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mardi, 26 décembre 2017

Olympisme vertueux – olympisme pervers

Stupeur dans l’Olympisme, le dopage sévit, consternation, la corruption aussi. Qui aurait pensé de telles abjections possibles, dans ce monde de vertu. L’hébétude règne. En vérité, seuls les naïfs, les ingénus ou les niais peuvent croire à ces simagrées de probité, mais certainement pas les professionnels du sport, d’où elles émanent, particulièrement des experts de la magouille et de la manipulation.

Ainsi le dopage serait l’apanage de la Russie, qu’il conviendrait de punir pour son manquement au code de déontologie de l’Olympisme. Il faudrait la clouer au pilori, en lui interdisant de participer aux jeux d’hiver organisés en Corée du Sud. Le sort à réserver à l’Olympisme pervers, face à l’Olympisme vertueux des autres nations, au premier rang desquelles figurent les États-Unis.

La réalité s’inscrit en faux, d’une Russie unique dévoyée du dopage, qui seule, mériterait les châtiments. La vérité est cruelle pour les chevaliers Bayard, car le dopage inonde, submerge, tous les pays, dont l’un des plus puissant d’entre eux, les États-Unis, qui occupent la première place dans ce triste palmarès.

L’attention est polarisée sur la Russie, afin d’occulter la reine du dopage, qui avec 652 cas recensés depuis 1976, arrive en tête de ce singulier hit-parade. La quasi-totalité des autres pays formant le peloton.

Si dans le sport, la culture du dopage est planétaire, plus de 52 médailles olympiques ont été retirées depuis 2000, elle apparaît particulièrement bien implantée aux États-Unis depuis les années 1960. Sans même être mis en cause, de nombreux athlètes américains ont dévoilé qu’ils prenaient des produits dopants.

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La dissimulation, comme pour les jeux olympiques de Sydney, ou l’éducation des athlètes à déjouer les contrôles antidopage, pratiqués par les États-Unis, montrent bien que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, les qualités naturelles des sportifs américains, ne sont pas les seules à les hisser sur les podiums olympiques.

Reconnaissons, malheureusement, que cette gangrène s’étend à tout le monde sportif, à toutes les disciplines. Des centaines de cas de dopages, en cyclisme, en haltérophilie et combien dans les sports les moins contrôlés, comme le football et le rugby. Même le tir à l’arc ou le golf le subissent. Dans la compétition à la prévarication, la corruption s’illustre également.

Quelques cas récents sont suffisamment significatifs, car une liste exhaustive constituerait une encyclopédie. Citons, pour l’Olympisme, la mise en cause du président du comité olympique brésilien et le doute de la justice française sur la désignation de Tokyo 2020, pour le football, l’interrogation sur l’attribution du mondial 2022 au Quatar et l’affaire multiforme Sepp Blatter à la FIFA.

Pour réhabiliter le sport professionnel, il convient, comme le préconise l’Agence Mondiale antidopage, que tout le domaine sportif soit soumis aux mêmes règles de contrôle. Seul un organisme totalement indépendant de ce milieu, peut éventuellement y parvenir.

Actuellement, les sanctions sectorielles, hypocrites et iniques qui frappent la Russie, ne sont pas recevables. C’est à une révision fondamentale, de toutes les structures qui régissent le sport, qu’il faut procéder. Sans ça, l’enthousiasme pour le sport professionnel va continuer de s’étioler. Il doit retrouver les valeurs dont il est normalement porteur, l’excellence, l’amitié et le respect, qui rejettent les pratiques actuelles, le dopage, la corruption et l’intrigue politique. Face à ce constat, il serait atterrant et scandaleux que la Russie soit bannie des jeux d’hiver organisés en Corée du Sud, alors que les États-Unis y sont admis. L’égalité, l’impartialité, la justice, imposent la participation de la Russie.

lundi, 20 novembre 2017

Ne pas toucher à nos traditions, même tauromachiques!

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Ne pas toucher à nos traditions, même tauromachiques!

Gustave Sintaud

Ex: https://metamag.fr

Certaines de nos plus anciennes traditions, rares encore comme la corrida, la chasse à courre, la chasse en tout genre, ont pu jusqu’à présent, contre vents et marées, se soustraire à la systématique d’un moralisme allogène, imposé aux peuples européens.

Aujourd’hui, ces quelques résidus de traditions ancrées localement se voient fustiger, avec la même hargne totalitaire, qui a fait abattre les arbres sacrés, a éradiqué l’hippophagie, par les effets laïcs d’une morale, venue d’un ailleurs lointain, de ces stériles déserts moyen-orientaux, secrétée par le monothéisme abrahamique et véhiculée, deux millénaires durant, par sa branche chrétienne. Ce vieux courant spirituel cherche à condamner ce qui lui a si longtemps résisté . Il veut enfin extirper ces durables traces de prétendue sauvagerie, inacceptable selon ces germes invasifs.

Alors, la SPA rejoint le concert des moralisateurs impérieux. Fort de son bon droit déclaré de société protectrice des animaux, elle n’hésite point à sortir de ses seuls objectifs statutaires d’action de sauvegarde en refuges, pour élargir son champ d’activité ; et pour le meilleur écho de sa démarche, elle commence par cibler le meurtre rituel du torro bravo dans l’arène. Son action intempestive pour l’interdiction de tout meurtre animal, rituel ou pas, comme de tout ce qu’elle décrète être des mauvais traitements que l’homme, de cette Europe réfractaire, « adore » faire subir aux animaux, veut initier une absolue opposition à la corrida, à la chasse à courre, à la chasse de loisir en général, même à l’abattage, pour bouche, des animaux spécialement élevés pour alimentation humaine, jusqu’au dressage des bêtes de cirque, et à l’incarcération dans jardins Zoologiques, ménageries et animaleries.

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Mais laissons là la pertinence ou la véracité des mobiles de cette association parfois opaque, dans ses nouvelles béances. Pourquoi chercher à lui reprocher une éventuelle nécessité de cacher ainsi de possibles échecs, ou de vouloir gagner médiatiquement en respectabilité …. Quoi de bon à s’échiner à défendre en contre -attaquant par la dénonciation du pourfendeur, quand il n’y a rien à défendre, seulement à montrer pour préserver le sujet outrageusement incriminé ?

Cette fois, comme l’attaque est directe, c’est bien de la corrida à interdire qu’il s‘agit, en priorité, pour son intangible notoriété

Cette course, d’origine espagnole du torro bravo, a gagné une bonne partie de la France méridionale, pour en devenir une tradition multi-séculaire, très enracinée pour s’y perpétuer avec un vivace engouement. Parmi les divers jeux taurins qui sont plébiscités dans ce sud de France, la corrida s’achève, elle, par la mise à mort de la bête indomptable, judicieusement et patiemment élaborée en granaderias, pour rester un fauve.

On peut fort bien comprendre et admettre qu’une sensiblerie exacerbée par un modernité soumise à un moralisme forcené du respect aveugle de toute vie, et du rejet du moindre écoulement de sang, puisse être heurtée par l’épée du toréro s’enfonçant dans le garrot du monstre qui peut saigner abondamment, ou par le coup de descabeillo pour mettre un terme aux spasmes nerveux quand la mort n’est pas immédiate.

