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samedi, 06 décembre 2014

OCDE : « La zone euro pourrait être tombée dans une trappe de stagnation persistante »

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OCDE : « La zone euro pourrait être tombée dans une trappe de stagnation persistante »

Dans son dernier rapport d’Economic Outlook (‘perspectives économiques’), l’Organisation de coopération et de développement économiques, un think tank parisien plus connu sous son acronyme OCDE, exhorte la Banque centrale européenne (BCE) à envisager un soutien monétaire d’urgence pour la zone euro, et le bloc de la zone euro à assouplir sa doctrine fiscale.

L’OCDE craint que la zone euro ne soit tombée dans une « trappe de la stagnation persistante » et note que les risques de stagnation augmentent dans la zone euro, ce qui pourrait faire peser une menace sur toute l’économie mondiale. Une stagnation prolongée dans la zone euro pourrait avoir pour effet d’entraver la croissance économique mondiale en raison des liens commerciaux et financiers que celle-ci entretient avec le reste du monde.

Selon les modélisations présentées dans le rapport, un choc négatif pourrait provoquer une nouvelle période étendue de croissance très faible accompagnée d’une faible inflation, qui conduirait à un maintien du chômage à son niveau actuel très élevé.

L’Organisation table sur une croissance mondiale de 3,3% cette année, de 3,7% pour 2015, et de 3,9% pour 2016. Les États-Unis et le Royaume-Uni auront une croissance plus forte que celle de la zone euro et du Japon, et certains pays émergents, notamment l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud, devraient aussi connaitre une reprise vigoureuse. Cependant, l’économie de la Chine devrait s’affaiblir légèrement, tandis que celle de la Russie devrait stagner l’année prochaine.

Pour la zone euro, l’organisation prévoit une croissance de 0,8% cette année, puis 1,1% en 2015, et 1,7% en 2016. Aux États-Unis, cependant, l’OCDE prévoit de bien meilleures perspectives, avec une prévision de croissance de 2,2% pour cette année, et près de 3% pour 2015 et 2016.

Au sein de la zone euro, les interventions de la BCE pour assouplir la politique monétaire ont été limitées jusqu’à présent, et l’Allemagne s’y oppose farouchement.

Expresse.be

vendredi, 05 décembre 2014

Les fonds vautours sont l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis

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Les fonds vautours sont l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis

Entretien avec Eric Toussaint

Ex: http://fortune.fdesouche.com

 

 

Il a également été conseiller du président Rafael Correa au sein de la Commission d’Audit Intégral de la Dette de l’Équateur. Eric Toussaint est l’auteur de nombreux ouvrages sur le système financier international, tels que Les Tsunamis de la dette (2005), Banque mondiale : le Coup d’État permanent. L’Agenda caché du Consensus de Washington (2006), La Dette ou la vie (2011) et Bancocratie, paru récemment.

En outre, la Chambre des députés d’Argentine l’a invité mercredi 15 octobre 2014 à participer à une conférence sur la dette extérieure aux côtés des députés du Front pour la Victoire (Frente para la Victoria) Héctor Recalde et Carlos Raimundi, et de l’économiste Fernanda Vallejos. Interrogé par le quotidien Tiempo Argentino, Éric Toussaint expose son analyse du conflit avec les fonds vautours.

Considérez-vous que le verdict du juge Griesa en faveur des fonds vautours soit un jugement juste ?

 

Ce sont incontestablement des fonds qui ont fait l’acquisition de titres argentins dans le seul but de poursuivre en justice l’Argentine pour tirer le plus de profit possible via une opération purement spéculative. Pour moi, c’est tout à fait inacceptable et, au regard de la législation américaine, illégal. En effet, aux États-Unis, la loi interdit d’acheter des titres de la dette si le but n’est pas de recevoir des coupons d’intérêt mais de spéculer et d’intenter une action en justice contre l’émetteur. C’est une pratique jugée illégale là-bas.

Toutefois la Cour Suprême des États-Unis a validé le jugement de Griesa lorsqu’elle a évité d’analyser le recours de l’Argentine…

Bien sûr, il ne s’agit pas d’un conflit entre l’Argentine et le juge Griesa mais avec la justice des États‑Unis puisque la Cour a donné raison au juge.

C’est une tentative manifeste de faire revenir l’Argentine et l’Amérique latine à la situation de la fin du XIXe et du début XXe, à l’époque où les grandes puissances dictaient directement aux nations débitrices le comportement à adopter, bafouant ainsi la souveraineté de ces pays.

Dès lors, pensez-vous que la décision de la justice américaine renferme un dessein politique?

Oui, ou du moins, elle a une conséquence politique : donner une interprétation totalement biaisée de la loi car cette interprétation contredit le contenu-même de la législation américaine sur les fonds vautours.

Peut-on extrapoler cela aux fonds vautours?

Les fonds vautours cherchent le profit maximal. Ce qui me paraît fondamental ce ne sont pas les vautours mais la décision d’une juridiction étrangère qui avalise leurs agissements. C’est là un enseignement très important à tirer : il ne faut plus transférer la compétence juridictionnelle – i.e. le pouvoir de trancher en cas de litige– à une juridiction étrangère.

Les fonds vautours ont-ils une influence sur la politique internationale?

Bien évidemment. Il ne fait aucun doute que le fonds NML de Paul Singer fournit une aide financière au Parti républicain, lequel a beaucoup de pouvoir aux États-Unis et, partant, exerce une influence sur la politique américaine.

Je dirais que les fonds vautours représentent l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis dans le secteur financier, suivis des bataillons qui ont pour nom Goldman Sachs, Bank of America, Citibank et ainsi de suite.

Exercent-ils également une influence en Europe?

Ces fonds portent désormais leur regard sur la Grèce et l’Espagne. Le fond de Paul Singer, NML Capital, a fait l’acquisition de crédits de la dette de la banque espagnole Bankia pour ensuite reproduire le même schéma qu’en Argentine. Aujourd’hui, en Europe, il existe une véritable prise de conscience sur le degré de dangerosité de ces fonds.

Quelle est votre opinion eu égard au comportement d’institutions telles que le FMI ou la Banque mondiale dans les pays en développement?

Elles sont coresponsables de l’endettement frauduleux. Cela apparaît très nettement dans le jugement Ballesteros |1| de l’affaire Olmos en 2000, dans lequel ressort la complicité du FMI, qui a donné son aval à la Junte militaire pour contracter la dette et ensuite dans tout le programme de privatisation de Carlos Menem et la destruction du service public. Ces institutions font partie du problème et non de la solution.

Les concessions réclamées par le FMI ont-elles un caractère politique?

Le FMI et la Banque Mondiale sont des instruments du pouvoir des États-Unis et ce sont les bras institutionnels de la politique étrangère américaine. Ces politiques ont pour but de maintenir les pays du Sud dans un état de soumission face aux pays centraux.

Que pensez-vous de la proposition émise par l’Argentine à l’ONU concernant une convention de restructuration de la dette ?

Pour moi, le fait de procéder à une annulation de la dette est un élément positif. Mais j’estime qu’il faudrait mettre au centre du débat des Nations-Unies le thème de l’illégitimité de la dette.

Le mécanisme de restructuration en soi ne suffit pas. On ne peut restructurer une dette illégitime, il faut l’annuler.

Mais, dans ce cas-ci, le FMI a appuyé le recours contre les fonds vautours.

Je pense que c’est un épiphénomène. En fin de compte, les fonds vautours agissent d’une manière qui ne plaît pas au FMI. Mais cette organisation a mené des actions de dérégulation financière dans les pays en développement, actions qui ont favorisé les agissements des fonds vautours.

Le FMI est complice des fonds vautours. Le fait est que le FMI est en faveur d’un mécanisme de restructuration de la dette en accord avec la majorité des créanciers alors que les fonds vautours ne veulent pas le respecter.

Vous semble-t-il acceptable que le CIRDI soit compétent pour résoudre les différends relatifs à la dette souveraine, comme l’ont proposé certains fonds vautours ?

Les détenteurs des titres souhaitent certainement que leurs bons soient considérés comme des investissements, mais à mes yeux il s’agit là d’une interprétation totalement erronée et biaisée. Par ailleurs, le CIRDI appartient à la Banque mondiale, c’est un instrument des États-Unis au service des grandes entreprises multinationales privées, qui obtiennent arbitrairement la plupart des jugements qui leur sont favorables. Je recommande à l’Argentine de se retirer du CIRDI comme l’ont fait la Bolivie, l’Équateur et le Venezuela. Le Brésil n’a d’ailleurs jamais souhaité en faire partie.

Craignez-vous que la convention de restructuration qui doit être mise en place par l’ONU ne devienne un CIRDI ?

Oui, cette convention pourrait se transformer en un tribunal en faveur des créanciers. Par conséquent, en ayant à l’esprit le monde dans lequel nous vivons, il est fondamental de comprendre que la résolution d’un conflit avec les créanciers passe par un acte souverain unilatéral de l’État débiteur. On ne peut attendre de jugement favorable de la part d’un tribunal international.

Est-ce donc une bonne chose que l’Argentine saisisse la Cour internationale de justice de La Haye ?

Bien évidemment. Ce peut être un des instruments mais il faut rester bien clair : les États-Unis ne reconnaissent plus la compétence de la Cour de La Haye depuis que cette dernière les a condamnés en 1985 pour avoir miné les ports lors du différend avec le Nicaragua sandiniste. En cas de jugement en leur défaveur, les États-Unis ne la reconnaissent pas et ne respectent pas les arrêts. Donc, même si le recours est légitime, il n’est pas sûr qu’il soit assorti d’effets.

Que devrait faire l’Argentine ?

Il convient d’aller au-delà de la simple opposition aux fonds vautours. Il est crucial de revenir à la question de la légitimité de la dette. J’exhorte les pouvoirs publics argentins à mener un audit de la dette. Il faut prendre en compte la très lourde histoire de la dette argentine.

Je parle ici de la dette contractée par la Junte militaire et de la socialisation des pertes des entreprises privées à la fin de la dictature.

Il est également essentiel de rappeler la dette contractée dans les années 1990 par Carlos Menem et son système de privatisation ainsi que le Megacange (« méga-échange ») de Domingo Cavallo en 2001. Il n’est pas juste que l’Argentine doive payer les créanciers qui ont participé à la fraude ou qui ont soutenu la dictature argentine. D’où l’importance d’un audit citoyen de la dette.

La loi de paiement souverain appelle à mener un audit de la dette. Qu’en pensez-vous ?

Ce qui m’inquiète c’est que dans les propositions du nouvel échange on offre la possibilité aux détenteurs de titres de saisir une juridiction française en cas de litige. En fin de compte, on continue avec la même faiblesse, en transférant la compétence à une autre juridiction au lieu de la juridiction nationale.

Il faut respecter la constitution argentine qui stipule clairement qu’on ne peut déléguer la compétence relative au règlement des différends avec des entités étrangères à une autre juridiction.

__________________________________

Notes :

|1| Il s’agit du juge qui a rendu le jugement dit Sentencia Olmos du nom du journaliste argentin qui a porté plainte contre l’accroissement considérable de la dette pendant la période de la dernière dictature militaire (1976-1983). Ce jugement du 13 juillet 2000 démontre clairement le caractère illégal de la dette argentine.

CADTM

mercredi, 26 novembre 2014

Vers un Nouvel Ordre Mondial?

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Vers un Nouvel Ordre Mondial? Mais, il est déjà là!

Auteur : Bryan MacDonald
Ex: http://zejournal.mobi

Poutine a exprimé le souhait d'un « nouvel ordre du monde » capable d'assurer la stabilité de la planète. Il trouve que les États-Unis abusent de leur rôle de leader mondial. Ce qui n'a pas été suffisamment signalé nulle part, c'est que les piliers de « l'ancien régime » s'écroulent depuis des années.

Tout était pourtant si simple. Le monde était partagé en deux camps – l'Occident et le reste. Et « l'Ouest » était vraiment « the best ». Il y a 20 ans, six des économies les plus puissantes faisaient partie du camp pro-Washington.

Le leader – les USA eux-mêmes – était si loin en tête, que son Produit Intérieur Brut (PIB) était quatre fois plus grand que celui de la Chine et valait neuf fois celui de la Russie.

Le pays le plus peuplé du monde – l'Inde – avait presque le même revenu que la comparativement minuscule Italie et que le Royaume Uni. L'idée que cet ordre de choses allait changer aussi dramatiquement en à peine deux décennies aurait fait rire n'importe qui.

Aux yeux des Occidentaux, la Chine et l'Inde étaient des pays arriérés, et il leur faudrait un siècle au bas mot pour devenir des rivales potentielles. La Russie, elle, était perçue comme un cas désespéré, un pays à genoux, en proie au chaos. De telles notions, dans les années 90 étaient parfaitement justifiées.

L'économie mondiale dans les années 1990 et aujourd'hui

Tableau des dix économies mondiales les plus importantes, ajustées selon la Parité en Pouvoir d'Achat (PPA).

1995 ( en milliards d'US$)

1. USA 7.664
2. Japon 2.880
3. Chine 1.838
4. Allemagne 1.804
5. France 1.236
6. Italie 1.178
7. Royaume-Uni 1.161
8. Inde 1.105
9. Brésil 1.031
10. Russie 955

2015 (Prévisions du FMI)

1. Chine 19.230
2. USA 18.287
3. Inde 7.883
4. Japon 4.917
5. Allemagne 3.742
6. Russie 3.643
7. Brésil 3.173
8. Indonésie 2.744
9. France 2.659
10. Royaume-Uni 2.547

Le soleil couchant US

Maintenant, c'est l'Occident qui fait les frais de la plaisanterie. Le Fonds Monétaire International (FMI) estime que, dès 2015, les quatre plus puissantes économies du monde seront des membres du club connu par son acronyme, BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), et la Chine sera tête de file à la place des USA. C'est même probablement déjà le cas, les chiffres, en économie, ayant tendance à traîner derrière les faits.

L'Italie, homme malade de l'Europe, ne fait plus partie des dix du peloton de tête, et le Royaume-Uni, lanterne rouge, peine à s'y accrocher. Londres prétend toujours au titre de place financière centrale. Les seuls qui le croient encore sont les petits Anglais (« the little Englanders »). Le Royaume Uni est devenu la Julie Andrews de la géopolitique : une étoile en voie d'extinction, qui fut jadis brillante. La France est impuissante, se traînant de crise en infortune et d'infortune en crise.

Le Président US Barak Obama et la Chancelière allemande Angela Merkel

Il est trop tôt pour mettre les États-Unis au rebut. L'Empire ne va pas disparaître d'un jour à l'autre, mais son soleil est déjà bien bas dans le ciel. C'est moins la faute des États-Unis que celle de la déchéance croissante de ses alliés traditionnels.

Les deux seuls qui tiennent encore debout sont l'Allemagne et le Japon, aucun des deux n'étant cependant des acteurs militaires sérieux. La Grande Bretagne et la France ont longtemps été le fer de lance des aventures martiales. En réalité, l'Allemagne n'est pas un partenaire follement enthousiaste, parce qu'une large frange de la classe politique de Berlin est extrêmement sceptique à l'égard du pouvoir US. Pour une partie très significative de l'intelligentsia allemande, c'est Moscou le partenaire naturel, pas les États-Unis.

La montée en puissance des BRICS et d'autres économies émergentes joue un rôle majeur dans la consommation mondiale, dans le commerce mondial et dans les investissements mondiaux. D'ici 2020, le FMI estime que la Russie aura dépassé l'Allemagne et que l'Inde aura surclassé le Japon. Il prévoit également une dégringolade de l'importance mondiale des USA, de 23,7% en 2000 à 16% en 2020. En 1960, les USA représentaient 38,7% de l'économie mondiale. À l'opposé, en 1987, la Chine ne représentait que 1,6%, mais à la fin de cette décennie, elle pourra en revendiquer 20%. C'est un changement de donne sans précédent en un laps de temps aussi court.

Importance de la stabilité

Le discours de Poutine à Valdai n'a pas été un coup donné au pif ni à l'aveuglette, mais une évaluation très nuancée de ce qu'est actuellement l'équilibre du monde et de ce vers quoi on se dirige dans les années qui viennent.

Le Président russe Vladimir Poutine, pendant la rencontre plénière finale de la 11e session du Club de Discussion International de Valdai, à Sotchi

Plutôt que de se préoccuper des questions soulevées par Poutine, les médias occidentaux ont préféré shooter dans l'homme et se désintéresser de la balle. Les éditoriaux ont qualifié son discours de « diatribe » et décrété que Poutine s'en est surtout pris à la politique étrangère des États-Unis, jugée par lui anti-russe. Ils sont passés en masse à côté de la question réelle.

Le souci principal de Poutine, c'est la stabilité et sa prévisibilité, c'est-à-dire l'exacte antithèse du libéralisme occidental moderne. En fait, la position de Poutine est plus proche de celle qu'ont eue, dans le passé, des formations comme la CDU de Konrad Adenauer en Allemagne et les Tories de Harold MacMillan en Angleterre, conservateurs européens classiques s'il en fut.

Poutine est souvent très mal entendu en Occident. Ses déclarations publiques, destinées à une audience intérieure plutôt qu'internationale ( ? NdT) sont perçues comme agressives, voire chauvines. Mais les observateurs feraient bien de se rappeler qu'il est un maître de judo, dont les mouvements sont calculés pour déstabiliser l'adversaire. Si on le lit entre les lignes, Vladimir Poutine cherche le mariage, pas l'isolement.

Le Président russe considère son pays comme faisant partie d'une nouvelle alternative internationale, en union étroite avec les autres nations du BRICS, pour mettre un frein aux agressions US là où c'est possible. Poutine voit cela comme un chemin vers la stabilité. Adenauer et MacMillan l'auraient parfaitement compris. Mais les dirigeants européens actuels et les Nord-Américains ne le comprennent pas. Enivrés par la domination dont ils ont joui ces vingt dernières années, l'idée que l'ordre mondial est en train de changer à toute allure n'a pas encore fait tilt dans leurs têtes.

La réaction des États-Unis à cette nouvelle réalité constituera une question de vie ou de mort. Presque à la manière d'un dessin animé, Washington se cramponne désespérément à sa NSA, à ses gouvernements-fantômes, à son Quatrième Pouvoir pathétique à force de nullité, à sa puissance militaire dilapidée et à son terrifiant chauvinisme rampant. Son infantilisme a besoin d'un « méchant ». En une dizaine d'années ce traître de mélodrame est passé de Ben Laden, de Saddam Hussein et des « Frites de la Liberté » à la russophobie. Si la classe dirigeante américaine ne change pas de comportement, la transition vers un monde multipolaire pourrait bien ne pas se passer en douceur. C'est une crainte sérieuse, et elle est fondée.

Note :

[ On n'a pas l'habitude, ici, de corriger les gens qu'on publie, mais, quand Bryan MacDonald assimile Vladimir Poutine à Harold MacMillan, il oublie que ce dernier a gouverné un empire colonial, et même un des pires qui soient, ce qui n'est pas, jusqu'à présent, le cas de Poutine et que rien, dans son parcours ne laisse présager. ] note du traducteur.

dimanche, 09 novembre 2014

The Works of Stephen Mitford Goodson

Central Banking & Human Bondage: The Works of Stephen Mitford Goodson

By Kerry Bolton 

Ex: http://www.counter-currents.com

Stephen Mitford Goodson
A History of Central Banking and the Enslavement of Mankind [2]
London: Black House Publishing, 2014

Stephen Mitford Goodson
Inside the South African Reserve Bank: Its Origins and Secrets Exposed [3]
London: Black House Publishing, 2014

historyofcentralbanking-193x300.jpgOriginally intended as one book, Black House Publishing has brought out two volumes that, while of course companions, are self-contained.

Immediately the perceptive reader will be aware of several promising features of these books: The author’s middle name is Mitford, indicating the likelihood of a propensity towards rebelliousness.[1] Next, the author’s dedication of A History of Central Banking to Knut Hamsun, “a beacon of light and hope of the natural world order;” the great Norwegian novelist being a man of honor who refused to bow before Talmudic vengeance upon the defeated of World War II. The next promising feature is a quote from Ezra Pound (a figure akin to Hamsun for his having fought the same malignant forces, defending the same heroic ideals, and having undergone great persecutions in the post-war era) which sets the tone for the book: “And you will never understand American history or the history of the Occident during the past 2000 years unless you look at one or two problems; namely, sheenies and usury. One or the other, or both. I should say both.”[2]

Another interesting feature that immediately faces the reader is that the lengthy preface is written by Prince Mangosuthu Buthelezi, Member of Parliament and long-time leader of the Inkatha Freedom Party. While Prince Buthelezi begins by stating that he “does not endorse the viewpoints” expressed in the book, he also points out that the book is “controversial” and will “engender strong reaction.” The remarks of caution by Buthelezi are presumably necessitated by Goodson, like his Mitford relatives, insisting on documenting certain heresies pertaining to the influence of Jews on politics and finance, and on the achievements of Axis states in overthrowing shylockcracy.

Despite opening with that qualification, Buthelezi nonetheless proceeds to support Goodson’s views on central baking and usury as the main cause of “profound and inhumane differences” within nations throughout the world. Buthelezi, declares himself an enemy of that system: “For this reason, for several years, my Party and I have argued that South Africa should reform its central banking and monetary system, even if that means placing our country out of step with iniquitous world standards.” Since that is the case, one suspects that Buthelezi also realizes that the resistance of the Axis states to just this system might have been the real cause of their placing themselves “out of step with iniquitous world standards,” which Goodson subsequently explains. The prince writes: “This work provides not only a broad sweep of the history of economics over almost three millennia, but insights into how the problems of usury have been confounding and enslaving mankind since civilized existence first began.”

Goodson-252x300.jpgGoodson’s book is unique in this genre in several major ways: he traces the course of usury through history over thousands of years; something that has not usually been attempted since one of Ezra Pound’s favorite books, Brooks Adams’ Law of Civilization and Decay was published over a century ago.[3] Goodson also provides both a history of the usurers and those who opposed usury, plus technicalities on the finance system and how it can be fixed.

Goodson goes back to ancient Rome in seeking early examples of financial systems that have a bearing on the world today. He quotes Aristotle, from Politics, on what some would call the Traditionalist attitude[4] to such things but which are today called “respectable businessmen” and “good business practice”: “Men called bankers we shall hate, for they enrich themselves while doing nothing.” Aristotle thereby sums up the entirety of the case against orthodox banking. Goodson traces systems used in Rome such as the use of bronze pieces that were issued by the Roman state for the transaction of commerce, usury-free, an early example of fiat money; not to be confused with the present-day system of issuing fiat money via private banks, who receive their slice of usury, allowing this perverted “fiat money” to be condemned when it does not work.[5] Goodson draws on statistics to show that this was an era of great wealth and progress, at a time also when the Roman leaders lived by the austerity and honor of what it truly was to be “Roman.”

