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samedi, 26 novembre 2022

Les Franco-ricains

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Les Franco-ricains

par Georges FELTIN-TRACOL

Il y a trente ans, au printemps 1992, s’ouvrait le parc d’attraction parrainé par la souris Mickey et l’avare Picsou: Euro Disney Resort. Pour la circonstance fut dévastée la plaine fertile de la Brie dans l’Est francilien avec un incroyable étalement urbain. La dénomination du complexe industriel de divertissement a varié au gré des années en fonction des stratégies publicitaires. Il s’appelle depuis 2009 Disneyland – Paris. Chaque année, des millions de touristes venus d’Europe, d’autres continents et, hélas !, de France le visitent.

Décidé par le socialiste atlantiste François Mitterrand et accepté par le très falot Jacques Chirac, ce projet fut porté par Charles de Chambrun. Proche des milieux étatsuniens, cet ancien secrétaire d’État du gouvernement de Georges Pompidou sous Charles De Gaulle militait au Front national qui, au moment de la signature de l’accord en 1985, s’affichait en nouvelle force reaganienne française. Le tournant anti-américain du FN ne viendra qu’avec la crise du Golfe à l’été 1990. Charles de Chambrun (photo) fut par ailleurs l’éphémère maire FN de Saint-Gilles-du-Gard entre 1989 et 1992. Une partie de sa propre majorité contesta sa gestion, ce qui entraîna sa chute.

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L’inauguration de cette défiguration paysagère, mémorielle et économique se fait l’année du référendum perdu sur le traité de Maastricht, matrice du cosmopolitisme euratlantique. Contre cette verrue effroyable, seuls protestèrent une minorité de l’extrême gauche, le mouvement tiercériste de Jean-Gilles Malliarakis, Troisième Voie, et le GRECE. Disneyland – Paris détourne les mythes européens, pervertit nos légendes et viole l’imaginaire des générations. L’enlèvement culturel s’aggrave aujourd’hui avec la forte fréquentation autour des thématiques de la Guerre des Étoiles de George Lucas et de l’univers cinématographique Marvel. Quand on parle à un adolescent albo-européen du dieu Thor, il le présente sous les traits de l’acteur australien Chris Hemsworth et le voit aux côtés des Avengers…

Disneyland – Paris parachève le processus d’américanisation de la société française. Le Français moyen rêve d’Amérique. Son désir ne tend pas vers le Mexique, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine ou le Costa Rica; il se focalise sur les États-Unis à travers le prisme new-yorkais, californien, texan et floridien sans oublier Memphis, Nashville (photo) et Las Vegas. En revanche, il ne se projette jamais dans les Appalaches ou dans les « Grandes Plaines ». Cette affliction civilisationnelle frappe tous les milieux et toutes les classes d’âge.

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Le système médiatique d’occupation mentale imite tant par la forme que sur le fond ses collègues d’outre-Atlantique. La politique hexagonale reprend à son compte un vocabulaire directement venu de là-bas : les élections primaires, l’aspiration au bipartisme institutionnel, la tentation d’un régime présidentiel loufoque sous nos latitudes. En 2015, de retour à la tête de son parti, Nicolas Sarközy changea le nom de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) qui devient Les Républicains. À la fin du mandat de François « Flamby » Hollande, Manuel Valls envisageait de modifier l’appellation du Parti socialiste en parti démocrate. Par son coup d’éclat électoral, Emmanuel Macron a balayé en 2017 ces tactiques politiciennes en attirant vers lui le centre-gauche et le centre-droit.

Le chanteur Johnny Hallyday a joué un immense rôle dans l’américanisation de la France. Vivant la moitié de l’année à Los Angeles, il a transmis à son public une perception fallacieuse de la réalité étatsunienne. Le cas de Jean-Philippe Smet est édifiant d’autant que ses admirateurs appartiennent à la « France périphérique ». Combien parmi ceux qui pleurèrent l’idole de leur jeunesse en 2017 participèrent-ils ensuite à l’occupation des ronds-points dans le cadre de la révolte tranquille des « Gilets jaunes » ? Ne furent-ils pas des « Gilets Johnny » ?

Enfants et adolescents portent des vêtements ou des cartables aux couleurs des États-Unis d’Amérique ou du Royaume Uni de Grande-Bretagne. Leurs parents décorent leurs habitations et leurs véhicules selon les clichés propagés par les séries télé anglo-saxonnes. Il ne viendrait à aucun Français d’arborer sur lui et chez lui les couleurs de l’Inde, de l’Iran, de la Russie, de la Chine ou de la Hongrie !

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La « France périphérique » connaît enfin un puissant engouement pour la musique country. Malgré des origines européennes principalement celtiques, ce style musical s’est épanoui en Amérique du Nord. On recensait néanmoins en 2019 plus d’une cinquantaine de festivals dans l’Hexagone dont à Sainte-Agrève en Ardèche et à Craponne-sur-Arzon en Haute-Loire ! La fermeture des bistrots en zone rurale a déporté le lieu de sociabilité vers le club local de musique made in USA. Il existe ainsi une réelle symétrie comportementale entre la mode country en vogue chez les « petits Blancs » et le rap (ou, plus généralement, l’« inculture » hip hop) qui est apparu dans les banlieues de l’immigration et qui infuse maintenant dans les centres métropolitains où prolifèrent les « Bo-bo ».

L’acculturation américaine intergénérationnelle favorise des mutations socio-politiques inouïes. Les déracinés des banlieues mondialisées se lancent dans un « islamisme de synthèse » fort loin des principes traditionnels. Les gauchistes adoptent les canons du wokisme. Le centrisme se soumet au politiquement correct, cette réminiscence du puritanisme digne de Salem. Quant au courant identitaire, non exempt d’américanotropisme, il peut parfois se complaire dans le suprémacisme blanc qui se montre sur le terrain en auxiliaire zélé d’un contre-mondialisme fomenté par l’État profond yankee.  

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En huit décennies, le « cancer américain », pour reprendre le titre du célèbre essai d’Arnaud Dandieu et de Robert Aron en 1931, a métastasé la France et l’Europe. L’Hexagone tricolore a viré en territoire franco-ricain. Marianne se grime en pin up décatie et peu attrayante. Presque tout un chacun veut contribuer à l’American Way of Life, cette pathétique illusion sociétale cauchemardesque qui rend l’américanologie, cette science lancée en 1991 par le philosophe conservateur traditionaliste étatsunien d’origine hongroise Thomas Molnar, plus que jamais nécessaire. Nos compatriotes ont l’esprit tourné vers l’Ouest. Pas étonnant dès lors que notre société ressemble de plus en plus à un asile d’aliénés...

GF-T

  • « Vigie d’un monde en ébullition », n° 52, mise en ligne le 22 novembre 2022 sur Radio Méridien Zéro.

vendredi, 25 novembre 2022

La revue de presse de CD - 20 novembre 2022

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La revue de presse de CD

20 novembre 2022

EN VEDETTE

Quelle politique migratoire pour la France ?

Le présent rapport s’efforce de dresser un bilan objectif de la politique migratoire menée en France au cours des quarante dernières années, à partir des données officielles et études académiques disponibles, et d’analyser les avantages et inconvénients d’une large ouverture des frontières aux flux de population, de façon à proposer enfin une politique migratoire qui soit conforme aux intérêts de notre pays.

Étude réalisée par André-Victor Robert, Haut fonctionnaire.

polemia.com

https://www.polemia.com/wp-content/uploads/2022/10/Quelle...

COMPLOTISME (C’est celui qu’y qui y’est !)

Théorie du complot ? Non, éclairage !

Cet entretien développe l’idée provocatrice de « complotisme éclairé » avec Philippe Bobola (physicien, biologiste, anthropologue et psychanalyste) et Jean-Dominique Michel (anthropologue, expert en santé publique). C’est-à-dire, explique ce dernier, que face à une « pensée unique », à des « raisonnements abracadabrantesques qui deviennent des vérités, les personnes qui n’adhèrent pas au discours dominant font naître une intelligence collective et une créativité. Elles découvrent que tous les pouvoirs ont une tendance « aux magouilles et aux complots », comme le montrent les fausses preuves que les grandes puissances avancent pour convaincre le public – par exemple dans les guerres d’Irak ou d’Ukraine, et bien sûr avec les vaccins Covid « sûrs et efficaces ».

covidhub.ch

https://www.covidhub.ch/theorie-du-complot-non-eclairage/

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Un missile tombe en Pologne, BHL explose

Tweet de BHL : « N’en déplaise aux experts en intention & escalade : 1 l’Histoire a un inconscient ; 2 la #Pologne est à nouveau frappée ; 3 les pro-#Poutine sont à l’Ouest, les missiles viennent de #Russie ; 4 #Zelenski avait raison ; 5 le NATO doit, d’1 façon ou d’1 autre, dire : #StandWithPoland ». A la recherche des « experts en intention » et, ça vient de sortir du cerveau volcan de BHL : « l’Histoire a un inconscient. ». Analyse du stade ultime d’une maladie dégénérative.

contrepoints.org

https://www.contrepoints.org/2022/11/18/443558-un-missile...

DÉSINFORMATION/CORRUPTION/CENSURES/DÉBILITÉ

Clashs en série sur les plateaux de France Inter et de C8

Les plus anciens se souviennent du formalisme souvent pesant de la communication des responsables politiques du temps de l’O.R.T.F. jusque dans les années 1970. Les temps et les codes ont bien changé : le « clash » s’invite désormais fréquemment lors d’émissions de radio ou de télévision auxquelles des femmes et des hommes politiques sont invités. Nous revenons sur des passes d’armes intervenues récemment lors du journal du matin de France Inter et de l’émission Face à baba animée par Cyril Hanouna sur C8. Mention spéciale à Marion Maréchal qui, face à Léa Salomé, a refusé avec force et intelligence la « repentance »…

ojim.fr

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L’Ordre des médecins s’en prend aux élus Wonner et Houpert

La psychiatre Martine Wonner, ex députée, a été convoquée le 4 novembre 2022 devant la Chambre disciplinaire du Conseil régional de l’Ordre des médecins à Nancy. Le même jour, la Chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins de Bourgogne-Franche-Comté a sanctionné le radiologue Alain Houpert, sénateur de Côte-d’Or, d’une interdiction d‘exercer la médecine pendant 18 mois, dont 9 avec sursis. Il prévoit de faire appel. Dans les deux cas, il est reproché à ces élus d’avoir communiqué leurs prises de positions divergentes de celles imposées par le gouvernement et autorités de santé s’agissant de la gestion de la crise Covid. Ils ont dénoncé l’interdiction de prescrire des traitements précoces, le manque de fiabilité des tests PCR, l’obligation des masques (Mme Wonner), les injections expérimentales, et les mesures liberticides. Ils auraient commis des fautes déontologiques en leur qualité de médecins – alors qu’ils se sont exprimés en tant que parlementaires de la Nation.

covidhub.ch

https://www.covidhub.ch/lordre-des-medecins-2/

Revue de presse RT du 6 au 12 novembre 2022

Exercice hebdomadaire de dé/réinformation grâce à cette revue de presse russe. Au sommaire cette semaine : le monde occidental en déliquescence, la Pologne cheval de Troie des États-Unis, les libertés en Europe, le monde multipolaire, a guerre chaude en Ukraine.

lesakerfrancophone.fr

https://lesakerfrancophone.fr/revue-de-presse-rt-du-6-au-...

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« Dans le journalisme, on ne doit s’interdire aucun sujet » : entretien avec Régis Le Sommier

Le grand reporter Régis Le Sommier, lance le média Omerta le 16 novembre. Sus aux pudeurs de gazelles, l’ancien directeur adjoint de Paris-Match compte bien fracturer les chapelles idéologiques. Au menu, reportages nationaux et internationaux. Pieds dans la boue ou avec les wokes, l’essentiel est d’aller sur le terrain… Entretien.

causeur.fr

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Arrestation de Vincent Reynouard au Royaume-Uni : Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot [Reportage]

Jeudi 10 novembre, en Écosse, Vincent Reynouard (une des rares interviews en vidéo qu’il ait accordé à un média français est ici) écrivain révisionniste de 53 ans, a été arrêté par la police locale, puis présenté à un juge d’Edimbourg en vue de son extradition, réclamée par la France. Ce dernier a été placé en détention en attendant la décision des autorités judiciaires britanniques. Pourtant, au Royaume-Uni, la législation sur la remise en cause de l’histoire officielle (appelée révisionnisme ou négationnisme en France) est bien plus souple qu’en France. Le Monde explique ce qu’il s’est passé : « l’obstacle à l’ouverture d’une enquête par les autorités locales a toutefois pu être levé grâce à une subtilité juridique : les autorités britanniques autorisent l’extradition de ressortissants étrangers lorsqu’ils ont fait, dans leur pays d’origine, l’objet d’une condamnation à un an de prison. Or, le 17 juin 2015, la cour d’appel de Caen a prononcé cette peine à l’encontre de M. Reynouard après la diffusion d’une énième vidéo, remontant à 2014, dans laquelle il entendait « démonter les mécanismes, les ressorts et les mensonges de la propagande imposée aux jeunes générations au nom du devoir de mémoire » à l’occasion du 70e anniversaire du débarquement du 6 juin 1944 »

breizh-info.com

https://www.breizh-info.com/2022/11/15/210682/arrestation...