Quand on ne veut rien comprendre de ce qui s’exprime dans l’arène, on ne voudra pas accepter la profonde vérité que traduit ce rituel macabre du taureau foncé, soumis et exécuté par l’homme courageux en habit de lumière : l’animal brutal signifie la lourde obscurité du terrible hiver dont délivre l’homme, symbole solaire, pour permettre l’avènement d’un renouveau ensoleillé. La première solennelle corrida se passe toujours à la féria pascale, et ouvre sur une période de clarté vivifiante. A partir de là, toutes les autres corridas poursuivent le même refus des forces primaires et gênantes, et cela jusqu’aux manifestations automnales et la perceptive du sombre retour des temps mornes et froids. Après, il est temps de ranger costumes étincelants, piques, capes et épées, jusqu’au retour de la belle saison !

Ce rite millénaire est attesté dans les tréfonds culturels, tant de l’indo-iranisme, une des expressions indo-européennes les plus excentrées, que de la civilisation vétéro-méditerranéenne : là, le meurtre rituel avestique du taureau noir par Mithra, le Dieu de première fonction, garant de l’ordre cosmique, et conservé bien vivace dans le mithriacisme hellénique et romain, surtout pour contrecarrer les progrès d’un judéo-christianisme très invasif déjà, et ici, depuis la Grèce archaïque, le mythe fondateur du héros Thésée qui châtie, dans son sombre labyrinthe, le monstrueux Minotaure, redonnant plein espoir à son peuple ; il est aidé par Ariane, en très douce aurore.

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Et pourquoi s’interdire un soupçon d’insolence provocatrice pour confirmer cette corrida, il est vrai et regrettable, aujourd’hui un peu trop oublieuse de sa grande implication européenne, avec ce qu’elle produit toujours ce qui marque le plus manifestement l’esprit indo-européen originel. Le roi, rex, rig ou rik était élu par ses pairs guerriers, en besoin communautaire ; était ainsi honoré celui qui était aussi chargé de l’avenir de son peuple ; ses qualités mises en valeur première lui valaient, avec son principat exécutif reconnu, la pleine et entière responsabilité de l’avenir de sa nation. Le roi désigné admettait que sa vie pouvait dépendre des fléaux rencontrés lors de son mandat royal, et qu’il pouvait servir, par le sacrifice de sa vie, à compenser tout malheur ou aléa désagréable subi communautairement.Son holocauste, le cas échéant, était le summum de l’honorabilité ; il s’offrait ainsi, sublimé par le haut rôle qu’il devait tenir. Et, quant la fonction royale vivante s’avéra indispensable, le meurtre expiatoire royal retomba sur un membre de sa royale progéniture, comme Iphigénie dut payer pour le manque de vents porteurs que l’on reprochait à Agamemnon, sur les côtes de l’Aulide, ce prince choisi comme roi des rois, pour l’expédition achéenne contre Troie. Mais la règle originale du sacrifice direct d’un roi peut encore s’entrevoir avec la solennelle reddition du chef arverne, Vercingétorix, élu comme roi des tribus gauloises, pour affronter les légions romaines ; moins bravache que résolu, il s’offrit ainsi, en seul responsable de la défaite, à la vindicte du vainqueur César.

Dans tous les cas, on allait au sacrifice expiatoire avec honneur et bravoure, l’honorabilité de donner sa vie et son sang dans l’intérêt général. De même, le torro bravo roi, pénétrant fougueux dans la place, le regard furibond et les naseaux écumants, va combattre en courant à la mort dans une splendide majesté. Il n’en a point conscience certes, mais peut se mesurer la particulière condescendance qu’on lui accorde pour mourir aussi pompeusement. Combien sa fin, organisée aussi glorieuse, est bien plus honorable que celle, sacrificielle qu’on généralisait par égorgements sur les autels, tout comme celle dans nos abattoirs modernes où défilent les animaux de boucherie. Le torro de la corrida est reconnu pour sa caste et sa bravoure ; on l’applaudit pour les hautes qualités de ses charges, on sait l’honorer, comme il se doit.

En regard de cette survivance d’un rite sacrificiel utile à la juste organisation d’une société installée et vivante, la récente prétention de la SPA se profile dans la droite ligne de ce qu’a voulu imposer la croyance au Dieu unique, confisquant à son profit toute révérence, et monopolisant, à son seul endroit, toute idée de sacrifice ; mais pour forcer la différence avec toute autre croyance, plus naturelle et quotidiennement vécue, le christianisme a rejeté tous les sacrifices sanglants, et transformé la chair animale à consommer, en pain à rompre entre catéchumènes, de préférence sans levain ni levure, et le sang s’écoulant, qui apure, en vin.

Après avoir discrédité l’inimaginable conception du sacrifice royal ou princier, le christianisme rayonnant s’est astreint à prohiber tous les autres sacrifices sanglants, humains et animaux, pour instaurer comme seul toléré, celui de denrées végétales transformées. Il s’acharnait, de la sorte, à transfigurer les communautés de vie résistantes, auxquelles le sacrifice lustral par le sang versé était nécessaire pour leur équilibre, leur quiétude et leur force, en une communauté de foi d’individus isolés, éperdus.

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Même si la SPA parmi tous les comités, les associations, les clubs, et tous les militants vomissant la corrida, pas tous fédérés dans l’historique et très agitatrice Alliance anti-corrida, basée à Nîmes, ni affiliés au Comité radicalement anti-corrida, pouvait créditer le rituel ancestral et très communautaire de ces courses taurines avec leur sanglant sacrifice final, son très nouveau courroux leur reprocherait, d’une part, l’aspect spectaculaire qu’elles offrent à un public bien plus large que leurs seuls aficionados et, d’autre part, la dimension artistique qu’on peut toujours leur accorder, à partir du grand respect d’un code très précis, ciselé, et du perfectionnisme recherché et attendu dans leur déroulement quasi chorégraphique. Toute son ire, pour faire mieux que sa rivale L214, se focalise contre leur potentiel plaisant et attractif, populaire ; voilà pourquoi elle décide à son tour, de porter plainte contre X devant la justice, en espérant une condamnation en droit, et d’agir en préparant une proposition de loi contre ces activités pourtant très réglementées juridiquement, bien que le Conseil Constitutionnel, déjà interpellé, les ait jugées conformes à la constitution française.

Pourquoi donc s’acharner pour tenter de démontrer, avec les torreristas, la beauté des formes dans les passes, les postures, les appels des hommes combattant la bête, et les charges réitérées de l’animal, sublimé par les torristas, sur les chevaux caparaçonnés des picadores armés, et sur l’écarlate muleta virevoltante. La ferveur palpable, l’émotion déclenchée, la liesse des saluts, la grande communion populaire accomplie suffisent largement à accorder à la corrida une profonde sympathie, et à plaindre l’hystérie qu’elle génère chez les soudards de l’anti-plaisir, de l’anti-popularisme, ces coincés, les frileux, les a-culturés.

