer Überfülle von Details. Auch hier kommt es also zu einer pathologischen Explikation: […]
Die Auflösung von Gestaltzusammenhängen resultiert in einem Verlust vertrauter Bedeutsamkeiten und führt so zu einer grundlegenden Fragwürdigkeit der wahrgenommenen Welt.”[9]

Fuchs S.694

Der Betroffene verliert auch das Gefühl für grundlegende soziale Sinnbezüge:

“Die  Grundstörung  der  Schizophrenie  läßt  sich  als  eine  Schwächung  des  basalen  Selbstgewahrseins beschreiben, die zunächst das präreflexive, selbstverständliche In-der-Welt-Sein erfaßt. […] Integrale Wahrnehmungsgestalten lösen sich auf, störende Details treten in den Vordergrund, und die wahrgenommene Welt verliert zunehmend ihre vertrauten Sinnbezüge. Schließlich werden auch die Beziehungen zu den anderen fragwürdig, und die fraglose Teilnahme an der gemeinsamen Lebenswelt und ihrem „Common Sense“ mißlingt.

Fuchs a.a.O.

Zu diesem Common Sense gehört zentrale die Wahrnehmung der übrigen Menschen, sozialen Gemeinschaften wie einer Familie oder einem Volk anzugehören.

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Fragmentierung und Auflösung sozialer Einheiten im Dekonstruktivismus

Wie sich die einzelne Person in der Schizophrenie auflöst, fragmentiert und teile von sich abspaltet, lösen sich gesellschaftliche Zusammenhänge im Dekonstruktivismus auf. Der Zusammenhalt geht durch Fragmentierung verloren. Teile spalten sich ab. Intrasystemische Konflikte werden durch Schuldzuweisungen nach außen, durch Schuldzuweisung und Kultivierung von Feindbildern gelindert.[10] Wie ein kranker Einzelner quasi einen Teil seiner Persönlichkeit von sich abspaltet, um die Integrität des basalen Selbst zu retten, vermag die Gesellschaft insgesamt emnen ihrer Teile Schuld zuzusprechen und ihn abzuspalten, zum Beispiel indem jener Teil zu Ketzern, Parias, Untermenschen oder Nazis erklärt wird.

Was in einer funktionierenden Gesellschaft als unverzichtbarer Funktionsteil des Ganzen galt, wird dekonstruiert. Statt einer Synthese gesellschaftlicher Teile findet eine „Zertrümmerung durch Angriffe“ statt, die

„alles, was vorher als organisiertes Ganzes gedacht werden konnte (Person, Geschichte, Natur) in Teile oder Fragmente, die nicht mehr in notwendigen Beziehungen zueinander standen,“[11]

Panajotis KONDYLIS, Der Niedergang der bürgerlichen Denk- und Lebensform, Weinheim 1991, S.66 f.

verwandelt. Der Philosoph Kondylis (1943-1998) erklärt,

„Während in der bürgerlichen Harmonievorstellung der Teil immer Teil des Ganzen war und von dieser Beziehung zum ganzen lebte, welches seinerseits erst durch den Vielfalt und den Reichtum seiner Teile zum wahren Ganzen wurde, verselbständigen sich nun der Teil und das Fragment.“[12]

Kondylis S.67

Die Fragmentierung des Wahrgenommenen und die Überfülle von Details beim Schizophrenen haben wir oben schon erläutert. Die analoge Erscheinung tritt gesellschaftlich auf unter Geltung der analytischen Denkfigur, die dem Dekonstruktivismus zugrundeliegt:

„Eine Einzelheit, ein isoliertes Ereignis, ein Augenblick, ein Eindruck werden zu würdigen Gegenständen gründlicher Betrachtung, wobei man immer wniger nach dem notwendigen Einordnungsrahmen und immer mehr nach der ureignen Tiefe und Bedeutung des jeweiligen Teils oder Fragmnts fragt oder wenigstens be ihm verweilt, selbst wenn man den Verlust des Ganzen beklagt.
Die Auflösung der bürgerlichen Normenhierarchie […] gestattete es zudem, daß Gegensätze, die früher als unüberbrückbar empfunden wurden (Gutes und Böses, Schönes und Häßliches, Rationales und Irrationales, Notwendiges und Zufälliges, Männliches und Weibliches etc.) nun als Sprosse aus derselben Einen Wurzel betrachtet werden konnten.“[13]

Kondylis S.67

So verfällt der Blick für das Prägende jeder sozialen Gestalt, ja sogar der biologischen Identität in Mann und Frau,

„auf jeden Fall durften sie als gleichberechtigte Größen nebeneinander auf den Plan trten, deren jede sich gegebenenfalls in ihr Gegenteil verwandeln ließe.“[14]

Kondylis S.67

So besagt der auf dem Konstruktivismus basierende Genderismus, daß „alle Menschen oberhalb des Halses alle gleich sind“, wie der Engländer Douglas Murray spottet:

 „Die Lehre unserer Zeit besagt, daß alle Menschen gleich sind und daß Rasse und Geschlecht und vieles mehr nichts weiter sind als soziale Konstrukte; und daß jeder werden kann, was immer er sein möchte.“[15]

Douglas MURRAY, Wahnsinn der Massen, Wie Meinungsmache und Hysterie unsere Gesellschaft vergiften, 2019.S.223.

Konstruktivist ist, wer sprachliche Begriffe und die von ihnen bezeichneten sozialen Phänomene als bloße gesellschaftliche Konstruktionen bezeichnet, letztlich als Resultate sprachlicher Konvention. Begriffen wie Familie, Mann, Frau oder Nation wird ihr realer Gehalt abgestritten, indem sie als bloße gesellschaftliche Konstruktion – Hirngespinst gewissermaßen – bezeichnet werden. Dekonstruktion ist eine

„Strategie der Subversion und Destabilisierung gegenüber den Geltungsansprüchen traditioneller – einschließlich kritischer – Theorien, Disziplinen und Paradigmen.“[16]

Nieter NOHLEN, Dekonstruktion, in: Lexikon der Politikwissenschaft, 2010, Spalte 131.

Studiengänge wie „Black Studies“, Womans Studies“ oder „Queer Studies“ schossen in den USA aus dem Boden.

„In den vergangenen Jahrzehnten war es die oberste Priorität dieses akademischen Fachbereichs, […] alles anzugreifen, zu unterminieren und letzten Endes niederzureißen, was zuvor als sichere Erkenntnis galt, und dazu zählte auch biologisches Wissen. Aus dem Wissen, daß es zwei verschiedene Geschlechter gibt, wurde die These, daß es zwei verschiedene Geschlechtsidentitäten – neudeutsch: Gender – gibt. Von diesem Punkt war es nur noch ein kleiner Schritt zu einer – zumindest an den Universitäten – weit verbreiteten Schlußfolgerung, die da lautete, daß es gar kein Gender gibt. Gender ist folglich nichts Reales, sondern ein ‚soziales Konstrukt‘.“[17]

Murray S.76

Damit stimmen für Genderisten ihre Paradigmen überein mit der Realität – ihrer „Realität“. Sie schaffen sich ihre eigene, höchst individuelle und private Realität und leugnen die Existenz einer objektiven, alle Menschen überspannenden Wirklichkeit.

Leider bemerken sie in ihrem Jubel nicht den Unterschied zwischen einem realen Phänomen und dem Begriff, den wir ihm verpassen. Daß alle abstrakten Begriffe bequeme Etiketten sprachlicher Verständigung und wie soziale Paradigmen nur gedankliche Konstruktionen sind, abstrakte Leitplanken unseres Denkens, Hilfslinien auf unseren geistigen Landkarten, ist ein so alter Hut, daß er rund 600 Jahre in die Geschichte der Metaphysikkritik zurückreicht. Auch wenn ein Dekonstruktivist das Wort Hund dekonstruiert und klarstellt, daß Hund nur ein Hauch der Stimme ist, ein abstrakter Begriff, kann Nachbars Hund Lumpi ihn trotzdem kräftig beißen. An Begriffen und Paradigmen kann man dekonstruieren, soviel man will: Man wird die realen Phänomene nicht los. Die Mitglieder einer Familie laufen nicht in alle Welt davon, weil man ihnen erzählt, daß das Paradigma des Familienzusammenhalts bloß auf gesellschaftlicher Konvention beruht und nichts als ein Konstrukt ist.

Zu den realen Phänomenen gehören vielerlei Gesamtheiten: Es gibt nicht nur einzelne Bäume, sondern auch Wälder. In einem Wald stehen viele Bäume miteinander in wechselseitiger Beziehung, auch durch die Wurzeln in physischer. Dekonstruktivisten vermögen vor lauter Bäumen keinen Wald zu sehen.

Ein Ganzes ist oft mehr als die Summe seiner Teile. Es hat eine ganz eigene Gestalt und gehorcht eigenen Gesetzmäßigkeiten. Diese gehen oft kategorial über die Gesetze hinaus, die für seine Bestandteile gelten. So besteht zwar ein menschlicher Körper aus Einzelteilen wie Atomen. Diese lassen sich mit den Gesetzmäßigkeiten der Chemie beschreiben. Als ganzer Mensch ist er aber auch höheren Gesetzmäßigkeiten wie denen der Biologie unterworfen.

Wer komplexe Gebilde nicht mehr als solche wahrnimmt, erkennt auch nicht die Gesetzmäßigkeiten, denen solche Gbilde in ihrer Komplexität unterliegen. Ein Vogelschwarm gehorcht weitergehenden Gesetzen als ein Vogel, eine Brücke anderen physikalischen Gesetzen als ein einzelner Stein und eine Gruppe anderen als ein einzelner Mensch.

Alle solche Gesetzmäßigkeiten treten erst auf einer jeweils höheren Organisationsstufe auf. Sie sind dabei objektiv vorhanden und unabhängig von menschlicher Konvention. Menschen mit gestörter Gestaltwahrnehmung nehmen soziale Gesamtheiten nicht wahr und behaupten, diese seien nur sozial konstruiert.

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Die Destruktion der Gesellschaft

Wie bei einem psychisch Erkrankten die Persönlichkeit sich auflöst und ihr Zusammenhalt verlorengeht, werden im Konstruktivismus soziale Zusammenhänge dekonstruiert, fragmentiert und aufgelöst. Das Verständnis für den Sinn sozialer Einheiten geht verloren. Der Psychiater Mantzos resümiert, hier werde nicht das Subjekt von seinen Ketten befreit, sondern von der „Last des Subjektseins“:

„Suche nach Konsistenz, Sinn und innerer Übereinstimmung erweist sich als Hindernis auf dem Weg zu neuartigen Synthesen von Subjekt und Gesellschaft. Das Subjekt ist der Gesellschaft gewissermaßen zu altmodisch, zu wenig plural, zu langsam und nicht flexibel genug, um den modernen Anforderungen gerecht zu werden.“[18]

Mentzos S.52

Am Ende stehe ein Subjektivismus als Glaube, „die Wirklichkeit würde nicht unabhängig vom Betrachter bestehen.“[19] Der Genderismus formuliert das so: Geschlechter bestünden nur in der Vorstellung des gesellschaftlichen Betrachters, der sie konstruiere und sich mit anderen konventionell darauf einige, sie als verschieden zu betrachten.

So zerfällt die objektiv vorhandene Welt in nicht mehr kohärente Einzelteile.

„Mangel an Kohärenz und Fragmentierung in gleichwertige und austauschbare Größen bedeutet aber unbegrenzte Kombinierbarkeit dieser letzten miteinander, also beliebige Konstruierbarkeit der Welt. Wird nun das, was früher als Ganzes und Synthese erschien, einmal fragmentiert und zerstückelt, so muß es schließlich in Atome zerlegt werden.“[20]

Kondylis S.67

Diese gesellschaftlichen „Atome“ sind die einzelnen Menschen als wahllos austauschbare Grundbausteine der Massengesellschaft – wie die einzelnen Sandkörner einer Sandburg. Sie verlieren ihre Identität als Angehörige übergeordneter sozialer Einheiten wie Familien und können wie ein beliebiges Flickwerk („Patchwork-Familie“) zusammengwürfelt werden. Verloren geht mit den höheren sozialen Einheiten wie „Volk“ auch der Teil der persönlichen Identität als Angehöriger eines Volkes, eingebettet in eine identitätsstiftende Heimat. Verloren geht jeder historische Bezug, denn die fragmentierten und abgespaltenen Menschen-Atome haben für sich genommen keine Geschichte.

Wenn die Fragmentierung, Abspaltung und Auflösung einer Person in der Schizophrenie eine Erkrankung ist, wovon Psychiater überzeugt sind, hat diese auf sozialer Ebene ihre Entsprechung: Wenn hinreichend große Teile des sozialen Ganzen sich abspalten, das Ganze auflösen, sich in Szenen und Milieus fragmentieren und den anderen Fragmenten grimmig gegenüberstehen, darf von einer Psychopathologie dieser Gesellschaft gsprochen werden.


[1] Stavros Mentzos, Die bemerkenswerte Korrespondenz zwischen der Selbst-Fragmentierung in der Psychose und der Dezentrierung und Inkonsistenz in der Postmoderne, in: Günter Lempa und Elisabeth Troje (Hrg.), Gesellschaft und Psychose, Göttingen 2002, S.50-67 (59).

[2] Mentzos a.a.O. S.50.

[3] Burkhard Voß, Deutschland auf dem Weg in die Anstalt, Münster 2015, S. 135.

[4] Mentzos a.a.O. S.58.

[5] Thomas Fuchs, Selbst und Schizophrenie, DZPhil, Akademie Verlag, 60 (2012) 6, 887.

[6] Fuchs a.a.O. S.888.

[7] Fuchs a.a.O. S.890.

[8] Fuchs a.a.O. S.692.

[9] Fuchs a.a.O. S.694.

[10] Mentzos S.58.

[11] Panajotis Kondylis, Der Niedergang der bürgerlichen Denk- und Lebensform, Weinheim 1991, S.66 f.

[12] Kondylis a.a.O. S.67.

[13] Kondylis a.a.O. S.67.

[14] Kondylis a.a.O. S.67.

[15] Douglas Murray, Wahnsinn der Massen, Wie Meinungsmache und Hysterie unsere Gesellschaft vergiften, 2019.S.223.

[16] Nieter Nohlen, Dekonstruktion, in: Lexikon der Politikwissenschaft, 2010, Spalte 131.

[17] Murray (2019), S.76.

[18] Mentzos a.a.O. S.52.

[19] Mentzos a.a.O. S.53 nach Klaus Leferingk, Sympathie mit der Schizophrenie, in: M. Zaumseil und K. Leferingk (Hrg.), Schizophrenie in der Moderne, Bonn, S.27-82 (78)

[20] Kondylis a.a.O. S.67.

dimanche, 23 février 2020

La manipulation mentale, une arme de destruction massive de notre démocratie directe et participative

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La manipulation mentale, une arme de destruction massive de notre démocratie directe et participative

Par PD. Dr. méd. Dominique Schwander

Ex: https://www.lesobservateurs.ch

Les manipulateurs pervers narcissiques représentent 2 à 3 % de la population occidentale et les psychopathes 1%. Ils sont parmi nous. Des élus, des politiques et, évidemment, des spécialistes en communication, des meneurs de campagne électorale nous manipulent, sans être nécessairement des pervers narcissiques ou des psychopathes. Tous ces gens, les mass médias et leur intelligentsia journalistique qui a trahi sa mission de leader informateur, font des efforts conscients pour manipuler de manière éhontée l’opinion publique et les électeurs. Nous sommes tous plus ou moins manipulés car nous sommes tous humains et donc manipulables.

Les techniques et stratégies de manipulation mentale sont exercées individuellement, par exemple dans une famille ou sur le lieu de travail. Sun Tzu, Mahomet, Pavlov, Schopenhauer, Goebbels, Bernais, Chomsky, Bush, Obama, le couple Clinton, Merkel, Erdogan, Macron, Leuthard, Sommaruga, Berset, Darbellay, etc, étaient/sont des adeptes de la manipulation de masse. Les techniques de manipulations de masse sont exercées sur une population à des fins politiques, idéologiques, religieuses, économiques ou militaires. Depuis Sun Tzu, les armées et les dictatures ont toutes leur manuel de manipulation et de diversion, par exemple l’armée des USA: « Silent weapons for quiets wars". Operations Research Technical Manual TW-SW7905.1.1979. Et bien sûr tant de gouvernements, pas seulement de pays musulmans et de dictatures, ont peur de laisser un libre penseur, un individu critique, voir une partie du peuple Souverain développer leurs propres sphères d’influence, ce qui risque de remettre en question les fondements de la société et leur pouvoir mais surtout créerait des changements sociaux remettant en cause la légitimité, le statut et les avantages d’élus carriéristes et de hauts fonctionnaires.

Les autorités qui manipulent un peuple ne mènent pas une vie exemplaire sur le plan moral, bien au contraire. A force d’être manipulé, tôt ou tard, le peuple  laisse un régime autoritaire puis une dictature être instaurés. Les supporters de cette dictature manipulent à loisir, profitent de la situation, la corruption se généralise et contamine toute la société, de bas en haut. Ils oublient vite que, dès que la classe dominante cesse d’être un symbole des valeurs éthiques, sa chute devient inévitable, même si cela prend beaucoup de temps. Finalement, comme on peut l’observer en Afrique et en Amérique latine, les entrepreneurs et les élus font l’apologie de la corruption en affirmant que grâce à elle l’économie est florissante et le produit national brut augmente chaque année. Promus dans la caste aux côtés d’oligarques enrichis ou rêvant de le devenir, ils ne voient plus que, sauf quelques exceptions semblables à eux, la classe moyenne s’appauvrit, le pouvoir d’achat baisse plus que le PIB augmente, les pauvres augmentent, sont prêts à  écouter un groupe d’aristocrates de l’esprit communistes et à les soutenir afin de rompre sciemment avec le démocratisme ploutocrate, corrompu et exploiteur.

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Ci-après une liste non-exhaustive de comportements, de stratégies, de tactiques et de techniques de manipulation mentale, dénommée aussi sujétion psychologique, dont l’objectif est toujours de contrôler notre perception de la réalité en prenant le contrôle psychique du sujet manipulé, qu’il est plus juste de nommer la victime:

    • Le gas lighting est une tactique de manipulation mentale qui consiste à déformer ou à fausser le récit des évènements de manière à faire douter la victime de sa mémoire, de sa perception et de son équilibre psychique, par exemple l’électeur, une femme maltraitée ou un Donald Trump. Cette tactique s’appuie sur la dissonance cognitive, c’est-à-dire le conflit entre deux différentes informations, entre deux pensées contraires, entre deux opinions. Le déni de la réalité et du contenu intolérant, meurtrier et impératif du coran et des autres textes musulmans « sacro-saints » est une telle manipulation mensongère entretenue par des élus islamo-collabos, angéliques ou idiots utiles. Pour ces derniers en déni, l’islam-idéologie est une religion de paix, de tolérance et de bonheur. Pour les autres, qui ont pris connaissance du coran, des hadiths, etc, et qui observent la réalité quotidienne autour d’eux, c’est une idéologie guerrière, militante, envahissante, d’une autre temporalité et irrationnelle.
    • Manipulation du langage: les idéologues et les politiques doctrinaires manipulent le langage. Par exemple l’islam-idéologie est très proche du communisme et du socialisme par leur manipulation du langage.
    • Jouer sur l’émotion est une technique classique pour empêcher toute analyse rationnelle d’une situation. On fait appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. C’est ce que font quotidiennement les présentateurs à la télévision, des élus, des imams, plutôt que d’essayer d’apporter des faits, des explications objectives, une observation  impartiale et d’encourager les spectateurs et les gens à analyser et à raisonner avant qu’ils choisissent ou décident par eux-mêmes. Manipuler ou susciter des émotions permet d’accéder à l’inconscient et au moi narrateur des individus, à influencer les gens dans leurs idées, leurs peurs individuelles ou collectives, leurs désirs, par exemple le paradis pornographique de Allah et de sa superstar Mahomet. Ce faisant les manipulateurs nous suggèrent des comportements et des décisions que nous croyons venir du plus profond de  notre être, alors que ce n’est pas le cas.
    • La stratégie de la diversion et de la distraction est très utilisée et très efficace. Elle détourne l’attention du public des vrais problèmes pour lui imposer à la place du superflu insignifiant que l’on met savamment en scène dans les émissions d’actualité traitées dans les mass médias. Le réchauffement climatique, la possession légale d’armes, « panem et circenses » de la Rome antique, les manifestations sportives actuelles, les rituels de l’islam-idéologie, le pas d’amalgame, en sont des exemples quotidiens.
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    • La stratégie de l’homme de paille ou sophisme de l’épouvantail est très utilisée en politique et en islam. Elle représente de manière fausse ou exagérée, de façon absurde ou irrationnelle, vos propres pensées et sentiments. Cela finit par invalider totalement notre droit à avoir ou à exprimer des pensées, des émotions, une opinion ou un vote et finalement nous avons des doutes, culpabilisons et changeons d’avis. Les pervers narcissiques, les psychopathes essayent de représenter nos opinions, nos émotions et nos expériences vécues de manière fausse, absurde ou irrationnelle afin de convaincre les autres que nous avons nous des défauts de caractère et sommes irrationnels.
    • Traiter les gens comme des enfants: des émissions grand public ou de la publicité s’adressent à nous comme à des enfants, ce qui génère des réactions émotionnelles « cool » du public confronté en réalité à de graves problèmes qui sont ainsi minimisés, vu qu’ils suscitent bien peu de réactions.
    • Maintenir les gens dans l’ignorance sous prétexte que les gens qui savent sont dangereux, menacent l’équilibre du système en place, de l’établissement politico-économique, religieux ou idéologique. Toute dictature, tout gouvernement autoritaire et/ou théocratique maintiennent l’instruction publique et l’éducation à un niveau très bas. Cela fait partie des techniques pour que des systèmes autoritaires, (Inquisition par exemple), idéologiques (islam-idéologie par exemple) ou corrompus (nation africaine ou sud-américaine), perdurent. C’est attristant. En réalité, l’instruction publique et les mass médias sont les deux secteurs à partir desquels le monde pourrait devenir, sans corruption ni violence, renouvelé et élevé moralement. L’instruction publique nourrit ou empoisonne l’esprit de l’enfant. Les mass médias nourrissent ou empoisonnent l’esprit de l’adulte. De nos jours, l’école et les mass médias sont tous deux aux mains d’une gauche dénuée d’esprit: les remettre aux mains de l’esprit et de la raison serait la plus haute tâche de toute politique idéale, de toute révolution idéale
    • Encourager la médiocrité en érigeant au rang de valeurs, la bêtise, la vulgarité, la sexualisation de tout, l’ignorance, voir un rap idiot, grossier et sexuel ou les émissions de télé-réalité. Plus la chanteuse est vulgaire, sexualisée et désinhibée, plus elle est adulée et considérée une superstar. On encourage le public à se complaire dans la médiocrité puis à élire des médiocres.
    • La stratégie du différé ajourne une mesure impopulaire en la présentant comme une concession équitable, le port du voile islamique ou du burkini, la viande halal. On nous fait accepter finalement telle mesure parce qu’elle ne nous affecterait pas directement ou dans l’immédiat.
    • La stratégie du problème/solution clé en main consiste à faire croire au public que beaucoup de situations ou événements présentés comme aléatoires ou liés au hasard (par exemple le réchauffement climatique), répondent à une logique implacable. Cette manœuvre fait que la  solution apportée qui serait parfaitement inacceptable en temps normal, est non seulement acceptée mais également plébiscitée par ceux-là mêmes qui en feront les frais. Par exemple, en brûlant des cierges et en diminuant les libertés l’une après l’autre, suite à un acte terroriste musulman, en ayant du lait dans nos veines et pas du vitriol comme le terroriste musulman, nous transformons petit à petit une démocratie en une démocrature.
    • Le manipulateur emploie différentes formes de menaces, de chantage et d’abus mental pour prendre un ou des individus en otage. Il essaye de vous terrifier pour que vous soyez toujours en accord avec lui. C’est ce qui se passe dans les zones de non-droit dites aussi zones islamisées de France, de Suède, etc. Dans le monde des manipulateurs, les pervers narcissiques sont les seules personnes à avoir raison, et tout autre avis ou menace pour leur supériorité entraîne leur rage.
    • Culpabiliser l’esprit de révolte ou d’indignation: en inversant les valeurs dans un Etat-nation, en culpabilisant le révolté et l’indigné, en les tenant pour responsables de leurs peines ou malheur, en leurs faisant accepter progressivement une mauvaise image de soi, les manipulateurs dépriment et inhibent toute nouvelle action. La révolte et l’indignation sont alors remplacées par la culpabilité.
    • Si le manipulateur n’arrive pas à modifier la manière dont vous vous percevez vous-même et vous vous exprimez en public, il cherche, par des campagnes de rabaissement public, de diffamation et d’harcèlement à contrôler et à changer la manière dont les autres personnes vous perçoivent. La diabolisation ad hiltlerum ou traiter d’extrême droite un élu de droite, Christophe Blocher ou Donald Trump, est devenue, depuis Staline, une pratique émotionnelle courante de la politique guerrière que mène la gauche et les partis qui lui sont soumis. Depuis des années, de telles frappes préventives manipulatrices sont faites quotidiennement contre le Front national français et les partis populistes de droite.
    • La triangulation est une technique très utilisée par de nos élus avant les votations concernant une initiative, Elle consiste à faire intervenir l’opinion réelle ou supposée, voire la menace d’une tierce personne, faiseur d’opinion, relais d’opinion, ancien élu, professeur d’université, guide religieux, etc, ou même le public lors d’un débat publique ou télévisé, tout en invalidant en même temps la réaction légitime des  victimes face à l’abus.
    • Le manipulateur est toujours obsédé à maintenir un contrôle permanent des moindres petits aspects de votre vie et de vos émotions. A ce faire, il va même inventer des situations de conflit, afin de vous déstabiliser et de vous affaiblir. Ainsi l’islam-idéologie gère chaque facette de la vie du musulman pratiquant, ne lui laisse aucun espace de liberté, condamne tout individualisme et glorifie son oumma.
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    • La projection mentale est un mécanisme de défense des manipulateurs. Ainsi depuis XIV siècles les musulmans utilisent les juifs et Israel comme bouc émissaire et recourent à leur victimisation expiatoire pour justifier leurs razzias, leurs attaques, leurs guerres asymétriques ou hybrides et leurs actes terroristes. Ce faisant, les musulmans manipulateurs déplacent leurs responsabilités, refusent de reconnaître leurs torts et d’assumer leurs actes.
    • Attaqué le manipulateur, par exemple tel Tariq Ramadan, utilise des stratagèmes élaborés, employant des biais cognitifs, des sophismes, des arguments fallacieux et la taqyia de la nébuleuse musulmane, soit une conversation absurde et irrationnelle. Ces stratagèmes lui permettent de crier au complot, de gagner le débat, de manipuler et de vaincre l’adversaire, d’avoir toujours le dernier mot, même en ayant complètement tort. Nombres de manipulateurs dans les débats, plutôt que de prendre le temps d’examiner attentivement différentes perspectives, généralisent tous vos propos et arguments en faisant des discours généralisants qui ne reconnaissent pas les nuances.
    • Le conditionnement destructeur pratiqué par le manipulateur nous conditionne lentement et durablement parce que, en particulier, il craint tout ce que nous aimons d’autre, à part lui qui s’estime le meilleur. Nos élus eurolâtres et nos bruxellisés s’adonnent à ce travers manipulateur
    • La stratégie du dégradé est classique; quand l’addition est trop lourde, on fait plusieurs tickets. Voyez Berset avec l’AVS, les retraites vieillesse et l’assurance maladie et accident ou les revendications et exigences croissantes des immigrants musulmans.
    • Créer des problèmes, puis offrir des solutions. Le problème peut être par exemple une « false flag operation ». Les raisons données par les Français et leurs alliés pour s’ingérer militairement en Iraq et en Syrie furent des manipulations mensongères bien pires que celles données par les USA de Bush pour s’ingérer militairement en Iraq.
    • Finalement la stratégie et la technique de l’avenir: connaître les gens mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes. Les techniques de pointe en algorithmes, en intelligence artificielle, en biologie, en neurobiologie, en génétique, en psychologie appliquée, par exemple concernant le moi narrateur, toutes exploitées par face de plouc, WhatsApp et autres réseaux « sociaux » scrutinateurs-surveilleurs-contrôleurs-espions apporteront tant de connaissances nouvelles sur la femme, l’homme, la société et leurs fonctionnements, que l’individu lui même ne se connait pas aussi bien que ceux qui ont accès à ce savoir, tout particulièrement aux puissants algorithmes nous concernant. Si nous ne réagissons pas, si nous ne faisons pas de meilleurs choix, ce nouveau savoir représentera un pouvoir et un outil de contrôle puissants et autoritaires pour tous ceux qui ont un intérêt à manipuler les autres et se seront donnés ces nouveaux moyens. Avant une prochaine votation, vous aurez dans votre inconscient, qui face de plouc a décidé que vous choisissiez. Comme l’a écrit en 1925  le visionnaire Comte autrichien R. N. Coudenhove-Kalergi dans son livre « Idéalisme pratique, noblesse, technique, pacifisme »:  « La technique sans l’éthique mène aussi bien à des catastrophes que l’éthique sans la technique. L’éthique et la technique doivent se compléter, doivent avancer ensemble, se réfléchir et se conscientiser ensemble. »Actuellement, chez nous, c’est la télévision, puis l’islam-idéologie, puis les élus eurolâtres et autres bruxellisés, qui contribuent le plus à la manipulation mentale de masse. C’est pourquoi, nos élus de gauche se félicitent que nos chaînes nationales accaparent la quasi totalité, soit beaucoup plus que 1 milliard de CHF, des redevances que tous les citoyens suisses payons ; une bonne raison de voter oui à l’initiative NO BILLAG, de libéraliser et de privatiser le marché de la télévision et de la radio. Notre télévision nationale coûte très cher au peuple et est vraiment mauvaise. Pour le prix que paie chaque famille et même (!) nos entreprises notre télévision est une misère. Les Espagnols et les latino-américains ont deux termes imagés et métaphoriques pour qualifier une télévision comme notre nationale: « telebasura » soit téléordure ou mieux encore « TV chatarra » soit TV ferraille ou TV débris, la « comida chatarra » étant la malbouffe. Nos coûteuses chaînes de télévision nationales ne sont-elles pas une fort coûteuse TV malbouffe contre laquelle nous devons réagir avec fermeté et indignation. 