Coup de filet dans les milieux pédophiles : les profils des accusés vont vous surprendre…

Pour ce qui concerne les profils des inculpés, aucune conclusion sociale ne peut en être tirée : cela va du chômeur au CSP+, disent les policiers. Cela n'a rien de surprenant, car la pédophilie, comme les autres déviances, n'est évidemment pas l'apanage d'un milieu social donné, quoi qu'en pensent les clichés (dans un sens ou dans l'autre). En revanche, il est à noter que plusieurs d'entre eux travaillent pour l'Éducation nationale ou pour l'aide sociale à l'enfance, que certains sont identifiés comme familles d'accueil et que plusieurs conseillers municipaux, de même que le maire d'une commune, font aussi partie du lot. Et là... on n'en saura pas plus…

bvoltaire.fr

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ÉCOLOGIE (PUNITIVE)

Le suicide par écologisme

Il est indubitablement exact que si on élimine les humains, il n’y aura plus de dioxyde de carbone anthropique, par définition. Vu ainsi, on comprend que les doses d’humanisme des écologistes sont rapidement passées dans le domaine homéopathique : en quelques décennies, l’écologie s’est transformée d’une collection de principes – dont certains de bon sens comme une lutte contre les atteintes dangereuses pour l’Homme à son environnement – en une idéologie de plus en plus invasive puis une véritable religion avec sa doctrine (dont la hausse du niveau des océans ou le réchauffement climatique en sont des piliers), ses prêtres (politiciens et figures médiatiques d’ONG officiellement syntonisées avec Gaïa) et ses rites depuis le tri des déchets jusqu’à la lutte contre le nucléaire ou la pédalomanie cyclopathe fièrement affichée par certains.

contrepoints.org

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ÉCONOMIE

La chute de la FTX et de tout ce qui est crypto-monnaie

Cette semaine, j’ai été stupéfait par la stupidité des personnes qui avaient investi dans la crypto-« bourse » FTX. Je suis également stupéfait que certains aient pu « investir » leur « argent » sur le compte de cette entité non réglementée. Comment peut-on être aussi stupide ? Les crypto-« monnaies » n’ont pas de but réel. Elles ne sont pas de l’argent. Leur valeur dépend uniquement de la confiance que les gens ont en elles. Lorsque la confiance disparaît, leur valeur tombe à zéro. C’est ce qui est arrivé à FTX et à la « monnaie » FTT que la société avait émise. Réponse : et si on regardait à qui profite cette fraude ?

lesakerfrancophone.fr

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« Short sellers », journalistes et « producteurs d’information » : un jeu trouble

Un peu d’information à caractère financier, pour changer un peu. Le short seller ou vendeur à découvert ou VADeur pour les intimes, agit très officiellement pour le « bien de la collectivité » en dénonçant sur les marchés financiers et en bourse les vilains petits canards qui trichent avec les chiffres et mettent en danger le « système ». Mais avec tant à gagner sur un pari, et donc tant à perdre aussi, comment croire que certains ne sont pas tentés de piper un peu les dés ?

ojim.fr/

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ÉNERGIES

Énergie : l’Allemagne attaque la France et menace l’Union européenne

Un excellent document de l’École de guerre économique, publié en mai 2021, révèle les manipulations révoltantes de l’Allemagne à Bruxelles pour défendre ses choix énergétiques douteux et ses intérêts industriels aux dépens de l’Union européenne (UE), et notamment de la France. Ce texte décortique clairement comment l’Allemagne tente d’affaiblir durablement la France et l’UE dans le domaine de la production d’énergie en s’opposant au nucléaire et en imposant des énergies renouvelables intermittentes (EnRI) ainsi que le gaz.

contrepoints.org

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ÉTATS-UNIS

Élections américaines : implications pour le pays et le monde

La faible performance des Républicains et la « toxicité » de la figure médiatique et diabolisée de Trump soulèvent des questions sur l'avenir de la candidature de celui-ci à la présidence du Parti républicain en 2024.

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Nouvelle politique nucléaire américaine

Le 27 octobre 2022, l'administration de Joe Biden a publié une version déclassifiée de sa Nuclear Posture Review (NPR). La partie générale est désormais dans le domaine public, ce qui permet de tirer certaines conclusions. Le JCPOA, (c’est-à-dire l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien - en anglais Joint Comprehensive Plan of Action ou JCPOA, traduit en français par l'Union européenne et l'Agence internationale de l'énergie atomique comme Plan d’action global commun (PAGC) et d'autres documents stratégiques militaires américains, démontrent objectivement la nature agressive de la politique étrangère de Washington. Des actions concrètes, telles que le déploiement d'armes nucléaires en Europe et l'apparition de bombardiers stratégiques américains en Australie, le confirment clairement.

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En violation du droit international : les États-Unis renforcent massivement leur présence militaire en Syrie

Depuis des années, le gouvernement syrien dénonce devant les forums internationaux l'occupation continue et illégale du territoire syrien par les États-Unis. Concrètement, il s'agit d'environ un tiers du territoire syrien à l'est de l'Euphrate. Les États-Unis y exploitent illégalement des gisements de pétrole syriens. Il y a actuellement 28 bases militaires américaines sur le territoire syrien. Elles ont été construites sans l'accord du gouvernement de Damas et servent à la protection militaire des zones pétrolières.

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Noam Chomsky : « 20 ans après le vote pour la guerre en Irak, les États-Unis continuent de bafouer le droit international »

Cette semaine marque le 20e anniversaire du vote du Congrès américain autorisant la guerre meurtrière en Irak qui, selon certaines estimations, a tué entre 800 000 et 1,3 million de personnes. Dans l’interview exclusive pour Truthout ci-dessous, Noam Chomsky partage ses réflexions sur les causes et les ramifications de cet effroyable crime contre l’humanité.

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FOOTBALL

Qatar : les dessous de la Coupe du monde de la honte

Un dossier pour aider à comprendre que, derrière la Coupe du monde de football 2022 au Qatar se joue un monstrueux chantage avec des forces vives, tirant les ficelles dans l’ombre à des fins économiques et personnelles. Accrochez vos ceintures : le voyage s’annonce tumultueux !

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FRANCE

Transfert des cotisations de l’Agirc-Arrco à l’URSSAF : 13 millions de dupes à la clé !

Prévue dans le projet de loi pour le financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020, cette mesure, qui devait à l’origine s’appliquer dès le 1er janvier 2022, a d’abord été repoussée d’un an et n’entrera finalement en vigueur que le 1er janvier 2024 – si elle n’est pas abandonnée. Dans la nuit du 7 au 8 novembre, le Sénat l’a purement et simplement annulée, par 302 voix contre 28 ! Le gouvernement a toujours la ressource de passer en force, en recourant au besoin à l’article 49-3. On peut penser qu’il le fera, mais à un prix politiquement élevé.

bvoltaire.fr

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Justice : Éric Dupond-Moretti se met au déstockage

L’État français serait-il en voie de désintégration ? Pointer l’affaiblissement drastique de l’exercice des fonctions régaliennes est devenu une banalité. Justice, police, ordre public, sécurité, diplomatie et affaires étrangères, défense, finances, donnent un sentiment de dégradation et d’abandon. Mais c’est la même chose pour les grands services publics, santé, énergie, transports, éducation, qui sont plus qu’en souffrance. Et les Français assistent effarés au spectacle de la disparition d’une force administrative autrefois puissante. Mais finalement, le pire est que ceux qui gouvernent ce pays, constatant le naufrage, ont décidé de se contenter de misérables tentatives de colmatage des voies d’eau. Le premier d’entre eux persiste de son côté à prendre l’Élysée pour une estrade de théâtre et à confondre gouverner et se mettre en scène. Alors que la France se prépare à un hiver qui par certains aspects pourrait être tragique, il annonce triomphalement donner 1 milliard d’euros à l’Afrique du Sud pour l’aider dans « sa transition énergétique ».

vududroit.com

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GÉOPOLITIQUE

Samarkand : la voie de la multilatéralité

Les résultats du sommet des chefs d'État des pays de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui s'est tenu le 16 septembre à Samarkand, en Ouzbékistan, méritent d'être analysés sans œillères idéologiques ou sans préjugés préétablies. Elle permettrait d'éviter les erreurs d'appréciation géopolitiques que l'on pourrait regretter par la suite.

euro-synergies.hautetfort.com

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IMMIGRATION

Les fréquentations racistes de Carlos Martens Bilongo

Carlos Martens Bilongo, nouvelle idole de l’extrême gauche victimaire et de la Nupes, navigue dans des eaux bien troubles. Ses accointances avec des figures anti-juives et partisanes de l’islam radical ont été dévoilées ces derniers jours.

causeur.fr

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Les fugueurs de l’Ocean Viking, ou comment la France se ridiculise un peu plus

Là, on hésite : en pleurer ou en rire. Les deux à la fois, peut-être. 26 des 44 migrants supposés mineurs se sont fait la malle. Pas du fameux village de vacances de la presqu’île de Giens, transformé en « lieu de privation de liberté », selon les mots de Mediapart, mais d'un hôtel de Toulon où ils étaient hébergés par le Conseil départemental. Vous me direz que ça fait toujours 26 bouches de moins à nourrir. Pour l’instant.

Bvoltaire.fr

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MONDIALISME

OPEP+, BRICS : Le nouveau leadership des coalitions des non-occidentales

Des pays qui représentent plus de 80 % de la population mondiale et un pourcentage similaire du produit intérieur brut mondial sont parfaitement à même de voir les provocations brutales de l’administration Biden et ne les approuvent pas.

les-crises.fr

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ONG

Qui finance les passeurs ? Et comment les médias en parlent-ils ?

Nous ne reviendrons pas sur les ritournelles autour des multiples ronds dans l’eau du navire/ONG Ocean Viking, véritable agence de voyage des passeurs. Ni sur la piteuse retraite en rase campagne des autorités françaises, poursuivant avec vigueur la politique du chien crevé au fil de l’eau. Nous repostons quelques articles récents que nous avons publiés sur le sujet et nous en profitons pour jeter un coup d’œil sur les collectivités locales en France qui financent ces passeurs de migrants, pardon de clandestins.

ojim.fr

https://www.ojim.fr/qui-finance-les-passeurs-et-comment-l...

RÉFLEXIONS

« L’Exil intérieur » : le traité de morale et de maintien d’Alain de Benoist

Le dernier essai qu’Alain de Benoist vient de publier L’Exil Intérieur Carnets Intimes ne laisse pas indifférent, tant sur la forme que sur le fond. Sur la forme d’abord, puisqu’il se présente avant tout comme une succession de réflexions et d’aphorismes, ponctuée de courts textes et parfois de poèmes. Sur le fond ensuite, puisqu’il s’agit effectivement de réflexions personnelles qui n’avaient pas vocation, initialement, à être publiées et qui se succèdent depuis les années 1970. Des réflexions qui comme le souligne François Bousquet dans sa belle postface, nous dévoilent aussi une partie du jardin secret d’Alain de Benoist.

polemia.com

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RUSSIE

Les chefs du renseignement étasunien et russe se rencontrent à Ankara

Le média russe Kommersant a révélé que des négociations américano-russes avaient lieu en Turquie aujourd’hui 14 novembre, à Ankara, la capitale de la Turquie. Le directeur du service du renseignement extérieur, Sergei Naryshkin, s’est rendu à Ankara en avion, depuis la Russie. La dernière fois que les délégations russe et américaine se sont rencontrées à Genève, c’était le 10 janvier dernier à Genève pour des discussions sur les garanties de sécurité. L’absence de résultats concrets des négociations de janvier est souvent considérée comme un préalable diplomatique au déclenchement des hostilités en Ukraine. Analyse de Moon of Alabama.

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Encore une infox pour noircir la Russie

Le 5V55K est un ancien missile de production soviétique (1978/82) destiné au système de défense aérienne S-300 que l’Ukraine utilise contre les missiles de croisière russes. Sa portée nominale en mode de défense aérienne est de 75 kilomètres. S’il ne parvient pas à atteindre sa cible, les débris risquent de tomber à peu près à cette distance. Przewodow en Pologne (50.47099 lat, 23.93432 lon), où le missile a atterri, se trouve à environ 70 kilomètres au nord de Lviv en Ukraine.

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SANTÉ/LIBERTÉS

Hydroxychloroquine : petit retour historique

Suite au dernier billet constatant a postériori que l’association Hydroxychloroquine/Azithromycine avait sans doute eu une certaine efficacité lorsqu’elle a pu être prescrite, comme le montrent les chiffres officiels, avec le recul il est bon de faire un petit rappel de ce qu’il s’est passé.

covid-factuel.fr

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« Corruption et fraude dans la crise Covid » : l’inventaire des dérives

Deux colloques internationaux où des experts de haut niveau révèlent la dimension multidisciplinaire des contrevérités : médicale, politique, médiatique, scientifique, statistique, informatique, juridique, philosophique, psychologique...

covidhub.ch

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TERRORISME

« Vilayat Khorasan », une menace pour toute l'Asie centrale"

Le groupe terroriste État islamique (interdit dans la Fédération de Russie) n'a pas été complètement anéanti. Malgré quelques succès contre le terrorisme en Syrie et en Irak, nous pouvons constater une résurgence des activités de l'organisation dans d'autres régions. En particulier, une branche autonome de l'État islamique de la province du Khorasan (ISKH), également connu sous le nom de Vilayat Khorasan (interdit dans la Fédération de Russie), opère dans une vaste zone englobant l'Asie centrale, l'Afghanistan, le Pakistan et l'Iran. À cet égard, l'adhésion de l'Iran à l'OCS (Organisation de coopération de Shanghai) est importante en tant que facteur de stabilisation.

