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lundi, 28 novembre 2016

L’avenir est à la postpsychiatrie

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L’avenir est à la postpsychiatrie

Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national
Ex: http://www.lesobservateurs.ch

Les temps changent, les déficits se creusent, les audits se multiplient, les migrants en précarité doivent être placés en sécurité…Les structures de la psychiatrie, presque partout en audit, sont sous pression. Le nouveau directeur médical des Services psychiatriques du Jura bernois veut « secouer le cocotier » d’une institution tentaculaire, qui a bénéficié depuis des lustres d’une rente de situation et qui doit maintenant se redimensionner et se frotter aux réalités économiques du « coût-efficacité ».Tant mieux et bonne chance, car il lui en faudra pour réformer ce système à forte inertie avec une multitude d’activités parallèles alibis, souvent d’essence antipsychiatrique, occupationnelles et de développement personnel. Il n’est pas un inconnu dans la région puisqu’il s’était impliqué dans l’excellent programme pro-famille qui laissait aux proches de patients psychiatriques lourds la possibilité de développer des habiletés  pour affronter des symptômes déstabilisants pour eux et de trouver des ressources, des solutions, un espace de parole et d’écoute. On sait aussi qu’il compte développer une approche de médiation neurocognitive permettant de modifier  pratiquement des  croyances, affronter mieux la réalité et qu’il pratique la thérapie cognitive, plus démocratique et collaborative. On ne peut que se réjouir de voir se tourner la page de la Bonne Parole psychanalytique et de son idolâtrie du Savoir et du Pouvoir.

Le plus réjouissant est son projet de recentrer la pratique des soins sur les soins. Et d’externaliser les approches nombreuses collatérales dispendieuses et occupationnelles. L’art-thérapie, les sorties accompagnées qualifiées de thérapeutiques, les congés thérapeutiques, les bricolages occupationnels calibrés pour handicapés mentaux, rien qui ne permette vraiment le retour dans la vie réelle communautaire. Ces thérapies ont leur place, c’est certain, mais dans l’ambulatoire au long terme et doivent être découplées des soins aigus et de crise. Les soins psychiatriques échappent encore  trop à la modernité des approches médicales (psychopharmacologie restaurant le sommeil et diminuant le stress, techniques d’anesthésie aujourd’hui de maniement sûr et simple), approche cognitive et résolution des problèmes. Elle reste encore trop fortement une pratique asilaire, éloignée des centres urbains, basée sur les activités occupationnelles, une sorte de club Med pour faire passer le temps de la crise, sans la résoudre avec des moyens adéquats. On y est beaucoup placé à fin d’assistance, en attendant que les proches reprennent un peu leur souffle. C’est bien, mais insuffisant.

Il est grand temps, comme l’a fait à l’époque Basaglia, précurseur de la désinstitutionalisation en Italie, que les désordres et  troubles mentaux soient traités de manière non discriminante, à l’hôpital général par exemple, sans approche au rabais ou demi-mesures condescendantes. Les traitements longs contraints devraient être en minorité et décidés, contrôlés par une autorité non médicale. Le modèle antipsychiatrique, naïf (le fou est normal, c’est la famille, la société, le psychiatre qui sont fous !) n’a plus de sens. Des séjours brefs, de crise, en collaboration avec le suivi ambulatoire devraient être organisés dans l’hôpital général et s’appuyer essentiellement sur le réseau extérieur prévu pour intervenir sur le long terme. Le modèle c’est les soins palliatifs en psychiatrie, avec une éthique de respect des convictions individuelles, un refus de la coercition sur le long terme. La nouvelle équipe réussira-t-elle à implanter des soins à l’hôpital de Moutier, en collaboration avec la psychiatrie jurassienne qui à l’époque n’a pas été soutenue dans cette démarche de précurseur car victime de la majorité constituée par ceux qui voulaient faire le contraire (que des hôpitaux de jour !), ceux qui voulaient pour eux faire la même chose et tous ceux qui ne voulaient rien faire. La résistance va être rude, il faudra s’accrocher.

 

Dominique Baettig, 27.11.2016

mardi, 18 octobre 2016

L’enfant-roi, matrice du «politiquement correct»

 
par Jérôme Noël
Ex: http://reinformation.tv
 
howHStIL._SX319_BO1,204,203,200_.jpgSi vous considérez votre fils comme un soleil autour duquel vous tournez, centre de son propre petit système solaire, ne vous étonnez pas alors qu’il explose comme une supernova au moindre petit affront. C’est en résumé la thèse d’un professeur d’université américain dans un nouvel ouvrage consacré au phénomène des « étudiants flocons de neige ». Le livre, en anglais, est intitulé Political correctness and the destruction of social order (« Le politiquement correct et la destruction de l’ordre social »), par le professeur Howard Schwartz de l’université d’Oakland. Notre auteur a déjà travaillé pendant des années sur la psychologie du « politiquement correct ». Il démontre aujourd’hui que la société moderne favorise un nombre considérable de personnalités narcissiques qui se révèlent incapables de supporter le moindre questionnement sur le fantasme né de l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. 
Parents soumis, dangers fantasmés

Schwartz diagnostique « un moi qui ne peut être atteint par rien d’autre que par l’amour ». « Le problème est que personne ne peut n’être atteint par rien d’autre que par l’amour, et que si une personne a cette limite pour seul objectif, si elle a construit la conscience d’elle-même autour de ce présupposé, l’inévitable surgissement d’autre chose que l’amour fait exploser sa structure mentale. » Il ajoute que « l’extrême sensibilité des individus d’aujourd’hui, incluant le politiquement correct et les micro-agressions, font que les personnes vivant dans le cadre mental de ce moi parfait vous considèrent comme un véritable diable si vous manifestez à leur égard autre chose que du pur amour ».
 
Schwartz dénonce ces parents soumis, qu’il qualifie de « parents hélicoptères », tournant autour de leur progéniture, mais aussi des administrations universitaires : « Les gens considèrent désormais le monde comme une sorte de persécution permanente. Les parents hélicoptères protègent leurs enfants des dangers réels, certes, mais aussi de dangers parfaitement fantasmés. Ces précieux enfants-flocons de neige sont les rejetons du politiquement correct, leurs parents et leurs enseignants leur font croire que le monde est parfaitement moral – ils ne vivent pas dans un monde réel, mais dans une fantasmagorie. »

Universités matriarcales, psychologues cupides

Pour Schwartz, les universités exacerbent cette tendance en étant devenues des « institutions matriarcales » qui se soumettent et dorlotent leurs jeunes étudiants naïfs. Un exemple tout récent, celui de l’Université de Floride qui « fournit des conseils 24 heures sur 24 aux étudiants qui se sentent traumatisés par les costumes d’Halloween. » C’est effarant mais cela ne fait qu’illustrer ce qui est devenu une norme. Il est établi que les centres de santé psychologiques sont submergés par les étudiants, un phénomène évidemment favorisé par les professionnels de la psychologie, la nouvelle mentalité narcissique « flocon de neige » nourrissant son marché et abondant les comptes en banques des psychologues.
 
Ce câlinage nourrit la demande de nouveaux « espaces protégés, mises en gardes et protections contre les micro-agressions », explique Schwartz, de la part d’étudiants qui « travaillent dans la certitude qu’ils ont droit à un “moi immaculé” qui jamais ne puisse être bousculé par des idées ou des opinions qui le contestent ».
 
Qu’est-ce qu’une « micro-agression » ? Schwartz explique que le créateur de ce concept, Derald Wing Sue, l’a défini comme « ce petit affront, cette petite insulte, ces messages de dévalorisation ou de dénigrement envoyés à des personnes de couleur par des Blancs qui sont inconscients de la signification cachée qui peut les sous-tendre ».
 
Tout cela alimente les soucis de gens disposant de beaucoup trop de loisirs. Car « un esprit oisif est le terrain de jeu du Diable ». Mais c’est plus grave que cela si l’on s’en réfère aux thèses de Schwartz.

L’enfant-roi naît dans un monde de confort, de temps libre, d’abondance

enfant_roi_2.jpgLes enfants naissent centrés sur leur moi, principalement parce qu’ils ont « un moi », comme l’a fort bien montré G.K. Chesterton. Et de même que les langues sont mieux apprises dans le jeune âge, la moralité, la tolérance à la critique et les limites portées à son propre désir sont mieux intégrées pendant les premières années. C’est ce que dit le proverbe anglais : « Comme le plant est courbé pousse l’arbre »… Un enfant dont l’énergie naturelle et les instincts tyranniques ne sont pas modérés pourrait ne jamais grandir sans s’en affranchir. Il ne faut pas s’étonner qu’une telle personne développe une forte tendance narcissique, intolérante à la moindre critique et exigeant une validation permanente de sa propre image déifiée.
 
La civilisation contemporaine – avec ses supermarchés regorgeant de nourriture de fête, son confort moderne, ses divertissements surabondants et des quantités de temps libre – offre un mode de vie dont les aristocrates de jadis eux-mêmes n’auraient jamais pu rêver. Cela sur fond de permissivité des parents. Les enfants sont parfois traités comme si leurs flatulences étaient des fragrances florales, presque jamais critiqués et noyés sous les remerciements pour n’avoir fait que ce qui est tout simplement obligatoire. Non seulement la fessée est un anathème, mais la punition est un mot banni et tout mot plus haut que l’autre est considéré avec terreur comme susceptible d’endommager « l’estime de soi » du rejeton, expression qui est devenue un euphémisme pour le vieux péché d’orgueil.

Enfants à vie, bordés par le politiquement correct

Le résultat ? Des enfants gâtés et fiers d’eux-mêmes, et des troubles de l’attention avec hyperactivité (TDAH), ce que le Dr John Rosemond a qualifié « d’extension indéfinie de la petite enfance ». Le retard du développement moral, émotionnel et spirituel peut engendrer de jeunes adultes qui paraissent avoir la maturité d’enfants de dix ans.
 
Comme le relève le professeur Schwartz, de telles personnalités « se considèrent agressées dès qu’une interaction ne répond pas à leur exigence de valorisation et d’importance, et cela dans les conditions qu’elles imposent pour définir leur valorisation et leur importance ». « Les critères selon lesquels ils se sentent estimés ne sont pas défendus, ou même clairement exprimés : ils sont supposés intégrés par l’interlocuteur et leur validité va de soi », déplore-t-il. Leurs parents savent comment ménager leurs égos. Comment n’importe qui d’autre ne le saurait pas ?

L’amour, c’est donner ce dont l’autre a besoin, pas ce qu’il veut

Reste à établir si vraiment cette mentalité décrit « un moi qui n’est accessible à rien d’autre qu’à l’amour » ? Après tout, aimer ne signifie pas se réduire à l’état de prothèse pour autrui. Cela ne revient pas à offrir une bouteille à un alcoolique ou sa dose à un drogué à l’héroïne – ou à un enfant sa dose d’égo – pour la simple raison qu’ils vous le demandent. L’amour ne consiste pas à toujours donner à une personne ce qu’elle demande, mais surtout ce dont elle a besoin. De ce fait, les parents soumis expriment moins de l’amour que de la dépendance émotionnelle, probablement à un niveau critique. Une personne émotionnellement dépendante envers une autre offrira de l’alcool, une dose d’héroïne, quoi qu’il lui en coûte pour conserver l’affection qu’elle demande. L’amour est désintéressé ; la dépendance émotionnelle est intéressée. Et il est malheureusement fréquent de confondre les deux. Cela ne signifie pas que les parents de ce type n’aiment pas leurs enfants. Mais tout amour humain est imparfait.

Le relativisme égocentré protégé par le politiquement correct, indifférent à la vérité

quiz_179.jpgDernière remarque. Le professeur Schwartz relève une observation de l’éditorialiste Megan McArdle. Celle-ci a écrit : « Les étudiants d’aujourd’hui n’expriment pas leurs demandes selon des critères de moralité mais dans le jargon de la sécurité. Ils ne vous demandent pas d’arrêter de leur commenter des livres traitant de questions complexes parce que la pensée exprimée est fausse, mais parce qu’ils les considèrent comme dangereux et ne devraient pas être abordés sans de sévères mises en garde. Ils ne veulent pas faire taire un orateur parce que ses idées sont mauvaises mais parce qu’il représente un danger immédiat pour la communauté universitaire. » Raison unique à cet état de fait : ces étudiants ne tiennent aucun compte des critères de moralité.
 
En 2002, le groupe de recherche Barna a établi que seulement 6 % des adolescents croient en la Vérité, définie comme un absolu préexistant à l’homme. L’immense majorité adhère donc à une morale relativiste, signifiant qu’une décision « morale » ne relève que du ressenti. Dans cet univers, il n’y a plus de bien ni de mal, de vrai ni de faux. Le critère pour distinguer l’un de l’autre est « est-ce libéral ou conservateur ? » ou « est-ce sûr ou dangereux ? ». Et l’émotion est l’arbitre ultime. Vous êtes considéré comme un tyran si vous contrez quelqu’un qui est, selon vous, dans l’erreur. Mais s’il est « dangereux » au regard de la pensée politiquement correcte, vous êtes considéré comme un justicier.

Jérôme Noël

samedi, 23 avril 2016

Pédagogie: la situation problème est le tombeau des constructivistes

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Pédagogie: la situation problème est le tombeau des constructivistes

Stevan Miljevic
Enseignant
Ex: http://www.lesobservateurs.ch
 

A l’école des compétences, résoudre des problèmes est devenu la panacée. Par problème, on entend des situations dont le chemin menant à la solution n’est pas immédiatement disponible. Généralement, ces situations demandent, pour être résolues, de mettre en œuvre plusieurs savoirs et/ou habilités différentes.

Ces situations problèmes sont le fleuron des constructivistes et de tous ceux qui se rattachent aux pédagogies dites centrées sur l’élève. Paradoxalement, une analyse détaillée de la manière dont les scientifiques perçoivent les situations problèmes et leur mode de résolution va nous mener à quelques conclusions plutôt surprenantes.

Un peu d’histoire : le behaviorisme

Au début du 20ème siècle, les premiers théoriciens a avoir étudié la notion de problème se rattachaient au courant dit du behaviorisme. Ces gens se focalisaient sur l’idée que lorsqu’on soumettait un être à des stimuli, celui-ci adoptait un comportement nouveau en réaction à ceux-ci. Les behavioristes ne s’intéressaient pas franchement à ce qui se passait dans la tête du sujet, mais plutôt à la réaction de celui-ci face à la situation vécue.

Edward_Thorndike.jpgThorndike est un des grands penseurs du behaviorisme. Sa contribution principale à la recherche a été la conceptualisation de l’apprentissage par essai-erreur. Un exemple emblématique des recherches expérimentales menées par Thorndike est celui de la boite-problème (1911). Il s’agit d’une cage dans laquelle un chat est enfermé. La cage est dotée d’un dispositif d’ouverture que le félin doit trouver. Les observations de Thorndike l’ont amené à considérer que dans un premier temps, le comportement de l’animal dans la boite paraissait extrêmement désordonné, tentant de s’évader en passant par les barreaux, se débattant, griffant la porte… En agissant de la sorte, le chat finit tôt ou tard par actionner accidentellement le dispositif d’ouverture et par s’échapper. En répétant l’expérience, au bout d’un certain nombre d’essais plus ou moins grand, le temps que met l’animal pour sortir de la cage va se raccourcir.

Cette approche de la résolution de problèmes s’appuie sur deux idées centrales : la première est que la situation doit être motivante, sans quoi l’exploration n’aura pas lieu. Dans la conception behavioriste, la motivation n’est que le moteur déclenchant l’activité de l’individu. La seconde, elle, réside dans le renforcement, c'est-à-dire l’augmentation de l’association de la réponse à la situation. Autrement dit, la répétition des essais-erreurs de la pratique permet au chat d’augmenter sa capacité à sortir de la cage. Il apprend de ses erreurs.

L’approche gestaltiste

A la suite du courant behavioriste, une nouvelle manière de concevoir la résolution de problèmes va voir le jour : la Gestalt. Pour les gestaltistes, la solution ne peut pas venir de la répétition des essais-erreurs, mais d’un changement soudain de point de vue. Cette découverte brusque d’une organisation (Insight) permettant de comprendre la situation et donc de la résoudre ne dépend pas des tâtonnements préalables et peut survenir d’un seul coup.

gestalt0005c54g186001.jpgUne expérience menée par Koehler (1927) au sujet de l’intelligence des singes supérieurs permet d’illustrer cette approche. Koehler a enfermé un chimpanzé dans une cage et posé une banane sur le sol à l’extérieur de la cage de telle sorte que le singe ne puisse pas l’atteindre. Un bâton est également déposé dans la cage. Le singe va d’abord tenter de s’emparer de la banane avec ses bras. N’y arrivant pas, il renonce et va s’assoir dans la cage. Tout à coup, il se lève, se saisit du bâton et va l’utiliser pour déplacer la banane vers la cage afin de s’en saisir.

Il y a bien entendu un comportement nouveau dans cette situation. Mais celui-ci ne dépend pas de ses expériences ultérieures puisqu’il n’y a pas d’amélioration progressive de sa part. Ce qui va provoquer l’apparition d’un comportement mieux adapté. La relation nouvelle et soudaine que le singe a été capable de réaliser entre la banane et le bâton va lui permettre de résoudre son souci.

L’approche de la Gestalt ne contredit pas les apports du behaviorisme, elle se contente uniquement de remettre en cause leur généralité.

L’émergence du cognitivisme

La Gestalt a commencé à déplacer le regard des chercheurs des comportements vers ce qui se passe dans la tête des individus. Mais elle n’a fait qu’effleurer la question. Les gestaltistes ne voient en effet dans le changement d’attitude qu’un simple mécanisme perceptif. Dans cette optique, que la situation soit dotée en contraintes et incitations suffisamment fortes pour que se fasse la découverte est amplement suffisant.

La psychologie cognitive, elle, voit dans la résolution de problème tout un ensemble de mécanismes de résolution dont le sujet n’a pas forcément conscience. Il s’agit de les faire émerger afin de comprendre où se situent les difficultés et de trouver le moyen de les contourner.

Globalement, la résolution de problème passe par deux stades important : l’interprétation du problème et les mécanismes de résolution.

Comment interprète-t-on un problème ?

Si le problème est écrit comme c’est souvent le cas dans le cadre scolaire, la première étape réside dans la compréhension syntaxique de l’énoncé. Va s’ensuivre la construction d’une représentation de l’état initial et de l’état final demandé. Enfin, si possible, l’individu doit se représenter la procédure optimale à suivre pour passer de l’état initial à l’état final.

Les études menées aux Etats-Unis sur la compréhension des journaux démontrent que la phase de compréhension n’est pas évidente et que nombreux sont ceux qui échouent simplement parce qu’ils ne comprennent pas les documents relatifs à l’état initial de la situation. Il est alors impossible de construire des représentations réalistes. La quantité de connaissances disponibles va également influencer la précision de la construction de la représentation des états initiaux et finaux. Pour donner un exemple, un élève qui ne connait pas le verbe « retrancher » ne peut pas construire l’état final qu’on lui demande dans un intitulé du type « retranchez 5 à 13 » . Il sait peut-être soustraire mais n’arrive pas à savoir où on lui demande d’aller et donc va être incapable de choisir la procédure adéquate.

Les mécanismes de résolution

Lorsqu’il se trouve face à un problème, l’individu puise dans le répertoire de procédures qu’il a mémorisé afin d’en trouver une qui soit analogue à ce qui lui est demandé. Au pire va-t-il en sélectionner une se rapprochant du problème et tenter de la particulariser. En face d’une situation problème, on essaie toujours, consciemment ou non, de l’assimiler à une situation connue. Plus un individu a résolu d’énigmes, plus il a de cordes à son arc. C’est là une des caractéristiques qui distingue un expert d’un novice. L’expert connait beaucoup plus de mouvements possibles pour aller de l’état initial à l’état final. Par exemple, face à l’intitulé « Pierre a cinq billes. Il en a gagné à la récréation. Après, il en a 8. Combien en a-t-il gagné ? », un adulte sait qu’il lui suffit de soustraire le nombre initial du nombre final. L’enfant, qui n’a vu l’addition que dans le sens a+b=c, va comprendre que Pierre a augmenté son capital-bille mais ne dispose pas de la bonne procédure. Il va alors logiquement appliquer la seule règle qu’il connait, à savoir 5+8=13.

Si la personne ne possède pas en mémoire de problème se rapprochant de celui qu’elle doit résoudre, elle peut faire des inférences sur la base des connaissances qu’elle a en stock. Inférer consiste à ajouter une information à celles qui sont fournies afin d’interpréter la situation. Par exemple, en tentant de résoudre le problème DONALD + GERALD = ROBERT avec D=5, elle va naturellement commencer avec l’addition des deux D finaux, trouver que T vaut 0 et qu’il y a une retenue. Puis continuer en déduisant que R est impair puisque L+L ne peut que donner un chiffre pair auquel on ajoute 1. Et de déduire que R est forcément inférieur ou égal à 9 et n’est pas 5 puisque c’est D. Il ne reste donc que les possibilités 1-3-7-9. La personne continuera alors les inférences jusqu’à restreindre au maximum le champs des possibilités.

S’il n’est pas/plus possible non plus de se servir de ses connaissances pour résoudre le problème, il ne reste à l’individu plus qu’à avancer à l’aide d’heuristiques. Les heuristiques sont des règles générales qui peuvent être appliqués à peu près n’importe où. L’heuristique d’essais et tests est la plus courante : elle consiste à tenter dans chaque état de sélectionner l’action qui mène à un nouvel état semblant se rapprocher le plus du but et d’essayer de l’appliquer. Si cela ne fonctionne pas, on teste autre chose jusqu’à ce qu’on trouve une solution. On est là dans un processus à peu près purement hasardeux.

D’autres types d’heuristiques sont possibles, comme celle des fins et moyens. Elle consiste à comparer l’état initial et le but, à noter les différences, à les ordonner et à chercher pour chacune d’elles un moyen de les faire disparaître. Il s’agit toutefois d’une heuristique que des débutants n’arriveront vraisemblablement pas à produire tant elle surcharge la mémoire de travail (il faut garder en mémoire l’état initial, l’état final, les sous-buts qu’on a découpé en plus de chercher les opérateurs permettant d’avancer). Il n’est de plus pas certain qu’il pense à agir de la sorte si on ne lui a pas enseigné explicitement cette stratégie.

Que déduire de tout cela ?

Plusieurs conclusions peuvent être tirées de cette présentation :

  • Tout d’abord, la recherche de procédures analogues en mémoire à long terme demande qu’un maximum de problèmes aient été résolus au préalable. Il n’est pas nécessaire que ceux-ci aient été faits de A à Z par les élèves. L’enseignant peut tout aussi bien faire démonstration de la manière dont un expert s’y prend pour résoudre un problème. A condition bien entendu de faire en sorte de ne pas perdre ses élèves en route. Un minimum de bon sens permet de constater qu’on confrontera l’élève à un nombre bien plus important de résolutions réussies si l’enseignant montre un maximum d’exemples avant que l’élève ne se lance lui-même dans l’activité. D’une part parce que l’élève les résoudra plus rapidement que s’il doit chercher seul et d’autre part parce qu’il aura vu travailler un expert à plusieurs reprises. Le top réside dans l’addition d’une phase où l’élève et l’enseignant travaillent ensemble avant que les apprenants ne se jettent à l’eau seuls. Enseigner des stratégies de résolution de problèmes est donc bien plus efficace que de mettre l’élève en situation de problème directement. Plus le modelage (la transmission) de ces stratégies est conséquent et plus l’élève va emmagasiner de schémas de résolution qu’il pourra tenter de réutiliser dans d’autres cas.
  • La capacité de faire des inférences dépend des connaissances emmagasinées par l’élève. La seule manière de raisonner en situation problématique sans se fier à un processus hasardeux exige des connaissances. Plus un élève connaît de choses, plus il a possibilité de les réutiliser pour produire ces fameuses inférences et ce dans des domaines variés. Et plus il sera apte à continuer à avancer dans la complexité sans arriver à une surcharge cognitive qui le mettra hors d’état de continuer.
  • Un élève qui ne possède ni un grand répertoire de situations résolues ni des connaissances étendues ne pourra que se rabattre sur des méthodes hasardeuses pour résoudre son problème.
  • Laisser les élèves user de ces fameuses heuristiques hasardeuses n’a pas grand sens. C’est là une méthode fort chronophage. De plus, qu’on n’améliore nullement un processus hasardeux en le pratiquant à outrance. Pour accroître au maximum le réservoir des procédures et connaissances disponibles de chaque élève, il convient d’utiliser le temps à l’école de la manière la plus judicieuse qui soit.
  • le bref historique des recherches sur la résolution de problème devraient nous inviter à reconsidérer les pédagogies constructives « centrées sur l’élève » d’un autre œil. Surtout si on s’adonne à une relecture du discours constructiviste typique. On va au devant de quelques bonnes surprises. Lorsque les constructivistes et autres pédagogos de tout poil se revendiquant du progrès critiquent les tenants d’une pédagogie transmissive au prétexte que celle-ci rendrait les élèves passifs, ils adoptent un point de vue qui fait fi de ce qui se passe dans la tête des élèves. Un point de vue qui se concentre uniquement sur la relation stimulus (transmission)-comportement (passivité de l’élève). Un regard qui n’est donc rien d’autre qu’un point de vue…behavioriste du début du 20ème siècle !!!
  • Ils sont d’ailleurs tout autant behavioristes lorsqu’ils arguent de la nécessité de mettre les élèves dans des situations motivantes pour réaliser leurs apprentissages. Souvenez vous l’exemple du chat dans sa cage. Depuis lors on a bien avancé dans la compréhension de la motivation et on sait qu’elle peut tout aussi bien, voire même mieux apparaître en relation avec un travail bien fait et maitrisé.
  • Le conflit socio-cognitif qu’ils cherchent à développer (pour autant qu’il fonctionne) pour réorganiser différemment les connaissances de l’élève est un pur produit de la Gestalt. Il s’agit simplement de faire en sorte qu’un changement de point de vue survienne. Dans cette optique, les obstacles dressés volontairement dans les documents de travail et l’environnement de groupe suffisent à produire ce changement. Une approche basée sur les sciences cognitives aurait,elle, chercher à favoriser ce changement de point de vue. Par le biais d’une démonstration du maitre par exemple. Alors certes, les enseignants constructivistes interviennent également, mais leur manière de faire pour imposer ce fameux changement de point de vue, mais cela ne sera jamais aussi rapide et efficace qu’une transmission préalable. Autant dire que si on peut y voir une petite incursion dans le monde des sciences cognitives, elle est relativement timide.
  • Il en va de même pour leur notion de l’erreur. Si les constructivistes voient à juste titre, dans l’erreur une manière d’apprendre, ils en restent plus ou moins à Thorndike et à sa manière de laisser le chat faire ses erreurs pour apprendre au lieu de prendre les devants. Après tout l’élève peut tout aussi bien apprendre de celle-ci si c’est l’enseignant qui les lui montrent au préalable. Là aussi, le nombre d’erreurs et le pourquoi de celles-ci que l’enseignant peut montrer est largement supérieur à celui qu’un élève va faire tout seul ou en groupe. C'est supérieur quantitativement comme qualitativement.

En définitive, à peu près tout dans le discours des tenants du progrès et du constructivisme nous ramène à une période antérieure au développement des sciences cognitives. Ce que ces gens nous présentent comme la panacée en matière de nouveauté est en fait un vieux disque rayé dont les plages évoquent des recherches datant du début du 20ème siècle et qui tourne en boucle depuis cette époque…

Stevan Miljevic,

le 16 avril 2016 pour Lesobservateurs.ch et contrereforme.wordpress.com

Bibliographie:

Jean-Marc Meunier "Raisonnement, résolution de problèmes et prise de décision", Dunod, Paris, 2016

Françoise Cordier et Daniel Daonah'h "Apprentissage et mémoire", Armand Colin, 2ème édition, 2012

http://edutechwiki.unige.ch/fr/R%C3%A9solution_de_probl%C3%A8me

dimanche, 10 avril 2016

The Left’s Psychological Warfare Against Europeans

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The Left’s Psychological Warfare Against Europeans

I can’t think of a more insidious phenomenon in our times than the manipulation of the moral sensibilities of Europeans to bring about their own destruction, and it is the Left that’s in charge of this manipulation, which should be designated as a form of psychological warfare.

The most successful instance of the Left’s psychological operations was the use of the picture of the Syrian child’s lifeless body [2] washed ashore on a Turkish beach in September, 2015. It was this picture that led to an outpouring of European charity and solidarity with thousands of refugees and migrants. But this is only one instance of the immensely successful and many-sided psychological operations the Left has invented and used over the last few years to break the European will to fight even as their countries face a full scale migrant invasion costing them billions and bringing social chaos and thousands of rapes.

It is imperative to learn more about the psychological operations of the Left in its war against European identity.

The Left Knows

It is the Left in our current Western world that has claimed for itself the highest moral principles in the course of advancing its political and economic programs. Diversity came from the start wrapped up with high sounding moral principles about the equal dignity and good will of all peoples on earth, with exhortations directed at their Europeans to show compassion for the suffering of others, overcome their greed and racist impulses in the name of a more harmonious world wherein humans would finally create a world in which their angelic side would flourish.

The Left could have been excused as naively utopian when it started advocating these ideals. But no longer. People preoccupied with their own private lives, not politically in the front lines, can be excused for holding these beliefs. But not the leading propagandists, writers, teachers, government employees who work daily to instil these beliefs on the public.

It has now become evident that immigrant multiculturalism has not worked in the way it was anticipated. The Left has had enough time to learn about the raping of girls on “industrial scale” across Europe [4] by Muslim gangs, to ascertain the racial character of riots in Paris [5], Sweden [6], London [7], to think about the costs of illegal immigration [8], to realize that the majority of “refugees” are economic migrants [9], to witness entire towns and cities transformed into homogeneously Asian [10], Muslim, or Mestizo places. The list of failures is long, and the evidence is readily available in the internet.

Yet the Left not only continuous to press forward but has doubled up and tripled down in its efforts to promote mass immigration and accuse as “Islamophobic” anyone who questions the raping of girls in Europe. The Left is still, to this day, more than ever, calling for an end to “White supremacy” even in cities that are no longer majority White, for an end to “White privilege” even in workplaces that are totally dedicated to minority hiring, for an end “to everyday racism” even in campuses totally controlled by diversity politics.

We can no longer simply say that the Left is naive, pathological, trapped inside an ideology that does not allow it to see reality for what it is, that many of them are suffering from personality disorders. The Left knows, or at least refuses to know, that many of its ideals have not worked as they had said they would, and they know that many of its arguments are flawed [11] and the evidence does not support their beliefs. They know that race and gender are not mere social constructs, that there is scientific evidence, fully researched papers and books showing that human behaviour is deeply influenced by genetic factors, but they are either wilfully ignoring the evidence or attacking it by simply repeating the same ideas they learned five decades ago. Feminists know that something is amiss in their excessive preoccupation with micro aggressions and their refusal to speak out against Muslim macro aggression against girls in Europe [12].

Break Their Moral Will

This is what the Left is doing: it is promoting diversity by employing techniques of persuasion which target the value system of their own people, their moral sensibilities, in order to get them to accept their own ethnic displacement and celebrate the cultures of others. There are three readily available entries on the meaning of psychological warfare in the internet, providing varying insights, though none captures the unique techniques of psywar developed by the Left in recent years. But it only takes a bit of reordering of the wording of these definitions to bring out what is novel about Leftist techniques. The Encyclopaedia Britannica‘s [13] definition is a good start.

Psychological warfare, also called psywar, the use of propaganda against an enemy, supported by such military, economic, or political measures as may be required. Such propaganda is generally intended to demoralize the enemy, to break his will to fight or resist, and sometimes to render him favourably disposed to one’s position. Propaganda is also used to strengthen the resolve of allies or resistance fighters. The twisting of personality and the manipulation of beliefs in prisoners of war by brainwashing and related techniques can also be regarded as a form of psychological warfare.

The use of psychological warfare is of ancient origin, but this quoted passage captures well its current understanding as a form of warfare that presupposes the use of modern mass media to demoralize the enemy and to strengthen the resolve of friends. In order to make use of this definition all we need to do is understand that the Left does not believe in the age-old enemy-friend distinction. The Left is against the use of this distinction as a marker of collective identity and difference, as a way of contrasting in-groups and out-groups. The Left believes that it can abolish this distinction by promoting an ideology that is “inclusive” and that brings all races together in a culture that celebrates “unity-in-diversity.”

The first and most important phase in the Left’s plan is to promote diversity through mass immigration and multiculturalism in the West. But in seeking to bring about this reality the Left cannot but confront ideological enemies and friends. Therefore, the enemy the Left has in mind when it engages in psywar is purely ideological, and since the central value of the Left is diversity, and diversity is accomplished by bringing non-White out-groups inside White areas, then non-Whites are in essence not enemies of the Left. Whites who agree with the ideology of diversity, the very Whites who make up the Left and its pro-diversity ideology, are not enemies either. But Whites as such, in essence, are ideological enemies of the Left, since their existence violates the principle of diversity. The most hated ideological enemies of the Left are Whites who self-consciously organize as in-groups to protect their identity against diversity.

Using the definition above, we can say that the psywar of the Left consists in using propaganda, the ideology of diversity, to demoralize the enemy, Whites as such, “to break his will to fight or resist.” It also consists in using diversity to strengthen the resolve of out-groups in their diversification of White areas, and the resolve of ideological Whites who believe in diversity.

The Left is engaged in warfare in the sense that it aims to bring about a total end to its perceived enemies, and this warfare is psychological in that it involves the use of propaganda to alter the minds and hearts of Whites as such. Propaganda is “a form of biased communication, aimed at promoting or demoting certain views, perceptions or agendas.” The Left knows that it is engaged in propaganda, biased communication; it knows that most refugees are not children, but male adults [14]. It knows that Western nations are not “immigrant nations.” [15] It knows that immigration does not enrich European identity, and it knows that there is much evidence already accumulated, facts and arguments, challenging its beliefs, yet it wilfully ignores or sidesteps the counter-arguments, and presses with its propaganda.

The Left believes it has a mandate to bring diversity at all costs against its central enemy: European identity as such, and European ethno-nationalists. Yet it employs the very sensibilities of Europeans as such to bring about its agenda. It uses the longings of Europeans for cosmopolitan peace, their fair-even minded attitudes towards members of out-groups, in order to persuade them to forego their identity. It uses these ideals and attitudes as if they were consistent with diversification and mass immigration, even though the Left knows that Europeans, and only Europeans, created notions of human rights [16] and fair play vis-a-vis out groups, and that non-Europeans will endorse these ideals only to advance their particular ethnic interests.

The immorality of the corporate Right is easily objectionable; its hedonism and consumerism; its greed-driven policies, lack of loyalty to traditions and national identities, but in the end the capitalistic Right has never pretended to be for anything else other than for free markets, growth, and a legal framework friendly to business. (Mind you, the Right does employ its own version of psychological warfare, besides its use of  the old fashion type, about which I will write in the future.)

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The Left Knows Its Target

The second definition, from Wikipedia [17], allows us to go further in our understanding of the Left’s warfare against Whites as such and Whites as conscious in-groups.

The term is used “to denote any action which is practiced mainly by psychological methods with the aim of evoking a planned psychological reaction in other people.” Various techniques are used, and are aimed at influencing a target audience’s value system, belief system,emotions, motives, reasoning, or behaviour. It is used to induce confessions or reinforce attitudes and behaviours favourable to the originator’s objectives, and are sometimes combined with black operations or false flag tactics. It is also used to destroy the morale of enemies through tactics that aim to depress troops psychological states.

The Left has been in charge of the culture and morality of the West for decades. It knows how to “evoke a planned psychological reaction” in Whites by appealing to their disposition to judge individuals regardless of race and sexual orientation against any semblance of racist behavior. They know how to destroy the morale of any White who shows in-group preference through accusations of racism and charges that they are exhibiting neo-Nazi attitudes. They know that Whites believe in equality and that it works to talk endlessly about discrimination and global inequality. The Left consciously “targets” the value system and emotions of Whites to bring about its political ends.

It is psychological warfare, a conscious manipulation of images and ideals, biased propaganda by a Left that knows they are using deceptive arguments and facts. When Leftists say that “more than half of the global wealth” [18] is owned by the 1 percent residing mainly in the West, they know they are misleading students into thinking that this “global wealth” is somehow a communal pot that belongs to everyone in the world even though Western nations create their own wealth through innovations and efficient institutions. The Left knows, or should know, that non-European nations are “happily racist,” [19] sexist [20], and that diversity increases ethnic nepotism [21].

The Left knows that non-Western cultures are far more collectivist and in-group oriented in their racial and tribal attachments [22], whereas Westerners are individualistic and more tolerant of outsiders, and this is why they willfully target the individualist value system of Europeans with accusations of racism so as to demoralize them and allow their countries to be taken over by collectivist cultures, which the Left celebrates as harbingers of multiculturalism.

Jacques Ellul is cited in the Wikipedia entry saying that a common form of psychological warfare between nations involves “dealing with a foreign adversary whose morale he seeks to destroy by psychological means so that the opponent begins to doubt the validity of his beliefs and actions.” The foremost adversary of the Left is European in-group identity, and this is why the Left has been teaching for decades to impressionable children and young students that emotional attachments to in-groups are not only backward and illiberal, but “a personality disorder, a public health pathogen.” [23] Yet the same Left welcomes the far more collectivist and racist cultures of immigrants [24] and passes laws protecting this collectivist heritage [25]. They know this is a flagrant double standard.

The third definition comes from “Major Ed Rouse (Ret)” [26]:

Once you know what motivates your target, you are ready to begin psychological operations…The form of communication can be as simple as spreading information covertly by word of mouth or through any means of multimedia…Your primary weapons are sight and sound. PSYOP can be disseminated by face-to-face communication, audio visual means (television), audio media (radio or loudspeaker), visual media (leaflets, newspapers, books, magazines and/or posters). The weapon is not how its sent, but the message it carries and how that message affects the recipient.

There is no other way to describe the Left’s use of the three-year-old Syrian child washed ashore on a beach than as a most successful form of psychological operation relying simply on an image. This picture played a critical role in energizing Europeans to stage mass rallies “welcoming refugees” across Europe [27]. Leftists know that in Germany alone migrants committed over 400,000 crimes in 2015 [28], including 1,688 reported sexual assaults against women and children. Yet their reaction was to cover up these facts, defend the perpetrators as victims of “Western imperialism,” or simply try to spread false information [29] so as to take blame away from refugees and direct it to German males.

No other conclusion can be reached but that the Left is willfully carrying out a form of psychological warfare based on deception, manipulation, and false accusations, with the intention of destroying European identity, while pretending to be the representatives of the highest ideals of Western civilization.

Source: http://www.eurocanadian.ca/2016/02/leftist-psychological-... [30]

Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

URL to article: http://www.counter-currents.com/2016/03/the-lefts-psychological-warfare-against-europeans/

URLs in this post:

[1] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2016/03/refugees-welcome-dresden-CROP-e1459337995677.jpg

[2] picture of the Syrian child’s lifeless body: http://www.eurocanadian.ca/2015/09/how-mass-media-uses-image-of-alan-kurdi-to-manipulate-us.html

[3] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2016/03/EnoughEmotionalBlackmail-e1459337246703.jpg

[4] raping of girls on “industrial scale” across Europe: http://www.gatestoneinstitute.org/5386/british-girls-raped-oxford

[5] Paris: https://en.wikipedia.org/wiki/2005_French_riots

[6] Sweden: https://en.wikipedia.org/wiki/2013_Stockholm_riots

[7] London: https://en.wikipedia.org/wiki/2011_England_riots

[8] costs of illegal immigration: http://www.fairus.org/publications/the-fiscal-burden-of-illegal-immigration-on-united-states-taxpayers

[9] are economic migrants: https://www.rt.com/news/330284-economic-migrants-eu-refugees/

[10] Asian: http://www.eurocanadian.ca/2014/08/brampton-flyers-should-eurocanadians-be-replaced.html

[11] and they know that many of its arguments are flawed: http://www.theamericanconservative.com/articles/fragmented-future/

[12] refusal to speak out against Muslim macro aggression against girls in Europe: http://www.frontpagemag.com/fpm/85292/muslim-rape-feminist-silence-jamie-glazov

[13] Encyclopaedia Britannica‘s: http://www.britannica.com/topic/psychological-warfare

[14] not children, but male adults: http://www.politico.com/magazine/story/2016/01/europe-refugees-migrant-crisis-men-213500

[15] not “immigrant nations.”: http://www.eurocanadian.ca/2014/11/canada-nation-created-by-diverse-immigrants-lie.html

[16] human rights: http://www.worldpolicy.org/tharoor.html

[17] Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Psychological_warfare

[18] “more than half of the global wealth”: http://www.theguardian.com/business/2015/jan/19/global-wealth-oxfam-inequality-davos-economic-summit-switzerland

[19] “happily racist,”: http://www.outlookindia.com/magazine/story/india-is-racist-and-happy-about-it/250317

[20] sexist: http://www.theatlantic.com/international/archive/2012/04/the-real-roots-of-sexism-in-the-middle-east-its-not-islam-race-or-hate/256362/

[21] increases ethnic nepotism: http://www.scirp.org/journal/PaperInformation.aspx?PaperID=48450

[22] far more collectivist and in-group oriented in their racial and tribal attachments: https://hbdchick.wordpress.com/2013/09/07/national-individualism-collectivism-scores/

[23] “a personality disorder, a public health pathogen.”: http://www.oxfordhandbooks.com/view/10.1093/oxfordhb/9780199735013.001.0001/oxfordhb-9780199735013-e-32

[24] racist cultures of immigrants: http://www.desiblitz.com/content/racism-within-british-asians

[25] protecting this collectivist heritage: http://www.eurocanadian.ca/2016/01/will-kymlicka-ethnic-group-rights-for-immigrants-only.html

[26] “Major Ed Rouse (Ret)”: http://www.psywarrior.com/psyhist.html

[27] “welcoming refugees” across Europe: http://www.commondreams.org/news/2015/09/12/across-europe-tens-thousands-rally-welcome-refugees

[28] 400,000 crimes in 2015: http://www.gatestoneinstitute.org/7470/germany-migrants-crime

[29] spread false information: http://www.breitbart.com/london/2016/02/15/mass-media-migrant-rape-cover-up-huffpo-indy-metro-rt-claim-cologne-sex-abusers-not-refugees-german-prosecutor-total-nonsense/

[30] http://www.eurocanadian.ca/2016/02/leftist-psychological-warfare-against-europeans.html: http://www.eurocanadian.ca/2016/02/leftist-psychological-warfare-against-europeans.html

 

lundi, 29 février 2016

Le mind control ou contrôle mental

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Le mind control ou contrôle mental

 
Ex: http://www.oragesdacier.info
 
Faisons encore un pas dans la régression mentale provoquée et le hacking psychosocial. Chacun se souvient des propos de Patrick Le Lay, alors président-directeur général de TF1, sur "le temps de cerveau disponible" que sa chaîne de télévision vendait aux annonceurs publicitaires. Rien d'anecdotique dans cette formulation. Après le contrôle des émotions et des situations, l'ingénierie sociale s'est beaucoup intéressée au contrôle direct du cerveau, dans l'optique de court-circuiter le champ des représentations pour s'attaquer directement à la programmation du système nerveux dans sa matérialité la plus brute. Cette analogie entre cerveau et ordinateur, déjà perceptible dans la cybernétique, le cognitivisme et le Social Learning s'appuie en fait sur le Learning tout court, c'est-à-dire les théories de l'apprentissage, au sens "d'apprendre à être vivant et à se comporter de telle façon".
 