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    •  
  • Notre télévision suisse pollue notre mental et celui de nos enfants avec des émissions de plus en plus bêtes et addictives. Elle suggère des idées pauvres, des façons de penser irrationnelles, une inculture, un faux savoir et un tas de choses à consommer. Elle est devenue si mauvaise qu’elle n’incite pas à la réflexion.
  • Il n’y a pas de vrais débats à la télévision. Les débats ne sont plus présidés et dirigés par une personne impartiale et cultivée.
  • Les invités sont toujours des soit-disants experts qui débitent et débitent comme des journaux pisses-copie, de façon mal dissimulée, une vérité dictée par l’idéologie, une tendance politique le plus souvent de gauche, l’argent, ou le pouvoir, mais bien évidemment jamais discutable.
  • Notre télévision nationale est devenue l’art de perdre du  temps; moins pour les entrepreneurs qui sont eux beaucoup plus axés sur la lecture que la classe ouvrière et les enfants et moins pour les jeunes devenus accrocs au réseaux sociaux et à l’internet.
  • Notre télévision, comme notre presse quotidienne, est un flot ininterrompu d’informations inutiles, sur lesquelles le téléspectateur/lecteur n’a pas d’influence, contrairement aux sites web de réinformation qui publient les nombreux commentaires des internautes. Donald Trump, disant ce qu’il pense et faisant tant d’efforts pour faire ce qu’il a promis avant d’être élu, est passé par là: les journaux quotidiens tel le poubelliste, le liberticide, autres bidonneurs et canards aux accroches, angles, scoops, audience douteux et équivoques, qui ont rien d’interactif, parce que leur redac’chef qui se met en photo en première page refuse de publier les lettres d’opinion et même les articles de lecteurs qui lui paraissent politiquement incorrects, prendront un bouillon puis feront faillite et seules les futures chaînes de télévision privées qui seront vraiment interactives survivront. Réjouissons-nous, la chaîne CNN manipulatrice et tellement menteuse a perdu 30 % de ses annonceurs, les finances du New York Times et du Chicago Tribune, que nos quotidiens copient fidèlement le lendemain matin, vont mal.
  • L’information est tronquée, et manipulée parce que quelques oligarques, la caste pseudo-aristocratique de l’argent, détiennent la très grande majorité des mass médias du monde entier, tous supports confondus. Si bien que ceux qui gobent cette  « info » ne savent plus ce qui se passe réellement dans leur canton, dans leur pays et dans le monde. Ils vivent dans le récit d’un monde factice qui désigne ses gentils et ses méchants au gré des intérêts politiques, idéologiques, économiques et militaires du moment.
  • Notre télévision nationale est la reine de la désinformation. Pour être désinformé rien de rien de tel qu’écouter quotidiennement « les infos » et les « nouvelles ».
  • Notre télévision rend étroit d’esprit et ramollit le cerveau. L’information est déversée tel quelle dans notre cerveau. Nous ingurgitons tout ce que les journaleux ripeurs nous versent. Nous entendons tout le temps les mêmes choses et à longueur de journée (chômage, précarité, immigrés, catastrophes et tant de futilités) à tel point que nous pensons que c’est le seul point de vue viable, que c’est la vérité et finalement nous ne mettons même pas en doute ce que nous entendons et voyons ni ne nous viendrait à l’esprit de soupçonner l’existence d’autres points de vue.
  • A la télévision, la publicité est toujours présente, importante et primordiale. Ce neuromarketing nous fait consommer d’avantage et mal. En outre, toutes ces émissions de télévision subventionnées par les citoyens-contribuables sont pensées et choisies pour mettre le téléspectateur-consommateur dans la meilleure disposition mentale possible pour avaler tant les messages publicitaires que les affirmations et conclusions partiales de journalistes de gauche, de la caste à la Soros et de dits experts.
  • Des études ont montré que l’obésité augmente même chez les enfants à mesure des heures quotidiennes passées devant la télévision et que la télévision est mauvaise pour la santé.Succomber au pouvoir de séduction, de suggestion, de persuasion et de soumission volontaire ou non, des manipulateurs mentaux est facile; c’est même inévitable si nous n’y prêtons pas une attention soutenue et quotidienne. Bien informés, nous sommes des citoyens; mal informés, nous devenons des sujets puis des soumis. Citoyens du peuple Souverain suisse, reprenons tous le contrôle de notre propre vie et de notre cerveau pour revendiquer un monde meilleur, tout simplement; pour cela, le 4 mars prochain, ne nous laissons plus être manipulés par nos dispendieuses chaînes TV malbouffe, leurs bien trop nombreux employés qui luttent pour leur juteux fond de commerce et leurs supporters.

PD. Dr. méd. Dominique Schwander

vendredi, 07 février 2020

Nos enfants sont déjà des poissons rouges

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Nos enfants sont déjà des poissons rouges

par Charles André 
Ex: http://www.zejournal.mobi

Dernièrement, dans ces colonnes, nous posions la question de savoir si nous ne sommes pas en train de devenir des poissons rouges (lire Sommes-nous en train de devenir des poissons rouges ? du 9 janvier 2020).

Bruno-Patino-Civilisation-poisson-rouge.jpgUne interrogation suscitée par les révélations de Bruno Patino, dans son ouvrage La civilisation du poisson rouge (Grasset), qui s’alarme de l’addiction aux écrans, notamment celui du smartphone, provoquée par les manœuvres des géants du numérique pour nous rendre accros. Nous avons vu que cette dépendance commençait très tôt, dès la petite enfance.

Si les dégâts déjà bien tangibles sur la population des adolescents commencent à inquiéter le milieu médical, ceux qui affectent la petite enfance se révèlent carrément alarmants. Le docteur Anne-Lise Ducanda, membre du « Collectif surexposition écrans » (CoSE) l’expliquait récemment dans le journal de Christelle Rebière sur RTL. L’exposition aux écrans a « des risques très importants chez les 0–3 ans qui sont dans une phase de développement ultra-rapide », dit-elle, « le temps passé sur les écrans compte autant que le contenu de ce qui est regardé ». Et de citer des cas d’enfants de 3 ans qui jouent avec GTA (Grand Theft Auto) ! Elle précisera que 45 % des élèves de CP jouent avec GTA (jeux en principe interdits aux moins de 18 ans) et que ce taux atteint 65 % chez les élèves de CM2 ! Ahurissant.

Sur le site du CoSE, on apprend que ses membres ont, depuis plusieurs années déjà, alerté sur les conséquences de la surexposition aux écrans à travers des articles, des colloques, dans des commissions de réflexion, auprès d’associations de professionnels, de parents… Dans une tribune parue dans Le Monde du 31/05/2017, ils ont relaté, leur expérience clinique et exprimé leur préoccupation concernant l’évolution du nombre de jeunes enfants présentant des retards importants dans le développement de la communication, du langage, de la cognition et de l’affect. Prenant appui sur des travaux internationaux, ils interrogent sur le temps que ces enfants passent devant les écrans car tous les champs de leur développement sont atteints par cette surexposition.

grand-theft-auto-v-premium-online-edition-cover.jpgLa constitution d’un collectif autour d’une charte s’est donc imposé à ces praticiens afin de pouvoir porter une parole pluriprofessionnelle. Pour eux, il s’agit d’un engagement sociétal. C’est pourquoi ils n’ont pas seulement ouvert leur collectif aux professionnels mais aussi aux parents concernés. L’objectif est d’être le plus grand nombre possible pour sensibiliser aux effets catastrophiques de la surexposition aux écrans sur le développement du jeune enfant.

Lors de son interview, le docteur Anne-Lise Ducanda a dénoncé l’utilisation d’applications dédiées aux tout-petits comme celles censées leur apprendre les langues. Elle s’appuie pour cela sur de nombreuses études convergentes qui ont montré que, jusqu’à 3 ans (et plus) ce genre d’apprentissages ne peut se faire qu’au contact des adultes. Une interaction vivante est absolument nécessaire sinon l’enfant ne fait que du psytacisme (1) sans associer du sens ; c’est ce que les chercheurs appellent le « déficit vidéo ». Or, 53 % des parents achètent des jeux éducatifs vidéo à leurs petits croyant améliorer ou accélérer leur développement. Non seulement c’est improductif mais ça les expose prématurément, et donc dangereusement, aux écrans. À ce sujet, il convient de noter que l’Éducation nationale a eu tout faux lorsqu’elle a introduit la télé puis les ordinateurs dans les classes pour favoriser et améliorer les apprentissages à l’école ; bravo les pédagogistes !

Les études menées de 2010 à 2018, révèle le Dr Ducanda, ont constaté 94 % d’augmentation de troubles du langage chez les écoliers du CP au CM2. Et cette tendance s’accroît constamment à cause de l’omniprésente des écrans dans la vie de nos enfants. Sur le site du CoSE, d’innombrables témoignages sont là pour en attester. Certains font froid dans le dos comme celui de la maman de Delya : « Depuis ses 12 mois nous étions inquiets de certains comportements que nous observions chez elle ainsi que des retards que nous avons constatés par la suite concernant la parole, l’assise, la marche, la motricité globale ou encore la dextérité » explique-t-elle. Désespérés, ces parents ont consulté tous les praticiens possibles et imaginables. L’enfant a subi un électroencéphalogramme, un bilan auditif, un dépistage de l’autisme, des examens psychiatriques qui ont soupçonné (avec forte probabilité) l’autisme tant redouté… C’est lorsque tous les écrans lui ont été soustraits que la petite fille a changé pour rattraper le retard accumulé dans tous les domaines. Les changements ont été radicaux, explique la maman, mais le sevrage fut un moment terrible : « Nous avons affronté des crises de Delya, semblables à celles d’un toxicomane en sevrage. Aujourd’hui, 6 mois après l’arrêt des écrans […], Delya est une autre petite fille. […] Nous ne pouvons nier la corrélation entre le développement soudain et rapide de notre fille et l’arrêt des écrans aux contenus lobotomisant et anesthésiant qui l’entouraient au quotidien ». Que ne s’en était-elle aperçu plus tôt ? On s’interroge quand-même sur la dose d’écran absorbée par cette enfant depuis sa naissance pour en arriver là. Si on peut se féliciter de la prise de conscience de ses parents, on est aussi en droit de condamner leur irresponsabilité originelle.

D’autres témoignages tout aussi ahurissants sont à découvrir sur le site du CoSE. Comme celui de cette orthophoniste qui apporte un éclairage particulièrement intéressant. Elle y cite le cas de deux enfants dyslexiques, Matthis et Charlotte. Au retour de vacances, elle leur a proposé de réaliser une carte à partir de ce mot inspirant qu’est « vacances ». Voici les résultats, ils sont édifiants :

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Charlotte

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Matthis

Inutile de dire que Charlotte, malgré son handicap, n’est pas en échec scolaire alors que Matthis, lui, fait une 6e catastrophique et sera orienté en SEGPA (Section d’enseignement général et professionnel adapté), la voie de garage jusqu’à l’âge de la déscolarisation légale (16 ans).

Pour terminer, le docteur Anne-Lise Ducanda fait quelques recommandations résultant des 1 500 études qui préconisent zéro écran entre 0 et 6 ans. Ces écrans n’apportent absolument rien en terme de développement, bien au contraire, et entraînent l’addiction précoce.

Au-delà d’une quinzaine de minutes par jour, il y a danger

Donc, jamais d’écran le matin avant d’aller à l’école, pas d’écran au moment des repas pour favoriser les échanges, pas d’écran avant les devoirs du soir et, surtout, pas d’écran avant de s’endormir (toutes les études prouvent que cela génère des troubles du sommeil). Pas d’écran dans la chambre, non plus, pour éviter la tentation. Enfin, pour éviter la frustration, et donc la transgression, elle conseille d’accorder une demi-heure le mercredi et/ou durant le weekend.

Si nos sociétés ne prennent pas rapidement conscience des terribles dégâts que l’exposition précoce aux écrans entraîne dans le développement de nos enfants et si elles ne réagissent pas plus vite, il est à craindre que nous soyons en train de fabriquer des générations d’inadaptés et d’asociaux qui finiront aux crochets de la collectivité dans des centres spécialisés qui devront se multiplier. Les enseignants de maternelles s’en rendent compte qui ont tiré la sonnette d’alarme mais l’Éducation nationale préfère mettre des moyens dans le primaire et le secondaire… lorsqu’il est trop tard ! « Nous faisons face à une crise éducative majeure » déclare sans détour une professeur des écoles.

Les orthophonistes à qui les parents se confient plus facilement sont effarés du temps passé devant les écrans : jusqu’à 40 heures hebdomadaires ! Chiffre multiplié par 7 en 10 ans, déplorent les uns d’entre eux sur le site. Quant aux médecins, psychologues et pédopsychiatres, il constatent une augmentation alarmante des demandes de consultation pour les tout-petits à cause de « retards massifs du langage », de « syndromes d’allure autistique », d’« évitement relationnel »… L’un d’eux s’inquiète : « On observe des enfants qui cherchent à faire glisser leur doigt sur les différents objets et notamment les livres ! »

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Malheureusement, les parents se montrent le plus souvent très fiers de l’agilité de leur enfant et sont peu sensibles aux recommandations des enseignants et des professionnels du milieu médical. Ainsi sommes-nous en présence d’un sérieux problème de santé publique dont la solution apparaît très difficile à trouver vu que l’addiction aux écrans a déjà gagné les parents de ces enfants en danger. Nos dirigeants en ont-ils conscience ou songent-ils davantage à promouvoir la mondialisation heureuse fondée sur le toujours plus, plus de consommation, plus de numérique et… plus d’écrans ?

« L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir »

Note:

(1) Fait de répéter quelque chose comme un perroquet en raisonnant sans comprendre le sens des mots que l’on utilise ; en partic., récitation mécanique de mots, de phrases, de notions dont le sens n’a pas été compris ou a été mal assimilé (d’apr. Aur.-Weil 1981).
Par suite :
Trouble du langage qui consiste à répéter sans raison ce que l’on a entendu ou lu sans même le comprendre. Une forme particulière de ce trouble est l’écholalie. (Psychol. Enfant 1976).

- Source : Nice-Provence

vendredi, 24 mai 2019

Hedonistische technocratie houdt ons gevangen in pôst-adolescentie

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Hedonistische technocratie houdt ons gevangen in post-adolescentie

door Sid Lukkassen

Ex: https://www.novini.nl

Ex: Eerder dit jaar filosofeerde ik over het boek Keep the Aspidistra Flying. Daarin maakt George Orwell invoelbaar hoe banaal en afgestompt het leven van de Britse middenklasse was. Nadien verscheen er in Nederland een boek met een soortelijk thema: het is geschreven door Mel Bontje en heet Bart Mittendorf, een zak met niets. Van de film The Matrix (1999) kennen we allemaal de keuze tussen de blauwe en de rode pil. Wie de rode pil slikt, wordt wakker in de harde realiteit maar leeft wel in de authentieke waarheid. De blauwe pil betekent weer in slaap vallen en wegdromen bij comfortabele leugens.

Laat me daarom tevoren één opmerking maken: voorbij dit boek is de weg naar de blue pill onbegaanbaar. Reader beware.

Het verhaal heeft raakvlakken met films als Fight Club (1999) en Noise (2007). In Noise ontmoet een man die is voorbestemd voor het leven van de familie doorzon een even wellustige als gewillige filosofiestudente. Zij prikkelt zijn geest en vervult zijn oerinstincten. Hierdoor ziet hij in een moment van helderheid hoe hij gebukt gaat onder een hedonistische technocratie: hij breekt los uit zijn routinebestaan en besluit volledig break the system te gaan.


bart.jpgVanaf de openingspagina is duidelijk welke auteur voor Mel Bontje een grote inspirator is. Seks in een boek is één ding, maar waarom toch die fascinatie met zelfbevlekking? Een ander feit dat in het oog springt is dat de auteur doorklinkt in de gesprekken. Hij laat zich kennen in zowel zijn fascinatie met aftandsheid en verval, als in zijn erudiete woordkeuzes om sociale analyses uit te drukken. Dit rijmt niet overal met de personages: het zijn deftige zinnen waarmee de jonge geest absoluut en doordringend oordeelt over de werkelijkheid.

De hoofdpersoon Bart Mittendorf loopt een zielloze haptent binnen. “Het enige speelse in de zaak was het geluid van het borrelende frituurvet” (p.38). Elke pagina kent dergelijke zinnen – de auteur is duidelijk getalenteerd. Wel geven de personages lange, gestileerde commentaren op de maatschappij en op wat er speelt in hun leven. Deze reflecties vinden plaats binnen situaties die daar soms te vluchtig voor lijken.

Via deze commentaren drukt het boek het afgrijzen uit van het vooruitzicht een diploma te halen bij een instituut dat zich niet om je bekommert, om vervolgens in dienst te treden bij een bedrijf dat zich niet om je bekommert. Ondertussen een sprankelend en levenslustig enthousiasme veinzend om jezelf ‘in de markt te zetten’ – dit afgrijzen wordt met drank, drugs of Netflix gekalmeerd en dit noemen we ‘vrijheid’.

“Ik heb het geprobeerd, maar ik kwam erachter dat ik geen geluk haal uit een leven dat bestaat uit interactie met jongens en meisjes die hun gebrek aan authenticiteit verschuilen achter maat- en mantelpakjes […] Alles voor het behalen van validatie in een absurde, ontwortelde en volledig vervlakte realiteitscontext. Niemand was meer dan een mislukte reproductie van een vacatureomschrijving.” (p.16-7)

Het type leven dat zojuist werd omschreven hebben we ook nog eens uitgeroepen tot het hoogst haalbare in de menselijke geschiedenis, namelijk ‘liberale democratie’. En zo stuurt het boek ons indirect in de richting van een levenswijsheid: niet het hebben van een hoog inkomen is het geheim van de vrijheid, maar het hebben van een laag uitgavenpatroon. De auteur verwoordt dit als volgt: “Zijn buikvet zou schuilgaan achter een maathemd van dure stof. Dag in dag uit zou hij gehuld moeten gaan in een mantel van leugens en opgaan in de grijze massa der kantoorschepsels tot hij niet beter zou weten. Toch wilde hij de chaos in zijn ziel niet laten bedwingen door de dwangbuis van het bedrijfsleven.” (p.17)

De kernzin van het boek – en feitelijk van de Westerse cultuur – vinden we op pagina 52: “Niets dwong me om serieus te worden.” Oftewel de hedonistische technocratie houdt ons gevangen in een post-adolescentie. Het is normaal dat je na je afstuderen een vaste baan vindt met een degelijk salaris en dan een gezin sticht. Tenminste dat geldt voor een beschaving die wil voortbestaan. Onze realiteit na het afstuderen is tig onbetaalde stages, nul urencontracten, tien jaar Tinderen, een leven lang huurwoningen.

Échte volwassenheid betekent in deze situatie: een slaaf worden van het systeem. Steeds meer jongvolwassenen zien dit en slikken de rode pil. Ik ken een arts die maandelijks 4.000 euro verdient en 2.500 overhoudt. Ik ken een consultant die 5.000 verdient en 2.800 overhoudt. Beiden werken dag en nacht. De auteur beschrijft soortgelijke situaties en concludeert dat we welbeschouwd werkvee zijn van een globale elite, die jongeren met kosmopolitische propaganda bestookt om hen in dit keurslijf te lokken:

“Hoe langer de jonge westerling op reis is, hoe meer hij gaat geloven in de maakbaarheid van de wereld, het ideaal van mondiaal pacifisme en postmoderne theorieën. In de Berlijnse hostels krioelt het van de cultuurmarxisten: types die het als hun levensdoel zien om zich op te werpen voor alles wat zwak en zielig is. Ze willen niets liever dan zichzelf wegcijferen voor alles dat als minderheid, onderdrukt of achtergesteld bestempeld kan worden. Het Berlijnse jeugdhostel is de bunker van de Gutmensch.” (p.56)

Dat de welbespraaktheid van de personages niet overal rijmt met hun sociale stratificatie, maakt echter niet dat het geen leuke personages zijn om over te lezen. Neem nu Vera – zij wordt omschreven als slank, blond en goed in vorm. “Vera zweeg, legde haar hand op Barts rug, bracht haar lippen richting zijn hals en klom langzaam op zijn schoot. Ze zat met haar gezicht naar hem toe, met zijn neus onder haar boezem” (p.56). Dit personage vervult een belangrijke pedagogische rol: Vera’s geile gekronkel leert jeugdige lezers dat cultuurrealisme en postprogressivisme wel degelijk kunnen leiden tot goede seks.

Dit is een passend moment om kort iets te zeggen over Houellebecq, met wiens proza er vele gelijkenissen zijn. “Mijn wanstaltige voorkomen zou ze met een enkele blik veroordelen. Zonder woorden zou ze de verwerpelijkheid van mijn gedaante in volle helderheid bevestigen” (p.35). Deze Franse schrijver wordt soms ‘vrouwonvriendelijkheid’ verweten oftewel misogynie – het tegendeel is waar. Deze auteur die in de verleidingskunst wat klungelig is, maakt zijn vrouwelijke personages tot lustvolle sletten die zélf het contact initiëren. ‘Sletterig’ is hier niet in een negatieve zin bedoeld, maar juist in een sekspositieve. De vrouwelijke karakters die hun genot najagen zijn uiterst geëmancipeerd.

Het enige kritiekpunt op Bart Mittendorf is dat de auteur mogelijk teveel doorschijnt in de erudiete volzinnen van de personages. De dialogen van de personages zijn soms te intelligent geschreven voor de proleten die ze zijn. Maar al met al is dit een perfect jeugd- en avonturenboek dat de huidige tijdsgeest weerspiegelt. De anti-Steppenwulf.

