dimanche, 01 février 2026
La querelle du Groenland et la méditation d’Evola sur le mythe polaire

La querelle du Groenland et la méditation d’Evola sur le mythe polaire
Et si le mythe nordique raconte Mitgard, la Terre du Milieu, comme un pays vert, on pense immédiatement à la terre des Inuits : vert parce que le nom le suggère, dans un temps ancien, avant que la nuit et la glace ne la recouvrent, ne nous recouvrent.
par Luca Negri
Source: https://www.barbadillo.it/127643-la-querelle-groenlandia-...
Il y a toujours et en tout cas un Groenland à conquérir. Un pôle Nord, une demeure arctique dont nous venons peut-être et qui attend notre retour.
En somme, nous comprenons Donald Trump, qui veut mettre la main là-haut, dans le Grand Nord. Et nous comprenons le Danemark, qui défend une colonie conquise à une époque viking, brumeuse et épique. Nous comprenons l’UE, qui montre enfin un peu de fierté contre le nouveau continent, qui est le vrai adversaire géopolitique, tandis que la Russie est un allié naturel. Et nous comprenons aussi Poutine, qui ne serait pas contre le contrôle de l’île, car il n’y a jamais trop de glace. Nous comprenons surtout les raisons stratégiques, politiques et énergétiques des puissants qui veulent le Groenland. Nous les comprenons surtout sur le plan symbolique.

Nous les comprenons parce que nous avons lu et relu Révolte contre le monde moderne de Julius Evola, et le chapitre sur le mythe polaire nous a toujours fasciné. L’île ou la terre ferme arctique, écrivait l’ésotériste et philosophe italien, « représente la stabilité spirituelle opposée à la contingence des eaux ». Le centre de gravité permanent, pour parler comme Battiato, et donc avec Gurdjieff. Image du Soi, de l’ego absolu, de l’Atman hindou. De ce non-lieu en dehors de notre corps, qui en est pourtant l’origine et qui reste imperturbé, non blessé, non touché par les contingences, par la douleur de la vie incarnée.
Le Pôle est « le siège des hommes transcendents », écrivait encore Evola, en citant des traditions et enseignements archaïques. Et nous pouvons tous transcender.
Et si le mythe nordique raconte Mitgard, la Terre du Milieu, comme un pays vert, on pense immédiatement à Groenland : vert parce que le nom le suggère, dans un temps ancien, avant que la nuit et la glace ne la recouvrent, ne nous recouvrent.
« Source de races et de peuples », tel était-il encore considéré au Moyen Âge, dernière époque organique et traditionnelle.
De là, peut-être, nous venons tous. Comme d’un pôle métaphysique, nous descendons dans les vicissitudes de la matière et de l’Histoire.

Cette « île de la splendeur » dans l’extrême nord, serait aussi une « demeure arctique » dans les Védas, selon l’enseignement de Bâl Gangâdhar Tilak (photo), nationaliste indien de confession shivaïte.
C’est peut-être l’ancienne Thule, rêvée et chantée par les Grecs. Île blanche dans la partie septentrionale de l’Atlantique, recherchée par le journaliste, essayiste et militant néo-païen Jean Mabire.
La terre des Hyperboréens, où Nietzsche se sentait idéalement chez lui, invitant ses lecteurs — qui sont tous et personne.
Car ni par la terre ni par la mer, on n'atteint Hyperborée, chantait Pindare. La Voie du Nord, l’« Uttara » hindoue, est dans le monde mais n’appartient pas au monde. Comme le centre géométrique non mesurable, il ne fait pas partie de la géométrie mais permet toute géométrie.
Donc, nous nous engageons surtout à reconquérir ce Pôle Nord.
Mais nous comprenons Trump et les autres puissants, qui peut-être inconsciemment, poussés par l’inconscient collectif, cherchent un peu de terre ferme dans ce monde de plus en plus liquide.
Ce serait une bonne et juste chose si, à partir de cette crise arctique, tout le monde était encouragé à conquérir un Groenland qui lui appartient.
En sortant du symbolique, en revenant à l’actualité, nous espérons néanmoins que la crise se résoudra pacifiquement. De préférence avec la fin de l’OTAN, l’Amérique aux Américains, l’Europe aux Européens (y compris les Russes) et le Groenland aux Groenlandais.
19:51 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tradition, traditionalisme, groenland, mitgard, mythe polaire, julius evola |
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Interdiction de l’AfD: les vieux partis allemands ne tiennent plus qu’en nouant des intrigues