Pour le dire frontalement, le Learning est la science du dressage et du conditionnement comportemental. Elle fut originellement testée sur des animaux de laboratoire, mais rapidement appliquée à l'humain dès les années quarante au travers des recherches en Mind Control (contrôle mental), ou MK (Mind Kontrolle), menées dans le but de créer des "candidats mandchous" et des soldats parfaits, ignorants la peur, insensibles à la douleur, etc. Divers protocoles furent mis au point, s'appuyant sur les principes behaviouristes de "conditionnement classique", issus des travaux de Pavlov sur les réflexes conditionnés (stratégie directe et déterministe) et de "conditionnement opérant", issus des travaux de Skinner sur l'induction de comportements à partir du façonnage de l'environnement (stratégie indirecte et tendancielle).
 
Le jeu sur la récompense et la punition pouvant aller jusqu'à des actes de torture, on ne s'étonnera pas que le programme américain de recherche MK-Ultra, dont les dossiers ont été récemment déclassifiés après avoir été top-secret pendant une cinquantaine d'années, ait fortement inspiré, non seulement l'ouvrage déjà mentionné de Naomi Klein, mais encore l'enquête très approfondie de Gordon Thomas intitulée Les armes secrètes de la CIA. Tortures, manipulations et armes chimiques. L'auteur y restitue l'historique complet du projet MK-Ultra, avec ses savants fous affairés autour de leurs cobayes humains, ou "sujets jetables", selon leurs propres termes. La germanisation du terme control en Kontrolle était un clin d'oeil aux origines des scientifiques qui développèrent les premiers ces recherches, d'anciens nazis exfiltrés après la guerre aux Etats-Unis ou en Angleterre dans le cadre de l'opération Paperclip. Ainsi, depuis 1945 et dans la continuité de ce que les scientifiques du Troisième Reich avaient commencé de mettre au point, de nombreuses expériences sur l'hypnose, les hallucinogènes, l'influence subliminale, le lavage de cerveaux et la reprogrammation mentale furent (et continuent d'être) élaborées sur les individus et sur les masses au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à l'Institut Tavistock ou sur d'autres campus universitaires tels que Harvard. Le malheureux Ted Kaczynkski, devenu célèbre sous le pseudonyme Unabomber, alors qu'il était étudiant sous la direction de Henry A. Murray. Plus récemment, on a vu naître de ces recherches une nouvelle discipline, le neuromarketing, fondée sur l'imagerie médicale du cerveau et visant explicitement à déclencher des pulsions d'achat irrépressibles par l'activation ciblée de certaines zones du système nerveux.
 
Le Mind Control est friand de métaphores informatiques et relatives à l'Intelligence artificielle, son projet consistant à réécrire le programme comportemental d'une machine vivante mais sans que cette machine ne s'en rende compte. Piratage pyscho-socio-biologique, où le code source du sujet cobaye a été craqué, puis effacé et reformaté par une entité extérieure au sujet, et qui s'est ainsi rendue propriétaire de l'inconscient du sujet et qui peut donc orienter son devenir. Un hacker s'est infiltré dans la mémoire, en a pris le contrôle, l'a reconfigurée selon ses plans, a implémenté de nouveaux habitus, de nouveaux algorithmes comportementaux et pilote désormais la machine humaine à distance. Mais surtout, il a effacé toute trace de son effraction et de sa manipulation. La philosophie du Mind Control, l'emprise totale sur un être vivant, emprise autorisée par la réduction de cet être à une machine compatutionnelle simplement animée d'entrées et de sorties d'information (input et output), a ainsi infusé toute la politique moderne, progressivement réduite à la gestion de flux quantitatifs. La cybernétique, même quand elle se veut "humaniste" dans les conférences de la Fondation Macy (1946-1953) ou dans le rapport Meadows du Club de Rome (1972), ne peut s'empêcher de chercher à réduire l'incertitude zéro et donc à produire un effet de chosification du vivant. 
 

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Ces diverses approches de la gestion des groupes humains ont toutes en commun de produire des effets de nivellement par le bas. A chaque fois, il s'agit de contourner le lobe frontal du cerveau, le néocortex, siège du langage et des fonctions dialectiques, pour prendre directement le contrôle des fonctions pré-linguistiques: les réflexes primitifs du cerveau reptilien, et les émotions dans le système limbique. Il s'agit de rendre impossible la sublimation, c'est-à-dire de désirer des mots plutôt que des objets, et de maintenir toute la vie entre deux états mentaux simplifiés pré-langagiers, dérivés des deux émotions primitives que sont la peur et l'excitation érogène. Cette atrophie du champ psychique génère évidemment toute une gamme d'états dépressifs et de pathologies mentales diverses, que l'on peut rassembler sous les termes de désymbolisation, de perte de sens et de structure mentale. Mais pour parvenir à ses fins, à savoir la construction d'un système social totalement sûr et prévisible, l'ingénierie politique des pays développés n'a pas eu d'autre choix que de considérer l'humain comme moins qu'un animal : comme un simple objet plastique et à disposition pour le recomposer à loisir.

Gouverner par le chaos
 

lundi, 21 décembre 2015

Wotan as Archetype: The Carl Jung Essay

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Wotan as Archetype:
The Carl Jung Essay

Ex: http://www.counter-currents.com

In the denazification atmosphere following World War II Carl Jung, founder of analytical psychology, found himself accused of having ‘Nazi’ sympathies. While Jung was a man of the ‘Right’[1] his essay explaining Hitlerism as an evocation of Wotan as a repressed archetype of the German collective unconscious put him on the long suspect list of intellectuals who were accused of being apologists for National Socialism.[2] He was fortunate to have been in a neutral nation in the aftermath of World War II.

Certainly, Jung’s school of psychology does not endear itself to the Left in general and to the large numbers of Jews in psychology. A recent biographer states of Jung’s falling out with his mentor Sigmund Freud:

Freud himself was inclined to believe his problems with Jung typified a general incompatibility between Jew and gentile, that Jung hated the ‘Jewishness’ or psychoanalysis and wanted to substitute a Christianised version. Here was irony indeed. Freud had wanted Jung to be an apostle to the gentiles, to prevent psychoanalysis from becoming a Jewish sect. But Jung played the role of St Paul in a quite different sense. Just as Paul had substituted neo-Platonic ‘Christology’ for the original teachings of Jesus, so Jung proposed a psychoanalysis purged of the elements that had kept Freudianism ghettoised as a construct of Viennese Jews.[3]

Hence, when Jung gave his ‘lecture on Wotan, which was first published in 1936,[4] and republished after the war as part of a collection of analytical observations on the modern world,[5] he did so as a doctor diagnosing a phenomenon; not as a political crusader. He was offering observations and explanations in detached, scholarly manner, which is always difficult for many in academia to understand.

Archetypes

Jung’s conception of the psyche as comprising three ‘layers’, including the collective unconscious, is briefly explained in this volume in my essay ‘Odin and the Faustian Imperative’, where Jung’s ‘Wotan’ essay is also mentioned. Archetypes, in Jungian psychology, are prototypes of symbols that are inherited and reside within the unconscious. These symbols transcend the individual psyche and are inherited from the collectivity of our ancestors. They are therefore both universal at the most primal level, in the sense of there being a ‘human race’, and they are also racially specific, in the sense that the ‘human race’ became differentiated (assuming that it was not always so), and differentiate further in terms of culture.

Wotan is an archetype of the Germanic collective unconscious. In explaining the influence of psychic forms on humanity, Jung returned to the archetype of Wotan in a letter to his friend, the Chilean diplomat and writer Miguel Serrano. Jung when writing this in the 1960s was attempting to suggest remedies for the modern predicament of civilised man. While eschewing the mass society that was being accelerated by technology, Jung stated that modern man, or at least the Westerner, must try to find his individual identity without retreating into hyper-individualism: ‘He can only discover himself when he is deeply and unconditionally related to some, and generally related to a great many, individuals with whom he has a chance to compare, and from whom he is able to discriminate himself.’[6]

Within this wider association of the individual there are layers of inherited ancestral experience passed on through millennia; deposited in the individual’s personal unconscious, which is itself a part of the collective unconscious, the reoccurring motifs becoming protosymbols or archetypes. The psyche is like a storehouse or memories not only pertaining to one’s own experiences but also to the collective experiences of one’s forebears, embracing the wider sense of the race and culture, and ultimately the history of a more universal memory at its most elemental, universal level. The layers of the psyche might be seen as analogous to the layers of the human brain, which is a physiological record of cerebral evolution that includes the most primal, the limbic system and the central core, and the most recent, the cerebral cortex.

According to Jung, the ‘Gods, Demons and Illusions’ are names for the inherited inhabitants of the psyche, individually and collectively:

…they exist and function and are born anew with every generation. They have an enormous influence on individual as well as collective life and despite their familiarity they are curiously non-human. This latter characteristic is the reason why they are called Gods and Demons in the past and why they are understood in our ‘scientific’ age as the psychical manifestations of the instincts, in as much as they represent habitual and universally occurring attitudes and thought forms. They are the basic forms, but not the manifest, personified or otherwise concretised images. They have a high degree of autonomy, which does not disappear, when the manifest images change.[7]

Repressed psychic complexes continue to influence not only the individual, but also the collectivity. It is commonly enough known that repression causes mental illness in an individual. However, the same principle applies to repression in entire nations and cultures. If these repressed complexes are not identified and integrated, they manifest in other, unhealthy, ways. A Jungian explanation of repression is that:

There is general agreement that many of the things in the unconscious have become unconscious as a result of repression[…]. This means that there are some things that are unconscious that, at one time or another, have been conscious, and ‘repression’ is a word used to indicate that this has happened. Repression is very closely connected with forgetting.

[…] although we may have forgotten something there is an important sense in which it is still ‘there’ in our psyche and this is what we mean by saying that it is unconscious.[8]

wotan1.jpgThe things that are repressed are those that undermine our image of ourselves if we remembered them.[9] Hence, the Germanics, having been a Christian folk for centuries, were required to repress their ancestral Heathenism, and Wotan thereby became an archetype relegated to the ‘shadow’ of that folk’s collective unconscious, but continuing to exist nonetheless. While repression might play a healthy role in individual development, it is usually undesirable. The Jungian, David Cox, continues:

The first reason why repression is more bad than good is that it means losing some part of oneself. When we wholly forget something we have thought or done, or something that has happened to us it is not merely a matter of forgetting that thing, we also refuse to see that we are the sort of person capable of behaving in the way that we did […]. It may be that there are things that would be so destructive to a man’s character if he did not repress them that it is much better that they should remain repressed, and it is certain that there are right times for everything, so that it might be that it is better not to recover a repressed memory at some particular time.[10]

The second reason why repression is liable to have negative consequences is that,

[…] although the result of repression may be that we do not know about a particular tendency within us, that tendency is still there and it is liable to interfere with our conscious aims. […] Repressed tendencies are able to cause all kinds of peculiar distortions in our behaviour, just because we do not known about them. When we realise that we have tendencies of a particular kind we can do something about trying to control them, but so long as they remain unconscious we can exercise no control over them whatsoever.[11]

In understanding the concepts of repression, the shadow and the collective unconscious, one begins to see why Jung approached Hitlerism with a hopeful attitude, in that this was a manifestation on a mass scale of potentially individuating an entire nation by means of uncovering the repressed archetype and channelling it to conscious good, rather than letting it fester in subterranean, and ultimately destructive manner. Such a raising to consciousness was, regardless of the final outcome, a necessity, because the Germanics still had these unresolved complexes that were entering into the technological age. It seems to have been something that had been awakened by the combined savagery and technology of World War I, and as the poem (cited below) of the soldier Hitler indicates, he was already coconscious of this in 1914.

When a patient seeks assistance from an analyst, the latter aims to bring to consciousness the repressed complexes that are unconsciously influencing the individual. The same pattern of repressed memories and complexes reside within the collective unconscious of a people. Jung in witnessing the mass resurgence of Germanic primeval passions, called the archetype from the ‘shadow’ or repressed aspect of the Germanics ‘Wotan’. To Jung this was of more relevance than a study of social, political and economic phenomena in understanding the sudden and often frenzied mass mobilisation of the Germans under Hitler. Of Wotan Jung stated to Serrano that:

When, for instance, belief in the God Wotan vanished and nobody thought of him anymore, the phenomenon originally called Wotan remained; nothing changed but his name, as National Socialism has demonstrated on a grand scale. A collective movement consists of millions of individuals, each of whom shows the symptoms of Wotanism and proves thereby that Wotan in reality never died, but has retained his original vitality and autonomy.

Our consciousness only imagines that it has lost its Gods; in reality they are still there and it only needs a certain general condition in order to bring them back in full force. This condition is a situation in which a new orientation and adaptation is needed. If this question is not clearly understood and no proper answer is given, the archetype, which expresses this situation, steps in and brings back the reaction, which has always characterised such times, in this case Wotan.[12]

While much of a sensationalist nature has been written about Hitler being possessed by demons, or controlled by occult forces, etc.,[13] from the Jungian perspective it is relevant to ask whether Hitler was the individual through which the Wotan archetype was ‘brought back in full force’, manifesting in ‘a new orientation and adaptation’? Hitler seems to have been conscious of the Wotanistic force coming to consciousness in the trenches of World War I, when he wrote a ‘strange poem’[14] during the Fall of the first year of that war:

I often go on bitter nights
To Wotan’s oak on the quiet glade
With dark powers to weave a union –
The runic letters the moon makes with its magic spell
And all who are full of impudence during the day
Are made small by the magic formula!
They draw shining steel – but instead of going into combat
They solidify into stalagmites.
So the false ones part from the real ones –
I reach into a nest of words
And then give the good and just
With my formula blessings and prosperity.[15]

The poem reads like a choosing and initiation of Wotan’s Einherjar in the trenches of the war in readiness for the black and brown shirted battalions that were to be formed largely from veterans. Toland remarks that a few weeks later Hitler ‘made a portentous prophesy to his comrades: “You will hear much about me. Just wait until my time comes”’.[16]

Of the problems confronting modern Western man who had entered the technological age without having integrated the psychic layers from previous epochs, and which therefore laid repressed, the Germans were the most problematic. The imposed Christian veneer was thinner among them than others, according to Jung, and the Heathen gods nearer the surface. The repressed Wotan archetype made Germans as a collectivity prone to mass hysteria, which did not, however, preclude a generally normal life, just as the individual hysteric could generally be normally functional. It was recognised in history as the furor Germanicus, and this was what Hitler was channelling.[17] When Jung wrote his essay on Wotan he did so in order to show how his theories on the collective unconscious had been verified. It was a warning to modern man to recognise and integrate what was being repressed before the archetypes of the ‘shadow’ burst forth in an overwhelming, destructive manner.

The concept of the ‘shadow’ is important in analytical psychology. While the ‘shadow’ connotes all that it dark and devilish that has been repressed by civilised man, it also carries creative impulses and sound instincts. According to Jung, all archetypes develop favourable and unfavourable effects. They reflect a polarity or what Jung called a complexio oppositorum.[18] The Jungian analyst seeks to unite these conflicting opposites within the individual to create an integrated or total person, or what in Jungian psychology is called ‘individuation’; what Jung called a ‘whole’[19] person. This might also be seen as the psychological counterpart to Hegel’s historical dialectic of history: that of thesis, antithesis, and synthesis. The analogy occurs to McLynn, who writes that ‘individuation’ is: ‘as in Hegel’s system, the self-actualisation of the ultimate world principle, which in Jung’s terms is the objective psyche. Jung’s system is thus a psychological version of Hegel’s objectification of history’. [20] This is why Jung advocated a ‘wait and see’ approach to the rise of Hitlerism, rather than immediate and hysterical denunciations, as this was a potential unfolding of a psychological dialectic and there existed the possibility of a collective individuation for an entire people. It might also provide an example of how mankind could enter the technological age, when, as Jungians assert, his psyche is still influenced by previous layers of unconscious psychic experience dating from millennia.

Jung’s Essay: ‘Wotan’

The essay ‘Wotan’ was written in 1936, three years after the Hitlerite assumption. Jung had contact with the German Faith Movement, allied to Hitlerism, and knew its leader Jacob Hauer, who had attended Eranos Conferences at Ascona, Switzerland, where he had impressed Jung with his talks on the racial unconscious by using Jung’s concept of the collective unconscious as a predicate.[21] Jung insisted even after the war that since every archetype contains both good and evil, it was impossible to immediately know what course National Socialism would take.[22] As for the essay itself, Jung had observed that in Germany it ‘is that an ancient God of storm and frenzy, the long quiescent Wotan, [that] should awake, like an extinct volcano’,[23] while in Soviet Russian a worship of science manifested also in violent eruption against the metaphysical.

The embryonic manifestation had been observed among German youth in the aftermath of World War I, who roamed the countryside to commune with nature, reverting to the Heathen ethos in a world of technology that had become nihilistic. Jung noted that Wotanist rites had even attended the manifestation:

We have seen him come to life in the German Youth Movement, and right at the beginning the blood of several sheep was shed in honour of his resurrection. Armed with rucksack and lute, blond youths, and sometimes girls as well, were to be seen as restless wanderers on every road from North Cape to Sicily, faithful votaries of the roving god.[24]

Jung was here referring to the generically named wandervogel and other similar groups that rebelled against bourgeoisie materialism, beginning during the late 19th Century. It was the start of a movement that was a reaction against the modern world, which ended up contributing to the emergence of the hippie movement during the 1960s and 1970s, [25] heavily influenced by German immigrants.[26] Gordon Kennedy directly relates this return to nature that manifested in Germany among the youth to the revival of Germanic Heathenism and to Wotan and other ancient Gods.[27] Kennedy and Ryan describe this as ‘a huge youth movement that was both anti-bourgeois and Teutonic Pagan in character, composed mostly of middle class German children, organized into autonomous bands’. [28]

The atavistic resurgence could have taken different forms to that of Hitlerism, but as Jung and others observed, Hitler was a magician, a ‘medicine man’, and an ‘avatar’,[29] able to give form and expression to the Germanic ‘shadow’. In 1937 Jung described Hitler as ‘a medium… the mouthpiece of the Gods of old…’[30]

From the wandervogel and similar movements of disaffected youth, the atavistic revolt was taken over by the masses of unemployed, among whom were many war veterans, whose roaming was not through the hills and countryside but through the depressed streets of Weimer Germany.

Later, towards the end of the Weimar Republic, the wandering role was taken over by thousands of unemployed, who were to be met with everywhere on their aimless journeys. By 1933 they wandered no longer, but marched in their hundreds of thousands. The Hitler movement literally brought the whole of Germany to its feet, from five-year-olds to veterans, and produced a spectacle of a nation migrating from one place to another. Wotan the wanderer was on the move. He could be seen, looking rather shamefaced, in the meeting-house of a sect of simple folk in North Germany, disguised as Christ sitting on a white horse. I do not know if these people were aware of Wotan’s ancient connection with the figures of Christ and Dionysus, but it is not very probable.[31]

Wotan, the wanderer, had inspired the wandervogel and other youth, as Kenndey and Ryan stated in their study of the counter-culture movement. He now assumed his role as leader of the Wild Hunt, as his ‘avatar’ began to gather up the aimless, wandering masses:

Wotan is a restless wanderer who creates unrest and stirs up strife, now here, now there, and works magic. He was soon changed by Christianity into the devil, and only lived on in fading local traditions as a ghostly hunter who was seen with his retinue, flickering like a will o’ the wisp through the stormy night. […].[32]

With the imposition of the Christian veneer on a folk whose God had been driven into the ‘shadows’, waiting to be evoked, Wotan had continued to make his presence felt on the peripheries of consciousness of the Germanics as an elusive figure, the leader of the Wild Hunt, who was now being called back to conscious expression in his role as pre-eminent God. Jung states that Wotan had been kept in sustenance by Germany’s literary figures, and in particular by Nietzsche, who was a seminal influence on Jung’s thinking.[33] The Wotanic force had too often been identified with its Classical Dionysic form by academe, but there seems little point in referring to a Classical archetype for a Germanic one, other than as mean of analogy. Jung stated of this literary tradition that kept the Wotanic force alive, albeit in Classical mode:

The German youths who celebrated the solstice with sheep-sacrifices were not the first to hear the rustling in the primeval forest of unconsciousness. They were anticipated by Nietzsche, Schuler, Stefan George, and Ludwig Klages. The literary tradition of the Rhineland and the country south of the Main has a classical stamp that cannot easily be got rid of; every interpretation of intoxication and exuberance is apt to be taken back to classical models, to Dionysus, to the peur aeternus and the cosmogonic Eros. No doubt it sounds better to academic ears to interpret these things as Dionysus, but Wotan might be a more correct interpretation. He is the god of the storm and frenzy, the unleasher of passions and the lust of battle; moreover he is superlative magician and artist in illusion who is versed in all secrets of an occult nature.[34]

Jung sees Wotan in Nietzsche’s Zarathustra,[35] although Nietzsche seems to have been writing unconsciously under the influence of the hidden god:

Nietzsche’s case is certainly a peculiar one. He had no knowledge of Germanic literature; he discovered the ‘cultural Philistine’; and the announcement that ‘God is dead’ led to Zarathustra’s meeting with an unknown god in unexpected form, who approached him sometimes as an enemy and sometimes disguised as Zarathustra himself. Zarathustra, too, was a soothsayer, a magician, and the storm-wind.

Jung quotes from Nietzsche’s Zarathustra to show the analogous nature between the two, drawing specifically on these figures as conjurers of storms:

And like a wind shall I come to blow among them, and with my spirit shall take away the breath of their spirit; thus my future wills it.

Truly, a strong wind is Zarathustra to all that are low; and this counsel gives he to his enemies and to all that spit and spew: ‘Beware of spitting against the wind’.

And when Zarathustra dreamed that he was guardian of the graves in the ‘lone mountain forest of death’, and was making a mighty effort to open the gates, suddenly. A roaring wind tore the gates asunder; whistling, shrieking, and keening, it cast a black coffin before me.

And amid the roaring and whistling and shrieking the coffin burst open and spouted a thousand peals of laughter.

The disciple who interpreted the dream said to Zarathustra:

Are you not yourself the wind with shrill whistling, which bursts open the gates of the fortress of death?

Are you not yourself the coffin filled with life’s gay malice and angel-grimaces?

Nietzche’s Zarathustra seems to be a perfect poetic expression of Wotan, as well as being a prophetic insight into the ‘wind with shrill whistling, which bursts open the gates of the fortress of death’ in Germany less than forty years later? To buttress his case for what might be considered as Nietzsche’s own unconscious possession by the God, Jung sites three poems by Nietzsche that had been written over the course of several decades. The poems show that although Nietzsche was unconscious of the identity of this ‘Unknown God’, Jung continues, he was certainly aware of the god’s existence and influence upon him. It indicates also something of the still very subterranean life of Wotan in the collective unconscious of Germans that Nietzsche was not able to put a name to the God, despite its obvious Wotanic character:

In 1863 or 1864, in his poem To the Unknown God, Nietzsche had written:

I shall and will know thee, Unknown One,
Who searchest out the depths of my soul,
And blowest through my life like a storm,
Ungraspable, and yet my kinsman!
I shall and will know thee, and serve thee.

Twenty years later, in his Mistral Song, he wrote:

Mistral wind, chaser of clouds,
Killer of gloom, sweeper of the skies,
Raging storm-wind, how I love thee!
Are we not both the first-fruits
Of the same womb, forever predestined
To the same fate?

In the dithyramb known as Ariadne’s Lament, Nietzsche is completely the victim of the hunter-god:

Stretched out, shuddering,
Like a half-dead thing whose feet are warmed,
Shaken by unknown fevers,
Shivering with piercing icy frost arrows
Hunted by thee, O thought,
Unutterable! Veiled! Horrible one!
Thou huntsman behind the cloud.
Struck down by thy lightening bolt,
Thou mocking eye that stares at me from the dark!
Thus I lie.
Writhing, twisted, tormented
With all eternal tortures.
Smitten
By thee, cruel huntsman,
Thou unknown – God!

When Nietzsche famously declared ‘God is dead’, clearly there was the need to attach a clarification. This ‘Unknown God’ was anything but dead and had Nietzsche in his grip. If Hitler was the ‘avatar’ of Wotan, Nietzsche was the scribe and prophet. Jung refers to a mystical experience that Nietzsche had which indicates a state of possession by Wotan as an archetype:

This remarkable image of the hunter-god is not a mere dithyrambic figure of speech but is based on an experience which Nietzsche had when he was fifteen years old, at Pforta. It is described in a book by Nietzsche’s sister, Elizabeth Foerster-Nietzsche. As he was wandering in a gloomy wood at night, he was terrified by a ‘blood-curdling shriek from a neighbouring lunatic asylum’, and soon afterwards he came face to face with a huntsman whose ‘features were wild and uncanny’. Setting his whistle to his lips ‘in a valley surrounded by wild scrub’, the huntsman ‘blew such as a shrill blast’ that Nietzsche lost consciousness – but woke up again in Pforta. It was a nightmare. It is significant that in his dream Nietzsche, who in reality intended to go to Eisleben, Luther’s town, discussed with the huntsman the question of going instead to ‘Teutschenthal’ (Valley of the Germans). No one with ears can misunderstand the shrill whistling of the storm-god in the nocturnal wood.

Was it really only the classical philologist in Nietzsche that led to the god being called Dionysus instead of Wotan – or was it perhaps due to his fateful meeting with Wagner?

wotan2.jpgThe imagery has the characteristics of Wotan as leader of the Wild Hunt. It is in this role that Wotan had survived his relegation to the ‘shadow of the German collective unconscious, which enabled him through the centuries to re-emerge into consciousness. It is in this role that Wotan has manifested from Scandinavia to Switzerland. Nietzsche’s dream contains all the primary elements of the myth. It is in forests at night that an unwary traveller might encounter a frightening countenance of Wotan, with the cry of ‘Midden in dem Weg!’, while his fellows shout ‘Wod! Wod!’[36] Nietzsche as a lad of 15 had encountered the ‘Unknown God’ as Wotan in the form of the Wild Huntsman, but had never recognised him. Despite his later poetic descriptions of the ‘Unknown God’ who is unmistakably Wotan, his identity remained obscured by Nietzsche’s Classical preoccupations. Jung continues with another prophetic vision among the Germans of the return of Wotan:

In his Reich ohne Raum, which was first published in 1919, Bruno Goetz saw the secret of coming events in Germany in the form of a very strange vision. I have never forgotten this little book, for it struck me at the time as a forecast of the German weather. It anticipates the conflict between the realm of ideas and life, between Wotan’s dual nature as a god of storm and a god of secret musings. Wotan disappeared when his oaks fell and appeared again when the Christian God proved too weak to save Christendom from fratricidal slaughter. When the Holy Father at Rome could only impotently lament before God the fate of the grex segregatus, the one-eyed old hunter, on the edge of the German forest, laughed and saddled Sleipnir.

Hence, when Hitler triumphed over Germany Jung regarded the role of archetypes in explaining the phenomenon as of more use than political or sociological interpretations:

We are always convinced that the modern world is a reasonable world, basing our opinion on economic, political, and psychological factors. But if we may forget for a moment that we are living in the year of Our Lord 1936, and, laying aside our well-meaning, all-too human reasonableness, may burden God or the gods with the responsibility for contemporary events instead of man, we would find Wotan quite suitable as a causal hypothesis. In fact, I venture the heretical suggestion that the unfathomable depths of Wotan’s character explain more of National Socialism than all three reasonable factors put together. There is no doubt that each of these factors explains an important aspect of what is going on in Germany, but Wotan explains yet more. He is particularly enlightening in regard to a general phenomenon, which is so strange to anybody not a German that it remains incomprehensible, even after the deepest reflection.

Perhaps we may sum up this general phenomenon as Ergriffenheit – a state of being seized or possessed. The term postulates not only an Ergriffener (one who is seized) but, also, an Ergreifer (one who seizes). Wotan is an Ergreifer of men, and, unless one wishes to deify Hitler – which has indeed actually happened – he is really the only explanation. It is true that Wotan shares this quality with his cousin Dionysus, but Dionysus seems to have exercised his influence mainly on women. The maenads were a species of female storm-troopers, and, according to mythical reports, were dangerous enough. Wotan confined himself to the berserkers, who found their vocation as the Blackshirts of mythical kings.

A mind that is still childish thinks of the gods as metaphysical entities existing in their own right, or else regards them as playful or superstitious inventions. From either point of view the parallel between Wotan redivivus and the social, political, and psychic storm that is shaking Germany might have at least the value of parable. But since the gods are without doubt personifications of psychic forces, to assert their metaphysical existence is as much an intellectual presumption as the opinion that they could ever be invented. Not that ‘psychic forces’ have anything to do with the conscious mind, fond as we are of playing with the idea that consciousness and psyche are identical. This is only another piece of intellectual presumption. ‘Psychic forces’ have far more to do with the realm of the unconscious. Our mania for rational explanations obviously has its roots in our fear of metaphysics, for the two were always hostile brothers. Hence, anything unexpected that approaches us from the dark realm is regarded either as coming from outside and, therefore, as real, or else as a hallucination and, therefore, not true. The idea that anything could be real or true which does not come from outside has hardly begun to dawn on contemporary man.

For the sake of better understanding and to avoid prejudice, we could of course dispense with the name ‘Wotan’ and speak instead of the furor Teutonicus. But we should only be saying the same thing and not as well, for the furor in this case is a mere psychologizing of Wotan and tells us no more than that the Germans are in a state of ‘fury’. We thus lose sight of the most peculiar feature of this whole phenomenon, namely, the dramatic aspect of the Ergreifer and the Ergriffener. The impressive thing about the German phenomenon is that one man, who is obviously ‘possessed’, has infected a whole nation to such an extent that everything is set in motion and has started rolling on its course towards perdition.[37]

It is evident from the above passages that Jung was observing a phenomenon and explaining its origins, in a detached, scholarly manner. However, for many in academia detached, scholarly objectivity regarding such matters is tantamount to being a ‘Nazi sympathiser’, and one can only apparently escape the smear by hysterical declarations of opposition reading more like political tracts than to try to examine a phenomenon in a clinical manner, and thereby perhaps render some genuine service to mankind. Jung was observing what was taking place in Germany on a collective basis, as he would observe and analyse a patient as an individual. He was also offering an early warning where the phenomenon might lead, once the ‘psychic force’ of Wotan had been unleashed, which might assume the role of leader of the Wild Hunt, pitilessly taking all before it, rather than as his role of muse who had shortly before inspired the happy wanderings of thousands of German youngsters, as they hiked the countryside, far and wide, singing to the tunes of mandolin and guitar in joyous rejection of the materialistic and technological epoch,[38] and which now manifested in the Hitler Youth and League of German Maidens. Jung contiues:

It seems to me that Wotan hits the mark as an hypothesis. Apparently he really was only asleep in the Kyffhauser mountain until the ravens called him and announced the break of day. He is a fundamental attribute of the German psyche, an irrational psychic factor which acts on the high pressure of civilization like a cyclone and blows it away. Despite their crankiness, the Wotan-worshippers seem to have judged things more correctly than the worshippers of reason. Apparently everyone had forgotten that Wotan is a Germanic datum of first importance, the truest expression and unsurpassed personification of a fundamental quality that is particularly characteristic of the Germans. Houston Stewart Chamberlain[39] is a symptom which arouses suspicion that other veiled gods may be sleeping elsewhere. The emphasis on the German race – commonly called ‘Aryan’ – the Germanic heritage, blood and soil, the Wagalaweia songs, the ride of the Valkyries, Jesus as a blond and blue-eyed hero, the Greek mother of St. Paul, the devil as an international Alberich in Jewish or Masonic guise, the Nordic aurora borealis as the light of civilization, the inferior Mediterranean races – all this is the indispensable scenery for the drama that is taking place and at the bottom they all mean the same thing: a god has taken possession of the Germans and their house is filled with a ‘mighty rushing wind’. It was soon after Hitler seized power, if I am not mistaken, that a cartoon appeared in Punch of a raving berserker tearing himself free from his bonds. A hurricane has broken loose in Germany while we still believe it is fine weather.[40]

Atavistic resurgence had conquered ‘reason’, which itself often had assumed forms – and continues to do so – that are irrational and take on religious manifestation, giving testimony to the irrational forces that continue to guide man, whatever the rationalist veneer. Hence, the ‘Enlightenment’ gave rise to the antagonistic Cults of ‘Reason’ and of ‘Nature’ among the French Revolutionaries, whose ideologues unfurled the banner of ‘science’, only to become manifest in the spectacle of an actress adorned, classical style, as the ‘Goddess of Reason’ upon the altar of Notre Dame Cathedral in 1793, while scientific materialism in the USSR deified the corpse of Lenin by mummifying it and entombing it within a stepped pyramid.[41]

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While the Germanic armies reasserted the fury of the Teutons with Wotan unbound, was the reaction of the Allies any less ferocious? One cannot ask such questions in a scholarly manner now any more than in Jung’s time, without expecting to be vilified as a ‘Nazi sympathiser’. We are bound by a moral dichotomy that owes its origins to a God of a different culture. However, might it not be said, given such unusual phenomena as the hangings at Nuremberg[42] or the Morgenthau Plan for the post-war extermination of the Germans and the obliteration of their statehood,[43] that the reaction against the Wotanic storm from out of Germania, was a storm of another type from out of the Levant? Here confronting Wotan was Yahweh, the tribal God of Vengeance, who had metamorphosed over centuries under the impress of the Westerner and assumed the form of the ‘Aryan Christ’,[44] but who was now reasserted in all his ancient tribal fury as a jealous Levantine God of War[45] at the head of the Allied armies. A God moreover whose storms of fire literally incinerated hundreds of thousands in the cities of Dresden, Hamburg, and others. Elsewhere in the ‘Wotan’ essay, Jung alludes to this historical phenomenon of confrontation with a foreign God, referring to Yahweh:

It has always been terrible to fall into the hands of a living god. Yahweh was no exception to this rule, and the Philistines, Edomites, Amorites, and the rest, who were outside the Yahweh experience, must certainly have found it exceedingly disagreeable.[46]

What made Jung hopeful in regard to Hitlerism was that the evocation to conscious recognition of the Unknown God offered the potential opportunity to recognise atavistic impulses and deal with them positively, as the analyst deals with the repressed complexes of the individual, which might then be integrated in a positive and creative manner. It was a mass experiment in analytical psychology that might provide lessons to other peoples and cultures to resolve their inner conflicts.

It is above all the Germans who have an opportunity, perhaps unique in history, to look into their own hearts and to learn what those perils of the soul were from which Christianity tried to rescue mankind. Germany is a land of spiritual catastrophes, where nature never makes more than a pretense of peace with the world-ruling reason. The disturber of the peace is a wind that blows into Europe from Asia’s vastness, sweeping in on a wide front from Thrace to the Baltic, scattering the nations before it like dry leaves, or inspiring thoughts that shake the world to its foundations. It is an elemental Dionysus breaking into the Apollonian order. The rouser of this Tempest is named Wotan, and we can learn a good deal about him from the political confusion and spiritual upheaval he has caused throughout history. For a more exact investigation of his character, however, we must go back to the age of myths, which did not explain everything in terms of man and his limited capabilities, but sought the deeper cause in the psyche and its autonomous powers. Man’s earliest intuitions personified these powers as gods, and described them in the myths with great care and circumstantiality according to their various characters. This could be done the more readily on account of the firmly established primordial types or images which are innate in the unconscious of many races and exercise a direct influence upon them.

Jung now comes to another of his controversial theories; that archetypes became racially differentiated with the differentiation of mankind into races. Jung had elsewhere said of these racial differences that are present in the collective and individual unconscious:

Thus it is a quite unpardonable mistake to accept the conclusions of a Jewish psychology as generally valid.[47] Nobody would dream of taking Chinese or Indian psychology as binding upon ourselves. The cheap accusation of anti-Semitism that has been levelled at me on the grounds of this criticism is about as intelligent as accusing me of an anti-Chinese prejudice. No doubt, on an earlier and deeper level of psychic development where it is still impossible to distinguish between an Aryan, Semitic, Hamitic, or Mongolian mentality, all human races have a common collective psyche. But with the beginning of racial differentiation, essential differences are developed in the collective psyche as well. For this reason we cannot transplant the spirit of a foreign race in globo into our own mentality without sensibility injury to the latter, a fact which does not, however, deter sundry natures of feeble instinct from affecting Indian philosophy and the like.[48]

Given the recognition of racial differentiation in analytical psychology, Jung was therefore able to interpret the actions of nations according to their archetypes, such as their Gods, stating of this in his ‘Wotan’ essay:

Because the behaviour of a race takes on its specific character from its underlying images, we can speak of an archetype ‘Wotan’. As an autonomous psychic factor, Wotan produces effects in the collective life of a people and thereby reveals his own nature. For Wotan has a peculiar biology of his own, quite apart from the nature of man. It is only from time to time that individuals fall under the irresistible influence of this unconscious factor. When it is quiescent, one is no more aware of the archetype Wotan than of a latent epilepsy. Could the Germans who were adults in 1914 have foreseen what they would be today? Such amazing transformations are the effect of the god of wind, that ‘bloweth where it listeth, and thou hearest the sound thereof, but canst not tell whence it cometh, nor whither it goeth’. It seizes everything in its path and overthrows everything that is not firmly rooted. When the wind blows it shakes everything that is insecure, whether without or within. […][49]

However, racial differentiation does not account for the character of the archetypes. Given that, according to Jung, the mind is comprised of inherited layers, not only are the characteristics of the mind inherited on a racial basis but also on a cultural basis. While, as previously mentioned, our brain is comprised of organs that reflect different levels of evolution, from the limbic system to the cerebral cortex, similarly, the unconscious reflects an inherited cultural legacy. This means that ‘modern man’ has been pushed into technological civilisation, and change has been increasing exponentially. Modern man’s psyche is not entirely — not even mainly — ‘modern’. Layers of the mind exist which are inherited from prior cultural epochs, including the most primal. Jung explained this cogently in his autobiography:

If the unconscious is anything at all, it must consist of earlier stages of our conscious psyche… Just as the body has an anatomical prehistory of millions of years, so also does the psychic system. And just as the human body today represents in each of it parts the result of this evolution, and everywhere still shows traces of its earlier stages – so the same may be said of the psyche.[50]

Further, Jung stated of this:

Our souls as well as our bodies are composed of individual elements which were all already present in the ranks of our ancestors. The ‘newsness’ of the individual psyche is an endlessly varied recombination of age-old components. Body and soul therefore have an intensely historical character and find no place in what is new. That is to say, our ancestral components are only partly at home in things that have just come into being. We are certainly far from having finished with the middle ages, classical antiquity, and primitivity, as our modern psyches pretend. Nevertheless we have plunged into a cataract of progress which sweeps us into the future with ever wilder violence the farther it take us from our ranks. The less we understand of what our forefathers sought, the less we understand ourselves, and thus we help with all our might to rob the individual of his roots and his guiding instincts […].[51]

Modern man exists in a technological world, the progress of which is exponential, but his psyche is not able to keep pace with the change. His mind does not ‘progress’ in similar exponential manner. It is a problem also considered by the great physiologist Alexis Carrel, another man of the ‘Right’:[52]

The environment which has moulded the body and the soul of our ancestors during many millenniums has now been replaced by another. This silent revolution has taken place almost without our noticing it. We have not realized its importance. Nevertheless, it is one of the most dramatic events in the history of humanity. For any modification in their surroundings inevitably and profoundly disturbs all living beings. We must, therefore, ascertain the extent of the transformations imposed by science upon the ancestral mode of life, and consequently upon ourselves.[53]

[….] Human beings have not grown so rapidly as the institutions sprung from their brains […].Modern civilization finds itself in a difficult position because it does not suit us. It has been erected without any knowledge of our real nature. […].[54]

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Despite this veneer of technological civilisation and the cult of rationalism and science, as well as the veneer of Christianity, the ancient archetypes do not disappear; they are repressed and lurk in the ‘shadows’ of the collective unconscious. Returning to Jung’s ‘Wotan’ essay:

It was not in Wotan’s nature to linger on and show signs of old age. He simply disappeared when the times turned against him, and remained invisible for more than a thousand years, working anonymously and indirectly. Archetypes are like riverbeds which dry up when the water deserts them, but which it can find again at anytime. An archetype is like an old watercourse along which the water of life has flowed for centuries, digging a deep channel for itself. The longer it has flowed in this channel the more likely it is that sooner or later the water will return to its old bed. The life of the individual as a member of society and particularly as a part of the state may be regulated like a canal, but the life of nations is a great rushing river which is utterly beyond human control, in the hands of One who has always been stronger than men. […] Political events move from one impasse to the next, like a torrent caught in gullies, creeks and marshes. All human control comes to an end when the individual is caught in a mass movement. Then, the archetypes begin to function, as happens, also, in the lives of individuals when they are confronted with situations that cannot be dealt with in any of the familiar ways. But what a so-called Fuhrer does with a mass movement can plainly be seen if we turn our eyes to the north or south of our country. […][55]

Jung saw this return of Wotan as the resurgence of the true Germanic character that had been repressed for centuries, which would not be restrained forever and would break forth somehow, for good or ill. He regarded ‘German Christianity’ as an aberration that was not true to the German character. Jung considered that this force should be openly acknowledged and integrated into the modern German folk, rather than being sublimated into any form of ‘Christianity’. He wrote of the desirable form in which German religiosity should take as being the return to Heathenism:

[…] ‘The German Christians’ are a contradiction in many terms and would do better to join Hauer’s ‘German Faith Movement’. These are decent and well-meaning people who honestly admit their Ergriffenheit and try to come to terms with this new and undeniable fact. They go to an enormous amount of trouble to make it look less alarming by dressing it up in a conciliatory historical garb and giving us consoling glimpses of great figures such as Meister Eckhart, who was, also, a German and, also, ergriffen. In this way the awkward question of who the Ergreifer is is circumvented. He was always ‘God’. But the more Hauer restricts the world-wide sphere of Indo-European culture to the ‘Nordic’ in general and to the Edda in particular, and the more ‘German’ this faith becomes as a manifestation of Ergriffenheit, the more painfully evident it is that the ‘German’ god is the god of the Germans.