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vendredi, 17 novembre 2017

Friedrich Ludwig Jahn & German Nationalism

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Friedrich Ludwig Jahn & German Nationalism

The discipline of gymnastics has its roots in ancient Greek physical exercises, but the father of modern gymnastics is widely acknowledged to be the nineteenth-century German gymnastics educator Friedrich Ludwig Jahn. Jahn is credited with the invention of number of gymnastic apparatuses (the vaulting horse, parallel bars, balance beam, and rings), the founding of the first open-air gymnasium in Germany, and the popularization of gymnastics as a competitive sport.[1] [2] He became a national hero in Germany, where there are many statues and monuments dedicated to him and more streets named after him than even Friedrich Schiller.[2] [3] Nonetheless his legacy remains controversial because he was an ardent German nationalist and influenced the National Socialists.

Jahn was the son of a Lutheran pastor and studied theology and philology at the Universities of Halle, Göttingen, and Greifswald with the intent of becoming a teacher. But his rebellious nature brought him into conflict with authority figures, and he abandoned an academic career.[3] [4] At the age of 28 he joined the Prussian army following Prussia’s humiliating defeat at the twin battles of Jena and Auerstädt in 1806. A year later the second Treaty of Tilsit forced King Frederick William III to cede half of Prussia’s territory. Jahn attributed Prussia’s military annihilation to its isolation from its German neighbors and to the lack of national consciousness among German states compared to the nationalistic fervor that energized the French. Thus he came to advocate German unification.

During Napoleon’s German Campaign of 1813, Jahn fought with the well-known Lützow Free Corps (known as the “Schwarze Jäger”), a volunteer force of the Prussian army consisting of three to four thousand members.[4] [5] The unit was formed after the king issued a proclamation summoning Prussia to war against the French. Most famous among its members was the poet Theodor Körner, whose patriotic verse and death in battle rose him to the status of a national hero. Jahn was also noted for his courage and was later decorated with the Iron Cross.[5] [6]

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Jahn promoted gymnastics (Turnen) both as something that would physically prepare young German men for battle as well as strengthen the spirit and restore dignity to the German people. He sought to form a people’s militia composed of civilians from all levels of society united in their desire to fight for the nation. Thus he disliked the term Soldat due to its association with the word Sold, referring to wages paid to mercenary soldiers.[6] [7]

In 1811 he built the first open-air gymnasium in Germany (in the Hasenheide park in Berlin) and founded a gymnastics school toward this end. Five hundred boys participated in the first gymnastics demonstration.[7] [8] This launched a broader movement that led to the founding of dozens of gymnastics schools and clubs (Turnvereine), which also functioned as nationalist organizations. Five years later Jahn published Deutsche Turnkunst, a treatise containing instructions for physical exercises that influenced the development of modern gymnastics.[8] [9] Gymnastics became a part of the curriculum in Prussian schools.

Jahn believed that physical exercises should be practiced outdoors in order to cultivate a connection to the land. He also promoted sports such as swimming, hiking, fencing, etc. He was known to lead the Turners on long walks through the countryside during which he would regale them with legends about heroic deeds from past eras.[9] [10] Jahn’s Turnbewegung espoused a “back-to-nature” ethos that prefigured the Wandervogel movement, which was to emerge about a century later and in turn influenced the Hitler Youth.

The völkisch populism of the Wandervogel movement can also be traced back to Jahn, who championed the common man and promoted physical activity as something in which all Germans could take part. All Turners wore the same uniforms and addressed each other with the informal “du.”[10] [11] Jahn was considered a liberal revolutionary in his day. His movement symbolized a populist revolt against the old order and the conservative establishment, as he sought to weaken class hierarchies and subject the ruling dynastic houses to the state. He lent support to the reforms of Baron vom Stein, who abolished the institution of serfdom, implemented land reform, and restructured Prussia along republican lines. Indeed Baron vom Stein appealed to him personally for cooperation, as well as to Johann Gottlieb Fichte, Friedrich Schleiermacher, and Heinrich von Kleist.[11] [12]

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A few decades later, the young Wagner was to participate in the May Uprising in Dresden alongside Bakunin similarly in the name of German nationalism.

Idealistic young men joined Jahn’s movement in the thousands. His charismatic personality contributed to the movement’s popularity. He was known for his fiery orations and frankness in speech, eschewing “French” politeness. He had long, uncombed hair and in his university years had a penchant for living in a cave that today bears his name. At a dinner hosted by Staatsminister von Hardenberg (who with Baron vom Stein was the architect of the Prussian Reform Movement), he showed up in athletic clothes and boots but fascinated the other guests, who were eager to meet him.[12] [13]

His ideas caught on among many university students, who organized themselves into nationalist fraternities (Burschenschaften) inspired by Jahn’s organizations. Their slogan was “Honor, Liberty, and Fatherland.”[13] [14] The first Burschenschaft was founded in June 1815, directly following the Congress of Vienna and subsequent creation of the German Confederation.[14] [15] A number of its original members had taken part in the recent War of the Sixth Coalition and were associated with Jahn’s Turnbewegung.

On October 18, 1817, 500 Burschenschaft members convened at the Wartburg in order to hold a festival in honor of German nationalism and to protest the reactionary opposition to German unification.[15] [16] The Wartburg was chosen due to its significance as the site where Martin Luther found refuge after the Diet of Worms and translated the New Testament into German. The date commemorated the fourth anniversary of the Battle of Leipzig (in which Napoleon was decisively defeated) and also approximated the 300th anniversary that Martin Luther is said to have nailed his Ninety-Five Theses to the door of the Castle Church in Wittenberg. Martin Luther was a hero to German nationalists on account of his rejection of papal power and foreign influence. Jahn also saw Luther as a national symbol whose translation of the Bible into German paved the way for German unification:

Thus Luther became for the entire German people one who shows the way, awakens, renews life, and provides the most noble defence of the spirit, the herald of a future form of literature and the patriarch of a one day great German nation. … Through the German language he gave his people a unifying spirit, which later on inspired all the great pioneers who immortalized exemplary German in their works.[16] [17]

After the festival ceremonies, Jahn’s followers organized a book burning in which copies of anti-German, anti-nationalist books were destroyed. For instance, among them was a book entitled Germanomanie by the Jewish writer Saul Ascher, who singled out Jahn’s gymnastic movement in his criticism of anti-foreign and anti-Jewish prejudice (German Jews were nearly unanimously pro-French).[17] [18] This was the first modern book burning in Germany and inspired the book burnings of the National Socialists.

Also among the books burnt was one by the popular dramatist August von Kotzebue, who was thought to be a Russian spy and an enemy of German nationalism. Kotzebue was later assassinated by Karl Ludwig Sand, a member of a nationalist student fraternity.[18] [19] This provided a pretext for Metternich to enact the Carlsbad Decrees, which were passed in 1819 as an attempt to suppress nationalist sentiment. Nationalist student organizations such as the Turnvereine and associated fraternities were banned. Jahn was sentenced to six years in prison and his gymnastics schools were shut down. Many of his followers were placed under supervision.[19] [20] The rise of restorationist tendencies also put an end to the Prussian Reform Movement.