The system fell to ruin when Rome replaced these bronze ingots with silver, and the whole character of Rome was degraded. In other words, moral rot followed a change in banking. Usurers, including many Jews who had flocked to Rome during its epoch of decay, charged high interest on loans and destitution became widespread. As has often been the case in history, right up to our modern era, a heroic figure would arise to set matters aright, and this took the form of Julius Caesar, who knew fully of the situation. He issued cheap metal coins, and interest was heavily regulated. Goodson lists the measures undertaken in the socio-economic realm by Caesar, which are incredible; perhaps not to be repeated on such a scale until Mussolini, Hitler, and Michael Joseph Savage.[6] After Caesar’s death, Rome adopted the gold standard, and this was to have major negative consequences. It is an important example of the role “money power,” as we might call it, has played in the corruption and collapse of civilizations, the causes too often neglected by the Right which assigns this to the role of race in reductionist terms.[7]

Goodson begins the monetary history of England with King Offa of Mercia, during the 8th century, where again silver minted coins were used, and the pagan outlawing of usury was reintroduced. Under King Alfred the property of usurers was forfeited, while under Edward the Confessor usurers were declared outlaws. The rot set in when Jews arrived with the defeat of Harold II by William the conqueror in 1066, and these Jews were given privileged positions as usurers by William. England was ravished with debt, which spared nobody, either nobleman or workman. In 1215 the Magna Carta was forced on King John by his noblemen, the most important reason being to deal with usury.

During the Middle Ages usury was again abolished, and “tally sticks” were used. These were kept in use for 700 years, to some degree or other. Goodson records the system in some detail, and despite what we are told about the Middle Ages, the populace lived well, something that has been detailed by William Cobbett, in comparing the conditions of workers of Medieval times to those of the Industrial Revolution.[8] As in Rome, history repeated itself, with a series of ups and downs for the usurers over the centuries, and of course, as we now know, their eventual triumph, in this instance ushered in by the victory of Cromwell and the Puritan Revolution, shortly followed by the creation of the Bank of England, a privately owned consortium based on the Dutch model.[9] Goodson mentions that when the Bill that included the enacting of the Bank of England was passed, there were only 42 members of the House present, and all were Whigs; the Tories opposed the Bill. This is a further indication of my contention that the “true Right” is inherently anti-capitalist, while the Left, as Spengler pointed out, always acts in the interests of the “money party.”[10] From then on a pattern emerged, writes Goodson,

of attacking and enforcing the bankers’ system of usury [that] has been deployed widely in the modern era and includes the defeats of Imperial Russia in World War I, Germany, Italy and Japan in World War II and most recently Libya in 2011. These were all countries which had state banking systems, which distributed the wealth of their respective nations on an equitable basis and provided their populations with a standard of living far superior to that of their rivals and contemporaries.

Goodson points out that although the Labour Government nationalized the Bank of England in 1946 (i.e., over a decade after the New Zealand Labour Government had nationalized that country’s Reserve Bank in 1935, which had originally been created on the urging of the Bank of England’s globe-trotting adviser Sir Otto Niemeyer) it was mere window dressing as the Bank of England, like other “nationalized ” Reserve Banks, including New Zealand’s, remains within the global usury system, and they merely serve as conduits for borrowing from private international banks. What could be added is that when the New Zealand Labour Government nationalized the Reserve Bank, albeit at considerable public pressure to fulfill its election promises on state banking, led by maverick Labour MP and one-armed war veteran John A. Lee, its one great but enduing act was to issue 1% state credit for the iconic state housing project. This not only provided durable houses on quarter acre sections at low cost, but also solved, through this project of public works, 70% of the country’s unemployment during the midst of the world depression.[11]

Citing Harvard historian Carroll Quigley, Goodson shows that these central banks became part of a vast interlocking system of international finance, which has done nothing but expand ever since.

Other revolts against the banking system have included the American Colonies which financed their war against Britain with its own state money, as did both the Union and the Confederate states during the Civil War. Again a series of ups and downs followed as the usurers and their opponents vied for the enacting of their respective plans for banking, until when in 1913 the conflict was resolved with the Reserve Bank Act, passed again behind the façade that it would be a state bank that would bring “order” to finance, after three years of planning by the international bankers and their followers in politics.

Russia provides another example of a state that had an independent banking system, and is of particular interest insofar as – like the Axis states subsequently – the Czar has been pilloried as a tyrant whose overthrow was the result of popular revolution: a game plan which has been unfolding again in our own time over the past several decades via the so-called “colour revolutions” and “Arab Spring”, at the behest of the same types of people who instigated the “Russian” revolutions in 1917, and for the same reason, and prior to that the Cromwellian revolution and the French Revolution. (I would also add the “revolution from above” wrought by Henry VIII, which prominently involved another scabrous Cromwell).

Goodson states that after the defeat of Napoleon, Nathan Mayer Rothschild was active in pushing for a banking system that would secure the control of Europe. Czar Alexander I rejected any such plans and instead created a new Holy Alliance between Russia, Prussia, and Austria, who were to be pushed into cataclysmic conflict a few generations later. What was created in 1860 was a Russian state bank that served the people well for decades, with cheap loans, including low interest land loans for farmers, by the turn of the century most land being owned by the people who worked it. Taxes and debt were the lowest in Europe, and social and labour legislation among the best.

Goodson points out that the Bolsheviks brought this happy state to destruction. The details of this and the welcome international finance accorded the March 1917 Revolution, and bankers likewise supporting the Bolsheviks are documented in this reviewer’s books Revolution from Above[12] and The Banking Swindle. I will add here that much of the negative portrayal of the Czars, which continues to the present, was the result of American journalist George Kennan’s one-man propaganda offensive against Russia, Kennan being subsidised by Jacob Schiff of Kuhn, Loeb & Co., who also provided the wherewithal for Kennan to indoctrinate – according to Kennan – 52,000 Russian Prisoners of War in the aftermath of the Russo-Japanese War of 1904-1905, who returned to Russia to provide a revolutionary cadre that eventually overthrew the Czar.[13]

Inside the South African Reserve Bank: Its Origins and Secrets Exposed, features Goodson’s account of the way he was forced to resign prematurely before his term expired – albeit by only a short time – as a director of the South African Reserve Bank. Goodson, has an insider’s knowledge on the workings of debt-finance and reserve banks, and he is also the leader of the Abolition of Income Tax and Usury Party,[14] and has long been an economic consultant. It is this book that has apparently been the subject of threatened legal action from the South African state, which is very much interested in keeping Goodson mute as to his first-hand knowledge of corruption in the financial sector.

Goodson shows that South Africa was the first state after World War I to succumb to machinations in the creation of a central bank. This he places on the shoulders of General Smuts, Minister of Finance despite his lack of background in finance.[15] Like Senator Aldrich, whose so-called “Aldrich Plan” was enacted in 1913 to create the US Reserve Bank in 1914, Aldrich merely being the voice in Senate for Schiff, the Warburgs, Rockefellers, J. P. Morgan et al., the Smuts plan for a reserve bank was initiated and devised by his friend, the banker Sir Henry Strakosch, whose plan followed that of the US Federal Reserve Bank. The commission that was established from all Parliamentary parties provided strong criticism of the plan and expressed concern as to why it was being (like the “Aldrich Plan”) rushed through without proper debate. Colonel Creswell of the SA Labour Party proposed a state bank. The Parliamentary opposition to the Strakosch plan, and call for a state bank by the Labour Party, is of particular interest, and Goodson provides detail of the Parliamentary speeches.[16] In 1920 Parliament voted in favor of the Strakosch plan, while all 19 Labour members and three Nationalist members voting against. General Hertzog of the National Party had wanted the matter fully investigated over the course of two years, but was brushed aside. Strakosch was also instrumental in establishing the Reserve Bank of India in 1935. His role seems similar to that of Sir Otto Niemeyer of the Bank of England who at that time went about the British Commonwealth pushing for central banks to be created with private stockholders.

Furthermore, Strakosch paid the debts of Winston Churchill and from that moment the history of the world would embark on a tragic course: a world war in the service of international finance that would destroy the British and all other European empires, to be replaced by a money empire, while Roosevelt laid down the post-war conditions to the hapless Churchill for the dismantling of the British Empire.[17]

Goodson traces the origins of the Great Depression as an example of credit manipulation, and profiles those who sought an alternative: C. H. Douglas of social credit. Professor Irving Fisher. and Gottfried Feder, Germany’s primary banking reformer campaigner.[18] The innovative reforms undertaken by the Nazis were undermined by Hjalmar Schacht, president of the Reichsbank, an intimate of the international banking fraternity who was to be spared the fate of other high state officials at Nuremberg due to his connections, including particularly his friendship with Montague Norman, Governor of the Bank of England.

In 1939 Schacht issued an ultimatum to Hitler intended to revert Germany’s economy back to the old system, and was sacked. While the Hitler regime has been criticized for sidelining idealists such as Feder and even of serving international finance and not fully implementing its “socialistic” program, in fact, much was undertaken, and Goodson alludes to the “Schacht Plan” being replaced finally and decisively by the “Feder Plan” in 1939. Goodson contends that war was imposed on Hitler for the same reason as that faced by Napoleon, with Poland in this case as the bankers’ cat’s-paw. In one of many instances where Goodson places the banking system in the wider historical context, he relates what would now be called “ethnic cleansing” that was undertaken by the Polish authorities against ethnic Germans in Poland. Goodson places the German ethnic causalities in Poland at 58,000, culminating in the Bromberg Massacre of September 1939, in which 5,500 German ethnics were killed. Hitler’s peace plan was summarily rejected by the Polish Government due to the interference of Britain in guaranteeing Poland’s security.

Goodson proceeds to outline the many socio-economic achievements of the Hitler regime, such a low-interest loans for housing and the barter system that saw Germany capturing markets from Europe to South America, and undermining the system of international finance around the world, the rise in income, the great public works while, persistent claims to the contrary, expenditure on arms was relatively low.

While Germany flourished in the midst of a world depression, Fascist Italy had already embarked on a similar course a decade previously, with giant public works, and gradually adopted state banking. Japan, which readers might be surprised to learn, had since the 1920s had been widely attracted to the social credit theory of C. H. Douglas, followed such policies from 1932, and completed its reforms in 1942, based on German banking legislation. This established Japan as a great economic power and in 1940 she announced the Grater East Asia Co-Prosperity Sphere, which threatened the global economic system by creating an autarkic trading bloc. The pretext for action against Japan, Goodson states, started with her peaceful occupation of French Indo-China with the permission of France, to disrupt the supply routes of China. Economic sanctions from England, Holland and the USA followed. Japan’s repeated attempts at diplomacy and compromise were consistently rebuffed by the USA, culminating in an ultimatum from the USA for Japan’s withdrawal from China, followed by an economic blockade. With the US occupation of Japan, the banking system and corporate structure were demolished under the auspices of an American banker.

Towards the end of the war, however, South Africa was attempting to adopt a banking system similar to that of the Axis states, and some Commonwealth states, namely New Zealand and Australia’s, and a Bill was introduced by Hofmeyr, Minister of Finance, but like the latter countries also, this central bank has failed to embark on a course of state credit creation. It was the South African Labour Party that consistently demanded a state bank that would issue state credit. Indeed, the quotes cited by Goodson of the speeches made by Labour Party members in Parliament on credit creation are, like those of New Zealand Labour stalwart John A. Lee, very instructive.

Goodson then proceeds with an explanation of the New Zealand banking system of the time that was given by the South African advocates of state credit. However, I must add that the South African Labour Party belief that New Zealand’s Finance Minister, Walter Nash, was “one of the strongest advocates of the state banking system,” is an error. Nash was one of John A. Lee’s bitterest opponents in the latter’s efforts to keep the Labour Party to its 1934 election promises, which ultimately resulted in Lee’s expulsion from the party.[19]

After referring to the Australian banking system, South African Labour’s Senator Smith proceeded to describe in similar terms the National Socialist banking system seeing it correctly as analogous, although on a much grander scale, with those of New Zealand. Smith, pointing out that he was not a supporter of Hitler, nonetheless stated that things can be learned from others, including Hitler. This is sufficient today to destroy anyone’s reputation, at a time when scholarship and objectivity are regarded as heretical per se;[20] and we can say that Goodson himself is a present example of this.

Goodson proceeds with his own saga as a director on the SA Reserve Bank Board. In 2002 he attempted to show that the bank was a private entity, not a state institution. In 2003, with 71.1% of the vote of shareholders, Goodson was voted in as a non-executive director. The Board made no secret of its concern at the election of Goodson, who attempted to educate Board members on the nature of fractional reserve banking. The following year a covert campaign by the deputy governor of the Board, Gill Marcus, an ANC stalwart, to unseat the Governor, was noticed by Goodson, and Marcus was unceremoniously told to leave, only to return in 2009 as the state’s appointed new Governor. One of her new measures was to limit the term of non-executives directors, and these were asked to resign prior to the end of their terms. Amidst Goodson’s attempts in 2011 to have corruption and incompetence in the SA Bank Note Company and the SA Mint dealt with, the attitude of Marcus became increasingly antagonistic towards him. In February 2012 the Board moved against Goodson to have him silenced, and he was suspended. In tandem with these measures, Goodson was smeared by the Mail and Guardian the following month.[21] Goodson had made some heretical remarks about Germany in a radio interview with Deanna Spingola in 2011, which were used as a pretext to launch the campaign against him. Goodson provides a substantial list as to why he has adopted a skeptical approach in regard to the “Holocaust,” since the smears against Goodson focus on his “Holocaust” skepticism. Goodson was also damned for having appraised the financial policies of the Hitler regime, and cites luminaries of the day who had done likewise, quoting David Lloyd George, Winston Churchill, H.R.H. the Duke of Windsor, and economist J. K. Galbraith.

Goodson was called into a meeting in May 2012 to resolve his status, and a compensation agreement emerged that ended his position just a few months prior to the end of his term. He was expected no remain mute on the measures that had been taken against him by the Bank, but regards the exposure of financial malfeasance as being in the public inertest and as not being part of any undertaking.

Goodson concludes with an extended discussion on how the banking problems might be solved, citing a comprehensive report that he had submitted to Marcus Gill, who had not understood any of it, and who had forwarded it to an economist for review, who likewise knew nothing of the subject, as related in the ensuing discussion he had with Goodson. Hence the situation is brought up to the present, and Goodson explains the current global debt plight, including a lengthy and unexpected discussion on the adverse manner by which fertility rates are affected. This includes demographic impacts on the white countries, and on Japan and China (in the example of China, I must say: “here’s hoping”). He concludes with examples of community and state banking (North Dakota, Guernsey, Libya), ending with details on how South Africa’s banking system could be reorganized, along with appendices of draft Bills on the mechanics of banking reform.

Notes

1. “The Private Life of Stephen Goodson,” Money Web, August 31, 2003, http://www.moneyweb.co.za/moneyweb-historical-news-news/the-private-life-of-stephen-goodson?sn=Daily%20news%20detail [5]

The story seems balanced and provides an interesting profile.

2. For both Pound and Hamsun see: K. R. Bolton, Artists of the Right (San Francisco: Counter-Currents, 2012). Also: Stephen M. Goodson, “Knut Hamsun: The Soul of Norway,” Inconvenient History, Vol. 5, No. 2, http://inconvenienthistory.com/archive/2013/volume_5/number_2/knut_hamsun.php [6]

3. Brooks Adams, The Law of Civilization and Decay (London: MacMillan, 1896).

4. “Traditional societies,” whether of the Hindu, Muslim, or Christian varieties, etc., place commerce very low down on the pyramid of hierarchy, whereas what a Traditionalist would call a cycle of decay – such as the era of today’s “West” places the merchant at the top of an inverted hierarchy. See: Julius Evola, Revolt Against the Modern World, trans. Guido Stucco (Rochester, Vermont: Inner Traditions International, 1995), and Oswald Spengler on the rise of “money” in the decadent cycle of a civilisation in The Decline of The West (London: George Allen and Unwin, 1971), in particular Vol. II, Chapter XIII.

5. Russell Norman, Member of Parliament, and leader of the New Zealand Green Party, was recently roundly condemned and ridiculed for suggesting the use of “fiat money,” but did not have the knowledge or the fortitude to defend his position and was quickly silenced on the only sensible suggestion that has been offered in New Zealand since the 1930s Labour Government successfully issued state credit for housing.

6. M. J. Savage, iconic leader of the First New Zealand Labour Government.

7. For an alternative Rightist view on the role of money in the collapse of civilizations see: K. R. Bolton, “Oswald Spengler and Brooks Adams: The Economics of Cultural Decline,” in Troy Southgate, ed., Spengler: Thoughts and Perspectives, Vol. Ten (London: Black Front Press, 2012), 179–21.

8. William Cobbett, History of the Protestant Reformation in England and Ireland, 1826.

9. For the influence of Amsterdam Jews and Puritans on the Bank of England see: K R Bolton, The Banking Swindle (London: Black House Publications, 2013), 21–22.

10. On the Left-Right dichotomy and how it has been misunderstood, see: K R Bolton, “Reclaiming the ‘Right’: Origins of the Left Wing – Right Wing Dichotomy,” Ab Aeterno, Academy of Social & Political Research, Wellington, New Zealand, No. 16, July-September 2013.

11. K. R. Bolton, The Banking Swindle, 96–100.

12.K. R. Bolton, Revolution from Above (London: Arktos, 2011), 57–65.

13. K. R. Bolton, The Banking Swindle, op., cit., 145–47.

14. Abolition of Income Tax and Usury Party http://www.aitup.org.za/

15. Perhaps analogous to one recent Labour Government Minister of Finance, Dr Michael Cullen, whose academic specialty was history, and who, on enquiry from a member of the New Zealand Social Credit Institute, stated that credit is created from bank depositors’ savings accounts.

16. Goodson, Inside the Reserve Bank, 71-73.

17. See: K. R. Bolton, “The Geopolitics of White Dispossession,” Richard B. Spencer editor, Radix (Washington Summit Publishers), Vol. 1, 2012, 105–30. Also: K. R. Bolton, Babel Inc. (London: Black House Publishing, 2013), “Decolonization as the Prelude to Globalization.”

18. See: Gottfried Feder, Manifesto for the Breaking of the Financial Slavery of Interest (Surrey: Historical Review Press, 2013 [1919]) translated by Dr. Alexander Jacob. Also: G. Feder, The German State on a National and Socialist Foundation (Historical Review Press, 2013 [1932]), translated by Jacob. Feder would presumably receive more attention today among banking reformers had it not been for his influence on Nazi economics (as might the poet Ezra Pound, author of a series of incisive booklets on banking, had it not been for his support for Fascism).

19. Erik Olssen, John A. Lee (Dunedin, New Zealand: Otago University Press, 1977), passim.

20. K. R. Bolton, “Reductio ad Hitlerum as a Social Evil,” Inconvenient History, Vol. 15, No. 2, http://inconvenienthistory.com/archive/2013/volume_5/number_2/reductio_ad_hitlerum_as_a_social_evil.php [7]

21. Lisa Steyn, “Reserve Bank’s Holocaust Denier,” Mail and Guardian, April 13, 2012, http://mg.co.za/article/2012-04-13-reserve-banks-holocaust-denier [8]

 

 


 

Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

 

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[1] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2014/11/historyofcentralbanking.jpg

[2] A History of Central Banking and the Enslavement of Mankind: http://www.amazon.com/gp/product/0992736536/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1789&creative=390957&creativeASIN=0992736536&linkCode=as2&tag=countecurrenp-20&linkId=VJIEPMMQ26CPE523

[3] Inside the South African Reserve Bank: Its Origins and Secrets Exposed: http://www.amazon.com/gp/product/0992736587/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1789&creative=390957&creativeASIN=0992736587&linkCode=as2&tag=countecurrenp-20&linkId=E3MZ6PHINX5JZQEG

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[5] http://www.moneyweb.co.za/moneyweb-historical-news-news/the-private-life-of-stephen-goodson?sn=Daily%20news%20detail: http://www.moneyweb.co.za/moneyweb-historical-news-news/the-private-life-of-stephen-goodson?sn=Daily%20news%20detail

[6] http://inconvenienthistory.com/archive/2013/volume_5/number_2/knut_hamsun.php: http://inconvenienthistory.com/archive/2013/volume_5/number_2/knut_hamsun.php

[7] http://inconvenienthistory.com/archive/2013/volume_5/number_2/reductio_ad_hitlerum_as_a_social_evil.php: http://inconvenienthistory.com/archive/2013/volume_5/number_2/reductio_ad_hitlerum_as_a_social_evil.php

[8] http://mg.co.za/article/2012-04-13-reserve-banks-holocaust-denier: http://mg.co.za/article/2012-04-13-reserve-banks-holocaust-denier

 

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mardi, 04 novembre 2014

Kerry Bolton’s The Banking Swindle

Kerry Bolton’s The Banking Swindle

By Eugène Montsalvat 

Ex: http://www.counter-currents.com

bankingswindle-187x300.jpgKerry Bolton
The Banking Swindle: Money Creation and the State [2]
Black House Publishing, 2013

Kerry Bolton’s The Banking Swindle is a great introduction to the economics of the true Right, which aligns itself against the forces of usury. The topic of economics is quite neglected in the discourse of the modern Right, especially in the Anglosphere. Concerns about race, immigration, multiculturalism, or historical revisionism consume far more ink than the question of money, however behind all of these issues lies money power. Indeed Bolton refers to its paramount importance:

No other policy of the Right, in whatever part of the world, is possible without the need to first secure the economic and financial sovereignty of the state, and this can only be achieved when the State or Crown assumes the prerogative over banking and credit creation. The bottom line is that no State- and hence people- are truly free while any decisions that are made can be undermined and wrecked by decisions made in the boardrooms of global corporations, by the fluctuations of the world stock market, and by the power of bankers to turn off the credit supply if a state pursues policies not in the interest of the plutocracy… All other issues, including the Right’s now usually be-all issue of race and immigration, are secondary, and no Rightist government could implement Rightist policies until the sovereignty of credit creation is achieved.