One cannot read Hauer’s book without emotion, if one regards it as the tragic and really heroic effort of a conscientious scholar who, without knowing how it happened to him, was violently summoned by the inaudible voice of the Ergreifer and is now trying with all his might, and with all his knowledge and ability, to build a bridge between the dark forces of life and the shining world of historical ideas. But what do all the beauties of the past from totally different levels of culture mean to the man of today, when confronted with a living and unfathomable tribal god such as he has never experienced before? They are sucked like dry leaves into the roaring whirlwind, and the rhythmic alliterations of the Edda became inextricably mixed up with Christian mystical texts, German poetry and the wisdom of the Upanishads. Hauer himself is ergriffen by the depths of meaning in the primal words lying at the root of the Germanic languages, to an extent that he certainly never knew before. Hauer the Indologist is not to blame for this, nor yet the Edda; it is rather the fault of kairos – the present moment in time – whose name on closer investigation turns out to be Wotan. I would, therefore, advise the German Faith Movement to throw aside their scruples. Intelligent people will not confuse them with the crude Wotan-worshipers whose faith is a mere pretense. There are people in the German Faith Movement who are intelligent enough not only to believe, but to know, that the god of the Germans is Wotan and not the Christian God. This is a tragic experience and no disgrace. It has always been terrible to fall into the hands of a living god. Yahweh was no exception to this rule, and the Philistines, Edomites, Amorites, and the rest, who were outside the Yahweh experience, must certainly have found it exceedingly disagreeable. The Semitic experience of Allah was for a long time an extremely painful affair for the whole of Christendom. We who stand outside judge the Germans far too much, as if they were responsible agents, but perhaps it would be nearer the truth to regard them, also, as victims.[56]

Here Jung is advising that the best course for German religiosity to take is an overt recognition of the primacy of Wotan, without being mixed with an ‘Aryan Christ’ or Indo-Aryan scriptures from the East, all of which were popular among German folk-nationalists, who sought a wider ‘Indo-European’ heritage for Germanics stretching to India and Iran. Hence Jung advised to return to the fundamentals that had shaped the German folk, without attempting to synthesise Christ, the Eddas and the Upanishads into a ‘German Faith’ that would still not give Wotan his full realisation. ‘Indology’ had emerged primarily in Germany during the latter half of the 19th Century, as scholars and especially philologists drew connections between the wider Indo-European family of peoples, and found the relationship of Sanskrit to German, English, Latin, etc. and analogies between Hinduism and Germanic Heathenism. As for Christianity, this was now considered an ‘Aryan’ religion, if not in origin at least in the manner by which it was remoulded to fit the pre-existing character of the Germanics. One of the most influential of the 19th century German scholars, Ernst Renan, wrote that, ‘Originally Jewish to the core, Christianity over time rid itself of nearly everything it took from the race, so that those who consider Christianity to be the Aryan religion are in many respects correct’.[57] Such ideas influenced the leading Nazi ideologue Alfred Rosenberg.[58] However, Jung apparently did not embrace any such pan-Aryan notions, and insisted on a divide between East and West regardless of the racial components in the former. Whatever the primeval commonality between Indo-Aryans and Germanics, these had long since been subordinated to the distances that had emerged over millennia that had manifested in a differentiation of archetypes. From Jung’s perspective, it was as unsatisfactory for a Germanic to embrace Indic spirituality as it was for him to embrace the Jewishness of Christianity, as both were alien to the Germanic psyche. As previously alluded to, Jung was to later write of the ‘sundry natures of feeble instinct … affecting Indian philosophy and the like’,[59] when he warned of the negative character of being influenced by foreign archetypes. This is why Jung expressed hope in the work of the German Faith Movement, and evidently sought a purified Wotanism.

However the German Faith Movement never came close to the governing circles of the Reich, and sought unsuccessfully to gain some type of recognition as the ‘true religious expression of Nazism’.[60] What Hauer desired was the creation of a ‘Religious Working Group of the German Nation’ that would encompass the Christian churches along with his own movement, as distinct from their being rivalry between them.[61] Despite the popular literature attempting to link Nazism with paganism, there was little support among the Reich leadership for incorporating Wotanism despite the Heathen rites and allusions to Wotanism among the Hitler Youth, certain influences in the SS, and elsewhere. Although dismissive of the resurgence of a Wotanist religion, Hitler did however see the benefit of Wotanist elements in showing youth ‘the powerful working of divine creation’.[62] What Hitler desired from a pragmatic viewpoint was the union of the Christian denominations within a single Reich Church with himself as head of that Church,[63] in the same manner as the British monarch is recognised as head of the Anglican Church.[64] Hauer of the German Faith Movement sought dialogue with German Christianity, as indicated above, and regarded a German Christian as standing closer to his movement than a non-German pagan.[65] Jung hoped for a more clear-cut approach from the German Faith Movement, as the main body of Wotanism in Germany. He would see nothing good coming from the suggestion of blurring the contrast between Wotanism and ‘Aryan Christianity’, but would see it as a hindrance to the evocation to full consciousness of the Wotan archetype.

If we apply our admittedly peculiar point of view consistently, we are driven to conclude that Wotan must, in time, reveal not only the restless, violent, stormy side of his character, but, also, his ecstatic and mantic qualities – a very different aspect of his nature. If this conclusion is correct, National Socialism would not be the last word. Things must be concealed in the background which we cannot imagine at present, but we may expect them to appear in the course of the next few years or decades. Wotan’s reawakening is stepping into the past; the stream was dammed up and has broken into its old channel. But the Obstruction will not last forever; it is rather a reculer pour mieux sauter, and the water will overleap the obstacle. Then, at last, we shall know what Wotan is saying when he ‘murmurs with Mimir’s head’.[66]

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Unleashing a force such as that represented by Wotan represented dangers that Jung clearly recognised. Like a dammed river, its unleashing had the potential to follow a course of ecstatic creative energy or destruction to the point of self-destruction. It has the potential to nourish or to drown. Jung’s pessimism in regard to the world situation increased, and he saw nothing good coming out of the post-war, technology-obsessed, hyper-rationalistic world. He was appalled by the rise of communism, but saw the West’s opposition to it as being ‘entirely bankrupt of countervailing ideas’. ‘Jung thought that the West was faced by four main problems in its deep structure: technology, materialism, lack of individuality and lack of integration. [67] Wotan had been both ineptly summoned by half-conscious acolytes and then beaten back by Yahweh, and nothing was resolved in favour of the West.

Notes 

[1] Jung never repudiated his praise for Franco or Mussolini. F McLynn, Jung: A Biography (London: Black Swan, 1997), pp. 351-352.

[2] Martin Heidegger being another primary example. See: Hugo Ott, Martin Heidegger: A Political Life (London: Fontana Press, 1993).

[3] F McLynn, op. cit., pp. 228-229.

[4] C G Jung, ‘Wotan’, Neue Schweizer Rundschau, Zurich, March, 1936, No. 3.

[5] C G Jung, ‘Wotan’, Essays on Contemporary Events (London: Kegan Paul, 1947), Chapter 1.

[6] C G Jung to Miguel Serrano, Zurich, 14 September 1960; in M Serrano, Jung & Hesse: A Record of Two Friendships (New York: Schocken Books, 1968), p. 84.

[7] C G Jung to M Serrano, ibid., pp. 84-85.

[8] D Cox, Analytical Psychology: An Introduction to the Work of C G Jung (Suffolk: Hodder and Stoughton, 1973), pp. 59-60.

[9] D Cox, ibid., p. 61.

[10] D Cox, ibid., p. 62.

[11] D Cox, ibid., pp. 63-64.

[12] C G Jung to M Serrano, op. cit., p. 85.

[13]T Ravenscroft, The Spear of Destiny (Maine: Samuel Weiser, 1973), J H Brennan, The Occult Reich (New York: Signet, 1974), F King, Satan and Swastika (St Albans, Herts.: Granada, 1976), etc.

[14] J Toland, Adolf Hitler (New York: Doubleday & Co, 1976), p. 64.

[15] Ibid.

[16] Ibid.

[17] C G Jung, Collected Works (Princeton University Press, 1970), Volume 10, p. 185.

[18] C G Jung, Psychological Types (London: Kegan Paul, 1933), p. 55.

[19] C G Jung, Collected Works, ‘The Archetypes and the Collective Unconscious’, (1959) Vol. 9, Part 1, p. 275.

[20] F McLynn, op. cit., p. 300.

[21] R Cavendish (ed.) Encyclopaedia of the Unexplained (London: Arkana, 1989), J Webb, ‘Carl Gustav Jung’, p. 129.

[22] C G Jung, Collected Works, Volume 10, op. cit., p. 237.

[23] C G Jung, ‘Wotan’, Essays on Contemporary Events, op. cit., Chapter 1.

[24] Ibid.

[25] Before its subversion and derailing by drugs and Leftist doctrines, hippie-ism was a self-reliance, back-to-the-land movement, that eschewed modernism and technology. In a recent Television documentary on the New Zealand hippies, entitled ‘Dirty Bloody Hippies’, one of the pioneers of this movement in New Zealand commented that the movement was destroyed by the introduction of drugs, with ‘Americans coming over giving away free LSD’. Interestingly, the use of LSD by the CIA and the recruiting of psychedelic guru Timothy Leary by CIA operative Cord Meyer, is now well known.

[26] G Kennedy and K Ryan, Hippie Roots & The Perennial Subculture (Ojai, California: Nivaria Press, 2004), p. 6.

[27] G Kennedy (editor) Children of the Sun: A Pictorial Anthology: From Germany to California 1883-1949 (Ojai, California: Nivaria Press, 1998), p. 7.

[28] G Kennedy and K Ryan, Hippie Roots, op. cit., p. 15.

[29] C G Jung Speaking: Interviews and Encounters, (ed.) W McGuire & R F C Hull (Princeton, New Jersey: Princeton University Press, 1977), pp. 126-128.

[30] P Bishop (ed.) Jung In Contexts (London: Routledge, 1999). See: http://www.scribd.com/doc/6919618/JUNG-IN-CONTEXT1

[31] C G Jung, ‘Wotan’, op. cit.

[32] C G Jung, ‘Wotan’, Ibid.

[33] F McLynn, op. cit., pp. 46, 241.

[34] C G Jung, ‘Wotan’, op. cit.

[35] F Nietzsche (1885) Thus Spoke Zarathustra (Harmondsworth: Penguin Books, 1975).

[36] K H Gundarsson, ‘The Folklore of the Wild Hunt & the Furious Host’, from a lecture delivered to the Cambridge Folklore Society at the house of Dr H R Ellis Davidson. Printed in Mountain Thunder, issue 7, Winter 1992.

[37] C J Jung, ‘Wotan’, op. cit.

[38] G Kennedy (ed.) Children of the Sun, op. cit., pp. 69-70.

[39] Houston Stewart Chamberlain, a Germanophilic Englishman, whose magnum opus, Foundations of the Nineteenth Century, was a seminal influence on both Wilhelmian Germany and National Socialist ideology. See: H S Chamberlain, Foundations of the Nineteenth Century (London: John Lane Co., 1911).

[40] C G Jung, ‘Wotan’, op. cit.

[41] An illustration of Lenin’s pyramid can be seen at: http://rst.gsfc.nasa.gov/Sect6/Sect6_12a.html (accessed on 10 July 2011).

[42] Note the analogy with the Purim celebration commemorating the hanging of Haman as the enemy of Israel, along with his sons. Esther 7:9-10, 9:25.

[43] J Bacque, Crimes and Mercies: The Fate of German Civilians Under Allied Occupation 1944-1950 (London: Little Brown & Co, 1997), passim.

[44] See: K R Bolton, ‘Odin and the Faustian Imperative’, herein. Wotan had also assumed the form of the ‘Aryan Christ’ and there was an unresolved dichotomy between Wotan and this Gothic Christianity within Hitler’s Germany that was not resolved, and was also alluded to in the ‘Wotan’ essay in regard to the German Faith Movement. Note also that Jung also mentions Wotan as being ‘seen, looking rather shamefaced, in the meeting-house of a sect of simple folk in North Germany, disguised as Christ sitting on a white horse’. In regard to the conflict between Wotan and the ‘Aryan Christ’ within National Socialist Germany see: R Steigmann-Gall, The Holy Reich: Nazi Conceptions of Christianity 1919-1945 (New York: Cambridge University Press, 2004), passim.

[45] Deuteronomy 2: 34, etc.

[46] C G Jung, ‘Wotan’, op. cit.

[47] One of Jung’s primary reasons for breaking with Sigmund Freud was that he considered Freud was projecting Jewish traits onto humanity without account for these differences. This of course brought accusations of ‘anti-Semitism’ against Jung.

[48] C G Jung, Collected Works (New York: Pantheon Books, 1953), Vol. 7, p. 149, footnote 8.

[49] C G Jung, ‘Wotan,’, op. cit.

[50] C G Jung, Memories, Dreams, Reflections (New York: Pantheon books, 1961), p. 348.

[51] C G Jung, ibid., pp. 235-236.

[52] K R Bolton, ‘Alexis Carrel: A Commemoration’, Counter-Currents, http://www.counter-currents.com/2010/11/alexis-carrel-a-commemoration-part-1/#more-6258

[53] A Carrel, Man the Unknown (Sydney: Angus and Robertson Ltd., 1937), Chapter 1: 3.

[54] A Carrel, ibid., Chapter 1: 4.

[55] C G Jung, ‘Wotan’, op. cit.

[56] C G Jung, ibid.

[57] R Steigmann-Gall, op. cit., p. 108

[58] Alfred Rosenberg sought to show early in his magnum opus (1930) that Jesus was from a region that had been established by ‘Nordic’ Amorites’, Galilee (p. 6). The problem with Christianity was the influence of Paul undertaking a consciously Jewish mission, whilst John represented the ‘aristocratic spirit’. (pp. 35-37). The Myth of the Twentieth Century (Torrance, California: The Noontide Press, 1982).

[59] C G Jung, Collected Works, 1953, op. cit.

[60] R Steigmann-Gall, op. cit., p. 110.

[61] R Steigmann-Gall, ibid.

[62] R Steigmann-Gall, ibid., p. 143.

[63] R Steigmann-Gall, ibid., pp. 188-189.

[64] R Steigmann-Gall, ibid., pp. 257-258.

[65] R Steigmann-Gall, ibid., p. 149.

[66] C G Jung, ‘Wotan’, op. cit.

[67] F McLynn, op. cit., p. 513.

Source: Woden: Thoughts and Perspectives, vol. 4, ed. Troy Southgate (London: Black Front Press, 2011).
 

mercredi, 14 octobre 2015

Individus sous influences: une société de moutons?

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Individus sous influences: une société de moutons?

Auteur : C.B & Stéphane Hairy 

Ex: http://zejournal.mobi

“Nous sommes dans une société de moutons”, “les gens vont dans le sens de la majorité”,  “la population se laisse influencer par les médias de masse”…  qui n’a jamais entendu ce genre de propos au sujet de notre société ? Pourtant, l’opinion, les comportements, attitudes, croyances, ou sentiments d’un individu sont loin d’être strictement régies par l’influence des masses. Il existe aussi l’influence minoritaire, qui au contraire du conformisme, nous influence en profondeur. En effet, nous sommes émerveillés par certaines personnes qui font avancer nos idées, nous aident au quotidien ou nous impressionnent intimement. Nous sommes prêts à suivre certains leaders que nous considérons comme étant aptes et légitimes à nous montrer une direction à suivre ou même à diriger nos vies. Nous sommes même dans certains cas, complétement sous emprise d’une personnalité, comme le sont certains humains “fans” de personnalités connus.

Nous allons donc essayer de comprendre le fonctionnement de ces influences pour tenter de répondre à LA question existentielle, celle que l’on se pose tous les matins en prenant les transports, celle qui nous traverse l’esprit en voyant nos contemporains s’enivrer dans une décadence profonde, la question cosmique  : sommes-nous de vrais moutons ?

1 – Influence des masses

Il existe effectivement ce que l’on appelle l’influence majoritaire, que l’on appelle communément le conformisme. Ce processus est celui de l’influence des opinions, comportements, perceptions, d’une majorité sur une minorité de gens. Récemment, des psychologues de l’Université de Princeton ont étudié ce qui se passe dans notre tête lorsque nous sommes en situation sous l’influence d’une majorité. Une structure cérébrale (l’insula) semble déterminer l’abandon de l’analyse personnelle au profit de la posture conforme aux attentes du groupe. Cette insula est réputée centraliser des informations de nature émotionnelle en provenance du corps, et s’activer lorsque l’individu sent peser la menace d’être exclu de son groupe d’appartenance.

Le paradoxe de Condorcet.

Nicolas de Condorcet, philosophe et mathématicien, avait déjà montré au XVIIIe siècle que le système électoral livre des décisions sensées, à condition que les électeurs soient ignorants des décisions prises par leurs voisins (paradoxe de Condorcet). Autrement dit, il faut savoir se protéger du « biais de conformité ».

C’est aussi ce qu’a montré une étude réalisée dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle française de 2012. Quelques 1 000 votants étaient interrogés sur leurs intentions de vote au second tour. Dès lors qu’on leur présentait les résultats d’un sondage fictif allant dans le sens contraire de leur intention initiale, ils changeaient d’opinion dans 25 pour cent des cas, pour rallier l’avis majoritaire exprimé par le sondage.

L’expérience de Asch.

L’expérience la plus célèbre est celle de S. Asch (en 1951) ; elle démontre que même lorsqu’il y a une réponse évidente à donner, un individu va donner une réponse fausse et absurde juste parce que la majorité des gens qui constituent son groupe a fourni cette réponse là.

Les psychosociologues (Deutsch & Gerard, 1955 ; Moscovici, Mucchi-Faina & Maass, 1994) s’accordent à dire que si l’individu se conforme autant c’est à cause de la comparaison sociale qu’il opère lorsqu’il n’est pas d’accord avec la majorité : il souhaite éviter le conflit pour surtout ne pas être rejeté par le groupe…

VIDEO: Expérience de Asch, le conformisme

(Le psychologue S. Asch montre que dans une simple tâche perceptive consistant à comparer les longueurs de différents segments de droite, la connaissance de l’avis majoritaire suffit à faire prendre des décisions absurdes à des individus qui, isolés, répondent correctement.)

Cette expérience des lignes de Asch est célèbre et est souvent instrumentalisée pour démontrer que les individus sont des moutons qui se rallient à une idée dominante, majoritaire. Or, ce n’est pas tout à fait vrai, l’influence majoritaire est superficielle car elle agit sur les comportements et non sur les pensées des individus. Agir n’est pas penser. Dire que l’on pense pareil que son groupe ne signifie pas qu’on pense effectivement comme eux. En effet, dans les expériences de Asch, on voit que les personnes se focalisent sur les enjeux sociaux de la situation (que va-t-il se passer si je réponds différemment d’eux ? quelle sera ma place ?), au lieu de traiter  la véracité des réponses données par le groupe.

Mais alors, quelle genre d’influence agit sur les opinions et pensées des individus ?

 

(Le type d’image que l’on se fait du conformisme pour exprimer notre capacité à être influencé par les masses)

2 – Influence des minorités

Si le conformisme engendre le fait que les personnes se rallient à l’opinion de la majorité, cet effet n’est souvent présent qu’en public (face au regard des autres) et non au-delà. Il existe à l’inverse l’influence d’une personne ou d’une minorité qui induit une réelle persuasion et une modification profonde de notre jugement qui persiste dans le temps : c’est l’influence minoritaire. Là où la majorité agit en surface, la minorité modifie en profondeur.

Le psychosociologue S. Moscovici a été le premier à s’intéresser à l’influence minoritaire : comment un individu ou une minorité de personnes peut-elle exercer une influence sur un groupe ou sur une majorité ? Son ambition est de comprendre l’apparition des faits historiques tels que le développement du féminisme, la révolution copernicienne ou encore l’impact de Martin Luther King, Galilée, Nelson Mandela…

(Discours le plus célèbre de Martin Luther King “I have a dream”, prononcé le le 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial, à Washington, D.C).

Des expériences illustrent la prégnance de cette influence de la minorité, comme celle de Moscovici, Lage et Naffrechoux (1969). Les expérimentateurs démontrent que même si un individu va se comporter en répondant conformément dans un premier temps, il sera par la suite influencé de manière inconsciente en modifiant ses perception et opinion sur les choses.

Pour comprendre l’influence minoritaire, il faut se pencher sur le caractère inconscient des phénomènes d’influences en partant sur la notion de conflit. Lorsqu’on est confronté à une opinion qui diffère de la sienne, on éprouve un certain conflit interne. Les individus ont tendance à fuir ce type de tension et recherchent le consensus. La majorité compte précisément sur ce malaise pour engendrer la conformité.
De son côté, le comportement ferme et confiant de la minorité instaure le doute, attire l’attention, signale l’existence d’un point de vu alternatif, démontre l’attachement de la minorité à sa position et annonce que le seul moyen de sortir du conflit consiste à prendre en considération son point de vue. Pour S. Moscovici, la minorité force la majorité à analyser le contenu de son message de manière approfondie, puisque le traitement de l’information suppose, pour invalider l’opinion adverse, de s’y pencher et de la comprendre. Ce sont ces activités qui nous préparent à un processus d’intégration de l’information et d’appropriation des idées.

Selon Moscovici, la minorité agissante se définit par 5 styles de comportements et c’est l’interprétation de ces styles de comportement de la minorité par la majorité qui permet à l’influence d’opérer.

Les 5 styles sont :

Investissement et visibilité : c’est l’importance que le sujet ou la minorité accorde à son objectif ou à ses idées. La visibilité de l’implication est importante ainsi que la sincérité du sacrifice personnel et de la haute estime des buts poursuivis.

Autonomie : c’est l’indépendance du jugement et des attitudes et cela reflète la détermination selon ses propres principes.

Consistance : c’est le fait de maintenir toujours la même idée, être catégorique, avoir et maintenir une position cohérente.

Rigidité : C’est la version “dure” de la consistance. Il faut adopter un modèle comportemental assuré pouvant parfois aller jusqu’à l’extrémisme. Moscovici explique qu’un comportement qui se situerait à mi-chemin entre la rigidité et la souplesse serait le meilleur moyen pour influencer quelqu’un.

Équité : elle rend compte du souci de la minorité d’établir des relations réciproques avec la majorité.

3 – Comparaison : Influence de la majorité VS. Influence de la minorité.

Lorsqu’un individu se sait l’objet d’une influence, il éprouve un sentiment d’ambivalence, c’est à dire, qu’il peut ressentir deux sentiments pourtant opposés ou contradictoires. Cependant selon que la source d’influence émane d’une minorité ou d’une majorité, cette ambivalence n’est pas la même :

- Face à une majorité, les individus expriment plutôt une attirance publique et une réserve ou une hostilité privée.

- Face à une minorité, les individus peuvent éprouver dans le même temps une hostilité publique, une admiration, voir même une envie privée.

En fait, c’est en se défendant sur le plan conscient d’une influence qu’on augmente les chances d’être influencé sur le plan non conscient. Il s’agit donc d’un réel paradoxe puisque plus on résiste à un agent d’influence, plus on a de risque de lui céder sur le long terme.

L’influence latente et différée est propre à l’influence minoritaire. Car le traitement de l’information des minorités innovantes (dans le sens où elles changent de l’opinion majoritaire) suppose, qu’il faut invalider certaines idées, s’ouvrir à de nouveaux messages et faire preuve de compréhension. C’est pour cette raison que l’influence des minorités est plus ancrée en profondeur et s’installe dans vos idées, dans votre manière de voir le monde. Contrairement à l’influence des masses qui impacte votre comportement mais n’a pas d’influence sur vos idées, il s’agit d’un suivisme qui n’engendre pas de changement notable sur votre manière de voir le monde.

Documentaire sur le conformisme social: Testez votre cerveau : Le conformisme social

4 – En conclusion, les minorités ont une influence plus profonde sur les individus mais…

… la majorité peut également les influencer sur le plan des attitudes et convictions.
Et oui, comme rien n’est simple dans notre machine cognitive humaine, les influences sont multiples ! Hélas nous restons sujets à la “moutonnerie” et nous sommes ainsi profondément influencés par la majorité, à savoir les opinions dominantes…
Mais comment sommes-nous influencés par cette majorité ? par nos propres actes !

Car l’acte de se conformer publiquement et de manière répétée est un facteur d’engagement. Or plus on est engagé et plus on adhère à l’idée dominante : c’est ce qu’on appelle la théorie de la rationalisation, qui consiste à rationaliser ses actes pour expliquer ses conduites d’une part, mais surtout pour éviter l’état de conflit interne entre ce que vous pensez et votre comportement devant les autres (dissonance cognitive). Cette rationalisation se manifeste par le fait que les attitudes deviennent une conséquence du comportement et non l’inverse.

Ainsi, lorsqu’on se conforme publiquement (par exemple au travail, acquiescer devant les autres collègues lorsque votre patron exprime son opinion qui pourtant est bien différente de la votre, est un acte qui vous engage). Vous modifiez votre façon de penser en faveur de l’idée dominante afin d’auto-justifier votre comportement. De même, le fait de répéter cet acte de conformisme est également un facteur qui vous engage en faveur de celui-ci.
Pour en savoir plus sur les facteurs d’engagement, nous vous invitons à lire le psychosociologue C. Kiesler. Ces techniques d’engagement (dîtes de manipulation) sont notamment utilisées par les managers de grands groupes industriels et dans le commerce.
En conclusion, nous sommes tous des sujets sous influences, mais contrairement à l’idée répandue ce n’est pas l’influence de la majorité (médias de masse, opinions répandues, etc.) qui est la plus prégnante sur nos opinions mais l’influence des minorités (petits groupes, personnes, dissidents).


Ceci-dit, si on ne veut pas être influencés par la majorité – être un mouton quoi -, il faut se défendre des actes que nous poussent à faire cette majorité (exemple d’acte généré par une majorité : une grande partie de la population pense qu’il faut voter aux élections pour favoriser la démocratie en France). Le suivisme permet de ne pas “s’engager”, de ne jamais changer d’opinion, en d’autres termes, de se faire manipuler par la majorité dominante.
Le libre arbitre est un mythe mais commencer par s’empêcher d’agir dans un sens contraire à nos convictions est un bon début !

mardi, 31 mars 2015

La crise du symbolique et la nouvelle économie psychique

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La crise du symbolique et la nouvelle économie psychique

par Anne Bussière

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En passant de l’économie industrielle du XIXè siècle à l’économie financière du néolibéralisme, nous sommes passés d’une économie de la névrose, bâtie sur le refoulement, à une économie de la perversion fondée sur la jouissance.

L’économie industrielle s’achève en août 1971 avec la fin de l’étalon or et l’auto-régulation du Marché. Simultanément, on constate au niveau sociétal un effacement de l’étalon phallus – cette instance symbolique qui régule le manque et permet la subjectivation de l’individu – dont le déclin, il convient de le dire, s’est amorcé au siècle des Lumières ; l’individu doit désormais s’auto-réguler en dehors de toute référence symbolique, ce qui génère une nouvelles économie psychique donnant libre cours à la jouissance aux dépens du désir. On constate que les mêmes mécanismes sont à l’œuvre dans l’économie financière et dans la nouvelle économie psychique, soit le déni du réel au profit du virtuel et de l’imaginaire.

Cependant, cette thèse concernant la nouvelle économie psychique, partagée par la majorité des freudo-lacaniens, est remise en question par un certain nombre de psychanalystes. Ces derniers contestent la prééminence de l’étalon phallus dans la construction de la subjectivité et pointent l’instrumentalisation de ce concept en vue de préserver la domination masculine. Dans cette perspective, les détracteurs de l’étalon phallus dénoncent une stratégie qui consiste à transformer un fait historique et culturel en donnée anthropologique universelle ; ils annoncent la fin du dogme paternel et plaident pour de nouvelles formes de paternalité.

On remarquera la contradiction dans laquelle se trouvent les détracteurs du néolibéralisme économique qui, par ailleurs, plaident pour la suppression de l’étalon phallus et pour une économie psychique émancipée de toute référence symbolique au manque. Soutenir une telle posture c’est ignorer le rapport entre l’infra structure et la super structure

La question du patrimoine et de la transmission qui nous occupe aujourd’hui engage celle du père. Chacun sait que dans la société traditionnelle patriarcale le patrimoine est transmis par le Père. Or, il se trouve que la figure paternelle est sérieusement mise à mal dans notre société dite postmoderne. Il est donc légitime de se poser les deux questions suivantes : le père est-il encore en capacité de remplir sa fonction de transmission ? Dans le cas contraire, quelles sont les conséquences de ce déficit sur l’économie psychique du sujet ?

Le discours sur le déclin du Père, ses causes et ses conséquences, fait l’objet depuis un certain nombre d’années d’un débat animé opposant les psychanalystes freudo-lacaniens de stricte obédience et les psychanalystes dissidents, les philosophes, historiens, sociologues et bien évidemment les mouvements féministes ; pour les uns : « il y aurait péril en la demeure », car ce déclin signerait la fin du monde, pour les autres, ce discours ne serait en fait qu’une stratégie de défense destinée à voler au secours d’un patriarcat chancelant sur le point de perdre le trône qu’il occupe depuis plusieurs siècles.

Avant d’aborder ces deux thèses adverses, je voudrais mettre l’accent sur le lien de cause à effet existant entre la dérégulation financière qui caractérise l’économie de ces cinquante dernières années et la dérégulation de l’économie psychique. On observera en effet que le néolibéralisme économique, dans sa phase ultime d’économie financière, comme le montre Edmond Cros (Voir, dans les mêmes Actes : « Du capitalisme financier aux structures symboliques – Á propos de deux idéologèles [ Temps réel, Réalité virtuelle] ») se fonde sur la disparition de l’étalon-or ; cette dernière entraîne la dérégulation des monnaies, la soi-disant auto-régulation des marchés et la mutation profonde de l’économie que l’on peut désormais qualifier de financière et virtuelle.

Simultanément, on constate les effets produits sur la super-structure et notamment sur l’économie psychique de l’individu par cette mutation de l’infra-structure. De fait, la disparition de l’étalon-or entraîne celle de son équivalent psychique que je nommerai « l’étalon-phallus », soit l’instance phallique ou encore la fonction paternelle ; on observe, en l’absence de ces repères, une dérégulation des normes sociales et culturelles et, à la suite, ce que les uns qualifieront de dysfonctionnement de l’économie psychique du sujet, tandis que d’autres n’y verront que de simples mutations historiques.

On observe que les deux thèses s’accordent quant au constat sur le déclin du Père, mais qu’elles en tirent des conclusions opposées. Je m’attacherai donc à développer successivement les deux argumentaires en mettant l’accent sur l’essentiel du débat, à savoir : quelle part, dans ces bouleversements ou simples évolutions, selon le point de vue, revient à la dimension anthropologique de l’être humain ou à sa dimension historique et culturelle ? Quel est l’objet de la transmission dans la société patriarcale ? Le Père assure-t-il cette fonction dans la société actuelle dite post-moderne et si non, quelles sont les conséquences et les effets produits sur l’économie psychique de l’individu ?

Le_cigare_de_Lacan.gifRappelons que pour les psychanalystes freudo-lacaniens l’instance phallique ou encore le langage instituent, régulent et transmettent le manque. En effet, la théorie de Jacques Lacan, et c’est là l’essentiel de son apport à la théorie freudienne, développe la thèse du rôle fondateur du langage dans la subjectivation du sujet. Dans cette perspective, le langage médiatise le rapport du sujet au monde et à soi-même ; il est mis en place non par l’objet mais par le manque de l’objet, le premier objet qui vient à manquer étant la mère. Le renoncement à l’objet aimé est donc la condition pour que l’être parlant puisse s’accomplir, il institue une limite qui entretient le désir. Il s’en suit que tout être humain doit s’accomoder d’une soustraction de jouissance, ce renoncement servant de fondement au désir et à la Loi. Dans l’expérience de la castration, en effet, l’enfant doit renoncer à la « Toute- jouissance » de la mère et donc à sa propre « Toute –puissance ».

Dans ces conditions, ce qui assure la transmission chez l’être humain c’est non seulement les gènes mais les signifiants dont le réseau instaure une distance irréductible par rapport à l’objet, un vide qui constitue le sujet (Lebrun :2007 p.55). Pour Lacan, le langage n’est pas un simple outil, il est ce qui subvertit la nature biologique de l’humain et fait dépendre notre désir de la langue. L’aptitude à la parole se paye d’un prix : parce qu’il doit passer par le défilé des signifiants, le désir humain est condamné à la seule représentation. Le langage donc inscrit la perte, il met fin au rapport fusionnel avec la mère et au régime de la jouissance ; il fonde l’économie du désir et ouvre à l’altérité. « L’étalon phallus », soit encore le langage, ou la métaphore paternelle, a pour mission de transmettre du manque, d’imposer une soustraction de jouissance.

La postmodernité et l’absence de transmission :

Or, les freudo-lacaniens observent un décrochage entre ce statut anthropologique du langage et les pratiques et discours de notre société postmoderne ; selon eux, ce décrochage affecte l’équilibre psychique de l’individu. Tout se passe comme si notre société ne transmettait plus la nécessité du vide, de sorte que l’objet se substitue à sa représentation et la jouissance au désir.

En effet, nous avons intériorisé le modèle du Marché qui ne connaît pas de limites à l’expansion exponentielle et globalisée du cumul des richesses. De nos jours, pas plus l’économie financière que l’économie psychique collective et individuelle ne font sa place au vide. La société de consommation issue du néo-libéralisme économique cherche avant tout à créer des consommateurs et, dans ce but, elle reproduit le lien fusionnel à la mère en situant le sujet, si tant est que l’on puisse parler de sujet, sous le régime de la dévoration dont le tableau de Goya : « Saturne dévorant ses enfants » est la métaphore parfaite.

L’urgence consommatrice nourrit et remplit sans sevrage, générant le processus de l’addiction, c’est-à-dire la jouissance indéfinie et absolue de l’objet sans médiatisation symbolique. L’objet est possédé et détruit dans l’instant, sans aucun différé, la jouissance s’est substituée au désir et c’est toute la dimension temporelle qui s’en trouve bouleversée. De fait, ce régime suppose l’effacement du futur mais aussi du passé, de l’historicité et donc de la transmission symbolique d’une génération à l’autre : « L’oralité dévorante qui s’est emparée de notre société évoque la rage de se remplir, la crainte du vide. » (Barbier : 2013 p. 169).

Charles Melman à son tour souligne le lien entre l’économie néo-libérale et la nouvelle économie psychique en ces termes : « l’expansion économique a besoin de lever les interdits pour créer des populations de consommateurs avides de jouissance parfaite. On est désormais en état d’addiction par rapport aux objets » (Melman, 2005 p. 71).

Dominique Barbier souligne que le lien social se délite ; ce n’est pas pour autant le triomphe de l’individualisme qui marque notre époque, mais bien plutôt celui de l’égoïsme grégaire. L’égoïste ne cherche que la satisfaction de ses pulsions, alors que l’individu doit être capable de les assumer et de les réfréner en les convertissant en une forme symbolique viable. De nos jours, au sein de la famille, la métaphore paternelle ne fonctionne plus, de sorte que le passage à l’âge adulte est repoussé indéfiniment et la subjectivation compromise ; l’enfant, plus tard l’adolescent, est incapable de renoncer à la Toute-jouissance et à la Toute-puissance. Dominique Barbier parle à ce propos d’une attitude familiale fusionnelle où les places ne sont pas définies par la triangulation oedipienne.

mendelgéreard.jpgGérard Mendel, promoteur de la sociopsychanalyse, observe dans la famille postmoderne le même type de dysfontionnement concernant la traditionnelle triangulation oedipienne. Il analyse le déclin de l’image du père mise en évidence par le mouvement de mai 68 et l’attribue au développement incontrôlé de la technologie dans notre société néo-libérale.

Selon lui, la puissance technologique est ressentie par l’adolescent comme Toute-puissance, ce qui le renvoie aux expériences vécues avec la mère dans la première phase archaïque ; il se trouve que l’image paternelle, traditionnellement associée aux institutions qui fondent la société, est elle aussi indissociable de la puissance technologique ; or, de nos jours, cette dernière est plus forte que les institutions, lesquelles ne défendent plus les valeurs traditionnelles (droit, justice,vérité, liberté). L’adolescent ne dispose donc pas de deux images parentales bien différenciées, l’image du père étant infiltrée par les éléments archaïques de la mère (le chaos, l’inconnu, l’arbitraire) ; en l’absence d’une médiation paternelle, l’adolescent se retrouve dans l’impossibilité d’affronter le conflit oedipien et de renoncer à la Toute-jouissance (Mendel : 1974).

Dans cette perspective, la société de consommation, issue de l’économie néo-libérale et de la dérégulation produit des effets désastreux sur l’équilibre mental des individus. Selon Charles Melman : « nous passons d’une culture fondée sur le refoulement des désirs, et donc de la névrose, à une autre qui recommande leur libre expression et promeut la perversion » (Melman, 2003, p.17).

On a pu constater que le discours sur la perversion fait désormais florès dans les medias : en témoignent les titres de la littérature psychanalytique, psychologique et sociologique : La perversion ordinaire, La fabrique de l’homme pervers et les articles consacrés au pervers narcissique qui envahissent les pages des revues. C’est pourquoi il convient de définir le concept de perversion qui tend à se diluer dans un usage indiscriminé et de revenir à Freud. Ce dernier, en ce qui concerne la perversion fétichiste, arrime le concept au déni de la réalité de la différence des sexes et donc de la castration.

Alors qu’elle perçoit la réalité, la personne qui la dénie se comporte comme si la réalité n’existait pas. A partir de là, on voit bien comment s’articule la perversion sur la non- transmission du manque. Lebrun observe que les nouveaux sujets postmodernes et le pervers stricto sensu ont en commun le même fonctionnement, à savoir le déni du manque : « Ils veulent récuser la modalité de jouissance prescrite par le langage pour pouvoir en prôner une autre non soumise à tous ces avatars qui limitent ladite jouissance […] un mode de jouir où le lien à l’objet n’est plus médiatisé par le signifiant » (Lebrun : 2007, 339). Il souligne encore au sein de la famille une forme de complicité entre les parents et les enfants dans le but de dénier le manque, de l’éviter. Les parents cherchent à éviter le conflit et les enfants en profitent, ils refusent la soustraction de jouissance, revendiquent la Toute-puissance et transgressent la Loi.

mel41JOeYYpanL.jpgSelon Charles Melman, la nouvelle économie psychique consiste dans un rapport spécifique du sujet à l’objet : chez le névrosé, tous les objets se détachent sur fond d’absence, le pervers, quant à lui, se trouve pris dans un mécanisme où ce qui organise la jouissance est la saisie de ce qui normalement échappe. Le comportement addictif en est un symptôme : pousser le plaisir tiré de la possession de l’objet jusqu’à l’extrême de la jouissance (Melman, 2003, 64). En outre, le pervers est intolérant à la frustration, d’où une attitude agressive et des passages à l’acte impulsifs, il ne reconnaît pas l’autre, le manipule ou le détruit comme s’il s’agissait d’un objet ; on constate chez lui des éléments de la structure paranoïaque : la haine de la différence et du sexe opposé qui entraîne fréquemment des passages à l’acte. Rien d’étonnant donc à ce que pervers narcissiques et psychopathes alimentent la chronique noire des tabloïdes.