“Rustig blijven we onze dagelijkse taken uitvoeren; we hopen dat iedereen elkaar ooit, zonde enige vorm van wrok, de hand zal reiken. In lijn met de Duitse filosoof Johann Gottfried von Herder stellen we ons voor dat culturen elkaar prachtig aanvullen, zoals bloemen in een tuin. Wat we vergeten is dat al die bloemen snakken naar licht, ruimte en lucht. Het hardnekkigste onkruid zal de dienst gaan uitmaken en al het overige verdringen. We laten iedereen binnen en zien alles steeds verder naar de klote gaan. Hierover durven we geen oordeel te vellen.” (p.63)

“We worden uitgeleverd door een politieke elite die zijn machtsgeile gezicht verschuilt achter een masker van valse humanitaire waarden. Het is de neomarxistische elite die de fatale baksteen in het bloedende gezicht van Europa smijt. Ik kan het niet accepteren om als nietszeggend schepsel te worden vertrapt onder de schoenzolen van de botsende beschavingen.” (p.64)

“In de menigte leek iedereen op elkaar: het kroost van het kroost van 68-ers.” (p.77)

“We zijn te laf om de slijmerige realiteit te ontsluieren. Tot dat moment, het moment dat we onszelf hebben ontdaan van de leugen, zullen we enkel leven om vergeten te worden, tot niets groots in staat zijn en louter onzinnig slavengedrag vertonen.” (p.22)

De schrijver Mel Bontje zal natuurlijk niet worden ‘ontdekt’ door ‘kwaliteitsmedia’: daarvoor is het deuggehalte onvoldoende – zo zal duidelijk zijn uit het bovenstaande meesterlijke proza. Maar het boek is zéker de moeite van het lezen waard. Misschien is het hier en daar zelfs net te gepassioneerd geschreven ‘for his own good’. Zoals ik al zei: voorbij dit boek is de weg naar de blue pill onbegaanbaar.

Op zaterdag 29 september om 15:00 uur vindt een boekpresentatie plaats van het boek ‘Bart Mittendorf. Een Zak Met Niets’ in Boekhandel Cursief te Gorinchem. Meer informatie hier: https://www.facebook.com/events/1129092800581064/

dimanche, 02 décembre 2018

Nous sommes en pleine régression intellectuelle

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Nous sommes en pleine régression intellectuelle

Cet article apporte des hypothèses intéressantes à la réflexion sur la baisse de QI en Occident, mais même si la lecture sur écran s’avère inférieure sur les plans de la concentration, de la mémorisation et de la compréhension à sa contrepartie sur papier et que clairement, Internet peut surinformer, nous pensons que le relativisme culturel évoqué par Dimitri Casali est davantage en cause que la révolution numérique en elle-même, malgré tous les bémols qui peuvent en nuancer le bilan.

Parce que, si l’on se penche par exemple sur la Chine, une nation aujourd’hui aussi connectée (ordinateurs, tablettes, smartphones) que la France en 2007, elle affiche au contraire une hausse générale du QI de sa population, même dans la région autonome de Hong Kong, qui s’est massivement connectée à Internet au même moment que l’Occident. Si cette tendance chinoise se maintient, il faudra bien se résigner à envisager prioritairement des facteurs comme l’encouragement au nivellement par le bas de la culture en Occident pour comprendre notre tendance à la baisse. A suivre, donc.


Par Charles Sannat
Paru sur Insolentiae.fr


L‘historien Dimitri Casali prône la transmission des connaissances dans cet article du Midi Libre.

Selon Dimitri Casali, “la société bascule dans l’ignorance. Chaque jour la science nous apporte de nouvelles découvertes. Mais d’après l’historien, jamais l’ignorance n’a gagné autant de terrain”.

Il en veut pour preuve les 3 millions de personnes illettrées dans notre pays qui ne savent ni lire ni écrire. Si on additionne les personnes analphabètes qui ont des difficultés à lire et à écrire le français, on arrive à près de 10 % de la population et 6,5 millions de personnes !

Pour faire rentrer la France dans le siècle de la connaissance, c’est plutôt mal parti ! Il évoque aussi les enquêtes PISA, la baisse généralisée de QI.

C’est la fin de l’article qui est le plus intéressant.

À partir de quand peut-on dater, selon vous, cette montée de l’ignorance ?

“Je vois un lien évident avec la révolution numérique. Cela a démarré dans les années 2000 où on a assisté à une surinformation qui a conduit à l’ignorance. Les 15-29 ans ne lisent plus de livres. En revanche, ils lisent davantage sur les réseaux sociaux, les blogs… D’après une étude de l’Université de Yale, la lecture sur Internet n’est pas la même : les informations se superposent les unes aux autres alors que la lecture d’un livre permet de pénétrer les pensées de l’auteur et de structurer les informations.

Cela organise le cerveau. D’autres études sont à rapprocher de cela : les Français auraient perdu 4 points de QI entre 1989 et 2009, phénomène mesuré aussi en Angleterre ou aux États-Unis. Wikipédia est le plus bel exemple des effets pervers d’Internet. On a donné la culture aux imbéciles. Si dans le domaine scientifique, les notices sont rédigées par des experts, dans le domaine de la littérature et en histoire, c’est un agrégat d’informations nivelées par le plus grand nombre. Il n’y a plus de hiérarchisation du savoir. On est à l’époque du relativisme culturel. Tout se vaut. Ainsi la page de Kim Kardashian sera bientôt plus longue que celle de Montaigne et le grand poète grec Homère a déjà moins d’articles que Homer Simpson.

Y a-t-il un moyen d’éradiquer la montée du phénomène ?

Bien sûr, il faut replacer la culture générale et l’histoire au centre de nos préoccupations. Et d’abord à l’école. Or, depuis une trentaine d’années, la culture générale a été abandonnée. Les fameux pédagogistes de la rue de Grenelle ont remplacé la transmission du savoir et des connaissances par de simples compétences techniques. L’idée est de faire un homme nouveau, sans racines ni héritages, un bon consommateur. Rappelez-vous que Philippe Mérieu et Bourdieu préconisaient quand même d’apprendre à lire dans les notices d’appareils électroménagers et non plus grâce aux textes de Hugo ou de Molière… Il faut sortir de ce rejet de la culture classique française qui fait du mal aux esprits faibles. Et cesser de croire que nous devons tous être égaux dans la médiocrité.”

Charles Sannat
Photo Pixabay

Source Midi Libre

samedi, 20 octobre 2018

Jean Piaget & the Superior Psychogenetic Cognition of Europeans

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Jean Piaget & the Superior Psychogenetic Cognition of Europeans

Part I

Everyone has heard about Jean Piaget’s (1896-1980) theory of the cognitive development of children. But no one knows that his theory placed Europeans at the top of the cognitive ladder with most humans stuck at the bottom — unless Europeans taught them how to think.

Piaget is widely recognized as the “greatest child psychologist of the twentieth century.” Unlike many other influential figures, Piaget’s discoveries have withstood the test of time. His argument that human cognition develops stage by stage, from sensorimotor, through preoperational and concrete operations, to formal operations, is generally endorsed in psychology and sociology texts as a “remarkably fruitful” model. This is not to deny that aspects of his theory have been revised and supplemented by new insights. One important criticism is that his fixed sequence of clear-cut stages does not always apprehend the overlapping and uneven process in the development of cognition. But even the strongest critics admit that his observations accurately show that substantial differences do exist between the cognitive processes (linguistic development, mental representations of concrete objects, logical reasoning) of children and adults.

Suppression of Piaget’s Cross Cultural Findings

What the general public does not know, and what the mainstream academic world is suppressing, is that many years of cross-cultural empirical research by Piaget and his followers have demonstrated that the stages of mental development of children and adolescents reflect the stages of cognitive evolution “humankind” has gone through from primitive, ancient, and medieval, to modern societies. The cognitive processes of humanity have not always been the same, but have improved over time. The civilizations of the world can be ranked according to the level of cognitive development of their populations. The peoples of the world differ not only in the content of their values, religious beliefs, and ways of classifying things; they differ in the cognitive processes they employ, their capacity to understand, for example, the relation between objects and concepts, their awareness of objective time, their ability to draw inferences from data, and to project these inferences into the hypothetical realm of the future. Most humans throughout history have been “childlike” in their cognitive capacities; they are not able, for example, to recognize contradictions between belief and experience, or to conceive multiple causes for individual events. Europe began to produce adolescents capable of reaching the stage of formal operational reasoning before any other continent, whereas to this day some nations barely manage to produce adults capable of formal operations.

This aspect of the cross-cultural comparative research conducted by Piaget and his associates has been suppressed. Critics interpreted the lack of formal reasoning among adolescents in many non-Western societies as evidence that his model lacked universal application, rather than as further confirmation that his theory of child development, first developed through extensive research on children in the West, could be applied outside the West. Because many critics erroneously assumed that Piaget’s theory was about how all children naturally maturate into higher levels of cognition, they took this lack of cognitive development in pre-modern cultures as a demonstration that different cultural contexts produce different modes of cognitive development. Piaget’s stages, however, should not be seen as stages that every child goes through as they get older. They are not biologically predetermined maturational stages. While there is a teleological tendency in Piaget’s account of cognitive stages, with each of the four stages in a modern environment unfolding naturally as the child ages, this criticism ignored the implications of his cross-cultural studies, which were carried in his later years, and which made it evident that the ability to reach the stage of formal operations depended on the type of science education children received rather than on a predetermined maturation process.

It can be argued, actually, that Piagetian cross-cultural studies made his theory all the more powerful in offering a precise and orderly account of the cognitive psychological development of humankind in world history from hunting and gathering societies through agrarian societies to modern societies. This was not just a theory about children but a grand theory covering the cognitive experience of all peoples throughout history, from primitive peoples with a preoperational mind, to agrarian peoples with a concrete operational mind, to modern peoples with a formal operational mind. One of the rare followers of this cross-cultural research, the German sociologist Georg W. Oesterdiekhoff, observes that “thousands of empirical studies across all continents and social milieus, from the 1930s to the present” (2015, 85) have been conducted demonstrating that, depending on the level of cultural scientific education, the nations of the world in the course of history can be identified as preoperational (which is the stage of children from their second to their sixth or seventh year of life), concrete operational (which is the stage from ages seventh until twelfth years) and formal operational (which is the stage of cognition from twelve years onward).

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Adults living in a scientific culture are more rational (and intelligent) than adults living in pre-modern cultures. For example, according to studies conducted in the 1960s and 1970s, even educated adults living in Papua New Guinea did not reach the formal stage. Australian Aborigines who were still living a traditional lifestyle barely developed beyond a preoperational stage in their adult years. Without a population that has mentally developed to the level of formal operations, which entails a capacity to think about abstract relationships and symbols without concrete forms, a capacity to grasp syllogistic reasoning, comprehend algebra, formulate hypotheses, there can be no modernization

However, despite all the studies confirming Piaget’s powerful theory, from about 1975-1980 a “wave of ideological attacks” was launched across the Western academic world against any notion that the peoples of the Earth could be ranked in terms of their cognitive development. According to Oesterdiekhoff, “nearly all child psychologists of the first two generations of developmental psychology knew about the similarities between children and pre-modern man,” but “due to anti-colonialism, student revolt, and damaged self-esteem of the West in consequence of the World Wars this theory as the mainstream spirit of Western sciences and public opinion declined gradually” (2014a, 281). As another author observed in 1989, “any suggestion that the cognitive processes of the older child might posses any similarities to the cognitive processes of some primitive human cultures is regarded as being beneath contempt” (Dan Le Pan, 1989).

I came across Oesterdiefkhoff’s research after a long search through Piagetian theory. I was wondering what his stage theory might have to say about the cognitive development of peoples in history. But I could find only sources of Piaget as a cognitive psychologist of children as such, not as a grand theorist of the cognitive development of humanity across world history — until I came to Oesterdiefkhoff’s many publications, which draw on pre-1975 Piagetian research and current research. This research, as Oesterdiefkhoff notes, “no longer belong to the center of attention and research interests. Most social scientists have never heard about these researchers and have only a very scanty knowledge of them” (2014a, 280).

Oesterdiefkhoff is very blunt and ambitious in his arguments. It is about why Piagetian theory is “capable of explaining, better than previous approaches, the history of humankind from prehistory through ancient to modern societies, the history of economy, society, culture, religion, philosophy, sciences, morals, and everyday life” (2014a). He believes that the rise of formal operational thinking among Europeans was the decisive factor in the rise of modern science, enlightenment, industrialism, democracy, and humanism in the West. The reason why India, China, Japan, and the Middle East did not start the Industrial Revolution “lies in their inability to evolve the stage of formal operations” (2014a).

Primitive and pre-modern peoples cannot be described as having a similar rational disposition as modern peoples because they are at the preoperational and concrete operational stages of cognition. Primitive adults share basic aspects of the preoperational thinking of children no more mature than eight years old. Adults in pre-modern civilizations share the concrete operational thinking of 6-12 year olds.

Children and premodern adults share the same mechanisms and basic understandings of physical dimensions such as length, volume, time, space, weight, area, and geometric qualities. Both groups share the animistic understanding of nature and regard stones, mountains, woods, stars, rivers, winds, clouds, and storms as living beings, their movements and appearances as expressions of their will, intentions, and commitment. Premodern humans often manifest the animistic tendencies of modern children before their sixth year. Fetishism and natural religion of premodern humans reside in children’s mentality before concrete operational stage . . . The biggest parts of ancient religions are based on children’s psychology and animism before the sixth year of life (2016, 301).

It is not that adults in primitive and pre-modern cultures are similar to children in modern cultures in their emotional development, experience, and ability to survive in a hostile environment. It is that the reasoning abilities of adults in pre-modern cultures are undeveloped. As Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939) had already observed in Primitive Mentality (1923), a work which was recently released (2018) as part of Forgotten Books [4], the primitive mind is devoid of abstract concepts, analytical reasoning, and logical consistency. The objective-visible world is not distinguished from the subjective-invisible world. Dreams, divination, incantations, sacrifices, and omens, not inferential reasoning and objective causal relations, are the phantasmagorical doors through which primitives get access to the intentions and plans of the unseen spirits that they believe control all natural events.

The visible world and the unseen world are but one, and the events occurring in the visible world depend at all times upon forces which are not seen . . . A man succumbs to some organic disease, or to snake-bite; he is crushed to death by the fall of a tree, or devoured by a tiger or crocodile: to the primitive mind, his death is due neither to disease nor to snake-venom; it is not the tree or the wild beast or reptile that has killed him. If he has perished, it is undoubtedly because a wizard had “doomed” and “delivered him over”. Both tree and animal are but instruments, and in default of the one, the other would have carried out the sentence. They were, as one might say, interchangeable, at the will of the unseen power employing them (2018, 438).

I have reservations about the extent to which the rise of operational thinking on its own can explain the uniqueness of Western history (as I will explain in Part II), but I agree that without children or adolescents reaching the stage of operational thinking, there can be no modernization. The study of the geographical, economic, or cultural factors that led to the rise of science and the Industrial Revolution are not the matters we should be focusing on. The rise of a “new man” with psychogenetic capacities — psychological processes, personality, and behavior — for formal operational reasoning needs direct attention if we want to understand the rise of modern culture.

Cultural Relativism

But first, it seems odd that Oesterdiefkhoff holds two seemingly diametrical outlooks, “cultural relativism and universality of rationality,” responsible for the discrediting of Piagetian cross cultural theory. He does not explain what he means by “universality of rationality.” We get a sense that by “cultural relativism” he means the rejection of the unreserved confidence in the superiority of Western scientific rationality. Social scientists after the Second World War did become increasingly ambivalent about setting up Western formal thinking as a benchmark to judge the cognitive processes and values of other cultures, even though the non-Western world was happily embracing the benefits of Western science and technology.

The pathological state to which this relativism has affected Western thinking can be witnessed right inside the otherwise hyper-scientific field of cognitive psychology today. Take the very well known textbook, Cognitive Psychology [5] (2016), by IBM Professor of Psychology at Yale University, Robert Sternberg; it approaches every subject in a totally scientific and neutral manner — except the moment it touches the subject of intelligence cross-culturally, when it immediately embraces a relativist outlook informing students that intelligence is “inextricably linked to culture” and that it is impossible to determine whether members of “the Kpelle tribe in Africa” have less intelligent concepts than a PhD cognitive psychologist in the West. Intelligence is “something that a culture creates to define the nature of adaptive performance in that culture and to account for why some people perform better than others on the tasks that the culture happens to value.” It is “so difficult,” it says, to “come up with a test that everyone would consider culture-fair — equally appropriate and fair for members of all cultures” (503-04).

If members of different cultures have different ideas of what it means to be intelligent, then the very behaviors that may be considered intelligent in one culture may be considered unintelligent in another (504).

This textbook pays detailed attention to the scientific achievements of Piaget, but portrays him as someone who investigated the “internal maturation processes” of children as such, without considering his cross-cultural findings, which clearly suggest that children in less developed and less scientific environments do not mature to the formal stage. Pretending that such findings do not exist, the book goes on to criticize Piaget for ignoring “evidence of environmental [cultural] influences on children’s performance.”

I am not suggesting that cultural relativism has not taken over Western sciences in the way it has the humanities, sociology, history, and philosophy. But there is no denying this relativism is being effectively used by scientists against any overt presumption by Western scientists that their knowledge is “superior” to the knowledge of African tribes and Indigenous peoples. No cognitive psychologist is allowed to talk about the possible similarities between the minds of children and the minds of adult men in pre-modern cultures.

Cultural Universals

Oesterdiefkhoff does not define “universality of rationality,” but we can gather from the literature he uses that he is referring to other anthropologists who argue that all humans are rationally inclined; primitive and pre-modern peoples are not “illogical” or “irrational.” The “actual structures of thought, cognitive processes, are the same in all cultures.” What differs are the “superstructural” values, religious beliefs, and ways of classifying things in nature. Primitive peoples, Islamic and Confucian peoples, were quite rational in the way they went about surviving in the natural world, making tools, building cultures, and enforcing customs that were “adaptive” to their social settings and environments. They did not develop science because they had different priorities and beliefs, and were less obsessed with mastering nature and increasing production.

The anthropologist Claude Lévi-Strauss, and the sociologist Émile Durkheim, were the first to argue that the primitive mind is “logical in the same sense and same fashion as ours” and that the only difference lies in the classification systems and thought content. George Murdock and Donald Brown, in more recent times, came up with the term “cultural universals” (or “human universals [6]“) to refer to patterns, institutions, customs, and beliefs that occur universally in all cultures. These universals demonstrated, according to these anthropologists, that cultures differ a lot less than one might think by just examining levels of technological development. Murdock and Brown pointed to strong similarities in the gender roles of all cultures, the common presence of the incest taboo, similarities in their religious and healing rituals, mythologies, marriage rules, use of language, art, dance, and music.

This idea about the universality of rationality and “cultural universals” was subsequently elaborated in a more Darwinian direction by evolutionary psychologists. Evolutionary psychology is generally associated with “Right wing” thinking, in contrast to cultural relativism, which is associated with “Left wing” thinking. Evolutionary psychologists like E. O. Wilson and Steven Pinker hold that these cultural universals are naturally selected, biologically inherited behaviors. They believe that rationality is a naturally inherited disposition among all humans, though they don’t say that the levels of knowledge across cultures are the same. Humans are rational in the way they go about surviving and co-existing with other humans. These universals were selected because they enhanced the adaptability of peoples to their environments and improved the group’s chances of survival. Some additional cultural universals observed in all human cultures are bodily adornment, calendars, cooperative labor, cosmology, courtship, divination, division of labor, dream interpretation, food taboos, funeral rites, gift-giving, greetings, hospitality, inheritance rules, kin groups, magic, penal sanctions, puberty customs, residence rules, soul concepts, and status differentiation.

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Evolutionary psychologists are convinced that the existence of cultural universals amount to a refutation of the currently “fashionable” notion that all human behaviors, including gender differences, are culturally determined. But if the West is very similar to other cultures, why did modern science develop in this civilization, including liberal democratic values? Evolutionary psychologists search for general explanations — the notion of cultural universals meets this criteria, Western uniqueness does not; therefore, they either ignore this question or reduce Western uniqueness to a concatenation of historical factors, varying selective pressures, and geographical good luck. They point to how modern science has been assimilated by multiple cultures, from which point they argue that science is not culturally exceptional to the West but a universal method that produces universal truths “for humanity.”

Can one argue that universalism is a cultural attribute uniquely Western and therefore relative to this culture?

Piagetian Universalism and IQ Convergence

Piagetian theory is also universalist in maintaining that all cultures are now reaching the stage of formal operational thinking. The West merely initiated formal reasoning. More than this, according to Oesterdiefkhoff, this cognitive convergence is happening across all the realms of social life, because changes in the cognitive structures of humans bring simultaneous changes in the way we think about politics and institutional arrangements. The more rational we become, the more we postulate enlightened conceptualizations of government in opposition to authoritarian forms. Drawing on the extension of Piagetian theory to explain the moral development of humans (initiated by Piaget and elaborated by Lawrence Kohlberg), Oesterdiefkhoff writes that once humans reach stage four, they start to grasp “that rule legitimacy should follow only from a correct rule installation, that is, from the choices of the players involved” (2015, 88).

Thus, they regard only rules correctly chosen as obliging rules. Only democratic choices install legitimate rules. Youth on the formal stage surmount therefore the holy understanding of rules by the democratic understanding. They replace an authoritarian understanding of rules, laws, and customs by a democratic one. Thus, they invent democracy in consequence of their cognitive maturation (2015, 88-9).

The emergence of the adolescent stage of formal operations gave birth not only to the new sciences after 1650 but also to philosophers such as Locke, Montesquieu, and Rousseau, who formulated the basic principles of constitutional government, representative institutions, and religious tolerance. Extensive cross-cultural research has shown that “children do not understand tolerance for deviating ideas, liberty rights for individuals, rights of individuals against government and authority, and democratic legitimacy of governments and authorities” (2015, 93). They are much like the adults of premodern societies, or current backward Islamic peoples, who take “laws and customs as unchangeable, eternal, and divine, made by god and not modifiable by human wishes or choices” (2015, 90).

This argument may seem similar to Francis Fukuyama’s thesis that modernizing humans across the world are agreeing that liberal-democratic values best satisfy the longing humans have for a state that recognizes the right of humans to pursue their own happiness within a constitutional state based on equal rules. The difference, a crucial one, is that for Fukuyama the rise of democracy came from the articulation and propagation of new ideas, whereas for Oesterdiefkhoff psychogenetic maturation is a precondition of democratic rule. Adults who were raised in a pre-modern culture and have a concrete operational mind can “never surmount” this stage, no matter how many books they read about the merits of liberal democracy. These adults will lack the appropriate ontogenetic development required for a democratic mind.

The absence of stimuli and forces of modern culture during early childhood in premodern cultures prevents later psychological development from going beyond certain stages . . . Unused developmental opportunities in youth stop the development of the nervous system, thus preventing psychological advantages in later life. This explains why education and enlightenment, persuasion and media programs could not draw adult premodern people out of their adherence to magic, animism, ordeal praxis, ancestor worship, totemism, shamanism, and belief in witches. Such people, moving in adulthood to modern milieus, cannot surmount their anthropological structures and their deepest emotions and convictions (2016, 306-7).

Moreover, according to Oesterdiefkhoff, with the attainment of higher Piagetian stages come higher IQ levels. Psychogenetic differences, not biological genetic differences, are the decisive factor. “All pre-modern peoples stood on intelligence levels of 50 to 70 [IQ points] or on preoperational or concrete operational levels, no matter from what race, culture or continent they have come” (2014b, 380).

Not only the Western nations, but all modernizing nations have raised their scores. The rises in stage progression and IQ scores express the greatest intelligence transformations ever in the history of humankind and stem solely from changes in culture and education. When Africans, Japanese, Chinese and Brazilians have raised their intelligence so dramatically, where is the evidence for huge genetic influences? Huge genetic influences might be assumed if Europeans had always had higher intelligence and if African, Indians, Arabs and Vietnamese had been unable to raise their intelligence to levels superior to that of Europeans 100 years ago. But Latin Americans and Arabs today do have higher IQ scores than Europeans had 100 years ago . . . Where is the leeway for genetic influences to affect national intelligence differences? (Ibid).

 

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IQ experts would counter that only psychometric data about levels of heritable general intelligence can explain the rise of formal operational thinking. But even if we agree that a gap in IQ scores between American blacks and American whites has remained despite the Flynn effect [9] and similar levels of education and income, it is very hard to attribute the remarkable increases in IQ identified over the last century to heredity. Oesterdiefkhoff’s argument that “all modernizing nations have raised their IQ scores,” and that operational thinking has been central to this modernization, is a strong one.

Formal Reasoning is not a Cultural Universal

The stage of formal operations cannot be said to be a biologically primary ability that humans inherit genetically. They are secondary biological abilities requiring a particular psycho-cultural context. Formal thinking came to be assimilated by other nations (most successfully in east Asian nations with an average high IQ, but far less so in sub-Saharan nations where to this day witchcraft prevails [10]). The abilities associated with the first two stages (e.g., control over motor actions, walking, mental representation of external stimuli, verbal communication, ability to manipulate concepts), have been acquired universally by all humans since prehistorical times. These are biologically primary qualities that children across cultures accomplish at the ages and in the sequence more or less predicted by Piaget. They can be said to be universal abilities built into human nature and ready to unfold with only little educational socialization, explainable in the context of Darwinian evolutionary psychology. These cognitive abilities can thus be identified as “cultural universals.”

The concrete-operational abilities of stage three (e.g., the “ability to conserve” or to know that the same quantity of a liquid remains when the liquid is poured into a differently shaped container) are either lacking in primitive cultures or emerge at later ages in children than they do in modern cultures. These cognitive abilities may also be described as biologically primary, as skills that unfold naturally as the child matures in interaction with adult members of the society. In modern societies, all individuals with a primary education acquire concrete operational abilities. The aptitudes of this stage can be reasonably identified as universally present in all agrarian cultures.

This is not the case at all with formal operational skills. The skills associated with this stage (inductive logic, hypothesis testing, reasoning about proportions, combinations, probabilities, and correlations) do not come to humans naturally through socialization. There is abundant evidence that even normally intelligent college students with a long background in education have great difficulties distinguishing between the form and content of a syllogism, as well as other types of formal operational skills. Oesterdiefkhoff acknowledges that

Only when human beings are exposed to forces and stimuli typical of modern socialization and culture do they progress further and develop the adolescent stage of formal operations (2016, 307).

But, again, as it has been observed by critics of Piaget, even in modern societies where children inhabit a rationalized environment and adolescents are taught algebra and a variety of formal operational skills, many students with a reasonable IQ find it difficult to think in this way. According to P. Dasen (1994), only one-third of adults ever reach the formal operational stage. Evolutionary psychologists have thus disagreed with the idea that this stage is bound to unfold among most humans as they get older as long as they get a reasonably modern education. There are many “sub-stages” within this stage, and the upper stages require a lot of schooling and students with a keen interest and intelligence in this type of reasoning. This lack of universality in learning formal operational skills has persuaded evolutionary psychologists to make a distinction between the biologically primary abilities of the first three stages and the biological secondary abilities of stage four. Formal reasoning is principally a “cultural invention” requiring “tedious repetition and external motivation [11]” for students to master it.