The system of interest finance allows bankers to create money out of nothing and loan it at interest, which must be repaid with real production. As Gottfried Feder and Dietrich Eckart stated in their pamphlet, To All Working People, “Interest has to come from somewhere after all, somewhere these billions and more billions have to be produced by hard labour! Who does this? You do it, nobody but you! That’s right, it is your money, hard earned through care and sorrow, which is as if magnetically drawn into the coffers of these insatiable people . . .” Thus entire nations can be bound by debt and their physical assets seized to pay off the creditors who created their debt. Hence we see nations like Greece enduring austerity regimes, where the services are cut and the nation’s assets sold, to ensure that the bondholders do not lose their money. Over and over again people are told to tighten their belts, cut spending, and do without, in order to keep the financial system afloat. Yet during the Great Depression, alternatives to this system were popular and were advocated by nationalist and anti-liberal movements. Bolton illuminates this forgotten chapter in economic history.

Before addressing the various alternatives to the debt finance system, Bolton briefly discusses its history. He notes that while usury dates back to Mesopotamian times, with Babylon’s loans of seed-corn, the modern system of international finance, based out of the city of London, yet loyal only to profit, emerged with the expansion of commerce Age of Exploration and the weakened position of the anti-usury Catholic Church following the Reformation. The victory of the mercantile forces of Oliver Cromwell over the agricultural, feudal interests of Charles I in the English Civil War paved the way for financial domination. Cromwell maintained good relations with Dutch, Sephardic Jewish, and Huguenot merchants, paving the way for London to become the major financial centre in Europe.

The so-called Glorious Revolution of 1688 sealed this result, with the Catholic King James II deposed and replaced with the Dutch Protestant William III, who had borrowed heavily from Amsterdam’s banks to fight his wars. Under William II the Bank of England was chartered, establishing a private bank with the purpose of lending the throne money at interest. From 1700 to 1815, the national debt of Britain grew from 12 million pounds to 850 million, funded by this bank.

The Rothschild family, originally from Frankfort and branching out to Paris, Naples, Vienna, and London, became involved in the English struggle against Napoleon under Nathan Rothschild, utilizing their international network to gather information. It is necessary to note that Napoleon’s economic system sought to achieve autarky and the Bank of France limited dividends and extended credit at low interest rates to aid manufacturers rather than leave them indebted. A victory for Napoleon would have meant a tremendous loss for the forces of finance. The victory of the British Empire and its global expansion allowed the Rothschild family to extend their influence.

Nathan’s grandson “Natty” Rothschild cultivated links with imperialist Cecil Rhodes. But Rothschild was not a British imperialist for the sake of Britain, indeed he extended loans to the anti-British Boer government in 1892, much to displeasure of Rhodes. Rothschild simply saw the British Empire as the safest means of supporting commerce. As colonial expansion slowed, they adopted an internationalist line, abandoning the antiquated Empire that now served as a barrier to free trade, forging links with New York and Tokyo following the Second World War.

In recent history, it was the events of the Great Depression awakened many to the flaws of the interest finance system. The Federal Reserve, the private bank that controls the United States’ money supply, called in the loans from its 12 regional branches, who in turn financed the various local banks of the country, at the end of this transaction the ordinary debtor was forced to pay or face foreclosure. In the midst of this crisis, farmers were ordered to destroy stockpiles of food that couldn’t be purchased for lack of funds, while people went hungry. Unlike today, the people and their political leaders did not blindly follow the solutions offered by the same people who caused the problem, rather they sought out alternatives to usury. The interrelated concepts of state credit and social credit found widespread popular support.

The idea of state credit pre-dates the concept of social credit, which was codified by Major C. H. Douglas in the 1920s and 1930s. In a state credit system, the state prints its own money and uses it to purchase goods and services or loans it to producers at zero or minimal interest, rather than borrowing money from creditors at interest and having the people of the state work to pay the interest on these outside loans.

One early example of state credit was seen in Quebec in 1685, when the colony failed to receive funding from the crown. The Intendant of the Province, Monsieur de Meulle, faced with the inability to pay his troops, and having no ability to borrow money nor a press to print it, simply collected playing cards, cut them up, and used them as currency in the place of outside funds. This action saved the French crown 13,000 livres. The cards acted as scrip: arbitrary objects such as paper or tokens that serve as legal tender.

Scrip was used on the British Isle of Guernsey in 1820, when the state could neither secure outside loans nor increase taxes to raise the funds need to maintain and improve the local infrastructure. To deal with the situation the state issued 6,000 pounds worth of State Notes, which were used to pay for needed improvements on the island. While the idea of a state printing its own money and using it to pay for goods and services directly is dismissed as “funny money,” the Isle of Guernsey subsequently prospered from the creation of debt free currency. The only difference between this alleged “funny money” and regular money was that it was not created at a usurious interest by a private bank.

In the turbulent years of the Weimar Republic, when hyperinflation effected the value of the Mark, the Wära, issued by the Wära Barter Company, was notable example of economically successful scrip. Following the Great Depression in 1929, the employees of Hebecker in the village of Schwanenkirchen were paid in Wära, which the villagers accepted as valid currency. The resulting success in Schwanenkirchen was described as miraculous in the press and eventually 2000 corporations accepted it until it was banned in 1931. In the Austrian town of Woergl a similar to the Wära was implemented, where the mayor’s Local Relief Commission issued stamps to serve as scrip, which paid for new public works programs, which dropped unemployment. The Woergl stamp scrip was outlawed in 1933.

In the English-speaking countries, the events of the Great Depression fuelled interest in alternatives to the debt finance system, particularly the Social Credit system of Canada’s Major C. H. Douglas. The basic premise of the system is that the amount of money in circulation is never equal to the amount needed to consume the whole of what is produced. This is demonstrated by the “A+B Theorem.” Let A be the amount a producer pays his employees, and let B be the amount a producer spends on outside payments. The minimum amount needed to sustain the producer is the sum, A+B, however only A has purchasing power. Thus B is really a shortfall of purchasing power. To address the shortfall in purchasing power, Douglas proposed a “National Dividend,” paid by the state to the people, issued not as debt to be repaid, but as the birthright of the citizen.

A prominent exponent of this idea was the American poet Ezra Pound, who saw Italian Fascism as a vehicle for Social Credit. In New Zealand the poet Rex Fairburn adopted the ideas of Social Credit as well. Douglas’ tour of New Zealand also inspired Campbell Begg’s New Zealand Legion, which at one timed amassed 20,000 members. In Great Britain, the Green Shirts, an organization descended from the Anglo-Saxon and Medieval inspired Kibbo Kift scouting movement, rallied the unemployed and hungry to the idea of Social Credit. In 1936, Green Shirts founder John Hargrave was appointed an advisor to a Social Credit government in Alberta, Canada. However, the central government foiled attempts at properly implementing the system. W. K. A. J. Chambers-Hunter supported Social Credit ideas in Oswald Mosley’s British Union of Fascists, under the premise that “British credit shall be used for British purposes.” In Canada, a Catholic organization called the Pilgrims of St. Michael, founded in 1935 by Louis Even and still extant, emphasized Social Credit as an alternative to the sinful usury based finance system.

Yet there was another Catholic crusader against usury that influenced the Pilgrims of St. Michael. In America, Canadian-born Father Charles Coughlin, the host of a popular Roman Catholic radio show for children, addressed their parents on broadcast on the issue of money, his well-received attack on usury lead to the creation of the Radio League of the Little Flower. By 1932 he had an audience of up to 45 million listeners. Originally a proponent of the New Deal, Coughlin broke with Roosevelt and created the National Union for Social Justice, which distributed his paper Social Justice. He demanded the abolition of private banking and returning the ability to print and regulate the money supply to Congress, in place of the Federal Reserve. However increasing opposition in the hierarchy of the Catholic Church and changes in radio regulations caused by the outbreak of World War II forced Coughlin to cease broadcasting in 1940 and in 1942 Social Justice was banned from the US mail.

While much of the popular outrage over the injustices of the debt-finance system died with World War II, it resulted in concrete political changes in several countries. Long before the Great Depression, the Australian Labour politician King O’Malley identified the banking system as the root of the common man’s misery stating, “The present banking system was founded on the idea that the many were created for the few to prey on. Debts are contracted for land, labour, products, and other commodities. When interest rises government bonds depreciate, holders sell to secure ready money to benefit by rise in interest. High rates of interest rapidly increase the indebtedness of the people.”

His proposed solution was the creation of a Commonwealth Bank that would serve as a national bank of the issue of currency without resorting to usury. Eventually, after much struggle, the Commonwealth Bank was instituted as a state-owned, but commercial bank, and it failed to issue state credit, however it’s first governor didn’t use private capital to fund the bank and was able to fund Australia’s government without imposing usurious interest upon the nation.

In the First World War, while other nations were paying 6% on their debt, the Commonwealth Bank only charged 1%, sparing Australia the ensuing economic turmoil. Until 1924, the Commonwealth Bank financed the construction of homes, roads, railways, and other forms of infrastructure at minimum charge, resulting in great prosperity. Yet in 1924, private interests took control of the governing directorate, and this came to an end.

Another political success in the Oceania was the New Zealand’s state housing program funded by the state credit from the Reserve Bank. This project reduced unemployment in the depths of the Great Depression. An initial 5 million pounds of state credit were issued, at minimal interest, without the backing of any other private financial institution. While the state housing project is widely lauded, the unorthodox method of its financing is barely commented upon in history books. The Banking Swindle does tremendous service to financial history by recounting the success of what is far too often dismissed as “funny money.”

The pivotal figure in the struggle for state credit in New Zealand was John A. Lee, a socialist influenced by the ideas of Social Credit, who outlined his vision in Money Power for the People. He stated, “that winning complete financial power as the first move toward a new social order,” realizing that state owned interests would be powerless if they depended upon private or foreign financing, which could be manipulated to produce detrimental effects on New Zealand’s people. This lesson has been lost upon many of the self-proclaimed socialist governments of the world, like Greece, whose socialist government borrowed millions from foreign investors only have austerity forced upon it by these usurers.

The principle of freedom from the chains of international finance appealed to the nationalists of the era as well, as noted by the BUF’s endorsement of “British Credit for British purposes.” One of the founding principles of the German Worker’s Party, which later become the National Socialist German Worker’s Party, was to break the bondage of interest. The primary economic mind behind them was Gottfried Feder, a founding member of the German Worker’s Party. Recognizing that interest gave money a power to reproduce itself at a cost to productive labour, Feder advocated the abolishment of income earned without physical or intellectual labour, a concept enshrined as the 11th point of the NSDAP. While the Marxists focused their ire on private property, Feder stated that “you never hear a word about, never a syllable, and there is nothing in the world which is such a curse on humanity! I mean loan capital!” Following the National Socialist assumption of power state credit was used to fund public works projects and the interest rates were limited by law. Hitler himself remarked:

All thoughts of gold reserves and foreign exchange fade before the industry and efficiency of well-planned national productive resources. We can smile today at an age when economists were seriously of the opinion that the value of currency was determined by the reserves of gold and foreign exchange lying in the vaults of the national banks and, above all, was guaranteed by them. Instead of that we have learned to realize that the value of a currency lies in a nation’s power of production, that an increasing volume of production sustains a currency, and could possibly raise its value, whereas a decreasing production must, sooner or later, lead to a compulsory devaluation.

In the realm of international trade, Germany directly bartered their surplus commodities for the commodities of other nations, avoiding the financial system’s commodity exchanges. Through a policy of economic self-sufficiency, above all avoiding the credit market’s snares, German was able to create full employment for its people. Henry C. K. Liu, a modern economist stated, “through an independent monetary policy of sovereign credit and a full-employment public works program, the Third Reich was able to turn a bankrupt Germany, stripped of overseas colonies it could exploit, into the strongest economy in Europe within four years, even before armament spending began . . . While this observation is not an endorsement for Nazi philosophy, the effectiveness of German economic policy in this period, some of which had been started during the last phase of the Weimar Republic, is undeniable.”

Furthermore, Germany’s Axis partners also pursued nationalist alternatives to the global financial system. In 1932 the Bank of Japan was reorganised as a state bank, issuing credit based solely on the needs of Japanese producers. From 1931–1941, Japanese industrial production rose 136% and the national income grew 241%. In Italy the state assumed control over the major banks through the Instituto Mobiliare Italiano in 1931. In 1936 Banking Law made the Bank of Italy the only bank for lending credit to other banks, removed limits on state borrowing, and removed Italy from the gold standard. Moreover it declared that the issuing of credit must serve the public. The Italian Social Republic took the ideas of profit sharing and worker co-management further during its short existence from 1943–1945, actively seeking to involve the common man in the control of industry with a program developed by former Communist Nicola Bombacci.

With the defeat of the Axis and the subsequent Cold War, Rightism, which had previously opposed liberalism in the economic as well as social spheres, became synonymous with Anglo-American free market policies, which played into the hands of debt finance. In regards to the origins of this supposed Capitalist versus Communist clash, Bolton also makes it clear that the Bolshevik revolution was welcomed by American financiers such as Jacob H. Schiff and John B. Young. Schiff himself financed The Friends of Russian Freedom, which spread revolutionary propaganda to Russian prisoners of war during the Russo-Japanese War.

The true reason for the financiers’ enmity against the Tsar was Russia’s refusal to cede sovereignty over its economy. The State Bank of the Russian Empire was under the control of the Ministry of Finance and it extended credit at minimal interest to Russian producers. Russia possessed large reserves of gold itself, so it had no need to borrow from the outside. For the most part the Tsarist economy was autarchic, beyond the grasp of international finance.

Against this false opposition between equally destructive ideologies of capitalism and communism, which have at their root atomized materialism, the real right stands for the superiority of spiritual values over profits. Bolton approvingly quotes Tsarist apologist George Knupffer, “We would feel certain that all of those who put the spirit above things material, duty above greed and love above hate and envy are in the camp of the Organic Right.” A fundamental premise of the economics of the true right must be the subordination of money to a higher cause, cultural good of a people. The people should not work to earn money to maintain their humdrum lives as cogs in the machinery of debt-finance, they should work for their greater glory. Communism and Capitalism are two sides of the same materialistic coin. As Spengler noted:

The concepts of Liberalism and Socialism are set in effective motion only by money. It was the Equites, the big-money party, which made Tiberius Gracchus’ popular movement possible at all; and as soon as that part of the reforms that were advantageous to themselves had been successfully legalized, they withdrew and the movement collapsed.

There is no proletarian, not even a communist, movement that has not operated in the interests of money, in the directions indicated by money, and for the time permitted by money — and that without the idealist amongst its leaders having the slightest suspicion of the fact.

Throughout the 19th and 20th centuries there were movements that fought both forms of materialism, as Bolton has chronicled in this book and others. While today’s Right devotes much time to issues of race and immigration, it is necessary to understand the economic origins of this increasingly rootless, atomized world we must fight. The Banking Swindle swerves as an excellent history of the movements that sought to break the bondage of interest and as primer on the true economics of the right. In this dark age of austerity, it illuminates a way forward for the nations under the heel of global finance, and one can only hope that it inspires the actions necessary for their liberation from these golden chains.

 


Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

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[1] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2014/10/bankingswindle.jpg

[2] The Banking Swindle: Money Creation and the State: http://www.amazon.com/gp/product/1908476842/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1789&creative=390957&creativeASIN=1908476842&linkCode=as2&tag=countecurrenp-20&linkId=5SQXNAMDU3B6GM3M

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mardi, 28 octobre 2014

La Chine et 20 autres pays asiatiques lancent une banque rivale à la Banque mondiale

La Chine et 20 autres pays asiatiques lancent une banque rivale à la Banque mondiale

Auteur : Ecofin
Ex: http://zejournal.mobi

Les Etats-Unis perdent chaque jour un peu plus de pouvoir sur la planète et s’inquiètent de la création de cette nouvelle banque, leur contrôle de la finance devient problématique puisque les BRICS deviennent des adversaires de poids, un poids qu’ils n’ont pas eu jusqu’à présent, mais pas uniquement.

La situation financière des USA ne leur permettent plus de se montrer aussi orgueilleux qu’auparavant, ils sont trop endettés, les réserves d’or sont épuisées, seuls les conflits organisés pour mieux piller les ressources et les subterfuges pour faire tenir l’économie moribonde leur permet de faire perdurer l’illusion…

Les alliances se multiplient, et maintenant, une banque concurrente à la banque mondiale apparaît, une banque qui ne sera donc pas sous le contrôle des américains! Seul ombre au tableau, seul l’avenir apportera des réponses quand à la fiabilité de cette alliance, la présence du Qatar qui depuis longtemps déjà joue double-jeu dont celui des Etats-Unis…

La Chine et vingt autres pays ont signé, le 24 octobre, un protocole d’accord visant à créer une banque régionale spécialisée dans le financement des infrastructures, et conçue comme une alternative à la Banque mondiale.

L’Inde, Singapour, le Kazakhstan, Pakistan, le Vietnam et le Qatar figurent parmi les  21 pays signataires de l’accord. Le Japon n’a pas signé cet accord en raison de la rivalité avérée entre Pékin et au Tokyo sur les plans militaire, économique et politique.  

A noter également que l’'Australie, l'Indonésie et la Corée du Sud n’étaient pas représentées à cette cérémonie.

La  «Banque asiatique d’investissements dans les infrastructures» (AIIB) sera dotée d’un capital initial de 50 milliards de dollars, et son siège sera situé à Pékin, selon les médias officiels chinois.

Les financements devraient notamment servir à développer des infrastructures dans toute la région, dont une ligne de chemin de fer colossale reliant Pékin à Bagdad, selon des sources citées par le Financial Times. «En chinois, nous avons un vieux proverbe qui dit: si vous voulez devenir riche, construisez d’abord des routes ; je crois que cela décrit de façon concrète l’importance des infrastructures pour le développement économique», a déclaré à cette occasion le président chinois Xi Jinping.

L’attachement de Pékin à mettre en place un concurrent à la Banque mondiale reflète sa frustration devant la domination des pays occidentaux sur la gouvernance des différents bailleurs de fonds multilatéraux.

Les puissances émergentes des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) avaient créé en juillet leur propre banque et un fonds de réserves, affichant ouvertement leur désir d’élaborer une architecture financière distincte d’organisations jugées aux mains des pays occidentaux.

Les USA s’inquiètent donc, et avancent un argument incroyablement faux-jeton:

La porte-parole du département d’Etat américain, Jen Psaki, a déclaré: « Le secrétaire d’Etat John Kerry a clairement fait savoir aux Chinois et à d’autres partenaires que nous accueillons favorablement l’idée d’une infrastructure bancaire pour l’Asie mais nous souhaitons fermement qu’elle respecte les critères internationaux de gouvernance et de transparence.

Les Etats-Unis qui parlent de transparence et de respect des critères internationaux de gouvernance, eux qui représentent les lobbyistes les plus efficaces et les plus agressifs (voire également les plus dangereux…), c’est un comble!

Et pour clore le sujet, une petite info qui est tombée sur les banques en général en Europe, puisqu’elles sont en pleines période d’examens avec les stress-tests, il vous avait été rapporté il y a quelques jours que 11 banques pourraient avoir échoué, une petite rectification doit être apportée, il n’y en aurait pas 11 mais… 25! Encore pire! Cela promet pour la suite…


- Source : Ecofin

lundi, 27 octobre 2014

Moscou veut noyer les sanctions dans le libre-échange

Moscou veut noyer les sanctions dans le libre-échange

Crédit : Alexey Malgavko / RIA Novosti

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a remis sur la table le thème de la création d’une zone de libre-échange (ZLE) entre l’Union européenne et l’Union économique eurasienne (Russie, Kazakhstan, Biélorussie et Arménie). Mi-octobre, le ministre russe a déclaré que Moscou était prêt à proposer des discussions concernant ce projet à l’Union européenne, avec laquelle la Russie réalise environ 60% de ses échanges.

Les dernières discussions bilatérales portant sur la création d’une zone de libre-échange (ZLE) allant « de Lisbonne à Vladivostok » (comme l’a défini le président russe Vladimir Poutine) remontent au sommet Russie-UE de janvier 2014, avant le rattachement de la Crimée et l’introduction des sanctions occidentales. Une ZLE est une forme d’intégration internationale : ses pays-membres suppriment les droits de douane, taxes et impôts, ainsi que les quotas – restrictions quantitatives à l’importation. Poutine a repris les discussions sur la ZLE fin août, quand l’Ukraine a signé le volet économique de l’accord d’association avec l’UE. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a alors déclaré que si la Russie acceptait l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine, les deux parties se rapprocheraient de la création d’une ZLE. 

L’heure est venue

« L’idée de créer une zone de libre-échange entre les pays de l’Union européenne et de l’Union économique eurasienne est aujourd’hui particulièrement pertinente. Outre son caractère économique, elle possède également une connotation politique forte », soulignent les représentants de Commission économique eurasienne.

« Les efforts dans ce domaine peuvent être liés au désir de la Russie d’adoucir les positions réciproques au sujet des sanctions : la déclaration de Lavrov peut être perçue comme un pas en avant, prélude à l’adoucissement de la rhétorique mutuelle », nous explique le directeur général du groupe Alor Sergueï Khestanov. 

« La création d’une zone de libre-échange avec l’Union européenne exclut les autres pays du processus de négociation, les États-Unis en premier lieu », précise l’analyste d’IFC Markets Dmitri Loukachev.

En outre, cette démarche permet à Moscou d’indiquer que la Russie n’a pas l’intention de rompre ses relations économiques avec l’UE et que toutes ces sanctions pourront être considérées comme un malentendu si les restrictions sont rapidement levées.

« C’est un pas logique pour le ministère russe des Affaires étrangères, car toutes les discussions sur la création éventuelle d’une zone de libre-échange entre notre pays et l’UE soulèveront inévitablement la question des sanctions antirusses en vigueur actuellement. Cela permettrait d’alléger leur impact négatif sur l’économie russe sur fond de baisse simultanée des prix de pétrole », explique Dmitri Loukachev.

Avantages et inconvénients

La création d’une zone de libre-échange entre la Russie et les pays de l’UE doit supprimer les barrières douanières pour les produits russes, ce qui favoriserait la compétitivité des produits et services russes à l’étranger. Cela pourrait stimuler la croissance économique de la Russie et provoquer l’augmentation des revenus de la population, estime Tamara Kassianova, première vice-présidente de l’association « Club russe des directeurs financiers ».

Cependant, les entreprises russes axées sur le marché intérieur pourraient avoir du mal à résister face à la concurrence accrue de la part des acteurs étrangers.

« L’agriculture russe sera confrontée à une rude concurrence de la part des producteurs européens, qu’elle ne pourra vaincre que grâce aux subventions de l’État », estime Sergueï Khestanov.