Jahn lived under police surveillance until his death. The ban on gymnastics was not lifted until 1842.[20] [21] Nonetheless by the 1830s gymnastics had been revived underground and later contributed to the growth of German nationalism leading up to the 1848 Revolution.

Jahn’s political views are outlined in his most notable work, Deutsches Volkstum (published in 1810), in which he describes his vision for Germany and his argument for German unity. The text involves detailed discussion of administrative matters such as issues of jurisprudence, where border lines should be drawn, how taxes should work, where Germany’s capital should be (calculated with mathematical exactness), etc., as well as the role of culture, ideology, and education in the formation of a German state.

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The term Volkstum was his own coinage and could be translated as that which encompasses the defining characteristics of a given people: language, ethnicity, folklore, etc. Jahn described it in almost poetic terms: “It is that which is shared in common, the inner essence of the Volk, its rain and life, its regenerative power, its reproductive ability.”[21] [22] His definition of the German Volkstum had an implicitly ethnic dimension, and in Deutsches Volkstum he condemned miscegenation.[22] [23] Jews were excluded from his definition of the German Volk.

Jahn strongly believed that the Volk must become one with the state and vice versa: “A state is nothing without a Volk, a soulless piece of art; a Volk is nothing without a state, a lifeless, airy ghost, like the nomadic Gypsies and Jews. The state and the Volk united thus yield the Reich. …”[23] [24]

Germany under the Holy Roman Empire consisted of over 300 autonomous German-speaking states, the majority of which Napoleon consolidated into 16 larger client states following the Empire’s demise in 1806, forming a loose military alliance known as the Confederation of the Rhine. The Confederation grew to include 36 states. Napoleon’s eventual defeat then paved the way for the Congress of Vienna, whose objective was to ensure stability by bolstering the power of European monarchies and weakening nationalist movements. This led to the creation of the German Confederation in 1815, a similarly weak collection of states that lacked centralized power. German unification did not become a reality until 1871, when Kleinstaaterei came to an end with the founding of the German Empire.

Jahn was one of the most influential early proponents of German national unity, along with Ernst Moritz Arndt and Johann Gottlieb Fichte. Jahn’s Deutsches Volkstum and Fichte’s Addresses to the German Nation were thought to be the most significant German nationalist texts at the time.[24] [25] Jahn’s works are less intellectually complex than Fichte’s, but the two held similar political views. Jahn adopted Fichte’s belief that German unity must be achieved through a program of national education, though he amended this to focus on physical education in particular.

Like Fichte, Jahn ardently defended the German language. At the time French was considered a fashionable language among the nobility and the aspiring middle classes, while German was considered common. Jahn condemned this and sought to restore German as the language of culture and politics in Germany. He believed that language was integral to national identity:

Every people dignifies itself through its mother tongue, in which the documents of its cultural history are recorded. … A people that forgets its own language gives up its right to have a say among humanity and is given a silent role on the world stage.[25] [26]

Jahn was fanatical in his linguistic purism and rejected all foreign loan words. He and his followers devised German terms for physical exercises and equipment as alternatives to the standard French terminology that was used at the time to describe the sporting pastimes of the aristocracy. Thus “rapier” became “Fechtel,” “croisé” (a fencing term) became “Scheere,” “balancer” became “schweben,” etc. They also introduced German words commonly used by hunters, sailors, carpenters and other tradesmen into the terminology of gymnastics.[26] [27]

Both Jahn and Fichte also were influenced by the ideas of the Swiss pedagogue Johann Heinrich Pestalozzi, who sought to give the poor access to education and was responsible for raising literacy rates in Switzerland. Pestalozzi’s approach emphasized the importance of giving children a holistic education that strengthened the mind, character, and body rather than simply administering rote learning techniques to them. Thus Jahn proposed teaching artisanal skills in schools (as did Fichte), since he believed that engaging in physical labor would prevent students from becoming cut off from everyday life.[27] [28]

Jahn focused on physical education but also proposed reforms to education and schooling in general. Many of his followers were university students and academics (as were many members of the Lützow Free Corps). He envisioned that schools could serve as breeding-grounds for nationalist sentiment, stating that “public educational institutions are a means through which a volkstümlich public spirit and a patriotic way of thinking can be conveyed.”[28] [29] For this purpose he proposed the creation of anthologies of German songs and myths and legends that would be studied in schools and universities.[29] [30] He also argued that all children should be granted access to state-sponsored elementary school education.[30] [31]

For decades the only English-language study of Jahn was a chapter in Peter Viereck’s Metapolitics: From Wagner and the German Romantics to Hitler. The book provoked debate upon its publication in 1941 because Viereck traced the philosophical and ideological roots of National Socialism to German Romanticism rather than equating it with Prussian militarism or considering it a reaction to purely economic phenomena. As a moderate conservative and son of the German-American writer and Nazi sympathizer George Sylvester Viereck, whom he denounced, Viereck perhaps had an agenda in linking National Socialism to German Romanticism and the liberal nationalism that arose from it. However, the general thrust of his argument is correct.

turnvater4.jpgThere are some differences between Jahn and the National Socialists: Jahn’s gymnastics unions were loosely organized and lacked hierarchies of authority, whereas the Hitler Youth was highly regulated and its program of physical education was more regimented and militaristic. Nonetheless both upheld a völkisch “blood and soil” worldview. For both the purpose of physical exercise was twofold: to prepare youths for combat by strengthening the body and mind and to instill in them a sense of national unity and purpose. Furthermore Jahn’s movement and National Socialism were both populist in nature (unlike the conservatism of the Prussian Junkers, as Viereck points out). Jahn endorsed classless communitarianism and likewise National Socialism was a mass movement that transcended class lines.

Physical exericse was a core element of National Socialist ideology. Turnen was a component of the 25-Point Programme of the NSDAP and German boys and girls alike took part in physical conditioning. The synchronized gymnastic demonstrations in the Third Reich would have resembled the demonstrations of Jahn’s gymnasts on the Turnplatz in Berlin. The Turners’ demonstrations were ceremonial spectacles that made use of bonfires and torch-lit processions, not unlike National Socialist rallies.[31] [32] Gymnasts in Jahn’s day also performed in national festivals celebrating German folklore and tradition.

Both Jahn and the National Socialists rejected the idea that physical education should emphasize individual results as ends in themselves; instead they saw physical exercise as a national activity. German Leibesübungen (as in the Nationalsozialistischer Reichsbund für Leibesübungen) were contrasted with Anglo-Saxon Sport, which focused more on personal results and mechanized individual training. The German approach focused less on quantifiable individual achievements; physical exercises instead served to strengthen the Volk as a whole.

The term Leib was used in contrast to Körper, as the latter has a purely biological connotation, whereas the former (a term for which there is no English equivalent) connotes the idea of the body as a living being encompassing the soul and mind as well as the physical body. This reflected both Jahn’s and the National Socialists’ belief that the mind could not be divorced from the body and that a healthy body was a prerequisite for a healthy mind.