De nos jours, les progrès de la science et de la technoscience, en matière notamment de procréation, ne connaissent pas de limites, pas plus que l’économie financière, ils repoussent indéfiniment les limites de la morale, bouleversent le statut de la famille triangulaire et, en matière de sexualité, font triompher le fantasme sur le réel. C’est ainsi que dans la nouvelle économie psychique, chacun est invité à inventer son propre sexe. Le concept de genre s’est substitué à la réalité de la biologie, et la sexualité nourrit le sentiment de Toute-puissance.

A partir de ce tableau de la psychopathologie de notre société, (déni de la réalité et fuite dans l’imaginaire), on voit apparaître les effets produits conjointement par la perte de l’étalon-or et de ce que j’ai dénommé l’étalon-phallus : l’économie néo-libérale, qui vise l’accroissement indéfini des richesses, nourrit la jouissance sans fin, elle est en rapport avec un objet qui vient combler et apporte une satiété en tuant le désir. Pour J.P. Lebrun, le mensonge consumériste nous fait croire que nous pouvons être remplis. Il ne nous aide pas à élaborer le vide qui est en nous.

Le règne du virtuel  :

La fin de l’économie réelle signe le règne de l’économie virtuelle. De la même façon, dans la sphère socio-culturelle de famille, la T.V., ce troisième parent, ne transmet pas le manque mais le plein et le néo-libéralisme utilise ce media comme vecteur de conditionnement. C’est ainsi que Patrick Le Lay, haut responsable de programmes T.V. déclare cyniquement : « le but est de rendre le cerveau des téléspectateurs ‘disponible’, c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages » (in Barbier : 2013, 176).

Discurso-televisivo-1ª-A.jpgDans cette perspective, J.G. Requena a exploré le discours de la T.V. comme discours de la postmodernité (G. Requena : 1988). Il y voit une structure en miroir qui s’organise autour de la relation imaginaire et de la séduction, c’est-à-dire autour de la plénitude de la Toute-jouissance qui caractérise la relation duelle avec la mère.

Il dénonce dans le spectacle télévisé le déficit de symbolique dû au fait que le signe iconique, contrairement au signe linguistique, présente une forte résistance à la représentation et par conséquent suppose un fort indice de Réel, c’est-à-dire de hasard, de singulier. Ce Réel non symbolisé, il le désigne sous le terme de : « lo radical fotográfico », en rappelant que les images télévisuelles sont issues de la photographie qui a révolutionné la représentation au XIXe siècle ; en effet la photographie, en montrant l’objet, en l’exhibant, substitue la présentation à la représentation. C’est pourquoi l’image télévisuelle, telle qu’elle se donne à voir dans le « reality show » et le film pornographique, constitue le degré zéro de la représentation, sans travail de mise en scène, sans essais, sans direction d’acteurs : « se ofrece la pura huella salvaje de lo real en primer grado ».

On remarquera que G. Requena prend soin de distinguer le Réel de la réalité. Le Réel, en référence aux trois ordres lacaniens (Réel, Imaginaire, Symbolique), se distingue de la réalité. En effet, la réalité c’est la part du monde que nous manipulons, qui nous est intelligible, dans la mesure où elle est médiatisée par le Symbolique, alors que le Réel, c’est l’Autre, ce qui résiste, l’hétérogène, la pulsion. Ces images-là relèvent d’une économie psychique clairement psychotique, elles témoignent de ce que González Requena nomme « lo siniestro », c‘est-à-dire : « la cualidad psíquica de la psicosis », ou encore comme l’irruption du Réel dans la réalité en l’absence de fondation symbolique .

Selon lui, ces images sont issues de la perte de l’étalon phallus et du déficit de la fonction paternelle. En l’absence de tiers terme, rien ne met fin à la relation duelle, la subjectivation n’a pas lieu et l’individu est livré à son délire, c’est-à-dire à l’expansion illimitée de l’imaginaire qui anéantit la réalité. C’est le cas du psychotique sans cesse menacé par le réel de la pulsion.

Cependant, on constatera que les analyses de González Requena concernant la nouvelle économie psychique sont sensiblement différentes des précédentes ; en effet, le dérèglement mental induit par la société postmoderne relève, selon lui, non pas de la perversion mais de la psychose dans la mesure où il implique le concept de forclusion élaboré par Lacan. C’est ainsi qu’il procède à une analyse approfondie des structures communes aux discours télévisuel et psychotique. Dans cette perspective, il observe une prédominance de la structure en miroir dans laquelle le présentateur regarde dans le champ off hétérogène où se situe le téléspectateur. La fonction référentielle susceptible de rendre compte de la réalité se trouve alors éliminée au profit des fonctions conative et expressive grâce auxquelles l’énonciateur établit une relation exclusive avec l’énonciataire, de sorte que la paire JE/TU élimine le troisième terme IL/ELLE bouclant hermétiquement le circuit de la communication.

A cela s’ajoute l’effet produit par une fonction phatique dominante assurant un contact permanent entre énonciateur et énonciataire au détriment du sens ; ce type de communication ne manque pas de rappeler le bavardage vide, la logorrhée sans fin du psychotique. Il faut parler à tout prix, remplir toutes les plages de silence, ce qui, une fois de plus, relève de l’économie du plein.

On aura compris que cette pseudo-communication reproduit la relation imaginaire duelle en jouant le rôle d’un cordon ombilical : “Este mundo a la vez fragmentado y totalizador ofrecido a la mirada voraz del espectador en una relación dual, imaginaria, escópica, se parece inquietantemente a ese otro mundo a la vez fragmentado, seductor y absoluto que lo construyera todo para el individuo en el comienzo de su existencia. El psicoanálisis lo llama la madre primordial.” ( Requena :1988,113) Cette forte dominante d’une économie psychotique González Requena la retrouve dans le corpus filmique de la postmodernité, notamment dans El Club de la lucha qu’il qualifie de Apoteosis del psicópata (Requena : 2008). Il analyse l’évolution du processus psychotique chez le personnage en le mettant en rapport avec le déclin de la fonction paternelle associé au retour de l’imago maternelle archaïque. Le personnage de ce film n’accède pas au statut de sujet et vit dans l’univers spéculaire de la relation duelle. Il n’a pas d’identité, pas de nom, puisqu’il ne peut se différencier de l’autre, de sorte que dans le miroir il ne rencontre que son double. G.R. insiste sur l’univers dé-réalisé dans lequel baigne le personnage ; ce sentiment de perte de la réalité et de l’identité est alimenté par le contexte dans lequel il vit où règne la production en série. En l’absence de langage c’est la pulsion qui parle et provoque finalement la conduite suicidaire du héros/psychopathe. Ce dernier est totalement soumis au discours du Marché : on le voit feuilleter un catalogue d’IKEA et commander la totalité des meubles et objets qui y figurent. On retrouve la même standardisation dans les espaces qu’il traverse au cours de ses voyages : avions, aéroports, hôtels – durant lesquels il se nourrit de portions individuelles uniformement calibrées – forment une série indistincte.

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Pour reprendre les propres termes de G.Requena, la société postmoderne a engendré « un ser seriado, intercambiable, abstracto » au lieu de « un individuo real, irrepetible, singular ». Ce vécu de dé-réalisation généralisé débouche sur la question de la jouissance. Dans l’incapacité de vivre une expérience « réelle » en l’absence d’une médiation symbolique, le personnage, rivé au registre imaginaire, n’a d’autre solution que le passage à l’acte qualifié par l’auteur de « violencia máxima como única vía de acceso a la experiencia de lo real ». Il bascule ainsi de l’aliénation à la jouissance illimitée caractéristique d’une société de consommation qui dénie le manque, à la décharge pulsionnelle qui fait voler le moi en éclats.

A propos de la dénomination psychopathe attribuée au personnage, on est en droit de se demander quelle est la différence entre le psychopathe, le psychotique et le pervers. Amaya Ortiz de Zárate (1996, pp.123-126) précise la distinction entre les deux premiers : si les trois présentent un dysfonctionnement au niveau de la gestion du manque, le psychopathe et le pervers quant à eux souffrent d’un trouble de la personnalité qui n’affecte pas leur lucidité au moment où ils passent à l’acte, contrairement au psychotique qui, d’ailleurs, est jugé irresponsable par les juges. Comme nous pouvons le constater, les structures mentales du psychopathe sont sensiblement les mêmes que celles du pervers : dans les deux cas, il y a déni de la réalité, alors que le psychotique est affecté par le processus de forclusion, privé donc de la dimension symbolique du langage. En ce qui concerne le protagoniste de EL club de la lucha , l’un des traits distinctifs qu’il partage avec le pervers est l’absence totale d’empathie, le mépris devant la souffrance de l’autre et la jouissance qu’il tire de ce spectacle : « esa ausencia de empatía constituye sin duda el rasgo más evidente del psicópata » (G. R. :2008, 69). González Requena fait encore remarquer que ce type d’économie psychique est une constante du cinéma post-classique hollywoodien dans lequel les figures du psychopathe et du psychotique se substituent de façon récurrente au héros mythique ; c’est le cas du film El de Buñuel dont le protagoniste est un paranoïaque délirant, aliéné à la Diosa Madre, substitut de l’imago maternelle.

tort782081207080.jpgLe psychanalyste Michel Tort, pour sa part, s’élève contre le discours freudo-lacanien que je viens de développer, ce discours qui, selon ses propres termes, condamne la faillite des pères incapables de dire non, prescrit la nécessité absolue de renoncer à la jouissance sous peine d’abandonner le pouvoir aux mères et à leurs fils non castrés. Il dénonce une régression de la psychanalyse lacanienne par rapport à ses fondements freudiens, dans la mesure où la fonction du père, selon Freud, n’est pas de séparer l’enfant de la mère mais de construire le sur-moi du sujet. Il rappelle les thèses de Lacan pour les combattre, notamment celle sur le déclin de l’image social du père qui entraînerait des effets dévastateurs sur le psychisme de l’individu, à savoir la forclusion chez le psychotique, soit l’impossibilité d’accéder à la subjectivité. Il cite les propos de Lacan sur le nouveau pouvoir des mères : « La mère est une femme que nous supposons arrivée à la plénitude de ses capacités de voracité féminine » ou : « cette mère inassouvie, insatisfaite, autour de laquelle se construit toute la montée de l’enfant dans le chemin du narcissisme » ou encore : « la femme accède difficilement au symbole et donc à la famille humaine, mais par contre, elle accède facilement au primitif et à l’instinctuel, ce qui l’établit dans un rapport direct à l’objet non plus de son désir mais de son besoin » (in Tort, M : 2005, 126 ). Il ne fait aucun doute que les sentences lacaniennes concernant la femme et la mère ont de quoi faire frémir les oreilles d’un auditoire féministe. Michel Tort reprend le schéma de l’Œdipe selon Freud et Lacan en observant qu’il ne relève pas d’une donnée anthropologique mais d’une construction idéologique et non anthropologique. Ce schéma, je le rappelle, établit la prévalence initiale de la mère comme objet dans une relation fusionnelle, puis le passage à la prévalence du père qui intervient comme tiers pour séparer la mère de l’enfant. Cet ordre chronologique supposé universel : « la mère puis le père » correspond à la division traditionnelle des sexes et à leur rôle dans l’éducation. A la mère les premiers soins, au père la relation « à la réalité ». Or ce système, soutient M.T., n’est pas fondé en nature, c’est une donnée historique. Si le père, jusqu’à nos jours intervenait peu dans l’éducation des tout petits, cela relève d’un phénomène culturel ; si à l’origine entraient en jeu des facteurs biologiques, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

En effet, à l’orée du XXI° siècle, observe Michel Tort, les progrès des techno-sciences, les revendications et les luttes féministes, la nouvelle place des femmes dans la société, rendent caduques ces arrangements historiques. De fait, il est devenu fréquent de faire grandir un fœtus en milieu artificiel ; dans ces conditions, pourquoi la personne chargée des premiers soins serait-elle nécessairement une femme ? La réalité prouve qu’un homme fait aussi bien l’affaire et que cette dernière solution écarte le danger d’une supposée omnipotence maternelle et par conséquent la nécessité d’un père séparateur. Donc, Michel Tort soutient que le schéma traditionnel du patriarcat associe de façon arbitraire l’aliénation à la mère et la subjectivation par le père. Il poursuit son entreprise de démolition de la thèse freudo-lacanienne en proposant d’inverser les termes : « Pourquoi la mère, la femme ne serait-elle pas sujet à part entière, capable de donner son autonomie à son enfant ? Pourquoi la fonction paternelle défaillante serait-elle à l’origine des violences des jeunes, des toxicomanies, des conduites à risque, des violences sexuelles ? » (Tort, M. : 2005, 200). Le psychanalyste fait encore remarquer qu’au lieu de déplorer les effets catastrophiques du déclin sur la nouvelle économie psychique, que ce soit le déni ou la forclusion, il vaudrait mieux constater l’émergence d’une nouvelle figure, celle du père de l’enfant, au lieu du père de famille.

En conclusion de ce bref exposé du débat qui oppose ceux qui déplorent la crise du symbolique et ceux qui célèbrent la fin du dogme paternel, et pour revenir au lien de cause à effet entre la disparition concomitante de l’étalon- or et de l’étalon- phallus, il me semble intéressant d’évoquer les commentaires de Jean -Claude Michéa concernant la double pensée, terme qu’il emprunte à Georges Orwell. Le philosophe met en lumière la contradiction dans laquelle s’enferment de nos jours les intellectuels de gauche qui prennent pour cible le libéralisme économique effréné alors qu’ils prennent la défense d’un libéralisme culturel émancipé de toute référence symbolique au manque et qu’ils œuvrent pour le triomphe des droits illimités de l’individu ; cette gauche moderne s’oppose farouchement au capitalisme financier et simultanément en appelle à transgresser toutes les frontières et toutes les limites culturelles ou morales établies, ce qui revient à soutenir simultanément deux thèses incompatibles. (Michéa : 2008).

lundi, 30 mars 2015

Majorité silencieuse, gens ordinaires, bon sens commun, décence…

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Majorité silencieuse, gens ordinaires, bon sens commun, décence…

Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national

Ex: http://www.lesobservateurs.ch 

Les partis politiques cherchent à conquérir des « parts de marché », une clientèle qui leur permettra de peser plus lourd, de conquérir d’autres parts d’influence, réelles ou médiatiquement amplifiées. La gauche cultive la notion de pauvreté, pourtant relative et dépendante du niveau  subjectif où est mise la barre. Comme il y aura toujours quelqu’un sous ou à la limite de cette barre arbitraire, il y aura une clientèle à courtiser avec des objectifs  forcément jamais atteints. Dans la même veine de la discrimination ou du racisme (délits qui relèvent de l’Inquisition religieuse et de la lutte contre le Mal, le Démon) il y aura toujours au moins une personne susceptible qui se sentira discriminée et justifiera la poursuite de la lutte infinie et du mandat des Inquisiteurs autoproclamés. Pour ceux qui aiment les histoires psychologiques, la posture idéologique de la gauche moraliste ressemble à une fable  de Watzlawick : la poudre anti- éléphants. Surpris de voir un homme dans un train ouvrir sa fenêtre à chaque arrêt et répandre de la poudre dans l’air, un voyageur curieux lui demande le sens de son activité. Je répands de la poudre pour faire fuir les éléphants répond celui-ci.  Mais il n’y a pas d’éléphants dans cette région ? Justement parce que je répands cette poudre…

Définir des problèmes fictifs ou philosophiques sans existence ou ampleur réelle et imposer une solution inquisitoriale. Tout en affirmant que si les problèmes diminuent, ils restent toujours encore suffisamment importants pour durcir encore plus la Loi et donner plus de pouvoir aux associations victimaires. Et ainsi pourrir la vie des gens ordinaires, forcément pêcheurs, voilà une pratique idéologique de gauche. Peut-on imposer le respect systématique, la folie de l’égalité par la Loi et la menace ? Bien sûr que non. La pensée conservatrice, imprégnée de la philosophie grecque, du christianisme civilisationnel, du libre-arbitre pense que l’amour du prochain est un choix individuel, raisonnable mais qui ne saurait être imposé systématiquement avec menace de sanctions et de condamnation à l’Enfer médiatique. C’est un choix philosophique, religieux mais qui a des exceptions.

Une religion toute Amour de l’Autre ou du Prochain n’existe pas, sauf comme Idéal à atteindre, effort sur soi-même. S’il est sage de savoir tendre l’autre joue, le recours à l’auto-défense légitime, le recours à la force, l’enfermement des délinquants violents est une nécessité aussi pour protéger les libertés individuelles, la sphère privée, la propriété. Le rôle de l’Etat est de garantir la sécurité, d’imposer des limites, des règles communes, la protection du Droit contre l’arbitraire du plus fort ou du plus nombreux. Pour incarner cette position conservatrice de bon sens, l’écrivain G. Orwell (auteur de « 1984 ») a   inventé le concept de « bon sens commun », de décence. Antitotalitaire, partisan du « moindre mal » comme limite aux interventions de l’Etat, il croit aux vertus des gens ordinaires, le bon sens, la majorité silencieuse qui représente mieux cet idéal d’innocence (ne pas nuire) que celui de la classe moyenne qui  définit seulement des conditions économiques. La critique de la religion du progressisme systématique, la critique du gaspillage, l’imposition de limites à la croissance économique infinie, à l’usage de la technologie pour améliorer  les fonctions humaines  (transhumanisme) le retour aux valeurs religieuses (ce qui relie) avec ses rituels d’enracinement et de résolutions symbolique des conflits sont les valeurs morales de l’esprit de résistance contre le totalitarisme du Marché. Et à la domination totalitaire des Droits de l’Homme individualiste qui s’attaquent aux liens naturels et culturels, aux différences et à la complémentarité des sexes, au bon sens commun, au sentiment d’appartenance commune pour imposer un vivre ensemble totalitaire et atomisé. Le Droit de tout individu d’imposer ses exigences à tous les autres…L’intérêt général, le bon sens commun, la modestie, l’acceptation de limites, voilà les valeurs de demain…

Dominique Baettig, 24 mars 2015

 

mardi, 13 janvier 2015

Benutzt euer Gehirn!

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Benutzt euer Gehirn!

von Moritz Scholtysik

Ex: http://www.blauenarzisse.de

Der bekannte Gehirnforscher Manfred Spitzer warnt in seinem Buch vor „digitaler Demenz“. Und erklärt Ursachen und Folgen. Neu ist nicht alles – aber wichtig.

Digitale Medien sind ein fester Bestandteil unseres Lebens. Kaum einer mag noch bestreiten, dass sie keine Auswirkungen auf unser Denken und Handeln hätten. Die Frage ist nur: Sind sie positiv oder negativ zu bewerten? Für das populärwissenschaftliche Magazin Geo steht jedenfalls fest: „Digital macht schlau!“

Allerdings ist auch Kritik an der Elektronisierung aller Lebensbereiche nicht selten – vor allem in kultureller Hinsicht. Spitzer argumentiert seinem Beruf entsprechend vor allem aus psychologischer und medizinischer Perspektive. Gerade der in den Neurowissenschaften Unkundige erfährt in Digitale Demenz Grundlegendes über die Funktionsweise des Gehirns – auf bewusst einfache Weise.

Wesentliches statt Multitasking

Spitzer entlarvt zwei hartnäckige Mythen: Zum einen den der „Digital Natives“, dieser vermeintlichen „Generation von digitalen Wunderkindern“. Sie gebe es nicht. Diese Generation sei mehr von Bildungsverfall als von Medienkompetenz gekennzeichnet. Zum anderen wendet sich Spitzer den angeblichen Vorzügen des Multitaskings zu: Dieses führe zu Störungen der Selbstkontrolle sowie zu „Oberflächlichkeit und Ineffektivität“. Des Psychiaters Appell: „Konzentrieren wir uns lieber ganz auf das Wesentliche!“

Apropos Selbstkontrolle: Diese gehe bei übermäßigem Konsum digitaler Medien verloren, was mit Stress gleichzusetzen sei und zu Aufmerksamkeitsstörungen sowie mehreren chronischen Erkrankungen führen könnte. Beispiele sind Sucht, Schlaflosigkeit, Übergewicht, Probleme im Herz-​Kreislauf-​System, Demenz. Bei all diesen Erläuterungen und Ausführungen spricht Spitzer immer wieder mögliche Einwände und Fragen an und vermeidet meist allzu komplizierte Formulierungen und Fachtermini.

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Keine Laptops für Schulen

Spitzer, Leiter der Psychiatrischen Universitätsklinik in Ulm und des Transferzentrums für Neurowissenschaften und Lernen, ist vielen Lesern bereits durch sein Buch Vorsicht Bildschirm! und zahlreiche Fernsehauftritte bekannt. In Digitale Demenz zeigt er auf, dass sich unser Gehirn durch dessen Nutzung, also durch Lernen, an den sogenannten Synapsen verändert. Dies führe zu einem Wachstum einzelner, spezialisierter Bereiche. Gebrauche man sie jedoch nicht, verkümmerten sie. Unser geistiges Leistungsvermögen hänge also von unserer geistigen Betätigung ab. Und wir lernten besser, je mehr und je tiefer wir uns mit dem Gegenstand des Lernens auseinandersetzten. Computer jedoch nähmen uns viel geistige Arbeit ab und ließen uns oberflächlicher lernen. Die Verfügbarkeit gespeicherter Daten führe zudem dazu, dass wir uns sie weniger merkten. Spitzer verwirft daher auch den vielfach forcierten und teuren Plan, Schulen mit Laptops und Smartboards, also digitalen Tafeln, auszurüsten.

Teletubbies und „Killerspiele“

Bei Kindern und Jugendlichen steht vor allem die private Nutzung von Computer und Internet im Vordergrund. Darunter können nicht nur die Schulnoten leiden, sondern auch eine gesunde Entwicklung des noch nicht ausgereiften Sozialverhaltens. Es klingt ironisch, wenn Letzteres gerade durch die sogenannten sozialen Netzwerke gefährdet sei. Als mögliche Folgen nennt Spitzer „mangelnde Selbstregulation, Einsamkeit und Depression“. Auch die Kleinsten seien von den negativen Auswirkungen betroffen. „Baby-​TV“ störe die Sprachentwicklung und Computernutzung im Vorschulalter beeinträchtige die Lese– und Schreibfähigkeit.

In den letzten Jahren wurde besonders kontrovers über die Auswirkungen von Computerspielen, insbesondere der Ego-​Shooter, diskutiert. Spitzer weist als Folge dieser Spiele „zunehmende Gewaltbereitschaft, Abstumpfung gegenüber realer Gewalt, soziale Vereinsamung und eine geringere Chance auf Bildung“ nach. Es mag ihn bestätigen, wenn die Reaktionen auf diese Erkenntnis oftmals aggressiv und beleidigend ausfallen – wie viele Kommentare im Netz zeigen.

Nichts neues, aber grundlegend

In den letzten beiden Kapiteln des Buches lässt Spitzer etwas nach: Er wiederholt sich, betont zu oft die Wissenschaftlichkeit der von ihm vorgestellten Studien und wird bei seiner Kritik an Politikern polemisch. Andererseits kann man diesen Ärger gut nachvollziehen, kennt man doch deren Untätigkeit aktuell aus vielen anderen Bereichen.

Er schließt das Buch jedoch gelungen, indem er einige praktische Tipps zur Prävention des geistigen wie körperlichen Abstieges gibt, den digitale Medien mitverursachen. Neben der einleuchtenden Empfehlung, diese zu meiden, schlägt er unter anderem gesunde Ernährung, tägliche körperliche Bewegung, Singen, den bewussten Genuss von Musik und den Gang in die freie Natur vor. Nichts wirklich neues, aber grundlegend.

Manfred Spitzer: Digitale Demenz. Wie wir uns und unsere Kinder um den Verstand bringen. Taschenbuch. 368 Seiten. München: Droemer Knaur 2014. 12,99 Euro.

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samedi, 20 septembre 2014

Völkerpsychologie

Völkerpsychologie

von Ernst Hofer

Ex: http://www.blauenarzisse.de

 
Völkerpsychologie
Völker unterscheiden sich. Nicht nur in der Kultur, jedes Volk hat auch ein bestimmtes psychologisches und genetisches Profil. Das auszusprechen kann heute viel Ärger bedeuten.

Besonders die politische Linke sieht sich durch jeden derartigen Hinweis herausgefordert. Zu sehr rütteln diese wissenschaftlichen Erkenntnisse an der Utopie der Gleichheit aller Menschen.

Andreas Vonderach hat in seinem 2014 erschienen Buch Völkerpsychologie. Was uns unterscheidet Belege aus den verschiedenen wissenschaftlichen Fächern zusammengetragen. Diese umfassen vor allem die sogenannte Völkercharakterologie und die kulturvergleichende Psychologie, aber auch Hinweise aus dem Bereich der Linguistik, Soziobiologie und der Verhaltensgenetik.

Jedes Volk hat seinen Charakter

Zu den besten Büchern, die sich mit der Völkercharaktereologie beschäftigen, gehört Die Seelen der Völker. Ihre Eigenarten und Bedeutung im Völkerleben (1920) des deutsch-​jüdischen Soziologen Elias Hurwicz. Aber auch die Werke von Willy Hellpach oder Friedrich Keiter sind von großer Bedeutung für die differentielle Völkercharakterologie im deutschsprachigen Raum. Nach dem Zweiten Weltkrieg verlor diese Fachrichtung allmählich an Bedeutung.

Bei allen völkercharakterologischen Ergebnissen kann es sich natürlich nur um Häufigkeits– und Mittelwerte des ganzen Volkes handeln, die nicht immer für Rückschlüsse auf das Individuum geeignet sind. Besonders deutlich erscheint nach der Analyse der Unterschied zwischen Nord– und Südeuropa. Temperament und Erregbarkeit, Kontakt– und Geselligkeitsbedürfnis sind im Mittelmeerraum am stärksten ausgeprägt und nehmen nach Norden hin ab. Die Nordeuropäer sind nach diesem Paradigma introvertierter, die Südeuropäer extrovertierter. Auch innerhalb der großen Völker gibt es einen starken Unterschied zwischen den Bewohnern des nördlichen und des südlichen Landesteils.

Nordisches Temperament in Mitteleuropa

Daneben existiert ein West-​Ost-​Gefälle innerhalb Europas. Während der Westen nüchterner und rationalistischer ist, besteht eine stärkere Emotionalität im Osten Europas. Die Deutschen nehmen innerhalb Europas eine Mittelstellung ein. Deutschland stellt – wie auch in anthropologischer Hinsicht – in Temperamentsfragen eine Ausbuchtung des nördlichen Temperaments nach Süden dar. Der Nordwesten Deutschlands steht in Sachlichkeit und Ernsthaftigkeit den germanischen Ländern Skandinaviens in nichts nach.

Süd– und Mitteldeutschland sind laut dieser Studien beweglicher und kommunikativer als die Norddeutschen, während in Österreich bereits viel von südlicher Impulsivität vorhanden ist. Auch auf der West-​Ost-​Achse nehmen die Deutschen eine Mittelstellung ein. Während die Deutschen den Franzosen als zu oberflächlich erscheinen, gelten sie besonders bei den Russen als „gefühlslose Macher“.

Die kulturvergleichende Psychologie

In den 50er– und 60er-​Jahren entstand in der Psychologie die Forschungsrichtung der kulturvergleichenden Psychologie. Geleitet wurde sie von der Frage, ob Verhaltensweisen, die durch psychologische Tests ermitteln wurden, auch außerhalb der westlichen Welt beobachtet werden können. Dabei blieb die kulturvergleichende Psychologie stark der Milieutheorie des amerikanisch-​jüdischen Ethnologen und Sprachwissenschaftler Franz Boas verwurzelt, die jeden Unterschied im Verhalten von Menschen auf soziale und kulturelle Faktoren (Umwelteinflüsse) zurückführt und nicht auf eine genetische Grundlage stellt.

Ein Ansatz war die Überprüfung von Lebensweise und Kindererziehung. Nach Herbert Barry und Irvin Child gibt es einen solchen Zusammenhang tatsächlich. In bäuerlichen Gesellschaften wird tendenziell mehr auf soziale Harmonie, Kooperation und Verantwortung geachtet als in Jäger-​und-​Sammler-​Gesellschaften. Die dazu verwendeten Daten sind heute in Form des Human Relation Area Files in digitaler Form verfügbar. Dadurch wird ersichtlich, dass Unterschieden zwischen den Völkern doch ein gewisser Wert beigemessen wird.

Spätfolgen des Krieges bis heute

Etwas später wurde versucht, die in der Persönlichkeitsforschung ermittelten Ergebnisse auf ganze Völker anzuwenden. Bei der verwendeten Methode der Faktorenanalyse werden mehrere Antworten in Persönlichkeitsfragebögen aufgrund von Korrelation untereinander zusammengefasst.

Die Extrempole nehmen Nigeria (als sehr schwach) und China (als sehr stark) ein. Angehörige westlicher Kulturen ordnen sind etwa im Mittelfeld dazwischen ein. Demnach sind Südeuropäer nicht extrovertierter als Nordeuropäer aber neurotischer. Besonders hoch sind die Werte bei Neurosen in Ländern, die den Zweiten Weltkrieg verloren haben oder im Krieg besetzt waren. Die Werte sinken mit der Zeit, sind aber bei den Verlierern heute noch immer höher als bei den Siegerstaaten.

Besonders bei außereuropäischen Völkern gibt es erhebliche methodische Problemen. Die Persönlichkeitsfragebögen lassen sich nur schwer wortgetreu in die jeweiligen Landessprachen übersetzen und auch die Stichproben sind oft nicht repräsentativ für die Bevölkerung. In Dritte-​Welt-​Ländern wurden besonders häufig Studenten als Testpersonen gewählt. Diese sind meistens sehr westlich geprägt, zudem besteht nur noch ein schwacher Bezug zur Kultur des Landes, was die Ergebnisse entsprechend verfälscht.

Das „Krieger-​Gen“

Durch die zunehmende Entschlüsselung des menschlichen Genoms im Zuge des Human Genome Project haben Wissenschaftler Genabschnitte gefunden, die besonders stark mit einem bestimmten Verhalten korrelieren. Interessant ist die genetische Entwicklung: Allein in den letzten 10.000 Jahren, also der Zeit nach der letzten Eiszeit, haben sich etwa sieben Prozent des Genoms verändert, besonders bei Europäern und Asiaten.

Ein Gen, das von großem Interesse ist, ist das MAOO-​Gen. Seit den 90er-​Jahren hat man starke Zusammenhänge zwischen dem Gen und aggressivem Verhalten gefunden. In der Folgezeit wurde es auch als „Krieger-​Gen“ bekannt. Besonders häufig tritt es bei außereuropäischen Völkern auf.

Ernsthafte Wissenschaft im Zeitalter des Konstruktivismus

Genetik und Kultur stehen sich nur scheinbar gegenüber. Je stärker das genetisch bestimmte Verhaltensmuster eines Menschen dem Ideal seiner Kultur entspricht, desto höher ist auch der individuelle Fortpflanzungserfolg. Das Individuum gibt so seine besser angepassten Gene an seine Kinder weiter. Kulturen züchten sich über längere Zeiträume so auf ein bestimmtes Verhalten hin.

Der Linken all diese Argumente vorzulegen, die für starke Unterschiede zwischen Völkern sprechen, scheint aussichtslos, worauf Andreas Vonderach hinweist. Die Theorie des Konstruktivismus wertet jedes noch so methodisch einwandfrei gewonnene Ergebnis als Mittel zur Herrschaftslegitimation. Nahezu jedes Ergebnis lässt sich auf diese Weise „dekonstruieren“. Letztendlich wird Wissenschaft auf diese Weise politisch.

Vonderachs Buch bietet eine Fülle von Studien, die auf Unterschiede zwischen den einzelnen Völkern hinweisen. Wie auch schon in seinem Buch Sozialbiologie merkt man, dass Vonderach in seinem Themenbereich ein großes Wissen besitzt. Unter dieser Fülle an zusammengetragen Studien leidet allein die Übersichtlichkeit des Buches. Aufgrund einer reichhaltigen kommentierten Bibliographie zu den einzelnen Themen, ist es jedem selbst überlassen, sich in die ihn interessierenden Bereiche weiter hineinzuarbeiten.

Andreas Vonderach: Völkerpsychologie. Was uns unterscheidet. 448 Seiten, Verlag Antaios 2014. 29,00 Euro.

dimanche, 26 janvier 2014

Théorie du genre et lavage de cerveau

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Théorie du genre et lavage de cerveau

Mme Vallaud-Belkacem, chargée du ”Droit des femmes” au gouvernement, c’est-à-dire de la propagande féministe (1),    entend faire enseigner la ”théorie du genre” à l’école et ce, dès le plus jeune âge. Selon un rapport qui lui a été remis par le lobby des dingos – le même qui a pondu le rapport à Matignon sur la fin de l’”intégration” et de l’identité française–, il s’agit  de « lutter contre les stéréotypes filles-garçons, un enjeu d’égalité et de mixité dès l’enfance ». Les stéréotypes, vous l’avez compris, c’est de penser que les filles sont différentes des garçons, et réciproquement.

M. Olivier Vial, porte-parole de l’Observatoire de la théorie du genre, déclarait, confirmant le caractère soft-totalitaire de l’initiative : « c’est juste un début de propagande douce : on va essayer par une série de micro incitations insidieuses de guider le comportement des gens et de remplacer peu à peu un modèle de société par un autre ». L’entreprise a les mêmes racines idéologiques que le communisme totalitaire : construire l’homme nouveau utopique contre la nature. Il importe d’éradiquer en force les différences hommes/femmes dans l’esprit des enfants. Masculiniser les filles, féminiser les garçons, construire l’être androgyne.

Tout un arsenal est prévu pour lessiver le cerveau des jeunes enfants, afin, selon le rapport précité, de « permettre aux jeunes d’envisager un parcours atypique au regard de leur sexe ».  Comprendre : faire entrer dans la tête des jeunes garçons qu’il est parfaitement normal et positif  de faire guili-guili avec un autre garçon. Car derrière cette initiative gouvernementale, il y a en embuscade le lobby homo masculin qui veut faire des adeptes et recruter sa chair fraiche.

Le rapport jargonnant entend, contre les « stéréotypes de genre », procéder à un « contre-stéréotypage ». Sous-entendu : les filles et les garçons sont exactement les mêmes, la physiologie sexuelle (la nature) ne compte pas, seul importe le choix sexuel. Toujours cet idéalisme consubstantiel à l’égalitarisme de gauche. On passe rapidement dans la case ”crétinisme” quand on entre dans le contenu des programmes destinés aux enfants. 

Par exemple, pour démontrer que les différences d’habillement entre les sexes n’ont aucune signification, un manuel montre le portrait officiel de Louis XIV  en soulignant qu’il portait des talons hauts. Donc, n’est-ce pas ? il se costumait en femme. Le Roi-Soleil était un travesti, c’est bien connu.  On stigmatise le fait « d’acheter un poupon à sa petite fille et non un camion » et cet horrible préjugé de ne pas offrir de poupées aux petits garçons, et tout à l’avenant. De même le rapport préconise de ne plus parler d’ « école maternelle » mais d’ « école pré-élémentaire » car le terme ”maternel” fait référence aux soins apportés aux petits enfants par les mères, alors que, bien entendu, les papas peuvent parfaitement  prodiguer leurs soins aux nourrissons. (2) Les allaiter, aussi ? 

On remarquera de ce fait, dans cette théorie du genre, qui vise la déconstruction de la famille, la haine de la maternité, supposée oppressive pour les femmes. Il faut corréler cela aux positions pro-abortives extrémistes et à l’homophilie défendues par l’idéologie au pouvoir. L’objectif implicite (nihiliste et suicidaire) est la destruction à terme du modèle du couple et de la famille de souche en France, en installant la confusion des rôles sexuels, le brouillage de la féminité/maternité, et l’apologie de la stérilité.  Cette idéologie dissimule par ailleurs un profond esprit égotique et irresponsable.

Mais on ne peut que constater avec effroi que le moyen utilisé par le pouvoir socialiste est le formatage des mentalités dès la petite enfance. Dans l’irrespect absolu de l’innocence de l’enfant. C’est bien là la logique soft-totalitaire de M. Vincent Peillon qui considère l’Éducation nationale non pas comme une institution d’instruction (telle que la voulait Jules Ferry et la vraie République) mais de propagande et de rabotage de la liberté de penser.  Peu importe pour ces bourgeois trotskystes et idéologues fanatiques que le peuple devienne inculte pourvu qu’il pense bien.

Tout cela étant dit, ce qui est réjouissant et rassurant, c’est que cette politique ”éducative” inspirée de la théorie du genre (gender theory, d’origine gauchiste américaine des années 60 et 70, vieille lune) échouera lamentablement, comme échoue toute utopie de gauche.

 L’essence de la gauche, c’est la révolte contre la nature humaine en particulier et le refus de l’ordre naturel en général. Les sexes n’existent pas et la nature est un ”stéréotype”, n’est-ce pas ? Les enfants, qu’on veut abrutir par l’enseignement de la théorie du genre, ne marcheront pas dans la combine. Leur nature est plus forte (et plus intelligente) que les radotages des fonctionnaires payés pour les décérébrer en leur racontant des inepties. 

Notes: 

(1) L’idéologie féministe officielle (cf. à ce propos mon essai Sexe et Dévoiement, Éditions du Lore) a celle paradoxale particularité qu’elle est anti-féminine. Elle ne vise pas à défendre les femmes mais à les masculiniser, à les dépouiller de leur féminité. D’autre part, l’insistance sur la ”parité” est un miroir aux alouettes qui cache un silence tonitruant sur l’oppression envers les femmes pratiqué par l’islam, intouchable.

(2) Le ”politiquement correct” s’attache d’abord au langage. Vouloir truquer les mots en espérant changer les choses. C’est un procédé qui s’inspire des méthodes des régimes totalitaires du XXe siècle.

samedi, 23 novembre 2013

Psychopathology of the Left

Psychopathology of the Left:
Some Preliminary Notes

by Kerry Bolton

Ex: http://www.counter-currents.com

Editor’s Note:

The following essay was later incorporated into Kerry Bolton’s The Psychotic Left: From Jacobin France to the Occupy Movement [2], available from Black House Publishing [3].

psychotic-left-kerry-bolton-paperback-cover-art.jpgThe ‘Right’ of the political dichotomy, including even social and moral values that have traditionally been regarded – until recently – as normative, has for approximately eighty years, been the subject of analysis not just politically and sociologically, but psychologically.

The impetus for a psychological analysis of the Right and even of conservative morality, as a mental aberration, was led by the Frankfurt School of Critical Theory which, with the rise of Hitler, was transferred en masse to the USA under the auspices of Columbia University, where it was re-established in New York as the Institute of Social Research.[1] The seminal document issued by this coterie, headed by Theodore Adorno, was The Authoritarian Personality,[2] a psychological study which intended to show through statistical analysis with a survey based on an ‘F’ (Fascism) Scale, that traditional values on morality, and especially the family and parental authority, were in need of psychological reorientation and were symptoms of latent ‘fascism’. In particular, the patriarchal family came under attack as the root institution for the cultivation of a ‘fascist’ mentality.[3]

While Leftist social scientists such as those of the Frankfurt School sought to show through statistical analysis that conservative values are psychologically abnormal, concurrently there was a move to show that Leftists have normative values. Rothman and Lichter in their psycho-historical study of Jews in the US New Left, state that studies by social scientists have been devised to show that Leftists possess positive, normative values. They write that in the USA and to a lesser extent Europe most ‘commentaries and “scientific” studies of the student movement agreed that the radical young represented the best in their societies’. Rothman and Lichter point out that the studies involved very small numbers and that the examiners’ sympathies were with their subjects politically. This coterie of social scientists produced a stream of studies ‘that seemed to prove, that radical students were democratic, humanitarian, psychologically healthy and morally advanced’. ‘All these critical studies are either impressionistic or based on small samples’.[4]

Many social scientists attributed many ‘positive’ personality attributes or political views to the New Left largely because their questionnaires were either constructed in such a manner as to ascribe such attributes to radical students almost by definition, or because the students… knew how to respond ‘appropriately’ to the questions posed.[5]

Hence the perception has persisted that that ‘Right’ is based on values emanating from the mentally dysfunctional, often based in the patriarchal family; and the ‘Left’ is mentally healthy. Rothman and Lichter are critical of the Frankfurt School, and the use of the so-called “‘F’ scale to uncover ‘Fascist’ tendencies as personality types. Rothman and Lichter argue that The Authoritarian Personality was a study intended to confirm the preconceived opinions of the authors.[6]

However, Rothman and Lichter’s studies of New Left students found that ‘radicals were significantly more likely than moderates to manifest tendencies toward a negative identity, masochistic surrender and treating people as concepts’. Jewish radicals typically manifested a tendency to escape from a dominating mother, while non-Jewish radicals regarded their fathers as more dominant but flawed.[7]

Although the synthesis of Freudianism and Marxism was unacceptable to the Stalinists, and the Critical Theorists were rejected by the German Communist Party,[8] the USSR found psychiatry a useful means of silencing ‘dissidents’ by subjecting them to psychiatric examination and routinely diagnosing them as schizophrenic, whereafter they would be confined to a mental asylum and concomitantly anti-Sovietism identified as a form of psychosis.[9]

The celebrated poet Ezra Pound received similar treatment on his forcible return from Italy to the USA after World War II, having first been confined to an open air cage by the American occupation forces in Italy. To avoid the publicity of a treason trial for one of the world’s most eminent literati, Pound was confined to St Elizabeths mental asylum.[10]

Use of Psychiatry against Dissidents in the Liberal West

The Right has continued to be portrayed as a mental aberration, whether in its most extreme Hitlerite forms, or merely as enduring conservative values on the family, such values being portrayed as regressive. For example, the seminal post-War ‘fascist’ philosopher Francis Parker Yockey, upon his arrest for passport violations in San Francisco in 1960, was ordered to undergo a mental examination by the Court[11] ensuring that anyone who tended towards such ideas could likewise be relegated as insane. Indeed, he committed suicide in prison during trial for the very reason that he feared being subjected to lobotomy or medication that would reduce him to a mentally vegetative state.[12] While the Leftist or liberal critic would typically respond that this in itself indicates Yockey’s mental state, the situation is not that simplistic, especially at that time.