 Les produits importés sont moins onéreux en raison des gigantesques subventions que l’UE accorde à ses agriculteurs (considérablement plus élevées qu’en Russie) et des taux de crédit incommensurablement plus faibles.

Pour l’UE, la création d’une zone de libre-échange est encore plus avantageuse. « Les économies de nombreux pays de l’UE sont encore très éloignées des indicateurs d’avant-crise. L’augmentation du chiffre d’affaires des entreprises grâce au commerce sur le marché russe permettrait de surmonter cette situation », explique Tamara Kassianova.

Par ailleurs, un tel partenariat apportera sans doute plus d’avantages aux producteurs européens qu’aux fabricants russes, estime Dmitri Loukachev. Premièrement, l’ouverture des frontières ralentira immédiatement le processus de substitution des importations en Russie. Deuxièmement, 85% des exportations russes portent sur les matières premières, dont les hydrocarbures, qui sont très demandées sur le marché mondial, même sans l’OMC et la ZLE. L’Union européenne, pour sa part, exportera des biens manufacturés rivalisant avec les produits asiatiques et américains.

« Avant la crise, une union avec l’Europe était beaucoup plus avantageuse pour la Russie, assure le directeur d’Alor Sergueï Khestanov. La métallurgie ferreuse et la pétrochimie étaient confrontées à des restrictions à l’importation en Europe et à des droits de douane ». Aujourd’hui, les prix des métaux ferreux ont chuté et une union avec l’Europe est beaucoup moins pertinente, estime l’expert.

Sources : Vzgliad, Kommersant

dimanche, 26 octobre 2014

La Russie restera l’une des régions privilégiées pour le groupe Total

 

La Russie restera l’une des régions privilégiées pour le groupe Total

La Russie restera l’une des régions privilégiées pour le groupe Total

Par Eugène Zagrebnov

Ex: http://french.ruvr.ru

Par La Voix de la Russie | En pleine révision de la stratégie, la société pétrolière française devrait poursuivre sa collaboration avec Moscou, malgré le changement de direction.

Ce serait dommage si Total abandonne ses projets en Russie. Telle est l’opinion d’Olivier Appert, président de l’IFP Nouvelles énergies.

« C’est un enjeu tout à fait majeur, dont peut rêver toute compagnie pétrolière », confie-t-il dans un entretien accordé au quotidien Les Echos. « Je n’imagine pas que le successeur de Christophe de Margerie ne chausse pas ses bottes ».

Une collaboration qui remonte à la fin des années 1990

Cela fait déjà 15 ans que Total a des activités en Russie. Et à partir de 2007, lorsque Christophe de Margerie est devenu PDG, la Russie s'est transformée en une région clé pour le géant pétrolier français. En 2013 la production pétrolière de Total en Russie a augmenté de 16% par rapport à l’année précédente. Et il s'agit de la région la plus dynamique parmi toutes les activités étrangères de la société.

En Russie, Total participe notamment dans un projet d'exploration et de construction d’une usine de production du gaz naturel liquéfié (GNL) en collaboration avec le producteur russe de gaz naturel NOVATEK sur la péninsule du Yamal et la mise en valeur du gisement pétrolier de Khariaguinskoïé (district autonome de Iamal-Nenets) ensemble avec le groupe norvégien Statoil, le groupe russe Zaroubejneft et la Société pétrolière Nenetskaïa. La société détient également 20% dans le projet GNL au Yamal. L’usine de production du GNL avec une capacité de 16,5 millions de tonnes devrait être mise en service vers 2018-2019.

Les sanctions imposées par l’Union européenne contre la Russie ont sensiblement freiné la réalisation du projet au Yamal. Et Total a arrêté pour la même raison l’acquisition des titres de NOVATEK, arrêtant l'achat à 18% au lieu des 20% prévus.

Christophe de Margerie s’opposait fermement aux sanctions européennes, mais le groupe Total était obligé de céder et respecter la loi lorsque les sanctions ont été adoptées. Selon les experts, sous le son successeur, Patrick Pouyanné, cette collaboration avec Moscou va se poursuivre.

La stratégie de Total est orientée sur l’augmentation de la production, et l’une des régions, où la société peut réaliser cette stratégie – c’est la Russie, explique au quotidien économique Vedomosti l’analyste de Sberbank CIB Valeri Nesterov.

Le groupe pétrolier en pleine révision de stratégie

Le décès du PDG de Total dans un accident d’avion survient au moment, où une révision de la stratégie du groupe a été lancée. En se fixant un programme ambitieux d’accroissement de la production de pétrole (jusqu’à 3 millions de barils par jour en 2017), Total fait actuellement face à des retards dans la réalisation des projets et des augmentations de coûts. C’est pourquoi Christophe de Margerie avait annoncé des économies cumulées de 4 milliards d’euros sur les années 2015-2017, et une cession de 10 milliards de dollars d’actifs sur la même période. Et pour garantir la croissance au cours de ces trois années à venir, le groupe devrait se concentrer sur la réalisation des projets qui sont en cours, et notamment ceux qui ont été lancés en Russie, conclut Ahmed ben Salem, analyste du cabinet Oddo&Cie.

Le président du parti Solidarité et Progrès Jacques Cheminade espère qu’en perspective, le groupe pétrolier français pourra étendre cette coopération Est-Ouest.

« Malgré les sanctions occidentales, Total a toujours coopéré avec les autorités russes dans un esprit d’intérêt mutuel », précise-t-il dans une déclaration publiée sur son site. « J’espère que cette coopération s’étendra, dans la perspective d’une détente, d’une entente et d’une coopération avec la Russie, en ne se laissant pas détourner de cette politique par les pressions venues des gouvernements anglais et américain actuels, et de l’oligarchie financière qui les contrôle ».
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_10_23/La-Russie-restera-l-une-des-regions-cles-pour-le-groupe-Total-7796/

mercredi, 22 octobre 2014

¿Una nueva geopolítica mundial del desendeudamiento?

 

Por Federico Bernal

Ex: http://www.elespiadigital.com

El Dr. George Georgescu es investigador en el Instituto de Economía Nacional de Rumania. Cuenta con 30 años de experiencia en el campo de la investigación macroeconómica; su experiencia profesional incluye diversos cargos como asesor de la Presidencia rumana, ex director del Ministerio de Desarrollo y Previsión. La primera parte de esta entrevista fue publicada en nuestro artículo "El 'granero del mundo' cada vez más aislado del mundo" (Tiempo Argentino - 1/10/14). Visto que los medios del atraso y la exclusión jamás entrevistarán al especialista europeo –muy a pesar de haber participado en las consultas con el FMI bajo el marco macroeconómico del Artículo IV– aquí insistimos con la segunda parte.

 

LA REGULACIÓN DEL ENDEUDAMIENTO.

Preguntamos al Dr. Georgescu si existe algún país en el mundo que limite o restrinja los préstamos o su endeudamiento externo basándose en parámetros específicos relacionados con el bienestar y el crecimiento endógeno. "Hasta donde sé, no hay ningún estudio analítico acerca de cómo los países ponen límites a su deuda soberana a nivel global. En el contexto económico global y dada la interconexión de los mercados financieros, se torna evidente que el problema del pago de la deuda de un país podría desencadenar dificultades financieras en otros países a través de diversos canales de transmisión. En 2013, el FMI relanzó las discusiones sobre el mecanismo de reestructuración de deudas soberanas, pero el debate y las controversias en torno a esta propuesta se han detenido."

 

¿LÍMITES AL ENDEUDAMIENTO?

Consultamos al especialista al respecto. "La mayoría de los países no tiene límites para su endeudamiento y los pocos que los tienen, los aumentan cuando es necesario. Estados Unidos y Dinamarca tienen mecanismos legislativos similares para fijar límites de endeudamiento estatal pero, al menos en el caso de EE UU, la crisis del techo de la deuda y las disputas de los legisladores son bien conocidos: la suspensión de dicho techo en 2014, que terminó con el reajuste automático a 17.200 millones de USD –512 mil millones de USD más alto que el anterior y el quinto aumento del techo de la deuda desde agosto de 2011–. Finalmente, cabe señalar que algunos países que integran organizaciones regionales, como la Unión Europea, tienen el objetivo de mantener la deuda pública por debajo del 60% del PIB, pero este límite no es vinculante, sino que se aplica, junto con otros criterios, para la adhesión a la membresía. Tras la crisis de la deuda soberana europea se estableció un mecanismo de estabilidad en 2012, con el respaldo de los instrumentos financieros que proporcionan préstamos (programas de rescate soberano) a los países de la UE en problemas financieros."

 

"LÍMITES" MERCADISTAS AL ENDEUDAMIENTO.

Después tenemos los límites impuestos por el FMI... "Claro. Algunos otros países han establecido objetivos que limitan la deuda pública sobre la base de limitar los gastos a los ingresos previstos ajustados según el estado del ciclo comercial (Suiza) o de limitar el déficit estructural (a 0,35% del PIB en Alemania; Austria tiene un objetivo similar) o de alcanzar un superávit neto durante el ciclo económico (1% en Suecia, Chile también utilizan este tipo de objetivo). En varios países (Suecia, Canadá), el gobierno está autorizado por el Poder Legislativo a pedir prestada una cantidad fija de dinero para el año fiscal. Rumania, bajo el acuerdo de derechos de giro (Stand-by) con el FMI, ha establecido un límite de 6000 millones de lei (1700 millones de USD) para la nueva emisión de garantías del gobierno en 2014."

 

RUMANIA, DEUDA PÚBLICA Y FMI.

¿Podría describirnos el caso de su país? "El actual nivel de endeudamiento público en el caso de Rumanía (42,5%) se volvió excesivo aun cuando se sitúe por debajo del valor de referencia del ratio deuda pública-PIB del 60% establecido como criterio de convergencia de Maastricht para los países miembros de la UE. La creciente brecha entre el endeudamiento público y el crecimiento económico ha debilitado significativamente la capacidad de Rumania para amortizar la deuda soberana. El mayor impacto sobre el aumento de la deuda pública durante el período posterior a la crisis fue causado por el paquete de financiamiento externo del FMI, la EU y otras instituciones financieras (Banco Mundial, BEI [Banco Europeo de Inversiones], BERD [Banco Europeo de Reestructuración y Desarrollo]), que asciende a unos 20 mil millones EUR, acordado, a petición de las autoridades rumanas, en condiciones de emergencia, en abril de 2009, bajo la presión de las filiales de los bancos extranjeros de Rumania y bajo la amenaza de desapalancamiento financiero, incluido el riesgo de fuga masiva de capitales. Las condicionalidades impuestas (o autoimpuestas) a través de medidas de austeridad fiscal (principalmente recortes de salarios de un 25% en el sector presupuestario y el aumento del IVA del 19% al 24%) inducidas por el descontento social y el deterioro del clima de negocios, tuvieron un efecto más bien contraproducente y profundizaron la decadencia económica de Rumania en 2009 y 2010."

 

EL MODELO ARGENTINO DE DESENDEUDAMIENTO.

"El tema de la deuda soberana ha adquirido una importancia crucial para el mantenimiento de la estabilidad financiera mundial. La resolución reciente de la Asamblea General de la ONU sobre la reestructuración de la deuda soberana a fin de establecer un marco jurídico multilateral, que fuera presentada por el grupo de los 77 países en desarrollo más China, por iniciativa de la Argentina, ha sido aprobada por más de dos tercios de los países, lo cual señala la importancia de la cuestión, que incluye el mantenimiento de la seguridad económica internacional y muestra su dimensión a nivel mundial. En mi opinión, el motivo sobre el que se basa esta resolución de la ONU es la determinación de la capacidad de pago real a fin de evaluar la sostenibilidad de la deuda y la de su reestructuración, es decir, exactamente lo que ha sido obviado por las agencias de calificación que degradaron a la Argentina al default en julio, tras el peligroso fallo de una corte estadounidense. Una de las principales razones que explican la necesidad de crear un marco legal que facilite una reestructuración ordenada de la deuda soberana es impedir que los fondos buitre obtengan beneficios especulativos a través de litigios contra los países endeudados, como ha ocurrido en el caso reciente de la Argentina, porque va en contra del espíritu de cooperación con que deben llevarse a cabo las negociaciones para alcanzar un acuerdo consensuado y de buena fe. Por último, teniendo en cuenta el principio del derecho soberano de todo Estado a reestructurar su deuda soberana sin ninguna interferencia procedente de otro Estado, encuentro que la reciente ley aprobada por el Congreso argentino que permite que el país realice pagos localmente o en jurisdicciones fuera del alcance de los tribunales estadounidenses está justificada y, en consonancia con la reciente resolución de la ONU, debería obtener reconocimiento internacional."

 

UNA NUEVA GEOPOLÍTICA DEL DESENDEUDAMIENTO.

Como se aprecia de las opiniones del especialista rumano, el modelo argentino de desendeudamiento (reestructuraciones + desplazamiento del FMI + triunfo en la ONU + Ley de Pago Soberano) podría interpretarse como uno que viene a quebrar, por primera vez en la historia contemporánea y más que exitosamente, la utilización del endeudamiento como herramienta de sometimiento de las naciones históricamente oprimidas. La Argentina enseña al mundo que es posible desarrollar un proceso de desendeudamiento de forma exitosa y en función del interés nacional, de la seguridad jurídica del propio pueblo y de un modelo de desarrollo soberano y moderno. Y más importante aún, revela a los enemigos de dicho proceso y cómo defenderse de ellos. Está en juego una nueva geopolítica del desendeudamiento acorde a un mundo más justo. La Argentina movió estratégicamente su reina.

 

dimanche, 12 octobre 2014

Stiglitz dresse l’état des lieux de la macroéconomie

Stiglitz dresse l’état des lieux de la macroéconomie

Ex: http://fortune.fdesouche.com
 
Dans le discours qu’il a récemment prononcé lors de la conférence tenue en l’honneur du Français Jean-Paul Fitoussi, Joseph Stiglitz (2014) débute par un constat sévère: qu’il s’agisse de la science ou de son objet, la macroéconomie ne se porte pas très bien.

Pourtant, en avril 2006, Anne Krueger, la directrice générale déléguée du FMI, affirmait que « l’économie mondiale a rarement été dans une meilleure forme ». De son côté, lorsqu’Olivier Blanchard (2008) se pencha sur « l’état de la macro » alors même que le marché du crédit subprime connaissait de fortes turbulences, il le jugea bon. Puis les pays avancés basculèrent dans la plus sévère crise économique depuis la Grande Dépression des années trente.

Non seulement les modèles standards n’ont pas prédit la Grande Récession, mais ils suggéraient tout simplement qu’un tel événement ne pouvait survenir. Dans le type d’économies dépeint par les modèles standards, les bulles n’existent pas ; l’approfondissement des marchés financiers est censée avoir dissolu les risques.

Pourtant, ces deux derniers siècles ont été marqués par une volatilité récurrente des prix d’actifs et du crédit. Même après que la bulle immobilière ait éclaté, les modèles standards n’ont pas prédit l’ensemble de ses répercussions. Ils n’ont pas plus prédit l’occurrence de la crise de la zone euro ou ses conséquences. Ils n’ont pas pu fournir de bons conseils aux autorités monétaires pour agir efficacement face à la déstabilisation des marchés financiers et à la détérioration de l’activité.
En effet, presqu’une décennie après l’éclatement de la bulle aux États-Unis, le chômage persiste à un niveau élevé dans les pays avancés. Puisque ce sont peu ou prou les mêmes responsables politiques qui sont en place et qu’ils travaillent toujours à partir des mêmes modèles, il n’est pas étonnant que la reprise soit si lente.

Les pertes totales en production aux États-Unis et en Europe suite à la récente crise financière mondiale s’élèvent à plusieurs milliers de milliards de dollars et les pays développés semblent incapables de les effacer.

Les défendeurs des modèles standards suggèrent qu’ils ne sont pas élaborés pour traiter des événements qui ne surviennent qu’une fois tous les siècles et qui seraient par nature imprévisibles ; par contre, ces mêmes modèles fonctionneraient bien en « temps normal ».

Stiglitz note pourtant que l’économie connaissait déjà de faibles performances avant qu’éclate la crise. En outre, la crise elle-même n’est pas qu’un simple accident indépendant du comportement des autorités publiques. Enfin, les bénéfices tirés des bonnes prédictions en périodes « normales » sont loin de compenser les échecs à prédire les profondes contractions.

Pour expliquer l’échec des autorités publiques à répondre à la Grande Récession, Stiglitz est amené à retracer tout un pan de l’histoire de la pensée macroéconomique. Il rappelle qu’avant Keynes les économistes partageaient la croyance que les marchés fonctionnaient, qu’ils étaient stables et efficiences.

Ils ne purent expliquer pourquoi la Grande Dépression avait été un événement aussi violent, mais ils ne cessèrent pourtant pas de préconiser une non-intervention de l’État au cours de celle-ci, affirmant que les marchés s’auto-corrigeaient. Keynes sut expliquer pourquoi le chômage persistait, pourquoi la politique monétaire était inefficace lors des fortes contractions de l’activité et pourquoi la politique budgétaire pouvait stimuler l’économie, via les effets multiplicateurs.

Après la guerre, les gouvernements américains adoptèrent des politiques keynésiennes et celles-ci fonctionnèrent. Mais au fur et à mesure que s’effaça le souvenir de la Grande Dépression, les partisans de la dérégulation des marchés surent mener une contre-attaque à partir des années soixante. La macroéconomie moderne est avant tout une tentative de réconciliation entre la macroéconomie keynésienne et la microéconomie.

Pour être exact, les économistes cherchèrent à adapter la macroéconomie au modèle microéconomique en vogue, précisément au moment où la microéconomie standard était l’objet de profondes remises en cause, notamment de la part des théories de l’information imparfaite, de la théorie des jeux et de l’économie comportementale.

joseph_stiglitz.jpgCes dernières décennies, la macroéconomie mainstream a fini par être dominée par deux « églises ». Une première école retourna aux doctrines des économistes classiques, affirmant que les marchés fonctionnaient bien et que l’intervention publique n’était pas nécessaire, qu’elle était inefficace et perturbatrice. Certains de ses partisans considèrent la hausse du chômage comme dénotant une plus grande demande de loisir de la part des travailleurs.

Leurs modèles se basent notamment sur l’idée d’agent représentatif doté d’anticipations rationnelles. Difficile, dans un tel contexte, d’imaginer que l’information puisse être asymétrique. En outre, ces modèles suggèrent que la structure financière n’importe pas puisque c’est finalement le même agent qui prête et emprunte, c’est-à-dire qui supporte tous les risques.

Puisque les banques ne jouent ici aucun rôle, ces modèles ne peuvent expliquer les crises bancaires, ni expliquer pourquoi elles affectent autant l’économie. Enfin, de tels modèles supposent que la répartition du revenu est sans aucune importance. Dans la réalité, non seulement la propension marginale à consommer diffère selon les agents (ce qui affecte directement la demande globale), mais les ménages les plus pauvres sont contraints en termes de crédit (ce qui explique notamment la sévérité de la Grande Récession).

Selon Stiglitz, la seconde « église » mainstream se débrouille un peu mieux que la première, mais juste un peu mieux. Elle s’est construite autour de l’interprétation hicksienne de Keynes. Ses partisans embrassent également les modèles à agent représentatif aux anticipations rationnelles. S’ils reconnaissent l’existence du chômage, ils cherchent par contre à réconcilier cette réalité avec le modèle d’équilibre standard.

Selon eux, si le chômage apparaît, c’est parce que les prix (notamment les salaires) ne s’ajustent pas à leur niveau d’équilibre. En d’autres termes, les chômeurs apparaissent responsables de leur propre situation : s’ils acceptaient des baisses de salaires, les entreprises embaucheraient davantage.

Encore une fois, un tel résultat empirique se concilie bien mal avec la réalité. Au cours de la Grande Récession, les États-Unis étaient l’un des pays avancés dont le marché du travail était le plus flexible, mais le chômage américain s’est toutefois fortement aggravé.

Stiglitz n’est pas un économiste hétérodoxe, mais il souligne la nécessité de s’extraire du modèle standard d’équilibre concurrentiel pour expliquer les défaillances de marché. Le « théorème Greenwald-Stiglitz » renversa l’idée selon laquelle les marchés sont efficients : Bruce Greenwald et Joseph Stiglitz (1986) ont montré que les transactions marchandes peuvent certes se révéler profitables à leurs signataires, mais néfastes pour l’ensemble de la collectivité.

Par exemple, les banques rendent de par leur activité le système économique plus instable. En outre, la flexibilité des prix et salaires peut, non pas atténuer, mais amplifier les contractions économiques : par exemple, la chute des prix et des salaires ne fait qu’aggraver le fardeau réel de la dette.

Encore une fois, l’hypothèse d’un agent représentatif empêche de faire émerger de telles dynamiques. Les modèles standards ne parviennent pas à faire jouer un rôle aux banques et aux marchés financiers. Or, une simple crise de liquidité peut entraîner une puissante contraction de l’économie en générant un rationnement du crédit, comme lors de la Grande Dépression ou plus récemment lors de la Grande Récession.

Par conséquent, Stiglitz estime que la macroéconomie doit être reconstruite, notamment via le développement de modèles alternatifs. Une théorie expliquant les dépressions doit pouvoir identifier les sources des perturbations, expliquer pourquoi des chocs (a priori) de faible ampleur ont des effets aussi puissants et pourquoi ces derniers persistent, alors que nous disposons des mêmes ressources physiques et naturelles qu’avant la crise.

Par exemple, cela pourrait s’expliquer en utilisant la notion d’équilibres multiples : avec la Grande Récession, nous serions passés d’un bon équilibre à un mauvais. Même dans un modèle où les agents sont supposés avoir des anticipations rationnelles, il est possible de faire apparaître des équilibres multiples ; c’est en revanche impossible sans abandonner l’hypothèse d’un agent représentatif.

En termes de politique économique, les modèles alternatifs ont de toutes autres implications que les modèles standards. Lors de la Grande Récession, le débat sur l’opportunité d’utiliser la politique budgétaire pour stimuler l’activité s’est cristallisé sur la taille du multiplicateur budgétaire.

Les détracteurs de la relance suggèrent que le multiplicateur des dépenses publiques est faible, voire négatif, mais pour le calculer, ils considèrent des longues périodes, sans forcément distinguer les récessions des périodes de croissance rapide. Or il est évident que le multiplicateur risque d’être faible lorsque l’économie est proche du plein emploi.

En fait, les études tendent plutôt à conclure qu’il atteint à long terme entre 1,5 et 2 lors des graves récessions ; certaines d’entre elles suggèrent même un multiplicateur encore plus élevé. Les détracteurs de la relance budgétaire affirment qu’elle déprime l’investissement privé via des effets d’éviction.