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UKRAINE

Jacques Baud : Voici comment l’Occident ment dans la guerre en Ukraine

L’officier du renseignement suisse, conseiller de l’OTAN et auteur de plusieurs livres, Jacques Baud, s’est penché sur la guerre en Ukraine dans une interview publiée par le portail média indépendant américain grayzone.com et a notamment critiqué sévèrement la couverture médiatique occidentale. Baud, dont le dernier livre publié (« Opération Z ») est consacré au conflit ukrainien, souligne que les médias occidentaux ne donnent systématiquement que la version ukrainienne des événements, mais que celle-ci est souvent édulcorée ou tout simplement fausse.

reseauinternational.net

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UNION EUROPÉENNE

Le retour de la question allemande

En bon historien, Pierre Lellouche revient avec justesse sur ce que l’on a toujours appelé l’axe franco-allemand et sa soi-disant entente cordiale nécessaire à l’équilibre européen alors que celui-ci n’a jamais été autre chose qu’un cache-misère. Quand nos gouvernements vont-ils enfin comprendre que les Allemands, pas plus que les Américains d’ailleurs, ne sont nos « amis ». Angela Merkel nous a enflé, Olaf Schulz est en train de faire de même.

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mardi, 22 novembre 2022

Macron et la providentielle punition des Français

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Macron et la providentielle punition des Français

Nicolas Bonnal

Les Français ont élu et réélu Macron après avoir voté Hollande et Sarkozy. En 2007 ils ont voté pour les trois candidats ultra-européens après avoir soi-disant refusé l’Europe (distrait référendum de 2005). Depuis Mitterrand ils se considèrent comme écologistes, antiracistes, socialistes, européistes, mondialistes, sauf une faible minorité fascisée d’abord puis traitée de complotiste. Depuis 1984, date du départ des cocus communistes et de l’arrivée au pouvoir de Fabius, il y a un seul parti, celui des « élites mondialisées », comme disait un hiérarque républicain. Mais le peuple parfaitement enthousiaste dont a parlé Céline vote et revote pour le même casse-pipe. Avec Macron on a passé les bornes (sic) : comme disait Roland Hureaux, on a voté pour le candidat de l’ultra-finance en 2017, qui était, comme par hasard, aussi le candidat de l’ultragauche sociétale. Je ne fais aucune différence entre Macron, LR (Sarkozy non plus d’ailleurs) et LFI. Tout cela est un sac à puces socialiste, un sac à malices mitterrandien (cf. mon « grand initié »).

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Aujourd’hui cet idéalisme mitterrandien passe facture : pauvreté, misère, « remplacement » (petit ou grand, alors ?), insécurité, évanouissement militaire, disparition diplomatique et même pénurie de courant et de nourriture. Ran-Tan-Plan « sent confusément quelque chose », mais on ne voit personne se soulever, on est comme dans le texte cauchemardesque de l’Anglaise de Taine dont j’ai parlé maintes fois : des élites folles et un peuple distrait.

Mais Macron j’ai fini par l’apprécier : il va ruiner le Français et le faire souffrir. Et l’autre ne va pas réagir. Il a donc une fonction providentielle, et on sait que la Providence utilise toutes sortes d’outils pour taper sur les imbéciles dont elle a marre.

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C’est le moment donc de relire le début des Considérations sur la France de Joseph de Maistre. Il écrit sur les acteurs de la Terreur révolutionnaire :

« Enfin, plus on examine les personnages en apparence les plus actifs de la révolution, et plus on trouve en eux quelque chose de passif et de mécanique. On ne saurait trop le répéter, ce ne sont point les hommes qui mènent la révolution ; c'est la révolution qui emploie les hommes. »

Et Maistre décrit la méritée punition qui arrive sur tous ces froncés toujours sanguinaires à force d’humanitaire (à Berlin ? A Moscou ! Pendons Poutine à Nuremberg !) :

« On dit fort bien, quand on dit qu'elle va toute seule. Cette phrase signifie que jamais la Divinité ne s'était montrée d'une manière si claire dans aucun évènement humain. Si elle emploie les instruments les plus vils, c'est qu'elle punit pour régénérer. »

Monarchiste et chrétien, Maistre reconnait (on est en 1797) les crimes de la France :

« Chaque nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit remplir. La France exerce sur l'Europe une véritable magistrature, qu'il serait inutile de contester, dont elle a abusé de la manière la plus coupable. »

La France aura dit-il démoralisé l’Europe :

« La France était surtout à la tête du système religieux, et ce n'est pas sans raison que son Roi s'appelait très-chrétien : Bossuet n'a rien dit de trop sur ce point. Or, comme elle s'est servie de son influence pour contredire sa vocation et démoraliser l'Europe, il ne faut pas être étonné qu'elle y soit ramenée par des moyens terribles. »

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Et si en effet le mitterrandisme ou le coq hérétique avait depuis les années 80 et 90 salement transformé l’Europe : humanitaire, autoritaire, belliciste, jacobine et surtout sociale ? Le néolibéralisme a été simplement une invitation socialiste faite aux politiques de se remplir les poches. Lisez les livres de Hocquenghem et de mon éditeur Thierry Pfister qui en parlèrent très bien de cette gauche caviar.

Certes il n’y a pas que des enthousiastes mondialistes de gauche et d’extrême-gauche en France. Mais ils ne seront pas épargnés. Maistre écrit aussi dans la Deuxième soirée que la mort d’un juste sur un champ de bataille n’est pas une injustice, mais un malheur.

Mais le reste va être puni ; il ajoute, toujours dans ses Considérations :

« Depuis longtemps on n'avait vu une punition aussi effrayante, infligée à un aussi grand nombre de coupables. Il y a des innocents, sans doute, parmi les malheureux, mais il y en a bien moins qu'on ne l'imagine communément. »

Puis Maistre remarque que l’armée (déjà déshonorée, en France on aime ça) n’a pas protégé son roi ; mais que personne n’en a fait autant que les savants (ah Lavoisier, ah Monge, ah Cuvier…) :

« On gémit de voir des savants illustres tomber sous la hache de Robespierre. On ne saurait humainement les regretter trop ; mais la justice divine n'a pas le moindre respect pour les géomètres ou les physiciens. Trop de savants français furent les principaux auteurs de la révolution ; trop de savants français l'aimèrent et la favorisèrent, tant qu'elle n'abattit, comme le bâton de Tarquin, que les têtes dominantes. »

Parodions alors Jules Laforgue : ô médecins des plateaux télé ! O chasseurs de non-vaccinés et de légions d’honneur ! O grands amateurs de subventions et de commissions des labos !

Sur l’armée (pensons à la nôtre en ce moment, si otanesque et nulle) :

« L'indifférence de l'armée ne fut pas moins remarquable. Elle servit les bourreaux de Louis XVI bien mieux qu'elle ne l'avait servi lui-même, car elle l'avait trahi. On ne vit pas de sa part le plus léger témoignage de mécontentement. Enfin, jamais un plus grand crime n'appartint (à la vérité avec une foule de gradations) à un plus grand nombre de coupables. »

J’en termine avec cette phrase du maître (dont un descendant je crois fut compromis sous Sarkozy) :

« Un des plus grands crimes qu'on puisse commettre, c'est sans doute l'attentat contre la souveraineté, nul n'ayant des suites plus terribles. »

Le moins que l’on puisse dire c’est que nos élites n’en ont plus rien à faire de notre souveraineté (je joue sur les mots, mais pas tant que ça). Le peuple aussi semble s’en foutre qui fuit comme la peste les candidats souverainistes dotés de scores comiques aux élections.

Macron va donc pouvoir finir de punir les Français : ils auront le sort du chien et du loup de La Fontaine, la laisse électronique et la misère. Mais ils s’y habitueront et revoteront pour lui ou pire (mon rêve serait Rousseau, la bien nommée). Les amateurs de Schadenfreude en seront pour leurs frais. Les autres iront en Floride ou à Madagascar.

Sources:

https://www.bvoltaire.fr/macron-nest-centre-dextreme-gauc...

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fc/Maist...

https://www.amazon.fr/Mitterrand-grand-initi%C3%A9-Nicola...

 

 

samedi, 19 novembre 2022

L'ordre par le chaos: le format américain réplicable à l'infini

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L'ordre par le chaos: le format américain réplicable à l'infini

Source: https://www.lantidiplomatico.it/dettnews-lordine_del_caos_il_format_usa_replicabile_allinfinito/39602_47889/

par Enrico Tomaselli (*)

Si nous examinons les dernières guerres menées par l'empire américain, nous ne pouvons que constater qu'elles ont toujours laissé des ruines et des désastres derrière elles. Tel était le cas en Irak, en Syrie, en Afghanistan et en Libye. Même la guerre contre la Serbie a - d'une certaine manière - laissé une traînée de problèmes non résolus et de points chauds potentiels. En bref, quelle que soit l'issue militaire des conflits, le produit final de ceux-ci a toujours été le chaos. À cet égard, on pourrait donc tirer la conclusion que ces guerres ont essentiellement été un échec, ou du moins qu'elles n'ont pas pleinement atteint leurs objectifs. Mais, en fait, ce n'est pas le cas. Ces guerres, en fait, ont réalisé presque entièrement ce qui était considéré comme nécessaire à Washington.

Le premier résultat des guerres américaines est évidemment le renversement d'un régime considéré comme hostile, ou en tout cas comme une menace pour l'empire. Un deuxième résultat obtenu est le message d'avertissement, envoyé en particulier à ceux qui sont dans l'expectative, indécis quant à l'opportunité ou non de défier Washington. Et puis il y a, presque toujours, un troisième résultat, à savoir l'établissement de bases militaires permanentes pour les forces armées américaines, qui, même à travers les conflits, ont progressivement étendu leur réseau - une véritable ceinture, composée de plus de 800 ancrages, disposés de manière à entourer les pays ennemis, la Russie et la Chine surtout, et à s'en rapprocher toujours plus.

Mais il y a surtout le quatrième résultat, d'une importance non moins stratégique, qui accompagne très souvent la conclusion d'une guerre impériale : le chaos. Un pays non stabilisé, laissé en proie au désordre, constitue en effet un instrument parfait pour exercer une influence sur l'ensemble de la zone, qui peut être facilement déstabilisée - le cas échéant - en alimentant précisément ce foyer, commodément maintenu actif.

Dans ce cadre, les États-Unis ont mis au point un véritable format, reproductible presque indéfiniment - un peu à l'image de ce qu'ils font, avec des objectifs stratégiques tout à fait similaires, mais avec des modalités tactiques différentes, pour les révolutions dites colorées.

Ce format prévoit généralement que l'intervention militaire directe, si elle s'avère nécessaire, est presque exclusivement réalisée de manière ciblée, et en utilisant l'aviation et les missiles, en évitant tout au plus de "mettre les bottes au sol". En fait, cette tâche est généralement exercée par des intermédiaires, en utilisant des groupes et des formations préexistants, qui sont dûment financés, entraînés puis utilisés pour des opérations sur le terrain ; leur permanence, même après le renversement du régime ennemi, est l'élément fondamental sur lequel repose la stratégie du chaos. Il est intéressant de noter l'extrême flexibilité avec laquelle la stratégie américaine identifie et utilise les éléments les plus disparates afin d'atteindre ces objectifs. Par exemple, dans le cas du Kosovo - toujours utilisé comme déstabilisateur de la Serbie pro-russe - on a eu recours aux séparatistes pro-albanais de l'UCK, jusqu'à récemment inclus dans la liste des organisations terroristes internationales ; et par coïncidence, toujours en Albanie (un pays de l'OTAN), les terroristes iraniens des Mojahedin-e-Khalq, un groupe autrefois islamo-marxiste, aujourd'hui réduit à une bande de mercenaires voués au culte de la personnalité du leader, ont trouvé l'hospitalité.

Le cas de la Syrie constitue un exemple intéressant de cette flexibilité opérationnelle. La Syrie d'Assad était considérée comme un pays hostile, à la fois en raison de son alliance avec l'Iran et parce qu'elle abrite la seule base navale russe en Méditerranée, à Tartous. Bien que le régime syrien ait précédemment collaboré avec la CIA dans sa guerre contre Al-Qaïda en accueillant des centres de détention clandestins sur son territoire, lorsqu'une occasion de le déstabiliser s'est présentée en 2011, les États-Unis étaient prêts. Immédiatement, les groupes d'opposition à l'origine des protestations sont soutenus et approvisionnés, en particulier les formations islamistes les plus radicales, liées précisément à Al Queda, déclenchant ainsi la spirale répression-réaction, au point de transformer les protestations en véritable guérilla armée. Le vent islamiste qui commence à souffler dans la région finit également par enflammer l'Irak voisin, où les courants de l'islam radical et les communautés sunnites, notamment les anciens soldats de l'armée de Saddam, se soudent, donnant ainsi naissance à Isis-Daesh. Pouvant compter sur sa propre présence militaire, ainsi que sur le soutien du gouvernement du Kurdistan irakien (qui est depuis longtemps pro-américain), puis aussi de celui de la Turquie, Isis se fortifie discrètement, et s'étend également en Syrie.