If the ability to engage in formal thinking is so particular, a biologically secondary skill in our modern times, would it not require a very particular explanation to account for the origins of this cognitive stage in an ancient world devoid of a modern education? If the rise of “new humans” with a capacity for formal thinking was responsible for the rise of the modern world, and the existence of a modern education is an indispensable requirement in the attainment of this stage among a limited number of students, how did “new humans” grow out of a pre-modern world with a lower average IQ?

In the second part of this article, it will be argued that Europeans reached stage four long before any other people on the planet because Europeans began an unparalleled intellectual tradition of first-person investigations into their conscious states. This is a type of self-reflection in which European man began to ask who he is, how does he know that he is making truthful statements, what is the best life, and if he is being self-deceived in his beliefs and intentions. This is a form of self-knowledge that was announced in the Delphic motto “know thyself.” It would be an error, however, to describe the beginnings of this self-consciousness as a relation to something in oneself (an I or an ego) from which a predicate, or an outside, to which the subject relates, is derived. The emergence of the first-person consciousness of Europeans did not emerge outside the being-in-the world of the aristocratic community of Indo-Europeans. Europeans began a quest for rationally justified truths, for objective standards of justification, and for the realization of the good life in a reflective self-relation, coupled with socially justified reasons about what is morally appropriate.

References

Brown, Donald (1991). Human Universals. Philadelphia: Temple University Press.

Dasen, P. (1994). “Culture and cognitive development from a Piagetian perspective.” In W. J. Lonner & R. S. Malpass (Eds.), Psychology and culture. Boston: Allyn and Bacon.

Genovese, Jeremy (2003). “Piaget, Pedagogy, and Evolutionary Psychology.” Evolutionary Psychology, Volume 1: 217-137.

LePan, Donald. (1989). The Cognitive Revolution in Western Culture. London: Macmillan Press.

Lucien Lévy-Bruhl (2018). Primitive Mentality [1923]. Forgotten Books.

Oesterdiekhoff, Georg W. (2014a). “The rise of modern, industrial society. The cognitive developmental approach as key to disclose the most fascinating riddle in history.” The Mankind Quarterly, 54, 3/4, 262-312.

Oesterdiekhoff, Georg W. (2016). Child and Ancient Man: How to Define Their Commonalities and Differences Author(s). The American Journal of Psychology, Vol. 129, No. 3, pp. 295-312.

Oesterdiekhoff, Georg W. (2012). Was pre-modern man a child? The quintessence of the psychometric and developmental approaches. Intelligence 40: 470-478.

Oesterdiekhoff, Georg W (2014b). “Can Childlike Humans Build and Maintain a Modern Industrial Society?” The Mankind Quarterly 54, 3/4, 371-385.

Oesterdiekhoff, Georg W (2015). “Evolution of Democracy. Psychological Stages and Political Developments in World History” Cultura: International Journal of Philosophy of Culture and Axiology 12 (2): 81-102.

Stenberg, Robert (2003). Cognitive Psychology. Nelson Thompson Learning. Third Edition.

This article was reproduced from the Council of European Canadians [12] Website.

Article printed from Counter-Currents Publishing: https://www.counter-currents.com

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[4] Forgotten Books: https://www.amazon.ca/Primitive-Mentality-Classic-Reprint-Levy-Bruhl/dp/0282635432

[5] Cognitive Psychology: https://www.amazon.com/Cognitive-Psychology-Robert-J-Sternberg/dp/1305644654/ref=pd_lpo_sbs_14_t_0?_encoding=UTF8&psc=1&refRID=NR395X3ESKS7MW1FY1TV

[6] human universals: http://www.humiliationstudies.org/documents/BrownUniversalsDaedalus.pdf

[7] Image: https://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2018/10/10-17-18-4.jpg

[8] Image: https://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2018/10/10-17-18-5.png

[9] Flynn effect: https://en.wikipedia.org/wiki/Flynn_effect

[10] sub-Saharan nations where to this day witchcraft prevails: https://www.rt.com/news/435905-malawi-bbc-child-killings/

[11] tedious repetition and external motivation: https://www.psychology-lexicon.com/cms/glossary/35-glossary-b/4346-biologically-secondary-abilities.html

[12] Council of European Canadians: https://www.eurocanadian.ca/2018/10/jean-piaget-superior-psychogenetic-cognition-europeans-part-one.html

Why did the West rise to become the most powerful civilization, the progenitor of modernity, the culture with the most prodigious creators? The answers are plenty. But it may be that a child psychologist, Jean Piaget, has offered the best theoretical framework to explain the difference between the West and the Rest. Part II of this article continues the examination of George Oesterdiefkhoff’s application and elaboration of Piagetian theory in his ranking of the cognitive development of the peoples of the world. It praises the fundamental insights of this elaboration while arguing that the psychogenetic superiority of European children should be traced back to the appearance of new humans in ancient Greek times who started to realize that their consciousness is the highest point on which all else depends.

go-liv.jpgOesterdiefkhoff on the Origins of Western Operational Thinking

Why did Europeans reach the fourth stage of formal operations long before any other peoples in the world? When pressed (in an exchange) about the causes of the emergence of stage four, George Oesterdiefkhoff responded that

schooling and other cultural factors must have been more elaborated in early modern Europe than in Asia, antiquity, and medieval times. The trigger to arouse the evolution of formal operations would have been especially the systems of education (2014b, 376).

He then added:

Admittedly, this begs the question about the causes of this alleged fact and necessitates yet another level of causal explanation . . . I rather prefer cultural explanations and think about the possible relevance of the advantages of the Greek/Roman alphabet or Aristotelian logic, phenomena fostering the use of abstraction and logic (2014b, 376).

But this is as far as Oesterdiefkhoff goes in explaining why the ancient Greeks reached the fourth stage first. He prefers, rather, to jump right into the modern era, the seventeenth century, as the century in which formal operational thinking really emerged, from which point he then identifies “the rise of formal operations, the cognitive maturation of people” (in itself) as the “cause” of the rise of modern Europe. He insists that his Piagetian theory “is crucially a causal theory of modernity” (2014b, 375). But no explanation is provided as to the original causes of the rise of formal operational thinking.

If Oesterdiefkhoff’s point is that, without a population in which the children have ontogenetically developed a capacity for formal operations, you can’t have adults engage in formal operational thinking, then I agree that this ontogenetic development is a precondition for a modern society. But we still need an explanation for the rise of “new humans” (to use his own words) capable of formal operational thinking. Does he mean that the Greek/Roman alphabet and Aristotelian logic already contained the seeds of formal reasoning? The alphabet is indeed the most abstract symbolic system of writing in which both consonants and vowels are represented. Can it be denied that Aristotle’s theory of the syllogism is at the level of stage four, considering that this theory teaches that we can abstract altogether from the concrete content of an argument and judge its merits solely in terms of how the terms are formally or logically connected to each other?

Oesterdiefkhoff says that the Ionian philosophers (in the sixth century BC) were the first to establish the concrete operational stage and, in the same vein, implies that Aristotle’s philosophy did not rise above this concrete stage. “Aristotle’s physics strongly resembles the animistic physics of children aged 10 before they establish the mechanistic world view.” “The formal operational stage comes into being predominantly with Descartes in the 17th century” (2016, 304). We can agree that it “comes into being predominantly” in this century, but if we also agree that this stage has “many sub-stages” (as Oesterdiefkhoff points out), why can’t we identify Aristotle’s extensive writings on logic, induction and deduction, affirmations and contradictions, syllogisms and modalities, definitions and essences, species, genus, differentia, and the categories as the beginnings of stage four?

Oesterdiefkhoff knows he needs some origins, and admits he is caught in a chicken-egg dilemma. He writes about “a positive feedback loop” in the interrelationship between “the knowledge taught in schools and universities” in modern Europe and the rise of formal reasoning. But instead of “finding the causes for the emergence of formal reasoning in Europe some centuries ago,” he prefers to say that the “highest stage, the stage of formal operations, directly accounts for the rise of modern sciences” (2014a, 269). “The rise of formal operations in the Western world after 1700 is the single cause of the rise of the sciences, industrialism, enlightenment, humanism, and democracy” (2014a, 287).

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Aristotle with a bust of Homer

This may be understandable since Oesterdiefkhoff is not a historian. He has, in my view, made a fundamental contribution to the “rise of the West” debate, explaining the direct relevance of Piaget’s theory of cognitive development. None of the participants in this debate care to talk about “cognitive development,” but assume (along with the academic establishment) that all humans across all cultures and throughout history (since we became Homo sapiens in Africa) are equally rational.

Oesterdiefkhoff wants to fit Western history within a stage theory of developmental psychology in which ancient/medieval times are clearly demarcated from modern operational stages. He writes of the “child-like stages” of peoples living in the pre-modern world, including Europeans, and says that the cognitive age of pre-modern adults “typically corresponds to that of children” before the age of 10. “Medieval philosophy, be it Platonic or Aristotelic, regarded nature and reality as living things, ruled by God, and other spiritual forces. It had no concept of physical laws.” “[T]he rise of formal operations became a phenomenon of major importance as late as the 17th century.” “The kernel of Enlightenment philosophy is the surpassing of childlike mental states, of the world of fairy tales, magic, and superstition, as it prevailed in the pre-modern world” (2014a, 292-295).

He qualifies this estimation a bit when he writes that “formal operations…evolved in the intellectual elite of early modern Europe and slowly spread to other milieus.” But his pervading message is that it was only during the 1700s, or even “after the 1700s,” that Europeans came to reach the operational stage. There is no reason to disagree if he means that only the 1700s and after saw sufficient numbers of Europeans maturing into the last stage, making possible a full-scale industrial revolution. But we still need an explanation of the origins of “new humans,” the first humans who matured into the fourth stage.

I understand that many will be tempted to point to social and educational forces as the causes of this initial cognitive transition to operational thinking. They will argue that as literacy was mastered, and as institutes of learning were established, and arithmetic, reading, and other subjects were taught, a major shift occurred in human mental activity. This emphasis on the educational environment is a view often attributed to the Soviet psychologist A. R. Luria (1902-1977). From this claim, it takes only one step to the identification of the “social and economic” mode of production as the “underlying” factor of this cognitive revolution, thus combining Piaget and Marx’s historical materialism. The ancient Greeks developed operational thinking in the new milieu of urban life, growing trade in the Mediterranean, and money exchanges. The flaw in this explanation is that not only were all these new economic ways present in greater abundance in the older and larger civilizations of Mesopotamia and elsewhere, but all these commercial and urban activities only required concrete operational habits of thinking.

The view I will propose in a later section, albeit in a suggestive manner, presupposing for its understanding what I wrote in The Uniqueness of Western Civilization about the aristocratic culture of Indo-Europeans, and in a number of articles at the Council of European Canadians [3] about the masculine preconditions of individualism, the higher fluidity of the Western mind, the multiple intelligences of Europeans, and the bicameral mind, is that Oesterdiefkhoff underplays the importance of self-consciousness, the awareness of humans of their own identity as knowers, in contradistinction to everything that is not-I, in the development of cognition. Europeans were the first to reach the fourth stage, a long time before any other people, because they were a new breed of humans who evolved a uniquely high level of self-awareness, an ability to differentiate clearly between their conscious “I” and the physical world; that is, an awareness of their own minds, as distinguished from their appetitive drives, the conventions of the time, and the world of invisible spirits. This introspective awareness of the role of the human mind as the active agent of cognition is what allowed Europeans to reach the fourth stage so early in their history.

It is no accident that the main precursor of the modern concept of mind is the ancient Greek notion of nous. Plato’s identification of three distinct parts of the soul — rational (nous), appetitive (epithumia). and the spirited (thymos) — can be classified as the first psychological contribution in the Western tradition. Both the appetitive and the spirited parts of the soul are about desires, but the appetitive part is about the biologically-determined desires humans have for food, sex, and comfort, whereas the spirited part is about “passion,” the emotions associated with the pursuit of honor and glory, feelings of anger and fear. Plato anticipated the Cartesian dualist separation of mind and body when he argued that the mind was immaterial and immortal, whereas the body was material and mortal. He also understood that the Indo-Europeans were the most “high spirited” peoples in the world, once observing that “the Thracians and Scythians and northerners generally” were peoples “with a reputation for a high-spirited character” (Francis M. Cornford, trans., The Republic of Plato, 132). Aristotle added to this observation a distinction between the “high-spirited” but barbaric passions of “those who live in Europe” and the “high-spirited” but “intelligent” virtues of the Hellenic peoples. Aristotle further observed that while the peoples of Asia were intelligent, they were “wanting in spirit and therefore they are always in a state of subjection and slavery [4].”

cartepiaget.jpg

 [5]

I trace this high spirited character to the uniquely aristocratic culture of Indo-Europeans. While one may be tempted to think that the intelligent-rational virtues of the Greeks were able to manifest themselves only when the rational part of their soul was brought to bear on their strong thymotic drives, Plato was correct in observing that the rational part would always be in unending combat with the demands of the appetites were it not for the intervention of the spirited part, the strong sense of aristocratic pride and honor of the Greeks, in helping reason subdue the appetitive part, and, in the same vein, helping reason to channel the high-strung energies of the spirited part away from barbaric and chaotic actions into a will-to-knowledge, a courage to break through the unknown, and thus bring forth the first sub-stages of the formal operational stage.

Before I say more about this explanation, I want to outline why I think Europeans, under their own initiative, not just in ancient Greek and Roman times but again in the High Middle Ages, after the decline of the Dark Ages (500 AD to 1100 AD), were the developers of formal operational habits of thinking long before any other people were compelled to adopt these habits under Western pressure.

Ancient Greeks were the First “New Humans”

netzbook.jpgRelying on Piaget’s criteria that the ability to think in a deductive way without handling concrete objects is a necessary component of the formal operational stage, it is hard to deny that the first clear signs of this stage were evident in Greek culture around the fifth century BC. We learn in Reviel Netz’s The Shaping of Deduction in Greek Mathematics: A Study in Cognitive History [6] (1999) that Greek mathematics produced knowledge of general validity, not only about the particular right triangle ABC of the diagram, for example, but about all right triangles. This formal operational trait, this ability to think about numbers in a purely abstract way, is what makes Greek mathematics historically novel in comparison to all preceding “concrete” operational mathematics. This type of reasoning was very exclusive, to be sure, restricted to a small number of Greeks; it has been estimated that at most there were a thousand mathematicians throughout Greek antiquity, a period lasting a full millennium.

How about scientific accomplishments during the Hellenistic era (323-31 BC)? Oesterdiefkhoff seems aware of Hellenistic science when he writes that “Roman intellectuals no longer understood the superior contributions of the Hellenistic scholars” (2014a, 281). Can one say that the cognitive processes of the Hellenistic elite were at a level under the age of 10 after reading Lucio Russo’s The Forgotten Revolution: How Science Was Born in 300 BC and Why It Had to Be Reborn [7]? Can one really say that the institutionalization of scientific research in the Museum and Library at Alexandria, which contained more than five hundred thousand papyrus rolls and funded one hundred scientists and literary scholars, was not an educational establishment promoting formal operational thinking? We learn from Russo’s book about the conics of Apollonius and the invention of trigonometry by Hipparchus, about Archimedes’s work on hydrostatics and the mechanics of pulleys and levers, the first formal science of weight, about Aristarchus’ heliocentric proposal, and about Eratosthenes and his calculations to determine the circumference of the Earth. The hypothetico-deductive form of Euclid’s Elements is undeniable; it is the way in which circles, right angles, and parallel lines are explicitly defined in terms of a few fundamental abstract entities, such as points, lines, and planes, on the basis of which many other propositions (theorems) are deduced. (Newton, by the way, was still using Euclidean proofs in his Principia). While the Romans did not make major contributions in mathematics and theoretical science, it should be noted that Claudius Ptolemy, while living under Roman rule in Alexandria in the second century AD, wrote highly technical manuals on astronomy and cartography. The Almagest, which postulates a geocentric model, employs pure geometric concepts combined with very accurate observations of the orbits of the planets. It postulates epicycles, eccentric circles, and equant points, with the latter being imaginary points in space from which uniform circular motion is measured. Attention should be paid to the “formal-rational” codification and classification of Roman civil law into four main divisions: the law of inheritance, the law of persons, the law of things, and the law of of obligations, with each of these subdivided into a variety of kinds of laws, with rational methods specifying how to arrive at the formulation of particular rules. The rules upon which legal decisions were based came to be presented in categories headed by definitions. The most general rules within each of these categories were the principles upon which more specific rules were derived. This ordering was in line with a formal operational mode of reasoning, for the rules were presented without reference to the factual settings in which they were developed, and the terminology used in these rules was abstract.

This effort at a rationally consistent system of law was refined and developed through the first centuries AD, culminating in what is known as Justinian’s Code, 527 to 565 AD, which served as the foundation of the “Papal Revolution” of the years 1050-1150, associated with the rise of Canon Law. This Papal Revolution, by separating the Church’s corporate autonomy, its right to exercise legal authority within its own domain, and by analyzing and synthesizing all authoritative statements concerning the nature of law, the various sources of law, and the definitions and relationships between different kinds of laws, and encouraging whole new types of laws, created a modern legal system.

Medieval Europeans

Oesterdiefkhoff acknowledges in passing that ancient Greece saw “seminal forms of democracy . . . for a certain period,” a form of state which actually entails, in his view, the fourth stage of cognitive development. If Greek democracy was short-lived, what about the republican form of government during ancient Roman times [8], and the impact this form of government had on the modern Constitution of the United States [9]? We can also mention the representative parliaments and estates of medieval Europe [10]? To be sure, ancient Greece and Rome, and the Middle Ages, were far from the formal operational attainment of modern Europe (even if we draw attention to the continuation of witchcraft and magic in Enlightenment Europe [11]).

 [12]

raddingbook.jpgIt is telling, however, that according to Charles Radding’s book, A World Made by Men: Cognition and Society, 400-1200 (1985), new lines of formal operational reasoning were “well established by 1100” in some European circles. I say “telling” because this book (one of only two) directly employs Piaget’s theory to make sense of Europe’s intellectual history. Oesterdiefkhoff references this work without paying attention to its argument. From a Europe that employed ordeals of boiling water and glowing iron to decide innocence and guilt, and that “looked for direction” to divinely inspired pronouncements from superiors, kings, abbots, or the ancients, and that was rarely concerned with “human intention,” we see (after 1100) a growing number of theologians insisting that humans must employ their God-given reasoning powers to determine the truth. Whereas the way theological disputes were settled before 1100 was “by citing authority,” “it was even increasingly the case [after 1100] that the very authority of a text’s author might be denied or disregarded” (p. 204). Using “one’s own judgment” was encouraged, combined with the study of logic as “the science of distinguishing true and false arguments.”

Although Radding is not definitive and barely elaborates key points, he understands that this increase in logical cognition entailed a new awareness of the distinction “between the knower and what is known,” between the I and the not-I. Medievalists actually went ahead of the ancient Greeks. For Plato, an idea existed and was correct if its origins were outside the mind, in the world of immaterial and perfect forms, which he differentiated from the untrue world of physical things. Perfect ideas were independent of the human mind, outside space and time, immutable. These ideas were not the products of human cognition. While the only way the human mind could apprehend these ideas was through intense training in geometrical (formal) reasoning, the aim was to reach a world of godlike forms to which the human mind was subservient.

While Aristotle transformed Plato’s forms into the “essences” of individual things, he believed that universal words existed in individual objects, or that abstract concepts could be equated with the essences of things. It is not that Aristotle did not perceive any dividing line between the supernatural, the world of dreams, and the natural; it is that he was a conceptual realist who believed that the contents of consciousness really existed as the essences of particular objects. Medieval nominalists showed a deeper grasp of the relationships between the mind and the external world by abandoning the notion that Forms (or ideas) represent true reality, the source of the mind’s ideas, and arguing instead that general concepts are mere names, neither the essences of things nor forms standing outside the material world. Only particular objects existed, and the role of cognition was to make true statements about the world of particular things even though ideas are not things but mental tools originated by men.

Nominalism represented a higher level of awareness of the role the human mind plays in cognition and of the distinction between the knower and the world outside. While Plato distinguished reason from the world of sensory phenomena, including natural desires, and, in so doing, identified the faculty of reasoning in its own right, he viewed human (intellectual) activity as dependent or subservient to a world of perfect and purely immaterial forms existing independently of the mind. Moreover, among medieval philosophers we find (in Peter Abelard, for example) a greater emphasis on intention, the view that the intention of humans should be considered in determining the moral worth of an action. Human action should not be attributed to supernatural powers or evil forces entering into human bodies and directing it. Humans have a capacity to think through different courses of actions, and for this reason human actions cannot be understood without a consideration of human intentions.

radd.jpgRadding (picture) brings up the emerging “idea of nature as a system of necessary forces” in opposition to the early medieval idea about miraculous events, as well as the “treatment of velocity itself as a quantity . . . comparing motion that follows differently shaped paths,” in the work of Gerard of Brussels in the early 1200s (p. 249). A better example of formal operational concepts would be Nicole Oresme’s (1320-1382) depiction of uniformly accelerated motion, which was not about motion in the real world but an effort to explain how motion increases uniformly over time in a totally abstract way. This view anticipated Galileo’s law of falling bodies. Among other examples Radding brings to elucidate this medieval shift to formal operational thinking is the observation that by the reign of Henry (1133-1189) the idea had taken root that consultation of members of the upper classes should be the norm in the workings of the monarchy, as well as the legal idea that mental competence should be a prerequisite in deciding criminal behavior.

The Birth of Expectation in Early Modern Era

 [13]

donlepan.jpgDon LePan’s book, The Cognitive Revolution in Western Culture (1989), agrees with Radding that “there is considerable evidence of at least the beginnings of changes in the cognitive processes occurring among the educated elite in the twelfth century” (p. 45). But he believes that new cognitive processes began to spread in the early Modern period (or the Renaissance) when Europeans developed the capacity of “expectancy,” which he defines as “the ability to form specific notions as to what is likely to happen in a given situation” (p. 75). It is around this sense of expectancy, LePan says, that most of the cognitive processes Piaget identifies with the fourth stage are clearly evident. This sense of expectancy involves a “rational assessment of probabilities,” evaluating “disparate pieces of information” within a chain of events and circumstances as to whether something is likely to transpire in the future or not, drawing inferences from this information, and projecting “these inferences into the hypothetical realm of the future” (pp. 74-75). Before this capacity developed, the sense of future expectation that humans had was of a predetermined sort, or accidental and beyond reason, in which an outcome was believed to happen “regardless of the intervening chain of events” (p. 79) and without an objective assessment of human intentions and events about how the future event will likely happen.

This sense of expectancy involved the emergence of an ability to think in terms of abstract universal time, as contrasted to the commonly held notion of pre-modern peoples that “time moves at variable speeds, depending on the nature and quality of the events”. Among primitives, the recounting of past events, or history, is merely an aggregation of disconnected anecdotes without any sense of chronology and causal relationship and no grammatical distinction between words referring to past events or to present events. The past is conceived similarly to the present. While early Christian historians did have a sense of chronology, a universal history where all events were framed within a temporal sequence, they did not have a framework of abstract and objective time. They were more interested in detecting the plan of God rather than in how humans with intentions made their own history.

Because pre-modern peoples lack a framework of abstract and objective time, the “when” of an event is merely about before or after other events and not about the length of time elapsed between it and other events. Pre-modern peoples are also incapable of distinguishing between travelling the same distance and travelling at the same speed. They lack the habit of thinking of velocity as a quantity distinct from those of distance and time. Without a temporal conception wherein one can think of causes as anterior to the effect, it is not possible to consider historical events in terms of causal relations within a sequence of past, present, and future events.

For these reasons, pre-modern peoples were unable to think in terms of expectations of a hypothetical future, that is, to think about what will happen in the future in terms of multiple chains of causation and the ways in which these causes, sometimes happening simultaneously in different places, may bring about a future effect. LePan is particularly keen in showing that William Shakespeare’s originality was a result of his ability to create complex plots which gave the audience “a continual sense of anticipation . . . by drawing them into [an] unfolding pattern of connections with the past and the future of the story” (p. 175). The curiosity of a pre-modern audience is restricted to what will happen next within a sequence of episodes in which the reader or audience is confident about what is likely to happen, or what the final outcome will be, and in which there is, therefore, no sense of expectation whether it will happen, no concern to envisage the hypothetical possibilities of situations, no weighing of causes and intentions against each other, and no judgment of what the probable outcome of the future will be.

donlepanportrait.jpgDon LePan

As to what brought this new sense of expectation and the spread of the habits of thought associated with stage four, LePan is inclined to follow A. R. Luria’s argument that the causes of cognitive change are due to social and educational factors. He is rather vague; as society changes, literacy is mastered, the level of education increases, and the cognitive processes change. Which came first, new cognitive processes, new ways of educating children, or new “underlying economic changes”? They “reinforced each other.” LePan carefully distances himself from any claim that Europeans were genetically wired for higher levels of cognition. Even though he rejects the establishment idea that “all peoples think with exactly the same thought processes,” he believes that all humans are equally capable of reaching this stage. Without realizing that Piaget laid the groundwork for Kohlberg’s moral stages, he insists there is no “direct correlation between degrees of rationality and degrees of moral goodness” (p. 15). The book ends with a strange “postscript” about how he has been living with his wife in rural Zimbabwe for the last two years. He says he wishes the primitive and the modern mind could co-exist with each other, praises the cultural “vitality” of this African country, and then concludes with the expectation that “if something like a new Shakespeare is to emerge, it will be from the valleys of the Niger or the Zambezi” (p. 307). The subtitle of the first volume of The Cognitive Revolution in Western Culture is The Birth of Expectation. He did not write a second volume.

The uniqueness of the West frightens academics. They have concocted every imaginable explanation to avoid coming to terms with the fact that Europeans could not have produced so many transformations, innovations, renaissances, original thinkers, and the entire modern world, without having superior intellectual powers and superior creative impulses. The tendency for some decades now has been to ignore the cultural achievements of Europeans, minimize them, or reduce the “rise of the West” to one transformation, the Industrial Revolution, currently seen as the only happening that brought about the “great divergence.” The prevailing interpretation paints these achievements as no better than what transpired in any other primitive culture, and, indeed, far worse insomuch as the West was different only in its imperialistic habits, obsessive impulse for military competition, and genocidal actions against other races.