Indeed, Dr Thomas Szasz, professor emeritus of psychiatry at the University of Syracuse New York Upstate Medical University, and an eminent critique of Freudianism, has written that ‘we are replacing social controls justified by race with social controls justified by psychiatric diagnosis’. Szasz cites the case of General Edwin Walker, a primary victim of the Kennedy era witch-hunt against ‘Right-wingers’ in the military. Walker was forced to resign due to his anti-Communist education programme among the American military forces in Germany. Apparently the Liberal-American conflict with the USSR was not supposed to extend to an examination of Communist ideology, which might come uncomfortably close to ‘Right-wing extremism’. Gen. Walker, after his forced resignation, became a prominent fighter against desegregation, communism and liberalism. Walker assisted Governor Ross Barnett in leading mass resistance against the desegregation of the University of Mississippi, enforced by the invasion of Mississippi by Federal Troops in 1962. Szasz writes:

Arrested on four federal charges, including ‘inciting, assisting, and engaging in an insurrection against the authority of the United States,’ Walker was taken before a U.S. commissioner and held pending the posting of $100,000 bond. While he was making arrangements to post bail, Attorney General Robert Kennedy ordered Walker flown, on a government aircraft, to Springfield, Missouri, to be incarcerated in the U.S. Medical Center for Prisoners for ‘psychiatric observation’ on suspicion that he was mentally unfit to stand trial.[13]

Walker’s entry in Wikipedia mentions neither this nor the ensuing confrontation between Walker’s legal team and the government’s psychiatric team. The reader is told only that Walker ‘posted bond and returned home to Dallas, where he was greeted by a crowd of 200 supporters. After a federal grand jury adjourned in January 1963 without indicting him, the charges were dropped’.[14]

Szasz is able to write on the Walker case from first-hand experience, as he was asked to advise Walker’s legal team. Of particular interest here is that Szasz writes:

I summarized the evidence for my view that psychiatry is a threat to civil liberties, especially to the liberties of individuals stigmatized as ‘right-wingers’, illustrated by the famous case of Ezra Pound, who was locked up for 13 years while the government ostensibly waited for his ‘doctors’ to restore his competence to stand trial. Now the Kennedys and their psychiatrists were in the process of doing the same thing to Walker.[15]

Had Yockey therefore been so ‘paranoid’ two years previously when he was worried that he would be diagnosed insane, locked away in a facility and subjected to cerebral destruction through the then widely used methods of lobotomy or electric shock?

Szasz told the legal team that it would be no use trying to argue for Walker’s released on the basis of truth. However, the defence expert witness, Dr. Robert L. Stubblefield, chief psychiatrist at the Southwest Medical Center in Dallas, was able to expose Dr. Manfred Guttmacher, long-time chief medical officer at Baltimore City’s Supreme Court, as ‘an evil quack’, as Szasz states it, Walker was declared mentally fit, and a Federal Grand Jury refused to indict him.

Szasz states that even Senator Barry Goldwater two years later, as Republican Presidential candidate, was a target of politicised psychiatry:

Less than two years later, my view that organized American psychiatry was becoming overtly political, seeking the existential invalidation and psychiatric destruction of individuals who do not share the psychiatric establishment’s left-liberal ‘progressive’ views, received further dramatic support. In 1964, when Senator Barry Goldwater was the Republican candidate for president, 1,189 psychiatrists publicly declared–without benefit of examination–that Goldwater was ‘psychologically unfit to be President of the United States’. Many offered a diagnosis of ‘paranoid schizophrenia’ as the basis for their judgment.[16]

The use of psychiatry to marginalize political opponents of Left-liberal dogma is obviously not a mere paranoid delusion of the Right. Hence, for example, The Nizkor Project, which specialises in smearing Rightists and ‘Holocaust deniers’, uses a psychiatric term in describing the US ‘militia movement’ as ‘paranoid’’.[17]

Yet the Left, despite its manifestation of the most extreme forms of sadism since the French Revolution of 1789-92, has largely escaped critical psychological analyses of its leaders and ideologues. The Left is now doctrinally acceptable as normative, and the adherents of its most extreme variation – communism – can maintain respectable positions in academia, and have their books published by the large publishers, while those of the Right are marginalized.

Rather, Karl Marx for example, continues to be feted among respectable quarters as a seminal and still valuable contributor to sociology. While Jim Jones is generally perceived as deranged, he is considered within the context of any other cult leader such as David Koresh, rather than as an apostle of the Left whose actions were consistent with the Left doctrinally and historically, and whose psychological profile is analogous to that of other Leftists still regarded as paragons of democratic and liberal values.

The Left and the Degenerative Personality

The Hungarian physician and sociologist Dr Max Nordau wrote on the degeneration of culture and philosophy as a symptom of mental and moral degeneration. Writing in 1895, Nordau provided a proto-psychohistorical perspective on Leftist revolutions, which was developed several decades later by the American, Dr Lothrop Stoddard, who described such upheavals as the ‘revolt against civilisation’.[18] This theory postulates that civilisational values are an unendurable burden upon the mentally subnormal, including types that are both what might popularly be called the ‘unbalanced genius’ and the common criminal. Hence, the ‘revolt against civilisation’ is rationalised as a political doctrine for the overthrow of social order, and the unleashing of pent-up depravity. The revolutionary Left is rationalised sociopathology.

Dr Nordau described several types of social marginality, which often includes the highly intelligent:

Quite a number of different designations have been found for these persons. Maudsley and Ball call them ‘Borderland dwellers’ – that is to say, dwellers on the borderland between reason and pronounced madness. Magnan gives to them the name of ‘higher degenerates’ and Lombroso[19] speaks of mattoids (from matto, the Italian for insane).[20]

These ‘mattoids’ or ‘borderland dwellers’ provide the leadership of social upheavals, while the types that might typically be found in the criminal underworld provide the mobs. Nordau states:

In the mental development of degenerates, we meet with the same irregularity that we have observed in their physical growth. The asymmetry of face and cranium finds, as it were, its counterpart in their mental faculties. Some of the latter are completely stunted, others morbidly exaggerated. That which nearly all degenerates lack is the sense of morality and of right and wrong. For them there exists no law, no decency, no modesty. In order to satisfy any momentary impulse, or inclination, or caprice, they commit crimes and trespasses with the greatest calmness and self-complacency, and do not comprehend that other persons take offence. When this phenomenon is present in a high degree, we speak of ‘moral insanity’ with Maudsley; there are, nevertheless, lower stages in which the degenerate does not, perhaps, himself commit any act which will bring him into conflict with the criminal code, but at least asserts the theoretical legitimacy of crime; seeks, with philosophically sounding fustian, to prove that ‘good’ and ‘evil,’ virtue and vice, are arbitrary distinctions; goes into raptures over evildoers and their deeds; professes to discover beauties in the lowest and most repulsive things; and tries to awaken interest in, and so-called ‘comprehension’ of, every bestiality. The two psychological roots of moral insanity, in all its degrees of development, are, firstly, unbounded egoism, and, secondly, impulsiveness: – i.e., inability to resist a sudden impulse to any deed; and these characteristics also constitute the chief intellectual stigmata of degenerates.[21]

Nordau considers how the ‘mattoid’ uses revolution as an outlet for destructive urges:

In view of Lombroso’s researches [Lombroso, La Physionomie des Anarchistes, 1891, p. 227] it can scarcely be doubted that the writings and acts of revolutionists and anarchists are also attributable to degeneracy. The degenerate is incapable of adapting himself to existing circumstances. This incapacity, indeed, is an indication of morbid variation in every species, and probably a primary cause of their sudden extinction. He therefore rebels against conditions and views of things which he necessarily feels to be painful, chiefly because they impose upon him the duty of self-control, of which he is incapable on account of his organic weakness of will. Thus he becomes an improver of the world, and devises plans for making mankind happy, which, without exception, are conspicuous just as much by their fervent philanthropy, and often pathetic sincerity, as by their absurdity and monstrous ignorance of all real relations.[22]

It is the ‘mattoids’ who provide the philosophical justification for violence done against civilized values in the name of ‘freedom’, and who continue to be upheld by today’s intelligentsia, itself often of mattoid type, as ‘great thinkers’. Nordau writes of them:

“The degenerate,’’ says Legrain, [Paul Maurice Legrain, Du délire chez les dégénérés; Paris, 1886, p. 11] may be a genius. A badly balanced mind is susceptible of the highest conceptions, while, on the other hand, one meets in the same mind with traits of meanness and pettiness all the more striking from the fact that they co-exist with the most brilliant qualities. ‘As regards their intellect, they can (says Jacques Roubinovitch, Hystérie male et dégénérescence; Paris,1890, p.33) ‘attain to a high degree of development, but from a moral point of view their existence is completely deranged … A degenerate will employ his brilliant faculties quite as well in the service of some grand object as in the satisfaction of the basest propensities (Lombroso has cited a large number of undoubted geniuses who were equally undoubted mattoids, graphomaniacs, or pronounced lunatics.)[23]

It is perhaps more than anything else that the forces of the Left, in both Socialist and Liberal-democratic forms, masquerade as the wave of the future, while any individual, doctrine or institution opposing or blocking them is disparaged as regressive. Yet, as Nordau pointed out over a century ago, these ‘moderns’, these ‘progressives’, who disparage all tradition and want to make the world anew, are the heralds of atavism, whether in the arts, ethics or politics. Nordau continues:

Retrogression, relapse – this is in general the ideal of this band who dare to speak of liberty and progress. They wish to be the future. That is one of their chief pretensions. That is one of the means by which they catch the largest number of simpletons. We have, however, seen in all individual cases that it is not the future but the most forgotten, far-away past Degenerates lisp and stammer, instead of speaking. They utter monosyllabic cries, instead of constructing grammatically and syntactically articulated sentences. They draw and paint like children, who dirty tables and walls with mischievous hands. They compose music like that of the yellow natives of East Asia. They confound all the arts, and lead them back to the primitive forms they had before evolution differentiated them. Every one of their qualities is atavistic, and we know, moreover, that atavism is one of the most constant marks of degeneracy.[24]

NordauF2.jpgNordau wrote of these ‘modernist’ trends in art, philosophy and politics as going against the normative values that decades later started to be described by Adorno and his team from the Frankfurt School of Critical Theory as incipient ‘fascism’:

The ‘freedom’ and ‘modernity’, the ‘progress’ and ‘truth’, of these fellows are not ours. We have nothing in common with them. They wish for self-indulgence; we wish for work. They wish to drown consciousness in the unconscious; we wish to strengthen and enrich consciousness. They wish for evasive ideation and babble; we wish for attention, observation, and knowledge. The criterion by which true modems may be recognised and distinguished from impostors calling themselves moderns may be this: Whoever preaches absence of discipline is an enemy of progress; and whoever worships his ‘I’ is an enemy to society. Society has for its first premise, neighbourly love and capacity for self-sacrifice; and progress is the effect of an ever more rigorous subjugation of the beast in man, of an ever tenser self-restraint, an ever keener sense of duty and responsibility. The emancipation for which we are striving is of the judgement, not of the appetites.[25]

If one notes what Nordau was describing as normative civilisational values in 1895, he would certainly have been diagnosed as mentally imbalanced and an incipient ‘fascist’, possibly even an ‘anti-Semitism’ – if we disregard his Jewish background and role in later life in the Zionist movement – by Adorno and the other authors of The Authoritarian Personality.

Jacobinism and Bolshevism: The Revolt of the Under-Man

Lothrop Stoddard, whose works became very widely read in the early 20th century, writing in the aftermath of the Bolshevik upheaval that had reduced Russia to a hell, took up the theme of mental and physical degeneration as causes of revolt against civilisational values by what he termed the ‘under-man’. Giving an account of the personality types of the Bolsheviks and their methods of sadism, Stoddard wrote:

It would be extremely instructive if the Bolshevik leaders could be psycho-analyzed. Certainly, many of their acts suggest peculiar mental states. The atrocities perpetrated by some of the Bolshevik Commissars, for example, are so revolting that they seem explicable only by mental aberrations like homicidal mania or the sexual perversion known as sadism.

One such scientific examination of a group of Bolshevik leaders has been made. At the time of the Red terror in the city of Kiev, in the summer of 1919, the medical professors of Kiev University were spared on account of their usefulness to their terrorist masters. Three of these men were competent alienists, who were able to diagnose the Bolshevik leaders mentally in the course of their professional duties. Now their diagnosis was that nearly all the Bolshevik leaders were degenerates, of more or less unsound mind. Furthermore, most of them were alcoholics, a majority were syphilitic, while many were drug fiends…[26]

Stoddard gives a dramatic illustration of the roles being played out in such revolts, when an internationally acclaimed philology scholar, Professor Timofie Florinsky of Kiev University, was brought before the Revolutionary Tribunal, and spontaneously shot by one of the ‘judges’ for giving an ‘irritating reply’ to a question. The murderous Commissar, Rosa Schwartz, a former prostitute, was drunk.[27]

The Kiev event is pregnant with historical and cultural meaning. The clash of two worlds, fundamentally alien to each other but coinciding in time and space: the commissar, a drunken ex-whore, puts to death in an instant of primal savagery the scholar. Such scenes had been played out en masse by the mobs during the French Revolution, continuously plied with alcohol and drugs, pushed onward by prostitutes, pirates and criminals, and agitated by mattoids from among depraved elements of the upper and middle classes.

While it now seems to be regarded as passé to refer to what was once widely called the Red Terror in Bolshevik Russia, attention being drawn almost entirely to the ‘crimes of the Nazis’, any reference to major atrocities other than that involving Jews being regarded as ‘relativising the Holocaust’,[28] the implementation of the Bolshevik policy on terror shows symptoms of mass sadism in a literal, psychotic sense. One must go to the accounts of the time, however, in order to realise the character of the sadism.

After Denikin’s White Army defeated the Bolsheviks at Odessa in August 1919, Rev. R Courtier-Forster, Chaplain of the British forces at Odessa and the Black Sea ports, who had been held captive by the Bolsheviks, reported the horrors of Bolshevism, relating how on the ship “Sinope”, the largest cruiser of the Black Sea Fleet, some of his personal friends had been chained to planks and slowly pushed into the ship’s furnaces to be roasted alive. Others were scalded with steam from the ship’s boilers. Mass rapes were committed, while the local Soviet press debated the possibilities of nationalizing women. The screams from women being raped, and from other victims in what Rev. Courtier-Forster called the ‘Bolshevik’s House of Torture’ at Catherine Square, could be heard for blocks around, while at Catherine Square the Bolsheviks tried to muffle the screams with the noise of lorries thundering up and down the street.[29]

When the Rohrberg Commission of Enquiry entered Kiev, after the Soviets had been driven out in August 1919, it described the ‘execution hall’ of the Bolsehvik secret police, the Cheka, as follows:

All the cement floor of the great garage (the execution hall of the departmental Cheka of Kiev) was flooded with blood. This blood was no longer flowing, it formed a layer of several inches: it was a horrible mixture of blood, brains, of pieces of skull, of tufts of hair and other human remains. All the walls were bespattered with blood; pieces of brains and scalps were sticking to them. A gutter twenty-five centimetres wide by twenty-five centimetres deep and about ten metres long ran from the centre of the garage towards a subterranean drain. This gutter along its whole length was full to the top with blood…Usually as soon as the massacre had taken place the bodies were conveyed out of the town in motor lorries and buried beside the grave about which we have spoken; we found in a corner of the garden another grave which was older and contained about eighty bodies. Here we discovered on the bodies traces of cruelties and mutilations the most varied and unimaginable. Some bodies were disembowelled, others had limbs chopped off, some were literally hacked to pieces. Some had their eyes put out and the head, face, neck and trunk covered with deep wounds. Further on we found a corpse with a wedge driven into the chest. Some had no tongues. In a corner of the grave we discovered a certain quantity of arms and legs….[30]

Such atavistic savagery goes even beyond mass murder. It is the psychosis of a Jeffrey Dahmer,[31] or Edward Gein,[32] rationalised as a political ideology with noble ideals, that continues to have adherents with respectable positions in academia.

The precursor of the Bolshevik Revolution, that of France during the period 1789-1792 unleashed a mass psychosis of revolt of the dregs of France, led by the mattoid elements. As in today’s Western liberal-democracies, the theory is that manifestations of inequality and differences can be eliminated by changing the social structure according to dogma. The doctrine of the French Revolution was a ‘return to Nature’, an idolised and imaginative interpretation of what Nature was supposed to be like, concocted in the drawing rooms of the European intelligentsia, by writers such as Voltaire, Rousseau, and Weishaupt, the founder of the proto-communist Illuminati. According to these ideologues, the cause of tyranny, injustice, violence and inequality, was civilisation. If civilisation itself could be overthrown and humanity returned to a supposed innocent state of nature, then all could live in an idyllic state of happiness, peace and brotherhood. This requires the abolition of civilisational institutions such as marriage, private property, Church, state, monarchy. Karl Marx formalized precisely the same doctrine about half a century later. This atavism is ironically heralded as ‘progressive’.

The French sociologist Gustave Le Bon noted in 1895:

The idea that institutions can remedy the defects of societies, that national progress is the consequence of the improvement of institutions and governments, and that social changes can be effected by decrees – this idea, I say, is still generally accepted. It was the starting point of the French Revolution, and the social theories of the present day are based upon it.[33]

lebon-ea7ac.jpgLe Bon later wrote, in the aftermath of the Bolshevik Revolution, of the same atavism that had afflicted France now unfolding in Russia:

The Bolshevik mentality is as old as history. Cain, in the Old Testament, had the mind of a Bolshevik. But it is only in our days that this ancient mentality has met with a political doctrine to justify it. This is the reason of its rapid propagation, which has been undermining the old social scaffolding.[34]

The reader is referred to Nesta H Webster’s history, The French Revolution,[xxxv] which draws on contemporary documents from both Jacobins and Royalists, which dramatically brings to life the depravity and cowardice of the dregs of France, led by disaffected mattoid lawyers and Orleanist aristocrats, and of the heroism of those loyal to the King, including those among the common folk. What is notable in this context is the manner by which the mob could be agitated with the continuous supply of alcohol and narcotics that seemed to maintain a blood frenzy, paid for by the wealth of the Duc d’Orléans, a craven megalomaniac who desired to usurp the Throne on the backs of the criminal underworld that he had unleashed.

Here in the French Revolution is a dress rehearsal for the blood-letting by the Bolsheviks, 130 years later. At the Convent des Carmes, Rue de Vaugirard, up to 200 priests had been incarcerated. Here a drunken mob converged and with pistols and sabres killed the defenceless priests.[26] The Archbishop of Arles had his face cleaved almost in two, as he offered his life in the hope of appeasing the bloodlust and sparing the other priests. The old man’s death only excited the mob further, and they fired upon the priests kneeling in prayer in the chapel.[37] Other such massacres were conducted on priests imprisoned at the Abbaye in Paris. However, there were more victims among ‘the people’ than among the aristocrats and clergy. The revolutionary leaders sought to ‘amputate’ France, and to radically reduce its population, reminiscent of Pol Pot.

In La Vendée region a policy of wholesale extermination was undertaken to eliminate a folk who remained steadfast to King and Church.

Webster notes a curious transformation of France during the era, which shows that the Revolution was a victory of the ‘under-man’ and a return to the atavistic on the ruins of civilisation. She writes that mediocre lawyers such as Robespierre, who now held the power, vented their frustration at years of personal failure by trying to eliminate the talented and intelligent. All those who had devoted themselves to scholarship were targeted. ‘The war on education was even carried out against the treasures of science, art and literature’. One revolutionary luminary proposed killing the collection of rare animals at the Museum of Natural History. A widespread notion of the revolutionaries was to burn all the libraries and retain only books pertaining to the Revolution and to law. Thousands of books and valuable paintings were disposed of or destroyed. ‘Not only education but politeness in all forms was to be destroyed’. It became necessary to assume a ‘rough and boorish manner’ and to present ‘an uncultivated appearance’. ‘A refined countenance, hands that bore no marks of manual labour, well-brushed hair, clean and decent garments, were regarded with suspicion – to make sure of keeping one’s head it was advisable that it should be unkempt’. It was advisable to ruffle one’s hair, grow the thickness of whiskers, soil the hands…’ ‘In a word, it was not only a war on nobility, on wealth, on industry, on art, on intellect; it was a war on civilisation’.[38]

It might be observed today that the cult of the dirty and the unkempt has become a normative aspect of society.

Notes

1. K R Bolton, Revolution from Above (London: Arktos Media Ltd., 2011), p. 101.

2. T W Adorno, et al The Authoritarian Personality (New York: Harper and Row, 1950).

3. K R Bolton, ‘”Sex Pol” Ideology: The Influence of the Freudian-Marxian Synthesis on Politics and Society’, Journal of Social, Political and Economic Studies, Washington, Vol. 35, No. 3, Fall 2010, pp 329-38.

4. S Rothman and S R Lichter, Roots of Radicalism: Jews, Christians and the New Left (New York: Oxford University Press, 1982), pp. 50-52.

5. Ibid., p. 55.

6. Ibid., p. 60.

7. Ibid., p. 286.

8. Myran Sharaf, Fury on Earth – A Biography of Wilhelm Reich (London: Andre Deutsch, 1983), p. 169; K R Bolton, ‘Sex Pol Ideology’, op. cit., pp. 347-348.

9. Ibid., p. 339.

10. E Fuller Torrey, The Roots of Treason: Ezra Pound and the Secrets of St Elizabeth’s (London: Sidgwick and Jackson, 1984).

11. ‘Jailbreak plot’ told in passport case’, San Francisco Chronicle, 15 January 1960, p. 5.

12. Michael O’Meara, ‘Introduction’, Francis Parker Yockey (1949), The Proclamation of London of the European Liberation Front (Shamley Green, England: Wermod & Wermod Publishing Group, 2012), xvi. http://shop.wermodandwermod.com/the-proclamation-of-london-of-the-european-liberation-front.html

13. Yockey was to be subjected to precisely the same procedure.

14. Thomas Szasz, ‘The Shame of Medicine: The Case of General Edwin Walker’, The Freeman, Vol. 59, no. 8, October 2009, http://www.thefreemanonline.org/columns/the-therapeutic-state/the-shame-of-medicine-the-case-of-general-edwin-walker/

15. Ibid.

16. Ibid.

17.‘Paranoia as Patriotism: Far Right Influences on the Militia movement’, The Nizkor Project, http://www.nizkor.org/hweb/orgs/american/adl/paranoia-as-patriotism/minutemen.html

18. Lothrop Stoddard (1922), The Revolt Against Civilization: The Menace of the Under-Man (Wermod & Wermod, 2012).

19. Cesare Lombroso is widely regarded as the founder of criminology.

20. Max Nordau, Degeneration (New York: D Appleton & Co., 1895), p. 18.

21. Ibid., pp. 18-19.

22. Ibid., p. 22.

23. Ibid., pp. 32-33.

24. Ibid., p. 555.

25. Ibid., p. 560.

26. Lothrop Stoddard, op. cit., Chapter VI: ‘Rebellion of the Under-Man’, p. 177,

27. Ibid., p. 177 n.

28. Deborah E Lipstadt, Denying the Holocaust: The Growing Assault on Truth and Memory (London: Penguin Books, 1994). See especially Chapter 11: ‘Watching on the Rhine: The Future Course of Holocaust Denial’, pp. 209-222.

29. R. Courtier-Forster, ‘Bolshevism, Reign of Torture at Odessa’, London Times, 3 December, 1919, pp. 2, 3, 4.

30. S Melgunoff, La terreur rouge (Paris, 1927), cited by Vicomte Leon de Poncins, The Secret Powers Behind Revolution (California: Christian Book Club of America, n.d.), p. 149.

31. Jeffrey Dahmer killed 17 young men during 1978-1991, refrigerated and cannibalised their body parts.

32. Edward Gein was a cannibal, necrophile, and grave robber, who used bodies parts to construct leggings, furniture covering and so forth.

33. Gustave Le Bon, The Crowd, op.cit., p. 86.

34. Gustave Le Bon, The World in Revolt (New York, 1921) p. 179; cited by Stoddard, op. cit., Chapter VII: ‘The War Against Chaos’.

35. Nesta H Webster, The French Revolution, 1919, 1969. Wermod & Wermod, Britain, will be issuing a de luxe edition of The French Revolution in 1912, with an introduction by this author. The pages cited in this article are from the 1969 edition.

36. Ibid., p. 311.

37. Ibid., p. 312.

38. Ibid., pp. 412-413.

Source: Ab Aeterno, no. 10, January-March 2010.

 


Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

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[2] The Psychotic Left: From Jacobin France to the Occupy Movement: http://www.amazon.com/gp/product/1908476540/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&camp=1789&creative=390957&creativeASIN=1908476540&linkCode=as2&tag=countercurren-20

[3] Black House Publishing: http://www.blackhousepublishing.co.uk/

lundi, 02 septembre 2013

D. H. Lawrence on the Meaning of Sex

D. H. Lawrence on the Meaning of Sex

By Derek Hawthorne 

Ex: http://www.counter-currents.com

D. H. Lawrence is best known to the general public as a writer of sexy books. In his own time, his treatment of sex made him notorious and caused him to run afoul of the authorities on a number of occasions. I have no desire to rehearse in detail the well-known history of Lawrence’s troubles with censorship, but for those who do not know anything of it a few details will suffice.

rainbow.JPGIn September 1915 Lawrence’s novel The Rainbow, one of his major works, was published by Methuen. By November it had been banned by court order, largely due to Lawrence’s brief (and, by today’s standards, extremely tame) depiction of a lesbian affair. The following year Lawrence finished what is arguably his greatest novel, Women in Love. However, owing to the notoriety of The Rainbow as well as to Women in Love’s much more frank depiction of sexuality, he could not find a publisher for the novel until 1920. Disgusted by his treatment at the hands of his fellow countrymen, Lawrence moved himself and his wife Frieda to Sicily that year, thereby beginning a long sojourn abroad that would take them to Sardinia, Ceylon, Australia, California, and New Mexico.

Lawrence was deterred neither by censorship nor by the frequent vilification he suffered at the hands of the press. In 1926, on a visit to Italy he wrote the first of three versions of Lady Chatterley’s Lover, his most sexually explicit work and, in fact, one of the most sexually explicit “serious” works of literature ever written. A small edition of the novel was brought out in Florence in 1928, and another in Paris. Various pirated editions were also printed.

Copies of the novel were seized by customs in both the United States and Great Britain, and the reviews that appeared were brutal. One English critic declared that the novel was “the most evil outpouring that has ever besmirched the literature of our country. The sewers of French pornography would be dragged in vain to find a parallel in beastliness . . . Unfortunately for literature as for himself, Mr. Lawrence has a diseased mind.”[1] (The famous court case in Britain occurred thirty years after Lawrence’s death, when Penguin Books brought out an unexpurgated edition of Lady Chatterley.)

In 1926 Lawrence had started to paint. He wrote to his friend Earl Brewster, a Buddhist, “I put a phallus, a lingam you call it, in each one of my pictures somewhere. And I paint no picture that won’t shock people’s castrated social spirituality.”[2] Predictably, when an exhibition of his paintings was held in London in 1929 it was raided by the police, though, as Jeffrey Meyers notes, the officers “politely waited to carry out their orders until the Aga Khan had finished viewing the pictures.”[3]

Why was Lawrence seemingly so preoccupied with sex? The answer is that he saw sex as a means to awaken the true self, and to discover not only our own inner being but the inner being of all things. In Fantasia of the Unconscious he writes, “To the individual, the act of coition is a great psychic experience, a vital experience of tremendous importance.”[4]

Lawrence was unquestionably influenced by Schopenhauer in his views about the metaphysical significance of sex. In his unpublished notebooks—summing up views he expressed more circumspectly in his published writings—Schopenhauer states

If I am asked where the most intimate knowledge of that inner essence of the world, of that thing in itself which I have called the will to live, is to be found, or where that essence enters most clearly into our consciousness, or where it achieves the purest revelation of itself, then I must point to ecstasy in the act of copulation. That is it! That is the true essence and core of all things, the aim and purpose of all existence.[5]

However, Lawrence (unlike Schopenhauer) saw the inner essence of things as having religious significance. He felt that the “life mystery” at the core of all was the only thing that he could honestly call God. Hence, he regarded sex as sacred—indeed as an act of divine worship—since it opens us to the life mystery. In a posthumously published essay Lawrence writes, “In the very darkest continent of the body there is God.”[6] This is the real key to understanding Lawrence’s treatment of sex: it is reverential; he regards sex as sacred, not as profane. The public attacks on Lawrence’s work as “smut” are hugely unjust, for Lawrence had a lifelong hatred of pornography precisely because he saw it as a profanation of sex.

An illustration of Lawrence’s attitude is his reaction to James Joyce’s Ulysses. As Jeffrey Meyers notes, it was, in part, Lawrence’s hostile reaction to Ulysses that spurred him to write Lady Chatterley’s Lover. In a letter Lawrence stated, “The last part of [Ulysses] is the dirtiest, most indecent, obscene thing ever written. . . . This Ulysses muck is more disgusting than Casanova. I must show that it can be done without muck.”[7] This may seem a trifle ironic, given how others had attacked Lawrence’s own work with similar invective. But, in fact, Lawrence’s attitude to Joyce is not hypocritical. He is not attacking the explicitness of Joyce’s treatment of sex, but rather what he regarded as its unforgivable irreverence.

dhl.jpgIn Fantasia of the Unconscious Lawrence writes, “In sex we have our basic, most elemental being.”[8] Further, he declares that the procreative purpose of sex is “just a side-show.”[9] Lawrence rejects the reductive, scientific understanding of sex; part and parcel of the scientific will to nullify beauty and mystery and to make everything mundane and “practical.”

Sex can lead to reproduction, but it is no more correct to say that the “purpose” of sex is reproduction than it is to say that the purpose of eating is to fill our stomachs. More often than not, we eat not because we happen to really need nourishment just then, but because we take pleasure in eating, in the taste of food, and in the company of those we eat with. And frequently the food we enjoy ingesting has little actual nutritional value. If the purpose of eating were simply to acquire nourishment, then we ought not mind the idea of simply ingesting a tasteless paste full of vitamins, minerals, protein, and carbohydrates three times daily.

Sex, Lawrence tells us,

is our deepest form of consciousness. It is utterly non-ideal, non-mental. It is pure blood-consciousness. It is the basic consciousness of the blood, the nearest thing in us to pure material consciousness. It is the consciousness of the night, when the soul is almost asleep. The blood-consciousness is the first and last knowledge of the living soul: the depths.[10]

When we enter into what Schopenhauer calls “ecstasy in the act of copulation,” there is a sloughing off of intellect, of self-consciousness. The act is ecstatic precisely to the extent that this is accomplished. The Greek ekstasis could be translated literally as “standing outside oneself.” In ecstatic acts we have the sense of leaving ourselves, and certainly our consciousness of ourselves (our inner monitor, inner censor, inner doubter) behind. Insofar as we cannot accomplish this, the sexual act will be dissatisfying. The woman may experience little pleasure, and the man may even be unable to perform, should he fail to disengage the intellect.

Of course, when we are caught in the ecstasy of sex we are not literally unconscious. What happens, in effect, is that a different sort of consciousness takes over: what Lawrence calls “blood-consciousness.” What Lawrence means by this term is the pre-reflective, pre-conceptual, subterranean depth in consciousness: what he sometimes confusingly calls the “unconscious.”

Sometimes this type of consciousness is derisively labeled the “animal” in us. This is misleading, for we have a tendency not to think of ourselves as animals, and labeling the blood-consciousness “animal” becomes a way to disown it. But it is our own, and, of course, we are animals. In the heat of true, ecstatic sexual passion, one loses a sense of individuality. It is common to hear the participants speak (later on) of losing the sense of bodily boundaries, and feeling as if the two bodies merged into one. Strange, animal-like cries are uttered and motions become automatic rather than deliberately willed.

In sex we surrender our intellect and self-consciousness, and open ourselves to the blood-consciousness, to our primal self—so that we become, for the space of the act, that primal self. And this is the reason why modern people are so sex-obsessed.

To live in modern, industrialized society means to live almost constantly from what Lawrence calls the “upper centres,” from intellect. And it means to live surrounded at all times by the products of intellect, cocooned in a synthetic, human world built over top of the natural world, operating according to human ideas and ideals. Almost always, this life requires us to lead an existence that is false in certain fundamental ways; false and inimical to life and to the natural, primal self. Passionate sex, insofar as modern people can even manage it, is the only respite from this that most people know. As such, Lawrence believes that in sex we are fundamentally truer than at most other times in life. And reflection on what the sex act means may help us to recover this trueness in daily life, outside of sexual activity.

All of the above is an attempt to say “what sex is.” But Lawrence holds that ultimately it is ineffable:

We can never say, satisfactorily. But we know so much: we know that it is a dynamic polarity between human beings, and a circuit of force always flowing. . . . We know that in the act of coition the blood of the individual man, acutely surcharged with intense vital electricity—we know no word, so say “electricity,” by analogy—rises to a culmination, in a tremendous magnetic urge towards the blood of the female. The whole of the living blood in the two individuals forms a field of intense, polarized magnetic attraction. So, the two poles must be brought into contact. In the act of coition, the two seas of blood in the two individuals, rocking and surging towards contact, as near as possible, clash into a oneness.[11]

Lawrence’s remark about his use of the term “electricity” tells us that we should not take this description very literally. When he speaks of an “electricity” in the blood of a sexually aroused man or woman, he uses this term, for lack of a better one, to describe the peculiar sense of acute, tingling “aliveness” that one feels in sexual ecstasy. When he speaks of a “magnetic attraction” between the blood of man and woman, he means the uncanny, overpowering, and unchosen sense of attraction that one experiences for the other. It is a sense of attraction that at times makes men and women feel that they must come together or die.

We attempt to deflate the mystery of this attraction by chalking it up to “chemistry.” Indeed it may somehow be chemical, but to describe the physical conditions necessary for a profound experience to take place does not render it less profound, or less mysterious. It might seem a bit ironic, given Lawrence’s criticisms of science, that his own language has a kind of scientific veneer, with its talk of “electricity,” “magnetism,” and “polarity.” But Lawrence’s “science” is, in fact, a throwback to the vitalistic philosophy of nature of the Romantics.

Lawrence attempts to sum things up as follows: “Sex then is a polarization of the individual blood in man towards the individual blood in woman.”[12] At the root of this idea is a basic conviction of Lawrence’s, which cannot be overemphasized: that men and women are fundamentally and radically different—metaphysically different. (See my essay “D. H. Lawrence on Men and Women [2].”) In the same text he writes, “We are all wrong when we say there is no vital difference between the sexes.”

Lawrence wrote this in 1921 intending it to be provocative, but it is surely much more controversial in today’s world, where it has become a dogma in some circles to insist that sex differences (now called “gender differences”) are “socially constructed,” and that the only natural differences between the sexes are purely and simply anatomical. Lawrence continues: “There is every difference. Every bit, every cell in a boy is male, every cell is female in a woman, and must remain so. Women can never feel or know as men do. And in the reverse, men can never feel and know, dynamically, as women do.”[13]

dhl2.jpgInterestingly, I believe that Lawrence derives the idea of “cells” being male or female from Otto Weininger’s Sex and Character, a text he was definitely familiar with. Weininger writes: “every cell of the organism . . . has a sexual character.” And: “In a male every part, even the smallest, is male, however much it may resemble the corresponding part of a female, and in the latter, likewise, even the smallest part is exclusively female.”[14]

Setting Weininger aside, this is Lawence’s way of emphasizing that men and women are different all the way down, and that there are ways in which they can never understand each other, and never see as the other sees. Lawrence is concerned in particular (though this is not obvious) to guard against the claim that there are borderline cases of men and women who are (psychically) androgynous, straddling the divide between male and female:

A child is born sexed. A child is either male or female; in the whole of its psyche and physique is either male or female. Every single living cell is either male or female, and will remain either male or female as long as life lasts. And every single cell in every male child is male, and every cell in every female is female. The talk about a third sex, or about the indeterminate sex, is just to pervert the issue.[15]

The reference in the last sentence is to the ideas of figures like Magnus Hirschfeld and, indeed, Otto Weininger, both of whom argued that homosexuals were sexually “intermediate.” Part of the reason Lawrence is so vehement in this passage is that he had strong homosexual inclinations (as any honest reader of Women in Love, especially its deleted “Prologue,” will admit). Early in life he saw himself as an androgynous being, with a hefty share of femininity in his soul. However, he came to repudiate this idea and to regard it as having hindered his development as a man.

The Phallus

In coition, Lawrence writes, “the two seas of blood in the two individuals, rocking and surging towards contact, as near as possible, clash into a oneness.”[16] The means by which this connection occurs, where the blood of the man and the woman is brought together, is the phallus. One of Lawrence’s most important philosophical essays is “A Propos of ‘Lady Chatterley’s Lover,’” which he wrote partly to answer criticisms of the novel, and partly to make explicit and expound upon the novel’s message. He writes at one point that “The phallus is a column of blood that fills the valley of blood of a woman. The great river of male blood touches to its depths the great river of female blood—yet neither breaks its bounds.” The two blood streams, the male and the female, “encircle the whole of life.”[17] They never literally mingle, but coition is essentially an act in which the blood of the male, enfolded within an extension of his flesh, enters the blood-engorged flesh of the woman—and the two blood streams come as close to mingling as they ever will.

The result is a crisis; an ecstatic moment in which—as in the Zen experience of satori—there is the sudden, non-verbal intuition that this here now is all there is, and there is a loss of the sense of individual separateness and isolation; a sense of becoming absorbed into a greater unity. Lawrence describes the orgasm as follows: “There is a lightning flash which passes through the blood of both individuals, there is a thunder of sensation which rolls in diminishing crashes down the nerves of each—and then the tension passes.”[18]

In his later works, Lawrence writes often and explicitly of the metaphysical, indeed the divine significance of the phallus. For example, in the second of Lawrence’s three versions of Lady Chatterley’s Lover (published posthumously as John Thomas and Lady Jane) there is a scene in which Constance Chatterley lies beside her sleeping lover, contemplating his flaccid penis. “Wasn’t there a weird, grotesque godhead in it?” she asks herself, and what follows is a passage of great significance:

To most men, the penis was merely a member, at the disposal of the personality. Most men merely used their penis as they use their fingers, for some personal purpose of their own. But in a true man, the penis has a life of its own, and is the second man within the man. It is prior to the personality. And the personality must yield before the priority and the mysterious root-knowledge of the penis, or the phallus. For this is the difference between the two: the penis is a mere member of the physiological body. But the phallus, in the old sense, has roots, the deepest roots of all, in the soul and the greater consciousness of man, and it is through the phallic roots that inspiration enters the soul.[19]

Lawrence makes a traditional distinction in this passage (though, as usual, he is slip-shod about it) between the penis and the phallus, which is the erect penis. In cultures that have worshipped the penis, it always the erect penis that is depicted and revered. Why? Because, in a real sense, the phallus does not belong to the individual man. It is—notoriously—not under the control of his personality, his mental self-conscious being. It has a will of its own. It is the “second man within the man,” meaning that it is a direct expression or, if you will, externalization of the deeper, truer, self; of the unconscious, or blood-consciousness.

This self is “prior to the personality,” and indeed it is fundamentally the same in all men. So it transcends the individual—indeed it is an expression of the life mystery which permeates all of nature. The penis, Lawrence tells us, is a “mere member of the physiological body,” but the phallus is something that rises from out of the chthonic depth of nature itself. The phallus is our connection to those depths. When Lawrence says that it is “through the phallic roots that inspiration enters the soul” he means that it is insofar as we are able to surrender our intellect and mental awareness that we are guided by the wisdom of the blood-consciousness.

If a man’s mental self dominates him and grips him, refusing to let go, preoccupying him with thoughts, then he cannot achieve an erection. His mind has “blocked” the primal, unconscious self. This is all that the mind can do to the primal self—it cannot command it. Hence there is no “willing” an erection. But if a man can momentarily surrender his mental self, then the blood-consciousness is awakened, and the phallus comes to life. The virile man is admired because he has a connection to the primal force. The impotent man is pathetic in our eyes, because he has lost that connection. He is literally without power.