Lorsque Isis devient incontrôlable, commençant à frapper des pays européens, et surtout lorsque l'intervention directe de la Russie met essentiellement fin à l'État islamique au Levant, les États-Unis - qui entre-temps, sous prétexte de combattre Daesh, ont établi une base militaire sur le territoire syrien, à Tanf - sont prêts à changer à nouveau de cheval. Dans ce jeu d'alliances très compliqué qui se dénoue dans la région, ils commencent donc à parrainer la guérilla kurde syrienne, étroitement liée au PKK kurde-turc, ce qui ne plaît évidemment pas aux Turcs, qui continueront au contraire à parrainer les islamistes dans une fonction anti-kurde. Le nouveau cheval américain devient donc l'alliance SDF, qui regroupe à la fois les Kurdes des YPG et certaines milices des minorités turkmène, arménienne et tchétchène. Il est intéressant de noter qu'à ce stade, les FDS jouent constamment les seconds rôles entre le régime syrien et les États-Unis, notamment pour se défendre contre l'ennemi turc pur et dur. Grâce à cette alliance, Washington maintient une présence active, capable d'exercer des pressions tant sur la Syrie que sur la Turquie, et - ce qui n'est pas tout à fait secondaire - de piller le pétrole syrien, exporté illégalement vers l'Irak. Il est également significatif que, malgré le fait que le YPG soit une formation de gauche radicale, dans les rangs de laquelle de nombreux volontaires politiques ont également combattu et combattent, il est apparu que de nombreux mercenaires servant actuellement en Ukraine ont précédemment combattu avec les SDF.

Un autre exemple intéressant est celui de la Libye. Là aussi, après avoir anéanti l'appareil militaire libyen par une campagne massive de bombardements aériens et de missiles, certaines milices formées parmi les opposants les plus radicaux, grâce aussi au soutien des forces spéciales de l'OTAN présentes dans le pays, se sont chargées de la liquidation de Kadhafi et de son régime. Grâce à l'action de l'Occident, les différences traditionnelles entre la Tripolitaine et la Cyrénaïque, et celles entre les différentes communautés religieuses, ont explosé en conflits, produisant une série de milices territoriales-tribales et/ou religieuses, y compris - une fois de plus - celles liées à l'Islam le plus radical. Ici aussi, les jeux sont extrêmement imbriqués, car les acteurs intéressés par la région, et par le pétrole libyen, sont variés. Mais au fond, la situation actuelle voit un pays essentiellement coupé en deux: à l'est, en Cyrénaïque, où opère le dernier parlement élu par le peuple libyen (en 2014) et l'armée dirigée par le général Haftar, soutenue par l'Égypte et la Russie (présente avec les hommes du PMC Wagner), à l'ouest, en Tripolitaine, un gouvernement soutenu par l'Occident et la Turquie.

La situation actuelle de chaos dans le pays permet une fonction déstabilisatrice tous azimuts ; non seulement, bien sûr, sur la région du Maghreb, mais aussi potentiellement sur l'Égypte. Et surtout, sur les pays européens qui bordent la Méditerranée. Les milices qui soutiennent le gouvernement pro-américain de Tripoli sont en fait les mêmes qui gèrent le trafic d'êtres humains entre l'Afrique sub-saharienne et l'Europe. La régulation des flux migratoires, fondamentalement dirigée vers l'Italie et la Grèce, répond également à des calculs politiques précis, destinés à alimenter ponctuellement des crises (la Turquie a intérêt à déstabiliser la Grèce), à obtenir de l'argent et des moyens (pour les soi-disant garde-côtes libyens, en fait aux mains des trafiquants), ou des perturbations politiques dans l'UE.

Afin de provoquer et d'entretenir le désordre, les États-Unis ont donc parié à la fois sur les islamistes les plus radicaux (après tout, ils les ont inventés pour contrer les Soviétiques en Afghanistan) et sur les guérillas kurdes de gauche, sur les milices tribales ainsi que sur les trafiquants d'êtres humains. Ce qui se profile à l'horizon, cependant, n'est pas moins inquiétant. La guerre actuelle en Ukraine, une guerre qui ne peut être complètement et définitivement gagnée par aucune des parties (à moins de déclencher un conflit mondial), est donc destinée à rester une blessure ouverte, même lorsque les hostilités cesseront. Une blessure sanglante et purulente, juste à la frontière entre l'Europe et la Russie - la ligne de faille que Washington veut à tout prix ne plus jamais refermer. Une Ukraine en proie au chaos de l'après-guerre, agissant perpétuellement non seulement comme une barrière entre l'Est et l'Ouest, mais comme un facteur de déstabilisation dans les deux sens, et pour laquelle, au cours des huit dernières années, mais surtout ces derniers mois, toutes les conditions ont été habilement créées pour reproduire le fameux format.

Il y a les haines et les rancœurs d'une guerre civile, il y a des frontières qui laissent des minorités des deux côtés, il y a des flots d'armes et de munitions sur lesquels il n'y a pratiquement aucun contrôle, et il y a des milices nazies lourdement armées, prêtes à jouer leur rôle (à cheval sur le trafic criminel et l'allégeance atlantique) d'agents du chaos. Une bombe à retardement, plantée aux confins d'une Europe habituée à la sécurité, à la prospérité et à la stabilité, et qui devra déjà compter avec un séisme économique et social dont les grondements commencent à se faire entendre.

(*) Directeur artistique du festival Magmart

vendredi, 18 novembre 2022

Les attaques terroristes contre Nord Stream. Nouvelles importantes du bureau du procureur suédois

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Les attaques terroristes contre Nord Stream. Nouvelles importantes du bureau du procureur suédois

Source: https://www.lantidiplomatico.it/dettnews-attentati_terroristici_nord_stream_importante_novit_dalla_procura_svedese/45289_47936/

Les actions terroristes perpétrées le 26 septembre contre les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2 sont le résultat d'un "sabotage" délibéré. C'est ce qu'a déclaré vendredi Mats Ljungqvist, le procureur chargé de l'enquête en Suède.

"Au cours de l'enquête sur le site de l'accident, qui a été menée en mer Baltique, des saisies importantes ont été effectuées et la zone a été soigneusement documentée. Les analyses effectuées aujourd'hui montrent des traces d'explosifs dans plusieurs des corps étrangers retrouvés", peut-on lire dans un communiqué du parquet remis à la presse.

Le communiqué indique que l'enquête "est très complexe et étendue", et que l'enquête en cours "doit montrer si quelqu'un peut être soupçonné du délit".

"La coopération avec les autorités en Suède et dans d'autres pays est excellente. Il est important de poursuivre les enquêtes préliminaires et les différentes collaborations en cours afin que nous puissions travailler dans la paix et la tranquillité", a déclaré M. Ljungqvist.

Commentant les actes terroristes, le président russe Poutine a déclaré que quelqu'un était derrière eux "qui était techniquement capable d'organiser les explosions et qui a déjà eu recours à ce type de sabotage, pris sur le fait, mais resté impuni". Le dirigeant russe a également indiqué que l'incident était bénéfique pour les États-Unis, qui peuvent désormais "fournir des ressources énergétiques à des prix plus élevés".

Les gouvernements du Danemark, de l'Allemagne et de la Suède ont refusé de coopérer entre eux et de divulguer les résultats de leurs enquêtes sur les explosions de pipelines et ont ignoré les demandes de la Russie d'être autorisée à participer à l'enquête. 

 

mercredi, 16 novembre 2022

Les missiles tombés en Pologne et les négociations secrètes

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Les missiles tombés en Pologne et les négociations secrètes

Source: https://piccolenote.ilgiornale.it/mondo/i-missili-caduti-in-polonia-e-i-negoziati-segreti#

Ce n'est pas un hasard si les missiles qui se sont abattus sur le territoire polonais ont été tirés à la fin du G-20, où manifestement quelque chose, en secret, a bougé pour éliminer les risques d'escalade, ou peut-être même pour mettre fin à cette récente folie guerrière.

Ceux qui cherchent l'escalade ont été servis. Les missiles d'hier correspondent à l'attentat d'Istanbul, qui, ce n'est pas un hasard, a eu lieu la veille d'une réunion secrète entre le chef de la CIA et son homologue russe dans la capitale turque. La nécessité d'éviter l'escalade a également été évoquée lors de cette réunion, comme l'explique le Washington Post, qui s'en tient évidemment au récit occidental.

L'attentat à la bombe était un "message", comme l'a déclaré le ministre turc de l'intérieur, et le message était clair : la bombe d'Istanbul visait les perspectives de désescalade, tout comme les missiles tombés en Pologne.

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Heureusement, comme il le fait depuis le début de la guerre, Biden a freiné les choses, déclarant que les "informations préliminaires" dont il disposait indiquaient que le missile n'avait pas été lancé depuis la Russie.

Entre provocations et négociations

Sur ce point, le New York Times a écrit que "Zelensky, qui souhaite une implication plus large de l'OTAN, a déclaré que la Russie avait commis une 'attaque contre la sécurité collective', citant l'article 5" de l'Alliance, qui oblige les États membres à se défendre mutuellement.

Nous sommes à la merci d'un cercle de criminels internationaux qui veulent plonger le monde dans une guerre totale, en utilisant, pour ce faire, la marionnette de Kiev, qui s'est jetée sur l'opportunité tombée du ciel, il faut bien le dire, sans se soucier de la réalité des faits (détail instructif).

Heureusement, outre la déclaration autoritaire de Biden, confortée par d'autres indiscrétions provenant de l'appareil américain (Associated Press), ce sont également les autorités polonaises qui ont réfuté la paternité russe des missiles, affirmant qu'il s'agissait d'un "malheureux accident" probablement causé par un missile ukrainien.

Mais malgré tout, l'OTAN s'est réunie en urgence, comme s'il s'agissait vraiment de quelque chose de grave, dénotant la nervosité et le désir de prééminence dont elle est la proie depuis que la crise ukrainienne lui a conféré un rôle politique mondial indu, totalement arbitraire et dangereux pour la stabilité du monde et la stabilité des démocraties occidentales.

La nouvelle criticité coïncide, précisément, avec un changement dans le paysage international rapporté par Ted Snider dans Antiwar : "Il y a une pression croissante pour commencer les négociations. De nombreux membres de l'administration Biden souhaitent des pourparlers de cessez-le-feu. Le fait que Sullivan "au sein de l'administration est célèbre pour être en faveur d'une ligne de communication avec la Russie, même si d'autres personnalités politiques de premier plan estiment que, dans la situation diplomatico-militaire actuelle, les négociations ne seraient pas fructueuses" peut expliquer pourquoi il s'est rendu à Moscou et à Kiev, et non le secrétaire d'État Antony Blinken, comme on aurait pu s'y attendre".

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"Le Pentagone semble faire pression pour des pourparlers. Le 10 novembre, le président des chefs d'état-major interarmées, le général Mark Milley (photo), a déclaré que le retrait russe de Kherson, combiné à l'impasse actuelle, "pourrait donner aux deux pays une occasion de négocier la paix". Quand il y a une opportunité de négocier, quand la paix peut être atteinte, a dit Milley, saisissez-la".

"Même le Royaume-Uni a récemment déclaré qu'il était "prêt à aider" si "l'Ukraine et la Russie s'engagent à résoudre le conflit". Et l'Allemagne et la France ont demandé à l'Ukraine d'être plus "flexible". À ces prises de position s'ajoutent des pressions similaires de la part des Brics, notamment la volonté exprimée par le nouveau président brésilien Lula da Silva de jouer un rôle de médiateur.

La confirmation de Politico

Politico confirme également, avec prudence, la nouvelle disposition des membres de l'administration américaine, expliquant qu'une chose est ce qu'ils disent en public, une autre est ce qui est privé, et que le général Milley a eu tort de rendre cela privé. Le résultat a été une tempête dans les relations avec Kiev, qui s'est sentie larguée, les Etats-Unis étant obligés de réaffirmer publiquement les positions qu'ils avaient utilisées.

Dans la note de Snider, il y a un passage plus que significatif : "Les responsables du département de la défense disent que ce qui s'est passé dans la région de Kherson est un exemple des durs combats à venir. Se battre à travers le fleuve [Dniepr] pour tenter de regagner des territoires sur la rive opposée est une opération militaire difficile".

"Pourquoi ne pas commencer à parler [de pourparlers de paix] avant de jeter 100.000 vies supplémentaires dans l'abîme?" a déclaré un autre responsable américain. Notamment parce que, comme le souligne l'article, le succès d'une telle offensive est douteux.

Et c'est là que le bât blesse: nous sommes en proie à une boucherie à haut risque d'escalade, sur laquelle nous n'avons même pas d'informations crédibles quant au nombre de morts qu'elle a coûté. Tout ce que nous savons, c'est que le chiffre est effrayant. Un massacre inutile dont tout le monde sait qu'il ne mènera pas l'Ukraine à la victoire, comme l'a clairement indiqué Milley en prenant la défense des Américains.