C’est peut-être le cas en période de croissance soutenue, lorsque la banque centrale resserre sa politique monétaire pour contenir les pressions inflationnistes ; c’est moins probable en récession, où la banque cherche précisément à accélérer l’inflation pour éviter que l’économie bascule dans la déflation. En fait, il paraît plus réaliste que l’investissement public stimule l’investissement privé.

De son côté, l’hypothèse de l’équivalence ricardienne suggère qu’une hausse de l’endettement publique incite les ménages à accroître leur épargne dans l’anticipation d’un relèvement des impôts, ce qui dégrade l’activité économique immédiate, mais les analyses empiriques échouent à la vérifier. L’équivalence ricardienne ignore les contraintes sur le capital et les effets sur la répartition des revenus.

Si les gouvernements investissaient aujourd’hui, dans un contexte de taux d’intérêt réel négatif, leur bilan s’améliorerait. Le multiplicateur budgétaire est en outre plus élevé dans certains domaines (par exemple l’éducation ou la recherche) que dans d’autres.

Quelques études ont suggéré que l’austérité budgétaire était susceptible de stimuler l’activité économique et il s’agit généralement des travaux d’Alesina. Cette idée d’une « austérité expansionniste » a été sérieusement contestée, notamment par les propres études du FMI. Dans les rares exemples où l’austérité a été suivie par une accélération de l’activité, l’économie a bénéficié d’une forte demande extérieure (notamment via la dépréciation du taux de change), or l’économie mondiale est aujourd’hui marquée par une demande insuffisante.

L’austérité n’a pas fonctionné en Europe. La contraction de l’activité est peut-être arrivée à son terme, mais cela ne permet aucunement de qualifier les plans d’austérité comme une réussite. En effet, les niveaux de vie demeurent inférieurs à ceux d’avant-crise, tandis que les ratios d’endettement public se sont accrus, ce qui dénote précisément l’échec des consolidations budgétaires.

Les économies de la zone euro demeurent entre 15 et 20 % en-deçà de ce qu’elles auraient atteint sans la crise et l’écart ne se réduit pas, au contraire. Le chômage atteint des niveaux insoutenables dans les pays-membres qui ont cherché à mettre en œuvre une « dévaluation interne » en pleine crise économique pour améliorer leur compétitivité.

Même l’amélioration de leur solde extérieur ne s’explique pas par une meilleure performance à l’export, mais bien par la contraction des importations liée à l’effondrement de la demande domestique. En mettant en œuvre une dévaluation interne, un pays ne cherche pas à générer de la demande, mais bien à capter celle du reste du monde, ce qui déprime au final la demande mondiale.

Beaucoup croient que les problèmes actuels découlent d’un endettement public excessif, ce qui les amène à déconseiller l’usage de la politique budgétaire comme outil de stabilisation de l’activité, voire à entretenir le fantasme d’une « austérité expansionniste ».

Cette idée a gagné en crédibilité avec les travaux de Carmen Reinhart et de Kenneth Rogoff qui suggéraient que lorsque la dette publique excédait 90 % du PIB, elle nuisait à la croissance économique. La causalité semble plutôt s’opérer dans l’autre sens : c’est parce que l’activité stagne que les finances publiques se détériorent. Au final, les études ne sont pas parvenues à déterminer un seuil ou un point critique dans la relation entre dette publique et croissance.

Les États-Unis sont sortis de la Seconde Guerre mondiale avec une dette représentant 130 % du PIB, ce qui n’a pas empêché l’économie américaine de connaître plusieurs décennies de forte croissance. Il n’existe pas de théorie cohérente pour expliquer comment la dette publique pourrait affecter la croissance, à une exception près : si un gouvernement met en œuvre un plan d’austérité pour réduire sa dette, celui-ci pénalise effectivement la croissance.

Par contre, l’endettement privé peut avoir de profondes répercussions sur l’économie en accroissant le risque d’instabilité financière ou en aggravant toute contraction de l’activité. Or les modèles standards fondés sur un agent représentatif ne parviennent pas à observer l’accumulation de tels déséquilibres. Ils ne peuvent pas non plus comprendre que les inégalités ont conduit à une hausse insoutenable de l’endettement avant la crise et qu’elles contraignent aujourd’hui la reprise de l’activité.

Avant la crise financière mondiale, les économistes considéraient que la politique monétaire suffisait pour maintenir l’économie au plein emploi, qu’elle était non seulement plus efficace que la politique budgétaire, mais qu’elle perturbait également moins les décisions des agents. Stiglitz juge les arguments théoriques et empiriques qui soutiennent une telle idée comme insuffisants.

Lors de la Grande Récession, les banques centrales ont ramené leur taux directeur au plus près de zéro sans pourtant restaurer le plein emploi. Ce qui importe vraiment, c’est l’écart entre le taux de prêt et le taux d’emprunt, mais cet écart est endogène ; il peut ne pas diminuer avec la baisse des taux d’intérêt des bons du Trésor.

En l’occurrence, Stiglitz note que nous ne sommes pas dans la même situation de trappe à liquidité que lors de la Grande Dépression : durant cette dernière, le taux d’intérêt réel s’élevait à 10 % en raison de la déflation, alors qu’il atteint aujourd’hui -2 %. Si l’inflation s’accélérait et atteignait 4 ou 6 % ou si le taux d’intérêt passait à -4 ou -6 %, rien n’assure que cela stimulera vraiment l’investissement.

D’une part, les études peinent à déterminer précisément la relation entre le taux d’intérêt réel et l’investissement. D’autre part, aujourd’hui, les capacités productives sont loin d’être pleinement utilisées dans plusieurs secteurs, si bien qu’il semble peu opportun de les accroître. L’inefficacité de la politique monétaire rend alors plus pressante l’utilisation de la politique budgétaire.

Notes :

BLANCHARD, Olivier (2008), « The state of macro », National Bureau of Economic Research, working paper, n° 14259, août.

GREENWALD, Bruce, & Joseph E. STIGLITZ (1986), « Externalities in economies with imperfect information and incomplete markets », in Quarterly Journal of Economics, vol. 101, n° 2.

STIGLITZ, Joseph E. (2014), « Reconstructing macroeconomic theory to manage economic policy », National Bureau of Economic Research, working paper, n° 20517, septembre.

Blog-Illusio

vendredi, 12 septembre 2014

Les taux négatifs, le nouveau tour du magicien Draghi

 

Les taux négatifs, le nouveau tour du magicien Draghi au service du système monétaire américain

La décision du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, le 4 septembre dernier, de faire passer l’Europe en taux négatifs [1], risque d’avoir des conséquences bien plus importantes que ce qui est perçu actuellement. Et cela pour une raison très simple : sans le vouloir, il a sans doute signé la fin de l’ère du capitalisme financier, au sens strict du terme, car la rémunération du système financier tourne désormais à l’escroquerie la plus évidente, au détriment des contribuables de tous les États européens.

Le capitalisme financier ne se justifie que par la rentabilité de ce capital. Les monnaies alternatives ou locales, qui se sont érigées dans des pays comme la Suisse (système Wir ou autres monnaies locales [2]), ont en général cette particularité, qu’elles perdent de leur valeur avec le temps ou qu’elles ne sont pas rémunérées. Du coup, les gens ont tendance à ne pas les conserver et à les faire circuler rapidement (théorie de la vitesse de circulation de la monnaie). Grâce à cela, la monnaie en question retrouve sa qualité de moyen d’échange et elle n’est plus une fin en soi. La thésaurisation devient alors contre-productive : les excès de monnaie se réinvestissent donc spontanément dans l’économie réelle, dans la production de biens et services.

La décision de Mario Draghi a surtout pour but de soutenir le dollar

En apparence le dollar se porte bien, car il monte par rapport à l’euro. Mais on oublié que cela ne se fait que grâce aux interventions des banques, selon un mécanisme classique de soutien. En effet, en accroissant le différentiel de taux d’intérêt entre le dollar et l’euro, la rémunération d’un placement en dollars devient plus attrayante pour les capitaux qui circulent que ne l’est la rémunération des placements en euros. J’ai toujours pensé que, vu sa construction imbécile, fragilisante et destructrice pour les pays de la zone, Allemagne exceptée, l’euro n’était que la variable d’ajustement de la politique monétaire américaine, et c’est particulièrement vrai depuis le début de l’été 2014, alors que le dollar perd de sa puissance au niveau planétaire, comme nous l’expliquons plus loin dans le présent article. En somme, si Mario Draghi a pris cette décision, ce n’est certainement pas pour mettre fin à un capitalisme financier débridé et criminel…

Le système monétaire américain fonctionne en circuit fermé

En ce sens, Mario Draghi, une fois de plus, en bon soldat de Goldman Sachs (dont il a été Vice-président pour l’Europe entre 2002 et 2005), ne fait rien d’autre que d’exécuter les consignes données par les banques américaines, qui se trouvent être les actionnaires de la Réserve fédérale des États-Unis (FED) [3]. En rendant peu attractifs les placements financiers en Europe, il espère sans doute que les capitaux vont se diriger d’urgence vers le territoire nord-américain, attirés par ces différentiels de taux, faisant ainsi revenir vers les banques américaines des liquidités qui leur manquent cruellement. Cela devrait ainsi permettre à ces banques américaines de continuer à acheter les émissions obligataires du Trésor Américain, lesquelles ne trouvent plus preneur sur les marchés étrangers. Le système américain fonctionne désormais totalement en circuit fermé.

La politique de la France se fait maintenant à la corbeille

Pour un pays, il y a trois moyens d’asseoir sa puissance : son armée, son économie et sa monnaie. Le pouvoir d’un État sur son territoire (le pouvoir régalien) lui permet en principe de faire en sorte que le politique ne soit pas soumis à la finance, mais que la finance reste un soutien à l’économie, en suivant les stratégies décidées par le politique. C’est le fameux « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille » de Charles de Gaulle.

La Russie et la Chine ont parfaitement compris tout cela. Elles n’ont pas fait la même folie que les pays européens de céder leur pouvoir régalien à des banques privées, dans un processus initié par la France en 1973, via la loi Pompidou-Rotschild [4]. Cette loi a ensuite a été reprise dans l’article 123 du Traité de Lisbonne, qui a rendu les États européens dépendants du système bancaire européen, la Banque centrale européenne (BCE) n’ayant pas le droit de leur acheter directement leur dette (ce que l’on appelle la monétisation directe).

Si la BCE n’était pas ce qu’elle est, grâce aux taux négatifs, l’État pourrait rembourser moins que ce qu’il a emprunté !

Avouez qu’aujourd’hui, si la BCE pouvait acheter directement les obligations émises par l’État français à taux négatif, la dette de la France serait très vite résorbée et les économies recherchées par le gouvernement immédiatement trouvées, puisque le budget des intérêts financiers dus aux détenteurs de sa dette, donc versés par l’État français, représente son premier poste budgétaire de dépenses ; l’État pourrait même rembourser MOINS que ce qu’il a emprunté !

Les BRICS prennent le large et le dollar perd de sa superbe

Le 17 Juillet dernier, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont décidé de monter un système financier parallèle au système occidental actuel : le Système de protection des réserves monétaires (Contingent Reserve Arrangement alias CRA) [5], avec une banque devant se substituer au Fonds monétaire international (FMI), de manière à se protéger des variations monétaires déstabilisantes et de l’hégémonie du dollar. La Chine a déjà monté une banque d’investissement de ce type [6]. Le Fond monétaire Africain vient de se créer [7]. La Russie est en train d’annoncer la création d’un système de paiement indépendant du système « occidental », se libérant ainsi de l’influence du réseau Swift. Rappelons que le réseau Swift a été utilisé par les Américains à plusieurs reprises comme une arme géopolitique pour exclure des pays (l’Iran, le Vatican…), leur rendant ainsi très difficile toute transaction internationale. Ces différents pays ont également annoncé leur intention de cesser leurs transactions en dollars [8].

Dans ce contexte monétaire explosif, le dollar perd de sa superbe, et risque d’en perdre encore plus sil perd le statut essentiel de référent pour les transactions internationales. En effet, la cotation des matières premières en dollars oblige les pays ayant besoin de ces ressources, énergétiques en particulier, à détenir des réserves en dollars en abondance.

La guerre, partout et toujours, pour résoudre les problèmes monétaires

Les Américains ont toujours résolu leurs problèmes monétaires par des guerres exportées en dehors de leur territoire. Là, ils se trouvent confrontés à une double problématique : la fin du statut du dollar comme monnaie étalon et la fin du contrôle de la production énergétique, avec en particulier les cotations du gaz et du pétrole en dollar. Sous ce prisme, on comprend mieux ce qui se passe en Ukraine ou au Proche-Orient. Le contrôle par les États-Unis des productions de ces pays garantit qu’elles vont continuer à être cotées en dollars. L’Amérique évite ainsi le scénario catastrophe que nous venons de décrire, où les réserves en dollars des pays qui n’en auront plus besoin disparaîtraient. Israël et le gouvernement de Kiev jouent ainsi le même rôle de protection des intérêts américains, le premier dans la riche zone du Proche-Orient, le second par son rôle prépondérant de vecteur de transmission de ces énergies (via les gazoducs), ainsi que par la richesse de ses sous-sols.

Grâce à cette politique monétaire en circuit fermé, les banques américaines s’enrichissent sur le dos du contribuable

Comme nous l’avons expliqué plus haut, le gros problème actuel des Américains est qu’ils fonctionnent totalement en circuit fermé, les USA n’arrivant plus à placer leurs émissions obligataires sur les marchés étrangers. Dans ce contexte, la FED crée de la monnaie pour les banques privées (qui sont de plus ses propres actionnaires), ces dernières prêtant ces créations avec marge… à l’État américain.

Cela n’a de sens que s’il y a un risque pour les banques, la justification du taux d’intérêt étant la rémunération du risque. Dans la mesure où ce risque n’existe plus, puisque l’État lui-même contre-garantit les banques prêteuses, ce taux devient donc un enrichissement sans cause, une spoliation totale du contribuable américain. Cette notion d’enrichissement sans cause devrait d’ailleurs être développée et discutée ouvertement, car elle fait référence à des notions philosophiques et religieuses. Ces notions sont à mon avis plus éclairantes que les idéologies économiques du XIXe siècle pour analyser notre société actuelle et son régime de dette. Mais ce n’est pas l’objet de ce billet.

Redonner le pouvoir régalien au peuple et autoriser la puissance publique à créer de la monnaie

Concernant les taux, la même démarche s’applique totalement à l’Europe, si ce n’est que les banques européennes ne sont pas actionnaires de la BCE. Aujourd’hui, à l’heure où la BCE a décidé que les taux négatifs sont la solution pour les pays européens, il apparaitrait logique et cohérent que s’ensuive la monétisation directe de la BCE aux États, leur permettant ainsi, grâce à ces taux négatifs, de faire baisser leur dette, et ainsi de réaliser des économies budgétaires extrêmement importantes.

Un tel scénario supposerait que le pouvoir régalien autorise la puissance publique à créer de la monnaie, donc implicitement que le pouvoir régalien soit rendu au peuple, pour qu’à nouveau, le politique puisse reprendre la main sur le financier et non être soumis à une caste d’intérêts privés, qui n’ont que faire de l’intérêt général, et qui n’agissent qu’en fonction des désidérata de leurs actionnaires. En effet, dans le contexte actuel, quand un État émet des obligations, dont la vente sera assortie d’intérêts financiers, celui qui achète ces obligations s’enrichit sans justification : il obtient de l’argent à taux négatif et il spolie de façon inique la population de cet État, elle qui aura à en payer le prix !

Le dernier tour de passe-passe du magicien Draghi avec ses taux négatifs doit IMPÉRATIVEMENT OBLIGER les hommes et femmes politiques européens à choisir leur camp. Accepteront-ils que cette mesure profite uniquement aux intérêts financiers et au système monétaire européen, comme tous les tours de baguette magique précédents ? Ou bien exigeront-ils que cette nouvelle baisse des taux soit pour une fois utile aux peuples européens eux-mêmes, en faisant baisser la dette des États ? Afin que la dernière formule en date de notre président « Aller plus loin, plus vite et plus fort dans le redressement du pays : telle est notre ambition, tel est notre défi. Notre pays, notre économie, notre société, ont plus que jamais besoin de la mobilisation de tous ! » ne soit pas qu’un slogan politique de plus.

C&F

Notes

[1] La décision de la Banque centrale européenne (BCE) consiste à baisser le principal taux directeur à 0,05 %, et le taux de facilité des dépôts de -0,10 % à -0,20 % (lemonde.fr, 04-09-2014)

[2] La Banque Wir est une institution bancaire suisse qui émet sa propre monnaie pour faciliter les échanges économiques entre ses membres. Son siège est à Bâle. WIR est l’abréviation du mot allemand Wirtschaft, qui signifie « économie », wir signifiant également « nous » en allemand. (wikipedia, français)

[3] La Fed : un mythe de l’indépendance de la politique monétaire et de sa dépendance politique. (wikipedia, français)

[4] Le pouvoir régalien est celui de battre monnaie, c’est-à-dire la faculté d’un État de créer la monnaie nécessaire à ses opérations, si son budget est en déséquilibre . C’est ce que de Gaulle faisait avec ses dévaluations compétitives, en utilisant simultanément ce pouvoir régalien donné par les lignes d’escompte gratuit de la Banque de France au Trésor, et la capacité d’emprunt de l’État sur des investissements long termes (emprunt Pinay). C’est cette faculté d’escompte gratuit de la Banque de France au Trésor qui a été supprimée avec la loi Pompidou-Rotschild en 1973 . L’argument principal de Giscard d’Estaing était que la faiblesse des politiques et leur démagogie les auraient incités naturellement à créer « trop de monnaie » pour répondre aux demandes . Ce fonctionnement est celui de la FED depuis 1913 . Le Traité de Lisbonne a repris ce mode de fonctionnement, et il interdit à la BCE de monétiser directement pour le compte des États . Elle ne prête donc qu’aux Banques. Mais, en supprimant cette faculté, ce transfert a relégué le statut d’État à celui d’un ménage qui se doit d’avoir des comptes en équilibre, en lui ôtant ce pouvoir régalien qui lui était propre, et en soumettant le politique aux décisions des financiers . C’est le début de la destruction de la notion d’État-nation.

[5] Contigent Reserve Arrangement, présenté par le Trésor national d’Afrique du sud, que nous avons traduit par Système de protection des réserves monétaires (anglais)

[6] La Chine veut créer à tout prix une institution rivale de la Banque mondiale (agenceecofin.com, français, 27-06-2014)

[7] L’oeuvre de Kadhafi continue, le Fonds monétaire africain est né ! (reseauinternational.net, français, 05-07-2014)

[8] La Russie et la Chine abandonnent officiellement le dollar comme monnaie d’échange (reseauinternational.net, français, 05-09-2014)

Pour approfondir sur le thème de la création monétaire et du pouvoir des banques privées

vendredi, 05 septembre 2014

Argentine: une autre victime

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Argentine: une autre victime

Un exemple des méfaits du futur traité transatlantique

Auran Derien
Ex: http://metamag.fr

L’Argentine a été pillée, situation comparable à celle de nombreux pays européens. C’était en 2001. Les financiers de Washington avaient tellement saigné l’Argentine qu’une crise brutale frappa le pays. Les Autorités déclarèrent un moratoire pour quelques 100 000 millions de dollars. Il y eut des négociations fructueuses avec 93% des créditeurs puisqu’à la fin, à peu près 70% de la valeur nominale des titres publics fut annulée.
 
Deux fonds financiers, NML Capital et Aurelius Management, ont acheté les titres de la dette publique argentine, à prix dévalués, et ont alors déposé des plaintes devant un tribunal US à la manière que nous imposera le futur Traité transatlantique en négociation actuellement. La finance anglo-saxonne possède en effet un système de droit et de morale qui lui est propre. Ses intérêts sont au-dessus des intérêts de quelque pays que ce soit. La globalisation est sans droit. Tout simplement.
 
Ces deux fonds veulent extorquer 1300 millions de dollars à l’Argentine et Thomas Griesa, Juge en chef de la Cour de district des États-Unis pour le district sud de New York, leur a donné le feu vert. Encore faut-il de multiples appuis. Le responsable de NML Capital, un homme d’affaires nommé Paul Singer, traîne souvent à Davos. Il possède un autre fond, Elliot Management, qui finance la campagne du sénateur Marco Rubio, de lointaine origine cubaine, lequel ambitionne de se présenter aux prochaines élections présidentielles. La mère de Rubio, Mme Ros-Lehtinen s’agite dans la politique US contre les pays d’Amérique Latine. Un autre personnage du lobby cubain aux USA tient aussi un rôle important: le sénateur du New Jersey, Menéndez. Sa campagne est financée par le cabinet d’avocat Lowenstein-Sandler …La liste est longue mais le principe est le même. Il semble donc que tout se ramène à une très ordinaire médiocrité financière: des financiers paient les campagnes de politiciens qui font voter les lois permettant de racketter.

Bientôt, la résistance ? 

Que la finance mondialiste tienne le haut du pavé ne fascine pas la totalité des politiciens d’Amérique Latine. D’abord les membres du MERCOSUR (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela), puis l’UNASUR ont diplomatiquement affirmé que les financiers affectaient la stabilité financière globale et ont condamné la décision du juge Griesa. Ils ont précisé de plus que les paiements de cette dette ne devaient pas hypothéquer le futur et manifesté leur solidarité aux pays victimes de cette situation. Trois Présidents, Morales (Bolivie), Mujica (Uruguay) et Correa (Equateur) furent plus explicites. Morales employa l’expression « extorsion financière », expliqua que le but final était la privatisation de toutes choses afin que les multinationales puissent mettre à sac les ressources existantes. Mujica précisa que ces méthodes seraient utilisées contre tout le monde et qu’il convenait de porter les débats sur les forums internationaux où se rencontrent d’autres victimes afin d’y faire germer une attitude commune. Il affirma clairement que ces initiatives avaient pour but d’obliger l’Argentine à privatiser son pétrole au bénéfice des grandes multinationales. Correa regretta qu’il n’y ait pas encore une grande solidarité entre les victimes de ce pillage ; il manifesta toutefois une certaine ingénuité en déclarant qu’il convenait de séparer les investisseurs honnêtes des autres. Mais qu’est-ce qu’un investisseur honnête ? La situation est telle qu’il est impossible de faire la différence.
 