Thus, for Lawrence, sexual arousal in the male and the sex act following upon it become emblematic of what must take place if there is to be a general return to the blood-consciousness, and thus an achievement of lasting happiness, lasting satisfaction in the whole of life. There must be a surrender of idealism, and of the tendency to live strictly from the “upper centres.” There is no way to get to the natural self by way of intellect and its ideas, just as there is no willing an erection. All that mind can do is to let go—to do nothing. Then the blood-consciousness takes over and the result is that there rises up from the root of us a new man, a new self. New only in the sense that it is unfamiliar to us, for in truth it is actually the oldest of old selves.

Erection and a full, ecstatic sexual experience symbolize for Lawrence the successful reawakening of the primal self that is needed if we are to again become natural creatures and achieve our “fullness of being.” But they are not merely symbolic. Lawrence also sees coition as the deepest, most profound, and profoundly mysterious way in which we come into contact with our chthonic depth, and the chthonic depth of the natural world itself. Hence, in “A Propos of ‘Lady Chatterley’s Lover’” he says the following

[The] phallus is the connecting link between the two rivers [of male and female blood], that establishes the two streams in a oneness, and gives out of their duality a single circuit, forever. And this, this oneness gradually accomplished throughout a life-time in twoness, is the highest achievement of time or eternity. From it all things human spring, children and beauty and well-made things; all the true creations of humanity. And all we know of the will of God is that He wishes this, this oneness, to take place, fulfilled over a lifetime, this oneness within the great dual blood-stream of humanity.[20]

Here Lawrence makes it quite clear, as he does in innumerable other places, that his reverence for the phallus is a religious one. Indeed, it would not be a distortion to call his own, personal religion a form of “phallic worship.” This is, of course, a provocative choice of words, but not an inaccurate one. There is, in fact, a remarkable similarity between Lawrence’s views and Hindu Shaivism, the oldest surviving phallic cult in the world.

The God Shiva is a personification of what Lawrence means by the life mystery or “pan power,” as well as what Schopenhauer meant by the will in nature.[21] Alain Daniélou, one of the foremost Western interpreters of Shaivism, writes

As Lord of Yoga, Shiva is named Yogendra, Yogeshvara, Mahâyogi, since it is he who taught the world the Yoga method through which man can know himself, realize himself and communicate with subtle beings, beasts, plants and gods. He also teaches the dance and the music which leads to ecstasy, the intoxication which takes man out of himself. . . . His festivals are those of Spring, of the Renewal of Life, and of creative Eroticism. . . . He is naked, libidinous, and preaches rapture, love, detachment, and friendship with nature. God of Sensual Pleasure and of Death, he is present in the forest and the funeral pyre. Shiva is at the same time benevolent (Shambhu) and terrible (Bhîma).[22]

Although these and many other qualities are attributed to Shiva, the sacred Shaivite texts indicate that the true Shiva is beyond all human categories: “Shiva (the supreme divinity) is without sign (without sex), without color, without taste, without odor, beyond the reach of words or touch, without qualities, immutable and immobile.”[23] This being can therefore only be known through some tangible sign that it gives of itself in the physical, perceptible universe, and that sign is the phallus.

The Sanskrit word for phallus, lingam, literally means “sign.” Daniélou writes, “The lingam, or phallus, the source of life, is the form by which the Absolute Being, from whom the world is issued, can be evoked. . . . In the microcosm, which is to say in man, the sexual organ, the source of life, is the form in which the nature of the formless manifests itself.”[24]

Daniélou quotes liberally from ancient texts in order to explain the Shaivite attitude toward the phallus and its relationship to Shiva. One such text states, “Shiva said ‘I am not distinct from the phallus. The phallus is identical with me, and therefore must be worshipped. My well-beloved! Wherever there is an upright male organ, I myself am present, even if there is no other representation of me.”[25] This passage indicates that the phallus is not, in fact, merely a symbol of Shiva, but is a physical “expression” of the god—the most perfect expression of the god, in fact. In a way, Shiva is distinct from the phallus, but in a way the phallus is Shiva.

We find just the same sort of mystical logic in Lawrence: the phallus is an expression of the life mystery, as the blood-consciousness that animates it is an expression of the life mystery; but the phallus, and blood-consciousness just are the life mystery, as it expresses itself in us. The phallus is our link to the life force itself. Daniélou writes, “The penis is therefore the organ through which a link is established between man . . . and the creative force which is the nature of the divine.”[26] Lawrence expresses precisely this Shaivite conception in John Thomas and Lady Jane, when Constance Chatterley has an argument with her very modern and irreligious sister:

“I don’t care!” she said stubbornly to Hilda at bedtime. “I know the penis is the most godly part of a man. . . . I know it is the penis which connects us with the stars and the sea and everything. It is the penis which touches the planets, and makes us feel their special light. I know it. I know it was the penis which really put the evening stars into my inside self. I used to look at the evening star, and think how lovely and wonderful it was. But now it’s in me as well as outside me, and I need hardly look at it. I am it. I don’t care what you say, it was the penis gave it me.”[27]

According to Daniélou, Shaivism regards the procreative purpose of sex as “a side show” – just as Lawrence does. Daniélou writes that the phallus has a dual role: “the inferior one of procreation and the superior one of contacting the divine state by means of the ecstasy caused by pleasure (ànanda). The orgasm is a ‘divine sensation.’ So whereas paternity attaches man to the things of the earth, the ecstasy of pleasure can reveal divine reality to him, leading him to detachment and spiritual realization.”[28]

The orgasm, for Lawrence as well as for Shaivism, is a religious experience in which selfhood is transcended and we become reabsorbed, momentarily, into the life mystery; connected to “the stars and the sea and everything.” Daniélou quotes another Shaivite text: “Every orgasm, every pleasure is a divine experience. The entire universe springs forth from enjoyment. Pleasure is at the origin of all that exists.”[29]

Just as Lawrence’s ideas about the metaphysical significance of the phallus and intercourse can be likened to Shaivism, his views about the use of sex as a means to “awakening” can be likened to Tantra. Tantra refers to the set of practical techniques and methods used to bring the individual to union with the divine source.

In the West, we tend to associate Tantra exclusively with a kind of “sex magic,” and although there are other forms of Tantra this is, in fact, the one that I am drawing on in making comparisons to Lawrence. Tantric sex actually involves a rather overwhelmingly complex collection of ritual preparations, mantras, and physical positions. None of these are truly relevant to our concerns here. Suffice it to say that the theory behind Tantric sex involves the belief that if intercourse is approached properly, with an understanding of the metaphysical significance of the act, it affords the participants the opportunity to achieve a state of transcendence.

They lose their sense of individuality and merge with each other, and through merging with each other—through bringing together the male and female natures—they participate in the creative power represented by Shiva. Again, the parallels to Lawrence are obvious. He too regarded the man and the woman as representing eternal male and female powers, and he saw in intercourse a way in which the two become one (“the highest achievement of time or eternity”) and in so doing, lose themselves in the life mystery.

Notes

[1] Quoted in Jeffrey Meyers, D. H. Lawrence: A Biography (New York: Alfred A. Knopf, 1990), 362.

[2] Quoted in Meyers, 367.

[3] Meyers, 369.

[4] D. H. Lawrence, Fantasia of the Unconscious in Fantasia of the Unconscious and Psychoanalysis and the Unconscious (New York: Penguin, 1971), 106.

[5] Arthur Schopenhauer, Manuscript Remains, trans. E. F. J. Payne (Oxford: Berg, 1988–90), vol. 3, 262.

[6] D. H. Lawrence, Phoenix, ed. Edward McDonald (New York: Viking, 1968), 759 (“The Novel and the Feelings”).

[7] Quoted in Meyers, 362.

[8] Fantasia, 185.

[9] Fantasia, 106.

[10] Fantasia, 173.

[11] Fantasia, 106–07.

[12] Fantasia, 185.

[13] Fantasia, 102.

[14] Otto Weininger, Sex and Character, trans. Ladislaus Löb (Bloomington: Indiana University Press, 2005), 17.

[15] Fantasia, 96.

[16] Fantasia, 106–07.

[17] D. H. Lawrence, Phoenix II, ed. Warren Roberts and Harry T. Moore (New York: Viking, 1971), 505 (“A Propos of “Lady Chatterley’s Lover’”).

[18] Fantasia, 106–07.

[19] D. H. Lawrence, John Thomas and Lady Jane (New York: Penguin Books, 1977), 238.

[20] Phoenix II, 506 (“A Propos of “Lady Chatterley’s Lover’”).

[21] Alain Daniélou argues that the Greek Pan is equivalent to Shiva. See Alain Daniélou, The Phallus, trans. Jon Graham (Rochester, Vermont: Inner Traditions, 1995), 47–48.

[22] Alain Daniélou, Gods of Love and Ecstasy: The Traditions of Shiva and Dionysus, no translator credited (Rochester, Vermont: Inner Traditions, 1992), 51.

[23] Linga Purána, 1.3.2–3. Quoted in Alain Daniélou, The Phallus, 11.

[24] Daniélou, The Phallus, 11–13.

[25] Quoted in Daniélou, Gods of Love and Ecstasy, 56.

[26] Ibid., 56.

[27] John Thomas and Lady Jane, 312.

[28] Daniélou, The Phallus, 18.

[29] Ibid., 18.

 


Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

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[2] D. H. Lawrence on Men and Women: http://www.counter-currents.com/tag/hawthorne-lawrence/

dimanche, 25 août 2013

Manfred Spitzer zur digitalen Demenz

Sieben Stunden, vierzehn Minuten – Manfred Spitzer zur digitalen Demenz

Ellen Kositza

Ex: http://www.sezession.de

sp63179916.jpgDas ist schon was: Mit Manfred Spitzers Warnung vor der »digitalen Demenz« hat ein Buch die obersten Ränge der Verkaufslisten gestürmt, das keinesfalls einen moderaten Ton anstimmt. Der bedeutende Hirnforscher lädt nicht zur Mäßigung vor der Glotze und an den Schaltknöpfchen der Spielautomaten ein. Er nennt keine empfehlenswerten Computerspiele, er beziffert keine Zeitzonen, innerhalb derer die Beschäftigung mit der virtuellen Welt tolerabel (oder gar günstig) wäre.

Nein, Spitzer, sechsfacher Vater, sagt ganz radikal: Jede vor dem Bildschirm der digitalen Medien verbrachte Stunde ist für Kinder vergeudete Lebenszeit. Der Psychiatrieprofessor argumentiert sprachlich bisweilen reichlich hemdsärmelig (was das Buch publikumsfreundlich macht), aber er hat die Wissenschaft auf seiner Seite.

Man will es kaum glauben: Sieben Stunden und vierzehn Minuten täglich verbringen deutsche Neuntkläßler im Durchschnitt vor dem Fernsehen, dem Video, dem Internet und vor Computerspielen. Die Mattscheibe des Smartphones ist dabei nicht mal einbezogen. Ungläubig rechnet man nach, zählt Wochenend- und Ferienzeiten hinzu und glaubt am Ende der Bilanz. Wohl keiner kann besser und glaubwürdiger erklären als Spitzer, was solche 50-Stunden-Wochen mit dem jugendlichen Gehirn machen. In vierzehn Kapiteln legt der Hirnforscher dar, inwiefern vorgeblich pädagogisch wertvolles Baby-TV, der Computer im Klassenzimmer, das Freizeitvergnügen in »sozialen Netzwerken« und auf welche Weise das sogenannte Multitasking, die Möglichkeit des »Abspeicherns« (also Auslagerns aus der aktiven Tätigkeit) und Ballerspiele die neuronalen Netzwerke beeinflussen. Das Gehirn ist ein plastisches, flexibles Organ, es verändert sich gemäß seiner Beanspruchung. Unter dem Dauerfeuer der Impulse bahnen sich »Trampelpfade« durch das Hirn, die relativ unveränderbar sind. Ein Jugendlicher, der seine Aktivitäten größtenteils ins »Netz« verlagert, anstatt durch Sport, Theater, papierne Lektüre oder Handwerk seinen Willen, seine Kreativität und Meinungsbildung zu schulen, wird ziemlich sicher seine affektive Selbstkontrolle einbüßen. Streßsymptome (wie Depressionen und Schlaflosigkeit), soziale Auffälligkeit und Schulprobleme stehen als sichere Folgen bevor. Spitzer malt keineswegs freihändig den Teufel an die Wand, er operiert mit einer Vielzahl wissenschaftlicher Studien und untermalt die Folgen der digitalen (Hyper-)Aktivität mit eigenen Graphiken, die den angeschlagenen Alarmton untermauern.

Bisweilen untergräbt Spitzers polternde, wenn auch meist sympathische Radikalität die Nachvollziehbarkeit: Daß die Google-Suche einen Nutzer, der auf dem gesuchten Gebiet bislang ahnungslos ist, ratlos zurücklasse, stimmt definitiv nicht. Susanne Gaschke hatte sich – ohne in ihren Schlußfolgerungen moderater zu sein – 2009 bereits gründlich und womöglich eloquenter mit digitalen Verdummungstendenzen auseinandergesetzt (Sezession 30/2009). Gaschkes vortreffliches Buch fehlt in Spitzers Literaturliste, dafür finden sich dort Verweise auf 28 Spitzersche Publikationen. Klar, der Mann ist vom Fach! Für Eltern, die ihre Kinder ohnehin vernünftig erziehen – also unter weitestgehender Umschiffung digitaler Ablenkmedien –, bietet das Buch vor allem eine Bestätigung und eine fundierte Argumentationsgrundlage. Die konkreten Tips zum adäquaten Hirntraining, die Spitzer bietet, mögen banal erscheinen, sind aber goldrichtig: Kleine Kinder profitieren von simplen Fingerspielen mehr als von Laptops im Kindergarten! Stete Übungen der Selbstkontrolle (erst ein Lied, auch wenn der Kuchen auf dem Tisch noch so lockt) dienen der Immunisierung gegen Streß! Singen Sie viel und laut!

Manfred Spitzer: Digitale Demenz. Wie wir uns und unsere Kinder um den Verstand bringen, München: Droemer 2012. 368 S., 19.99 €


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samedi, 13 juillet 2013

Digitale dementie

Digitale dementie: Geheugen jongeren permanent aangetast door smartphones en pc's

Jongeren door internetcontacten steeds minder empathisch - Straling mobieltjes: Verhoogd risico op hersentumor, hartaandoening, Alzheimer, MS , Parkinson, autisme


De snelle omschakeling naar een digitale samenleving blijkt steeds vaker grote en veelal permanente gevolgen te hebben voor onze lichamelijke en geestelijke gezondheid.

Artsen in Zuid Korea, het land dat al sinds de jaren '90 voorop loopt bij de invoering van computers, maken zich zorgen over een nieuwe en snel groeiende aandoening die vooral jongeren aantast: digitale dementie. Het blijkt dat het geheugen van steeds meer jonge mensen door het veelvuldig en langdurig gebruik van pc's, spelcomputers en smartphones ernstig wordt aangetast, zozeer dat er zelfs sprake lijkt van een hersenbeschadiging of psychiatrische ziekte. Sommige jongeren kunnen niet eens meer een telefoonnummer onthouden.

De vooruitstrevende digitalisering van de Zuid Koreaanse samenleving, zowel op de werkplek, de scholen als in de privésfeer, blijkt een zorgwekkende keerzijde te hebben. 'Het te vaak gebruiken van smartphones en (spel)computers belemmert de ontwikkeling van het brein,' zegt Byun Gi-won, wetenschapper van het Balance Brain Centre in Seoul. 'Zware gebruikers ontwikkelen met name de linkerkant van hun brein, waardoor de rechterkant onaangesproken of onderontwikkeld blijft.'

Extreem vroege dementie, emotionele onderontwikkeling

De rechterkant van het brein is verbonden met het concentratievermogen. Als deze helft zich niet voldoende ontwikkelt krijgen mensen grote problemen met opletten en hun geheugen, wat in maar liefst 15% van de gevallen kan leiden tot het extreem vroeg intreden van dementie. Daarnaast zijn deze aangetaste mensen vaak emotioneel onderontwikkeld, waarbij kinderen hogere risico's lopen dan volwassenen omdat hun hersenen nog niet volgroeid zijn.

Volgens het ministerie van Wetenschap, ICT en Toekomstplanning bezit ruim 67% van de Zuid Koreanen een smartphone, het hoogste percentage ter wereld. Onder tieners is dit 64%, een gigantische groei ten opzichte van de 21,4% in 2011. Zuid Korea was het eerste land ter wereld waar ook op de basisscholen massaal papier en schoolbord werden vervangen door computers.

'Schade hersenen onomkeerbaar'

De Duitse neurowetenschapper dr. Manfred Spitzer schreef in 2012 het boek 'Digitale Dementie'. Hierin waarschuwde hij ouders en leraren voor de gevaren als kinderen te veel tijd doorbrengen met hun laptop, smartphone of andere elektronische apparaten. De schade die wordt aangebracht aan de hersenen is volgens Spitzer onomkeerbaar, reden waarom hij opriep tot een verbod op het gebruik van digitale apparaten op Duitse scholen.

'Kinderlijk gedrag' door sociale netwerken

Lady Greenfield, een gezaghebbende professor synaptische farmacologie aan het Lincoln college in Oxford (Engeland), waarschuwde in 2009 in het Britse Hogerhuis (1e Kamer) dat door de ervaringen die kinderen op sociale netwerksites opdoen zij 'verstoken blijven van samenhangende taal en lange-termijn betekenis. Als gevolg zullen de hersenen van de kinderen, als ze straks volwassen zijn, nog steeds op een kinderlijke manier functioneren.'

Volgens haar veroorzaken sociale netwerksites een verkorting van de aandachtsboog van kinderen. 'Als het jonge brein al vroeg wordt blootgesteld aan een wereld van snelle aktie en reactie, van plotseling opflitsende nieuwe beelden en foto's door een simpele druk op een knop, dan raken de hersenen er aan gewend om binnen zulke korte tijdsperiodes te reageren. Maar als er dan in de echte wereld niet onmiddellijk reacties volgen, dan krijgen we afwijkend gedrag en noemen dat vervolgens 'attentention-deficit (hyperactivity) disorder', AD(H)D.'

Erosie van eigen identiteit

Greenfield zei dat meer computeren en minder lezen van boeken leidt tot het verlies van empathie, van inlevingsvermogen. De professor vindt het vreemd dat de maatschappij de erosie van onze identiteit als gevolg van sociale netwerksites 'enthousiast omarmt'. Volgens haar leiden sites als Facebook en Hyves ertoe dat mensen het onderscheid tussen hun online identiteit en de 'echte wereld' beginnen te verliezen. Greenfield stelt dat de volwassenen van de volgende generatie daarom hun identiteit zullen ontlenen aan de reacties van anderen op henzelf.

Sociale netwerksites kunnen een 'constante herbevestiging geven dat er naar je geluisterd wordt, je (h)erkend wordt, belangrijk bent,' vervolgde Greenfield. 'Dit is echter gelijktijdig gekoppeld aan een vervreemding van de druk van een écht face-to-face gesprek, een echte real-life conversatie, die veel 'gevaarlijker' is, omdat je geen gelegenheid hebt om een tijdje over een slim of gevat antwoord na te denken.' (5)

Narcistisch gedrag, gebrek aan empathie

Dr. Ablow, Amerikaanse psychiater en New York Times auteur van diverse bestsellers, schreef in 2010 dat veelvuldig chatten ertoe leidt dat mensen op den duur steeds slechter in staat zijn om diepgaande 'real life' relaties aan te gaan, omdat men gewend is internetcontacten die 'moeilijk' doen simpel weg te klikken.

Ook hij schreef de explosie van AD(H)D onder jongeren mede toe aan de verschuiving onder jongeren naar digitale contacten. 'Veel moderne jongeren vertonen narcistisch gedrag en denken dat zij de sterren van hun eigen digitale levens'soap' zijn... De veel grotere slachting zal bestaan uit de stille vernietiging van de waardevolle interpersoonlijke alchemie die we 'menselijke relaties' noemen. Die zijn gebaseerd op empathie en het besef dat je altijd te maken hebt met iemand die een gevoel heeft en daarom met respect behandeld moet worden,' aldus Ablow.

Mensen online als wegwerpartikelen behandeld

'Nu dreigen we echter een belangrijke grens over te gaan door buitengewoon 'giftige' boodschappen tot ons te nemen die het tegenovergestelde zeggen, namelijk dat mensen wegwerpartikelen zijn, wier enige waarde is dat ze misschien maar enkele minuten onze aandacht kunnen vasthouden.' Naast dr. Ablow waarschuwen psychiaters over de hele wereld dat met name jongeren steeds minder in staat lijken om complexe, duurzame relaties aan te gaan, omdat het hen aan voldoende empathie (inlevingsvermogen) ontbreekt. (2)

Ook de snelle verruwing op blogs en forums in de afgelopen jaren, waaronder helaas ook deze site, is een duidelijk bewijs van deze digitale afstomping en ontaarding. Steeds meer mensen hebben er moeite mee om op normale, beschaafde en respectvolle wijze op artikelen of andere bezoekers waar zij het niet mee eens zijn te reageren. Velen zijn niet (meer) in staat met inhoudelijke en onderbouwde argumenten te reageren en grijpen daarom terug op ordinaire verwensingen en grove scheldpartijen.

Hartaandoening, Alzheimer, MS, Parkinson, hersentumor

Na Japanse, Australische, Finse, Zweedse en Zwitserse wetenschappers concludeerde in 2009 ook het European Research Institute for Electronic Components in Boekarest dat de straling die door mobieltjes wordt afgegeven onder andere kan leiden tot hartaandoeningen en nierstenen. Onderzoekers van de universiteit in het Zweedse Lund ontdekten dat ook de hersenen kunnen worden aangetast, waardoor mensen sneller Alzheimer, Multiple Sclerosis en Parkinson kunnen krijgen. Australische wetenschappers waarschuwden dat in het jaar 2020 zo'n 2 miljard (!) mensen een hersentumor kunnen ontwikkelen door het veelvuldig bellen met mobieltjes.  (4)

Inmiddels is er ook bewijs geleverd dat de sterke groei van autisme mede wordt veroorzaakt door de forse toename van RF (Radio Frequentie) straling in de atmosfeer, die schade aanricht aan de hersenen van ongeboren en jonge kinderen. Het aantal baby's met autisme groeide van 1 op de 150 in 2002 naar ongeveer 1 op de 50 tien jaar later.

In juni 2011 classificeerde de Wereld Gezondheid Organisatie (WHO) de straling die door de inmiddels bijna 7 miljard mobieltjes (2011: 4,6 miljard) op de wereld wordt geproduceerd dan ook als 'mogelijk kankerverwekkend'. Hiermee werden mobieltjes in dezelfde categorie geplaatst als lood en chloroform. De WHO concludeerde dat frequente blootstelling aan straling van mobieltjes gelinkt kan worden aan kwaadaardige hersentumoren.

Straling verstoort DNA reparatie

In een recente presentatie toonde ook Devra Lee Davis, voormalig wetenschapper aan de National Academy of Sciences, de gevaren van mobieltjes aan. Davis dacht aanvankelijk dat de straling geen kwaad kon, totdat ze na uitvoerig onderzoek tot geheel andere conclusies kwam. De impact op het lichaam wordt niet veroorzaakt door het lage energieverbruik van mobieltjes, maar door de pulserende straling die ze uitzenden en die de reparatie van beschadigd DNA in het lichaam kan verstoren.

Davis zei ook dat mobieltjes de oorzaak zijn van kankertumoren die ontstaan op plaatsen die veel bloot staan aan direct contact (ook met kleding ertussen) met het apparaat. Epidemioloog en gezondheidswetenschapper George Carlo, oprichter van het Science and Public Policy Institute, stelde al jaren geleden dat de industrie nooit serieus onderzoek heeft verricht naar de gevolgen van mobiele straling. Na een 6 jaar durend onderzoek dat $ 28 miljoen kostte concludeerde Carlo in 1999 dat de straling dermate ernstig is, dat in 2010 jaarlijks zo'n 500.000 Amerikanen kanker zouden krijgen als direct gevolg van het gebruik van mobiele telefoons.

'Nieuwe generatie smartphonechips zeer schadelijk'

Vorig jaar sloegen Amerikaanse wetenschappers alarm over de nieuwe generatie microchips die voor smartphones wordt ontwikkeld. Volgens dr. Boian Alexandrov van het Center for Nonlinear Studies van het Alamos National Laboratory in New Mexico kunnen de terahertz (Thz) golven die deze chips uitzenden het menselijke DNA beschadigen en zelfs vernietigen. Deze technologie wordt nu al dagelijks toegepast bij het scannen van passagiers op luchthavens. Dr. Alexandrov vreest dat als deze chips in smartphones worden toegepast, er in de toekomst miljoenen mensen ernstig ziek zullen worden of zelfs zullen sterven. (3)

Xander

(1) The Telegraph
(2) Xandernieuws 05-03-2010
(3) Xandernieuws 11-05-2012
(4) 02-01-09: Opnieuw bewijs dat mobieltjes schadelijk zijn voor gezondheid
(5) 27-02-09: Hersenexpert: Sociale netwerksites leiden tot 'kinderlijk gedrag'

Zie ook o.a.:

01-01-13: Nomofobie -angst dat je mobieltje het niet doet- in opmars
08-04-09: Duitse wetenschappers waarschuwen tegen schadelijke effecten zendstations digitale TV

dimanche, 19 mai 2013

MICHEL ONFRAY contre les dogmes freudiens

MICHEL ONFRAY contre les dogmes freudiens


Pierre Le Vigan
Ex: http://metamag.fr/
 
Fidèle à sa méthode Michel Onfray cherche à opposer en tous domaines – ici la psychanalyse – les « autoritaires » d’un côté, les « libertaires-libertins » de l’autre. On peut le dire aussi différemment : les orthodoxes normatifs d’un côté, les hétérodoxes hédonistes de l’autre. On a compris : ceux qui ont précédé et préparé Onfray, et ceux qui ont précédés les ennemis d’Onfray. Pour être un peu sommaire ce clivage est  éclairant. Il met du désordre dans un faux ordre, travail philosophique s’il en est.
 

                                                                                Michel Onfray et Sigmund Freund
 
Dans Le crépuscule d’une idole, Michel Onfray avait produit une critique radicale – et retentissante ! – de Freud. Il avait certes repris les réflexions d’un Pierre Debray-Ritzen (La psychanalyse cette imposture, 1991) et bien entendu du Livre noir de la psychanalyse (2005) mais avec un écho plus grand. 
 
Otto Gross toxicomane et vitaliste 

Il s’attache à autre chose dans Les freudiens hérétiques. Son but est de défendre 3 figures de psychanalystes fâchés avec Freud. Le premier, Otto Gross, fils d’un criminologue conservateur, se veut révolutionnaire. Il se livre à toutes sortes d’expériences limites. Il oppose le « refoulement toxique du dionysisme individuel par l’apollinisme social. » à la nécessaire libération des forces dionysiaques- ce qui n’est pas faux mais renvoie à la structure de toute société. Il politise et socialise ainsi la question de l’inconscient. En termes freudiens, il prêche la mise à l’écart du surmoi au profit du ça.  Les pulsions primitives et vitales sont donc valorisées au détriment des normes sociales. « Otto Gross (…) ne se contente pas d’en appeler à une hétérosexualité libre, il souhaite également en finir avec la division des sexes et l’inscription des corps dans une logique dite aujourd’hui gendrée (ou genrée), avec d’un côté les hommes, de l’autre les femmes. » On voit qu’il ne suffisait pas de s’éloigner de Freud pour ne pas professer des absurdités ! Otto Gross est trouvé mort en 1920. Un infirmier note : « Le docteur en médecine Otto Gross, âgé de 42 ans et de religion mosaïque, est décédé à 5 heures du matin. Il a couché durant la nuit dernière dans un passage inutilisé conduisant à un entrepôt. Une pneumonie, aggravée par la sous-alimentation, ne pouvait plus être traitée ».
 

Otto Gross

Deuxième figure : Wilhelm Reich 
 
Issu d’une famille juive autrichienne très assimilé, proche de Gross quant aux idées, il «inscrit l’inconscient non pas dans un univers purement métapsychologique, mais dans un monde sociologique et politique. » (Michel Onfray). Autre différence, contrairement à Freud, il soigne surtout des pauvres.  
 
 
Sa thèse centrale est qu’ « il n’y a qu’un seul mal chez les névrosés : le manque de satisfaction sexuelle totale répétée. » Selon W. Reich la « mauvaise sexualité » vient du capitalisme. D’où la nécessité d’une révolution/libération sexuelle anticapitaliste. Il croit trouver l’Eden dans la Russie bolchévique, Lénine ayant déclaré que « le communisme ne doit pas apporter l’ascèse mais la joie de vivre, la vigueur et également une vie amoureuse comblée » (ce qui est peut-être beaucoup demander à la politique !).  Comme Rousseau, Wilhelm Reich croit qu’à l’origine des temps historiques l’acte sexuel était simple et sans complexe. Pourquoi ? Parce que dans le communisme primitif tout était la propriété commune de tous. Wilhelm Reich mourra en 1957 dans la cellule d’une prison américaine. Il avait écrit : « La plupart des psychanalystes étaient eux-mêmes des malades souffrants  de troubles sexuels, et cela n’était pas sans influer sur leur évolution. » (La fonction de l’orgasme).
  
Erich Fromm contre le mythe freudien de la pulsion de mort

Erich Fromm, le troisième hétérodoxe d’Onfray est sans doute le plus intéressant des trois - et le moins malade. Juif allemand, passionné par le Talmud, installé aux Etats-Unis à partir de 1934, il critique la société technicienne et cybernétique, refuse la notion de pulsion de mort telle que l’entendait Freud, et récuse l’hermétisme et l’intellectualisme distanciateur de Lacan et des freudiens orthodoxes. Il applique la méthode nietzschéenne de recherche de la généalogie d’une pensée pour la comprendre (La mission de Sigmund Freud). C’est l’application du « D’où parles-tu ? » à Freud.  Il en conclut que la philosophie de Freud n’est rien d’autre que sa confession et son autobiographie. Pour Erich Fromm, Freud a inscrit toute sa vie sous le signe de l’avoir : « l’argent, la réputation, les honneurs, les richesses ». Selon Fromm la psychanalyse est devenue « un produit de remplacement de la religion pour les classes moyennes, ou tant soit peu supérieures, des villes, qui ne souhaitaient pas faire un effort radical plus complet. » Ce qui n’est pas mal vu. 
 
 
Erich Fromm fait l’apologie de la pulsion de vie aussi bien contre les dérèglements psychiques tels dit-il la pornographie ou le sadisme généralisé que contre les dérèglements sociaux tels la folie consumériste, le culte des gadgets, le nihilisme des valeurs. Toutes idées qui ne sont pas sans évoquer Herbert Marcuse ou Yvan Illich. Michel Onfray conclut son livre par un démontage aussi hilarant que convaincant de l’imposture lacanienne. « La chape de plomb du freudo-lacanisme fut une malédiction pour la scène intellectuelle [française]» écrit Michel Onfray. Une lecture roborative.
 
Michel Onfray, Les freudiens hérétiques. Contre histoire de la philosophie 8, 388 p., 20,90 €, Grasset, 2013.

mardi, 30 avril 2013

L’impensé de la théorie du genre

L’impensé de la théorie du genre

par Marc Gébelin

Ex: http://www.dedefensa.org/

Avant d’entrer dans le sujet, je précise que je suis historien de formation et que je « cherche sur l’homme », suis anthropologue. Ceci afin non de donner à ma parole une autorité mais pour situer le lieu où je place le débat qui va se révéler choquant pour certains. Je précise en outre que contrairement à l’homo latin qui a donné humus, anthropôn désigne celui « qui voit en haut ». Le Parlement vient d’adopter le mariage homosexuel. Il a pour lointaine origine, il faut le savoir, la théorie du genre. Cette décision est historique.

La théorie du genre est une invention féminine étatsunienne. Elle est, disons-le sans crainte de faire hurler les suppôts, dégénérée. Dégénérée au sens d’une incapacité à générer, à régénérer. L’américanisme étatsunien est un Système en dégénérescence. Sur le modèle pourtant de la réplique célèbre « Sire, pire qu’un crime c’est une faute », plus que dégénérée, elle est irrationnelle et folle. Elle revient à dire que si la femme n’était pas formatée par l’éducation pour être femme elle serait… quoi ? un homme évidemment, pas un ouistiti ! Donnez des voitures rouges, un marteau, des clous, à une petite fille et la barbe lui poussera après 14 ans ! offrez une poupée bleu-virginal au bambin turbulent, il deviendra bon papa, féministe et peut-être homosexuel non-violent! Dans la première hypothèse, notre chirurgie prométhéenne, lui donnera le membre désiré, dans la seconde « la femme sera l’avenir de l’homme ». Au fond, que souhaite cette « gendrie » ? C’est simple, elle veut un monde uniquement masculin car ces femmes là ont leur féminité en horreur. Ces menstrues, ces enfantements, cet allaitement, cet « esclavage millénaire », elles n’en veulent plus! Ce masculin, qu’elles trouvent haïssable quand il est revêtu d’un corps d’homme devient magnifique déguisé en Elles !

Si la théorie gendrique, qui n’est qu’une suite en mal majeur de l’œuvre insipide de madame de Beauvoir, prétend que les filles élevées « comme des femmes » le deviennent (c'est-à-dire ces femmes esclaves de l’homme), elle aura du mal à affirmer que les hommes ne sont pas eux aussi élevés « comme des hommes » et que donc, leur machisme, plus appris qu’inné, ne devrait en aucune façon les rendre capable du moindre féminisme alors que justement notre époque en est pleine de ces hommes dont le parti pris -à l’insu de leur plein gré !- crève les yeux, qu’ils soient sociologues, éducateurs, journalistes, ministres. Ils hantent les médias, les écoles, les services sociaux, les ministères, les tribunaux, la police, et… l’armée!

Inversement, ce qui est contestable dans l’éducation des femmes parce que produisant des « esclaves », peut difficilement faire comprendre qu’elles soient devenues féministes malgré cette éducation et qu’en ce qui concerne les hommes élevés comme des machistes il devrait être impossible qu’ils deviennent des féministes et plus encore de vraies femmes, si l’on pense aux transsexuels recourant eux aussi au bistouri pour se faire ouvrir une fente dans le corps et surtout dans l’esprit. Des hommes féminisés, des hommes désireux d’être femme et se comportant comme elles, il y en a toujours eu et il y en aura toujours et ce de plus en plus, vu la loi Taubira désormais votée par les FLR, les féministes-libéraux-républicains (gauche et droite mêlées) qui veulent nous faire croire (et se faire croire), qu’ils votent pour l’« égalité » alors qu’ils votent pour l’abolition des sexes, confirmant en cela la prédiction de Freud, plutôt humoristique à l’époque, qui désormais tourne au cauchemar.

Un « machiste » par contre, c'est-à-dire un homme éduqué par une mère aimante mais pas possessive et un père droit mais pas dur, est quelqu’un qui ne deviendra ni un "pédé", ni une "tante", termes interdits selon la loi car homophobes, mais qui avaient le mérite, (pour ceux qui ont passé la cinquantaine), de situer l’enjeu avec une bienveillante ironie. Alors bien sûr, dès que vous utilisez ces termes, non seulement vous êtes mis au ban de la bien pensance mais certains psychanalystes féministes déclarés, vous envoient à la figure leur verdict : Vous êtes homophobe, cher monsieur, parce vous refoulez votre homosexualité !... c’est pour ça que vous la repoussez avec horreur !... Refouler, notion psychanalytique devenue une sorte de « chef d’accusation », appréciation psychologique tombant au niveau du juridique.

A contrario, l’homme féministe (outre le fait qu’il a été éduqué par une mère castratrice et un père sans autorité, sans phallus au sens freudien) est un homme qui, si on y réfléchit deux secondes, n’a pas eu beaucoup de peine à le devenir pour la simple raison que, n’ayant pas ce phallus que le père aurait dû lui transmettre, mais possédant quand même un organe percé au bas de son dos, en est préoccupé. Et les psy, d’autres psy, savent aussi que ce « trou-la-la » là (humour qui je l’espère n’hérissera personne), quand on y pense trop, qu’on lui pose comme jadis le sphinx des questions métaphysiques, il finit lui aussi par questionner l’esprit juché au sommet du même dos en lui murmurant : Ne suis-je pas une femme comme tout le monde ? Si cet homme vit avec une féministe, les chances existent qu’il se laisse aller à l’homosexualité et devienne la "tante" déjà mentionnée, qu’il quitte son épouse et aille faire couple avec celui qui le confirmera dans son choix du même. Ça sera souvent celui qui fera de lui la femme qu’il a rêvé d’être, celui que pudiquement on appelle sodomite, terrorisé qu’on est à l’idée de dire avec des mots grossiers, des choses grossières : celui qui l’enc… Le sodomite étant (hormis le héros sadien qui est souvent un fou furieux meurtrier) celui qui, récusant ou craignant l’orifice féminin et le féminin en général, se dévoue pour faire plaisir à celui qui veut être une femme sans en avoir les organes ni les vertus et qui, à ce titre, lève l’interdit, l’angoisse, que tout mâle ressent devant le féminin et qui, pour cette raison, n’hésite pas à souiller son sexe, en l’introduisant - charitablement il est vrai - dans un anus masculin.

« Vous oubliez la fellation », rétorquent les poètes, ces bonnes âmes qui s’efforcent -sans être sûr d’y arriver-, de ne pas porter de jugement, de rester neutres, « scientifiques » ! C’est en effet une autre option de l’homosexualité masculine. L’ampoule rectale – peu ragoûtante, il faut bien le dire, y compris pour ceux qui la préfèrent à d’autres vestibules – est alors évitée ainsi que le risque de contamination que la médecine souligne en invitant aux préservatifs. Le goût de l’impétrant est invité à se convertir à sa propre substance comme jadis Atoum-Rê le dieu primordial. Et je ne fais pas cette escapade dans l’histoire pour distraire, j’essaye de faire image, de faire imaginer ceux qui ont encore un sens métahistorique et artistique. C’est à ces époques révolues – et plus loin encore – qu’il faut faire retour pour saisir ce mystère.

Atoum-Rê, dieu originel égyptien, comme l’est le couple Ouranos-Gaia des Grecs, est une des clés de cette énigme. S’enfantant lui-même il vint au monde, sur la colline primordiale. Ceci fait, il continue et le texte ajoute: « Ayant pris sa semence dans sa bouche, il cracha ou éternua, créant Shou, le dieu de l'air, et Tefnout, la déesse de l'humidité ». Atoum-Rê (son double nom indique sa double capacité comme pour le couple ouranien-chtonien) est donc l’initiateur de la première distinction mâle/femelle, le discriminateur de ce qui avant en lui était uni. On a bien sûr une histoire similaire au début de la Genèse, à laquelle le lecteur se reportera. L’Atoum-Rê d’il y a dix mille ou cent mille ans (nos repères temporels habituels se brouillent), est un briseur de rêve, celui précisément fusionnel du Féminin. Rêve qu’on a le droit ici encore de dire dé-généré puisque nos féministes d’un drôle de genre génèrent du sens avec ce mot genre (genus, generis) qui engendre la confusion puisqu’il sous-tend le physique et la… morale. Curieusement, on retrouve ce genre mentionné dans le traité de l’Union européenne reformulé (1), comme dans la loi taubira à l’issue de laquelle l’état civil ne devrait plus indiquer un père homme et une mère femme, mais un genre désexualisé, appelé parent 1 et parent 2. Pourquoi pas parente d’ailleurs ?! On aurait deux Femen, « qu’elles soient hommes ou femmes » !

L’homosexualité masculine exclusive, permanente, n’est plus une maladie depuis que l’OMS l’a déclassifiée et il serait donc criminel de le prétendre, mais rien ne nous empêche de la dire régressive. Permanente ou intermittente, elle exprime l’angoisse-fascination de l’homme devant la violence d’une sexualité ambivalente et son désir de la nier tout en… l’explorant ! Elle est alors un piment nécessaire aux aventureux pour comprendre par action vécue et non par théories, fussent-elle gendreuses, ce qui s’agite, dans leur subconscient. L’homosexualité féminine par contre, est moins taboue, scandalise moins le commun, car n’invite pas à se nourrir de l’ « étrange substance du dieu ».

Dans l’acte de fellation, ce qui sauve l’être humain-femme, contrairement à l’homme, c’est l’absorption consciente de son principe opposé, le sperme, hostie unique en son genre que seul le masculin peut lui offrir. Absorber le « jus divin », s’en constituer ou s’en reconstituer, se « masculiniser » par lui de façon fantasmatique, peut alors être vu dans la perspective du geste atoumien comme redécouverte par notre Eve moderne de l’instinct divin originel. Pour être Elle, elle s’abouche au Dieu Originel, recule dans l’archaïque, revient au « premier matin du monde », dans le Monde d’Avant qu’Il Fut. Elle visite la colline primordiale, lointain « mont de Vénus » quand Vénus-Aphrodite était vivante et « plongeait dans l’écume » (aphros = écume, dutès = qui plonge).

Pour l’homosexuel homme, dont l’être féminin caché jalouse celle qui seule a ce privilège, les choses s’inversent. S’il s’y livre, ce « retour » fait de lui un ouroboros mimétique, falsifié, où se brise la dynamique de la bisexualité, un Narcisse charnel si insatisfait de l’image de son corps qu’il doit trébucher sur « sa chair identique », sur le corps du presque autrui, être à lui-même et pour l’autre, pierre de scandale, se compromettre en impliquant l’autre, s’acter out sur la scène publique pour y être « puni » une seconde fois après s’être puni lui-même dans le secret brûlant de son manque. Explorer plus avant cette thèse (2) dans ses dimensions historiques, anthropologiques, psychologiques ou médicales, exigerait un développement très long. C’est pour l’instant inenvisageable de la proposer à la plupart des sexués humains aveuglés par la propagande mondialiste uniformisante, sauf à quelques happy few qui ne manifestent pas, n’agitent pas d’arc-en-ciel multicolore, mais portent peut-être sur leur front des « lettres de feu ».