Aujourd'hui, Biden, vraisemblablement pour apaiser les faucons qui se sont sentis trahis par ses déclarations d'hier sur les missiles tombés en Pologne, a promis une autre manne d'aide à l'Ukraine, mais précisément sur l'aide, la conclusion de Politico est intéressante : "Biden a exprimé sa confiance dans le fait que l'aide continuera à couler même avec la Chambre contrôlée par les républicains. Mais il est possible que les appels accrus aux pourparlers Ukraine-Russie de la part des responsables américains puissent effrayer les Ukrainiens en leur faisant croire que Washington ne les soutiendra pas à long terme". Une peur bien fondée.

Jusqu'à présent, ce sont des choses que nous avions déjà écrites. Si nous nous répétons, c'est parce qu'il nous a semblé opportun de rapporter des confirmations provenant d'autres sources. Mais Ted Snider dans son article ajoute un élément très pertinent concernant le G-20.

Immédiatement après l'annonce de l'absence de Poutine au sommet, qui a éliminé la possibilité d'une rencontre avec Biden et fait baisser les tensions qui s'accumulaient autour du sommet, le président américain a annoncé qu'il rencontrerait Xi Jinping, le "partenaire stratégique" de la Russie.

Un double coup de poing qui suggère, selon Snider, que Xi et Biden, dans des "conversations secrètes en backchannel", tenteraient de tracer une voie pour sortir du tunnel ukrainien. Ce n'est pas du tout une supposition hasardeuse.

PS: Hier, Trump a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2024. Cela aurait été la nouvelle du jour, mais elle a été éclipsée par les missiles qui sont tombés en Pologne.

mardi, 15 novembre 2022

Après l'abandon du gaz russe, les pays industrialisés mettent en péril leurs objectifs climatiques en développant le GNL

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Après l'abandon du gaz russe, les pays industrialisés mettent en péril leurs objectifs climatiques en développant le GNL

Source: https://zuerst.de/2022/11/14/nach-abschied-vom-russengas-...

Charm el-Cheikh. Après avoir réussi à se détacher de l'approvisionnement en gaz russe, de nombreux pays occidentaux se précipitent pour utiliser le gaz de fracturation (GNL) comme substitut. Le principal exportateur de ce type de gaz serait actuellement les États-Unis, mais d'autres pays pourraient également en fournir aux Européens. Mais ces derniers sont loin de disposer de l'infrastructure nécessaire, soit pour transporter le gaz vers l'Europe avec leurs propres navires-citernes GNL, soit pour injecter les livraisons de gaz dans le réseau européen des gazoducs au départ de terminaux spéciaux. Le développement de l'infrastructure GNL doit maintenant être poursuivi à un rythme soutenu.

Mais : cela pourrait compromettre les objectifs climatiques que les Européens se sont fixés. Selon le "Climate Action Tracker", une plateforme prétendument indépendante d'observation du climat, beaucoup plus d'infrastructures sont actuellement construites que ce qui est nécessaire.

Selon ce portail, il pourrait y avoir 500 mégatonnes de gaz liquide dans le monde en 2030. Cela correspond à près de cinq fois la quantité de gaz russe importée par l'UE en 2021. Ce serait également le double de la quantité de gaz actuellement vendue par la Russie dans le monde.

Bill Hare, chef de l'organisation partenaire "Climate Analytics", met en garde: si tous les projets actuellement prévus étaient mis en œuvre, les émissions de CO₂ et de méthane atteindraient des niveaux dangereux. Cela compromettrait à son tour l'objectif de limiter l'augmentation de la température à 1,5 degré si possible par rapport à l'ère préindustrielle.

L'analyse a été présentée jeudi lors de la conférence mondiale sur le climat à Charm el-Cheikh, en Égypte - ce qui relativise quelque peu sa portée. Les lobbyistes du climat réunis à cette occasion affirment que les émissions de gaz "nocifs" pour le climat devraient être réduites de moitié d'ici 2030 pour atteindre l'objectif de 1,5 degré. Mais d'une manière ou d'une autre, ce sont justement les pays occidentaux qui contrecarrent leurs propres objectifs climatiques avec leur politique énergétique mal conçue. (mü)

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Nouveaux soupçons dans l'affaire Nord Stream : une société américaine découvre qu'il y avait des "navires sombres" non loin de la scène du crime

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Nouveaux soupçons dans l'affaire Nord Stream : une société américaine découvre qu'il y avait des "navires sombres" non loin de la scène du crime

Source: https://zuerst.de/2022/11/15/neue-verdaechtige-im-fall-nord-stream-us-firma-entdeckt-dunkle-schiffe-unweit-des-tatorts/

San Francisco. Un nouveau développement dans l'affaire du dynamitage des gazoducs Nord Stream : le magazine informatique américain Wired rapporte maintenant dans son édition en ligne que la société américaine SpaceKnow a découvert, grâce à l'analyse de données satellites, deux "navires sombres" qui se trouvaient non loin des lieux des actes de sabotage du 26 septembre dans la mer Baltique, navires qui avaient désactivé leur système d'identification automatique par radar AIS.

Le directeur général de SpaceKnow, Jerry Javornicky, a déclaré à Wired qu'il était pour le moins suspect que les navires, qui mesuraient respectivement environ 130 et 95 mètres de long, aient manifestement cherché à dissimuler leurs itinéraires et leurs emplacements. Les données ont donc été transmises à l'OTAN, a-t-il ajouté.

Selon M. Javornicky, les deux navires se trouvaient à proximité des points de fuite quelques jours seulement avant que les gazoducs ne soient détruits par des explosions. Au total, d'après les données satellites, 25 navires s'y sont rendus, mais seulement deux d'entre eux avaient désactivé leur tracker AIS, rapporte Wired.

"Ils avaient désactivé leur AIS, ce qui signifie qu'il n'y avait aucune information sur leurs mouvements. Et ils essayaient de garder leurs informations de localisation et d'autres informations générales cachées au monde", a déclaré Javornicky, cité par le magazine informatique.

Le système d'identification automatique (AIS) assure l'identification des navires sur les mers du monde. Le système d'identification automatique transmet au système d'affichage et d'information cartographique (ECDIS) des données telles que l'identifiant unique, la vitesse, le cap, la position, l'indicatif radio, etc. Il a été adopté comme norme obligatoire par l'Organisation maritime internationale (OMI) en décembre 2000.

La découverte faite par SpaceKnow en analysant les images de plusieurs satellites devrait alimenter les spéculations sur la cause des explosions. Dernièrement, un fait remarquable a été rendu public : quelques minutes après les explosions, la Première ministre britannique Liz Truss, qui a depuis démissionné, a envoyé de son téléphone portable personnel un SMS au secrétaire d'État américain Blinken dans lequel elle écrivait : "It's done" - "c'est fait". Depuis, le Kremlin insiste sur le fait qu'il a des "preuves" d'une implication majeure des services britanniques dans les attentats. (mü)

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dimanche, 13 novembre 2022

La revue de presse de CD 13 novembre 2022

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La revue de presse de CD

13 novembre 2022

DÉSINFORMATION/CORRUPTION/CENSURES/DÉBILITÉ

Revue de presse RT du 30 octobre au 5 novembre

Exercice hebdomadaire de dé/réinformation grâce à cette revue de presse russe. Au sommaire cette semaine : les fissures et les problèmes économiques et sociaux qui se font sentir de plus en plus fortement dans le bloc occidental, la géopolitique de contournement de la Russie et, bien sûr, la guerre en Ukraine.

lesakerfrancophone.fr

https://lesakerfrancophone.fr/revue-de-presse-rt-du-30-oc...

« Une censure d’État pour briser un thermomètre qui en dérange certains » : Le Point ne peut plus publier son palmarès des hôpitaux et cliniques

« Nous ne publierons pas notre palmarès des hôpitaux et des cliniques de sitôt. Il existe pourtant depuis plus de vingt ans, des centaines de milliers de lecteurs lui font confiance, des dizaines d’établissements hospitaliers prestigieux l’arborent fièrement sur leurs murs. Que s’est-il passé ? Un quarteron de bureaucrates, allergiques à l’évaluation indépendante de notre système de santé et visiblement atteints par l’ivresse de leur pouvoir, a décidé de l’interdire. Une censure : il n’y a pas d’autre mot pour décrire ce qui vient de se passer. Une censure d’État pour briser un thermomètre qui en dérange certains. » Le Point.

fdesouche.com

https://www.fdesouche.com/2022/11/10/une-censure-detat-po...

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« Un fonctionnement soviétique » : Éric Verhaeghe dézingue le « cartel de la presse subventionnée »

« Leur sujet n’est pas la vérité ; leur sujet, c’est de défendre le pré carré d’une presse subventionnée par l’État ». Pointant du doigt une guerre commerciale entre médias mainstream et médias indépendants, dans cet "Entretien essentiel", notre invité Éric Verhaeghe, entrepreneur et fondateur du Courrier des Stratèges, analyse la crise de l'information en France, le rôle des fact-checkers et la mise en examen du PDG de l’AFP, Fabrice Fries : « Avant, on disait que ‘’c’était digne de la Pravda’’, car on savait tous qu’une agence de presse officielle produisait du mensonge : l’art des fact-checkers a été de faire croire l’inverse. Aujourd’hui, une information de l’État est supposée plus fiable qu’une information venant de médias indépendants ».

francesoir.fr

https://www.francesoir.fr/videos-l-entretien-essentiel/er...

ÉCOLOGIE (PUNITIVE)

« Morts de chaleur, vraiment ? » : désinformation ordinaire

Il n’est pas facile de toujours rester zen face aux énormités en matière de désinformation que l’on peut constater en faisant le tour des chaînes télé dites d’information en continu. La 27e édition de la mascarade des COP vient de commencer au milieu du tapage médiatique habituel prédisant l’apocalypse climatique si tous les pays du monde « ne prennent pas des mesures drastiques pour limiter le réchauffement, et c’est urgent, demain il sera trop tard, un point de non-retour sera franchi ! » La première rencontre ayant eu lieu en 1994 sous la présidence de Mme Angela Merkel alors ministre de l’Environnement, cela fait maintenant 27 ans qu’au cours du même cérémonial on crie à l’urgence : demain il sera trop tard.

contrepoints.org

https://www.contrepoints.org/2022/11/12/442836-morts-de-c...

ÉNERGIES

Comment nos dirigeants ont créé la hausse des prix de l’électricité

La hausse des prix de l’électricité en France est décrite par nos dirigeants comme un dommage collatéral de la guerre en Ukraine. Moins bien se chauffer et payer ses factures plus cher, ce serait même de la solidarité envers les Ukrainiens, comme l’affirmait l’acteur Jean-Pierre Rouve qui déclarait que pour agir dans ce conflit du côté des victimes, « si cet hiver on doit baisser le chauffage d’un degré, c’est pas très grave ». Or, si la guerre a bien des effets sur nos factures, ce n’est pas elle qui est responsable de la situation. Le démantèlement du monopole public sur l’électricité, un héritage du Conseil National de la Résistance : voilà ce qui nous met en grande difficulté. Enquête sur la façon dont, sciemment, les gouvernements successifs ont créé la hausse des prix de l’électricité."

frustrationmagazine.fr/

https://www.frustrationmagazine.fr/prix-electricite/

ÉTATS-UNIS

Élections US : quand le Time avouait la conspiration contre Trump

Alors que les élections de mi-mandat auront lieu cette nuit aux États-Unis, retour sur ce qui a été un coup de tonnerre en février 2021. Le 4 février 2021, le célèbre magazine Time a publié un article hallucinant. Sous le titre convenable de « L’histoire secrète de la campagne de l’ombre qui a sauvé l’élection de 2020 », il décrit l’ampleur des manœuvres et des manipulations qui ont permis la victoire de Joe Biden. Difficile de ne pas voir dans ce texte fleuve un parfait manuel du détournement d’élection… Un mode d’emploi qui pourrait bien être utilisé dans de nouvelles échéances électorales, aux États-Unis ou en France ! Voici la traduction de ce texte, réalisée par Dreuz info.

polemia.com

https://www.polemia.com/elections-us-quand-le-time-avouai...

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FOOTBALL

Qatar, une dynastie à la conquête du monde. Une vidéo d’Arte

Ce portrait non-autorisé des souverains à la tête du pays le plus riche par habitant de la planète raconte aussi bien la « success story » extrêmement rapide que la face la plus sombre du pays : diplomatie sportive agressive, rôle du Qatar dans le printemps arabe et son soutien aux Frères musulmans ou exploitation des petites mains venues d’Afrique et d’Asie. Pour comprendre pourquoi la prochaine Coupe du monde football va se dérouler dans des lieux plus qu’improbables et impraticables à tous points de vue !

les-crises.fr

https://www.les-crises.fr/qatar-une-dynastie-a-la-conquet...  