Un cloaque sans droits

L’activité financière fonctionne sur la circulation de créances et de dettes qui se transforment sans cesser d’exister. Un prêt suppose que des études ont été faites, que le risque a été apprécié. Une justification du paiement d’intérêts n’est-elle pas dans la prise de risque ? Lorsqu’un débiteur fait faillite, la banque qui a octroyé les crédits est donc responsable puisqu’elle n’a pas su étudier le dossier correctement. Il est normal qu’elle en supporte les conséquences. De cette manière, la dette s’éteint. 

Pourtant, des financiers font traduire le pays devant un tribunal ad hoc, utilisant une loi d’exception, valable dans leur seul pays. Selon les règles internationales, tous ceux qui ont trempé dans cette condamnation sont des criminels. Il conviendrait donc de les poursuivre, les arrêter, les condamner.
 
Un peu de patience est nécessaire avant que cela ne se produise. Mais nous devons pousser dans cette direction, seule voie de retour vers une commune humanité.

jeudi, 04 septembre 2014

Les sanctions américaines – une guerre économique contre les «partenaires» européens?

Les sanctions américaines – une guerre économique contre les «partenaires» européens?

par Rita Müller-Hill, historienne

Ex: http://www.horizons-et-debats.ch

Sous le titre, «Les producteurs automobiles allemands ressentent la crise russe», la «Frank­furter Allgemeine Zeitung», dans sa rubrique économique, rapporte le 2 août «La chute des ventes s’accélère. L’Institut Ifo (institut pour la recherche en économie) met en doutes l’efficacité des sanctions». L’article met en évidence que les sanctions n’affectent ni la Russie ni les banques russes. Qui affectent-elles alors?


Revenons en arrière: Les sanctions économiques contre l’Iran.


Traditionellement, la France entretenait de bonnes relations commerciales avec l’Iran. C’étaient encore des «résidus» de la politique extérieure indépendante du général de Gaulle, méprisée par les USA et Bruxelles. «Les amis transatlantiques» ont cependant fait pression sur la France et les nouvelles élites françaises, en supplétifs dociles, ont abandonné les bonnes relations commerciales avec l’Iran sous prétexte de lutter contre le programme nucléaire de l’Iran. Cela a nui de façon considérable à l’économie française et certains médias français y voient la préparation d’un marché futur pour les marchandises américaines.


En avril 2012, sous la pression de son nouveau partenaire General Motors et du lobby «United against nuclear Iran», Peugeot s’est retiré du marché iranien. «La France, quatrième partenaire commercial de l’Iran […] est désormais en quinzième position.»1


Depuis 1978, Peugeot possédait en Iran 30% du marché et commercialisait en 2011, via un partenariat avec le groupe local Iran Khodro, 458?000 voitures en kit, ensuite assemblées dans le pays contre 440?000 en France. A la suite de son partenariat avec General Motors, Peugeot a été contraint de stopper la livraison de pièces détachées en Iran. «Le Monde»2 a interviewé l’ambassadeur iranien en France. M. Ali Ahani a confirmé que General Motors, proche du lobby «United Against Nuclear Iran» aurait exercé des pressions sur son partenaire français.


Le 26 juillet 2013, Carlos Tavares, directeur de Renault, annonça que le «président Obama avait donné l’ordre de cesser les activités en Iran.»3


Les ventes de Renault progressaient en Iran, (près de 10% du marché local) et on avait affirmé vouloir y rester, après le départ de Peugeot, ce qui contrebalançait les difficultés sur les marchés européen (24% en France) et américain. Moins d’un an après, le départ de Peugeot de l’Iran, Renault, contraire à l’affirmation de rester, annonça sa décision de quitter le pays. Le 23 juillet 2013 seulement, Iran Khodro avait annoncé la signature d’un accord pour la construction de la Clio.4 La décision de l’Union européenne, d’interdire au secteur bancaire iranien l’accès au réseau SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) aggravait encore la situation.


Ces décisions mettent en lumière la stratégie américaine, de fermer les marchés iraniens aux entreprises étrangères, surtout aux entreprises françaises. Le 3 juin 2013, les USA, quelques jours avant l’élection d’Hassan Rohani, se sont dotés d’une nouvelle législation: le président Obama a signé l’«Executive Order Act 13645», visant surtout le secteur automobile.5
Michel Makinsky de la France Business School (Poitiers) est de l’avis qu’on a directement visé les intérêts de l’industrie automobile française et «que l’objectif réel d’Obama est de purger le marché iranien de toute concurrence étrangère au cas où un rapprochement s’ébaucherait entre Washington et Téhéran.»6


Un sous-traitant français a confirmé au «Figaro» que, l’«Executive Order Act» d’Obama est «un véritable nettoyage du marché automobile iranien qui se prépare pour faire place nette aux industriels américains, avant un deal politique entre Téhéran et Washington».7
Nous comprenons la stratégie américaine à travers la composition et les méthodes du lobby puissant «United Against Nuclear Iran» (UANI).8 L’organisme est composé, en partie, «d’anciens dirigeants politiques de premier plan et de militaires néoconservateurs (entre autres Richard Holbrooke, Jim Wolsey CIA), entretenant d’étroites connexions avec les services secrets américains, mais aussi britanniques et israéliens». Ainsi Alexandre Mandil dans son article pour la Fondation Prometheus.9


Les conséquences pour Renault n’ont pas tardé à arriver: les bénéfices de 746 millions au premier trimestre 2012 ont passé à 39 millions pour la même période en 2013 parce qu’on était obligé de payer 512 millions d’Euros de provision pour l’arrêt des activités en Iran.
Le secteur automobile n’est pas le seul concerné. Le 29 mai 2013 Total devait payer 400 millions de dollars aux autorités américaines pour faire stopper les accusations de corruptions dans le cadre des contrats en Iran.10


Parallèlement, les USA préservent leurs propres intérêts. Les exportations américaines vers l’Iran ont augmenté de 50%, ces dernières années tandis que les exportations européennes ont chuté de moitié depuis la mise en œuvre de l’embargo sur le pétrole. «Les Américains y vendent via des intermédiaires, notamment turcs, des ordinateurs, des téléphones, du Coca Cola et d’autres biens de consommation.»11    •

1    Le Monde: www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/17/ce-que-les-sanctions-contre-l-iran-coutent-a-la-france_3431653_3234.html
2    ibid.
3    www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20130110trib000777697/quand-obama-oblige-renault-aquitter-l-iran-a-son-grand-dam.html
4    www.usinenouvelle.com/article/l-iran-epine-dans-le-pied-de-renault.N202204
5    www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/06/=3/execcutive-order-authorizing-implementation-certain-sanctions-set-forth-i 
6    http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/industrie/automobile/221177625./retour-washington-iran-sanctions-et-concurrence-
7 www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/04/20002-20131004ARTFIG00001-en-iran-l-offensive-discrete-des entreprises-americaines.php      
8    www.unitedagainstnucleariran.com/
9    Alexandre Mandil. «L’industrie francaise, cible et victime de la stratégie américaine en Iran», www.fondation-prometheus.org
10    ibid.
11    ibid.

lundi, 25 août 2014

Dollar-Dämmerung

Dollar-Dämmerung

von Bruno Bandulet

Ex: http://www.jungefreiheit.de

Amerikanische Dollarnoten: Eine Leitwährung unter Druck Foto:  picture alliance / blickwinkel/McPHOTO

Amerikanische Dollarnoten: Eine Leitwährung unter Druck Foto: picture alliance / blickwinkel/McPHOTO

Die Dominanz des Dollars bedrohe die russische Wirtschaft, und russische Öl- und Gaslieferungen sollten künftig in Rubel abgerechnet werden, erklärte Präsident Putin jüngst auf der Krim. Ein bemerkenswerter Schachzug im neuen Kalten Krieg zwischen dem Imperium und der kleinen Großmacht, auch wenn die Deutschen als Großkunden russischer Energieexporte zögern werden, sich einer konstitutionellen Schwachwährung wie dem Rubel zu bedienen und dabei auch noch den Zorn der Amerikaner auf sich zu ziehen.

Ernster zu nehmen ist der strategische Plan Pekings, den eigenen Außenhandel ebenso wie Investment-Transaktionen in weitaus größerem Umfang als bisher in Yuan statt in Dollar abzuwickeln. Bereits im März unterzeichneten die Deutsche Bundesbank und die Deutsche Börse entsprechende Abkommen mit der chinesischen Zentralbank.

Chinas Währung wird Alternative zum Dollar werden

Frankfurt wird neben London zum zweiten Handelszentrum für Yuan in Europa. Die Liberalisierung des chinesischen Kapitalmarktes und die Freigabe des Yuan-Wechselkurses werden folgen. Chinas Währung wird sich als Alternative zum Dollar etablieren. Angesichts chinesischer Währungsreserven von nahezu 4.000 Milliarden Dollar ist China ungleich schwerer angreifbar als Rußland.

Amerikanische Sanktionen gegen das Reich der Mitte nach dem Vorbild der jüngsten antirussischen Maßnahmen würden die internationalen Finanzmärkte in ihren Grundfesten erschüttern. Sie würden als Vorspiel zum Krieg interpretiert – so wie Präsident Roosevelts Blockade gegen das imperiale Japan.

Die vorsichtigen Chinesen werden den Showdown hinauszögern wollen. Ihre strategischen Denker sprechen seit Jahren von der Notwendigkeit, die Rolle des Yuan an den Kapitalmärkten zu stärken, die Dollar-Herrschaft zu brechen und die eigenen Goldreserven aufzustocken. Zu letzterem hatten sie 2013 Gelegenheit, als Goldman Sachs zur Attacke auf den Goldpreis blies und die amerikanischen Fonds in Panik verkauften.

Die Vordenker in Peking wissen – sie sagen es auch ganz offen –, daß China in der Dollar-Falle sitzt und in einer Währung überinvestiert hat, die nach amerikanischem Belieben abgewertet und im Konfliktfall blockiert werden kann. Die Option, die Dollarreserven der chinesischen Volksbank auf den Markt zu werfen, existiert in der Realität nicht. Praktikabel ist nur eine graduelle Lösung von der Weltreservewährung auf längere Sicht.

Annäherung von Moskau und Peking durch Amerika beschleunigt

In diesem Zusammenhang ist das im Mai abgeschlossene Erdgasabkommen zwischen Moskau und Peking von überragender Bedeutung. In etwa ab 2018 wird der russische Staatskonzern Gazprom 30 Jahre lang Erdgas in einem Gegenwert von geschätzten 400 Milliarden Dollar an China liefern, die Rechnungen jedoch nicht in Dollar, sondern in Yuan oder Rubel stellen. Die Ironie des Deals, der Washington alarmiert haben muß, besteht darin, daß die Amerikaner ihn selbst beschleunigt haben – durch ihre Strafmaßnahmen gegen Moskau. Sie treiben Rußland in die Arme Chinas.

Deutschland und die EU hingegen scheinen sich mit den bestehenden Verhältnissen abgefunden zu haben. Die Bundesrepublik fungiert als unsinkbarer Flugzeugträger der einzigen Weltmacht, die amerikanischen Truppen hierzulande einschließlich ihres zivilen Gefolges und der Geheimdienstmitarbeiter genießen exterritorialen Status und unterliegen nicht deutscher, sondern amerikanischer Gerichtsbarkeit. Die US-Justiz besteht auf der Geltung amerikanischen Rechts auch in Europa – und sie kann den Anspruch durchsetzen.

Zuletzt akzeptierte die französische Großbank BNP Paribas eine milliardenschwere Strafzahlung an die US-Behörden wegen Umgehung amerikanischer Sanktionen gegen den Iran, den Sudan und Kuba, obwohl die Geschäfte nicht auf amerikanischem Boden, sondern in Genf und Paris getätigt wurden. Es genügte, daß in Dollar fakturiert wurde – eine perfekte Illustration, wie der sogenannte Dollar-Imperialismus funktioniert. Die französischen Politiker waren empört – und gaben klein bei. Kein zweiter de Gaulle in Sicht, nirgends.

Deutsches Gold bleibt in Amerika

Unterdessen ist aus London zu hören, daß internationale Handelsgeschäfte zunehmend in Gold abgewickelt werden. Dabei wechseln die Barren an den Handelsplätzen Singapur, Shanghai, Dubai oder Istanbul den Eigentümer. Weil nichts über Bankkonten und Clearingstellen läuft und die Transaktionen für das US-Justizministerium nicht einsehbar sind, können die Amerikaner auch nichts blockieren oder verbieten.

Auch damit wird ein neues Kapitel in der langen Saga der Dollar-Dämmerung geschrieben. Die USA, immer noch im Besitz der größten Goldreserven der Welt, beginnen die Kontrolle über den Markt für Gold – die maßgebende werthaltige Alternative zum Dollar – zu verlieren.

Nicht aber die Kontrolle über den Teil der deutschen Goldreserven, der zusammen mit einigen tausend Tonnen anderer Länder im Keller der Federal Reserve Bank of New York liegt. Noch 2013 hatte sich der CDU-Außenpolitiker Philipp Mißfelder mit Unterstützung der Bild-Zeitung dafür stark gemacht, das deutsche Gold aus New York zurückzuholen.

Im Frühjahr 2014 verlor er sein Amt als Amerikabeauftragter der Bundesregierung. Als er sich dann auch noch die Freiheit nahm, den Geburtstagsempfang für Altbundeskanzler Gerhard Schröder in Sankt Petersburg zu besuchen, auf dem Wladimir Putin, der Leibhaftige, gesichtet wurde, war er bei den Amerikanern unten durch.

Seitdem schwindet auch die Chance auf ein baldiges Wiedersehen mit dem amerikanisierten deutschen Gold. Spiegel-Online meldete am 24. Juni: „Bundesregierung will Gold in den USA lassen.“ Der lange Arm von Uncle Sam – bis Peking reicht er nicht, wohl aber bis Berlin.

JF 35/14

vendredi, 08 août 2014

HILAIRE BELLOC: THE SERVILE STATE AND THE POLITICAL ECONOMY OF DISTRIBUTISM

HILAIRE BELLOC: THE SERVILE STATE AND THE POLITICAL ECONOMY OF DISTRIBUTISM

 
July 27th is the birthday of Hilaire Belloc, one of the great radical traditionalists.


From the beginnings of the Industrial Revolution in the late eighteenth and early nineteenth century until the era of the Great Depression immediately preceding the commencement of the Second World War, the most enduring internal conflict within the nations of the West was rooted in what was then called the “social question.” The growth of industrialization and the dispossession of the agrarian peasant classes during the time of the enclosure movement had created within the industrializing nations a massive proletarian class of permanently pauperized laborers and the deplorable social conditions which accompanied the growth of this class.

Throughout the nineteenth century, numerous potential remedies to the condition of the working classes were proposed and the labor, socialist, communist, and anarchist movements developed into powerful political forces during this time. It was into this political and socioeconomic environment that Hilaire Belloc was born in 1870. Belloc was born in France to an English mother and French father and was raised in England. Throughout his eighty-two years of life, Belloc would exhibit many talents. He was an immensely prolific writer (it was once said that he “wrote a library” during his time), poet, and debater. He was an accomplished historian. Belloc was fond of racing yachts and wrote extensively on travel. He was also a politician at one point in his life and for a time held a seat in the English parliament. From his experience as a parliamentarian, Belloc came to regard the pretenses of the liberal democratic state as one rooted in the popular representation of the people as a sham. Parliamentary democracy, in Belloc’s view, was simply a mask for the rule of the plutocratic class. Perhaps above all, Belloc was a staunch defender of Catholic orthodoxy and produced many apologetic works on behalf of his own faith tradition and challenged the secularism of his intellectual contemporaries such as George Bernard Shaw and H. G. Wells. [1]

Though Belloc opposed the secular outlook of the Fabian intellectuals and the more radical Marxists, he shared their concern with solving the problems of labor and the social ills brought about by the industrial age. It was out of this concern that Belloc and his friend, fellow literary figure, and fellow Catholic apologist Gilbert Keith Chesterton formed a unique and always small but intellectually original movement known as “distributism.” The philosophical basis of distributism was outlined in two books, one by Chesterton and one by Belloc. Chesterton’s What’s Wrong with the World was published in 1910. Its thesis was that the paternalistic welfare state proposed by the progressive liberal and social democratic reformers of the era was not inconsistent with the continued rule of the plutocrats. Rather, a welfare state of the kind the Fabians suggested could be utilized by the ruling classes to pacify and further subordinate the working classes. Belloc continued with this theme in his 1912 book The Servile State. Belloc generally accepted the criticisms of capitalism offered by the socialists and Marxists, but argued that socialism would not have the effect of liberating the working classes. Instead, the welfare state would reduce the workers and the masses generally to the level of state dependents with the state continuing to be controlled by the capitalist plutocracy.
 

Medieval charity
As devout Catholic traditionalists, both Belloc and Chesterton naturally had the tendency to romanticize the social system of the medieval era, centered as it was in the Catholic Church. The guilds and agrarian peasant traditions of the Middle Ages became the model for Belloc’s and Chesterton’s and by extension the distributist movement’s theoretical foundations for social reform. The ambition of the distributists was not to nationalize the means of productions in the manner favored by the Marxists or to radically expand the level of state intervention into the economy and into society in the name of social welfare. Rather, the distributists preferred the opposite approach of redistributing the means of production into as many hands as possible, essentially making everyone into a capitalist. Distributist ideas continued to be outlined in Chesterton’s paper G. K.’s Weekly and the Distributist League was founded in 1926. Most of the core members of the league were either former socialists who had converted to Catholicism or devout Catholics who were simply concerned with the social question. The league was never a particularly large organization and never held more than two thousand actual members at any one time. Distributism was an intellectual movement rather than a political or activist one.

Distributism is a concept that is more interesting for its ideas than its influence. It was a tendency that offered an uncompromising critique of capitalism yet firmly rejected virtually all efforts or proposals to remedy the ills of capitalism through bureaucracy and statism. Not only the socialist parties but also the labor unions were criticized by the distributists on these grounds. Belloc, Chesterton, and the distributists shared the concern of classical liberals for the preservation of private property and the liberty of the individual against the state while simultaneously expressing concern for the conditions of labor and related social injustices. Capitalism in their view had the effect of a net reduction in liberty not only because the laboring masses were dependent on the capitalists for their subsistence, but also because capitalism was inherently unstable and therefore necessitated state intervention in order to address its social dislocations. Further, the capitalists and plutocrats themselves preferred state regulation of the kind granting monopoly privileges. Contrary to the supposed laissez faire ideal of capitalism, the actual practice of capitalism went hand in hand with the growth of statism.
 
 
The distributists’ criticisms of capitalism were not merely economic in nature. In their view, both capitalism and the proposed socialist alternatives were equally deficient in their neglect of the spiritual welfare of mankind and their limitation of social concerns to matters of material interests only. For the capitalists, greed and material acquisition had become the highest values. For the socialists, satisfying the material needs of the working classes was their only concern. Neither perspective satisfactorily addressed the dehumanizing nature of either proletarianism as it existed under capitalism or the proposed statist alternatives offered by the socialists. The distributists were concerned about the effect of capitalism on family, cultural, and communal life. By forcing the workmen to spend long hours laboring in factories, capitalism was essentially taking fathers and husbands away from their families and the distributists noted that the plutocratic classes would at times endorse women’s emancipation movements in order to make female labor more readily exploitable. The concerns of many traditionalists of the era regarding the impact of industrialization and commercial society on high culture were also shared by the distributists and the distributists likewise lamented the decline of small shops and independent craftsmen brought on by the rise of department stores and chain stores.

Emancipated women
Though they were critical of the dehumanizing effects of the machine age, the distributists were not advocates of a return to a pre-industrial state in the manner advocated by the Luddites. Rather, they thought that with a widespread distribution of ownership of productive property, the laboring classes would be able to achieve autonomy and independence through such arrangements as industrial guilds operated as cooperatives of small producers and the reestablishment and growth of small businesses and small farms. Indeed, the economic ideals of the distributists were very similar to those of the classical anarchists and both movements favored many similar economic arrangements such as worker cooperatives, mutual banks, and independent peasant communities. The American social reformer and devout Catholic Dorothy Day even attempted a synthesis of distributist and anarchist ideas with her Catholic Worker movement. Yet the Catholic traditionalists and romantic medievalists who comprised the distributist movement generally found themselves at odds with the anarchists and their anti-clericalism and Enlightenment rationalism. However, the differences were primarily philosophical, cultural, and religious rather than economic.[2]

Belloc advanced an interesting theory concerning the development of capitalism in England and by extension throughout the world during the Industrial Revolution. He argued that capitalism took the particular form that it assumed during its developmental era largely as a consequence of the dissolution of the monasteries by Henry VIII during the sixteenth century. The monasteries had previously been the basis of cultural, educational, and charitable life in England and their suppression had created a gap in the social fabric whose consequences were made manifest during the early industrial age. First, the disappearance of the monasteries had the effect of removing the social safety net and creating the conditions for state assumption of charitable responsibilities in the way first demonstrated by the Poor Laws and which later found their full fruition in the welfare state. Likewise, the decline in the power and influence of the Church that was the natural result of the closure of the monasteries undermined the ability of the Church to serve as a constraining force on the growing power of industrial capitalists. Lastly, the destruction of monastic life had the effect of creating a spiritual vacuum that would later be filled by the materialistic values of the growing commercial society. [3]

No longer challenging plutocracy.
George Orwell noted in 1946 that Belloc’s The Servile State had been quite prescient in its analysis of the likely consequences of state socialism when it was published thirty-four year earlier.[4] The legacy of state socialism has been the creation of the hard totalitarian regimes associated with Communism, Fascism, and Nazism, and the soft totalitarianism of the Western welfare states. Belloc has since been demonstrated to have been correct when he suggested that socialism would only have the effect of maintaining plutocratic rule while pacifying the population at large by making them into wards of the provider state. Though living standards have certainly risen in the West since Belloc’s time, all of the modern nations now face severe fiscal crises generated in large part by the prevalence of the provider state. The rise of the global economy has brought with it the advance of proletarianism in previously pre-industrial societies on the periphery and generated a process of re-proletarianization in the nations where industrialization is long established, particularly in the United States. The massive transnational capitalist enterprises and financial institutions are now eclipsing the power of even nation-states themselves. In some ways, it would seem that the problems that Belloc and his distributist colleagues sought to address are now as prevalent as ever.


NOTES:

[1] Jahn, Karl (2000). Distributism. Archived at http://karljahn.tripod.com/tan/distributism.htm. Acccessed on October 8, 2012
.
[2] Dorothy Day. Articles on Distributism-2. The Catholic Worker, July–August 1948, 1, 2, 6.