Marc Gébelin

Notes

(1) Initialement, l’article 2 du Traité sur l’Union européenne dispose que “l’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité ...” Or, dans la résolution du 12 décembre 2012 sur la situation des droits fondamentaux dans l’UE, les parlementaires européens ont légèrement reformulé cet article. Ils considèrent que ce dernier “fonde l’Union sur une communauté de valeurs indivisibles et universelles de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de genre“.

(2) Des ethnologues ont approché le mystère sans lui apporter des explications convaincantes. Reprenant l’accusation que je dénonçais plus haut, serait-il absurde de leur retourner le compliment d’être « aveuglés par leur homosexualité latente » ? ce qui, je m’empresse de le souligner, ne serait pas une condamnation. Maurice Godelier en est un exemple. Ex-marxiste, donc féministe (puisque le marxisme est un féminisme, une philosophie positionnant le non-agir plus haut que l’agir, l’immanent plus authentique que le transcendant, l’existence plus certaine que l’essence, bref un matérialisme), il tente d’éclairer dans son livre "La production des grands hommes", le système des Baruyas de Papouasie qui vivent une homosexualité masculine initiatique adossée à une domination des hommes sur les femmes qui, toutefois, c’est lui qui souligne, est loin d’être totale. Fidèle à son préjugé de départ qu’il mondialise, il tente de générer une théorie globale où l’homme-dominateur-prétentieux-de-la-femme, est le fil rouge. Il a donc approuvé le fameux « mariage-pour-tous » comme Françoise Héritier, ethnologue de renom elle aussi, mais qui a l’« excuse », elle, d’être une femme. Il était piquant de voir au Palais du Luxembourg, cet hiver, ces deux prophètes de la modernité essayant de convaincre les sénateurs du bien fondé d’une « loi » qui déjà, seulement par son intitulé (mariage pour tous et non mariage homosexuel), montre son mensonge et son désir corollaire de tromper. Godelier, incapable de subsumer son marxisme communisant, en une théorie plus haute qui, tout en tenant compte de la mécanique qui entraine les sociétés humaines à leur insu, n’essaye même pas d’y insérer la transcendance comme le font les grands penseurs tels Shakespeare, Borges ou De Retz, cités dans l’article sur le Kairos.

mercredi, 24 avril 2013

Psychopathologie : une introduction phénoménologique de Georges Charbonneau

Pierre Le Vigan:

Psychopathologie : une introduction phénoménologique de Georges Charbonneau

Auteur d’un ouvrage sur les personnalités hystériques, le psychiatre et phénoménologue Georges Charbonneau  anime aussi la revue Le Cercle herméneutique. Il vient de publier un livre qui condense ses réflexions depuis plus de 20 ans. C’est aussi le fruit des travaux de l’école de phénoménologie psychopathologique. Cette école, parfois aussi appelée psychothérapie existentielle, reste marquée par les noms d’Eugène Minkowski (Traité de psychopathologie), Ludwig Binswanger (Mélancolie et manie, Trois formes manquées de la présence humaine), Hubertus Tellenbach (La mélancolie), Wolfgang Blankenburg (La perte de l’évidence naturelle),  Arthur Tatossian (La phénoménologie des psychoses) et quelques autres. En toile de fond c’est le Martin Heidegger d’Etre et temps (1927) dont les hypothèses sont sollicitées et en quelque sorte remises au travail. 

Le premier tome de l’ouvrage de Charbonneau est essentiellement consacré aux névroses. Il concerne aussi les personnalités pathologiques. Le second tome est consacré aux psychoses : délire et paranoïa. Il aborde donc les crises du Soi, ce qu’on appelle l’ipséité. L’ouvrage remplit pour l’essentiel son cahier des charges : ouvrir un tableau articulé et dialectique des manifestations psychopathologiques et de leurs significations comme déformation, ou altération, de la présence humaine. Certes, le plan traduit quelques flottements : les dépressions non mélancoliques donc non psychotiques sont ainsi traitées dans le tome II essentiellement consacré aux psychoses ; elles eussent été plus à leur place dans le tome I, à côté du chapitre sur la fatigue et ses différentes formes.

Sans doute aussi, l’usage répété de certains termes « bricolés » (ruptivité, nostrité, mienneté, chacunité, sienneté…)   peut agacer : les ressources de la langue française offrent bien des possibilités et c’est la grandeur d’intellectuels généralistes comme Alain Finkielkraut, Luc Ferry,  André Comte-Sponville, Ludovic Maubreuil ou Eric Werner d’énoncer des choses subtiles avec les mots de tout le monde et dans une langue compréhensible par tout homme de bonne volonté. L’usage de mots complexes ou pseudo-innovants vise bien souvent à créer une barrière artificielle, qui n’est autre qu’une barrière sociale de distinction au sens de Pierre Bourdieu, et crée une désagréable atmosphère d’élitisme autoproclamé.

Il n’en reste pas moins que le lecteur aurait tort d’en rester à ce possible et légitime agacement, non plus qu’au fait que le numéro de Krisis sur la psychologie n’est pas cité alors que les proximités de certaines des analyses développées avec celles du livre de G. Charbonneau sont évidentes et connues de l’auteur.  Qu’importe. Krisis veut justement dire jugement, et ce sont les idées qu’il faut juger. Or, dans le présent ouvrage, l’analyse des malaises dans l’homme, des délires, des décrochages existentiels, des ruptures d’avec le monde commun, de l’hystérie en termes de position dans l’espace, des pathologies de la personnalité en termes d’expérience du monde, et en termes d’analyse de l’humeur  c'est-à-dire le thymique, constituent de vrais points d’appui pour chacun d’entre nous, confronté à notre fragilité d’être-jeté-dans-le-monde.

Par ailleurs, des développements de concepts sont bienvenus, tels l’historialité, l’auroréal et le vespéral (ou, pour le dire plus simplement, le matinal et le couchant) qui, pour avoir déjà été analysées (souvent par la sémiotique, avec notamment Jacques Fontanille et Claude Zilberberg) avaient rarement été synthétisés de manière complète et dans une perspective unificatrice. Un livre indispensable pour mieux se comprendre, soi-même et les autres, soi-même avec les autres.

Pierre Le Vigan.

Georges Charbonneau, Introduction à la psychopathologie phénoménologique, MJW féditions, diffusion Vrin, tome I, 236 pages, 20 E, tome II, 215 pages, 20 E.

Pierre Le Vigan est auteur de Le malaise est dans l’homme. Psychopathologie et souffrances psychiques de l'homme moderne, Avatar, 2010, 195 p. , 22 €. www.avatareditions.com

vendredi, 08 mars 2013

Les mécanismes psycho-sociaux de l’aliénation néolibérale

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Les mécanismes psycho-sociaux de l’aliénation néolibérale

par Olivier Labouret

Ex: http://mecanoblog.wordpress.com/

Comment penser et affronter les bouleversements impensables qui nous affectent aujourd’hui ?

On va chercher à comprendre comment le néolibéralisme nous aliène tous collectivement, certes, mais surtout chacun d’entre nous, individuellement. Pas seulement les couches populaires, les Français moyens, les « beaufs », les lecteurs de Gala, les spectateurs de TF1 ou les électeurs qui marinent, mais vous, moi, nous tous… Tant qu’on nie cette évidence que chacun d’entre nous est étroitement, inconsciemment aurait dit Freud, conditionné par les valeurs égoïstes de la compétition marchande, tant qu’on n’a pas compris que les bouleversements qui nous affectent ne sont pas seulement de nature économique et sociale, mais de nature psychologique et individuelle, c’est à dire s’immiscent en nous jusqu’à influencer notre pensée elle-même, comment peut-on prétendre faire de l’éducation populaire, concrètement, comment accomplir une quelconque transition ? En réalité, la guerre économique est aussi une guerre psychologique. Et si l’on veut penser autrement, sortir du déni de réalité dominant, guérir du « capitalisme cognitif » qui doit faire de nous les meilleurs sur le marché de l’emploi, du savoir et de la renommée, ici sur le campus du Mirail comme ailleurs, il faut connaître parfaitement l’ennemi, même et surtout quand il est tellement sournois qu’il s’est tapi à l’intérieur de soi, dans les recoins de son psychisme, ou ce qu’on nomme aujourd’hui communément tel.

Au fond, la question est de comprendre comment la loi du marché a finalement fait pour rentrer subrepticement, mais au sens propre, à l’intérieur du cerveau, de nos cerveaux… Car ce n’est pas un vain mot, quand on sait qu’une discipline nouvelle a vu le jour et a été adoptée par les plus hauts conseillers des gouvernements occidentaux : la neuro-économie. Ces économistes au pouvoir ont intégré la technique comportementale et les neurosciences à leurs travaux. Un rapport du Centre d’analyse stratégique de 2010, officine d’experts patentés aux ordres du Premier ministre français, mais rapport co-dirigé par un conseiller du président Obama, Richard Thaler, se targue ainsi de pouvoir littéralement « rentrer dans le cerveau du consommateur », grâce en particulier à l’imagerie cérébrale, pour orienter, influencer ses choix économiques… Cela ne fait que confirmer redoutablement l’essentiel de mon propos : l’idéologie comportementale et cognitive, qui considère que l’individu, réduit à un instrument de traitement de l’information, peut être conditionné dans ses choix par un ensemble de sanctions et de récompenses, la bonne vieille méthode de la carotte et du bâton, est devenue une idéologie d’État pour les gouvernements néolibéraux : à travers un ensemble de techniques de propagande, il leur est possible aujourd’hui non seulement de conformer le comportement de chacun aux normes du marché, mais surtout de favoriser leur intégration cognitive, pour en faire une loi naturelle, incontestable… Quiconque y déroge, dorénavant, peut être ainsi déclaré objectivement, scientifiquement, souffrant sinon malade, et relever d’un traitement psychologique, et médical.

Parler de ma place de psychiatre, praticien hospitalier de service public, pour décrire ces phénomènes est une position privilégiée, car l’évolution de la psychiatrie témoigne en première ligne de cette évolution de la doctrine néolibérale : la psychiatrie constitue un miroir grossissant de ce que le système de domination économique dans lequel nous vivons est en train de faire de la subjectivité de chacun d’entre nous. La psychiatrie n’a plus en effet pour rôle de soigner des maladies mentales, strictement définies par un ensemble de symptômes, mais s’occupe désormais officiellement de programmer la santé mentale des populations, santé mentale définie négativement, par l’absence de toute déviance comportementale vis à vis de la norme socio-économique. Un autre rapport, quasi-simultané, du Centre d’analyse stratégique gouvernemental, dirigé cette fois par une professeure d’épidémiologie formée à l’école comportementaliste et scientiste canadienne, Viviane Kovess, définit en effet la santé mentale, qui est « l’affaire de tous », comme « la capacité à s’adapter à une situation à laquelle on ne peut rien changer, (ou encore) l’aptitude à jouir de la vie ». Il s’agit là ni plus ni moins de la définition de l’individu libéral héritée d’Adam Smith, voire du marquis de Sade : la recherche égoïste et concurrentielle de l’intérêt individuel fait la richesse des nations et le bonheur collectif. Viviane Kovess est l’une des promotrices d’un programme européen de santé mentale visant à conditionner celle-ci par des logiciels d’apprentissage dès l’enfance. On voit que la psychiatrie est bel et bien devenue l’instrument d’une politique européenne et mondiale de santé, ou plutôt de conformité mentale, faisant d’ailleurs l’objet en France de plans quinquennaux, soutenus par la fondation d’État FondaMental. Cette dernière a pour mission de dépister tout trouble, toute défaillance individuelle le plus précocement possible, et de les corriger par la « psycho-éducation », car ils nuisent à la compétition économique, ainsi que l’affirmait son ancienne présidente, parlementaire UMP… La psychiatrie est donc aujourd’hui vraiment une affaire d’État : elle est instrumentalisée par le pouvoir néolibéral pour lui servir de caution scientiste à sa politique gestionnaire et répressive qui ne cesse de se durcir (comme le laisse à penser la continuité de la politique d’expulsion des étrangers en situation irrégulière depuis le changement présidentiel). Elle est devenue l’arme principale du contrôle socio-économique des comportements déviants, délinquants et même simplement défaillants. Comment diable en est on arrivés là ?

Survol de l’évolution historique de la psychiatrie

La psychiatrie est née avec les lumières et a grandi avec le scientisme positiviste : dès son origine, elle a constitué un système symbolique essentiel pour la civilisation occidentale (donnant une représentation acceptable de la folie et de la finitude, par le déplacement symbolique de la souffrance, de la violence sociale vers le psychisme individuel et la science médicale). Mais ce qui se passe aujourd’hui, c’est que ce système symbolique est devenu un système de propagande au service de l’ordre néolibéral : la métaphore psychologique et médicale permet de nier la violence que celui-ci exerce, de naturaliser la norme économique dans la subjectivité, de faire rentrer la loi du marché à l’intérieur de nos neurones sinon jusque dans nos gènes… La pression normative écrasante qui s’exerce aujourd’hui sur chacun d’entre nous et dans le monde entier est ainsi niée symboliquement, par psychiatrie interposée. Comment une telle mutation s’est-elle opérée, en deux siècles d’histoire ?

Passons rapidement sur les deux guerres mondiales : à leur décours, avec Freud puis Parsons, le système symbolique médico-psychologique se prend de plus en plus pour la réalité, l’adaptation psychologique devient la norme individuelle du progrès civilisationnel. Mais c’est surtout avec la chute du mur de Berlin que ce système de croyances acquiert la force d’une conviction absolue. Avec l’effondrement du bloc communiste vient le triomphe du néolibéralisme, et le début de la troisième guerre mondiale : le seul ennemi devient l’individu, à embrigader dans la guerre économique. Ce tournant se traduit par la mondialisation de l’idéologie comportementale : tout trouble est désormais une maladie mentale. Apparaissent en effet en cascade les classifications mondiales des troubles du comportement, et en France la loi sur l’hospitalisation d’office des troubles à l’ordre public, ainsi que la circulaire instaurant la politique de santé mentale. C’est aussi le début du contrôle informatique effréné des activités humaines.

Dix ans plus tard, surviennent les attentats du World Trade Center, simple incident de parcours dans cette fuite en avant hégémonique du système néolibéral : le terroriste se cache parmi nous, l’ennemi est intérieur. On assiste alors à une avalanche de lois sécuritaires (plus de trente en dix ans). Encore presque dix ans plus tard, 2008, voici la crise ultime des SubPrimes. La bulle n’est pas seulement spéculative mais psychologique, la dépression est tout autant nerveuse qu’économique : c’est la baudruche consumériste qui éclate, l’illusion de la possession matérielle pour tous qui s’effondre. Pour sauver le capitalisme, au moins temporairement, il n’y aura pas d’autre solution que de « changer les comportements et les mentalités », projet que le président Sarkozy annoncera à plusieurs reprises. Son discours de Toulon sera très rapidement suivi du discours d’Antony instrumentalisant un fait divers, le meurtre commis par un schizophrène malencontreusement échappé d’un hôpital psychiatrique, pour annoncer le grand tournant sécuritaire de la psychiatrie : celle-ci devra dorénavant garantir le risque zéro. Vous voyez qu’il existe un rapport dialectique étroit entre science psychiatrique et crise économique…

Tout malade est un criminel en puissance, et tout individu est un malade qui s’ignore, pour peu qu’il trouve à redire à l’ordre en place : moins de 3 ans plus tard, cette dérive sécuritaire se concrétise dans la loi du 5 juillet 2011, instaurant les « soins sans consentement ». On peut, on doit désormais surveiller et traiter de force tout trouble du comportement, par des « programmes de soins » à domicile. Voici comment la psychiatrie est devenue sans coup férir une arme de dissuasion massive de tout remise en cause individuelle dérangeante du système de domination néolibéral, permettant un déni symbolique de toute contrainte, de toute violence socio-économique.

État des lieux actuel de la psychiatrie : une triple dérive qui s’accélère

Dérive scientiste : c’est donc le triomphe de l’idéologie comportementale, qui diffuse la bonne santé mentale dans l’ensemble de la société, du sommet de l’État à la dernière des classes maternelles en passant par le monde de l’entreprise, à travers les procédures d’évaluation et échelles de comportement. Cette idéologie au pouvoir est renforcée par un véritable délire scientiste : la norme comportementale a une origine biologique, tout trouble doit avoir forcément une cause médicale, organique. C’est le sens des recherches faramineuses en neurosciences et sur la vulnérabilité génétique : tous les troubles, toutes les déviances sont concernés (hyperactivité, troubles des conduites, addictions, conduites suicidaires, troubles bipolaires et labiles…). Des intérêts colossaux sont en jeu, à la fois scientistes (congrès et publications de la psychiatrie universitaire, instituts de recherche privés comme FondaMental et publics avec l’Inserm), politiques (prises de positions gouvernementales, rapports du Centre d’analyse stratégique) et industriels (poids du lobbying pharmaceutique). On a parlé des recherches en neuro-économie, il faut citer également la classification internationale DSM-5 dont la parution est imminente, et qui décrit des troubles prédictifs : désormais, il faut dépister le trouble le plus précocement possible voire avant même qu’il arrive pour le tuer dans l’oeuf !

Dérive marchande : comme dans tous les services publics, ou ce qu’il en reste, c’est le triomphe de l’idéologie managériale cognitivo-comportementaliste de la rentabilité, de l’évaluation, de la qualité, réalisant une course incessante à la performance (sélection des meilleurs soignants au mérite, et culpabilisation, mise à l’écart des incapables), parallèlement à une pénurie croissante des moyens et à un contrôle administratif renforcé, et aboutissant à une perte de toute indépendance et de toute éthique professionnelle.

Dérive sécuritaire enfin, cachant une violence institutionnelle qui s’accroît : cinq lois et deux circulaires en cinq ans, psychiatrisant toujours plus la déviance et la délinquance, et accompagnant des pratiques « soignantes » de plus en plus coercitives. La mission de la psychiatrie devient l’expertise prédictive omnipotente de la dangerosité, parallèlement à la mise en place d’un fichage généralisé des populations à problèmes, qui coûtent trop cher, pour les trier voire les éliminer en douceur. Surtout, la loi du 5 juillet 2011 instaure une société de contrôle d’un genre nouveau, à travers les soins sans consentement à domicile, autrement dit le déni psychiatrique de toute contrainte extérieure pesant sur l’individu. On assiste là à l’abolition de tout libre-arbitre, de la possibilité de penser différemment, et finalement de la vie privée, par une loi qui dicte à toute la population le bon comportement individuel. Dorénavant, chacun devra se conformer de lui-même à des normes posées comme une réalité absolue, même si il n’y consent pas. C’est l’avènement d’un État policier où la psychiatrie exerce la police des comportements, le ministère de l’intérieur psychique, conditionnant une normopathie de masse, au sens de Hannah Arendt. L’implosion psychologique remplace toute possibilité d’explosion sociale, chacun est tenu d’être surveillé et traité médicalement chez soi et en soi pour être heureux… C’est l’avènement de l’hygiénisme du bonheur obligatoire, du repli programmé dans le confort de son cocon personnel, mais aseptisé, vidé de toute distance critique, de toute altérité.

La psychiatrie resituée dans l’évolution socio-économique : la propagande néolibérale

C’est la stratégie du choc psycho-économique dont parle Naomi Klein, autrement dit l’application systématique par le pouvoir des méthodes cognitivo-comportementales de soumission (on parlera de renforcement positif et négatif, ou en plus imagé de la carotte et du bâton).

La « carotte », c’est la propagande spectaculaire et marchande du divertissement, de la consommation, et la propagande techno-scientiste (mythe du progrès, de la croissance, de l’amélioration des performances…). Elle est portée par le marketing publicitaire, les industries culturelles, la télévision, les technologies de l’information et de la communication (TIC), les jeux vidéo : tous ces moyens reposent sur le culte de l’argent roi et le star système, la promesse du bonheur et de la possession ; ils agissent par hypnose, tendant un miroir narcissique dans lequel se reflète et se leurre toute la société. Ainsi se réalise une auto-excitation vers toujours plus, une fuite en avant incessante, un emballement, comme un tourbillon qui nous emporte irrésistiblement…

Le « bâton », c’est la politique de la peur de l’ennemi intérieur, du bouc émissaire : une police de plus en plus répressive (gardes à vue, délits d’outrage, manifestations piégées, affaire de Tarnac, politique migratoire, armes non létales…) ; une justice de plus en plus intrusive et prédictive (loi LOPPSI II, loi Estrosi, fichier Hortefeux PASP, FNAEG, délinquance routière = exemple de psychologisation cognitivo-comportementale généralisée, et redoutablement efficace, de la répression…) ; un dressage éducatif de plus en plus sévère (casse de l’école par la RGPP provoquant une sélection de plus en plus élitiste, politique de prévention de la délinquance, réforme de la justice des mineurs, fichage informatique des compétences…) ; une destruction sociale accélérée (précarisation généralisée, management par l’évaluation = modèle clef décidément de la psychologisation cognitivo-comportementale universelle de la soumission néolibérale, idéologie de la lutte contre la fraude, rôle de contrôle social et technologique des travailleurs médico-sociaux eux-mêmes menacés de sanctions automatiques) ; dissuasion psychiatrique visant comme on l’a vu à renforcer le moral des troupes ou du troupeau (psychiatrisation de toute défaillance étiquetée « dépression »). Tout cela a généré en quelques années seulement d’ordre néolibéral absolu incarné par la présidence sarkozienne, une société de suspicion et de surveillance généralisée (dans laquelle les TIC jouent un rôle majeur : fichiers de police, mouchardage électronique, vidéosurveillance, géolocalisation, biométrie, fichier centralisé des Cartes nationales d’identité…) et même d’auto-surveillance où la vie privée devient transparente (TIC encore avec les réseaux sociaux, plan vigipirate, voisins vigilants, matraquage permanent, à tous les coins de rue, du message « pour votre sécurité » = emblématique de l’intériorisation psychologique de toute contrainte, de toute violence socio-économique)…

Les conséquences de cette pression normative écrasante qui se dénie comme telle : la destruction de la subjectivité

C’est le conditionnement d’un conformisme, d’une normopathie de masse marquée par la duplicité. Il s’agit pour chacun d’entre nous, de faire semblant d’adhérer à des normes de plus en plus injustes et absurdes : l’alternative se pose dans l’ensemble du champ social entre se soumettre, se démettre, tomber malade, ou résister. Illustrations : Arendt (banalité du mal), psychosociologie (Asch), Foucault (nouvelle gouvernementalité biopolitique post-disciplinaire), critiques du management par l’évaluation, telle que celle de Dejours (peur de la précarisation : oeillères volontaires, cynisme viril). Mis à part déserter ou résister, on peut donc au choix :

  • Tomber malade : c’est la dépression du burn out, qui touche les plus vulnérables, autrement dit les gens sincères et engagés. En témoignent également les épidémies récentes de suicides professionnels et de crimes de masse (Norvège, Toulouse, Denver = Batman en avant-première au cinéma : acte « fou » ? Pas tant que ça, car riche de sens en brisant le miroir spéculaire insupportable de la violence générée par « The American Way of Life »). Ainsi que les pathologies de la consommation (addictions) et de l’accélération (hyperactivité, labilité émotionnelle, troubles bipolaires…)
  • Se soumettre : la perversion narcissique est aujourd’hui la personnalité culturelle, la néo-subjectivité malade du néolibéralisme (Lasch, Dejours, Dufour, Brown, Dardot et Laval…). C’est le conditionnement généralisé d’un narcissisme conformiste et consumériste de masse voué à la jouissance immédiate. Il traduit une fuite auto-excitatrice, comme une ivresse, dans la concurrence et le profit immédiat, c’est à dire un déni de la dépression, de la vulnérabilité, et sa projection dans un bouc émissaire. Cette instrumentalisation, cette chosification d’autrui est entièrement commandée par les nouveaux modes de contrôle social (politique de santé mentale opportuniste, idéologie comportementale conquérante, course à la performance, fichage informatique omniscient…). Passons sur les analyses sociologiques du sadisme inconscient : Habermas, Bourdieu, De Gauléjac, Prigent, Méheust (politique de l’oxymore = injonctions paradoxales, euphémisation de la violence) ; et sur les conséquences historiques redoutables de cette évolution : retour de l’eugénisme (trans-humanisme), accélération insensée du temps vers ce que Hartmut Rosa décrit comme « immobilité fulgurante ».

« Remèdes » : quelques pistes pour une alterpsychiatrie

Retrouver un mode de pouvoir non abusif, réellement démocratique : l’autorité est légitime quand elle est capable de se critiquer, quand elle est reconnue comme telle car non niée symboliquement (par psychiatrie, TIC, etc.). Le rétro-contrôle individuel doit être rendu possible dans le système sociopolitique (tirage au sort, référendum d’initiative populaire, justice indépendante, etc.).

Restaurer des limites épistémologiques strictes à la psychiatrie et au travail socio-éducatif, qui ne doivent plus s’occuper du contrôle techno-scientiste de toute déviance sociale. En particulier, promouvoir une alterpsychiatrie soucieuse de la subjectivité, des droits et des libertés individuels (la véritable santé se définit comme liberté, création de ses propres valeurs – cf. Campguilhem). Une véritable psychiatrie devrait se constituer comme médiation symbolique, capable de résister sans concession à la triple dérive actuelle, scientiste, marchande et sécuritaire.

Enfin respecter les limites éthiques de l’existence, ce qui demande un « travail » personnel et relationnel (« thérapie psycho-politique ») : accepter sa vulnérabilité, avec humilité (auto-limitation, castration symbolique, etc.), prôner la décélération voire la décroissance, revendiquer la franchise, condition de la confiance. Concrètement, il va falloir se résoudre à sortir vraiment du mythe de l’enrichissement et de la performance pour accéder à l’austérité conviviale (Ivan Illich) : c’est d’abord cela, la transition.

Sur un mode comparable, une autre politique éducative est possible…

Olivier Labouret

Source : Blogs d’Attac

jeudi, 28 février 2013

La crisi del padre e l’indebolimento del matrimonio

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La crisi del padre e l’indebolimento del matrimonio

di Claudio Risé

Fonte: Claudio Risè [scheda fonte]

L’estinzione dei padri è ormai nei nostri media un genere comico di successo. Non così altrove: «Dobbiamo fare di più per incoraggiare la paternità. Ciò che fa di te un uomo non è la capacità di generare un figlio. È il coraggio di crescerlo. Famiglie forti creano comunità forti». Quindi uno Stato forte. Chi l’ha detto? Benedetto XVI prima di dimettersi? Un conservatore impenitente?
Il presidente degli Stati Uniti, Obama, nel primo discorso sullo “Stato dell’Unione” dopo la rielezione.
Sono ora disponibili le prime reazioni della galassia di associazioni e istituzioni che si occupano negli USA di paternità, famiglia e educazione. Tutte piuttosto soddisfatte di come l’icona mondiale dell’opinione democratica abbia insistito sul ruolo centrale che il padre occupa in ogni strategia di rafforzamento dello Stato e ricordato come il suo indebolimento sia stato invece determinante nel rendere più fragile l’America.
Obama lo disse fin dall’inizio della sua presidenza, offrendo l’esperienza di un figlio cresciuto senza il padre, e tiene a ricordarlo agli americani. I quali d’altra parte lo sanno benissimo. Tanto da essersi ormai stufati di riderne nelle soap opera o reality televisivi, dove il tema del padre imbranato o inadempiente, dicono le ricerche di mercato, ha smesso da tempo di divertire. Anche perché, invece, preoccupa sempre più: il 91% dei padri e il 93 % delle madri pensano che la crisi della paternità sia grave ed abbia costi sociali ormai insopportabili (24 milioni di bambini crescono senza un padre).
La crisi delle coppie e delle famiglie indebolisce la classe media sulla quale riposa la forza degli Stati Uniti: questo pensa Obama, sulla base dei dati presentati dai diversi “Advisory Council” che raccolgono i dati sulla situazione economica e sociale cui si ispira la sua politica.
Il padre assente ha poi effetti devastanti sui gruppi più poveri, lasciati allo sbando dalla mancanza paterna.
La crisi del padre, pensa il democratico Obama, non nasce però da sola: è legata all’indebolimento del matrimonio. Insieme i due fenomeni mettono in pericolo il futuro e la prosperità del Paese.
Il benessere dei figli è infatti fortemente aiutato da rapporti tra i genitori forti e di buona qualità. Aiutare matrimoni sani e relazioni stabili, serve al benessere dei bambini e delle famiglie. E fa bene anche al bilancio dello Stato.
A guardare dentro le statistiche USA (pesce pilota dell’Occidente, che sempre indica dove si va se non si corregge la rotta), si scopre che l’assenza dei padri comincia presto.
Il 60% delle donne che partoriscono fra i 20 e i 24 anni non hanno un partner, nelle altre classi d’età le single sono il 40%. Nell’insieme un bambino su tre cresce in case senza padri (tra gli afroamericani, come Obama, i “senza padri” sono il 64%).
Uno Stato che non si limita alla chiacchiere, ma come gli Usa fa i conti dei propri disastri, scopre a quel punto di aver bisogno del padre: partner insostituibile non solo per le madri, ma anche per lo Stato, per la continuazione della vita sociale.
Le statistiche e i rapporti su cui si basano i discorsi di Obama mostrano che le famiglie in cui mancano i padri sono più povere. I bambini in condizione di povertà solo il 7.8% nelle coppie sposate, mentre salgono al 38% con le madri singole.
L’assenza del padre è poi un fattore di rischio rilevante in tutti gli altri problemi: dall’uso di droghe ai guai con la giustizia, ai problemi di salute, o di relazione.
Sembra proprio che il padre non sia una “costruzione culturale”, come si ripete spesso in Europa, ma una necessità dell’esistenza.


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dimanche, 07 octobre 2012

La fiducia riparte da noi

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Claudio RISE:

La fiducia riparte da noi

Claudio Risé, da “Il Mattino di Napoli” del lunedì, 1 ottobre 2012, www.ilmattino.it

La patologia più diffusa oggi? La sfiducia. E non è solo il frutto degli ultimi scandali, o della crisi. E’ qualcosa di sotterraneo, che si sta sviluppando lentamente, da anni, non solo in Italia. Sfiducia verso le autorità, lo Stato, i superiori. Ma anche verso i genitori, i figli. E, soprattutto, se stessi.

La corruzione è legata, nel profondo, anche a questo. Facciamo molta fatica a pensarci onesti. Sarà ben difficile diventarlo finché vediamo in questo modo noi stessi e gli altri.


Questa sfiducia porta con sé il pessimismo: se non mi fido di nessuno, la vita diventa più difficile. Ed alimenta la paura, lo stato emotivo in cui crescono ansia, e instabilità.

All’origine di siffatto scenario, che rende difficile superare le crisi e risanare persone e nazioni c’è un sentimento preciso: la sfiducia.


Sul perché sia diffuso oggi, le versioni sono molteplici. Una buona parte della psicoanalisi, soprattutto dagli anni 30 del Novecento in poi, ha messo sotto osservazione il rapporto del bimbo con la madre, dato che lì si sviluppa la fiducia (o sfiducia) verso gli altri, e il mondo. I cambiamenti nella famiglia, l’aspirazione femminile al lavoro, il trasferimento dalle campagne alle città, e molto altro, avrebbero reso meno accoglienti e più insicure le madri, e istillato questa fondamentale sfiducia nei figli.
Molti sogni di caduta, anche ripetuti da grandi, sarebbero legati alla fantasia (spesso riconosciuta da madri e padri) di lasciar cadere il figlioletto che hanno in braccio, inconsciamente percepita dai figli come pericolo.


Naturalmente, ciò non basta a spiegare la crescita della sfiducia, e delle diverse paure che questo non fidarsi alimenta.


Anche il crescente moltiplicarsi di contratti, di obblighi e diritti giuridicamente tutelati verso gli altri, paradossalmente aumenta l’insicurezza e la sfiducia. I genitori adempiranno gli standard correnti, illustrati dai media, o devo farli “richiamare” ai loro doveri da assistenti sociali, psicologi, magistrati, giornalisti?

Queste nuove possibilità, che sono in effetti anche protezioni, rendono però fragile fin dall’infanzia un rapporto di fiducia di cui lo sviluppo della personalità ha d’altra parte assoluta necessità.
Lo stesso accade per le innumerevoli altre tutele: sindacali, sanitarie, professionali, amministrative, affettive.


L’altro sarà davvero “in ordine”? O ci saranno in giro batteri, irregolarità, secondi fini?
Queste domande ci spingono ad uno stato psicologico molto vicino al disturbo paranoico, che nelle società di massa diventa sospetto generalizzato e infezione psichica collettiva. Tanto più pericolosa quanto più queste società apparentemente permissive e tolleranti non sviluppano nei propri membri senso critico e autocensure, ma autorizzano a trasferire sugli altri timori e inadeguatezze che percepiamo presenti già in noi stessi.


La mancanza di fiducia si rivela così essere la buccia di banana su cui sta pericolosamente scivolando la nostra società ex opulenta (come racconta tra gli altri la filosofa Michela Marzano che ha dedicato al tema il suo ultimo saggio: Avere fiducia).

Inutile, anzi controproducente, si rivela l’icona pubblicitaria della “trasparenza”. L’uomo, in quanto dotato di spessore e contenuti, non può essere trasparente. Deve, anzi, imparare a riconoscerli e difenderli dalle invasioni massmediatiche. Quando poi necessario ed utile a sé e agli altri, deve però impegnarsi nel cambiamento, senza aspettare di esservi richiamato dall’Autorità. Potrà così sviluppare una più tranquilla fiducia in se stesso. Base indispensabile per aver fiducia negli altri.

samedi, 12 mai 2012

The Origins of Manliness

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The Origins of Manliness


Ex: http://www.alternativeright.com/

by Jack Donovan
Milwaukee, OR: Dissonant Hum, 2012

Manliness rated high on ancient lists of the virtues; indeed, for the Romans, virtus designated both the general concept of virtue and manliness in particular. Today, as author Jack Donovan remarks, if manliness gets mentioned at all, it is usually made a vehicle for selling us on something else: “real men love Jesus” or “a real man would never hit a woman.”

How might we arrive at an objective understanding of manliness? The Way of Men looks to Homo sapiens’ environment of evolutionary adaptation, viz. life in small hunter-gatherer bands struggling for survival both with nature and with other similar bands. Civilization has not lasted long enough yet for us to become fully adapted to it.

The state of nature is not a world of individuals, as the early philosophers of liberalism imagined, but of cooperation in small groups or bands. The first aim of such cooperation is to establish and maintain possession of a territory for your band. Then you must guard the perimeter and acquire the means of sustenance—either by killing animals in the wild or by successfully raiding other bands.

Manliness, in the first instance, consists of whatever traits make for success at these tasks. Donovan calls them “tactical virtues,” and lists them as strength, courage, mastery, and honor. Strength and courage are more or less self-explanatory; mastery refers to competence in whatever skills are useful to one’s band: building, setting traps, making blades or arrows, and so on.

Honor in its most basic sense means “the primitive desire to hit back when hit, to show that you will stand up for yourself.” In a lawless situation, a man’s life may depend on his ability to make others afraid to harm or even show contempt for him, i.e., on avoiding any appearance of weakness or submissiveness. This raw form of honor can still be observed in prisons or amid Sicily’s onorevole società—i.e., among men who respect only force. With civilization, young men learn to honor their elders in spite of being physically able to beat them up. Gradually honor may come to be associated with such intangibles as knowledge or moral authority, but it never entirely escapes its origin in violence.

Donovan believes that the human male’s environment of evolutionary adaptation explains the modern man’s visceral disgust at flamboyant effeminacy in other men, something which several decades of homosexualist propaganda have not been able to alter. The explanation is that in a lawless situation, a man who rejects the male honor code brings shame upon his group and thereby weakens it. A man might rationalize this aversion or disgust by appealing, e.g., to the biblical condemnation of homosexuality, but his behavior has a much more visceral origin.

The author insists on the distinction between manliness and moral “goodness” in general:

In Shakespeare’s Henry the Fifth, the King promises his enemies that unless they surrendered, his men would rape their shrieking daughters, dash the heads of their old men, and impale their naked babies on pikes. [Yet] I can’t call Henry an unmanly character with a straight face.

Hollywood is also well aware of men’s abiding fascination with amoral “tough guys.”

As civilization develops, combat is replaced by the safer, ritualized combat of athletic contests. Many men come to experience masculinity vicariously, for the most part. An increasing number turn their masculine instincts inward, and focus on “self-mastery, impulse control, disciplined behavior and perseverance.” Raw masculinity is tempered into manliness and assigned a place beside justice, temperance and other virtues not specific to the male sex.

It is hard to deny that much of this represents a gain: the Victorian gentleman is surely an improvement over the Paleolithic hunter, not to mention MS-13. But something of masculinity does get sacrificed along the way, and the transition is difficult for many men to make. Donovan cites the Epic of Gilgamesh, composed back in the days when urban life was something new: “Here in the city man dies oppressed at heart, man perishes with despair in his heart.” Another character complains of growing weak and being oppressed by idleness.

As Cochran and Harpending have shown (see The Ten Thousand Year Explosion, pp. 65ff), human beings have adapted to settled civilization to some degree in the ages since Gilgamesh—but few have adapted enough to feel at their ease amid the unprecedented effeminacy of the present age.

In the future that globalists and feminists have imagined, only a few people will do anything worth doing. For most of us there will only be more apologizing, more submission, more asking for permission, more examinations, more certifications, background checks, video safety presentations, counseling and sensitivity training.

In short, we are becoming the society William James predicted “of clerks and teachers, of co-education and zoophily, of consumers’ leagues and associated charities, of industrialism unlimited and feminism unabashed.”

In one of the most interesting sections of his book, Donovan discusses two species of great ape: the Chimpanzee and the Bonobo. These were formerly considered varieties of a single species: they look very similar, are interfertile, and their territories are contiguous. Yet closer examination revealed that they differ radically in their behavior.

The gist of the difference is that Chimp society is organized along male lines while Bonobos behave like proto-feminists. Male Chimps form alliances, females don’t. Among Bonobos, it is females that maintain social networks, while males don’t. Male Chimps batter their mates; male Bonobos don’t. Female Chimps acknowledge male dominance; female Bonobos don’t. Male Chimps patrol the border of their territory and make raids on other groups; male Bonobos do neither.

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What causes these differences? It turns out that Chimps must hunt to survive; Gorillas and other rivals take most of the vegetable nourishment in their territory. Bonobos have no such rivals, so they simply live off the abundant vegetable food available to them. Female Bonobos can provide for themselves, so males are less valuable to them and less respected by them. While Chimps mate to produce offspring, Bonobos are “sexually liberated,” mating for pleasure and socialization. (The female great ape is no more “naturally monogamous” than the female human.) Homosexual behavior is also common among them.

In short, the “Bonobo masturbation society,” as Donovan terms it, is the natural end-product of feminism, which is a natural response to a long run of abundance and safety. A lot of effort is being put into selling men on a vision of the future as more of what we have today: more food and drink, more security, more labor-saving devices, more vicarious sex, more vicarious masculinity, more real effeminacy.

The Way of Men closes with some recommendations for men who are not thrilled by this prospect. The author believes that the future mapped out for us is “based on unsustainable illusions and lies about human nature.” It is already falling, and only needs a push. Men will not be able to challenge the system directly, but they can encourage fission around the edges. As central authority loses the loyalty of an increasing number of men, we are likely to witness a kind of social atavism, as men begin forming small groups—gangs, in fact—to protect their interests. Eventually nature will triumph, as it always does, and men will “follow their own way into a future that belongs to men.”

mercredi, 21 mars 2012

I miti che generano depressione

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I miti che generano depressione

di Claudio Risé

Fonte: Claudio Risè [scheda fonte]

Un europeo su dieci è depresso. Le donne il doppio degli uomini, e i giovani più degli adulti. Lo rivela l’ultimo sondaggio importante svolto in Italia, Francia, Inghilterra, Spagna e Germania, che conferma i dati precedenti. Sappiamo così che non aumenta. Ma cosa succede quando si entra in depressione, e perché accade?
Alcuni aspetti diventano sempre più evidenti: ad esempio i tratti “sociali” della depressione, i suoi legami col lavoro, la famiglia, e il modello di sviluppo attuale.
I depressi vengono messi in difficoltà dal carattere “performativo” del nostro modello sociale che richiede in continuazione di “funzionare” bene nei diversi campi, dal lavoro alla sessualità.
Ridurre la persona a produttore (di denaro, successo, piacere), suscita in molti l’ansia di “misurare” direttamente quanto siano adeguati alle richieste degli altri e del collettivo. A questo punto, se non si è sostenuti da una forte autostima, e da molta concretezza e umiltà, è facile deprimersi.
Il modello della “persona di successo” è, infatti, per definizione, ideale e irraggiungibile, come dimostrano le stesse biografie delle star, che rivelano in continuazione improvvisi squarci di infelicità, disordine, o vere e proprie malattie.
La bellezza, l’essere attraenti, è una dote di partenza, non è completamente costruibile con la chirurgia o altri artifici: dà più sicurezza apprezzarsi per come si è che inseguire una perfezione inesistente.
L’altro grande Idolo del nostro modello culturale poi, il potere, richiede a sua volta (per solito) grandi durezze e sacrifici per ottenerlo, (magari sul piano della coerenza, gusti, o moralità personali), e prima o poi va necessariamente lasciato, o comunque viene tolto.
Adeguarsi a queste richieste collettive: performance elevate, bellezza, potere, suscita dunque di per sé prima ansia, e poi depressione. Si diventa come bambini piccoli e esageratamente prepotenti, che su una giostra vogliano raggiungere il cavallo di legno che c’è davanti invece di godersi il loro giro. E quando il giro è finito piangono.
Da questo punto di vista la depressione, se attraversata con consapevolezza, può invece essere un importante passaggio formativo e una straordinaria scuola di vita, come ha ricordato nei suoi lavori (tra cui l’ultimo: Elogio della depressione) Eugenio Borgna, che ha introdotto in Italia la psichiatria fenomenologica.
Certamente non è facile, come del resto buona parte delle esperienze formative dell’esistenza.
Il rifiutare questo “lato difficile” della formazione personale, e il cercare di aggirarlo con tecniche, o con vere e proprie menzogne, come la “vendita del successo” in cui consiste molta pseudo educazione contemporanea, non fa altro che produrre nuove depressioni e altri disagi. Tra questi, è piuttosto interessante l’attuale svalutazione mediatica e culturale dell’importanza nella vita delle persone di un rapporto di coppia stabile.
Del consumismo complessivo e della relativa esaltazione dell’individuo, col suo fascino e potere, fa parte infatti la celebrazione della fine della famiglia-coppia stabile, sostituita da famiglie aperte e variabili, inframmezzate da lunghi periodi di stato “single”. Peccato però che proprio le persone che vivono da sole, single, divorziati, separati o vedovi siano nel gruppo di testa dei depressi (in Europa e nel mondo).
Lo stabile e profondo rapporto d’amore con l’altro, così come la ricca e complessa socialità della famiglia, col suo dialogo tra generazioni e società circostante, sostiene infatti, oggi e da sempre, la formazione e sviluppo della persona. E quindi il suo benessere.