Jahn was revived during the Third Reich era by the German philosopher Alfred Bäumler, best known for his writings on Nietzsche, who argued that he was a forerunner of National Socialism. He saw Jahn’s vision of a single state that united the German Volk as having anticipated the National Socialist conception of nationhood: “Jahn was the first to use the word ‘Reich’ for the ideal unity of people and state, thus in the sense that we use it today.”[32] [33]

Bäumler’s worldview was founded on his belief in the importance of the common good over the individual. He believed that the individual must be subordinate to the Volk and that each person was the property of the nation. Therefore he believed that physical education must be state-controlled. Like Jahn, he saw physical education as a political tool:

German physical activities could not be created from the needs and habits of the bourgeois society. They developed as a result of the political movements of the time of the struggles for liberation and they will be renewed by the political movement of our day. … German physical activities are in a comprehensive meaning of the word, political.[33] [34]

Jahn’s gymnastic movement is relevant to the modern struggle in a number of ways. The natural radicalism of the young has the potential to pose a significant threat to the system. Most modern youth subcultures diffuse this by trapping youthful rebelliousness within subcultural ghettos that are alienated from society at large. By contrast Jahn’s movement channeled the natural idealism and rebelliousness of young people toward direct political ends. His movement can serve as a model for modern Rightist youth movements.

His movement is also notable for its combination of free-spirited spontaneity and love of nature with physical strength and discipline. The youth movements of the 1960s embraced the former of the set but lacked the latter. But the two do not pose a contradiction: both represent manifestations of a vitalist worldview that places life and health at the center.

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Jahn’s model of physical education represents an alternative to the highly commercialized and specialized world of modern organized sport. His belief that the mind, soul, and body were interconnected and interdepedent stands in stark opposition to the spirit of Cartesian dualism that characterizes the modern West. Furthermore a völkisch conception of physical education would counter the valorization of blacks prevalent in the modern sports world.

Lastly Jahn realized that in order to achieve German unification it was first necessary to raise the morale of the German people (“im Herzen das neue Deutschland aufzubauen”)[34] [35]. Today Europeans as a whole are likewise a conquered people, albeit in a different sense. When whites regain a sense of purpose as a race, political change will follow.

Notes

[1] [36] Encyclopaedia Britannica, 8th ed., s.v. “Friedrich Ludwig Jahn” (Chicago: Encyclopaedia Britannica, 2009).

[2] [37] Karoline Weller, “Der ‘Turnvater’ in Bewegung: Die Rezeption Friedrich Ludwig Jahns zwischen 1933 und 1990,” (Diss., Ludwig-Maximilians-Universität München, 2008), 5.

[3] [38] Christian Werth, Friedrich Ludwig Jahn und seine Ideologie (GRIN Verlag, 2009).

[4] [39] Rolland Ray Lutz, “‘Father’ Jahn and his Teacher-Revolutionaries from the German Student Movement,” The Journal of Modern History, vol. 48, no. 2, (June 1976): 5.

[5] [40] Werth.

[6] [41] Christopher Clark, Iron Kingdom: The Rise and Downfall of Prussia, 1600-1947 (Cambridge: Harvard University Press, 2006), 351.

[7] [42] Richard Holt, J. A. Mangan, and Pierre Lanfranchi (eds.), European Heroes: Myth, Identity, Sport (New York: Routledge, 2013), 19.

[8] [43] Werth.

[9] [44] Holt et al., 22.

[10] [45] Ibid., 21.

[11] [46] Ibid., 17.

[12] [47] Ibid., 22.

[13] [48] Jürgen Schwab, “Die Deutsche Burschenschaft – zwischen Anspruch und Wirklichkeit” (Haus der Alten Breslauer Burschenschaft der Raczeks, Bonn, September 3, 2004). https://sachedesvolkes.wordpress.com/2011/01/31/die-deuts... [49]

[14] [50] Ibid.

[15] [51] Ibid.

[16] [52] Friedrich Ludwig Jahn, Deutsches Volkstum, 109. There is no English edition of Deutsches Volkstum. The excerpts quoted in this article represent my rough attempts at rendering his old-fashioned German diction into English.

[17] [53] Shlomo Avineri, “Where They Have Burned Books, They Will End Up Burning People” (Jewish Review of Books, Fall 2017). https://jewishreviewofbooks.com/articles/2788/burned-book... [54]

[18] [55] Ibid.

[19] [56] Werth.

[20] [57] Ibid.

[21] [58] Jahn, 30.

[22] [59] Matthias Rittner, “Theorien und Konzepte nationaler Erziehung von der Deutschen Romantik bis zum Nationalsozialismus,” (Diss., Friedrich-Alexander-Universität, 2012), 152.

[23] [60]Jahn, 36.

[24] [61] Rittner, 78.

[25] [62] Jahn, 213.

[26] [63] Holt et al., 20.

[27] [64] Lutz, 20.

[28] [65] Jahn, 72.

[29] [66] Peter Viereck, Metapolitics: From Wagner and the German Romantics to Hitler (New York: Routledge, 2017), 78.

[30] [67] Ibid., 77.

[31] [68] Clark, 384.

[32] [69] Weller, 41.

[33] [70] Tara Magdalinski, “Beyond Hitler: Alfred Baeumler, Ideology and Physical Education in the Third Reich,” Sporting Traditions, vol. 11, no. 2. (May 1995): 64.

[34] [71] Carl Euler, Friedrich Ludwig Jahn: Sein Leben und Wirken (Stuttgart: Verlag von Carl Krabbe, 1881), 511.

 

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dimanche, 19 juin 2016

Euro 2016 de football: analyse et souhait d’une défaite des ”Bleus”

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Euro 2016 de football: analyse et souhait d’une défaite des ”Bleus”

par Guillaume Faye

Ex: http://www.gfaye.com

Nous sommes bassinés par l’Euro, cuvée 2016. Anciennement ”coupe d’Europe des nations”, dénomination abandonnée à cause de ce dernier terme, c’est la 3e manifestation sportive internationale (spectateurs et chiffre d’affaire) après les Jeux olympiques et le Mondial de football – ou Coupe du monde.

Avec ce tournoi, la France essaye d’oublier la réalité, de fuir ses problèmes, de faire l’autruche et de se divertir au spectacle d’un sport factice et gangrené par le lucre. Au rythme des grèves – le vrai sport national – et des menaces d’attentats islamiques. Le foot est devenu une drogue collective et le lieu d’arrangements bizarres : le Qatar, État monarchique dictatorial, pro–islamiste et esclavagiste, très soft d’apparence, possède le principal club français et bénéficie de passe–droits pour tous ses investissements en France, le prétentieux ”pays des droits de l’homme”…

Une équipe majoritairement africaine

Parmi les 23 joueurs sélectionnés (actifs et remplaçants) par Didier Deschamps (accusé de racisme par Éric Cantona et Jamel Debbouze pour avoir écarté de la sélection le voyou Karim Benzema) dans l’équipe de France, on dénombre : 10 Blancs, 11 Noirs dont trois nés en Afrique, 1 Arabe (”Beur”) né en France et 1 métis né à la Réunion. L’équipe de France comporte donc une minorité de Blancs. Le fait est encore plus accentué dans l’équipe réellement présente sur le terrain. Les téléspectateurs du monde entier, en voyant jouer l’équipe de France, se disent : ” La France n’est plus principalement d’origine européenne ”.