Interdiction de l’AfD: les vieux partis allemands ne tiennent plus qu’en nouant des intrigues
Source: https://derstatus.at/politik/afd-verbot-altparteien-werde...
Que faire lorsque l’adversaire politique devient trop puissant? Apparemment, on préfère recourir au bâton judiciaire et à des astuces politiques douteuses, plutôt que d’affronter le jugement des citoyens. La frontière entre démocratie et maintien du pouvoir devient préoccupante dans un Allemagne du «Mur de feu» (du "cordon sanitaire").
Interdiction de l’AfD comme condition préalable
Quand un système établi est-il dépassé? La réponse peut être très courte: dès que les vieux acteurs en place mettent la pression pour forcer un dernier reste de cohésion. Les jours d’une ère idéologique semblent comptés, dont les composantes n’ont plus grand-chose en commun quant au fond et au programme, mais qui cherchent le moindre dénominateur commun de peur de perdre le pouvoir. Les Verts exigent, avant les élections régionales en Rhénanie-Palatinat, qu’une procédure d’interdiction contre l’AfD soit engagée.
Sans cet artifice, il ne pourrait y avoir de contrat de coalition, pourrait-on dire. Friedrich Merz a déjà dû accepter des milliards de dettes pour acheter le soutien de la SPD à sa candidature à la chancellerie. Et maintenant, il semblerait aussi qu’à Mayence, une tractation du même acabit se prépare. Si tu me promets que nous irions ensemble devant la Cour constitutionnelle, je te tends la main pour un mariage de convenance, telle serait probablement une solution de compromis. En quoi tout cela a-t-il encore du sens ou relève-t-il du bon ordre des choses? En rien, absolument rien, il faut le constater.

Éliminer la concurrence par un procès fallacieux
Les pressions et les menaces façonnent désormais tellement la vie politique berlinoise que de simples citoyens seraient depuis longtemps traduits en justice pour des délits, s’ils s’aventuraient à appliquer les méthodes que les partis utilisent sans scrupules ni honte pour préserver leur vacuité. La crainte que l’Alternative für Deutschland puisse atteindre une majorité absolue et empêcher ceux qui se sont si confortablement installés dans les sièges et les postes de prendre pour contrôler le pouvoir, ne conduit pas seulement à des déviances bizarres, mais à des actes carrément criminels.
Les menaces et les ultimatums ne peuvent en aucun cas constituer une base de confiance. Quiconque tombe dans le piège y participe, et devient complice du mécontentement, de la désillusion et de la colère du peuple souverain. Le boycott et le blocage de l’opposition, agonie de critiques, prennent des tournures si extrêmes qu’on ne peut plus parler de démocratie. La polarisation a contribué à bien plus que l’exclusion, que l’isolement et que la privation d’égalité des chances dans les joutes électorales. La privation des droits se poursuit à un rythme sans précédent: ce ne sont pas les Bleus (= AfD), accusés de tous les maux, qui veulent détruire le pays et les institutions, mais bel et bien les partis colorés.
Un quart des électeurs, de manière totalitaire, risque d'être privé de tribune
Vaincre un concurrent à tout prix et le faire taire, se chercher des alliés contre-nature pour suivre la seule voie de la répression: ce type de comportement est assumé de manière dévoyée et délinquante. Les mécanismes sont aussi subtils que dans l'ancienne RDA, on ne fait même plus l’effort de dissimuler le caractère totalitaire de ses agissements. Les partis de l'establishment utilise une règle fondamentale du droit constitutionnel, qui n'autorise l’élimination d’un adversaire politique qu'à titre absolument exceptionnel dans la vie politique. En agissant de la sorte, les vieux partis de l'establishment montrent des traits grotesques, exprimant un primitivisme sordide.
Comme si l’on n’était pas capable de voir ce que Klingbeil, Banaszak, Reichinnek ou Brantner complotent sous le prétexte de «défense» de la démocratie allemande. Ils veulent ôter à un quart des citoyens toute identité idéologique, croyant, dans leur méchante naïveté, qu’après une décision du tribunal constitutionnel de Karlsruhe, les brebis perdues reviendraient aux troupeaux d’origine. La durabilité n’a jamais été leur fort quand il s’est agi d’automobiles électriques nuisibles à l’environnement, de pompes à chaleur et d’éoliennes, qu’ils considèrent comme des exploits en matières écologiques. Il est tout simplement naïf de penser que la politique peut se faire par interdits.
Une interdiction renforcerait l’opposition
Un tel simplisme ne fonctionne ni avec l’alcool ni en ce qui concerne l’AfD. La croyance naïve selon laquelle il suffit de tourner la tête pour oublier est probablement une mauvaise croyance. Mais la RDA a déjà montré que la résistance populaire ne peut pas être arrêtée par des expédients simplistes. Si l’on veut vraiment éliminer le risque d'une rébellion, d'une révolte des mécontents, il faut faire intervenir le seul bon sens.
Jusqu’à présent, la rue est encore calme, à l’exception des grand-mères que l'on a mobilisées pour battre le tambour ou souffler dans des trompettes de Jéricho pour faire reculer et couler la droite alternative. Mais la situation pourrait rapidement changer si l'on place sous tutelle ceux qui refusent de changer de cap, c’est-à-dire si l'on donne à un parti alternatif et challengeur le droit légitime de diriger, si cela est confirmé par le vote des citoyens.
La crainte d'une manipulation des élections n’est pas à écarter; déjà dans des sondages organisés par les médias publics, on constate des décalages étranges, difficilement explicables par la raison. Il faut rester vigilant face à la fraude. Car les «bons» (auto-proclamés) n’hésitent plus devant aucune audace pour garantir leur carrière, leurs postes et leur argent.
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19:22 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afd, allemagne, europe, affaires européennes |
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Trump a dévoilé la faiblesse de l’Union européenne