I agree with Oesterdiefkhoff that the faster cognitive maturation of European peoples “is the decisive phenomenon” in need of an explanation if our aim is to explain the rise of modern-scientific society. I will leave aside the question of whether this is the only factor that needs explanation if our aim is to explain other unique attributes of the West, such as the immense cultural creativity of this civilization. Cultural creativity in the arts presupposes a higher level of cognitive development, but it would be one-sided to reduce all forms of creativity to formal operational habits. Once these cognitive habits are established, formal operations can be performed at the highest level of expertise by individuals who are not creative, but who have a high IQ and a very good education. Computers can be programmed to perform formal operations, but it is hard to say that they are self-conscious beings rather than automata unthinkingly executing prescribed actions. Computers do not understand the meaning of the real world for which they are processing information; they are not “aware” of what they are thinking about, and they have no sense of self, and cannot, therefore, examine their own thoughts, exercise free will, and show a spirited character. Obviously, humans who engage in formal operations are not computers. But if we equate the human intellect with formal operational thinking and identify this capacity as the defining trait of modern culture and Western uniqueness, we are endorsing a computational model of human consciousness.

Self-Consciousness is Uniquely European

 descartes.jpg[14]

Oesterdiefkhoff and LePan wanted to generate the origins of formal operational habits by positing the prior presence of proto-formal habits, the alphabet, Aristotelian logic, and literacy; but knowing this was a self-referential explanation, they also brought in educational institutions, implying thereby that these institutions were created by proto-formal thinkers who taught children to learn formal operations, still offering a self-referential account. We need to step outside the world of formal operations to understand its origins. Oesterdiefkhoff identifies Descartes as the first thinker to offer a systematic methodology for the pursuit of knowledge based strictly on formal operational principles. It is not a coincidence that Descartes is also known as the first modern philosopher in having postulated self-consciousness as the first principle of his formal-deductive philosophy. Descartes showed himself to be very spirited in daring to doubt and repudiate all authority and everything he had been taught, to arrive at the view that the only secure foundation for knowledge was in self-consciousness. The only secure ground for formal operations was his certainty that he was a thinking being, despite doubting everything else. Everything could be subjected to doubt except his awareness that his own mind is the one authority capable of deciding what is true knowledge, not the external senses and not any external authority.

The Cartesian idea that self-consciousness on its own can self-ground itself would be superseded by future thinkers who correctly set about connecting self-consciousness to an intersubjective social context (a social setting I would identify as singularly European, since no other setting could have generated this Cartesian idea). My point now is that Piaget’s fourth stage, in its modern form, would have been impossible without self-consciousness. Descartes did not invent self-consciousness; ancient Greece saw the beginnings of self-conscious new humans; but he did offer its first modern expression, with more sophisticated expressions to follow. It is worth citing Hegel’s treatment of Descartes in his History of Philosophy:

Actually we now first come to the philosophy of the modern world, and we begin this with Descartes. With him we truly enter upon an independent philosophy, which knows that it emerges independently out of reason . . . Here, we may say, we are at home, and like the mariner after a long voyage over the tempestuous seas, we can finally call out, “Land!” . . . In this new period the essential principle is that of thought, which proceeds solely from itself . . . The universal principle is now to grasp the inner sphere as such, and to set aside the claims of dead externality and authority; the latter is to be viewed as out of place here (Hegel’s Lectures on the History of Philosophy, trans. Haldane & Simpson, vol. III, p. 217).

The key idea is that thought proceeds from itself, out of reason, independently of all external authorities. The biological roots of this declaration of independence by the human, thinking subject are to be found in the natural obsession men have shown across all cultures to affirm the male ego in contradistinction to the enveloping womblike environment. This struggle for male identity is only a sexual precondition, and an always-present one, for the subsequent appearance of self-awareness and the first inklings of human individuality. The first cultural signs of individualism are to be found in pre-historical Indo-European societies uniquely ruled by “high spirited” aristocratic men living in a state of permanent mobility and adversity, for whom the highest value in life was honorable struggle to the death for pure prestige. It was out of this struggle by aristocratic men, who were seeking excellence in warfare that would be worthy of recognition from their aristocratic peers, that the separation and freedom of humans from the undifferentiated world of nature and the undifferentiated world of collectivist-despotic societies was fostered.

Cognitive and evolutionary psychologists, and philosophers of the mind, take it for granted that humans as humans are self-conscious beings, aware of themselves as living. “Consciousness is the greatest invention in the history of life; it has allowed life to become aware of itself [15],” said Stephen Jay Gould. This is true if by self-consciousness we mean the awareness humans have of their first-person inner experiences, pain, feelings, and memories. Human beings are constantly trying “to understand, respond to and manipulate the behavior of other human beings,” and in so doing they learn to read other people’s behavior, their feelings, and interests by self-examining their own thoughts and feelings, imagining what it is like to be in the other person’s shoes. This capacity to reflect on one’s states of mind and emotions in order to understand the behavior of others is a biologically-ingrained trait found in all humans, selected by nature. Nicholas Humphrey, in a very insightful short book, The Inner Eye, identifies this capacity as a form of “social intelligence” that evolved with gorillas and chimps. Consciousness was selected by nature because it enhanced the ability of these primates to survive within social settings characterized by “endless small disputes about social dominance, about who grooms who, about who should have first access to a favourite food, or sleep in the best site” (p. 37). In dealing with these issues, primates “have to think, remember, calculate, and weigh things up inside their heads” (p. 39). They have to learn to read the brains of other gorillas by looking inside their own brains and imagining what it is like to be in the situation of another gorilla.

This social intelligence is very different, but just as important, as the technical and natural intelligence required to survive in the acquisition of food and protection in a hostile environment. I am not going to rehearse Steven Mithen’s additional claim [16] to Nicholas Humphrey’s argument that consciousness can be said to have emerged not when primates learned to predict the social behavior of other members of the group, but when Homo sapiens during the Upper Paleolithic era managed to achieve enough “cognitive fluidity” between the different intelligences: social, linguistic, technical, and natural. Neither will I rehearse Julian Jaynes’ argument that such advanced peoples as the Mesopotamians and Egyptians were still lacking in self-consciousness, without “an interior self,” subservient to powerful gods controlling and arresting the development of their cognitive processes. I have added in the first part of this article [17] Piaget’s scientifically-based argument that pre-modern peoples did have “childlike” minds, which made it very difficult for them to rely on their own reasoning powers, to attain independence from the influence of unknown spirits and age-old mandates accepted without reflection.

I will conclude by asserting that it goes against the entire history of actual cognition and actual intellectual developments, as well as the history of science, mathematics, psychology, physics, and chemistry, to be satisfied with the degree of consciousness found in primates, Upper Paleolithic peoples, and all non-Western civilizations, which never reached the stage of formal operations, and which stagnated intellectually after the Bronze Age, and, in the cases of China and the Islamic world, after about 1300 AD. Europeans reached a higher level of consciousness starting in ancient Greek times with their spirited discovery of the faculty of the mind, and their increasing awareness of their own agency as human beings capable of understanding the workings of the world in terms of self-determined or rationally-validated regularities, coupled with their growing awareness that man was the measure of all things, a subject with a spirited will-to-be-conscious of himself as a free subject who takes himself to be the “highest point” on which all else depends, rather than a mere object of nature and mysterious forces. But this self-consciousness was in its infancy in ancient times, and it would take a consideration of German Idealism during the 1800s to attain a full account of how the (self-conscious) I can be shown to lie at the very basis of all knowledge, and beyond this outlook, to develop a philosophical-historical account that demonstrates a full awareness that this self-conscious I was self-generated only within the particular cultural setting of Western Civilization.

References

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Humphrey, Nicholas (2002). The Inner Eye: Social Intelligence in Evolution. Oxford University Press.

LePan, Donald (1989). The Cognitive Revolution in Western Culture. London: Macmillan Press.

Lucien Lévy-Bruhl (2018). Primitive Mentality [1923]. Forgotten Books.

Oesterdiekhoff, Georg W. (2014a). “The rise of modern, industrial society. The cognitive developmental approach as key to disclose the most fascinating riddle in history.” The Mankind Quarterly, 54, 3/4, 262-312.

Oesterdiekhoff, Georg W. (2016). “Child and Ancient Man: How to Define Their Commonalities and Differences.” The American Journal of Psychology, Vol. 129, No. 3, pp. 295-312.

Oesterdiekhoff, Georg W. (2012). “Was pre-modern man a child? The quintessence of the psychometric and developmental approaches.” Intelligence 40: 470-478.

Oesterdiekhoff, Georg W (2014b). “Can Childlike Humans Build and Maintain a Modern Industrial Society?” The Mankind Quarterly 54, 3/4, 371-385.

Oesterdiekhoff, Georg W (2015). “Evolution of Democracy. Psychological Stages and Political Developments in World History” Cultura: International Journal of Philosophy of Culture and Axiology 12 (2): 81-102.

Radding, M. Charles (1985). A World Made by Men: Cognition and Society, 400-1200. The University of North Carolina Press.

Stenberg, Robert (2003). Cognitive Psychology, Third Edition. Nelson Thompson Learning.

This article was reproduced from the Council of European Canadians [18] Website.

 

Article printed from Counter-Currents Publishing: https://www.counter-currents.com

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[2] here: https://www.counter-currents.com/2018/10/jean-piaget-the-superior-psychogenetic-cognition-of-europeans-1/

[3] Council of European Canadians: https://www.eurocanadian.ca/

[4] wanting in spirit and therefore they are always in a state of subjection and slavery: https://books.google.ca/books?id=EafUAgAAQBAJ&pg=PA2107&lpg=PA2107&dq=%22wanting+in+spirit+and+therefore+they+are+always+in+a+state+of+subjection+and+slavery%22.&source=bl&ots=iKOJROEM1-&sig=A4gpvXRWbsWKn6Qihf6-yVhgfmQ&hl=en&sa=X&ved=2ahUKEwi5kY3exoDeAhUqUt8KHeLRD0cQ6AEwAnoECAgQAQ#v=onepage&q=%22wanting%20in%20spirit%20and%20therefore%20they%20are%20always%20in%20a%20state%20of%20subjection%20and%20slavery%22.&f=false

[5] Image: https://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2018/10/10-18-18-1.jpg

[6] The Shaping of Deduction in Greek Mathematics: A Study in Cognitive History: https://www.cambridge.org/core/books/shaping-of-deduction-in-greek-mathematics/6801E135656F4401979F431F6FF48A28

[7] The Forgotten Revolution: How Science Was Born in 300 BC and Why It Had to Be Reborn: https://www.springer.com/gp/book/9783540200680

[8] republican form of government during ancient Roman times: https://www.amazon.com/Companion-Democracy-Republic-Blackwell-Companions/dp/1444336010

[9] modern Constitution of the United States: https://books.google.ca/books?id=-NO-DAAAQBAJ&printsec=frontcover&dq=republican+government+of+rome&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwj1toaz-s7dAhXKmeAKHWG3A_YQ6AEINTAC#v=onepage&q=republican%20government%20of%20rome&f=false

[10] representative parliaments and estates of medieval Europe: https://www.amazon.com/Parliaments-Estates-Europe-1789-Myers/dp/0500320330

[11] witchcraft and magic in Enlightenment Europe: http://www.oapen.org/search?identifier=341322

[12] Image: https://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2018/10/10-18-18-2.jpg

[13] Image: https://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2018/10/10-18-18-3.jpg

[14] Image: https://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2018/10/10-18-18-4.jpg

[15] Consciousness is the greatest invention in the history of life; it has allowed life to become aware of itself: https://books.google.ca/books?id=W8G8Oji53XsC&pg=PA34&lpg=PA34&dq=%22Consciousness+is+the+greatest+invention+in+the+history+of+life;+it+has+allowed+life+to+become+aware+of+itself%22&source=bl&ots=ywNbrywKqr&sig=6uHrLKln45n4G-LrisQgW9S7hhM&hl=en&sa=X&ved=2ahUKEwjcmZSnyoDeAhVhiOAKHek5B3QQ6AEwAXoECAAQAQ#v=onepage&q=%22Consciousness%20is%20the%20greatest%20invention%20in%20the%20history%20of%20life%3B%20it%20has%20allowed%20life%20to%20become%20aware%20of%20itself%22&f=false

[16] Steven Mithen’s additional claim: https://www.eurocanadian.ca/2018/07/the-higher-cognitive-fluidity-of-white-origins-consciousness.html

[17] the first part of this article: https://www.eurocanadian.ca/2018/10/jean-piaget-superior-psychogenetic-cognition-europeans-part-one.html

 

jeudi, 03 mai 2018

Préface à Pierre Le Vigan - Face à l’addiction

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Nicolas Bonnal:

Préface à Pierre Le Vigan

Face à l’addiction

Esprit prudent mais prévoyant, notre ami polymathe Pierre Le Vigan avait écrit son petit essai universitaire sur l’addiction bien avant que le mot ne devînt trop à la mode. Les uns parlent d’addiction au sexe, d’autres aux drogues – vieux sujet fatigué des seventies -, d’autres enfin à la dette ou pétrole, comme le faisait Thomas Friedman dans un ombrageux édito du NYT au moment de la crise de 2007, qui déclencha, elle, des vocations d’addiction à l’apocalypse ou à l’écroulement du système – cet aperçu indiquant bien au lecteur combien de psychologie contiendra ici l’essai de notre ami.

PLV-addiction.jpgAvec érudition et sérieux, Le Vigan brave les sentiers battus universitaires, évite l’addiction au verbiage jargonneux et se lance dans une série de digressions, d’élargissements et de références (Lao Tze, maître Eckhart, Balzac…) qui nous enchantent et balaient le sujet si vite qu’elles lui donnent une aura bien différente ! Si l’homme (le pauvre homme) est un être addictif (le travail, le sexe, Dieu…), l’addiction n’est-elle pas le royal sujet au sens alchimique, qui nécessiterait son Rabelais ou son Fulcanelli pour en parler ? Etant moi-même soumis à l’addiction des citations (car pourquoi écrire enfin, quand tant de gens brillants ou même géniaux le font mieux que vous ?), je citerai le texte de Pierre… On trouve ainsi le passage de la névrose à la dépression. Historiquement et freudiennement, cela sonne comme ça. Notre savant écrit : « Trop d’interdits, dans les sociétés traditionnelles, créaient des refoulements et des conflits intérieurs, mais trop peu de cadres, trop peu de disciplines venues de l’extérieur enferment l’individu dans un rêve de toute puissance. « Le sujet ne souffre d’aucune contrainte affective, mais se voit enserré dans la course haletante à la jouissance qui le voue à la dialectique ‘’dépression-antidépression’’ » [citant J. Arènes et N. Sarthou-Lajus]…

J’avais lu un jour qu’à la rébellion des grandes années étudiantes avaient suivi la dépression postmoderne. Pierre, lui, écrit : « Comme la névrose guettait l’individu divisé entre le permis et le défendu, la dépression menace un individu déchiré entre le possible et l’impossible. »

Un bel aphorisme (de l’Héraclite décalé ?) : « On a pu dire avec justesse que le dépressif est un Moi sans sujet, tandis que le schizophrène est un sujet sans Moi. » Parfois on trouve même la vérité dans un magazine (lisez leurs pages pratiques, oubliez politique et diplomatie) : « Ils sont incapables de réaliser que le problème se situe, très majoritairement, dans l’instabilité neurobiologique que le produit a créé en eux »…

Là, je peux en parler d’expérience. Des médicaments prescrits pour je ne sais quel mal de vivre vieux comme Chateaubriand, Sénèque, ou Salomon (les proverbes ou l’Ecclésiaste bien sûr !) m’emmenèrent fort bas. C’est qu’il n’est rien de pire que l’addiction sinon la chasse scientifique à l’addiction. Et comme dirait un sage chinois, La plus grande maladie est de croire que tout doit être guéri… C’est très vrai en économie et pour le bon taoïste que je suis, l’important est de ne rien faire car en voulant guérir ou prévenir les crises, on a créé la modique dette mondiale de 237 000 milliards ou plus. C’est Pierre qui rappelle Sigmund Freud (génie méconnu et méprisé aujourd’hui) et notre désir inconscient de se perdre. Tocqueville évoquait cette angoisse de vivre de l’Américain qui le frappe au milieu de son effervescence politique, de sa frénésie matérialiste. Mais le remède des addictifs est toujours pire que le mal (c’est ainsi qu’on pourrait définir un addictif ?) : « L’addiction au sport, l’addiction aux conduites à risque, l’addiction au travail le montrent aussi : l’addiction est une angoisse devant l’incertain, et, ainsi, souvent une fuite en avant, une volonté de programmer l’incertitude pour ainsi la maîtriser. »

Récemment je suis allé relire Foucault, absent ici (ils ne sont pas nombreux !) et qui disait très justement : « A la suite de cette nouvelle circonspection, toute une armée de techniciens est venue soulager le bourreau, l'anatomiste immédiat de la souffrance: les gardes, les médecins, les aumôniers, les psychiatres, les psychologues, les éducateurs. » Eh oui, le monde moderne c’est cela, et c’est ce qui nous coupe les couilles (Pierre parle de castration). Freud écrivait, ce grand esprit biblique selon mon vieux maître Jean Brun* : « C’est à ce phénomène (la culture) que nous devons le meilleur de ce dont nous sommes faits et une bonne part de ce dont nous souffrons. Ses causes et ses origines sont obscures, son aboutissement est incertain, et quelques-uns de ses caractères sont aisément discernables… Peut-être conduit-il à l’extinction du genre humain, car il nuit par plus d’un côté à la fonction sexuelle… »** C’est à tout cela que vous fera penser ce dense essai qui est aussi, surtout, un bréviaire de la psychologie humaine.

N.B

1er mai 2018.

Notes (PLV) :

* Jean Brun, philosophe (1919-1994).

** Pourquoi la guerre, correspondance entre Sigmund Freud et Albert Einstein, 1933.

Pierre Le Vigan, Face à l’addiction, éditions La barque d’or, diffusion Amazon, broché, 157 pages, 14,99 €. Disponible aussi en format kindle.

samedi, 21 avril 2018

Françoise Bonardel: Jung et la Gnose

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Françoise Bonardel

Jung et la Gnose

Françoise Bonardel présente son dernier ouvrage Jung et la Gnose paru aux éditions Pierre Guillaume de Roux. Soutenez nous.
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mardi, 20 mars 2018

Le visage changeant de l'homme

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Le visage changeant de l'homme

Tucker Carlsson

Ex: http://echelledejacob.blogspot.be

 
Les signes sont partout. Si vous êtes un homme d'âge moyen, vous connaissez probablement un pair qui s'est suicidé ces dernières années. Au moins un. Si vous êtes un parent, vous avez peut-être remarqué que les copines de votre fille semblent un peu plus alertes que les copains de votre fils. Elles ont de meilleures notes. Elles fument moins d'herbe. Elles vont dans des universités plus prestigieuses. Si vous êtes un employeur, vous avez peut-être remarqué que vos employées se présentent à l'heure, alors que les jeunes hommes ne le font pas souvent. Et bien sûr, si vous vivez dans ce pays, les États-Unis, vous venez d'assister à une série horrifiante de fusillades de masse, beaucoup plus que jamais auparavant. Ce ne sont pas des femmes qui ont fait ça. Dans tous les cas, le tireur était un homme.

Quelque chose d'inquiétant arrive aux hommes en Amérique. Tous ceux qui font attention le savent. Ce qui est étrange, c'est à quel point on l'entend rarement reconnaître publiquement. Nos dirigeants s'engagent à créer davantage de possibilités pour les femmes et les filles, qui, selon eux, échouent. Les hommes n'ont pas besoin d'aide. C'est le patriarcat. Ils vont très bien. Plus que bien.

Mais vont-ils vraiment bien ? Voici les chiffres :

Commencez par le plus élémentaire, la vie et la mort. L'Américain moyen mourra cinq ans avant l'Américaine moyenne. L'une des raisons en est la dépendance. Les hommes sont deux fois plus susceptibles que les femmes de devenir alcooliques. Ils sont aussi deux fois plus susceptibles de mourir d'une overdose. Dans le New Hampshire, l'un des États les plus durement touchés par la crise des opioïdes, 73 % des décès par overdose étaient des hommes.

Mais la raison la plus triste d'une réduction de l'espérance de vie est le suicide. Soixante-dix-sept pour cent de tous les suicides sont commis par des hommes. Le taux global augmente à un rythme spectaculaire. Entre 1997 et 2014, il y a eu une augmentation de 43 % des décès par suicide chez les hommes américains d'âge moyen. Les taux sont les plus élevés chez les Indiens d'Amérique et les hommes blancs, qui se suicident à un taux environ dix fois supérieur à celui des femmes hispaniques et noires.

On entend souvent parler de la crise de l'incarcération en Amérique. C'est aussi un problème presque exclusivement masculin. Plus de 90 % des détenus sont des hommes.

Ces problèmes sont complexes et commencent jeunes. Par rapport aux filles, les garçons échouent en plus grand nombre à l'école. Plus de filles que de garçons obtiennent leur diplôme d'études secondaires. Beaucoup plus vont à l'université et obtiennent leur diplôme. Les garçons représentent l'écrasante majorité des cas de discipline scolaire. Une étude a révélé qu'un garçon sur cinq au secondaire avait reçu un diagnostic de trouble d'hyperactivité, comparativement à seulement une fille sur 11. Beaucoup d'entre eux ont reçu des médicaments. Les effets à long terme de ces médicaments sur la santé ne sont pas entièrement compris, mais ils semblent inclure la dépression plus tard dans la vie.

Les femmes sont nettement plus nombreuses que les hommes dans les études supérieures. Elles obtiennent la majorité des doctorats. Elles représentent maintenant la majorité des nouveaux inscrits dans les facultés de droit et de médecine.

Pour les hommes, les conséquences d'un échec scolaire sont lourdes de conséquences. Entre 1979-2010, les hommes en âge de travailler qui n'ont obtenu qu'un diplôme d'études secondaires ont vu leur salaire horaire réel chuter d'environ 20 %. Au cours de la même période, les femmes ayant fait des études secondaires ont vu leur salaire augmenter. Le déclin de l'économie industrielle a fait un tort disproportionné aux hommes.

Il y a maintenant sept millions d'hommes américains en âge de travailler qui ne sont plus sur le marché du travail. Ils ont abandonné. Près de la moitié d'entre eux prennent des analgésiques tous les jours. C'est le taux le plus élevé au monde.

Beaucoup moins de jeunes hommes se marient qu'il y a quelques décennies et moins de jeunes hommes restent mariés. Environ un enfant américain sur cinq vit avec sa mère. C'est le double du taux de 1970. Des millions d'autres garçons grandissent sans père. Les jeunes hommes adultes sont maintenant plus susceptibles de vivre avec un parent qu'avec leur conjoint ou partenaire. Ce n'est pas le cas des jeunes femmes. Les femmes célibataires achètent leur propre maison à un taux deux fois plus élevé que les hommes célibataires. Les femmes sont également plus nombreuses que les hommes à posséder un permis de conduire.

Chaque fois que des différences entre les sexes apparaissent dans le débat public, l'écart salarial domine la conversation. Une femme gagne 77 cents pour chaque dollar qu'un homme gagne. Voilà les statistiques que vous entendrez. C'est répété partout. Mais ce chiffre compare tous les hommes américains à toutes les Américaines, toutes professions confondues. Aucun sociologue légitime ne considérerait qu'il s'agit d'une mesure valable. Ce chiffre est à la fois dénué de sens et intentionnellement trompeur. C'est un sujet de controverse.

Une fois que l'on compare des hommes et des femmes qui ont une expérience semblable et qui travaillent les mêmes heures dans des emplois semblables pendant la même période - et c'est la seule façon de le mesurer - l'écart disparaît presque complètement. En fait, il peut même s'inverser. Une étude fondée sur des données de recensement a révélé que les femmes célibataires de 20 ans vivant dans des régions métropolitaines gagnent maintenant huit % de plus en moyenne que leurs homologues masculins. Soit dit en passant, la majorité des gestionnaires sont maintenant des femmes. En moyenne, les femmes obtiennent des résultats plus élevés aux tests de QI que les hommes.

Les hommes prennent même du retard physiquement. Une étude récente a révélé que près de la moitié des jeunes hommes ont échoué au test de condition physique d'entrée de l'Armée de terre pendant leur entraînement de base. Soixante-dix pour cent des hommes américains sont en surpoids ou obèses, comparativement à 59 % des femmes américaines.

Le plus terrifiant peut-être, c'est que les hommes semblent devenir moins masculins. Le nombre de spermatozoïdes dans l'Ouest a chuté de près de 60 % depuis le début des années 1970. Les scientifiques ne savent pas pourquoi. Les taux de testostérone chez les hommes ont également chuté rapidement. Une étude a révélé que les taux moyens de testostérone chez les hommes ont chuté de un pour cent chaque année après 1987. Cela n'a rien à voir avec l'âge. L'homme moyen de 40 ans en 2017 aurait des taux de testostérone inférieurs de 30 % à ceux de l'homme moyen de 40 ans en 1987.

Il n'y a aucun avantage à cela. Chez les hommes, une baisse du taux de testostérone est associée à la dépression, à la léthargie, au gain de poids et à une diminution des capacités cognitives. Rien de tel ne s'est jamais produit. On pourrait penser qu'on souhaiterait savoir exactement ce qui se passe et comment y remédier. Mais les médias ignorent l'histoire. C'est considéré comme un sujet marginal.

Ce n'est pas non plus une priorité dans le milieu de la recherche scientifique. Nous n'avons pas trouvé une seule étude financée par le NIH sur les raisons de la baisse des taux de testostérone. Nous avons trouvé une étude sur, citons, « Pubic Hair Grooming Prevalence and Motivation Among Women in the United States » (Prévalence et motivation du toilettage des poils pubiens chez les femmes aux États-Unis).

Ce sont les chiffres. Ils brossent un tableau très clair: les hommes américains échouent dans leur corps, leur mental et leur esprit. C'est une crise. Pourtant, nos dirigeants prétendent que ce n'est pas le cas. Ils nous disent le contraire: les femmes sont victimes, les hommes sont des oppresseurs. Remettre en question cette hypothèse, c'est risquer la punition. Même si les femmes dépassent de loin les hommes dans l'enseignement supérieur, pratiquement tous les campus universitaires soutiennent un département d'études féminines, dont le principal objectif est de s'attaquer au pouvoir masculin. Nos politiciens et nos chefs d'entreprise intériorisent et amplifient ce message. Les hommes sont privilégiés. Les femmes sont opprimées. Embaucher, promouvoir et récompenser en conséquence.