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Le message lancé par cette sélection est très clair : François Hollande a  répété que cette équipe de football représentait la Nation : « vous êtes la France ». De Gaulle, qui confiait à Alain Peyrefitte que la France était un pays de « race blanche » et devait le rester, doit se retourner dans sa tombe. L’équipe de France de football est donc majoritairement non française de souche et non européenne d’origine. Dans n’importe quel pays au monde, cette situation semblerait aberrante.

La France est le seul pays européen dans ce cas. On peut supposer soit que c’est volontaire afin de lancer un message idéologique ( ” l’équipe de France de football doit être emblématique de la nouvelle France ethnique, c’est–à–dire déblanchie”), ce qui serait une démarche raciste anti Blancs, soit qu’on ne trouve pas dans les milieux populaires de recrutement assez de jeunes Français de souche comme candidats footballeurs. Les deux explications peuvent s’entrecroiser. L’argument que les Noirs seraient meilleurs footballeurs que les autres (comme ils sont meilleurs sprinters) ne tient pas puisqu’aucun pays africain (équipes à 100% noires) ne performe au niveau international, bien au contraire.

La récupération du football par les politiciens et le pouvoir

association-pour-la-recherche-contre-le-cancer-en-2008_exact1024x768_p.jpgComme Chirac avant lui, Hollande s’investit à fond dans le football et se démène pour l’Euro 2016. Il espère en cas de succès français des retombées électorales pour la présidentielle de 2017. En 1998, la France avait gagné le Mondial de football face au Brésil. Incroyable victoire…C’était l’époque où l’équipe ”Black–Blanc–Beur” de Zidane devait l’emporter, pour des raisons idéologiques. De mauvaises langues avaient suggéré que le match avait été truqué – pratique courante dans le football– pour faire gagner l’équipe de France. Il n’est pas exclu que des trucages de matches soient en cours pour faire gagner l’équipe de France à cet Euro 2016. Bernard Tapie est un maître professeur dans cette discipline (1). En tout cas, si l’équipe de France l’emporte, alors qu’elle est d’un niveau très moyen, on pourra se poser des questions.

Dînant avec les ”Bleus” le 5 juin, M. Hollande leur a expliqué : «  Le pays peut être heureux avec vous alors que nous vivons des difficultés […] Nos compatriotes ont envie d’être heureux et fiers avec vous. Il faut leur donner ce qu’ils attendent de vous, un esprit collectif, une volonté de gagner ensemble ». On reconnaît dans ces propos, le dogme officiel du ”vivre ensemble”, grandiloquent et ridiculement inefficace.

Pour le match d’ouverture contre la Roumanie, le Président de la République y assistait, couvert d’une immense écharpe de supporter. Grotesque. Un vrai clown, insensible à son propre ridicule. Que ne ferait pas ce petit politicien pour tenter de grappiller des voix ?

Le foot comme liturgie creuse

La triste réalité, c’est que le milieu du football – international et français particulièrement– est gangréné par la corruption généralisée, le dopage, les pratiques mafieuses, la délinquance sexuelle, les trafics financiers, les enrichissements délirants, les matchs truqués. Les récentes affaires (Platini, Benzema, etc.) ne sont que la petite partie émergée de l’iceberg du sport le plus pourri de la planète. 

Il est catastrophique de présenter comme des exemples et des modèles pour la ”jeunesse” des footballeurs millionnaires, illettrés, frimeurs, souvent délinquants. On s’indigne des salaires des grands patrons, qui sont tout de même des entrepreneurs et des employeurs, mais pas du tout de ceux, souvent plus élevés, des footballeurs.

Les vedettes du foot, qui « se conduisent comme  des vauriens tout en suscitant l’extase de la foule » selon la formule de Chantal Delsol, sont des mercenaires, souvent analphabètes, parfois voyous, toujours mus par la cupidité financière. Les transformer, comme le fait M. Hollande, en représentants du patriotisme français, en symboles de la France, est lamentable.

hollande-fin-coupe-du-monde-2014.jpgAvec cette messe footballistique, l’insignifiance devient un sujet central. Le polémiste Anthony Palou (Le Figaro, 08/06/2016) reprenant l’idée classique mais juste du ” foot opium du peuple”, écrit : « Nous n’avons rien contre le foot, plutôt contre la bêtise qui s’en dégage […], nous en avons contre une société malade, une société qui ne vit que par le ballon, une société complètement infantile ». Prétexte à un chauvinisme bas de gamme, inverse même du patriotisme ou du nationalisme, le foot est aussi le royaume de «  cet argent un peu cracra » ainsi que de la démagogie politique : « ras–le–ballon de ces hommes politiques si ridicules, si peu professionnels qui n’ont de cesse que de passer leur temps devant leur télé ou au Stade de France ». Sans oublier évidemment le hooliganisme ultraviolent des supporters qui s’amplifie : dans aucun de ses aspects, décidemment, le football n’est sympathique. Chantal Delsol, à propos de la grand messe de l’Euro et du foot en général, utilise cette expression : « liturgie creuse ».

Le mensonge de la ”diversité heureuse” représentée par les ”Bleus”

L’équipe de France n’est pas la société française. Les ”Bleus” (d’un bleu très foncé…) sont devenus le symbole dérisoire d’une identité nationale simulée. On essaie depuis un certain temps – idéologie du ”Black–Blanc–Beur” – de présenter cette équipe multiraciale (de moins en moins d’ailleurs et de plus en plus africaine) comme un exemple réussi de pluralité et de coexistence pour une société mise dans l’obligation de se ”diversifier”, de se déblanchir.

La rhétorique officielle (raciste en creux comme tout ce qui est ”antiraciste”) dit : c’est cette diversité (ethnoraciale) qui donne son dynamisme à l’équipe de France et qui, donc, est aussi un avantage, une chance pour la nouvelle France. Or ces deux présupposés sont faux. L’équipe de France performait mieux dans les classements quand elle était homogène ethniquement, européenne ; dans le monde, les meilleures équipes (dans tous les sports) sont monoethniques. Yves de Kerdrel rappelle que dans les années 70 « le foot était un sport où s’affrontaient de vrais athlètes et non des garnements incultes gavés de millions d’euros et incapables de chanter La Marseillaise » (Valeurs actuelles, 9–17/06/2016). Les ”Bleus”, depuis plusieurs années, sont médiocres et ébranlés par des scandales à répétition. La société française, quant à elle, devenue multiraciale et multiculturelle, vit une crise profonde, le fameux ”vivre ensemble” ressemblant à une sinistre utopie, une farce tragique. Ce qui était prévisible, puisque toute société ethniquement hétérogène est invivable à terme.