FRANCE

Nucléaire : les raisons d’un désastre

Comment en sommes-nous arrivés là ? La France était championne du nucléaire civil avec un vrai temps d’avance sur les autres pays. C’était une filière d’excellence qui attirait nos meilleurs ingénieurs, un savoir-faire français, une compétence technique et technologique rare. Aujourd’hui 30 des 56 réacteurs d’EDF fonctionnent. Cela résulte d’un long processus de déconstruction du parc nucléaire français depuis plus de 20 ans. Qui sont les responsables ?

laselectiondujour.com

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Mediapart révèle : les soldats français déployés en Roumanie ont « froid » et « faim »

La mission Aigle a été lancée le 28 février, quatre jours après l’invasion russe de l’Ukraine, avec pour rôle de « renforcer la posture défensive et dissuasive de l’Otan » et de « consolider la protection du flanc est de l’Europe ». L’état-major français assure le commandement de l’opération, qui s’appuie également sur la présence de militaires belges et néerlandais. Cela fait donc huit mois que la France a investi ce camp d’instruction appartenant à l’armée roumaine. Les conditions de vie y sont pourtant toujours précaires.

egaliteetreconciliation.fr

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Marion Maréchal : L’attitude de blocage de la CGT nous rappelle l’impérieuse nécessité de réformer le syndicalisme français

C’est une actualité dont les Français se seraient bien passés. Alors que notre pays fait face à une grave crise énergétique, doublée d’un risque de récession, un autre choc, résultant d’une volonté délibérée, est venu encore aggraver les difficultés des Français ; pour une fois ce n’est pas l’incompétence du gouvernement qui est en cause. La grève préventive engagée à l’initiative de la CGT révèle, une fois de plus, un pouvoir de nuisance inversement proportionnel à sa représentativité. Une centaine de grévistes ont suffi à limiter l’approvisionnement en carburant de l’ensemble du pays.

marionmarechal.info/  

https://marionmarechal.info/articles/tribunes/pour-la-reforme-du-syndicalisme-francais/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Tribune%20CGT&utm_medium=email

Quand la Gendarmerie fait l’expérience de la méthode Macron

C’était il y a dix mois seulement. Emmanuel Macron, le 10 janvier dernier, en campagne pour le premier tour de l’élection présidentielle, annonce qu’en cas de réélection, il s’engageait à créer 200 nouvelles brigades territoriales de gendarmerie. Étonnement, autour de lui personne n’avait l’air d’avoir été prévenu. Surprise chez les gendarmes. Sur les dix années précédentes, la tendance était en effet à la fermeture des petites brigades, devenues inopérantes, et le plus souvent fermées pour l’accueil du public. Sur cette période, le nombre de brigades était passé de 3 600 en 2007 à 3 100. 700 sont dites « autonomes », les autres, dites « de proximité ».

ruebleue.lessor.org

https://ruebleue.lessor.org/p/quand-la-gendarmerie-fait-l...

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GAFAM

Comment les Renseignements occidentaux infiltrent Internet pour manipuler et détruire des réputations, par Glenn Greenwald

L’une des nombreuses histoires brûlantes qui restent à raconter à partir des archives Snowden est la façon dont les agences de renseignement occidentales tentent de manipuler et de contrôler les échanges en ligne en recourant à des stratégies extrêmes de duperie et de destruction de réputation.

les-crises.fr

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Quand Elon Musk fait peur aux belles-âmes

On connaît les péripéties de cette acquisition qui a vu le multimilliardaire changer plusieurs fois d’avis, mais rester constant dans sa volonté de mettre fin, s’il en prenait la direction, à la censure qui régnait sur ce réseau. On connaît les accointances du fondateur Jack Dorsey avec la partie wokiste du pouvoir démocrate dont il était un fidèle soutien. Toute l’organisation de Twitter était fondée sur cette volonté de maîtriser l’expression dans cette nouvelle agora, en y interdisant l’accès aux idées allant à l’encontre de ses choix.

vududroit.com

https://www.vududroit.com/2022/11/quand-elon-musk-fait-pe...

GÉOPOLITIQUE

Cartographier la guerre écologique : énergie, électricité, géopolitique

Toujours plus de tension : comment notre système énergétique va-t-il passer l’hiver ? Pour comprendre la macrocrise qui se prépare, il faut identifier les bons indicateurs. Chaque vendredi à 11h, grâce au travail d’analyse et de synthèse du Groupe d’études géopolitiques, nous publierons 5 points, 12 graphiques et 6 cartes avec les indicateurs clefs à suivre.

legrandcontinent.eu

https://legrandcontinent.eu/fr/2022/11/03/observatoire-de...

Le nouvel ordre multipolaire sera décidé par la guerre entre la « finance mondiale » et l' « énergie mondiale »

Karin Kneissl, ancienne ministre autrichienne des affaires étrangères résume l'épicentre du conflit en Ukraine : « Les États-Unis et leurs alliés européens, qui représentent et soutiennent le secteur financier mondial, sont essentiellement engagés dans une bataille contre le secteur énergétique ». Elle détaille que « les 22 dernières années ont montré combien il est facile pour les gouvernements d'imprimer de la monnaie papier » alors que "rien qu'en 2022, le dollar américain a imprimé plus de monnaie papier que dans toute son histoire", alors que « l'énergie, elle, ne peut pas être imprimée ».

euro-synergies.hautetfort.com

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2022/11/03/l...

IMMIGRATION

L’immigration, désormais, ce sera pour « les gentils », pas pour « les méchants »

Dans une interview en duo au Monde (2 novembre), Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, et Olivier Dussopt, ministre du Travail, ont dévoilé les grands axes d’un projet de loi sur l’immigration qui doit être débattu par l’Assemblée nationale au début de 2023. Dans la ligne du « en même temps » macronien, le premier, réputé « de droite », figure la fermeté face aux immigrés illégaux ; le second, venu de la gauche, se veut conciliant pour ceux qui auront travaillé en France ou qui le pourraient. Mais l’objectif commun tient dans cette formule de Gérald Darmanin, qu’on croirait destinée à des élèves de maternelle : « On doit désormais être méchants avec les méchants et gentils avec les gentils ».

laselectiondujour.com

https://www.laselectiondujour.com/limmigration-desormais-...

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Projet de loi immigration : le point de vue de Malika Sorel

L'essayiste réagit aux propositions de Gérald Darmanin et d'Olivier Dussopt de délivrer des titres de séjours pour les métiers en tension. Vidéo.

video.lefigaro.fr

https://video.lefigaro.fr/figaro/video/projet-de-loi-immi...

IRAN

Iran : Entre espoir et réalisme

Le martyr d’une part grandissante de la jeunesse iranienne lors de séries ininterrompues de manifestations suivies de répressions sanglantes du régime de la république islamique depuis la mort de Masha Amini, tuée dans un commissariat en septembre 2022 pour port inapproprié du hijab, prend clairement la tournure d’un soulèvement populaire et spontané qui a atteint un point de non-retour. Assoiffés d’informations et d’influences internationales et encouragés en cela par une nombreuse diaspora en Amérique du Nord et en Europe, les iraniens restent pourtant très majoritairement profondément patriotes, malgré les différences sociales et ethniques qu’il convient de ne pas oublier

geopragma.fr

https://geopragma.fr/iran-entre-espoir-et-realisme/

SANTÉ/LIBERTÉS

Les mesures dites sanitaires ont été inutiles et dommageables, selon les meilleurs experts : comment sortir de l’impasse ?

John Ioannidis est l’une des grandes figures actuelles de l'épidémiologie. S’étant fait connaître en 2005 par un article intitulé « Pourquoi la plupart des résultats de recherche sont faux », rapidement devenu le plus téléchargé de la prestigieuse Public Library of Science, il avait alors ouvert un important et fécond débat autour de la qualité de la production scientifique. Professeur de médecine, d’épidémiologie et de santé des populations ainsi qu’en sciences des données médicales à l'Université de Stanford, co-directeur du Meta-Research Innovation Center at Stanford (METRICS), Ioannidis est actuellement considéré comme la référence mondiale en matière d'épidémiologie et de santé publique.

francesoir.fr

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Azithromycine et Hydroxychloroquine marchaient, on ne l’a pas vu !

Azithromycine et Hydroxychloroquine marchaient, ce sont les chiffres officiels qui le disent, et comme nous le répètent les autorités, « les chiffres ne mentent pas ». Démonstration.

covid-factuel.fr

https://www.covid-factuel.fr/2022/11/05/azithromycine-et-...

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« Coupable de courage » : vague de soutien en faveur du sénateur Alain Houpert, privé d'exercice de la médecine durant 9 mois

Suite à trois plaintes déposées contre lui pour ses critiques à l’encontre de la politique sanitaire du gouvernement, la chambre disciplinaire de l'ordre des médecins de Bourgogne-Franche-Comté a sanctionné vendredi 4 novembre Alain Houpert, sénateur de Côte-d'Or (LR) et radiologue, d’une interdiction temporaire d'exercer la médecine pendant 18 mois, dont neuf avec sursis. L’intéressé prévoit d’ores et déjà de faire appel. Dans l’attente, les marques de soutien envers le médecin se multiplient.

francesoir.fr

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TERRORISME

Sabotage des gazoducs Nord Stream : un expert militaire suisse dissipe le brouillard

Le lieu exact des explosions se trouve juste en dehors des eaux territoriales danoises : apparemment, il fallait empêcher le Danemark d’interpréter ces actes de sabotage comme une menace directe. Pour la même raison, on a probablement veillé à ce que les actes de sabotage aient lieu à l’extérieur d’une zone d’entraînement de la marine danoise. La fuite de Nord Stream 2 au sud-est de Bornholm se trouve à près de 30 km de l’île, et celle de Nord Stream 1 à plus de 50 km. Malgré la douceur de l’automne dans la région et la température de l’eau d’environ 15 degrés Celsius, l’accès aux deux gazoducs est un défi, car les tempêtes automnales ne sont pas rares en mer Baltique à partir de septembre.

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UKRAINE

Guerre en Ukraine : vidéo N° 15

Pendant que les Américains pataugeaient pour essayer de donner un résultat présentable de leurs élections de mi-mandat, démontrant que la plus grande « démocratie » du monde est infoutue d’organiser un scrutin qui ne ressemble pas à une farce, les Russes après avoir solennellement intégré le territoire de la ville de Kherson à la Russie, ont décidé d’en foutre le camp. Immédiatement, les pros ukrainiens français d’une part, toujours généreux avec le sang des autres se sont répandus en acclamations devant cette formidable victoire, les pro-russes tout aussi français d’autre part, se tordent les mains, affolés. Bizarrement les Ukrainiens eux-mêmes sont manifestement circonspects, se demandant si les moujiks n’étaient pas en train de la leur faire à l’envers. On a essayé de mettre un peu d’ordre.

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UNION EUROPÉENNE

Ursula et Heiko von der Leyen : des conflits d’intérêts au minimum

En décembre 2020, Heiko von der Leyen, médecin allemand et mari de la présidente de la Commission européenne, est passé d'un poste de direction d'une clinique à Hanovre (Allemagne) à celui de directeur médical de Orgenesis Inc., une biotech basée aux États-Unis. Cette transition professionnelle s’est produite à un mois d'une négociation extrêmement personnelle, à coups de textos, depuis effacés, entre Ursula von der Leyen et Albert Bourla, directeur général de Pfizer. Négociation qui aurait duré d’août à novembre 2020, selon les révélations du New York Times. Une fois le contrat pharaonique conclu entre la Commission et Pfizer/BioNtech, Heiko traversait l’Atlantique pour intégrer la biotech new-yorkaise, un obscur laboratoire créé en 2008, officiellement spécialisé dans les thérapies géniques, tout comme Pfizer. 

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Une ombre chinoise sur le « couple franco-allemand »

Le « couple franco-allemand » a-t-il jamais existé ? Pour les Français, peut-être, mais pas pour les Allemands qui préfèrent – ou préféraient – parler du « moteur franco-allemand ». Si couple il y a eu, le divorce est amorcé ; si le moteur a fonctionné, il est en panne. Et le voyage en cavalier seul du chancelier Scholz en Chine, la semaine dernière, alors qu’Emmanuel Macron avait souhaité s’y joindre, n’est pas de nature à rapprocher les deux grands voisins, ni d’ailleurs à redorer le blason de l’Allemagne aux yeux des autres membres de l’Union Européenne. Aucun autre dirigeant de l’UE n’était du voyage ; en revanche une cohorte d’hommes d’affaires allemands accompagnait le chancelier.

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samedi, 12 novembre 2022

Moins 7%: les commandes étrangères à l'industrie allemande s'effondrent

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Moins 7%: les commandes étrangères à l'industrie allemande s'effondrent

Source: https://zuerst.de/2022/11/10/minus-7-prozent-auslandsauftraege-fuer-die-deutsche-industrie-brechen-ein/

Wiesbaden, Allemagne. La désindustrialisation de l'Allemagne en chiffres : les commandes pour les entreprises industrielles allemandes ont continué à baisser en septembre. La baisse a été de 4% par rapport au mois précédent et de près de 11% par rapport à septembre 2021, a annoncé l'Office fédéral des statistiques. En juillet et en août, les entrées de commandes dans l'industrie manufacturière avaient déjà baissé. Certes, les commandes nationales ont légèrement augmenté de 0,5%. Mais les commandes étrangères ont chuté de 7,0%.

"L'envolée des entrées de commandes qui s'était produite après la pandémie Corona dans le cadre d'un effet de rattrapage semble être terminée", a déclaré le ministère allemand de l'Économie.