Ce serait parfait si c'était vrai. Mais ce n'est pas vrai. Au mieux, c'est une vision dépassée d'une Amérique qui n'existe plus. Au pire, c'est un mensonge pernicieux.

De toute façon, ignorer le déclin des hommes n'aide personne. Les hommes et les femmes ont besoin les uns des autres. L'un ne peut exister sans l'autre. C'est de la biologie élémentaire, mais c'est aussi la réalité que chacun de nous a vécue, avec ses parents, ses frères et sœurs et ses amis. Quand les hommes échouent, nous souffrons tous. 
 

jeudi, 22 février 2018

La persistance de l’âme des peuples chez Gustave Le Bon

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La persistance de l’âme des peuples chez Gustave Le Bon

Reconnu pour son ouvrage La psychologie des foules prophétisant dès 1895 les mécanismes psychologiques sur lesquels se sont appuyés les régimes totalitaires du XXe siècle et les démocraties modernes, Gustave Le Bon s’est aussi intéressé aux racines historiques des psychologies collectives. Médecin et psychologue mais également anthropologue passionné par les civilisations orientales, ce penseur français était convaincu que chaque peuple est doté d’une âme propre, garante du maintien de son identité collective à travers les siècles.

GlB-Psy.jpgGustave Le Bon affirme que l’évolution des institutions politiques, des religions ou des idéologies n’est qu’un leurre. Malgré des changements superficiels, une même âme collective continuerait à s’exprimer sous des formes différentes. Farouche opposant du socialisme de son époque, Gustave Le Bon ne croit pas pour autant au rôle de l’individu dans l’histoire. Il conçoit les peuples comme des corps supérieurs et autonomes dont les cellules constituantes sont les individus. La courte existence de chacun s’inscrit par conséquent dans une vie collective beaucoup plus longue. L’âme d’un peuple est le résultat d’une longue sédimentation héréditaire et d’une accumulation d’habitudes ayant abouti à l’existence d’un « réseau de traditions, d’idées, de sentiments, de croyances, de modes de penser communs » en dépit d’une apparente diversité qui subsiste bien sûr entre les individus d’un même peuple. Ces éléments constituent la synthèse du passé d’un peuple et l’héritage de tous ses ancêtres : « infiniment plus nombreux que les vivants, les morts sont aussi infiniment plus puissants qu’eux » (lois psychologiques de l’évolution des peuples). L’individu est donc infiniment redevable de ses ancêtres et de ceux de son peuple.

Le psychologue français prétend que les événements historiques ne sont capables de modifier que les qualités accessoires d’un peuple mais n’altèrent pas son âme. Même soumis à des événements violents et de grande envergure, les peuples retournent inéluctablement à leurs aspirations profondes « comme la surface d’un lac après un orage ». Tant qu’elles ne s’attaquent pas à la substance même d’un peuple, les ruptures historiques ne sont donc que superficielles. Le système français jacobin s’est par exemple révélé tout autant centralisateur, autoritaire et despotique que la monarchie française qu’il prétendait détruire. Pour Gustave Le Bon, les institutions de la Révolution française se conformaient à la réalité de l’âme du peuple français, peuple majoritairement latin favorable à l’absorption de l’individu par l’état. Peuple également enclin à rechercher l’homme providentiel à qui se soumettre et que Napoléon incarna. D’une toute autre mentalité, le peuple anglais a construit son âme autour de l’amour de la liberté. Gustave Le Bon rappelle comment ce peuple anglais a refusé à travers les siècles les dominations et ingérences étrangères avec les rejets successifs du droit romain et de l’Eglise catholique. Ce goût de l’indépendance et du particularisme résonne jusqu’à nos jours à travers les relations conflictuelles qu’entretient l’Angleterre avec le continent européen. Ces réflexions amènent Le Bon à juger sévèrement l’idéal colonial de son temps en ce qu’il prône l’imposition d’institutions politiques et d’idéologies à des peuples qui y sont étrangers. S’opposant frontalement à l’héritage des penseurs des Lumières et à leur quête du système politique parfait et universel, il estime que de bonnes institutions politiques sont avant tout celles qui conviennent à la mentalité profonde du peuple concerné.

gustave-le-bon-psychologie-des-foules.jpgLa dilution des religions dans l’âme des peuples

Pour l’essentiel, l’âme des peuples reste également insensible aux révolutions religieuses. La conversion d’un peuple à une nouvelle religion se traduit le plus souvent avec le temps par l’adaptation de celle-ci aux aspirations profondes du peuple converti. Fasciné par la civilisation indienne, Gustave Le Bon rappelle que l’islam, religion égalitaire, n’est jamais parvenu à remettre en question durablement le système des castes en Inde. L’islam encore n’a pas imposé la polygamie orientale aux populations berbères pourtant converties depuis des siècles. De même, le catholicisme s’est très largement laissé imprégner par les traditions païennes européennes, dissimulant souvent par une christianisation de forme les concessions faites aux croyances des peuples convertis. C’est encore par l’âme des peuples concernés que Gustave Le Bon explique la naissance du protestantisme en pays germaniques et les succès de la religion réformée dans le nord de l’Europe. Amoureux de liberté individuelle, d’autonomie et d’indépendance, ces peuples nordiques et germaniques étaient enclins à discuter individuellement leur foi et ne pouvaient accepter durablement la médiation de l’Eglise que la servilité latine était plus propice à accepter. Dans la civilisation de l’Inde, l’anthropologue français explique également comment le bouddhisme indien, issu d’une révolution religieuse, a peu à peu été absorbé par l’hindouisme, religion charnelle des peuples indiens et de leurs élites indo-iraniennes.

Chaque peuple fait apparaître les particularités de son âme dans des domaines différents. La religion, les arts, les institutions politiques ou militaires sont autant de terrains sur lesquels une civilisation peut atteindre l’excellence et exprimer le meilleur de son âme. Convaincu de la capacité instinctive des artistes à traduire l’âme d’un peuple, Gustave Le Bon accorde un intérêt particulier à l’analyse des arts. Il remarque que les romains ont peiné à développer un art propre mais se sont distingués par leurs institutions politiques et militaire et leur littérature. Cependant, même dans leur architecture largement inspirée par la Grèce, les romains exprimaient une part d’eux mêmes. Les palais, les bas reliefs et les arcs de triomphe romains incarnaient le culte de la force et la passion militaire. Gustave Le Bon admet bien sûr que les peuples ne vivent pas en autarcie et s’inspirent mutuellement, notamment dans le domaine artistique. Pourtant, il soutient que ces inspirations ne sont qu’accessoires. Les éléments importés ne sont qu’une matière brute que les aspirations profondes du peuple importateur ne manquent jamais de remodeler.

psychologiedeled00lebo.jpgAinsi, l’art de l’Egypte ancienne a irrigué la création artistique d’autres peuples pendant des siècles. Mais cet art, essentiellement religieux et funéraire et dont l’aspect massif et imperturbable rappelait la fascination des égyptiens pour la mort et la quête de vie éternelle, reflétait trop l’âme égyptienne pour être repris sans altérations par d’autres. D’abord communiqué aux peuples du Proche-Orient, cet art égyptien a inspiré les cités grecques. Mais Gustave Le Bon estime que ces influences égyptiennes ont irrigué ces peuples à travers le prisme de leur propre esprit. Tant qu’il ne s’est pas détaché des modèles orientaux, l’art grec s’est maintenu pendant plusieurs siècles à un stade de pâle imitation. Ce n’est qu’en se métamorphosant soudainement et en rompant avec l’art oriental que l’art grec connut son apogée à travers un art authentiquement grec, celui du Parthénon. A partir, d’un matériau identique qu’est le modèle égyptien transmis par les Perses, la civilisation indienne a abouti à un résultat radicalement différent de l’art grec. Parvenu à un stade de raffinement élevé dès les siècles précédant notre ère mais n’ayant que très peu évolué ensuite, l’art indien témoigne de la stabilité organique du peuple indien : « jusqu’à l’époque où elle fut soumis à la loi de l’islam, l’Inde a toujours absorbé les différents conquérants qui l’avaient envahie sans se laisser influencer par eux ».

Néanmoins, Gustave Le Bon admet que les idées puissent pénétrer un peuple en son âme. Il reconnaît aux idées religieuses une force particulière, capable de laisser une empreinte durable dans la psychologie collective même si elles ne sont le plus souvent qu’éphémères et laissent ressurgir le vieux fonds populaire. Seul un nombre infime d’idées nouvelles a vocation à modifier l’âme d’un peuple et ces idées nécessitent pour cela beaucoup de temps. Elles sont d’abord défendues par un petit nombre d’individus ayant développé une foi intense en elles. Estimant que « les foules se laissent persuader par des suggestions, jamais par les démonstrations », Gustave Le Bon explique que ces idées se propagent par le prestige de leur représentants ou par les passions collectives que ceux-ci savent attiser. Après avoir dépassé le stade intellectuel, trop fragile, pour se muer en sentiments, certaines idées accèdent au statut de dogmes. Elles sont alors solidement ancrées dans les mentalités collectives et ne peuvent plus être discutées. Gustave Le Bon estime que les civilisations ont besoin de cette fixité pour se construire. Ce n’est que lors des phases de décadence que les certitudes d’un peuple pourront être remises en question.

lebon_revol_francaise_L20-bdd86.jpgLa genèse des peuples

Gustave Le Bon n’élude pas la question de la naissance des peuples et de l’âme qu’ils incarnent. Loin de tout dogmatisme, l’anthropologue français souligne que c’est la dynamique de l’histoire qui accouche des peuples. Seuls des peuples marginaux vivant retirés du monde pourraient prétendre ne pas être le fruit de l’histoire et des brassages de populations. Les peuples historiques, tels qu’ils existent aujourd’hui, se sont édifiés avec le temps par de lentes accumulations héréditaires et culturelles qui ont homogénéisé leurs mentalités. Les périodes historiques produisant des fusions de populations constituent le meilleur moyen de faire naître un nouveau peuple. Cependant, leur effet immédiat sera de briser les peuples fusionnés provoquant ainsi la décadence de leurs civilisations. Le Bon illustre ses propos par l’exemple de la chute de l’empire romain. Pour lui, celle-ci eut pour cause première la disparition du peuple romain originel. Conçues par et pour ce peuple fondateur, les institutions romaines ne pouvaient pas lui survivre. La dilution des romains dans les populations conquises aurait fait disparaître l’âme romaine. Les efforts déployés par les conquérants pour maintenir les institutions romaines, objet de leur admiration, ne pouvaient donc qu’être vains.

Ainsi, de la poussière des peuples disparus, de nouveaux peuples sont appelés à naître. Tous les peuples européens sont nés de cette façon. Ces périodes de trouble et de mélange sont également des périodes d’accroissement du champ des possibles. L’affaiblissement de l’âme collective renforce le rôle des individus et favorise la libre discussion des idées et des religions. Les événements historiques et l’environnement peuvent alors contribuer à forger de nouvelles mentalités. Cependant, privées de tout élan collectif et freinées par l’hétérogénéité des caractères, de telles sociétés décadentes ne peuvent édifier que des balbutiements de civilisation. En décrivant ainsi la genèse et la mort des peuples, Gustave Le Bon révèle que sa théorie des civilisations repose sur l’alternance du mouvement et de la fixité. A la destruction créatrice provoquée par des mélanges de populations succèdent des périodes de sédimentation qui laissent une place conséquente à l’histoire et parfois aux individus. Ce n’est qu’après l’achèvement de cette sédimentation que la fixation des mentalités collectives permettra d’édifier une nouvelle âme, socle d’une nouvelle civilisation. Tant que cette âme n’aura pas été détruite, le destin de son peuple dépendra étroitement d’elle.

Le psychologue français défend également le rôle du « caractère » dans le destin d’un peuple. Contrairement à l’âme qui est fixe, le caractère d’un peuple évolue selon les époques. Le caractère se définit par la capacité d’un peuple à croire en ses dogmes et à s’y conformer avec persévérance et énergie. Tandis que l’âme incarne le déterminisme collectif des peuples et alors que l’intelligence est une donnée individuelle inégalement répartie au sein d’un même peuple, le caractère est le fruit d’une volonté collective également répartie au sein d’un peuple. La teneur du caractère détermine la destinée des peuples par rapport à leur rivaux : « c’est par le caractère que 60.000 Anglais tiennent sous le joug 250 millions d’Hindous, dont beaucoup sont au moins leurs égaux par l’intelligence, et dont quelques uns les dépassent immensément par les goûts artistiques et la profondeur des vues philosophiques ». Admiratif du caractère des peuples anglais et américain de son époque, Gustave Le Bon affirme qu’ils sont parmi les seuls à égaler celui du peuple romain primitif.

Archétype de l’intellectuel généraliste du XIXe siècle, Gustave Le Bon a développé une réflexion originale de la notion de peuple. Irriguée par une solide culture historique, sa pensée se distingue tant de l’idéalisme abstrait des Lumières que d’un matérialisme darwinien. L’âme et le caractère sont chez lui des notions qui mêlent hérédité et histoire en laissant également sa place à la volonté collective.

 

mercredi, 17 janvier 2018

Nos sociétés souffrent d'un très haut taux de maladies psychologiques

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Il n'est donc pas étonnant que nos sociétés souffrent d'un très haut taux de maladies psychologiques comme l'anxiété, l'insomnie et la dépression

Par Piero San Giorgio

Ex: http://www.oragesdacier.info

Il est amusant d'observer une population composée essentiellement d'employés de bureau bien dociles, qui suit massivement des modes issues de cultures qui étaient dans le temps marginales. Tatouages tribaux et censés être impressionnants pour les hommes. Petits coeurs, dauphins, fleurs, caractères chinois pour les femmes, quand ce n'est pas une sorte de flèche sur le bas du dos ou au-dessus des fesses pointant vers l'anus (probablement voulant dire entrez ici ?). Tatouages donc, piercings, fringues, sorties, vacances originales, appartenance à des tribus... Il faut être différent, comme tout le monde !
 
   PSG-surv.jpg  Tout est fait pour le divertissement immédiat : amusement constant, pornographie, drogues. La culture de la consommation nous focalise sur l'avoir au lieu de l'être, sur la possession au lieu des relations, sur les apparences au lieu du bien-être. Cela pousse à l'égoïsme, à l'égocentrisme, à la concurrence constante. Dans tous les domaines, on se compare toujours au niveau le plus haut, idéalisé, impossible à atteindre. La confusion et la frustration engendrées sont considérables. Résultat : des problèmes comme les maladies mentales, le taux de divorce, l'addiction aux drogues et à d'autres substances, et même les taux de criminalité n'ont fait qu'augmenter partout en Occident depuis les années 1950.
 
     En 1970, 79% des étudiants américains avaient comme objectif une vie qui ait plus de sens. En 2005, ce même sondage montre que l'objectif de 75% des étudiants était de bien gagner leur vie, mais 81% de ceux-ci avouaient ressentir un vide existentiel. 30% des travailleurs admettent être des workaholics, accoutumés à leurs emails, blackberry, iphones et autres gadgets électroniques censés les rendre plus productifs. 50% des travailleurs disent ne pas passer assez de temps avec leurs enfants et leur famille et 40% disent ne pas avoir assez de temps pour eux-mêmes et leurs loisirs. 
 
     Il n'est donc pas étonnant que nos sociétés souffrent d'un très haut taux de maladies psychologiques comme l'anxiété, l'insomnie et la dépression. Un ami médecin m'a bien résumé le problème : "Nous sommes prisonniers d'un cercle vicieux : nous faisons un travail aliénant et sans sens, créant un état dépressif chez le travailleur ; un médicament permet au travailleur de continuer à travailler ; le travail permet au travailleur d'avoir les moyens de se payer ce médicament ; le docteur qui prescrit le médicament est obligé de le faire et de rester dans le système, car il doit rembourser l'emprunt qu'il a fait pour financer ses études de médecine, sans parler de sa cotisation annuelle au club de golf."
 
     Les médias zappent d'un sujet sensationnel à l'autre, sans arrêt, sans jamais faire une analyse de fond ou donner le temps de réfléchir. Si pour la plupart des téléspectateurs, à l'esprit émoussé, voire lobotomisé depuis longtemps, ce divertissement suffit, l'esprit aiguisé perçoit de manière évidente l'influence de qui possède le média en question : marchand d'armes, groupe industriel d'un Etat. Dans ce monde matérialiste où l'on vénère l'argent, la moindre critique du système marchand-consumériste et de l'accumulation de la richesse à outrance est devenue une forme d'hérésie. Tout politicien, professeur ou citoyen parlant contre la société de consommation met sa carrière en danger et doit s'attendre à être chahuté, accusé d'extrémisme, ridiculisé et ignoré. Les rares résistants ou dissidents travaillent hors du système des médias, comme un Beppe Grillo en Italie, par exemple.

Piero San Giorgio, Survivre à l'effondrement économique

vendredi, 08 septembre 2017

The 13 Books That Have Taught Me the Most About Manhood and Masculinity

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The 13 Books That Have Taught Me the Most About Manhood and Masculinity

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The Art of Manliness 

In every time period, and all across the world, men have been very interested in the question of what it means to be a man. Some of their answers were learned intuitively by watching their peers and mentors, while other aspects of manliness were taught to them and imparted intentionally and explicitly.

In primitive times, the “secret knowledge” of manhood was passed down from elders to boys in elaborate coming-of-age ceremonies.

In ancient times, philosophers contemplated the virtues and qualities that constituted the attainment of arete — a word meaning “excellence” that was sometimes used interchangeably with andreia or “manliness.”

In our own times, men experience few knowledge-imparting rites of passage, and the meaning of manliness is not often discussed by present-day philosophers. Most unfortunately, the chains of intuitive manhood — the mentor relationships which offer a chance to learn manhood by example — are all too often severed or nonexistent.

As a result, many men are unsure of what it means to be a man — how they’re different from women, why they sometimes act the way they do, and what kinds of virtues and behaviors they need to cultivate in their lives in order to understand who they are, fulfill their potential, and live a satisfying life.

I know when I started the Art of Manliness back in 2008, I had only the foggiest idea of what exactly manliness meant. My ideas had mostly been picked up unconsciously from various streams of popular culture and absorbed without much examination.

In the last 8 years, I’ve dived headfirst into getting an education in the meaning and nature of manhood. I’ve read dozens of books on the biology, psychology, anthropology, and philosophy of masculinity, all in search of developing a multi-faceted answer to the big questions surrounding the male experience: What is manliness and where does it come from? Why is it that we associate aggression, risk-taking, and bravado with manhood? How did past cultures harness the traits of masculinity for good rather than evil?

Most of the books that I’ve read on the subject were okay, but a select few have done a masterful job of explaining the answers to these questions. Below you’ll find the ones I think are the best of the best. They’ve influenced how I approach the topic of manliness on the site immensely and have given me insights into my own life and place in the world. My series on honor, the 3 P’s of manhood, and male status relied heavily on research from these books, and they’re ones I have found myself returning to year after year — often re-reading them only to find new insights.

Some of the books focus on one aspect of manliness, like the evolutionary origins of male physical and psychological traits or how men behave in groups, while others take a big picture approach to looking at manliness as a cultural imperative or a set of virtues. I don’t agree with all the conclusions that most of the authors draw. And that’s okay. It’s good to have your ideas challenged and it’s still possible to get something out of a book even if you don’t end up agreeing with the author’s final thesis.

In a time where ideas about manliness are often fuzzy or contradictory, if they’re even discussed at all, these books give you insights into history, culture, and understanding more about who you are; they’ll help you discover a “secret knowledge” that’s largely been lost in the past several decades. If you’d like to further your understanding of what it means to be a man, give these books a read.

The Way of Men

way of men book cover jack donovan

Arguably the modern classic on masculinity. Jack Donovan works to strip away all the culturally/religiously relative definitions of manhood that exist in order to arrive at the very essentials of what makes men, men. He calls these essentials the “tactical virtues” and they include: strength, courage, mastery, and honor.

While the amoral nature of Donovan’s idea of masculinity may make some uncomfortable, that is in many ways its greatest strength. Whenever my thinking on manhood gets muddled by all the competing definitions and claims out there, I return to The Way of Men to get reacquainted with the very core of masculinity. It’s a short, accessible book, with pithy, muscular prose — there’s really no reason every man shouldn’t read it and consider its forceful and challenging ideas. Once you do, you can take Donovan’s vision of the foundation of masculinity and stop there, or you can add a moral/philosophical layer onto it. For that task, I’d recommend the next book.

Listen to my podcast interview with Jack Donovan.

The Code of Man: Love, Courage, Pride, Family, Country

code of man book cover waller newell

If the The Way of Men is the book on the biological/anthropological nature of manhood, The Code of Man is the book on the philosophical vision of manhood.

In The Code of Man, Dr. Waller R. Newell argues that modern men have lost touch with the values and virtues that have defined manliness for thousands of years. Consequently, many men (particularly young men) are lost, confused, and angry. Newell believes that the road to recovery is taken along the five paths to manliness: love, courage, pride, family, and country. Using Western writers and thinkers like Aristotle and Plato, Newell attempts to guide men down the path to achieving a “manly heart.”

Newell’s idea of honorable and virtuous manliness is aligned almost perfectly with the conception of manliness that we espouse on AoM. I’ve actually read this book again several times since my initial reading a few years ago and I still find it as stirring and as relevant as the first time I read it.

Listen to my podcast interview with Dr. Waller Newell.

Manhood in the Making: Cultural Concepts of Masculinity

manhood in the making book cover david gilmore

If you enjoyed our 3 P’s of Manhood series, then you’ll want to read the book that inspired it. Manhood in the Making is by far the most enlightening book on manhood I’ve ever read. In it, anthropologist David Gilmore shares the results of his cross-cultural study of manliness around the globe. Gilmore found that the concern for being manly and the idea of being a “real man,” is hardly a culturally-relative, social norm-based phenomenon, but instead has been shared by nearly every culture in the world, both past and present.

While every society’s idea of what constitutes a “real man” has been molded by their unique histories, environments, and dominant religious beliefs, Gilmore found that almost all them share three common imperatives or moral injunctions — what I call the 3 P’s of Manhood: a male who aspires to be a man must protect, procreate, and provide.

Despite being an academic book, Manhood in the Making is a fairly easy and enjoyable read. I couldn’t put it down after I started it and several times could sense a veritable light bulb going off above my head.

Is There Anything Good About Men? How Cultures Flourish by Exploiting Men

anything good about men book cover baumeister

In Is There Anything Good About Men?, eminent professor of psychology Roy F. Baumeister flips the feminist argument that it’s only women who have been oppressed and exploited from the beginning of time. Baumeister argues that, in many ways, men are the ones that society “exploits” (even if they accept their responsibilities willingly). He explores the fact that throughout history men have been seen as far more expendable than women; they’re the ones who went to war, took the dirty jobs, and sacrificed their lives to advance civilization.

That might seem like a controversial thesis to some, but Baumeister lays it out in a very sensible, straightforward, non-inflammatory, and ultimately hard-to-argue-with way. He uses studies from the growing fields of evolutionary psychology and sociobiology to explain why cultures have exploited men the way they have. And he explains how and why certain aspects of male and female behavior are hardwired and that these differences should be used to complement each other rather than as fodder in the gender wars.

The book is a really interesting read, but honestly, the article he wrote that became the book sums up his main points much more succinctly and for free!

Listen to my podcast interview with Dr. Roy R. Baumeister.

Men In Groups

men in groups book cover lionel tiger

You’ve probably heard the phrase “male bonding.” Well, this is the book where it originated from. In Men in Groups, anthropologist Lionel Tiger takes a look at the ingrained male propensity to form and act in gangs. Looking at primatology, sociobiology, and anthropology, Tiger highlights the fact that human males are very adept at forming male-only coalitions in order to dominate something — be it a competing tribe, a competing business, or even nature itself. He argues that this tendency for human males to organize in male-only coalitions is an evolved trait; similar male grouping patterns are seen in our closest primate relative, the chimpanzee. He goes on to describe how across cultures, males often bond with one another through competition amongst themselves and that this intra-group competition may be a way to prepare for inter-group competition with other teams/gangs.

Men in Groups was written in 1969 so a lot of the research in it is old and outdated. Even so, the main thesis of the book is still relevant today, and many modern sociologists and anthropologists have built on the initial work done by Tiger.

Also be sure to check out Tiger’s The Decline of Males for an interesting treatise on how the advent of birth control has impacted modern masculinity.

Listen to my podcast interview with Dr. Lionel Tiger.

Plato and the Hero: Courage, Manliness, and the Impersonal Good

plato and the hero book cover angela hobbs
 
I’m a classics guy, so the ancient Greeks and Romans inform a lot of my ideas about what manliness means, particularly how they equated manliness with living a life of virtue. One of the best books that I’ve come across on how the Greeks saw manliness as intwined with virtue is by professor of philosophy Angela Hobbs. In Plato and the Hero: Courage, Manliness, and the Impersonal Good, Hobbs goes into detail clarifying Greek concepts related to manliness, including andreia (courage), thumos (spiritedness), and time (honor). She hones in on Plato’s uneasiness with these wild, masculine, Homeric virtues and shows how part of his philosophy was an attempt to harness these virtues for the greater good of society.
 

The Professor in the Cage: Why Men Fight and Why We Like to Watch

professor in the cage book cover jonathan gottschall

Research shows that men are drawn to violence, be it the criminal or sporting kind. Why is that? In The Professor in the Cage, english professor Jonathan Gottschall takes us on a personal as well as interdisciplinary tour to answer that question.

Using his experience training to be an MMA fighter, as well as looking to research from biology, anthropology, and sociology, Gottschall argues that men are both made and conditioned to fight. We’ve got a fighting spirit inside of us that can be used for good or evil — simply depending on how this energy is directed. Gottschall does a great job tying together all the research about manhood and the male fighting instinct in an accessible, enlightening, and entertaining read. If you enjoyed our honor and manhood series, then you’ll certainly get a lot out of this book.

Listen to my podcast interview with Jonathan Gottschall. 

The Poetics of Manhood: Contest and Identity in a Cretan Mountain Village

poetics of manhood book cover michael herzfeld

While many of the books on this list concentrate on broad, general examinations of masculinity, The Poetics of Manhood brings the discussion down to earth and into the specifics. During the 1960s, anthropologist Michael Herzfeld lived among the people inhabiting a small, mountainous village on the island of Crete, observing their culture of masculinity. The resulting field study Herzfeld wrote up isn’t always the clearest or easiest read, but the book is chockfull of interesting tidbits on the nature of lived manhood, with insights on why men are drawn to meat, risk, competition, and improvisation. This is the book where the idea of “being a good man vs. being good at being a man” originates, though the Cretans used it in a slightly different way than it’s come to be understood in the modern manosphere.