C’est pour occulter ce terrible constat, cette lourde vérité, afin d’imposer le mensonge de la ”diversité heureuse”, que la propagande de l’État et des médias dominants orchestre un énorme battage autour de l’équipe de France de football et de l’Euro 2016. L’enjeu idéologique d’une victoire des ”Bleus” est donc énorme. Tout va donc être tenté pour qu’ils gagnent…   

Les Bleus, faux héros et modèles factices

Les autorités de l’État–et notamment le Président de la République– se dévalorisent en divinisant cette ”équipe de France”, un ramassis d’athlètes dopés, au QI de poule, payés comme des nababs. Présenter ”les Bleus” comme symboles suprêmes de la France est insultant et dégradant. On donne ces sous–doués en exemple, alors qu’on néglige les véritables élites françaises dont, malheureusement, une bonne partie s’exile : chercheurs, inventeurs, chefs d’entreprise, artistes talentueux, etc. souvent ignorés par les médias, beaucoup plus attirés par les footballeurs et les rappeurs 

horrfoot49737800.jpgAu moins, les gladiateurs et même les auriges des Jeux du Cirque dans l’Empire romain risquaient leur vie à chaque descente dans l’arène.

Le président Hollande, en visite à Clairefontaine, le centre d’entraînement de l’équipe, dans une grandiloquence ridicule, s’est exclamé : « vous êtes la France, toute la France ! » Cette volonté de comparer l’équipe de football nationale à la France elle–même et en faire son modèle est obsessionnel et misérable. M. Hollande sous entend évidemment que la France doit, à l’image de son équipe, se ”diversifier”, c’est-à-dire s’africaniser. Car, elle est là, l’obsession : en finir avec cette France de souche, monochrome.

Ivan Rioufol, qui traite le football actuel de « sport pourri par l’argent et la crétinerie », et déplore « la foule anesthésiée par ce nouvel opium », écrit : « en venir à admettre que le foot professionnel, corrompu jusqu’à l’os, est seul capable d’unir les citoyens dit tout des maux dont souffre la France éclatée […] Observer le gouvernement désemparé se jeter dans les bras d’un football frelaté élevé au rang de culte, rend la situation pathétique ». (Le Figaro, 10/06/2016)

L’aliénation devant le football atteint Le Monde,journal officiel de l’idéologie dominante et de l’oligarchie, qui a consacré deux pages ( !) d’entretien le 8 juin au joueur Zlatan Ibrahimovic, parfait abruti narcissique qui débite des âneries. Associer la force et la santé d’un pays à son équipe de football (une équipe de millionnaires incultes qui, en plus, ne reflète pas l’identité du pays) est profondément pervers. Car c’est une tentative pour siphoner le véritable patriotisme français au profit d’un chauvinisme dégénéré qui héroïse des mercenaires.

Souhaitons le mieux pour notre pays : que cette équipe de France de foot, ”les Bleus”, soit éliminée et qu’une véritable équipe nationale européenne l’emporte.   

  1. Truquer un match consiste à payer des athlètes pour mal jouer et laisser marquer des buts à l’adversaire, pratique courante dans le football. Les raisons son multiples, politiques ou liées aux paris. Les joueurs complices de la défaite de leur équipe sont fortement rémunérés. Cette pratique était fréquente dans l’Antiquité romaine pour les courses de char.

dimanche, 20 juillet 2014

Le Tour de France de 1914

 

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Le vainqueur Philippe Thys

Le Tour de France de 1914


 

Tour12946106684.jpgLa Coupe du monde de football vient de se terminer; les amateurs de sports tournent leur regard, comme chaque mois de juillet, vers le Tour de France cycliste. La plus célèbre course de vélos du monde se déroule aujourd'hui à l'ombre de celle de 1914, cent ans après que la première guerre mondiale ait éclaté. Le départ d'une étape à Ypres, le passage du peloton le long du champ de bataille de Verdun, les longues étapes en Alsace et en Lorraine en sont la preuve. L'étape qui s'est déroulée sur les pavés du Nord a été, elle aussi, un hommage aux morts de la première guerre mondiale, parce que l'expression "l'enfer du Nord" est née en 1919, quand le parcours de la course Paris-Roubaix était particulièrement sinistre et difficile. Les voies "carrossables" avaient été labourées par les artilleries française, britannique et allemande.

 

TourPETIT-BRETON%.jpgLes médias ont consacré quelques minutes d'attention aux vainqueurs du Tour avant 1914 (le premier Tour a eu lieu en 1903), qui n'ont pas survécu à la première guerre mondiale. Ainsi, Lucien Petit-Breton, vainqueur en 1907 et en 1908, le Luxembourgeois François Faber, vainqueur en 1909, et Octave Lapize, vainqueur en 1910. Petit-Breton a eu une fin misérable: courrier dans l'armée française, il a été renversé par une calèche menée par un cocher ivre. On n'a jamais retrouvé de traces du Luxembourgeois Faber, engagé dans la Légion Etrangère. Il combattait dans la région de la Somme et a disparu le 9 mai 1915 lors d'un combat à proximité d'Arras. Lapize, peut-on dire, a eu la mort du héros: pilote d'un avion de reconnaissance de la toute jeune aviation française, il a été abattu le 14 juillet 1917 en Lorraine.

 

 

Dix-sept coureurs morts au combat

 

Le sort des anciens vainqueurs du Tour est évidemment plus connu que celui de dix-sept autres coureurs qui avaient participé à la course de 1914 et qui sont également morts au champ d'honneur. Ils demeurent des inconnus comme Dejoie, Lachaise et Tribouillard. Aujourd'hui encore, alors que l'on commémore pourtant la Grande Guerre, ces hommes ont été trop longtemps oubliés. Cet oubli est cependant comblé par un ouvrage remarquable, intitulé Le Tour de France de 1914 - De la fleur au guidon à la baïonnette au canon, paru déjà en 2010. L'auteur en est l'historien Jean-Paul Bourgier. Il nous relate l'histoire d'un Tour où l'ombre de la guerre n'a jamais été perceptible même si, pendant la durée de cette "grande boucle", il y avait bien des indices d'une tension croissante entre la France et l'Allemagne.

 

Tourlapize_octave.jpgLe hasard a voulu que le Tour de 1914 ait commencé le 28 juin, le jour même où l'héritier du trône impérial austro-hongrois et son épouse la Comtesse Sophie Chotek ont été assassinés à Sarajevo par l'activiste Gavrilo Princip. Cet assassinat a été le coup d'envoi de la première grande conflagration mondiale mais on ne l'imaginait pas encore quand le départ du Tour a été donné. Pendant la première étape, d'Abbeville au Tréport, personne n'a songé aux événements qui venaient de marquer l'Empire austro-hongrois.

 

Cela peut paraître étrange, rétrospectivement, mais le Tour de France a commencé plus tôt cette année-là. Si l'on avait reproduit le calendrier de 1908, alors la grande fête du vélo aurait commencé le 13 juillet et se serait terminée le 9 août. On aurait dû interrompre la course à cause de la mobilisation générale. Le vainqueur du Tour de 1914 a été le Bruxellois Philippe Thys, qui avait déjà gagné l'épreuve de 1913. Il avait déclaré qu'il gagnerait une troisième fois consécutive en 1915. Cette promesse n'a pu être tenue. Thys a encore gagné le Tour de 1920. Quel aurait donc été son palmarès si l'incendie n'avait pas éclaté en Europe? La même question peut être posée pour Octave Lapize, ancien vainqueur mort au champ d'honneur. Ce gaillard extraordinaire n'avait pas seulement gagné le Tour mais aussi trois fois le Paris-Roubaix et le Paris-Bruxelles. Lapize était une véritable légende du vélo. Il avait emporté le Tour de 1910, le premier à être passé par les Pyrénées. Il avait apostrophé avec véhémence les organisateurs du Tour en les traitant d'assassins tant le parcours avait été difficile et dangereux. En 1914, il abandonne le Tour à cause du décès de sa mère.