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lundi, 20 février 2012

Freud's Follies: Psychoanalysis as a Religion, Cult, and Political Movement

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Freud's Follies: Psychoanalysis as a Religion, Cult, and Political Movement

Kevin MacDonald

Ex: http://www.wermodandwermod.com/

We begin to grasp that the deviser of psychoanalysis was at bottom a visionary but endlessly calculating artist, engaged in casting himself as the hero of a multivolume fictional opus that is part epic, part detective story, and part satire on human self-interestedess and animality. This scientifically deflating realization . . . is what the Freudian community needs to challenge if it can. (Frederick Crews, The Memory Wars: Freud's Legacy in Dispute, pp. 12-13)

Since its inception, psychoanalysis has been denounced as a pseudoscience. By the early 1960's philosophers of science such as Michael Polanyi, Karl Popper, Ernst Nagel and Sidney Hook had noted the self-authenticating nature of psychoanalytic assertions. More recently, highly critical accounts of psychoanalysis from Henri Ellenberger (1970), Frank Sulloway (1992/1979), Adolph Grünbaum (1984), Frank Cioffi (1969, 1970, 1972), and, most recently, Malcolm Macmillan (1991) have appeared.

These critiques have been entirely irrelevant to the perpetuation of psychoanalysis as an intellectual movement. That in itself says a great deal, and we will have to investigate why this might be so.

The good news is that there are signs that psychoanalysis may finally be on the ropes, pummeled most effectively by the work of Frederick Crews. Crews published three book review essays in the prestigious New York Review of Books (NYRB) on recent revisionist scholarship on psychoanalysis and the recovered memory movement. Predictably, the Crews' articles provoked an impassioned response'one of the largest in NYRB history'from the psychoanalytic and recovered memory establishments. Fortunately, the NYRB has published almost the entire exchange in book form under the title The Memory Wars: Freud's Legacy in Dispute (Crews et al, 1995).

One tip off to the pseudoscientific nature of psychoanalysis is to describe its institutional structure. In a real science there are no central organizations that function to ensure doctrinal conformity, expel those who deviate from the accepted truth, and present a united front to the world. It has long been apparent to observers, however, that this is exactly what psychoanalysis has done and continues to do. As Crews notes, psychoanalysis 'conducted itself less like a scientific-medical enterprise than like a politburo bent upon snuffing out deviationism' (Crews, 1995, p. 110). Perhaps the first person to notice and be repelled by this aspect of psychoanalysis was the famous Swiss psychiatrist Eugen Bleuler. Bleuler briefly flirted with psychoanalysis. But when he left the psychoanalytic movement in 1911, he said to Freud 'this 'who is not for us is against us,' this 'all or nothing,' is necessary for religious communities and useful for political parties. I can therefore understand the principle as such, but for science I consider it harmful.' (in Gay 1987, pp. 144-145). The quotation is telling. To become a psychoanalyst was like joining a religious or political movement and not at all like becoming a scientist.

The apex of the authoritarian, anti-scientific institutional structure of psychoanalysis was the Secret Committee of hand-picked loyalists sworn to uphold psychoanalytic orthodoxy, described by Phyllis Grosskurth in The Secret Ring: Freud's Inner Circle and the Politics of Psychoanalysis: By insisting the Committee must be absolutely secret, Freud enshrined the principle of confidentiality.

The various psychoanalytic societies that emerged from the Committee were like Communist cells, in which the members vowed eternal obedience to their leader. Psychoanalysis became institutionalized by the founding of journals and the training of candidates; in short an extraordinarily effective political entity. (Grosskurth 1991, p. 15)

There were repeated admonitions for the Committee to present a 'united front' against all opposition, for 'maintaining control over the whole organization', for 'keeping the troops in line' and 'reporting to the commander' (Grosskurth 1991, p. 97). Consider Otto Rank's astonishing letter of 1924 in which he attributes his heretical behavior in questioning the Oedipal complex to his own neurotic unconscious conflicts, promises to see things 'more objectively after the removal of my affective resistance,' and is thankful that Freud 'found my explanations satisfactory and has forgiven me personally' (Grosskurth 1991, p. 166). Grosskurth notes how 'Freud seems to have acted as the Grand Inquisitor, and Rank's groveling 'confession' could have served as a model for the Russian show trials of the 1930's' (Grosskurth 1991, p. 167). Freud viewed the entire episode as a success; Rank had been cured of his neurosis 'just as if he had gone through a proper analysis' (quoted in Grosskurth 1991, p. 168).

The staunch Freud disciple, Fritz Wittels (1924) decried the 'suppression of free criticism within the Society.... Freud is treated as a demigod, or even as a god. No criticism of his utterances is permitted.' He tells us that Freud's Drei Abhandlungen zur Sexualtheorie is 'the psychoanalyst's Bible. This is no mere figure of speech. The faithful disciples regard one another's books as of no account. They recognize no authority but Freud's; they rarely read or quote one another. When they quote it is from the Master, that they may give the pure milk of the word' (p. 142-143). Freud 'had little desire that [his] associates should be persons of strong individuality, and that they should be critical and ambitious collaborators. The realm of psychoanalysis was his idea and his will, and he welcomed anyone who accepted his views' (p. 134). The others were simply expelled.

All of the major figures around Freud appear to have been extremely submissive personalities who absolutely revered Freud as father figure. Indeed, the members appear to have self-consciously viewed themselves as loyal sons to Freud the father-figure (complete with sibling rivalry as the 'brothers' jockeyed for position as the 'father's' favorite), while Freud viewed his close followers as his children, with power to interfere in their personal lives (Grosskurth 1991, p. 123; see also Hale 1995, p. 29).

Ernest Jones, Freud's worshipful biographer and the official head of the movement after the expulsion of Jung, 'grasped the fact that to be a friend of Freud's meant being a sycophant. It meant opening oneself completely to him, to be willing to pour out all one's confidences to him' (Grosskurth 1991, 48). Masson (1990, 152) suggests that 'Jones believed that to disagree with Freud (the father) was tantamount to patricide (father murder).' When S��ndor Ferenczi, a central figure in the inner circle of psychoanalysis during the 1920's, disagreed with Freud on the reality of childhood sexual abuse, Jones called him a 'homicidal maniac' (p. 152).

Regarding Ferenczi, Grosskurth (1991) notes that '(t)he thought of a disagreement with Freud was unbearable ...' (p. 141); 'There were occasions when he rebelled against his dependency, but always he returned repentant and submissive' (pp. 54-55). Similarly, Masson (1990) describes Kurt Eissler, the closest confidant of Anna Freud's inner circle in the 1960's, by saying that 'What he felt for Freud seemed to border on worship' (p. 121). '(H)e held one thing sacred, and hence beyond criticism: Freud' (p. 122). It was common among the disciples to imitate Freud's personal mannerisms, and even among analysts who did not know Freud personally, there were 'intense feelings, fantasies, transferences, identifications' (Hale 1995, 30).

Evidence for the essentially cult-like nature of psychoanalysis is the unique role of disciples who are able to trace themselves back to Freud in a direct line of descent. 'The idea of being a chosen disciple, privileged to have direct contact with the master, has survived and is continued in the procedures of many of the training programs of the institutes' (Arlow & Brenner 1990, 5; see also Masson 1990, 55, 123). 'The intensely filial relationships to Freud of the first generation were gradually replaced by a highly emotional relationship to a fantasied Freud, still the primal founder, but also to organizations, to peers, to superiors in the institute hierarchy'above all'to the training analyst, the training analyst's analyst, and, if possible, back to Freud and his circle became a determinant of psychoanalytic prestige' (Hale 1995, 32).

Unlike a real science, there is a continuing role for Freud's writings as what one might term the sacred texts of the movement, both in teaching and in the current psychoanalytic literature. Arlow and Brenner (1988) note that Studies of Hysteria and The Interpretation of Dreams are almost 100 years old, but continue to be standard texts in psychoanalytic training programs. They also describe 'the recurrent appearance in the analytic literature of articles redoing, extending, deepening, and modifying Freud's early case histories' (p. 5). Indeed, it is remarkable just to simply scan psychoanalytic journal articles and find how many references there are to Freud's work which was written well over 60 years ago. In examining 6 issues of Psychoanalytic Quarterly from 1988-1989, I found 92 references to Freud in 33 articles. Only 4 articles had no references to Freud, and of these, one had no references at all and one had only one reference. As Wittels (1924, 143) noted early on: 'The faithful disciples regard one another's books as of no account. They recognize no authority but Freud's; they rarely read or quote one another. When they quote it is from the Master, that they may give the pure milk of the word.'

The continued use of Freud's texts in instruction and the continuing references to Freud's work would not be conceivable in a real science. While Darwin is venerated for his scientific work as the founder of the modern science of evolutionary biology, studies in evolutionary biology only infrequently refer to his writings because the field has moved so far beyond his work. The Origins of Species and The Descent of Man are important texts in the history of science, but are not used for current instruction. Moreover, central features of Darwin's account, such as his views on inheritance, have been completely rejected by modern workers. With Freud, however, there is continuing slavish loyalty to the master, at least within an important subset of the movement.

Besides Rank, other deviators, Fleiss, Adler, Jung, and Ferenczi, were diagnosed as suffering from a variety of psychiatric disorders and therefore needing further psychoanalysis to bring them back to the true faith. Freud 'never tired of repeating the now notorious contention that the opposition to psychoanalysis stemmed from 'resistances'' arising from emotional sources (Esterson 1993, 216). He attributed Jung's defection to 'strong neurotic and egotistic motives' (quoted in Gay 1988, 481). Even Peter Gay, the psychoanalytic loyalist and historian of the movement, writes that 'These ventures into character assassination are instances of the kind of aggressive analysis that psychoanalysts, Freud in the vanguard, at once deplored and practiced. This ... was the way that analysts thought about others, and about themselves.' The practice was 'endemic among analysts, a common professional deformation' (1988, p. 481).

This practice continues to this day. A common thread of the letters sent by the many aggrieved psychoanalysts in response to Crews' articles was that they were 'composed in a state of bitter anger by a malcontent with a vicious disposition' (Crews, 1995, p. 293). Crews' Freud bashing was typically explained in terms of botched transferences and Oedipal complexes gone awry. Another recent case is that of Jeffrey Masson (see Masson 1990) who suffered similar questionings of his sanity for challenging the central Freudian dogma of the Oedipal complex.

None of this is new to people even marginally acquainted with the scholarship on psychoanalysis. But it bears repeating because psychoanalysis, unlike a scientific theory but very much like certain religious or political movements, has essentially been immune from attacks leveled at it either from inside or outside the movement. Insiders who dissented from central doctrines were simply expelled and often went on to found their own psychoanalytically-oriented sects, typically with the same disregard for canons of scientific method as the parent religion. There is a long line of such expelled dissenters in the history of psychoanalysis, and the list continues to lengthen with the recent expulsion of Jeffrey Masson. Moreover, the central core of loyalists that has always existed in psychoanalysis functions to preserve the image of Freud as a heroic scientist to the point that many of Freud's papers have been locked away from the prying eyes of scholars for periods extending as far ahead as the 22nd Century.

The entire enterprise begins to appear more and more like an authoritarian religious cult than a scientific movement. Indeed, several authors have pointed out that psychoanalysis has many features in common with brainwashing (Bailey 1960, 1965; Salter 1996). Frank Sulloway (1979b) describes the indoctrination characteristic of training analyses in which any objection by the analysand is viewed as a resistance to be overcome. And even Shelly Orgel (1990), who remains a defender of the psychoanalytic faith, writes of the feelings of many contemporary analysands that their analysts had behaved aggressively toward them, turning them into devoted and passive followers of their highly idealized analyst, a role that was facilitated by the 'unquestioned authority' (p. 14) of the analyst.

Jeffrey Masson (1990) provides fascinating insight into psychoanalysis as thought control and aggression. Masson's training analysis involved a completely one-sided relationship in which the analyst had all of the power and in which the trainee was expected to put up with any and all indignities. Leaving the training analyst would have meant giving up psychoanalysis because the training analyst would claim that the trainee was unfit for a career as a psychoanalyst. The result of the analysis was an idealization of the training analyst and expressions of fealty regarding the worth of the training analyst's writings. Masson was more or less blackmailed into agreeing to include his own training analyst's name on a paper he was writing or be forced to re-enter analysis (pp. 83-83). Masson comments that 'Being in such an analysis is like growing up with a despotic parent' (p. 86), since the qualities it requires in the prospective analysts are meekness and abject obedience.

I suggest that the inculcation of passive and devoted followers via the aggression and thought control represented by psychoanalysis has always been an important aspect of the entire project. At a deep level, the fundamentally pseudoscientific structure of psychoanalysis implies that disputes cannot be resolved in a scientific manner, with the result that, as John Kerr (1992) notes, the only means of resolving disputes involves the exercise of personal power. The result was that the movement was doomed to develop into a mainstream orthodoxy punctuated by numerous sectarian deviations originated by individuals expelled from the orthodox movement. These heretical offshoots then replicated the fundamentally irrational pseudoscientific structure of the original. '(E)ach major disagreement over theory or therapy seemed to require a new validating social group, a psychoanalytic tradition that recent splits within Freudian institutes seem only to confirm' (Hale 1995, 26). Perhaps the most bizarre such offshoot was the movement initiated by Wilhelm Reich's, well-covered in Joel Carlinsky's Skeptic (Vol. 2, No. 3) article 'Epigones of Orgonomy.'

All of this is well-known, but there are several aspects of the recent controversy that are new. First, recent scholarship on psychoanalysis shows not only that psychoanalysis was never more than a pseudoscience but that Freud engaged in scientific fraud from the get-go in developing his theories. Allen Esterson's (1992) Seductive Mirage: An Exploration of the Work of Sigmund Freud demonstrates convincingly that Freud's patients did not volunteer any information on seduction or primal scenes at all. The seduction stories that provide the proffered empirical basis of the Oedipal complex were in fact a construction by Freud who then interpreted his patients' distress on hearing his constructions as confirmation. Freud then deceptively obscured the fact that his patients' stories were reconstructions and interpretations based on his a priori theory. He also retroactively changed the identity of the fancied seducers from non-family members (servants, etc.) when his Oedipal story required fathers instead.

Esterson provides numerous other examples of deception (and self-deception) and notes that they were typically couched in Freud's brilliant and highly convincing rhetorical style. And because of the reconstructive, interpretive manner of theory construction, the authority of the psychoanalyst became the only criterion of the truth of psychoanalytic claims. The movement, in order to be successful, would have to be, of necessity, highly authoritarian'a point brought out most forcefully in John Kerr's (1992) A Most Dangerous Method: The Story of Jung, Freud, and Sabina Spielrein. The movement was authoritarian from the beginning and has remained so throughout its history.

Now 100 years after its inception, the theory of the Oedipal complex, childhood sexuality, and the sexual etiology of the neuroses remain without any independent empirical validation and play no role whatever in mainstream developmental psychology. From an evolutionary perspective, the idea that children would have a specifically sexual attraction to their opposite sex parent is extremely implausible, since such an incestuous relationship would result in inbreeding depression (see MacDonald 1986). The proposal that boys desire to kill their fathers conflicts with the general importance of paternal provisioning of resources in understanding the evolution of the family (MacDonald, 1988; 1992a,b): Boys who had succeeded in killing their fathers and having sex with their mothers would not only be left with genetically inferior offspring, they would also be deprived of paternal support and protection. Modern developmental studies indicate that many fathers and sons have very close, reciprocated affectional relationships beginning in infancy, and the normative pattern in Western societies is for mothers and sons to have very intimate and affectionate, but decidedly non-sexual relationships. Most violence occurs with adoptive relatives (Daly & Wilson, 1981).

The continued life of these concepts in psychoanalytic circles is testimony to the continuing unscientific nature of the entire enterprise. Indeed, Kurzweil (1989, 89) notes that 'In the beginning, the Freudians tried to 'prove' the universality of the Oedipus complex; later on, they took it for granted. Ultimately, they no longer spelled out the reasons for the pervasiveness of childhood sexuality and its consequences in the cultural monographs: they all accepted it.' What started out as a speculation in need of empirical support ended up as a fundamental a priori assumption.

Another trend in recent scholarship is the increasing attention paid to the ethical dimensions of psychoanalysis as Freud actually practiced it. Freud seems to have been remarkably indifferent to his patient's suffering, but his ethical lapses extend far beyond a lack of empathy. Crews recounts the case of Horace Frink, an American psychoanalyst who was having an affair with a bank heiress. Freud diagnosed Frink as a latent homosexual (!) and advised him to divorce his wife and marry the heiress, with the stated aim of tapping into the heiress' funds for a financial contribution to psychoanalysis. To make the plan work, the heiress had to divorce her husband as well. All of this came about, but the two abandoned spouses were devastated and soon died, Frink's new wife sued for divorce, and Frink himself sank into depression and repeated attempts at suicide.

And then there is the case of Dora Bauer. In what could pass as a story line on a daytime soap opera, Freud diagnosed the teen-aged Dora as suffering from hysteria for refusing to have a sexual relationship with a married man, Herr K., as a sort of quid pro quo so that her father could continue to have an affair with Herr K.'s wife. Crews comments that 'In short, a sexually and morally uninhibited [Dora] rounded into psychic trim by Freud, would have been of service to both her father and Herr K., the two predatory males who, unlike any of the women in the story, basked in the glow of Freud's unwavering respect' (Crews, 1995, p. 52). The Dora case is typical also in that the patient's diagnosis was based entirely on preconceived ideas and circular reasoning in which the patient's negative emotional response to the psychoanalytic hypothesis was construed as evidence for the hypothesis.

A third aspect of recent scholarship focuses on the very pernicious effect psychoanalysis has had on psychotherapeutic practice, particularly the phenomenon of the Recovered Memory Therapy (RMT). Crews terms RMT the stepchild of psychoanalysis. At the time when the articles originally appeared in the NYRB, Crews was content to claim only a genealogical relationship between psychoanalysis and RMT. He now documents a much closer relationship between the two movements. A significant number of psychoanalysts are now rejecting the orthodox psychoanalytic theory that claims of infantile sexual abuse are illusory manifestations of Oedipal desires. These renegade psychoanalysts are now in fact adopting Freud's earlier seduction theory of 1896 in which neurosis was conceptualized as the result of actual sexual abuse. Crews notes, Freud developed this theory in the same manner as he did the Oedipal story that replaced it: by making suggestions to patients and doggedly persisting in his explanation until the patient acknowledged the 'truth' of the psychoanalytic explanation. Crews emphasizes that there is no end to the possible harmful social and moral influences of such a theory in the hands of its pseudoscientific practitioners, including bankruptcy, breaking up of families, and imprisonment of family members, all of which have been well described in John Hochman's Skeptic article (Vol. 2, #3).

Because of its belief in the reality of memories of childhood sexual abuse, the RMT movement must be viewed as a psychoanalytic heresy. As with all of the previous psychoanalytic heresies, however, RMT shares a commitment to a methodology that results in self-validation of theoretical claims. Unverifiable phenomena have been at the very center of psychoanalysis and its intellectual offspring from the beginning. The following quotation from Freud is an exemplar of the type of attitude that carries over into the RMT movement:

The work keeps on coming to a stop and they keep on maintaining that this time nothing has occurred to them. We must not believe what they say, we must always assume, and tell them, too, that they have kept something back.... We must insist on this, we must repeat the pressure and represent ourselves as infallible, till at last we are really told something.... There are cases too in which the patient tries to disown [the memory] even after its return. 'Something has occurred to me now, but you obviously put it into my head.' ... In all such cases, I remain unshakably firm. I ... explain to the patient that [these distinctions] are only forms of his resistance and pretexts raised by it against reproducing this particular memory, which we must recognize in spite of all this. (SE, 2:279-280; in Crews, p. 209)

Recently the RMT movement has coalesced around the assertion that sexually abused subjects experience a dissociation'a withdrawal of the victim's sense of self from the scene of the trauma. As Crews points out, dissociation is the perfect psychoanalytic-style vehicle for creation of a pseudoscience, since there is no way to disprove its existence and recovered memories never need be tested by comparing them with conscious memories. After all, if children dissociate themselves from the experience, one could not expect them to have any memories of the event.

As a result, the therapist may suppose that the patient had experienced sexual trauma even without any external evidence or memory of the event. Recovered Memory Therapists, in the words of one such practitioner, 'must validate the patient's belief that abuse occurred, or risk reenacting the role of denying parent, which may have enabled the abuse in the first place' (Crews, p. 25n21). The technique ensures validation and indeed finds a moral rationale for insisting on validation. But it cannot provide even the beginnings of a search for truth.

Several spectacular case studies illustrate the pathetic consequences of this pseudoscientific technique. That of Eileen Franklin Lipsker is particularly fascinating because Lipsker has more recently 'remembered' several other crimes that could not have possibly occurred. Crews shows that even before this turn of events Lipsker had developed increasingly bizarre 'memories' about her father, including a murder that no one else, including the police, had heard about and a supposed rape by Eileen's godfather that was aided by the father. The 'memories' were gradually elaborated as a result of the suggestions of a psychotherapist and their veracity attested to by Lenore Terr, a professor of psychiatry at the University of California-San Francisco. Terr used the aura of science surrounding her academic affiliation to convince the jury that that an expert like herself could distinguish authentic from non-authentic repressed memories.

Then there is the fantastic case of the Ingram family of Olympia, Washington in which Paul Ingram confessed to a myriad of crimes whose memory he had completely repressed, including repeatedly raping both his daughters and one son, getting his daughters to perform sexual favors for his friends, torturing the girls, getting his wife to have sex with animals, and murdering and cannibalizing a great many babies at Satanic rituals. The truly remarkable thing about this example is the willingness of people to be convinced of the bizarre and impossible'a phenomenon that Skeptic readers are only too familiar with. The belief among a significant number of professionals in psychology that such repressed memories are a commonplace greatly facilitates the public's credulity. No fewer than five psychologists and counselors encouraged Ingram in his hallucinations. However, a skeptical psychologist finally asked Ingram about a completely fictitious accusation that Ingram had encouraged his children to have sex while he watched. Sure enough, the next day Ingram came up with a highly detailed repressed memory of watching his children have sex. Ingram, who pleaded guilty to the crimes after belatedly coming to believe in his innocence, is now serving 20 years in prison for 6 counts of child molestation.

Like psychoanalysis itself, RMT has become a political movement bent on enforcing an official orthodoxy. Indeed, given the history of psychoanalysis, it is not in the least surprising that RMT would likewise be an authoritarian political movement. A leading proponent of RMT, Judith Lewis Herman, states that 'Advances in the field occur only when [women] are supported by a political movement powerful enough to legitimate an alliance between investigators and patients and to counteract the ordinary social processes of silencing and denial' (Crews, p. 160). RMT has been behind lengthening the statutes of limitations in some states to periods of 30 years or more to provide enough time for repressed memories of crimes to surface. And, as with any such political movement, it seems superfluous to note that big money is involved, in the case of RMT ranging from fees for therapy, the publication industry, and the litigation industry spawned by this movement.

Perhaps the most notable thing about the uproar over Crews' book is that much of its importance stems from where his articles were originally published, and that says a lot. The original articles were published in the NYRB, that bastion of the intellectual left, which, as Crews notes, is 'almost like pet owners who had negligently or maliciously consigned their parakeet to the mercies of an ever-lurking cat' (Crews, 1995, p. 288). The implication is that publications like the NYRB have been instrumental in propagating psychoanalytic and similar doctrines as scientifically and intellectually reputable for decades, and it also suggests that had Crews published his articles in a less visible and less politicized medium they could have been safely ignored as has commonly been the practice over the long history of psychoanalysis.

To this we must add a discussion of the very central role of psychoanalysis in the intellectual left of this century and the role of publications like the NYRB in maintaining and nourishing the scientific veneer of psychoanalysis. The influence of psychoanalysis has hardly been confined to psychotherapeutic practice, but has been a pervasive influence on 20th-century Western culture. In the eyes of many, Freud is the most towering intellectual figure of the century, second perhaps only to Marx.

For his part, Crews seems to regard the influence as entirely benign, so much so that he thinks psychoanalysis may have been justified because of its cultural influences even if it is entirely lacking as a scientific enterprise. He states that there is 'some merit' to the idea that psychoanalysis and its practitioners exercised a benign cultural influence by ridding psychiatry of 'sinister theories of hereditary degeneration and racial inferiority,' and by 'their candor about sex, their cultivation of a developmental perspective, their addressing of the problems and opportunities posed by transference, and their belief in deep and intricate continuities among a patient's disparate productions of symptom and language.... To be progressive, after all, a psychological movement needn't put forward accurate hypotheses; it need only raise useful new questions and attract followers who are eater to put aside the older dispensation' (p. 70-71).

But whether one views the cultural influences of psychoanalysis as benign is largely a political, rather than a scientific matter. Psychoanalysis never, at any stage of its history, approached the status of a scientific discipline. What was really central to psychoanalysis and why it seems impervious to all rational objections is that first and foremost psychoanalysis achieved and retained its status over the decades because it had become a pillar of the intellectual and cultural left, what Paul Hollander (1991) has dubbed 'the adversary culture.'

There is in fact a very long association between psychoanalysis and the political and cultural left. Support of radical and Marxist ideals was common among Freud's early followers. Leftist attitudes have been common in later years among psychoanalysts (Hale 1995, 31; Kurzweil 1989, 36, 284), among the groups in Berlin and Vienna during the post-World War I era (Kurzweil 1989; 46-47), in the post-revolutionary Soviet Union where all of the top psychoanalysts were Bolsheviks and Trotsky supporters and were among the most powerful political figures in the country (Chamberlain 1995), and in America from the 1920's to the present (Torrey 1992, 33, 93ff; 122-123). Given the institutional structure of psychoanalysis as an authoritarian political movement, one is left with the conclusion that one of the century's major intellectual and cultural forces was in fact a highly disciplined political movement masquerading as science.

Psychoanalysis has proved to be a veritable treasure trove of ideas for those intent on developing radical critiques of Western culture, beginning with Freud's own Totem and Taboo and Civilization and Its Discontents. Recent Freudian scholarship shows very clearly that Freud tended to make dogmatic claims about the source of his patients' unhappiness based on nothing more than his own suggestions. His failure to follow even the minimum standards of scientific or rational intellectual inquiry extended to his cultural writings as well. Freud's wider speculations on human culture rest on a number of extremely naive, pre-scientific conceptualizations of human sexual behavior and its relation to culture. Particularly outrageous was Freud's 'primal horde' story of how over many generations sons had killed their fathers in order to mate with their mothers until Oedipal guilt had forced them to repress this activity. The theory is not only completely speculative and indeed attempts to explain a non-existent phenomenon'the Oedipal complex, but also requires Lamarckian inheritance, a theory that, at least by the time of Civilization and Its Discontents (where the doctrine was reaffirmed), had been completely rejected by the scientific community.

This was a self-consciously speculative theory, but Freud's speculations clearly had an agenda. Rather than provide speculations which reaffirmed the moral and intellectual basis of the culture of his day, his speculations were an integral part of his war on culture'so much so that he viewed Totem and Taboo as a victory over Rome and the Catholic Church (Rothman & Isenberg, 1974). In Freud's eyes he was the Carthaginian general Hannibal fighting the evil Romans that to him represented Western civilization. Peter Gay notes that Freud was proud of his enemies'the persecuting Roman Catholic Church, the hypocritical bourgeoisie, the obtuse psychiatric establishment, the materialistic Americans'so proud, indeed, that they grew in his mind into potent specters far more malevolent and far less divided than they were in reality. He likened himself to Hannibal, to Ahasuerus, to Joseph, to Moses, all men with historic missions, potent adversaries, and difficult fates. (Peter Gay 1988, p. 604)

Gay states that 'A charged and ambivalent symbol, Rome stood for Freud's most potent concealed erotic, and only slightly less concealed aggressive wishes ....' Rome was 'a supreme prize and incomprehensible menace' (Gay 1988, p. 132). Freud himself described this 'Hannibal fantasy' as 'one of the driving forces of [my] mental life' (McGrath 1974, p. 35; see also Sulloway 1979).

In this regard, it is interesting to note that Totem and Taboo and Civilization and Its Discontents present the view that the restrictions on sexual behavior, so apparent as an aspect of Western culture during Freud's life, are the source of art, love, and even civilization itself. Freud's conceptions of the origins and function of sexual repression in Western societies contain, as Peter Gay (1988, p. 329) notes, some of Freud's 'most subversive conjectures.' Neurosis and unhappiness are the price to be paid for civilization because neurosis and unhappiness are the inevitable result of repressing sexual urges. As countercultural guru Herbert Marcuse wrote concerning this aspect of Freud's thought:

The notion that a non-repressive civilization is impossible is a cornerstone of Freudian theory. However, his theory contains elements that break through this rationalization; they shatter the predominant tradition of Western thought and even suggest its reversal. His work is characterized by an uncompromising insistence on showing the repressive content of the highest values and achievements of culture. (Marcuse, 1974, p. 17)

Western culture has been placed on the couch, and the role of psychoanalysis is to help the patient adjust somewhat to a sick, psychopathology-inducing society: 'While psychoanalytic theory recognizes that the sickness of the individual is ultimately caused and sustained by the sickness of his civilization, psychoanalytic therapy aims at curing the individual so that he can continue to function as part of a sick civilization without surrendering to it altogether' (Marcuse 1974, p. 245).

Freud appears to have been well aware that his conjectures were entirely speculative. Freud was 'amused' when Totem and Taboo was termed a 'just so' story by a British anthropologist in 1920, and stated only that his critic 'was deficient in phantasy' (in Gay 1988, p. 327), apparently a concession that the work was indeed fanciful. Freud stated that 'It would be nonsensical to strive for exactitude with this material, as it would be unreasonable to demand certainty' (quoted in Gay, 1988, p. 330). Similarly, Freud described Civilization and Its Discontents as 'an essentially dilettantish foundation' on which 'rises a thinly tapered analytic investigation' (quoted in Gay 1988, p. 543). And Freud was well aware that his attack on religion in The Future of an Illusion was scientifically weak, describing it by noting that 'the analytic content of the work is very thin' (quoted in Gay 1988, 524).

Freud's countercultural writings scarcely exhaust the mischief wreaked by psychoanalysis. The works of Herbert Marcuse, Norman Brown, Wilhelm Reich, Jaques Lacan, Erich Fromm and a host of neo-Freudians come to mind immediately, but this barely scratches the surface. Psychoanalysis influenced thought in a wide range of areas, including sociology, child rearing, criminology, anthropology, literary criticism, art, literature, and the popular media such as TV and the movies to the point that, as Kurzweil (1989, p. 102) notes, 'something like a culture of psychoanalysis was being established.' E. F. Torrey (1992. p. 37) describes in some detail the spread of the movement in the United States, originally through the actions of a small group of activists with access to the popular media, the academic world, and the arts, to a pervasive influence in the 1950's. 'It is a long road from a beachhead among New York intellectuals to a widespread influence in almost every phase of American life. Literature, drama, anthropology, sociology, child rearing, education, criminology, and many other parts of American thought and culture were to become permeated by Freud.'

Given this association of psychoanalysis and the Left, it is not surprising that Crews' critique of psychoanalysis was itself analyzed and found to be as an attack on the Left: Eli Zaretsky (1994, p. 67) states such critiques 'are continuous with the attack on the Left that began with the election of Richard Nixon in 1968.... They continue the repudiation of the revolutionary and utopian possibilities glimpsed in the 1960s.'

Psychoanalysis was indeed an integral component of the countercultural movement of the 1960's and a central pillar of the intellectual zeitgeist of prominent countercultural figures such as Herbert Marcuse. In Eros and Civilization (1974/1955) Marcuse points the way to a non-exploitative utopian socialist civilization that would result from the complete end of sexual repression in a manner that goes beyond Freud's ideas in Civilization and Its Discontents only in its even greater optimism regarding the beneficial effects of ending sexual repression. Marcuse accepts Freud's theory that Western culture is pathogenic due to the repression of sexual urges, paying homage to the one who 'recognized the work of repression in the highest values of Western civilization'which presuppose and perpetuate unfreedom and suffering' (p. 240).

Attacks on psychoanalysis are therefore correctly perceived by Zaretsky as attacking a cornerstone of left/radical political culture. It is surely correct that psychoanalysis brought us a greater candor about sex. It is also reasonable to suppose that its influence has since extended far beyond sexual candor to become an obsession with sexual behavior. From its beginnings, psychoanalytic perspectives on sexuality have drawn the criticism of those concerned about the harmful influence of Freudian ideas on mainstream family life.

Freud's ideas have in fact often been labeled as subversive. Indeed, '[Freud himself] was convinced that it was in the very nature of psychoanalytic doctrine to appear shocking and subversive. On board ship to America he did not feel that he was bringing that country a new panacea. With his typically dry wit he told his traveling companions, 'We are bringing them the plague'' (Mannoni 1971, 168).

Peter Gay terms Freud's work generally as 'subversive' (1987, 140), his sexual ideology in particular as 'deeply subversive for his time' (p. 148); and his Totem and Taboo as containing 'subversive conjectures' (p. 327) in its analysis of culture. Rothman and Isenberg (1974) convincingly argue that Freud actually viewed the Interpretation of Dreams as a victory over the Catholic Church and that he viewed Totem and Taboo as a successful attempt to analyze the Christian religion in terms of defense mechanisms, primitive drives and neurotic symptomatology. Gay notes that 'while the implications of Darwin's views were threatening and unsettling, they were not quite so directly abrasive, not quite so unrespectable, as Freud's views on infantile sexuality, the ubiquity of perversions, and the dynamic power of unconscious urges' (p. 144).

And the contrast between Freud and Darwin as scientists could scarcely be more clear. Darwin spent years patiently collecting his data and was hesitant to publish his work, agreeing to do so only after another scientist, Alfred Russel Wallace, came up with similar ideas. Freud, on the other hand, conducted his career more like a one man PR firm with himself as his only client.

While Darwin was satisfied with revising his work after further reflection and absorbing palpable hits by rational critics, while he trusted the passage of time and the weight of his argumentation, Freud orchestrated his wooing of the public mind through a loyal cadre of adherents, founded periodicals and wrote popularizations that would spread the authorized word, dominated international congresses of analysis until he felt too frail to attend them and after that through surrogates like his daughter Anna. (Gay 1987, 145)

There was a great deal of hostility to psychoanalysis in the German-speaking world centering around the perceived threat of psychoanalysis to mainstream Christian sexual ethics, including the acceptance of masturbation and premarital sex (Kurzweil, 1989, p. 18). By the second decade of the 20th century in America Freud was firmly associated with the movement for sexual freedom and social reform, and he had become the target of social conservatives (Torrey 1992, 16ff). As late as 1956 a psychiatrist discussing psychoanalysis in the American Journal of Psychiatry complained that 'Is it possible that we are developing the equivalent of a secular church, supported by government monies, staffed by a genital-level apostolate unwittingly dispensing a broth of existential atheism, hedonism, and other dubious religio-philosophical ingredients?' (Johnson 1956, p. 40).

And, although other factors are undoubtedly involved, it is remarkable that the increasing trend toward and acceptance of what an evolutionist would term low-investment parenting (i.e., parenting that involves a low level of resources available for children) in America largely coincides with the triumph of the psychoanalytic and radical critiques of American culture represented by the political and cultural success of the counter-cultural movement of the 1960's. Since 1970 the rate of single parenting has increased from 1/10 families to 1/3 families (Norton & Miller 1992), and there have been dramatic increases in teenage sexual activity and teenage childbearing without marriage (Furstenberg 1991). There is excellent evidence for an association among teenage single parenting, poverty, lack of education, and poor developmental outcomes for children (e.g., Dornbusch & Gray 1988; Furstenberg & Brooks-Gunn 1989; McLanahan & Booth 1989; Wilson 1993, a, b).

Indeed, all of the negative trends related to the family show very large increases that developed at the same time as the triumph of the countercultural movement beginning in the mid-1960's (Herrnstein & Murray 1994; Kaus, 1995), including increases in trends toward lower levels of marriage, 'cataclysmic' increases in divorce rates (Herrnstein & Murray, 1994; p. 172), and higher rates of illegitimacy. In the case of divorce and illegitimacy rates, the data indicate an enormous shift upward during the 1960's from previously existing trend lines, with the upward trend lines established during that period continuing into the present. For good, bad, or both, the 1960's marked a watershed period in American cultural history.

The sexual revolution is 'the most obvious culprit' underlying the decline in the importance of marriage (Herrnstein & Murray 1994, 544) and its concomitant increase in low-investment parenting.

What is striking about the 1960s 'sexual revolution,' as it has properly been called, is how revolutionary it was, in sensibility as well as reality. In 1965, 69 percent of American women and 65 percent of men under the age of thirty said that premarital sex was always or almost always wrong; by 1972, these figures had plummeted to 24 percent and 21 percent... In 1990, only 6 percent of British men and women under the age of thirty-four believed that it was always or almost always wrong. (Gertrude Himmelfarb 1995, 236)

Psychoanalysis has a lot to answer for. The contemporary upsurge of victims of RMT and the long line of individual victims like Horace Frink and Dora Bauer are only a small part of its moral wreckage. But don't expect either psychoanalysis or RMT to die soon. Because they are fundamentally religious and political rather than scientific, these movements have a life of their own and will expire only when they are perceived as no longer serving the personal or political interests of their advocates.

Indeed, one might note that precisely the same sort of uproar greeted the publication of Derek Freeman's expos�� of another pillar of the cultural left'Margaret Mead's work in Samoa (see Caton, 1990; Freeman, 1983; 1991). Here the idealized father figure was Franz Boas who quite self-consciously originated his movement in order to combat evolutionary approaches to anthropology, replacing Darwinian (and some hyper- and pseudo-Darwinian) approaches with the ideology that human nature is infinitely malleable and that humans are entirely a product of their culture. The Boasian school has dominated anthropology since the 1920's, and this school and its postmodern offspring seem to be in no danger of losing ground to the new breed of evolutionists who have sprung up as a result of the sociobiological revolution in the biological sciences.

The fact that the NYRB published Crews' attacks on psychoanalysis may be a vital sign that the life of psychoanalysis as an underpinning of the intellectual left is weakening. The NYRB is only one of many elements of the vast media and intellectual network that has supported psychoanalysis throughout the century, but all signs are that psychoanalysis has become an intellectual and scientific embarrassment to all save the truest of true believers. The fact that its scientific stature has been utterly discredited in such a prestigious forum and by someone who is sympathetic to the cultural influences it has generated suggests that psychoanalysis may well have lost its political punch.

But skeptics need not fear having nothing left to be skeptical of. Look for a new, cult-like, politically-inspired, scientific-sounding ideology to take its place soon at a university and psychotherapeutic clinic near you. It's also a safe bet that critics of such movements will be diagnosed/cleared/re-associated/analyzed/deconstructed as suffering from mental/moral/spiritual disorder:

What passes today for Freud bashing is simply the long-postponed exposure of Freudian ideas to the same standards of noncontradiction, clarity, testability, cogency, and parsimonious explanatory power that prevail in empirical discourse at large. Step by step, we are learning that Freud has been the most overrated figure in the entire history of science and medicine'one who wrought immense harm through the propagation of false etiologies, mistaken diagnoses, and fruitless lines of inquiry.

Still the legend dies hard, and those who challenge it continue to be greeted like rabid dogs. (Crews 1995, 298-299)

Spoken like a true Skeptic!

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First Published in Skeptic, 4(3),  94–99. Reprinted in The Encyclopedia of Pseudoscience, Michael Shermer (Ed.). ABC-CLIO, December 2002.