The Hunting Hypothesis

hunting hypothesis book cover robert ardrey

In The Hunting Hypothesis, playwright and paleoanthropologist Robert Ardrey eloquently lays out the case that hunting is what made humans, humans. Not only did the meat from hunting increase the brain size of our early human ancestors, but hunting acted as a selection method for traits that we consider uniquely human. Ardrey argues that speech, large group co-operation, abstract thinking, and tool making can all trace their roots back to hunting. What’s more, he argues that men in particular were selected for hunting due to their larger stature, strength, and propensity for risk taking. While Ardrey’s theory was originally controversial when first published in 1976, it’s now accepted by many anthropologists, evolutionary biologists, and psychologists.

What I love most about this book is how absolutely fun it is to read. Ardrey’s talent as a playwright and screenwriter shine through in his work and he’s able to take complex ideas like paleoanthropology and make them accessible to the layman.

Another Ardrey book to check out that’s tangentially related to The Hunting Hypothesis is The Territorial ImperativeIn that book he takes a look at the human drive toward territoriality and the implications it has on property ownership and nation building. It doesn’t really get into the topic of gender differences or why men are the way they are like The Hunting Hypothesis does, but it’s still a fascinating and worthwhile read.

Heroes, Rogues, & Lovers: Testosterone and Behavior

heros rogues lovers testosterone book cover james dabs

We all know that testosterone is what makes men (generally) stronger and more aggressive than women, but how does this hormone affect other areas of a man’s life? In Heroes, Rogues, & Lovers: Testosterone and Behavior, cognitive psychologist James M. Dabbs (along with his wife Mary) highlight research showing testosterone’s effect on behavior in the workplace, in school, in the bedroom, and even in utero. This is one of the most fascinating and engaging books I’ve read. No other book out there tackles the topic of testosterone’s effect on human behavior like this one. If you want a more complete understanding of why men behave the way they do, pick up a copy.

Fighting for Life: Contest, Sexuality, and Consciousness

fighting for life book cover walter ong

Walter J. Ong was a Jesuit priest who spent his career as an academic studying and writing about how humanity’s transition from an oral to written culture changed human consciousness. In Fighting for Life Ong takes a look at how competition — particularly male competition — has shaped human consciousness. He focuses on how the male drive for competition influenced philosophers and academics from ancient Greece through the Enlightenment to create a learning environment that was agonistic  and competitive. Ong argues that after the Romantic Era, education became much more “feminized” and an emphasis on co-operation rather than competition began to pervade classrooms. Fighting for Life was originally published in 1981, but the insights Ong had have later been confirmed by researchers exploring how boys and girls learn differently. For example, check out Boys Adrift by Dr. Leonard Sax which highlights research showing that boys thrive academically when there’s an element of competition in the classroom.

Roman Honor: The Fire in the Bones

roman honor book cover carlin barton

Back in 2012, we published a series on the history and decline of traditional manly honor in the West. I thought I had turned over every rock when researching those posts, but a few months after we wrapped up the series, I came across Roman Honor: The Fire in the Bones by Carlin Barton, a professor of ancient history at the University of Massachusetts. I wish I had known about this book when I was researching and writing my series on honor. Roman Honor is the best book I’ve read on honor — bar none. Barton masterfully explores how honor shaped the lives of ancient Rome from the early days of the Republic and all the way through the fall of the empire. She shows how small, intimate groups are vital for honor to survive and how imperialism kills it. This book is a hard read, but it’s well worth the effort. The insights are so brilliant they’re almost startling, and even the footnotes are packed with fascinating asides.

Listen to my podcast interview with Dr. Carlin Barton.

Manvotionals: Timeless Wisdom and Advice on Living the 7 Manly Virtues

manvotionals book cover manly virtues brett mckay

I promise this isn’t a shameless plug (at least not entirely!); Manvotionals is an anthology of letters, speeches, quotes, etc., from history’s eminent men, so I can’t at all take credit for the wisdom contained therein! I can only say that putting together this collection really helped refine my vision and understanding of what I consider the 7 manly virtues: manliness (it’s a distinct virtue in and of itself), courage, industry, resolution, self-reliance, discipline, and honor (integrity). This is my favorite book we’ve ever put out, and I still return to it personally in order to revitalize my vision and aim for becoming the kind of man I want to be: one who maximizes his full potential in body, mind, and soul, effectively uses his abilities to fulfill his life’s purposes, and overcomes setbacks and challenges to make a difference and leave a real and lasting legacy.

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mercredi, 06 septembre 2017

La curieuse famille Freud et les débuts de la psychanalyse

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La curieuse famille Freud et les débuts de la psychanalyse

Dr Bernard Plouvier, auteur, essayiste

Ex: https://metamag.fr


La psychanalyse n’est pas aussi originale qu’on l’a prétendu.

Durant l’Antiquité gréco-romaine, l’interprétation des rêves, guère plus fantaisiste ni moins mercantile que celle des psychanalystes, était une spécialité des prêtres et de certains médicastres. Aelius Aristide, au IIe siècle de notre ère, semble avoir collationné tous ses rêves en des dizaines de milliers de lignes sur papyrus (Schiavone, 2003), comme son contemporain Artémidore, auteur de l’Onironcriticon (l’interprétation des rêves).

De même, dans de nombreuses peuplades primitives, une plante ou un organe animal, pouvant passer pour un symbole phallique, paraissent un gage de fertilité ou un espoir de guérir de l’impuissance : la corne de rhinocéros est depuis longtemps un composant essentiel de la pharmacopée chinoise, dans le traitement (parfaitement illusoire) de l’anérection. De ce fait, le très corruptible gouvernement d’Afrique du Sud a ré-autorisé la chasse au rhinocéros en 2014, officiellement, pour « réduire le trafic » des cornes ornant son museau. La sexologie de type fumisterie n’est pas une invention de Freud et associés.

Au XVIe siècle, le génie médical suisse Theophrast Bombast v. Hohenheim, plus connu sous le pseudonyme universitaire de Paracelse, rapportait les maladies mentales à une influence magnétique pernicieuse sur le cerveau (de nos jours, l’on parlerait de perturbations de l’électricité cérébrale) et avait entrevu le rôle des frustrations et conflits sexuels dans la genèse de certaines de ces maladies mentales.

Diderot, époux et amant très volage, aborda le problème de la sexualité dans une lettre de juillet 1767 adressée au sculpteur Étienne Falconet : « Il y a un peu de testicule au fond de nos sentiments les plus sublimes et de notre tendresse la plus épurée » (Guyot, 1963). Dans ses livres non publiés de son vivant, il se fait le propagandiste de la liberté sexuelle, prônant la masturbation comme remède à la névrose hystérique et considérant la chasteté comme « un crime contre nature » (in Suite de l’entretien de d’Alembert, de 1769).

Peu après, l’excellent médecin Franz-Anton Mesmer traite les névrosées par le « magnétisme humain » (ayant mal interprété les petites décharges électriques liées à l’hyperexcitabilité neuromusculaire), par une ébauche d’électrothérapie et surtout par des conseils sexologiques aux maris inexperts. Mesmer a le tort de se comporter en histrion et d’aimer l’argent… travers assez répandus dans sa profession.

En 1846, le neurologue Moritz Romberg (de Berlin) et, en 1868, Moritz Benedikt (un Goy de Vienne, à ne pas confondre avec son homonyme , directeur de journal) envisagent un ou des traumatismes mentaux infantiles comme causes de l’hystérie (Hirschmüller, 1991). Dans les années 1880 sq., de façon séparée, Benedikt et Pierre Janet (du Havre) traitent les névrosé(e)s en leur faisant évoquer des souvenirs d’enfance et d’adolescence (Corraze, 1976 ; Hirschmüller, 1991), soit bien avant les premiers essais de Josef Breuer, puis de Freud, à Vienne.

En 1869 avec Philosophie de l’inconscient et en 1879 avec Phénoménologie de la conscience morale, Eduard von Hartmann décrit tout ce que Freud reprendra à propos de l’inconscient individuel que l’on ferait beaucoup mieux de nommer subconscient (cf. infra). Hartmann est aussi un précurseur de Pierre Teilhard de Chardin : l’évolution darwinienne ne peut, selon lui, qu’être orientée vers la « rédemption universelle ».

Le Dr. Arthur Schnitzler, une Diva  de Vienne qui haïssait Freud autre Diva  médicale, avait, dans sa pièce de 1899 consacrée à Paracelse, insisté lourdement sur l’interprétation des rêves et le rôle des amours inassouvies dans la genèse de quelques névroses (Flem, 1986). Au début du XXe siècle, Otto Weininger, qui fréquente les deux Divas précitées, qui est lui-même un schizophrène en révolte contre ses parents, sa judéité, ses penchants homosexuels, devient l’un des concepteurs de la théorie du genre librement choisi par l’individu dont les émois sexuels contredisent sa conformation.

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Arrivent deux individus très perturbés, Wilhelm Fliess et Sigismond-‘’Sigmund’’ Freud, inventeurs de la psychanalyse qui, selon la définition assez juste de Karl Kraus, un Juif viennois qui haïssait Freud, est « une maladie mentale qui se prend pour une thérapie » (Field, 1967). Freud et Fliess sont deux Juifs racistes, convaincus de l’extraordinaire supériorité des Juifs sur les Goyim (Masson, 1984 ; Cohen, 2012). Leurs motivations sont beaucoup moins innocentes et « scientifiques » qu’on l’a trop souvent écrit.

La très curieuse tribu des Freud

Depuis son enfance, le paranoïaque Freud « aspirait à apporter un nouveau message à l’humanité… Il a réalisé son vieux rêve, d’être le nouveau Moïse montrant une nouvelle Terre promise : la conquête du Ça par le Moi » (Fromm, 1959). À dire vrai, le grand neurophysiologiste  de Vienne Thomas Meynert enseignait depuis de nombreuses années l’importance du « moi intérieur » ou subconscient, mais comment Freud pourrait-il citer celui dont il fut l’assistant et qui l’avait chassé ignominieusement en raison de sa toxicomanie à la cocaïne, dont il se faisait généreusement le propagandiste auprès des malades du service de Meynert ? Freud use (et abuse) de la cocaïne de 1884 à 1904 (Cohen, 2012), soit durant la période de naissance de sa conception de la psychiatrie, une spécialité qu’il avait fort peu étudiée, quoi qu’on en ait dit (Bénesteau, 2002, l’a démontré).

On peut négliger le verbiage final d’Erich Fromm, marxiste et psychanalyste, et ne retenir que la mégalomanie de Sigismond Freud, fils de Jakob, pédophile incestueux, et développant lui-même des sentiments incestueux pour sa mère (et l’une de ses filles). Ainsi naissent, par l’exploitation habile d’écrits de prédécesseurs et de sa triste expérience familiale, le complexe d’Œdipe et le meurtre rituel du père par le fils. Toute sa vie, Freud lutta contre sa bisexualité, tandis que sa fille Anna, devenue en 1927 membre du Comité de l’Association Internationale de Psychanalyse, se vautra dans le lesbianisme.

Maman Freud, née Amalia Nathanson, plus jeune de 19 ans que son pédophile de mari, Jakob, qui eut trois épouses, a entretenu une liaison sexuelle torride avec Philipp Freud, fils du premier mariage de Jakob (Krüll, 1983). Sigismond épouse en 1886 la fille d’un commerçant qu’il croit riche et qui s’avère n’être qu’un escroc (Cohen, 2012). Comble de malheur, ce paranoïaque bisexuel, à l’homosexualité refoulée, développe des sentiments incestueux envers sa fille Mathilde, lorsqu’elle est âgée de 9 ans, apparemment sans être passé à l’acte (s’il faut en croire une lettre adressée à Fliess, en 1896, in Cohen, 2012). On comprend que Freud, accablé par tant d’ignominies et de perversions familiales sans oublier ses propres tares, ait présenté le sentiment de culpabilité – singulièrement pour ce qui est de la sexualité – comme l’un des fondements de la vie morale (Freud, 1905, 1915, 1920).

Que le jeune Freud, élevé dans un milieu sexuellement dépravé, ait vécu un martyre intérieur, n’importe qui peut le comprendre et compatir aux malheurs de cet homme torturé. Hélas, il a fallu qu’il fasse don à l’ensemble de l’humanité de ses turpitudes personnelles et familiales et qu’il en généralise l’application, après avoir reçu les confidences de son ami  de Berlin Wilhelm Fliess, un otorhinolaryngologiste bisexuel, également paranoïaque, massacrant littéralement certains de ses patients et ne tirant aucune leçon de leur mort, qui nourrissait une passion incestueuse pour son propre fils Robert, alors âgé de 5 ans (Masson, 1984 ; Correspondance non-expurgée Freud-Fliess, 2006, notamment les lettres de Freud, en date des 2 et 11 février 1897). La correspondance de Freud témoigne de son égocentrisme, de son avidité de gloire et d’argent ; elle est farcie de termes scatologiques et orduriers (Freud-Fliess, 2006 ; Cohen, 2012).

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Fliess et Freud ont rompu lorsqu’en 1906, le premier a reproché au second de plagier les travaux d’un authentique psychiatre, Albert Moll, les déformant de façon grotesque (Bénesteau, 2002). Freud a violé l’anonymat de ses patients, dans sa correspondance avec des confrères, mais aussi en discutant avec des amis non médecins, ce qui est un délit grave. Enfin, il a très souvent menti sur ses résultats thérapeutiques (Bénesteau, 2002).
Freud et ses disciples, haineusement anticatholiques (ce que leur reprochait leur ennemi juif Karl Kraus, converti au catholicisme par conviction intime, comme c’était le cas des grands anxieux Alfred Adler et Gustav Mahler), taxaient « d’antisémitisme » tous ceux qui contestaient le bien fondé de leurs thèses. Le  très talentueux Carl-Gustav Jung sera accusé de cette façon pour avoir, bien avant la Grande Guerre, affirmé que la psychanalyse n’était d’aucun secours dans le traitement des psychoses ; il avait pleinement raison.

Pourtant, la carrière de Freud ne souffrit nullement de son anticatholicisme ni de son implication dans la secte maçonnique des B’naï B’rith (à compter de 1897, in Flem, 1986, qui, très curieusement, en fait une loge maçonnique « très libérale »). Docteur en médecine en 1881, il est agréé Privatdozent (maître de conférences agrégé) à la Faculté de médecine de Vienne en 1885, professeur extraordinaire (sans chaire) en 1902 et titulaire de chaire en 1919 (Ellenberger, 1970), mais la rengaine de « Freud, victime de l’antisémitisme viennois » fait toujours la gloire et la fortune de romanciers et de scénaristes (Mahler est également bien placé dans ce registre totalement erroné).

En retour, Freud, le pistonné de la faculté de médecine de Vienne, voue à sa ville « une haine personnelle » (in lettre à Fliess, du 11 mars 1900).  Freud ne souffre nullement d’un soi-disant antijudaïsme institutionnel (pas plus que n’en souffre Mahler, qui pourtant le dénonce lui aussi) : c’est un perpétuel insatisfait, une Diva assoiffée de gloriole et d’argent, qui explique ses échecs par la malignité publique. On sait que, depuis deux millénaires et demi, divers Juifs ont pris l’habitude de dénoncer le racisme des Goyim, sans se soucier le moins du monde de leur propre racisme matrimonial.
Psychanalyste ou pas, Freud poursuit aveuglément la tradition paranoïaque de certains Juifs, du style : « Tout le monde nous en veut, parce que nous sommes les plus beaux, les plus intelligents, les plus…, les moins… ».

Les curieux débuts de la religion psychanalytique

Est-il véritablement nécessaire de faire intervenir les passages érotiques, la symbolique sexuelle ou les associations d’idées plus ou moins délirantes de la Kabbale (Eysenck, 1965 ; Bailey, 1972), pour expliquer les ahurissantes explications que Freud et consorts ont tirées des confidences de leurs malades, immédiatement répercutées dans des livres et les exposés publics des géniaux découvreurs des « secrets de l’inconscient » ?

On peut d’ailleurs faire une objection sémantique à la prétention de ces génies : s’il existe un « inconscient » dans l’esprit humain, il est aussi impénétrable à l’intelligence humaine que les célébrissimes voies de la providence divine. L’on peut négliger les doctes âneries de Jacques Lacan sur « l’inconscient structuré comme le langage ». Seul le subconscient est accessible, soit les souvenirs enfouis au plus profond de la conscience, sous d’épaisses couches de mensonges et grâce aux oublis volontaires.

La religion psychanalytique est née de la réunion, à Vienne, d’un nombre ahurissant de dérangés mentaux, presque tous juifs ; le seul Goy des origines du nouveau culte viennois qui lui soit demeuré fidèle (Jung a très vite déserté la chapelle freudienne), le Britannique Ernest Jones, était lui-même pédophile (Bénesteau, 2002). Comme l’a dit Freud au médecin britannique Stanley Blanton, à propos des étudiants en médecine qui orientent leur carrière vers la psychiatrie : « C’est parce qu’ils ne se sentent pas normaux et qu’ils veulent se convaincre qu’ils le sont » (Blanton, 1973)… on peut même penser qu’ils espèrent se guérir eux-mêmes.

On est ébahi du nombre de pionniers de la psychanalyse morts suicidés ou déments (Zwang, 1985 ; Bénesteau, 2002). Parmi les suicidés, l’on trouve Wilhelm Stekel (qui, en 1910, s’était fait connaître par une publication où il faisait du suicide le désir d’expier une faute sexuelle, soit une reductio a sexis, parfois vérifiée, mais souvent absente des motivations du suicidaire), Victor Tausk, Otto Gros, et quatre autres fidèles des premières années : messieurs Federn, Kahane, Schrötter et Silberer. Sont réputés morts déments Otto Rank (fils d’ivrogne et longtemps l’élève préféré de Freud) et Sandor Ferenczi, tous deux obsédés sexuels et exceptionnellement laids (Ferenczi a dirigé la psychanalyse à Budapest durant les tueries communistes de 1919, in Roheim, 1967, qui fut lui-même un autre Juif, riche et marxiste, de la bande de Bela Kohn dit Kun, de triste mémoire). George Groddeck, un Goy élevé en fille jusqu’à l’âge de 6 ans et obsédé par le mythe platonicien de l’androgyne (cf. Groddeck, 1920), est également mort dément.


À cette liste de noms, dont certains furent célèbres, on peut ajouter ceux de Mélanie Klein (une déséquilibrée, selon Bruno Bettelheim, 1991), qui fut à l’origine de la fable des « enfants traumatisés par le pot de chambre », et de la schizophrène Sabina Spielrein. Alfred Adler, l’homme du complexe d’infériorité, et Wilhelm Reich, le chantre de l’amour libre et le théoricien de l’orgone auquel nul n’a jamais rien compris (peut-être parce que c’était un absurdité intégrale), étaient deux nabots, laids et marxistes. Quant à l’honorable Max Eitington, il fut à la fois un Juif fort riche et un agent stalinien du NKVD (l’ancêtre du KGB).

De 1902 à 1938, 25 des 307 membres de l’Association Internationale de Psychanalyse se sont suicidés. Prenant conscience de cette surmortalité endogène, Freud a dit, peu de temps avant de quitter Vienne : « Le jour n’est pas loin où l’on considérera la psychanalyse comme une cause légitime de décès » (in Bénesteau, 2002). On peut apprécier l’humour noir dans la fiction romanesque, mais une telle phrase sur un tel sujet est indigne d’un médecin.

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Nombre de ces malheureux  avaient beaucoup souffert durant leur enfance et l’on ferait bien de s’intéresser au fardeau génétique de l’endogamie rituelle forcenée et aux ignominies sexuelles parentales. Rank, fils d’ivrogne a focalisé ses études sur le traumatisme de la naissance et sur la domination du psychanalysé par son analyste (Johnston, 1985). Rank et Ferenczi, obsédés sexuels, semblent avoir abusé de certaines de leurs patientes (Bénesteau, 2002).

Freud lui-même fut un monument d’arrogance et de psychorigidité, rectifiant motu proprio les souvenirs de ses malades quand ceux-ci ne cadraient pas avec son interprétation, fondée sur des aprioris (Jones, 1969). Freud mentait effrontément dans les publications des cas cliniques qu’il avait observés et plus encore sur les résultats thérapeutiques qu’il était censé avoir obtenus (Bénesteau, 2002). Comme bien des obsessionnels, Freud était avant toute autre chose un grand anxieux, refusant, par esprit de système, de laisser quelque rôle que ce soit au hasard ou, si l’on préfère, faisant de la vie et de ses aléas une nécessité voulue par une divinité impersonnelle, comme Albert Einstein qui refusait l’indétermination et l’incertitude d’Heisenberg, parce que « Dieu ne joue pas aux dés ».

Le Juif ne sommeillait jamais en Freud, qui se souvenait de la faute originelle, selon le texte de la Genèse : Ève avait perverti Adam, pour s’être laissée séduire par Satan. L’œuvre de Freud, soit la prétention d’avoir exploré la « psychologie des profondeurs de l’esprit humain », n’était fondée que sur sa propre introspection. De ses tares, de ses peurs, de ses désirs insanes réprimés et inassouvis, de sa culture biblique et talmudique, il a inféré une conception fort restrictive de l’être humain : celle du Tout-sexuel. Ses thèses furent fort bien reçues par les tenants de l’école de Francfort, qui les exportèrent aux USA durant les années 1938-60, d’où elles revinrent en Europe occidentale lors de l’explosion politico-sexuelle des années 1965-1975.


La sous-littérature  d’inspiration psychanalytique consacrée au Führer du IIIe Reich affublera cet homme chaste et austère des tares et des anomalies de comportement du grand Freud, qui expulsait ses accès de colère en cassant des objets, qui consultait des voyantes et autres diseuses de bonne aventure, qui luttait furieusement contre ses tendances homosexuelles, qui multipliait les aventures extra-conjugales, qui pratiquait un véritable fétichisme des nombres, qui haïssait Vienne et les Viennois (Bénesteau, 2002) : toutes tares et déviances dont on pare un Hitler de fantaisie (cf. Plouvier, 2012, IIe partie).

Il serait absurde de nier le caractère sexuel de nombreux rapports conflictuels entre humains, notamment ceux régissant l’hégémonie, pour la seule raison que Freud et ses élèves en ont abondamment disserté (Gérard Zwang, 1985, va trop loin dans le déni). De même, si l’on ne peut que sourire des allégations freudiennes selon lesquelles tout être humain est bisexuel (une fois de plus, le maître faisait de son cas une généralité), on ne peut qu’accepter les statistiques non-biaisées qui permettent d’estimer les homosexuels exclusifs aux alentours de 3% des humains avec un pourcentage très voisin de bisexuels (cf. les études rapportées in Randa, 2013).

Tous les pseudo-travaux des psychanalystes, notamment ceux de Mélanie Klein, sur le pouce de l’enfant utilisé comme substitut du mamelon maternel sont devenus obsolètes lorsque les études échographiques de la grossesse ont démontré que tous les fœtus sucent leur pouce in utero, bien avant de téter le sein maternel.

On ne peut nier que la « scolastique freudienne » (Debray-Ritzen, 1991) repose sur des ratiocinations grotesques à partir de prémices infondées et de pseudo-« vérités révélées » par Freud, tantôt délirant, tantôt faussaire (Bénesteau, 2002) et consorts. De même, il est indubitable que « la méthodologie psychanalytique relève du délire d’interprétation » (Zwang, 1985) et d’une pseudo-religion. Pour bien des esprits faibles, de 1900 à nos jours, le bagout des psychanalystes a remplacé les prêches du clergé, coûtant davantage d’argent à leurs ouailles.

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Néanmoins, on ne peut éliminer tous les apports psychiatriques des années 1870-1930 sur les névroses et la part psychosomatique de nombreuses maladies, au prétexte que de trop nombreux psychanalystes furent des charlatans débauchés et fort peu honnêtes. Le seul grand psychiatre de l’ère pré-chimiothérapique fut Carl-Gustav Jung, qui souffrait lui-même de psychose maniaco-dépressive comme sa mère. Il eut l’immense mérite de différentier les personnalités introverties (très influencées par les impressions subjectives, dont l’esprit analytique favorise la réflexion personnelle) et les extraverties (objectives, dogmatiques et positives, d’esprit synthétique, très sensibles aux faits), avec toute la gamme des personnalités intermédiaires (Jung, 1977).

La psychiatrie moderne doit divorcer de la supercherie psychanalytique qui restera un inépuisable filon de science-fiction.

Bibliographie

P. Bailey : Sigmund, le tourmenté, La Table Ronde, 1972
J. Bénesteau : Mensonges freudiens. Histoire d’une désinformation séculaire, Mardaga,
B. Bettelheim : Le poids d’une vie, essais-souvenirs, Laffont, 1991
S. Blanton : Journal de mon analyse avec Freud, P.U.F., 1973
D. Cohen : Freud sous coke, Balland, 2012
J. Corraze : De l’hystérie aux pathomimies, Dunod, 1976
P. Debray-Ritzen : La psychanalyse, cette imposture, Albin Michel, 1991
H. F. Ellenberger : The discovery of the unconscious. The history and evolution of dynamic psychiatry, Basic Books, New York, 1970 (cet énorme pavé permet de réfuter les allégations sur l’antijudaïsme qui aurait « régné en maître » à la faculté de médecine de Vienne ou dans la haute administration autrichienne avant la Grande Guerre)
H. J. Eysenck : Fact and fiction in psychology, Penguin Books, Londres, 1965
F. Field : The last days of mankind. Karl Kraus & his Vienna, McMillan, Londres, 1967
L. Flem : La vie quotidienne de Freud et de ses patients, Hachette, 1986
S. Freud : Trois essais sur la théorie de la sexualité, Gallimard, 1966 (1ère édition allemande de 1905, texte très remanié en 1915)
S. Freud : Essais de psychanalyse, Payot, 1970 (1ère édition, allemande en 1920)
S. Freud : Lettres à Wilhelm Fliess. 1887-1904, P.U.F., 2006 (1ère édition non expurgée)
E. Fromm : La mission de Sigmund Freud, Éditions Complexe, Bruxelles, 1975 (1ère édition nord-américaine de 1959)
G. Groddeck : La maladie, l’art et le symbole, Gallimard, 1969 (compilation de textes écrits de 1909 à 1933)
C. Guyot : Diderot par lui-même, Seuil, 1963 (1ère édition de 1953)
A. Hirschmüller : Josef Breuer, P.U.F., 1991 (1ère édition allemande de 1978)
E. Jones : La vie et l’œuvre de Sigmund Freud, P.U.F., 1969
W. M. Johnston : L’esprit viennois. 1848-1938, P.U.F., 1985 (ouvrage d’exception)
C. G. Jung : Types psychologiques, Georg, Genève, 1977 (1ère édition de 1950)
M. Krüll : Sigmund, fils de Jacob : un lien non dénoué, Gallimard, 1983
J. M. Masson : Le réel escamoté. Le renoncement de Freud à la théorie de la séduction, Aubier, 1984
B. Plouvier : Faux et usage de faux en histoire, pour la IIe partie : Les faussaires de l’hitléromanie, Dualpha, 2012
P. Randa : Mafia rose. Des fantasmes dénoncés à l’exaspération actuelle, Déterna, 2013
G. Roheim : Psychanalyse et anthropologie, Gallimard, 1967 (1ère édition US en 1950 ; avant-propos hagiographique de Roger Dadoun)
A. Schiavone : L’histoire brisée. La Rome antique et l’Occident moderne, Belin, 2003 (édition originale italienne de 1996)
G. Zwang : La statue de Freud, Laffont, 1985

17:26 Publié dans Psychologie/psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sigmund freud, freudisme, psychanalyse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 16 mai 2017

Mikhail Bakhtins taalfilosofie en de psychoanalyse van de schizofrene psychose

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Het psychotisch discours in dialogisch perspectief

Mikhail Bakhtins taalfilosofie en de psychoanalyse van de schizofrene psychose

Arne Saeys

Scriptie voorgelegd aan de FACULTEIT PSYCHOLOGIE EN
PEDAGOGISCHE WETENSCHAPPEN,
voor het behalen van de graad van
Licentiaat in de
Psychologie.