Les perspectives futures de l'activité industrielle restent assombries par la flambée des prix de l'énergie, qui se répercute de plus en plus sur les consommateurs finaux. Selon le ministère, le quatrième trimestre risque d'être faible.

Les entreprises ont également du mal à honorer leurs anciennes commandes. En cause, des chaînes d'approvisionnement perturbées et des "perturbations persistantes dues à la crise de Corona". (se)

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mercredi, 09 novembre 2022

L'Europe dans l'actualité géopolitique

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L'Europe dans l'actualité  géopolitique

Par Enric Ravello Barber 

Source: https://euro-sinergias.blogspot.com/2022/11/europa-en-el-momento-geopolitico-actual.html

Les États-Unis, la Chine et la Russie sont les trois principaux acteurs du monde multipolaire, dans lequel la Turquie, l'Iran et la Corée du Nord se consolident en tant que puissances régionales, et l'Argentine, le Brésil et le Royaume-Uni tentent de le faire mais sans succès. L'Europe, qui aurait un rôle majeur à jouer dans un équilibre multipolaire, a un énorme désavantage par rapport à toutes ces puissances majeures et mineures : elle n'existe pas. Tous les acteurs susmentionnés constituent, chacun à leur manière, une unité politique avec un gouvernement central doté d'une capacité de décision unique et finale; l'Europe est un hybride qui reste à définir. L'Union européenne, première puissance commerciale du monde avec le PIB le plus élevé du monde, n'est pas capable de s'articuler comme un acteur unique et autonome. Le défi consiste à consolider un modèle de gestion unique (économique, politique et diplomatique) qui agit à l'échelle du continent et non comme la somme - souvent contradictoire - des intérêts de chacun des pays qui le composent. En d'autres termes, résoudre la dialectique actuelle de sa nature, qui oscille entre être une unité et être une organisation internationale.

Sans une force militaire commune et autonome qui lui serait propre, l'Europe politique (UE) est incapable d'imposer et de défendre ses intérêts au niveau régional et mondial: le conflit en Ukraine en est la dernière preuve. L'OTAN est une organisation dirigée par les États-Unis. Récemment, il a été question que les pays de l'UE puissent avoir plus de pouvoir interne au sein de l'OTAN, pour "équilibrer" le pouvoir de Washington et de l'Europe dans cette organisation militaire, ce qui est vraiment irréaliste.

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Ukraine : une guerre contre l'Europe et l'Allemagne

Dans les années 1970, le géopoliticien autrichien Jordi von Lohausen a souligné que le véritable ennemi des États-Unis était l'Europe et non l'URSS - nous parlons de l'époque du milieu de la guerre froide. L'obsession de Washington serait de réduire l'Europe à une colonie politique et militaire et de détruire ainsi sa civilisation. C'est une constante de la politique de Washington, une constante qui a un dérivé permanent : éviter tout rapprochement entre l'Allemagne et la Russie, car ce serait la synergie qui pourrait créer une puissance continentale capable de défier la domination américaine.

De nombreux analystes ont souligné que la provocation d'une guerre en Ukraine par les États-Unis et leurs terminaux atlantistes dans l'UE vise à détruire tout à la fois l'Allemagne - première puissance économique d'Europe - et la Russie - première puissance militaire d'Europe. Cela provoquera également une crise d'approvisionnement en hydrocarbures sur le continent - dépendant des matières premières russes - qui le plongera dans une profonde crise socio-économique.

Dans cette dynamique, il convient de signaler quelques réactions européennes qui méritent d'être soulignées comme significatives.

La Pologne a agi selon ses habitudes au cours de ces dernières décennies, en tant que véhicule des intérêts américains en Europe centrale, reprenant le rôle géopolitique que revêtait ses actions provocatrices dans les années 30 sous l'égide de Londres. En réponse à l'explosion du gazoduc Nord Stream en mer Baltique, une attaque contre les intérêts russes, mais surtout contre ceux de l'Europe occidentale, l'eurodéputé et ancien ministre des affaires étrangères polonais Radek Sikorski (du Parti populaire européen) a publié sur son compte Twitter une photo du gazoduc explosé, assortie de la phrase "Merci, USA". Pendant ce temps, le 1er septembre, le gouvernement polonais, aux mains du parti "ultra-conservateur" Droit et Justice, a exigé 1,3 milliard de dollars du gouvernement allemand pour les réparations de guerre. La réponse du chancelier allemand Olaf Scholz a été de réviser l'actuelle frontière germano-polonaise en fonction des "documents historiques". Et, allant un peu plus loin le 5 octobre, poursuivant sa "stratégie de la tension", Varsovie, dans des déclarations de son président Duda, a proposé aux États-Unis de placer des armes nucléaires sur son territoire, ce que l'OTAN elle-même a considéré comme trop risqué.

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La Pologne se joint également à la stratégie américaine visant à déloger l'Allemagne de sa position de centre politique et économique de l'Europe. La Pologne essaie de remplacer son voisin allemand comme point d'arrivée du gaz en Europe. À cette fin, la Pologne construit le "Baltic Pipe", un gazoduc qui amènerait le gaz norvégien en Pologne, rendant Nord Stream "inutile". Mais la capacité initiale de cette voie baltique est de 3 BCM, qui pourrait atteindre un maximum de 10 BCM, bien loin des 135 BCM de North Stream. Et totalement insuffisante pour les besoins de l'Europe centrale.

Dès le début, la position de Varsovie a été très claire : soutien à l'Ukraine et confrontation avec la Russie. Cette position n'est pas aussi altruiste qu'il n'y paraît et est pleine de doubles intentions. Poutine a déclaré : "La Pologne n'a pas abandonné ses rêves de s'emparer d'une partie de l'Ukraine" (1). Une réalité à laquelle divers analystes internationaux ont fait référence (2). 

Après sa réélection au poste de président, Macron a disparu de la scène internationale. Il a démontré que son leadership européen et son autonomie par rapport à Washington étaient faibles. Au moment décisif, il a montré sa servilité à l'égard des intérêts américains et ses entretiens avec Moscou ont été rapidement interrompus. Ses appels à Washington pour ramener la paix dans la crise de la guerre russo-ukrainienne restent lettre morte à la Maison Blanche, principale partie prenante de la prolongation du conflit.

L'Allemagne est le pays qui commence à réagir à l'attitude des États-Unis. Alors qu'au début, les Verts - ces pacifistes des années 1980 - étaient ouvertement belliqueux contre la Russie et appelaient à armer l'Ukraine, démontrant ainsi que leur parti est depuis des années une courroie de transmission de Washington à Berlin. La réaction générale, politique et populaire, s'est orientée vers différentes prises de position. En août dernier, le vice-président du Parlement allemand, Wolfgang Kubicki, a appelé à "rouvrir Nord Stream 2 dès que possible", en faisant appel aux intérêts nationaux allemands. En octobre, après l'explosion du gazoduc Nord Stream, qui affectera sérieusement l'économie et le bien-être des Allemands, le hastag #Kriegserklärung (déclaration de guerre) est devenu populaire en Allemagne pour décrire ce que le sabotage du gazoduc par les Américains signifie pour leur pays. Au cours du même mois d'octobre, le parlement allemand a gelé l'aide militaire à l'Ukraine.

Après l'explosion de Nord Stream, que même l'ancien conseiller en sécurité américain Douglas McGrecogh a attribuée aux États-Unis (6), des voix autorisées ont émergé en Allemagne et au-delà, soulignant que l'un des principaux objectifs - si ce n'est le principal - de la "guerre en Ukraine est de détruire l'Allemagne en tant que puissance politique et économique (7).

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La célèbre femme d'affaires et philanthrope allemande Gloria von Thurn und Taxi compare cette tentative de détruire son pays au sinistrement célèbre Plan Morgenthau (4). Alors que l'ancien conseiller d'État suisse Yvan Perrin affirme que l'Allemagne doit comprendre pleinement la stratégie de destruction de son pays afin de rectifier l'ensemble de sa politique européenne et internationale (5).

Ajoutons que le parti nationaliste AfD adopte une ligne très claire et déterminée de son côté pour défendre les intérêts nationaux allemands. Après son dernier congrès où la ligne nationaliste l'a emporté sur la ligne modérée, l'AfD prend des positions intéressantes à tous points de vue, notamment celle-ci: trois députés régionaux (Rhénanie-Westphalie et Saxe-Anhlalt) se sont rendus en Ukraine "au vu de la couverture déformée et partisane du conflit en Ukraine, nous voulons nous faire notre propre idée de la situation et examiner la situation humanitaire".

Visegrad entre dans une crise interne

La Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie forment le groupe dit de Visegrad. La principale caractéristique de leur existence a été de s'opposer aux diktats de Bruxelles quant à l'idéologie du genre et à l'immigration, constituant ainsi un certain pôle antimondialisation au sein de l'UE. Bruxelles a essayé de faire chanter ces pays en menaçant de couper les fonds européens, mais l'importance géopolitique et commerciale de ces régions centrales a atténué l'hostilité de Bruxelles.

Les militants de l'identité européenne ont réfléchi à la possibilité qu'un pays d'Europe occidentale doté d'un gouvernement nationaliste (l'Italie d'aujourd'hui, par exemple) puisse être l'allié nécessaire pour une synergie contre les directives mondialistes de Bruxelles au sein de l'UE.

Certains sont allés plus loin et ont parlé d'Intermarium - notamment en Pologne - ensemble qui comprendrait la Biélorussie, la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, l'Ukraine, la Roumanie-Moldavie, la Serbie, la Bosnie, l'Albanie, la Croatie et la Macédoine du Nord, pour faire un contrepoids géopolitique à l'impérialisme russe et à la Turquie néo-ottomane (8).

La crise en Ukraine a provoqué de graves tensions internes dans le groupe de Visegrad. Les deux capitales des pays leaders du groupe, Varsovie et Budapest, ont réagi de manière opposée. Varsovie dans un suivi atlantiste pathétique, Budapest, cherchant le dialogue avec la Russie et prenant maintenant des positions proches de Moscou, dans la mesure où cela est possible en tant que membre de l'UE (6). N'oublions pas que la Hongrie a des revendications territoriales sur l'Ukraine ; accessoirement, la Pologne aussi.

Visegrad cessera probablement de constituer une synergie politique originale, comme elle le fut. Si la guerre se solde par une défaite russe, la Pologne sera la première puissance régionale - avec le soutien ouvert de Washington - et elle sera rejointe par l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, dont les stratégies géopolitiques sont aujourd'hui très proches de celles de Varsovie.

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La Hongrie, dans sa position de rapprochement avec la Russie et d'inimitié envers l'Ukraine, avec laquelle elle a des différends territoriaux, sera encore plus éloignée de Bruxelles, qui la soumettra à un nouveau chantage budgétaire, et s'éloignera de son ancien allié polonais.

Il reste à voir quelles positions adopteront la République tchèque, la Slovaquie et la possibilité pour la Slovénie de rejoindre le groupe, comme l'a récemment proposé le Président tchèque Milos Zeman.

Le projet Intermarium, en tant que zone cohésive entre Bruxelles et Moscou, a été définitivement bloqué.

Le Royaume-Uni, la puissance en déclin

Poursuivant la ligne anti-européenne et belliciste de Johnson, Truss a insisté sur le soutien à l'Ukraine, avec ses effets déstabilisants sur l'Europe. L'éphémère premier ministre est allé jusqu'à déclarer en septembre : "La Grande-Bretagne armera l'Ukraine jusqu'à ce qu'elle vainque la Russie". Faisant monter le ton du délire, elle a poursuivi en déclarant : "Si la situation exigeait que j'appuie sur le bouton nucléaire, je le ferais immédiatement. Et je me fiche que des millions de personnes meurent, pour moi l'essentiel est la démocratie et nos idéaux". Fantasmes issus du souvenir d'avoir été un grand empire alors qu'aujourd'hui, ce Royaume-Uni n'est qu'une ancienne puissance en déclin et de plus en plus isolée.

Quelqu'un devrait rappeler à la matamoresque ancienne Premier ministre britannique que le Royaume-Uni possède 215 ogives nucléaires, tandis que la Russie en possède plus de 7.000, dont beaucoup sont dirigées vers Londres.

"Global Britain", la stratégie internationale post-Brexit de Westminster, n'a pas eu de résultats concrets.

Il est de surcroît marginalisé au sein du pacte AUKUS, une alliance de puissances anglo-saxonnes dont le véritable objectif est de faire face à l'expansion chinoise dans le Pacifique. Les trois autres puissances anglo-saxonnes du pacte (les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande) ont toutes ou presque toutes leurs côtes dans cet océan ; le Royaume-Uni est aux antipodes, son rôle dans l'Alliance n'est guère plus que décoratif.

Londres a essayé de se rendre forte dans les pays de Visegrad, dans sa géopolitique permanente visant à séparer l'Allemagne de la Russie, mais la réalité est que les deux principales capitales du groupe de Visegrad ont ignoré Londres : Varsovie donne la priorité à son alliance avec Washington et Budapest regarde - timidement - vers Moscou.