[3] Bradshaw, Brendan (1974). The Dissolution of the Religious Orders in Ireland under Henry VIII. London: Cambridge University Press.

[4] George Orwell. Second Thoughts on James Burnham in Polemic No 3 May 1946.


Originally published in Belloc: Thoughts & Perspectives, Volume Twelve (edited by Troy Southgate) published by Black Front Press.

Robert Stark interviews Keith Preston on Chesterton & Belloc

Robert Stark interviews Keith Preston on Chesterton & Belloc 1

Listen to the interview here.

bellocgk2

 

Robert Stark interviews Keith Preston of Attack the System

Topics include:

Keith’s interest in alternative economics that opposes both capitalism and socialism such as distributism

Why third way economics theories have limited influence but a large potential audience

NEITHER PROGRESSIVE NOR CONSERVATIVE: THE ANTI-MODERNISM OF G.K. CHESTERTON

HILAIRE BELLOC: THE SERVILE STATE AND THE POLITICAL ECONOMY OF DISTRIBUTISM

A Traditionalist critique of Capitalism

Chesterton and Belloc’s views on Nationalism, Eugenics, and Imperialism

How Marxist viewed Distributism as a Petit Bourgeois movement

The Distributist critique of the welfare state versus the modern conservative view towards poverty

Taxation policies such as a Negative Income Tax and Asset Tax

mercredi, 30 juillet 2014

Leegstand en kapitaal

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Het aantal winkels in België krimpt. Studiebureau Locatus heeft de cijfers: van januari 2009 naar januari 2014 zijn het aantal winkels gedaald van 89.924 naar 84.771, zijnde een dikke 5%. Opvallend is dat de totale ruimte gedurende diezelfde tijd met bijna 5% is uitgebreid: van 17.655.000 m² naar 18.523.000 m².

Dit valt deels te wijten aan de economische crisis en de concurrentie van webwinkels. Maar dat de totale ruimte toeneemt toont ook aan dat ontwikkelaars kannibaliseren op de minder centrale locaties. Dat wil zeggen dat er een toenemende concentratie in de sector is, wat in elke zijstraat en secundaire stad overigens met eigen ogen vast valt te stellen. Kijk maar eens naar Sint-Niklaas, tussen Gent en Antwerpen, waar de meeste leegstand voor Vlaanderen heerst.

Vooral verontrustwekkend is dat deze daling nog achterloopt op die in Nederland, waar echter bijna dezelfde procentuele leegstand heerst (9% tegenover 8,4%). Maar Nederland heeft al een boom in de commerciële ruimten gekend van voor de vastgoedcrash van 2007-2009. Sindsdien is deze gestagneerd, terwijl het commerciële vastgoed in België onverstoord blijft toenemen. Zo kent Nederland betrekkelijk meer leegstaande winkelcentra, terwijl in België veel meer traditionele winkelgebieden getroffen zijn.

Nederland loopt vooruit op consumentengedrag in online verkoop en franchisering (winkelketens tegenover zelfstandigen). Dat betekent dat de dalende trend in België nog een tijdje zal aanhouden en zelfs zal versterken. Tijdens de hevige Nederlandse crisisjaren  2009-2010 was de daling maar liefst 20%, veelzeggend voor wat België te wachten staat. Bovendien waren de slachtoffers van de leegstand in Nederland veelal grote vastgoedholdings, terwijl commerciële panden in België veelal in particulier bezit zijn. Die zullen hun verlies in de vorm van verloedering door structurele leegstand moeten beginnen slikken, om van een aftakelend straatbeeld dan nog maar te zwijgen.

Wat dat betekent? Centrale winkelstraten worden gedomineerd door grote ketens, de winkelpanden daar door grote holdings zoals Quares en de rest gebeurt via ecommerce. Lokale winkelgebieden worden spookstraten, buurtwinkels worden vervangen door supermarkten. De bevolking verhuist naar de randen van centrale steden, kijk naar bijvoorbeeld de boom van appartementsgebouwen rond Hasselt, waar nu ook Ikea en Inno vestigingen openen.

Kortom, de middenstand verdwijnt, de sociale atomisering neemt toe en kapitalistische anonimiteit wint van de politieke belofte van lokale verankering. Dit alles onder het mom van tewerkstelling, overigens. Cru gesteld, je mag je verheugen op een job als kassier bij Ikea of Delhaize, terwijl je ouders vroeger een meubelzaak of buurtwinkel uitbaatten. 

Misschien klinkt dat voorlopig nog als spijkers op laag water zoeken, maar de evolutie in deze richting valt op basis van de cijfers niet te ontkennen. Als we de vergelijking met Nederland mogen doortrekken, dan stel ik voor op te letten tot ook in België het neologisme krimpregio's een weg naar het publieke debat vindt.

In het licht van deze overwegingen stelt zich de vraag: waarom staart het politieke debat zich blind op de koopkracht, terwijl dit ons zelfs geografisch duidelijk aan het nekken is? Wat missen we in dit verhaal?

Waar links zich volledig op de klassenstrijd stort, vergeet zij de verborgen slachtoffers van het kapitaal: de middenstand. Deze worden nu de kaders van het salariaat. De baas is een klootzak, maar Marx zei zelf dat de baas (de bougeoisie) een tussenfase is die het kapitaal tijdelijk beheert. Nu wordt deze overgenomen door de internationale kapitaalsklasse, een kosmopolitische bourgeoisie die de speculant per definitie voorrang op de ondernemer geeft.

Wie het beweert op te nemen voor het volk, de populaire klassen, zal een verzoening tussen middenstand (wie autonoom voor productie in staat) en proletariaat (wie autonomie verloren is) moeten zoeken. Zoals het nu gaat zie ik de zelfverklaarde nationalisten aan de uitbuiters enkel vrij spel geven.

00:05 Publié dans Actualité, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, récession, libéralisme, économie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 29 juillet 2014

Ist Rußland Deutschlands wichtigster natürlicher Partner?

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Putin in der Diskussion: Ist Rußland Deutschlands wichtigster natürlicher Partner?

Olaf Haselhorst
   

Die politischen Beziehungen Europas zu den USA scheinen sich immer stärker abzukühlen. Schuld daran ist nicht nur die Massenausspähung europäischer Bürger durch den US-Geheimdienst NSA. So hatte der russische Präsident Wladimir Putin im Hinblick auf einen französisch-russischen Waffendeal den USA vorgeworfen, Bank-Strafen dazu zu nutzen, Frankreich für seine Rüstungsgeschäfte mit Rußland zu bestrafen. Am 30. Juni belegten die US-Behörden die französische Bank BNP Paribas mit einer Strafe von neun Milliarden Dollar. Hintergrund waren Geschäfte mit den Führungen Kubas, des Iran und des Sudan. „Was den französischen Banken angetan wurde, kann in Europa nichts als Empörung hervorrufen“, sagte Putin in einer Rede vom 1. Juli. „Wir sehen den Druck, den unsere amerikanischen Partner auf Frankreich ausüben, um das Land dazu zu zwingen, keine ‚Mistrals‘ [Hubschrauberträger] an Rußland zu liefern. Wir wissen, daß sie sogar angedeutet haben, die Strafen gegen die Banken stillschweigend aufzuheben, wenn Frankreich die ‚Mistrals‘ nicht liefert. Was ist das, wenn nicht Erpressung?“, fragte Putin. Immer mehr europäische Politiker und Geschäftsleute würden erkennen, daß die USA Europa nur für ihre eigenen Interessen benutzen wollen, daß Europa zur „Geisel kurzsichtiger ideologisierter Ansätze“ anderer wird.

In Frankreich werden zwei Hubschrauberträger für Rußland produziert. Beim G7-Gipfel Anfang Juni hatten die USA das Projekt kritisiert. Bundeskanzlerin Angela Merkel hatte hingegen keine Einwände gegen den Export von französischen Kriegsschiffen nach Rußland.

„Europa ist Rußlands natürlicher und wichtigster Handels- und Wirtschaftspartner“, so Putin. Frankreich und Deutschland hätten sich auf die Seite Rußlands gestellt, als sie die Aufhebung der Waffenruhe mit den Unabhängigkeitskämpfern durch die Ukraine verurteilten. Hinsichtlich …einer Telefonkonferenz mit den Regierungen Deutschlands, Frankreichs und der Ukraine sagte Putin: „Leider hat sich [der ukrainische] Präsident Poroschenko dazu entschieden, die Militäraktion fortzusetzen. Und wir – mit ‚wir‘ meine ich meine Kollegen in Europa und mich selbst – wir haben es nicht erreicht, ihn davon zu überzeugen, daß man einen sicheren, stabilen und unverletzlichen Frieden nicht mit Krieg erreichen kann.“ In der Tat rät der deutsche Außenminister Frank-Walter Steinmeier dem ukrainischen Präsidenten zu Gesprächen mit den Separatisten.

In der Ukraine-Krise gibt es krasse Meinungsverschiedenheiten zwischen den USA auf der einen Seite und mehreren EU-Staaten auf der anderen Seite, darunter Deutschland, Österreich und Frankreich.

Frankreichs Botschafter in Moskau, Jean-Maurice Ripert, sagte am 1. Juli der russischen Nachrichtenagentur Interfax, daß er die Entscheidung der Ukraine bedaure, die Waffenruhe zu beenden. Frankreich und Deutschland übten nun Druck auf Poroschenko aus, damit dieser seine Meinung ändere. Zudem denke derzeit „niemand in Brüssel“ über eine dritte Phase von Sanktionen gegen Rußland nach.

Olaf Haselhorst ist Chefredakteur der gesamtdeutschen Wochenzeitung “Der Schlesier”

¿Alemania en los BRICS?

¿Alemania en los BRICS?

Ex: http://www.elespiadigital.com

Según el analista financiero norteamericano Jim Willie, la controversia sobre el espionaje de la NSA norteamericana a Alemania podría ser el temor a un plan secreto de los germanos para descolgarse del dólar y unirse en el futuro a los BRICS.

En una entrevista con el Watchdog Greg Hunter, Willie, especialista en Estadística, afirmó que la verdadera razón detrás de la reciente escándalo de vigilancia de la NSA focalización Alemania se centró en el temor de los Estados Unidos a que la potencia financiera de Europa esté tratando de escapar de un inevitable colapso del dólar.

"Creo que están buscando obtener información sobre las acciones de Rusia contra el dólar. Buscan los detalles de un plan secreto de Alemania para alejarse del dólar y unirse a los BRICS (Brasil, Rusia, India, China y Sudáfrica). Esto es exactamente lo que creo que van a hacer ", dijo Willie.

A principios de este mes, las naciones del BRICS (Brasil, Rusia, India, China y Sudáfrica), anunciaron la creación de un nuevo Banco Internacional con 200 mil millones de dólares de fondos, un banco alternativo al FMI y al dominio del dólar. Este banco alternativo al FMI tendría su sede en Shanghai y estaría presidido por Moscú.

Putin puso en marcha el nuevo sistema diciendo que fue diseñado para "ayudar a prevenir el acoso a los países que no están de acuerdo con algunas decisiones de política exterior hechas por los Estados Unidos y sus aliados", una clara señal de que Rusia y otros países del BRICS se están trasladando a crear un nuevo sistema económico que es contradictorio con el FMI y el Banco Mundial.

La visión que tiene la oligarquía occidental hacia Rusia se puede resumir en las observaciones formuladas por el ex embajador de EE.UU. en Irak, Christopher R. Hillque sugieren que Moscú es cada vez más visto como un Estado canalla. Ya en abril, Hill dijo que la respuesta de Rusia a la crisis de Ucrania fue una traición de Moscú al "nuevo orden mundial" del que había sido parte.

En otra señal de que las naciones BRICS están moviéndose para crear un modelo totalmente nuevo, multipolar y adversario de las potencias occidentales, los cinco países también están construyendo una red propia de Internet, una red alternativa que eluda a los Estados Unidos con el fin de evitar el espionaje de la NSA.

Willie también vincula a ese movimiento del BRICS que tras el derribo del vuelo de Malaysia Airlines, sea explotado por los EE.UU. y Gran Bretaña para presionar con sanciones más estrictas contra Rusia a pesar del hecho de que han tenido poco efecto hasta el momento y sólo parecen ser perjudicar para los intereses comerciales de los países de la Europa continental.

"Aquí está el gran desafío. Los EE.UU. están diciéndole básicamente a Europa que tiene dos opciones. Unirse a nosotros en la guerra contra Rusia. Unirse a nosotros en las sanciones contra Rusia. Unirse a nosotros en una guerra de constantes conflictos, aislamiento y destrucción de su economía, negándose a su suministro de energía y eliminación de todos los contratos. Unirse a nosotros en esta guerra de sanciones, porque realmente nos gustaría que ustedes mantengan el régimen del dólar. Ellos van a decir que están cansados del dólar. . . . Estamos empujando Alemania. No se preocupan por Francia, no se preocupan por Inglaterra, se preocupan por Alemania. Alemania cuenta con 3.000 grandes empresas que hacen negocios en estos momentos con Rusia. Ellos no van a unirse a las sanciones".

dimanche, 20 juillet 2014

TISA: de volgende stap in de modernisering van het kapitaal

TISA: de volgende stap in de modernisering van het kapitaal                 

Geschreven door

Ex: http://www.solidarisme.be

 

IMF & Mondialisme
 

Terwijl de TTIP achter de coulissen in werking treedt en we misschien over een paar jaar de desastreuze resultaten voor onze competitiviteit, handelssoevereiniteit en kwaliteitscontrole mogen vaststellen, gaat de mondialisering elders gewoon verder.

En wanneer ik elders zeg, dan bedoel ik buiten het raamwerk van de General Agreement on Trade in Services (GATS, Algemene Overeenkomst over Handel in Diensten) en de World Trade Organisation (Wereld Handelsorganisatie, WTO/WHO) om. Zo gevoelig ligt het, dat de betrokken landen zich teruggetrokken hebben in de Australische ambassade in Genève (of all places) om dit in het grootste geheim te bespreken.

Het betreft hier de Trade in Services Agreement (TISA), wat tot doel heeft “dienstverlening” te deregulariseren en homogeniseren tussen de betrokkenen. Dienstverlening tussen aanhalingstekens, aangezien hieronder wordt verstaan: financiële derivaten, privacy en privatisering publieke diensten (energie, post, water, gezondheidszorg etc.).

Dat is een nogal breed toepassingsveld voor een schijnbaar onschuldig acroniem. Dat absoluut geheim is er dus niet voor niets, maar dat was buiten Wikileaks gerekend dat daar enkele weken geleden een stokje voor heeft gestoken. Dit kwam nadat de Public Services International (PSI) dit plan al de grond in had geboord op basis van wat reeds bekend was.

Het meest kwalijke van dit akkoord is allicht nog wel dat de privatiseringen hierdoor gebetonneerd zouden worden. Als ze mislukken, zoals in België met de energiesector, moet je niet verwachten ooit nog terug te kunnen keren naar een nationalisering. Winnaars zijn de grote landen, wiens geprivatiseerde nutsbedrijven de ‘concurrenten’ in kleinere landen kunnen overnemen, en de multinationals, die zo met minder handelsvoorwaarden te maken krijgen.

Wikileaks merkt in haar persnota op dat er uit de financiële crisis van 2007-2008 blijkbaar geen lessen worden getrokken. In 2012 werd een voorstel van Ecuador tot het herzien van de GATS-regels genegeerd en in september 2009 stelde de VN-Commissie van Experts voor Hervormingen van het Internationale Monetaire en Financiële Systeem, voorgezeten door Joseph Stiglitz, dat “alle handelsakkoorden moeten herzien worden”.

Stiglitz is geen onbesproken figuur en het is interessant om bij zijn eigen rol als klokkenluider stil te staan. Volgens Stiglitz volgt het IMF een vierstappenplan voor de vernietiging van nationale economieën. Stap 1 is privatisering door “briberization”, zoals de uitverkoop van het Rusland van de jaren ’90 heeft aangetoond. Stap 2 is, wanneer de boel onvermijdelijk crasht, een one-size-fits-all reddingsplan door te duwen in de vorm van “Capital Market Liberalization” in ruil voor financiering. Dat leidt echter tot een “Hot Money Cycle”, waar eerst een speculatieve instroom van kapitaal plaatsvindt, maar die stroom zal zich op gegeven moment keren, waarna het IMF opnieuw voorwaarden stelt voor nieuwe financiering. De nationale vastgoedmarkt, industrie en overheidsschatkist zijn er de klos van.

Stap 3 is “Market-based pricing”, wat neerkomt op de marktprijs voor basisbehoeften zoals olie, voedsel en water op te leggen. Daar komt dan de zogeheten “tussenstap” van (stap 3,5) in de vorm van IMF-rellen, wat opgevangen wordt met constructies zoals maaltijdcheques. De banken worden intussen wel gered, vanzelfsprekend.

Stap 4 uiteindelijk is een “Poverty Reduction Strategy” van vrijhandel volgens WTO-regels, wat nefast is voor bijvoorbeeld de agricultuur in de Derde Wereld en de sociale verworvenheden bij ons.

De vraag is hoe lang mondialisten aan de linkerzijde dit verhaal nog gaan kunnen rijmen met hun zelfverklaarde sociale internationale. Eens te meer bewijst dit dat sociaal enkel nationaal kan. Internationaal stellen de spelregels zich intussen duidelijk.

Nu, de linksmondialisten kunnen altijd voor een alternatief kiezen. Rusland en China werken gestaag door aan een alternatief voor het IMF en de Wereldbank samen met andere partners die buiten de boot van het IMF vallen. Alleen is dat ook weer niet naar hun zin, want op moraliserend vlak staan ze dan weer wel aan de zijde van de liberaalmondialisten. Bovendien betreffen deze partners minder dan 40% van de internationale handel, waardoor het er toch terug op neerkomt dat we onze eigen boontjes in eigen land en met eigen hand moeten doppen.

Of is het werkelijk zo dat de PVDA achter gesloten deuren nog steeds de opstand van de internationale arbeider verkondigt als ultieme oplossing? Zoals Francis Cousin stelt, Marx schreef over de necrologie van de 21ste eeuw, niet de biologie van de 20ste eeuw. Aan hen om hun discours met deze tijden te vereenzelvigen zonder een beroep op de natie te doen. Want anders blijft extreemlinks het laboratorium van het kapitaal om diens modernisering in de vorm van het mondialisme langzaam maar zeker en met de minste weerstand door te voeren.

Verrek, zijn wij nu meer marxistisch dan de Internationale aan het worden?

TiSA : un accord géant de libre-échange en discrètes négociations

TiSA : un accord géant de libre-échange en discrètes négociations

WikiLeaks a fait fuiter le mois dernier un document de travail datant d’avril 2014, portant sur le chapitre des services financiers. S’il ne s’agit pas du texte définitif, puisque les négociations sont encore en cours, il permet de se faire une idée de ce à quoi pourrait ressembler cet accord de libéralisation déjà tant décrié.

C’est quoi l’idée ?

TiSA est une négociation commerciale lancée début 2013 entre 23 Etats, qui se baptisent eux-même les « très bons amis des services », à l’initiative des Américains et des Australiens. Leur objectif est de poursuivre la libéralisation des services engagée par l’Accord général sur le commerce des services (AGCS, GATS en anglais) de 1994, qui combattait le protectionnisme et ouvrait certains secteurs à la concurrence.

50 pays négocient TiSA

Outre les Etats-Unis et l’Union européenne (au nom de ses 28 Etats), 22 pays sont associés à ce jour aux négociations.

TiSA vise à réduire au maximum les barrières empêchant les entreprises d’un pays A de mener leurs activités de service dans un pays B, pour stimuler la croissance internationale des entreprises. Barrières que sont, par exemple, les quotas nationaux, les marchés publics réservés, voir les monopoles, ou les normes protectrices.

Selon le Peterson Institute, un think tank qui s’intéresse aux problèmes économiques internationaux, un service a aujourd’hui cinq fois moins de chances d’être exporté qu’un bien matériel.

Lire nos explications détaillées : TiSA : les trois dangers du nouvel accord mondial de libéralisation

Pourquoi un tel accord ?

L’idée sous-jacente de TiSA est que les négociations de libéralisation multilatérales incluant tous les Etats de la planète sont trop compliquées : le cycle de Doha, mené depuis 2001 sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), n’a péniblement réalisé que 10 % de ses objectifs en dix ans.

Les « très bons amis des services » espèrent trouver entre eux leur propre consensus, avant de revenir en force à la la table des négociations de l’OMC pour l’imposer au reste du monde. « Si nous n’arrivons pas à convaincre tout le monde, pourquoi ne pas se mettre dans un coin pour commencer cet accord de dérégulation financière, et peut-être ensuite y intégrer tout le monde ? », résume ironiquement Lori Wallach de Public Citizen, une ONG opposée à TiSA.

Quels intérêts sont en jeu ?

On voit à travers la constitution des groupes de lobbying, aussi bien américains qu’européens, les intérêts se dégager clairement pour certains secteurs : le transport maritime, les technologies de l’information et de la communication, l’e-commerce, les services informatiques, le courrier et la livraison, les services financiers et les monopoles publics.

« A titre d’exemple, TiSA représente l’opportunité que les Etats-Unis nous laissent enfin accéder à leur marché de transport aérien », explique-t-on à la Commission. Autres entreprises très impliquées dans le lobbying, les géants des échanges de données bancaires, dont PayPal et Visa.

Dans son plaidoyer pour l’accord, le lobby américain Team Tisa déplore la permanence de barrières au commerce international, comme « le mouvement limité des données à travers les frontières », « la compétition déloyale des entreprises publiques » ou « la propriété locale obligatoire ».

Capture d’écran du site de la “Team TiSA”

En France, ce sont Veolia Environnement et Orange qui accompagnent le Medef dans les négociations. Ces derniers n’ont pour l’instant pas accepté de nous expliquer les raisons de leur implication dans ce travail de lobbying.

Que changera concrètement TiSA ?

Pour le savoir, la seule source dont nous disposons aujourd’hui est le document de travail publié par WikiLeaks, qui concerne un seul chapitre de l’accord, consacré aux services financiers. Les outils qui y apparaissent favorisent la libéralisation des secteurs que couvrira l’accord.

Concrètement, sur le volet financier, TiSA propose la mise en place d’outils permettant de revenir sur les quelques avancées régulatoires héritées de la crise financière. « On a déjà commencé à rogner sur la régulation, en déclarant notamment que certaines de ces règles relevaient de la simple prudence, alors qu’elles sont absolument nécessaires à la stabilité du système », dénonce Myriam Vander Stichele, militante dans une association en faveur de la régulation financière.