Trump a dévoilé la faiblesse de l’Union européenne
Le Canada et le Groenland? Il ne sera même pas nécessaire de les occuper: la souveraineté se termine si l’on ne sait pas la défendre
par Sarmaticus
Source: https://www.barbadillo.it/127756-trump-ha-smascherato-la-...
Le président Trump s’est entretenu le mercredi 4 septembre 2019 avec le Premier ministre bahaméen Hubert Minnis, exprimant ses condoléances pour la perte de vies humaines et les dégâts catastrophiques dans certaines parties des Bahamas. Le président a également confirmé l’engagement des États-Unis à fournir une assistance humanitaire rapide aux populations et communautés affectées des Bahamas.
Donald Trump ne se limite pas à ridiculiser l’UE. Il le fait publiquement. Un théâtre si précis qu’il frise la cruauté, si ce n’est qu’il est mérité. Deux images suffisent :
- Les “meilleurs” de l’UE, réunis dans la salle ovale, regardent une carte, pendant que Trump fait la prédication, en tant que propriétaire remontant le bretelles de quelques locataires défaillants.
- Trump plante le drapeau américain sur le Canada et le Groenland, non comme une conquête, mais comme une moquerie : une image si brutale qu’elle fait exploser chaque leçon que l’UE a donnée sur la souveraineté au cours de la dernière décennie.
Un continent qui a “externalisé”
Dans le miroir que tend Trump, l’UE se voit enfin: un continent qui a externalisé l’énergie, la défense et la prise de décision, mais qui murmure “droit international”, quand son hypocrisie est dévoilée. L’UE prêchait des valeurs, alors qu’elle vivait du gaz russe, économique et fiable. L’UE adressait force reproches à Moscou, tandis que l’OTAN s’insinuait à l’est, brisant promesse après promesse faite à la Russie. L’UE riait des garanties de sécurité en estimant qu'elles relevaient de la paranoïa, même après l’explosion des gazoducs et le scintillement des lumières déclinantes. Et maintenant ? Maintenant, l’UE découvre que l’impérialisme est moche, mais seulement quand l’échiquier est inversé.
Souverains ? Cela dépend...
Soudain, la souveraineté (dans un certain sens) compte. Soudain, les frontières sont sacrées. Soudain, l’ordre basé sur des règles doit être (doucement) défendu – mais seulement lorsque Washington fait pression, au lieu de Moscou. Voilà ce que l’UE refuse de dire: annexer l’UE n’est pas l’intention de Moscou, c’est la réalité de Davos, avec Washington, qui est complice de la classe politique du “véritable européisme”.
La Russie a demandé une architecture de sécurité juste et indivisible, de Lisbonne à Vladivostok. L’Europe n’a pas fait d’offre alternative. Elle a reporté, cachée derrière les communiqués russophobes de l’OTAN. Puis elle a applaudi les sanctions qu’elle savait qu'elles allaient se retourner contre elle, car il était plus facile de faire du théâtre moral que de faire de la stratégie.
Les familles face à la misère et l’arrogance des élites
Maintenant, les usines sont presque à l’arrêt. Les familles européennes paient le prix le plus élevé de cette arrogance. Le choc des importations de gaz de l'Allemagne a été brutal: selon les données officielles, le prix moyen à la frontière a augmenté de 224 % en un an, après l’interruption de l’approvisionnement via le gazoduc russe, et les coûts énergétiques industriels de l’UE ont atteint 2 à 4 fois ceux des concurrents mondiaux, paralysant la compétitivité dans le secteur manufacturier lourd.
Nous paierons le double
L’Europe s’est mise en rang pour acheter du GNL américain à des prix exorbitants, en faisant semblant de ne pas savoir qui en bénéficiait, en avalant la facture sans broncher et en la qualifiant de “solidarité”. Puis est venue l’humiliation. Trump a publié un message du chef de l’OTAN, Rutte, un message de gratitude, d’éloges et de soumission. Le chef de l’OTAN est réduit à un courtisan numérique, remerciant l’empereur pour sa discipline.
L’Europe aurait pu choisir l’équilibre, la diplomatie plutôt que le dogme russophobe. Elle aurait pu choisir l’autonomie stratégique plutôt que l’esclavage atlantiste, déguisé en vertu. Trump n’a pas créé la faiblesse de l’UE: il l’a dévoilée. Il ne l’a pas sapée dans sa souveraineté. Il a rappelé à l’UE qu’elle ne l’a plus. L’UE voulait être sainte, elle est maintenant simplement faible. Trump n’a pas brisé le continent, il refuse simplement de le faire passer pour pertinent.
18:45 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, donald trump |
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