Academiejaar: 2003-2004

KATHOLIEKE UNIVERSITEIT LEUVEN

Promotor: Prof. Dr. Jan Godderis 

Inleiding

Hoofdstuk 1. Verklaren, begrijpen, interpreteren en dialogeren

  1. Nosologie: van Kraepelin tot DSM-IV 
  2. Jaspers’ methodologie

        2.1. Ontwikkeling van de persoon

        2.2. Empathisch begrijpen vs interpreteren

  1. Fenomenologisch begrijpen
  2. Psychoanalytisch interpretaties
  3. Sociale verhoudingen

Hoofdstuk 2. Taal en de Ander: Bakhtin & Lacan

  1. De symbolische orde en de psychose
  2. 1. De symbolische orde
  3. 2. De verwerping van de Vader-metafoor
  4. Taal: Structuralisme & dialogisme
  5. Het taalsysteem en het individuele spreken
  6. Het probleem van de verwijzing 
  7. De gelaagdheid van de taal .
  8. Bemiddeling van het onmiddellijke
  9. 5. Metafoor en metonymie

             5.1. Jakobsons metafoor en metonymie

             5.2. Jakobsons functies van de taal

             5.3. Lacans metafoor en metonymie

             5.4. Metafoor en cultuur

  1. Omtrent betekenis
  2. De Ander en de anderen in het discours

            7.1. Het gedeelde subject

            7.2. De geadresseerde ander

            7.3. Dubbelstemmig discours

                 7.3.1. De vrije indirecte rede

                 7.3.2. Het gelijk gerichte dubbelstemmige woord

                 7.3.3. Het verschillend gerichte dubbelstemmige woord

                 7.3.4. Interne en externe dialoog

            7.4. De polyfone auteur

    III. Subject: Psychoanalyse & literaire creatie

  1. Het Spiegelstadium en de Dubbelganger
  2. Auteur en Held
  3. De sociale band 
  4. Het dialogische zelf
  5. ‘Het onbewuste is gestructureerd als een taal’
  6. Het groteske lichaam & de driften
  7. Besluit: Taal, subject & lichaam

Hoofdstuk 3. De schizofrene psychose: taal en subject

  1. Het psychotisch discours
  2. Een discours zonder referentie
  3. Neologisme, refrein en onderbreking
  4. Dromen en associaties
  5. De hallucinatie
  6. De psychotische structuur
  7. Mislukking van de Symbolische identificatie
  8. Mislukking van de Imaginaire identificatie
  9. De horror van het Reële

    III. Psychose en sociale band

  1. De breuk in ‘het dialogische zelf’
  2. De narratieve structuur in de psychose 
  3. Positieve en negatieve symptomen
  4. Afwezigheid van een handelende protagonist
  5. Intersubjectiviteit als bedreiging
  6. De ‘psychotische structuur’ en de dialogische ontwikkeling
  7. Het groteske en het schizofrene lichaam 
  8. Niet-symbolisatie van het lichaam
  9. Lust en onlust
  10. De verwerping van het groteske lichaam
  11. Besluit: Taal, structuur en lichaam in de psychose

Hoofdstuk 4. Therapie en dialoog

  1. Narratieve transformaties
  2. Dialogische overdracht
  3. Het groteske lichaam in therapie
  4. De Open-Dialoog-Benadering
  5. Besluit

Conclusie

Referenties

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Samenvatting

Saeys, Arne. Het psychotisch discours in dialogisch perspectief. Mikhail Bakhtins taalfilosofie en de psychoanalyse van de schizofrene psychose.

Verhandeling aangeboden tot het verkrijgen van de graad van Licentiaat in de Psychologie, september 2004.

Leiding: Prof. Dr. Jan Godderis 

Deze literatuurstudie tracht bestaande fenomenologische en psychoanalytische betekenissen die aan het psychotisch discours verleend zijn in het licht te plaatsen van de taalfilosofische noties van de Russische linguïst Mikhail Mikhailovich Bakhtin. Bakhtin heeft evenwel zelf nooit iets over psychopathologie geschreven. Zijn reflecties betreffen in hoofdzaak het proces van literaire creatie zoals bijvoorbeeld in het werk van Dostojevski en Rabelais. Bakhtin is echter meer dan een literatuurwetenschapper. Vanuit zijn literatuurtheorie ontwikkelde hij een heel eigen filosofie die in grote mate toepasbaar is op domeinen ver buiten de literatuurtheorie.

Bakhtin stelt dat de mens op de eerste plaats een talig en cultureel subject is. Deze zienswijze toont overeenkomsten met de structuralistische visie op taal en subject van Jacques Lacan. Gezien de baanbrekende opvattingen van Lacan inzake de psychose lijkt het interessant zijn visie op taal en subject met die van Bakhtin te vergelijken. Beiden beklemtonen het belang van de taal in de subjectwording. Er zijn evenwel verschillen in hun taalopvattingen. Het probleem van de verwijzing, betekenisverlening, metaforisatie, dubbelstemmig discours en andere taalfenomenen worden uitgebreid besproken. Het wordt duidelijk dat Lacans benadering een grote nadruk legt op het structurerende van de taal. Bakhtin daartegenover stelt dialogische relaties boven het systeem van de taal. Waar Lacan de taal voornamelijk ziet als de structuur die orde schept in de sociale relaties tussen mensen, zal Bakhtin de rol van de taal vooral zien als datgene wat mensen met elkaar verbindt. Na een confrontatie tussen structuralistische en dialogische taalopvattingen wordt het belang van het Spiegelstadium bij Lacan vergeleken met het proces van de literaire creatie bij Bakhtin. In de de-individualisering van het menselijke subject wordt een belangrijk punt van overeenkomst gevonden tussen beide denkers. Waar het subject bij Lacan slechts verdeeld wordt door dé Ander, drijft Bakhtin de verdeling van het subject nog verder door. Uiteindelijk belandt men bij een ‘meerstemmig’ of ‘dialogisch zelf’, dat uit zovele posities bestaat, dat er een levendige innerlijke dialoog kan plaatsvinden. Ook het lichaam wordt bij Bakhtin ontdaan van zijn individualiteit, wanneer hij spreekt over het ‘groteske lichaam’. In de carnavalsgemeenschap overschrijdt het groteske lichaam zijn grenzen, waardoor het een sociale betekenis krijgt.

In een volgend luik worden de implicaties van deze bevindingen voor het spreken van de psychoticus uitgewerkt. Eerst worden de merkwaardigheden uit het psychotisch discours bekeken vanuit een linguïstisch standpunt. Daarna volgt een psychoanalytische interpretatie van de psychotische taalfenomenen en de hallucinatie. Het ontbreken van een symbolische bemiddeling in de psychose staat centraal. Lacan beschrijft vandaar uit de psychotische structuur. Door een mislukking van een symbolische en een imaginaire identificatie zou het subject ten prooi vallen aan de horror van het reële. De psychoticus plaatst zich buiten de taal als sociale band met de Ander. Geïnspireerd door Bakhtins filosofie werd recentelijk een theorie uitgewerkt die het psychotische subject vanuit een dialogisch perspectief bekijkt. Centraal staat de breuk in het ‘dialogische zelf’. Het psychotische subject zou moeilijkheden hebben om zich te positioneren in de interne en externe dialoog. Vanuit een integratie van de theorie van het ‘dialogische zelf’ en de psychoanalyse zouden we kunnen zeggen dat de psychotische structuur gekenmerkt wordt door een verstoorde dialogische positionering tegenover de Ander(en). Tenslotte wordt de houding van de psychoticus ten opzichte van het eigen lichaam besproken. Het lichaam zou niet gesymboliseerd zijn en zou beheerst worden door de ‘doodsdrift’. Vanuit Bakhtin kunnen we stellen dat de psychoticus het groteske lichaam verwerpt.

Uit de hier voorgestelde visies vloeien een aantal psychotherapeutische praktijken voort. De narratieve benadering van het ‘dialogische zelf’ richt zich op het versterken van de innerlijke dialoog. De psychoanalyse gaat dieper in op het verschijnsel van de overdracht in de externe dialoog. Er wordt gesteld de overdracht te laten plaatsgrijpen op het niveau van het lichamelijke. Tenslotte wordt vanuit een systemische hoek het belang van een Open Dialoog met allen die betrokken zijn bij de crisis van de psychoticus benadrukt, zodat de psychose vanuit de dialoog een gedeelde betekenis kan krijgen.

mardi, 17 janvier 2017

La bienveillance est-elle source de violence?

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Bob Woodward:

Ex: http://decryptnewsonline.com 

La deuxième journée nationale contre le harcèlement à l’école a eu lieu début novembre 2016. Parents, professionnels et enfants étaient visés par cette nouvelle campagne. Mais, si l’initiative était louable et que certaines vidéo présentées à l’occasion n’ont pas manqué d’émouvoir et de susciter l’indignation, on est en droit de se demander si le ministère ne s’est pas, tout simplement, trompé de cible…

Les parents, déjà largement sensibilisés à cette pratique, sont ceux qui, en dépit de tout bon sens, accusent régulièrement les enseignants de harceler leurs enfants. Les enseignants font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose, délestés qu’ils sont depuis des années de toute autorité. Quant aux enfants, beaucoup y sont sensibles, beaucoup sauf les principaux intéressés… Les sourires entendus et ricanements de certains caïds tournent souvent à la franche rigolade.

Comment s’en étonner quand un ministère se persuade que les dangers principaux qui guettent l’enfant à l’école sont l’humiliation (par les professeurs !) et l’ennui, auxquels il faut remédier grâce à la « pédagogie de la bienveillance ». On ne peut prôner sans cesse l’indulgence envers les bourreaux, les faire passer pour des victimes et espérer que disparaissent miraculeusement ces brimades.

« Comment se fait-il que l’équipe éducative n’ait rien vu ? », entend-on régulièrement après un drame. Soit les adultes, qui n’ont plus aucun pouvoir depuis que l’école a décrété que la parole de l’élève valait autant que celle du professeur, ont tant d’autres choses à gérer qu’ils passent à côté. Soit, plus grave, la direction ferme les yeux ou minimise les actes de harcèlement et ne punit pas leurs auteurs à la mesure de leur comportement. Les exemples, hélas, sont légion. Un suffit à incarner le malaise : à Saint-Michel-sur-Orge dans l’Essonne, un établissement choisi pour lancer la précédente campagne contre le harcèlement n’a même pas respecté le protocole établi dans le cas de sa victime.

Certains se demandent aussi pourquoi les jeunes harcelés ne préviennent pas un adulte. Tout est fait pour les en dissuader. Dès leur plus jeune âge, on explique aux élèves qu’il ne faut pas « rapporter » – tout en leur interdisant de se faire justice eux-mêmes – certains allant même jusqu’à l’assimiler à de la « délation », mot que j’ai entendu de nombreuses fois dans les bouches des principaux/ proviseurs, de certains CPE, voire de certains professeurs.
Les harceleurs ne sont quasiment jamais exclus.

C’est oublier également que l’élève, qui ose raconter ce qu’il subit, prend le risque de voir ses brimades redoubler. De la part de ses autres camarades, prêts à toutes les compromissions pour ne pas passer pour des « balances » (des « poucaves ») et être du côté du plus fort – surtout dans une école qui a érigé le cancre en modèle (à Béziers, le harcelé s’est fait taper pendant l’intercours parce qu’il a répondu à une question posée par la prof et ce malgré tous les efforts qu’il faisait pour rester un élève moyen). Mais aussi de la part de la direction. Dans cette école qui a inversé toutes les valeurs, les harceleurs ne sont quasiment jamais exclus, on leur trouve toutes les circonstances atténuantes possibles et imaginables. C’est donc le plus souvent au harcelé de quitter l’école. Et tout le monde n’a pas nécessairement les moyens ou l’opportunité de déménager.

Sensibiliser au harcèlement, certes, cela ne peut pas faire de mal. Mais cette campagne risque fort de ne toucher que les adultes. Peu de chances pour que des enfants de 11 à 14 ans (c’est au collège que le harcèlement est, statistiquement, le plus fréquent) changent tout à coup de comportement. Une poignée de victimes osera peut-être en parler. Mais rien ne permettra de régler le problème en amont : une société qui attend tout de ses enfants et ne responsabilise pas ses adultes est une société malade.

En voulant éradiquer l’humiliation des élèves par le professeur, l’école moderne a construit l’humiliation des élèves par leurs semblables. En invitant les « apprenants » à échafauder eux-mêmes leur propre savoir, elle a confisqué l’autorité du professeur. En cherchant par tous les moyens à faire de ce dernier un égal de l’élève, elle a fait de lui un être pas davantage capable de le protéger que ses camarades.

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« Traiter tous les hommes avec la même bienveillance et prodiguer indistinctement sa bonté peut tout aussi bien témoigner d’un profond mépris des hommes que d’un amour sincère à leur égard » disait Nietzsche. On ne saurait mieux résumer l’idéologie de l’Education nationale.
L’école bienveillante est un courant pédagogique dont un des  exemples est la pédagogie Freinet.  Cette pédagogie est basée sur le constructivisme « aider l’enfant à construire son savoir » et a pour doctrine l’absence de notations. Je ne veux pas me mettre à dos tous les enseignants qui se réclament du « mouvement Freinet ». Leur manière d’aborder la pédagogie a une réelle valeur ajoutée si elle est utilisée par des personnes qui connaissent les mécanismes cognitifs de l’apprentissage et qui sont capables de relativiser les conséquences pour l’enfant des agressions de son environnement.  Cependant l’éducation nationale l’a instrumentalisé en décrivant des conséquences de sa non-application qui sont inexactes  de manière à pouvoir, encore une fois, accuser à tort les enseignants des difficultés de l’école.

Par ailleurs la vision intégriste de l’ « école bienveillante »  est inopérante en éducation prioritaire à cause de la violence que fait subir la société aux enfants et elle a des biais sociaux importants sur la capacité de l’enfant à trouver sa place dans le monde des adultes.

Il s’agit pas de vouloir nier la valeur ajoutée de cette approche quand elle est utilisée avec intelligence pour ce qu’elle est, mais de montrer que la manière dont elle a été instrumentalisée par l’Education Nationale a trois effets pervers : la perte de repère sur ce qui met réellement en situation de malaise les enfants, la plus grande difficulté à obtenir une ambiance de classe sereine dans les établissements prioritaires, la plus grande difficulté pour les enfants dont les parents ne connaissent pas les codes à trouver leur place dans le monde des adultes. Les agressions fortes, comme l’harcèlement moral par le groupe, peuvent détruire la confiance en soi et avoir des conséquences importantes sur la vie d’adulte.

L’institution scolaire doit avoir une politique pour éviter les agressions fortes, doit avoir une action de fonds pour améliorer le bien-être scolaire  et doit repérer et aider les enfants en situation de mal-être quelle qu’en soit la cause, y compris familiale.

Mon problème est que je n’ai pas compris pourquoi les inspecteurs généraux de l’éducation nationale et certaines personnes dans une association de parents d’élèves et dans certains syndicats d’enseignants refusaient de voir les violences des élèves entre eux, ou du groupe sur un élève. Je n’ai pas compris pourquoi ce sujet a été systématiquement censuré,  jusqu’à une période récente, dans les analyses venant du système éducation nationale. La raison était qu’il ne fallait pas « stigmatiser certaines population ». En réalité, les violences morales entre élèves existent dans tous les milieux.

Pourtant une étude britannique, portant sur 7771 enfants nés en 1948, a montré que les élèves harcelés dans leur jeunesse, étaient à l’âge adultes plus souvent dépressifs, angoissés et suicidaires et plus souvent au chômage et moi rémunérés quand ils travaillaient. Aujourd’hui, il y a une vraie politique de prévention des violences entre élèves, mais c’est très récent. La France a 40 ans de retard sur ce sujet.
Mon deuxième questionnement est que je n’ai pas compris pourquoi le principal problème du collège, celui qui est responsable de la perte de l’estime de soi et le découragement devant les efforts scolaires n’étaient pas traités par le système éducation nationale : le fait que, à partir de la quatrième, les contrôles dans toutes les matières sont impossibles à réussir par les élèves qui maîtrisent insuffisamment la lecture et l’expression écrite. Ce n’est pas la faute de l’enseignant mais du système éducation nationale qui impose des contrôles inadaptés aux classes hétérogènes, y compris là où ce n’est pas utile. Que celui qui est en difficulté en expression écrite n’arrive pas à réussir des contrôles de Français cela peut se concevoir. Mais pourquoi avoir utilisé des doctrines pédagogiques (dont l’inefficacité est aujourd’hui prouvée) en SVT et en physique qui  ont pour conséquence de mettre en situation d’échec ceux qui ont la compréhension des concepts  de la matière mais des difficultés d’expression ? Alors que le problème est bien établi depuis 40 ans, la situation a empiré depuis 10 ans. Les contrôles des matières "dites secondaires" ont évolué pour être encore moins accessibles pour les élèves ayant de graves lacunes en expression écrite.

Par contre, je n’ai jamais perçu des enfants traumatisés par leurs notes, ou par des remarques des enseignants. Il y a certaines anecdotes qui m’ont été rapportées sur une enseignante venant de l’étranger, qui a été mise en retraite anticipée suite à divers témoignages.  J’ai repéré une fois une prof de français de Seconde qui cherchait à piéger les élèves en donnant pas les consignes de manière codée. Ce sont des cas extrêmement particuliers. Il convient que le système éducation nationale ait les actions de management adéquates, cependant c'est malhonnête de communiquer comme si c'était une généralité. Mon constat est que les agressions moralement perçues par les enfants à cause de leurs notes ou des commentaires se situent dans la quasi-totalité des cas du niveau de celles qui permettent à l’élève de se construire.

Les découragements arrivent quand l’enfant a fait des efforts importants pour progresser sans aucun résultat. Cela n’est nullement dû aux enseignants mais à la forme de contrôle imposée par l’éducation nationale.En conclusion, l’accusation envers les enseignants de ne pas savoir être bienveillants est une accusation injuste. La première des causes de mal-être des enfants sont les taquineries répétées de leurs camarades. La deuxième cause est que des jeunes se trouvent devant des devoirs que, quels soient leurs efforts, ils ne peuvent pas réussir. Si parfois, un enfant est un peu vexé par une remarque d’un enseignant, il n’y a rien d’insurmontable. Par ailleurs, c’est parfois inévitable pour obtenir une ambiance de travail dans une classe de 30 enfants. Ce n’est malheureusement pas le message qu’envoie l’Education Nationale. Une  « l’école bienveillante » s’obtient par  une prévention efficace des violences entre élève, et en s’organisant pour qu’aucun élève ne  soit devant un contrôle dont il ne peut pas en faire la moitié s’il fait des efforts, tout le reste est du deuxième ordre.
Il est bien entendu facile d’appliquer à la lettre les théories de l’école bienveillante dans un établissement privé où l’on sélectionne les élèves. Je pense qu’il est possible de les adapter avec pragmatisme à beaucoup de situations d’enseignements pour donner l’envie d’apprendre aux enfants. Cependant, il faut en reconnaître les limites. Quand il y a des phénomènes de groupes où le jeu collectif est de mettre en difficulté l’enseignant, où quand celui qui s’investit dans l’effort scolaire subit un véritable harcèlement moral de ses camarades, toutes ces théories ont leur limite.

Nous avons vu la catastrophe qu’a été l’interdiction des punitions collectives, heureusement abandonnée. L’enseignant était obligé de laisser les transgressions graves dont l’auteur n’avait pas été identifié,  impunies. L’autorité de l’enseignant est un pilier de la tenue de classe. Tout ce qui la sape est à bannir pour l’intérêt des enfants. Car quand ce sont les élèves qui font la loi, il est impossible de mettre en place une école bienveillante. Or, certaines remarques de personnes ayant autorité envers des enseignants qui ont du mal à tenir leur classe sont inadmissibles. La classe en tant que groupe peut ne pas être bienveillante et ce n’est pas des théories de « casimir au pays des bisounours » qui aident à trouver des solutions. Par ailleurs, il faut prendre avec circonspection les affirmations d’un ressenti d’une injustice d’un jeune. Il s’agit d’un élément de langage qu’il est normal d’utiliser pour mettre en difficulté des enseignants. Or, trop souvent, ceux qui ne sont pas sur le terrain prennent cette affirmation au premier degré. L’école doit être attentive à l’état de bien-être  de chaque enfant, avoir une attention d’éviter ce qui peut créer du mal-être et d’aider les enfants qui font face à des problèmes qui le mettent en état de malaise fort, y compris quand ceux-ci sont extérieurs à la classe. Toutefois, il faut prendre en compte l’environnement qui parfois est extrêmement agressif. Les théories de bisounours qui focalisent sur la relation enfant-prof peuvent être totalement inadaptées. Dans ce cas, les imposer aux enseignants est une violence morale.

lundi, 28 novembre 2016

L’avenir est à la postpsychiatrie

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L’avenir est à la postpsychiatrie

Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national
Ex: http://www.lesobservateurs.ch

Les temps changent, les déficits se creusent, les audits se multiplient, les migrants en précarité doivent être placés en sécurité…Les structures de la psychiatrie, presque partout en audit, sont sous pression. Le nouveau directeur médical des Services psychiatriques du Jura bernois veut « secouer le cocotier » d’une institution tentaculaire, qui a bénéficié depuis des lustres d’une rente de situation et qui doit maintenant se redimensionner et se frotter aux réalités économiques du « coût-efficacité ».Tant mieux et bonne chance, car il lui en faudra pour réformer ce système à forte inertie avec une multitude d’activités parallèles alibis, souvent d’essence antipsychiatrique, occupationnelles et de développement personnel. Il n’est pas un inconnu dans la région puisqu’il s’était impliqué dans l’excellent programme pro-famille qui laissait aux proches de patients psychiatriques lourds la possibilité de développer des habiletés  pour affronter des symptômes déstabilisants pour eux et de trouver des ressources, des solutions, un espace de parole et d’écoute. On sait aussi qu’il compte développer une approche de médiation neurocognitive permettant de modifier  pratiquement des  croyances, affronter mieux la réalité et qu’il pratique la thérapie cognitive, plus démocratique et collaborative. On ne peut que se réjouir de voir se tourner la page de la Bonne Parole psychanalytique et de son idolâtrie du Savoir et du Pouvoir.

Le plus réjouissant est son projet de recentrer la pratique des soins sur les soins. Et d’externaliser les approches nombreuses collatérales dispendieuses et occupationnelles. L’art-thérapie, les sorties accompagnées qualifiées de thérapeutiques, les congés thérapeutiques, les bricolages occupationnels calibrés pour handicapés mentaux, rien qui ne permette vraiment le retour dans la vie réelle communautaire. Ces thérapies ont leur place, c’est certain, mais dans l’ambulatoire au long terme et doivent être découplées des soins aigus et de crise. Les soins psychiatriques échappent encore  trop à la modernité des approches médicales (psychopharmacologie restaurant le sommeil et diminuant le stress, techniques d’anesthésie aujourd’hui de maniement sûr et simple), approche cognitive et résolution des problèmes. Elle reste encore trop fortement une pratique asilaire, éloignée des centres urbains, basée sur les activités occupationnelles, une sorte de club Med pour faire passer le temps de la crise, sans la résoudre avec des moyens adéquats. On y est beaucoup placé à fin d’assistance, en attendant que les proches reprennent un peu leur souffle. C’est bien, mais insuffisant.

Il est grand temps, comme l’a fait à l’époque Basaglia, précurseur de la désinstitutionalisation en Italie, que les désordres et  troubles mentaux soient traités de manière non discriminante, à l’hôpital général par exemple, sans approche au rabais ou demi-mesures condescendantes. Les traitements longs contraints devraient être en minorité et décidés, contrôlés par une autorité non médicale. Le modèle antipsychiatrique, naïf (le fou est normal, c’est la famille, la société, le psychiatre qui sont fous !) n’a plus de sens. Des séjours brefs, de crise, en collaboration avec le suivi ambulatoire devraient être organisés dans l’hôpital général et s’appuyer essentiellement sur le réseau extérieur prévu pour intervenir sur le long terme. Le modèle c’est les soins palliatifs en psychiatrie, avec une éthique de respect des convictions individuelles, un refus de la coercition sur le long terme. La nouvelle équipe réussira-t-elle à implanter des soins à l’hôpital de Moutier, en collaboration avec la psychiatrie jurassienne qui à l’époque n’a pas été soutenue dans cette démarche de précurseur car victime de la majorité constituée par ceux qui voulaient faire le contraire (que des hôpitaux de jour !), ceux qui voulaient pour eux faire la même chose et tous ceux qui ne voulaient rien faire. La résistance va être rude, il faudra s’accrocher.

 

Dominique Baettig, 27.11.2016