Pour la chercheuse, TiSA est la « tête de pont » d’un autre accord de libre-échange, Fatca, discuté actuellement entre les mêmes partenaires principaux, les Etats-Unis et l’Europe.

D’ailleurs, TiSA reprend l’une des idées maîtresses de Tafta : le principe de « coordination », qui empêche d’imposer une régulation qui porterait tort à l’un des signataires. Autant dire, un moins-disant régulatoire généralisé.

Une tendance à la dérégulation qui ne s’infirme pas. Ainsi, les représentants des produits dérivés, produits spéculatifs en vogue sur les marchés financiers, ont récemment attaqué en justice le régulateur américain, la CFTC, dont ils estimaient l’action trop zélée dans un cadre de coopération internationale qui présuppose, selon eux, que les règles soient plus souples si l’on veut les appliquer au plus grand nombre.

Lire également : Comment les Européens poussent les Américains à déréguler la finance

Les négociations sont-elles secrètes ?

Pas totalement. Si l’administration américaine a commencé à communiquer largement sur TiSA en juin 2014, elle était restée longtemps discrète. Le Congrès américain avait toutefois été officiellement informé de l’ouverture des discussions début 2013.

De son côté, le Parlement européen a, avec les votes de la droite et des sociaux-démocrates (qui ne comprenaient visiblement pas toujours pour quoi ils votaient), accordé un mandat de négociation à la Commission. Laquelle a mené une consultation publique ouverte aux lobbies industriels et aux ONG après le lancement des négociations.

On en sait peu sur le contenu-même des négociations. Seules la Suisse, la Norvège et l’Islande ont publié leurs propositions, comme le note le site BastaMag.

Autre point problématique : le projet d’accord révélé par Wikileaks, comme tous les autres documents de travail de TiSA, était ainsi censé rester secret pendant les cinq années suivant une éventuelle entrée en vigueur du traité. Seul le texte officiel final aurait été connu ; or, maintenir secrets les documents de travail préparatoires empêche une compréhension optimale des implications des accords commerciaux.

Le Monde

samedi, 19 juillet 2014

Quand les Etats-Unis font payer leur puissance

Quand les Etats-Unis font payer leur puissance

Ex: http://fortune.fdesouche.com

La politique unilatérale de sanctions économiques des États-Unis à l’égard d’un nombre grandissant de pays est déjà une pratique très regrettable. Le seul cadre légitime devrait être celui de l’Organisation des Nations Unies, et plus particulièrement, celui du Conseil de sécurité de l’ONU qui est, seul, habilité à prendre de telles sanctions au titre de l’article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.


En 2013, il existait treize régimes de sanctions mis en place par le Conseil de Sécurité : Al-Qaïda, Corée du Nord, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissao, Irak, Iran, Liban, Libéria, Libye, RDC, Somalie (y compris Erythrée et piraterie), Soudan et Talibans. Les États-Unis ne s’en contentent pas. A eux seuls, ils sanctionnent environ 70 pays, de manière plus ou moins ciblée.

UN BOYCOTT SECONDAIRE

Ce recours aux sanctions économiques constitue désormais une forme ordinaire de diplomatie coercitive que les États-Unis pratiquent au gré de leurs intérêts politiques et économiques du moment. Ainsi en va-t-il de l’embargo contre Cuba qui répond à la demande persistante du puissant lobby anti-castriste ou des sanctions contre l’Iran qui entendaient protéger dès 1996, avec la loi D’Amato-Kennedy, les investissements américains contre la concurrence étrangère dans le secteur énergétique iranien (en l’occurrence Total).

Mais le plus choquant réside dans l’effet extra-territorial de ces législations unilatérales. Celles-ci s’apparentent à un boycott secondaire : les autorités étasuniennes sanctionnent les ressortissants d’un État tiers qui prétendent commercer avec un État qu’elles ont décidé de punir. En d’autres termes, les États-Unis légifèrent pour le monde entier au mépris du droit international.

De nombreux pays ainsi que l’Union Européenne ont plusieurs fois protesté et condamné ce type de mesures. Le 16 octobre 2002, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution par 133 voix, 2 voix contre (Etats-Unis et Israël) et 2 abstentions (Australie et Lettonie) exprimant la préoccupation que lui inspirent « les répercussions des mesures économiques coercitives extraterritoriales imposées unilatéralement en matière de commerce et de coopération financière et économique », notamment parce qu’elles « entravent sérieusement la liberté des échanges et la libre circulation des capitaux aux niveaux régional et international ».

TRANSACTIONS CONFORMES AUX RÈGLES FRANÇAISES

A ce titre, l’Assemblée générale demandait que soient « abrogées les lois de caractère unilatéral et extraterritorial imposant aux sociétés et ressortissants d’États tiers des mesures économiques coercitives contraires au droit international ».

Inutile de préciser que les États-Unis n’en n’ont jamais tenu compte. Leur souveraineté prime sur toute autre considération et le respect de la réglementation des États-Unis pour toute opération faite en dollars s’applique à tous en raison de son effet extra-territorial. La BNP Paribas pourra bien objecter que ses transactions sont conformes aux règles françaises, européennes et onusiennes, la position des États-Unis risque de demeurer inflexible.

C’est là un bien mauvais exemple donné à la communauté des Etats et notamment à ces puissances dont les États-Unis dénoncent les velléités hégémoniques (Russie et Chine) : pourquoi se conduiraient-elles différemment ? Unilatéralisme et extra-territorialité sont clairement inacceptables si l’on veut défendre un monde coopératif. Il est urgent que l’Union européenne et d’autres donnent de la voix.

Le Monde

Les patronats français et allemand font front commun contre les Etats-Unis

Les patronats français et allemand font front commun contre les Etats-Unis

Ex: http://fortune.fdesouche.com

Les “patrons des patrons” français et allemand côte à côte

Les patronats français et allemand montent au créneau contre les Etats-Unis, qu’ils soupçonnent de distorsion de concurrence dans plusieurs dossiers.


Une semaine après l’amende de 8,9 milliards de dollars infligée à BNP Paribas par les autorités américaines, qui l’accusent d’avoir violé des embargos, le Medef et la Fédération de l’industrie allemande (BDI) craignent un affaiblissement des banques européennes.

« D’un point de vue philosophique, et de l’organisation du dollar et de l’euro, je crois qu’il y a de vraies questions qu’il faut évoquer rapidement pour éviter d’affaiblir tout un système bancaire européen », a déclaré hier Pierre Gattaz, président du Medef, aux « Echos » et à la « Frankfurter Allgemeine Zeitung ». « Il faudrait que la Commission européenne ait une vision sur le sujet assez vite. »

Alors que Deutsche Bank et ­Commerzbank sont aussi visés par la justice américaine, le BDI s’inquiète pour l’indépendance de ces instituts. « Il serait inadmissible que les Etats-Unis affaiblissent le système financier européen pour ensuite acheter des banques européennes », souligne Ulrich Grillo. « Il faut réguler les banques de manière appropriée mais il ne faut pas une régulation excessive car il y a une compétition entre banques », a ajouté le patron des patrons allemands. Tous deux critiquent le projet de taxe sur les transactions financières soutenu par Paris et Berlin.

Le président du BDI voit une autre perversité dans les relations transatlantiques«: le dispositif permettant aux entreprises américaines de placer leur cash à l’étranger sans être obligées de le fiscaliser. Ce mécanisme profite, notamment, à General Electric, qui vient d’annoncer l’achat pour 12,35 milliards d’euros des activités énergie d’Alstom. L’offre de son rival allemand Siemens, allié au japonais Mitsubishi, a été rejetée par le conseil du groupe français.

« Cette opération pose une question en termes de droit fiscal mondial », estime Ulrich Grillo. « De plus en plus d’entreprises américaines emploient cet argent non imposé pour réaliser des acquisitions à des montants incroyables. Pour moi, c’est une distorsion de concurrence très nette : quand j’achète une entreprise, si je n’ai pas payé d’impôt, je peux payer des prix 30 % à 40 % plus élevés », dit-il.

Outre l’achat des actifs d’Alstom par GE, le laboratoire pharmaceutique Pfizer a annoncé dernièrement l’achat du britannique AstraZeneca pour 116 milliards de dollars.

« Les entreprises américaines sont assises sur 900 milliards d’euros pour faire leurs emplettes », s’inquiète le patron allemand. Il espère que le G20, présidé cette année par l’Allemagne, se penchera sur le dossier. « Cela peut conférer une force à tous les grands optimisateurs américains qui peuvent en effet acheter beaucoup plus facilement des sociétés européennes à des prix plus importants, et donc dans des conditions d’égalité différentes », abonde Pierre Gattaz.

Pour les deux leaders patronaux, ces dossiers ne doivent pas faire échouer les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (TTIP), qu’ils continuent à soutenir malgré ces tensions et les réserves de la société civile. Les Etats-Unis ont souhaité sortir les banques des négociations, comme l’Europe a retiré les produits culturels. Mais la France et l’Allemagne doivent exploiter ensemble leur influence pour peser sur le débat, estiment-ils.

D’autant plus que ces dossiers interviennent dans un contexte de concurrence accrue entre les industries européennes et américaines. Celle-ci s’observe dans le secteur énergétique, avec les gaz de schiste dont l’exploitation est permise outre-Atlantique, dans le secteur financier, avec les risques d’amendes contre les banques et l’optimisation fiscale, dans la technologie et le numérique avec la position dominante de Google ou les méthodes de l’Agence américaine de renseignement (NSA)…

« Dans une telle situation, il faut se défendre ensemble, entre Européens », insiste Ulrich Grillo. « Un pays seul ne peut y arriver. »

Les Echos

vendredi, 11 juillet 2014

Amerika drijft Duitsland en Frankrijk in armen van Rusland

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Amerika drijft Duitsland en Frankrijk in armen van Rusland

Putin: ‘Duitsland onze belangrijkste partner op gebied vrede en veiligheid’

Franse Centrale Bank en Total: Dollar moet worden losgelaten

De traditionele alliantie tussen de Verenigde Staten en Europa begint grote barsten te vertonen. Zo ontploften de Duitsers van woede toen bleek dat de NSA op grote schaal invloedrijke Duitsers afluisterde, inclusief kanselier Merkel. Eerder ontstond er grote onrust over berichten dat het Duitse goud in de kluizen van de Federal Reserve niet meer bestaat. Pogingen van Berlijn om dit goud gedeeltelijk terug te krijgen, liepen op niets uit.

De Franse buren hebben zo hun eigen redenen om de VS nog meer te wantrouwen dan ze al deden. De Russen zijn de lachende derde, want zij zien dat de twee belangrijkste continentale Europese machten zich in snel tempo van Washington beginnen los te maken, en toenadering zoeken tot Moskou. En het Kremlin gaat daar maar al te graag op in.

Putin: Duitsland belangrijkste partner vrede en veiligheid’

‘Wij waarderen het opgetelde potentieel van Russisch-Duitse banden en het hoge niveau van samenwerking op het gebied van handel en economie. Duitsland, een van de leiders van de EU, is onze belangrijkste partner bij het bevorderen van de vrede en wereldwijde- en regionale veiligheid,’ verklaarde de Russische president Vladimir Putin afgelopen week.

‘Amerika speelt met onze vriendschap’

Putin zal met genoegen naar de ontwikkelingen in Duitsland kijken, waar president Joachim Gauck in een interview waarschuwt dat Amerika door zijn spionageactiviteiten ‘speelt met de vriendschap en verbondenheid’ tussen beide landen. Zelfs het wegsturen van de Amerikaanse ambassadeur wordt niet langer uitgesloten. Al 40% van de Duitsers zou voorstander zijn van nauwere banden met Rusland (4).

De combinatie van Duitse industriële- en technologische macht en Russische natuurlijke hulpbronnen en militaire kracht is altijd een grote angst geweest voor de Fransen, reden waarom Parijs er doorgaans toe geneigd is zich achter Rusland op te stellen, in de hoop daarmee een Duits-Russische as te voorkomen. Zo weigerde Frankrijk ondanks de sancties die Europa tegen het Kremlin instelde vanwege de crisis in Oekraïne zijn geplande wapenleveranties aan Rusland te stoppen. (1)

Parijs: ‘Handel Europa-China in euro’s en renminbi’

Parijs zou zijn historische bezwaren tegen een pact tussen Berlijn en Moskou echter wel eens kunnen inslikken, en zich er mogelijk zelfs bij aansluiten. De Fransen zijn namelijk witheet vanwege de miljardenboete die de Franse megabank BNP kreeg opgelegd door de Amerikanen. De gouverneur van de Franse Centrale Bank, Christian Noyer, tevens bestuurslid van de ECB, zei als reactie dat het ‘onvermijdelijk’ is dat de wereld de dollar als reservemunt begint los te laten.

‘Bij de handel tussen Europa en China hoeft de dollar niet te worden gebruikt. Deze kan volledig in euro’s of renminbi worden betaald... China heeft besloten de renminbi als reservemunt te ontwikkelen.’ De Fransen hebben daarom in Parijs een verrekenkantoor voor de handel met China in renminbi opgezet. Noyer voegde eraan toe dat dit soort veranderingen normaal gesproken veel tijd kosten, maar dat de Amerikaanse strafmaatregelen het loslaten van de dollar kunnen versnellen. (2)

Total: Olie hoeft niet in dollars te worden betaald

Ook de CEO van het Franse Total, de op één na grootste oliemaatschappij van Europa, sprak gisteren letterlijk over het loslaten van de dollar. Christophe de Margerie pleitte er voor om de euro een grotere rol te geven in de internationale handel, en stelde dat ‘er geen reden is om olie in dollars te betalen.’ Het feit dat de olieprijs in dollars is, hoeft wat hem betreft geen bezwaar te zijn om in euro’s af te rekenen.

Afgelopen donderdag had de Franse minister van Financiën Michel Sapin al meer afstand tussen Europa en de Amerika geopperd. Als de internationale handel voortaan vaker in euro’s wordt afgehandeld, dan ‘is dat een manier om de handel buiten Amerikaans territorium te beschermen.’ (3)

Anti-dollar alliantie serieus en in uitvoering

Op 19 juni berichtten we dat Sergey Glazyev, een belangrijke adviseur van de Russische president Vladimir Putin die als het brein achter de in de maak zijnde Euraziatische Unie wordt gezien, een wereldwijde anti-dollar alliantie voorstelde. In het Westen werd zijn dreigement lacherig weggewuifd, maar nu heeft ook de gouverneur van de Russische Centrale Bank, Elivar Nabiullina, iets vergelijkbaars gesuggereerd.

‘We hebben veel werk verricht aan de roebel-yuan (/renminbi) omwisseldeal,’ zei ze in het kader van haar aanstaande bezoek aan Beijing. ‘We overleggen met China en onze andere BRICS-partners (Brazilië, India en Zuid Afrika) over een systeem met multilaterale omwisselingen waarmee we goederen van het ene naar het andere land kunnen brengen. Een deel van de valutareserves kunnen daarvoor worden ingezet.’

Met andere woorden: het voorstel voor een anti-dollaralliantie is niet alleen bloedserieus, maar reeds in uitvoering. De samenwerking tussen de Centrale Banken van de BRICS-landen is tevens een grote bedreiging voor het IMF, dat door Amerika en Europa wordt gecontroleerd. Als deze trend zich doorzet, dan zal het niet lang meer duren voordat de meeste belangrijke economieën afscheid nemen van de dollar.

‘Omslagpunt dollar mogelijk al geweest’

Gezien de felle reactie van de Amerikanen op zelfs maar de suggestie dat de dollar zal worden losgelaten –dit was namelijk de werkelijke reden voor de invasie van Irak en de aanval op Libië- is de verwachting dat Washington harde strafmaatregelen zal instellen tegen ieder land dat zich bij de anti-dollaralliantie wil aansluiten – met hoogstwaarschijnlijke hetzelfde averechtse effect.

‘Het ‘point of no return’ voor de dollar kan wel eens veel dichterbij zijn dan algemeen wordt gedacht,’ schrijft Tyler Durden van Zero Hedge. ‘Feitelijk zou het Amerikaanse bankbiljet dit omslagpunt naar irrelevantie al voorbij kunnen zijn.’ (5)

Het lijkt er dan ook sterk op dat ook in Berlijn en Parijs het besef doordringt dat het Amerikaanse dollarimperium op zijn einde begint te lopen. De toenadering tussen continentaal Europa en Rusland zal de dreigende breuk met het toch al EU-kritische Groot Brittannië, traditioneel de belangrijkste bondgenoot van de VS, hoogstwaarschijnlijk versnellen.

‘VS dreigt belangrijkste bondgenoot, Europa, te verliezen’

Charles Gave (Gavekal Dragonomics Research, wereldwijde financiële adviseurs en analisten): ‘In het oude systeem was Europa een soort protectoraat van het Amerikaanse maritieme imperium, een constructie die behoorlijk goed werkte. De uitdaging van deze status quo komt uit het oosten, waar het duidelijke doel van Vladimir Putin een nieuwe Russisch-Duitse alliantie is. Als hij daarin slaagt, dan zal dat in enorm verlies zijn voor het (Amerikaanse-Britse) maritieme imperium, vooral als het Verenigd Koninkrijk zichzelf heeft verwijderd uit de EU.’

‘Zo’n politieke verdeling zal enorme gevolgen hebben voor de VS,’ vervolgt hij. ‘Dan zal de vraag niet alleen zijn hoe ‘wij’ Azië en het Midden Oosten konden verliezen, maar ook ‘onze’ betrouwbaarste en volgzaamste bondgenoot: Europa.’ (5)

Xander

(1) Zero Hedge
(2) Zero Hedge
(3) Zero Hedge
(4) NU
(5) Zero Hedge

Zie ook o.a.:

19-06: Kremlin wil wereldwijde anti-dollar alliantie om agressie VS te stoppen (/ ‘Gigantische verliezen voor Europa als EU kant van Amerika blijft kiezen’)
15-06: Grote man achter Putin beschouwt VS als rijk van de Antichrist
08-06: Bijna alle klanten Gazprom ruilen dollar in voor euro
15-05: Rusland dumpt 20% staatsobligaties VS; België koopt juist $ 200 miljard
14-05: Gazprom: Europa moet Russisch gas in roebels gaan betalen
07-04: Adviseur Putin waarschuwt EU voor € 1 biljoen verlies en wereldoorlog
29-03: Obama drijft mensheid naar laatste wereldoorlog

dimanche, 29 juin 2014

ECB negeert verkiezingen en verlaagt rente

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ECB negeert verkiezingen en verlaagt rente

door

Ex: http://www.solidarisme.be

En, de avonturen van de Europese Centrale Bank (ECB) nog gevolgd de laatste tijd?

Voor wie het gemist heeft: een week na de Europese verkiezingen vond opperhoofd Draghi het wel origineel de eerste ter wereld te zijn om een negatieve rente van 0,25% in te voeren. Als je dan je spaarcentjes parkeert, moet jij aan de bank rente bepalen i.p.v. omgekeerd. Nee, geen zorgen, niet jij, maar jouw bank wel aan de ECB (voor bepaalde deposito's tenminste). Rekenen ze wel door, hoor. Dat werd tot nog toe in economische kringen als halve fictie afgeschreven, omdat je nogal onzeker van je spel moet zijn alvorens zo'n maatregel door te voeren, maar hier zijn we.

Voor ons gewone stervelingen wil dat zeggen dat de rente op het spaarboekje voorlopig dus nog niet stijgt. Prijzen blijven dus hoog want dure Euro. En dat is erg voor elk land behalve Duitsland, waar deze structurele overwaardering misschien nog een beetje tegen de economische realiteit aanleunt. Erg voor ons, nog veel erger voor PIIGS-landen, waar de Euro relatief nóg duurder uitvalt.

The Sky Abyss is the Limit? Zo lang als dat onze huidige nep-groei volhoudt, jazeker. Nep-groei, want een sterke Euro heeft een paar voordelen, zoals voor aandeelhouders (beurzenbubbel), kapitaalskrachtigen (Credit Crunch raakt hen niet, geldt ook voor multinationals versus nationale KMO's) en overheden (Draghi wil staatsschulden tot in den oneindigheid opkopen). Minder leuk voor de populaire klassen, aangezien een sterke Euro ook oneerlijke concurrentie betekent (meer import, minder export en dus minder industrie).

Hier zie je dan ook de echte boodschap van Bankfurt: "Verkiezingen? Niets mee te maken!"  Zij bejubelen het einde van de balansrecessie in landen zoals Spanje, zonder te vermelden dat het schuldensurplus op de Spaanse rekening courant tegelijk met een deel van de Spaanse jeugd is uitgezuiverd, die zie je nu o.a. in Brussel onder geuzennaam "Indignados". We kunnen ons afvragen of Het Eurakel van Delphi, Verhofstadt, onder geografische arbeidsmobiliteit ook bedoelde dat een land zoals Spanje een hele generatie aan eurowerkloosheid dreigt te verliezen. Zit je als jonge Tapa-vreter immers nog niet in Brussel, wel, gefeliciteerd, je hebt 57,7% kans op werkloosheid!

Onder het huidige beleid tekent enkel Duitsland nog significante surplussen en groei op haar balans. Dat deze situatie structureel is geworden moet nu dus wel duidelijk zijn, dat de verkiezingen de eurocraten niet van hun stuk heeft gebracht ook.

En dat is het grootste probleem. Je hebt er die voor en tegen het opkopen van staatsschuld zijn. Je hebt er die voor en tegen het Stabiliteits- en Groei- (hihi) Pact zijn. En die logge machine zit mathematisch vast op deze twee grote kloven. En dat betekent voorlopig maar één ding: achterstelling van landen die Duitsland niet bijhouden en nog meer besparingen, of je het er nu mee eens bent of niet als kiezer zijnde. Jean-Claude Juncker zal deze continuïteit nog wel even verzekeren. En we vragen ons af waarom zelfs de Conservatives (Prime Minister Cameron) in het Verenigd Koninkrijk voorlopig nog even niets moeten hebben van deze Euro-utopie?

Nog even dit. Ik kan mij nog goed herinneren hoe op mijn middelbare school tijdens de les economie het begrip "recessie" werd uitgelegd. Het was zelfs een tentamenvraag: "Betekent recessie een inkrimping van de economie?" Het antwoord moest zijn dat tijdens een recessie de groei enkel wat vertraagt, maar een negatieve groei krijgen we toch nooit meer.  Anekdotisch wellicht en ik toon mij nu als oude sok, maar verbaast het iemand dat ik ben opgegroeid voordat de Euro werd in gevoerd?