Metz, étape à l'étranger

 

TourFrançois_Faber.jpgLe Tour de France de 1914 s'est déroulé sans le moindre souci. A Cherbourg, les coureurs se trouvaient dans le même hôtel que la figure de proue du socialisme français, Jean Jaurès, avec qui ils ont plaisanté. Juste avant que n'éclate la guerre, cet homme politique a été assassiné. On pouvait déceler bien des indices prouvant la tension croissante entre puissances européennes mais les coureurs en riaient, en disant que des événements plus graves avaient ponctué la politique internationale au cours des quinze dernières années.

Le coureur français Eugène Dhers avait un autre avis et sentait que les choses allaient dans un sens différent, plus tragique. Soldat, il avait reçu un congé spécial pour participer au Tour mais, dès le 7 juillet, il est rappelé sous les drapeaux et rejoint sa caserne à Belfort. Le Belge Jean Rossius gagne l'étape qui amène le Tour à Nice où règne une atmosphère tendue. Le Président français Raymond Poincaré était parti ce jour-là pour la Russie. C'était une raison suffisante pour que les observateurs attentifs de la scène politique européenne puissent en conclure que les choses basculaient sûrement vers une instabilité que les non initiés ne percevaient pas encore.

 

Photo: François Faber

 

Les organisateurs du Tour auraient pourtant dû s'en apercevoir quelques années auparavant. En 1907 et en 1908, Metz en Lorraine, avait été choisie comme arrivée d'étape… à l'étranger car, en effet, depuis la guerre franco-prussienne de 1871, la ville était devenue allemande. En 1910, l'orchestre messin avait même joué la Marseillaise, alors que tous les symboles français étaient interdits en Alsace et en Lorraine. A partir de 1911, le peloton n'a plus reçu l'autorisation de passer en territoire allemand. En 1919, lors du premier Tour d'après-guerre, les organisateurs, pour souligner la revanche française, ont choisi Metz et Strasbourg comme villes d'étape.

 

Salan/'t Pallieterke.

 

(article paru dans 't Pallieterke, Anvers, 16 juillet 2014). 

 

Portrait d'artiste: François Faber

 

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jeudi, 10 février 2011

Vizier: Politieke manipulatie corrumpeert taal

http://www.tertio.be/sitepages/index.php?page=archief&...

Vizier: Politieke manipulatie corrumpeert taal

newspeak-19841.jpgIs het niet vreemd dat op de website van Amnesty International Vlaanderen niets te vinden is over de vervolging van christenen in moslimlanden?
Primeert bij Amnesty Vlaanderen het ideologische verhaal, waardoor de waarheid geweld wordt aangedaan? Die onmiskenbare christenvervolging mag niet langer worden verdoezeld.

Miel Swillens | George Orwell merkte op dat “the restatement of the obvious is the first duty of intelligent men.” Daarmee bedoelde hij dat je moet
blijven hameren op onmiskenbare waarheden. Zo niet worden die verdoezeld wanneer ze niet passen in het vigerende ideologische denkraam. Orwell wist
waarover hij het had. Hij maakte zelf mee hoe zijn relaas over de Spaanse Burgeroorlog, Homage to Catalonia, werd uitgespuwd door de Britse
intelligentsia, omdat het niet strookte met haar pro-Sovjet en pro-Stalin gezindheid. Om diezelfde reden weigerden linkse uitgeverijen Animal Farm te
publiceren, waarin de auteur onder het mom van een dierenfabel de ontaarding van de Russische Revolutie op de korrel nam. Orwell, een overtuigde maar eigenzinnige socialist, haatte elke orthodoxie, zowel van links als van
rechts. Ideologische taal, zo stelde hij, is ontworpen om de leugen als waarheid te doen klinken, en een schijn van vastheid te geven aan pure wind.

Ik moest aan Orwells afkeer van geprefabriceerde termen en holle frases
denken, toen ik op de website van Amnesty International Vlaanderen
terechtkwam. Eigenlijk was ik op zoek naar informatie over de vervolging van
christenen in moslimlanden. Maar daarover was niets te vinden. Bij
mensenrechten per land wordt noch bij Irak noch bij Egypte melding gemaakt
van vervolgde christenen. Ook als thema komt het niet aan bod. Tik je het
trefwoord ‘kopten’ in, dan krijg je als antwoord: “uw zoekopdracht heeft
geen resultaat opgeleverd”. Tik je daarentegen ‘Guantanamo’ in, dan vind je
niet minder dan 45 items. Ben ik bevooroordeeld wanneer ik de indruk krijg
dat Amnesty Vlaanderen vooral aandacht heeft voor de troetelthema’s van de
linkse intelligentsia?

Nwspk3.jpgCultuurrelativisme

Maar terug naar Orwell en zijn afkeer van geprefabriceerde termen en holle frases. In het jaarrapport 2010 van de mensenrechtenorganisatie wordt België bestempeld alseen land van “willekeurige arrestaties en opsluitingen” en van “buitensporig gebruik van geweld door politie en veiligheidsdiensten”. Is dat een correcte weergave van de Belgische realiteit? België lijkt wel Iran of Zimbabwe. Maar wellicht is dat ook de bedoeling. Een westers land als België mag er blijkbaar niet beter uitkomen dan een derdewereldland. Vandaar de suggestie van morele equivalentie. Wanneer het ideologische verhaal primeert, wordt de waarheid geweld aangedaan.

Soms wordt het taalgebruik ronduit orwelliaans, zoals in het standpunt van Amnesty over een mogelijk boerkaverbod in België: “Amnesty stelt vast dat een algemeen boerkaverbod in strijd is met de godsdienstvrijheid en de vrijheid van meningsuiting. Bovendien beperkt een dergelijke wet het recht van vrouwen op een leven vrij van dwang, intimidatie en discriminatie.” (mijn cursivering). De geperverteerde logica van dat standpunt shockeert. De tekst illustreert hoe de capitulatie van de
mensenrechtenorganisatie voor het cultuurrelativisme haar taalgebruik corrumpeert. Wie Orwells toekomstroman Nineteen Eighty-Four kent, denkt daarbij aan de fameuze Newspeak met slogans zoals “Slavery is freedom”.

Politiek correct

Taal dient om te communiceren over de werkelijkheid, om die zo getrouw mogelijk weer te geven. Ideologieën verdoezelen of ontkennen de werkelijkheid, telkens die botst met hun politieke discours. Dat leidt tot corruptie van de taal. Denk maar aan de vroegere Sovjet-Unie. Correcte taal is een democratische opdracht en ethische plicht. Wellicht moeten ze bij Amnesty Vlaanderen ook maar eens Orwell lezen, zijn essay Politics and the English Language bijvoorbeeld. Daarin staat onder andere het volgende: “But if thought corrupts language, language can also corrupt thought. A bad usage can spread by tradition and imitation, even among people who should and do know better.”