L'un des arguments que Boris Johnson a présenté aux Britanniques était la signature prochaine d'un pacte commercial qui ferait du Royaume-Uni un partenaire commercial préférentiel des États-Unis, permettant au marché américain de remplacer le marché européen. Non seulement un tel pacte n'est ni imminent ni en vue, mais l'arrivée de Biden - un démocrate - à la Maison Blanche a refroidi les relations entre Washington et Londres, qui sont maintenant au plus bas (6). Rappelant que Biden est d'origine irlandaise et qu'il a à plusieurs reprises mis en garde les locataires de Westminster contre toute détérioration de la situation irlandaise.

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La mauvaise gestion économique de Liz Truss a rapidement mis fin à son gouvernement et à sa direction du Parti conservateur. Son successeur est l'Indien Rishi Sunak, qui poursuit la ligne géopolitique de ses collègues du Parti conservateur, Johnson et Truss. La victoire de Sunak accentuera une tendance observée depuis le Brexit, la géopolitique d'un Royaume-Uni anti-européen, multiracial et post-britannique dans lequel sa relation avec Delhi jouera un rôle important, même s'il est plus que probable que cette relation aura la polarité inversée qu'elle avait aux 19ème-20ème siècles et sera le chapitre d'ouverture de la rébellion et de la conquête (démographique et politique) par l'ancien Commonwealth de l'ancienne métropole britannique dans un processus de liquidation identitaire et raciale.

Aucun "front uni anti-occidental" n'est observable

La prétention d'un front uni mondial anti-occidental a été démentie par la réalité et par la dynamique géopolitique même de chaque puissance, notamment la Chine et les puissances émergentes d'Asie centrale et l'Inde qui jouent leur propre rôle.

Pendant cette guerre ukrainienne, cette prétendue conscience "anti-US" n'a pas du tout été mise en scène, de la Chine à l'Ouzbékistan, les "puissances eurasiennes" ont abandonné Poutine dans la guerre ukrainienne (9).

Pékin s'est éloigné de Moscou et y a cherché ses propres intérêts, ce qui implique d'affaiblir la Russie afin de la séparer de l'Europe et de l'attirer docilement dans sa sphère d'influence ; Pékin continue de penser dans une logique bipolaire et n'est pas intéressé par un troisième acteur -la Russie- pour contester cette course à deux pour la domination du monde. Xi Jinping n'a pas eu le moindre problème à continuer à collaborer stratégiquement avec l'Europe, alors que l'Europe a sanctionné la Russie, des sanctions que les entreprises chinoises basées dans l'UE ont respectées à la lettre.  La Chine a joué un double jeu, toujours dans ses propres intérêts plutôt que dans ceux d'un front commun prétendument anti-occidental. Pour Pékin, la guerre ukrainienne a toujours été subordonnée à sa guerre potentielle contre les États-Unis au sujet de Taïwan (10).

L'Inde, traditionnellement alliée de Moscou et qui a continué à l'être dans cette crise en raison de la nécessité d'acheter des hydrocarbures, a prévenu Poutine par l'intermédiaire de son Premier ministre Modi que l'heure n'était pas aux guerres et que les frontières ukrainiennes devaient être respectées, dernier point sur lequel elle était d'accord avec Téhéran.

La "première ceinture" de la construction eurasienne a clairement pris ses distances avec la Russie. Le Kazakhstan est devenu le leader régional en dehors de la zone d'influence de Moscou (11).

Il n'existe pas de "front anti-occidental" russo-turc-chinois-eurasien (12).

D'un point de vue européen, le défi géopolitique doit être la résolution rapide du conflit militaire et la reprise du dialogue et de la synergie entre l'Europe et la Russie.

NOTES:

(1) https://www.elmundo.es/internacional/2022/11/04/636528a5fdddff974f8b45d9.html

(2) https://euro-sinergias.blogspot.com/2022/11/portal-de-politica-polaca-asi-es-como.html.

(3) https://euro-sinergias.blogspot.com/2022/10/douglas-macgregor-cree-que-estados.html

(4) https://euro-sinergias.blogspot.com/2022/10/la-crisis-de-ucrania-no-tiene-que-ver.html

(5) https://euro-sinergias.blogspot.com/2022/10/morgenthau-y-nord-stream-gloria-von.html

(6) https://euro-sinergias.blogspot.com/2022/10/cuando-alemania-empiece-entender-eeuu.html

(7) https://barr-avel.blog/2022/02/23/vers-une-union-baltique-mer-noire-intermarium-comme-modele-viable-pour-le-renouveau-de-leurope/

(8) https://elordenmundial.com/hungria-se-queda-sola-asi-ha-roto-la-invasion-de-ucrania-el-grupo-de-visegrado/

(9) https://www.elmundo.es/internacional/2022/09/21/632b3d37e4d4d83a158b4584.html

(10) https://www.elespanol.com/mundo/europa/20221105/doble-pekin-rusia-rebajar-amenazas-presiona-taiwan/715928855_0.html

(11) https://elpais.com/internacional/2022-10-10/la-guerra-socava-el-liderazgo-de-rusia-entre-sus-vecinos-postsovieticos.html

(12) https://www.ilprimatonazionale.it/esteri/ma-quale-fronte-anti-occidentale-cosa-non-ci-dice-lincontro-tra-putin-e-xi-jinping-243980/

 

Le "grand ami" américain déclare la guerre à l'automobile européenne

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Le "grand ami" américain déclare la guerre à l'automobile européenne

Adele Piazza

Source: https://electomagazine.it/il-grande-amico-americano-dichiara-guerra-allauto-europea/#google_vignette

La Maison Blanche a l'intention de dé-carboniser l'Amérique d'ici 2035, avec des incitations qui permettraient de créer jusqu'à dix millions d'emplois. Tout cela grâce au projet de loi américain d'incitation à l'achat de véhicules électriques le plus controversé et le plus débattu, la loi sur la réduction de l'inflation ("Inflation Reduction Act" - IRA). En réalité, un ensemble de réformes beaucoup plus large, qui met sur la table 437 milliards de dollars pour la santé et l'environnement. Un tournant dans la politique énergétique américaine et donc mondiale. Toutes les dépenses prévues seront financées par une taxe minimale de 15% sur les entreprises qui font des bénéfices annuels de plus d'un milliard de dollars, ainsi que par une taxe de 1% sur les entreprises qui rachètent leurs propres actions.

Les 369 milliards de dollars affectés à la sécurité énergétique et à la lutte contre le changement climatique, y compris le financement du bonus de 7.500 dollars pour les voitures, suscitent davantage de débats. Mais les industries européennes et asiatiques ont déjà rejeté les mesures visant les quatre-roues. En effet, le bonus pour les voitures est lié à l'assemblage de batteries produites avec des minéraux extraits aux États-Unis ou dans des pays avec lesquels Washington a un accord de libre-échange.

La voiture la plus chère du monde

La loi sur la réduction de l'inflation ne plaît pas aux États de l'UE car elle contient des "mesures discriminatoires" pour les constructeurs automobiles européens en particulier. Le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, en charge du commerce international, souligne que "C'est une question qui préoccupe de nombreux pays et entreprises, que Bruxelles a mise en avant avec nos partenaires américains ces dernières semaines, et qui a joué un rôle majeur dans les discussions d'aujourd'hui. Il semblerait qu'un grand nombre des subventions vertes prévues par la loi puissent créer un préjudice et une discrimination à l'encontre des industries de l'UE dans les secteurs de l'automobile, des énergies renouvelables, des batteries et des secteurs à forte intensité énergétique".

D'autres pays, comme le Japon et la Corée du Sud, partagent les préoccupations de l'UE et réfléchissent également à la meilleure façon de traiter ce problème. Pour les Vingt-Sept, "l'objectif serait d'obtenir le même statut que le Canada et le Mexique", dont la production bénéficie des mêmes avantages que celle des États-Unis dans les mesures prises. Il s'agit au moins d'une "position de départ dans les négociations", a souligné le ministre tchèque de l'Industrie Jozef Sikela, président en exercice du Conseil de l'énergie.

L'Allemagne, avec les géants de l'automobile Volkswagen, BMW et Mercedes, avait mis en garde il y a trois semaines contre le risque d'une "guerre tarifaire" transatlantique, le danger que ce que les États-Unis ont légiféré soit extrêmement protectionniste envers les exportations vers l'UE.

mardi, 08 novembre 2022

Le voyage de Scholz en Chine irrite les atlantistes

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Le voyage de Scholz en Chine irrite les atlantistes

Markku Siira 

Source: https://markkusiira.com/2022/11/05/scholzin-kiinan-matka-arsyttaa-atlantisteja/

Le chancelier allemand Olaf Scholz s'est rendu en Chine vendredi avec une délégation commerciale. Bien que Scholz se soit souvenu qu'il lui fallait scander le mantra attendu sur les droits de l'homme, les médias anglo-américains ont surtout critiqué sa visite. Le journal britannique The Telegraph, par exemple, a insisté noir sur blanc sur le fait que "l'Allemagne doit choisir de se ranger du côté de l'Occident ou de la Chine".

En d'autres termes, l'Allemagne et le reste de l'Europe devraient choisir s'ils veulent réduire complètement leurs industries et leurs économies juste pour donner plus de temps aux États-Unis pour qu'ils demeurent l'hégémon, plutôt que de permettre la montée de la Chine et d'autres puissances qui feront la transition vers un ordre mondial multipolaire.

Les opposants à la visite de Scholz en Chine révèlent une fois de plus quels intérêts ils servent. La plupart des gens en Chine, en Allemagne et en Europe n'ont pas vu ce voyage d'un mauvais œil, car la coopération pratique entre les deux pays est bénéfique à tous, ainsi que les affaires qui s'y concluront. Scholz a surtout été critiqué par les commentateurs politiques de l'élite transatlantique des pays de l'euro, et par les manipulateurs géopolitiques de Washington et de Londres.

Les visites de haut niveau entre la Chine et l'Allemagne, et entre la Chine et le reste de l'Europe, sont pourtant un élément normal des relations politiques et économiques. L'ancienne chancelière allemande Angela Merkel a visité la Chine douze fois au cours de son mandat. La position de la Chine est constante : Pékin souhaite que l'Eurocontinent reste stable et prospère, au bénéfice tant des Européens que des Chinois.

Comme l'a dit M. Scholz dans un article qu'il a écrit avant sa visite, nous vivons déjà dans un monde multipolaire, et il vaut la peine pour l'Allemagne et les autres pays de la zone euro de tisser des liens avec les nouveaux centres de pouvoir qui émergent. La visite de M. Scholz devrait servir d'exemple aux autres pays européens pour équilibrer leurs politiques vis-à-vis de la Chine.

Il a été suggéré que le voyage de Scholz à Pékin serait également une contre-mesure à la politique égocentrique des États-Unis qui a conduit l'Allemagne et l'Europe au bord d'une crise énergétique et d'un effondrement économique. Dans les cauchemars géopolitiques des stratèges de l'empire anglo-américain, l'Allemagne - et au moins une partie de l'Europe avec elle - se retrouvera en partenariat avec la Russie et la Chine.

Il convient de noter que Scholz était accompagné, lors de son voyage en Chine, par un certain nombre d'industriels allemands ayant un réel droit de regard sur les affaires du pays. Apparemment, ils n'entendent pas rester sur la touche pendant que la cupidité de Washington détruit l'œuvre de leur vie ? Un désengagement allemand de la Chine ne servirait que les intérêts américains et nuirait gravement à la propre industrie allemande.

Mais l'Allemagne, toujours occupée par les Américains, peut-elle s'allier à la Chine ? Les États-Unis prônent la rupture avec la "dépendance à l'égard de la Chine" et cherchent à intensifier la confrontation, en appelant les pays à "choisir leur camp" dans le nouveau monde des blocs et leur vision d'un "choc des civilisations".

Les politiques d'exploitation de l'ordre libéral en Occident, qui oppriment le reste du monde, ne plaisent tout simplement plus à beaucoup, et la division arrogante en "démocraties" et "autocraties" ne semble plus crédible face à l'intimidation et aux machinations de partage du pouvoir des États-Unis. Même si l'élite politique finlandaise aimerait vivre dans un avenir américain, ailleurs les choses sont cependant différentes.

La "convergence des crises" en cours ne s'arrêtera probablement pas tant que les institutions internationales actuelles qui soutiennent le rôle des États-Unis n'auront pas été remplacées. La Chine a déjà créé ses structures alternatives, mais la transition vers un nouvel ordre réussira-t-elle au milieu de la politique de guerre occidentale ? Le nouvel ordre mondial sera-t-il "socialisme ou barbarie" ?

dimanche, 06 novembre 2022

La revue de presse de CD - 06 novembre 2022

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La revue de presse de CD

06 novembre 2022

EN VEDETTE

Alain Chouet : 35 ans de DGSE, une pointe de diamant ?

C’est vrai, cette interview date du 18 mai 2022. Et alors ? Quand quelqu’un a une connaissance hors norme dans les domaines du terrorisme, de l’islam, de l’espionnage, de la géopolitique, il faut l’écouter, même pendant un peu plus de 2 heures !

Thinkerview.com

https://www.youtube.com/watch?v=i9dVo3mhpSU&t=1378s

DÉCONSTRUCTION

Contre le libéralisme culturel

Le vol de l'Icare libéral a effacé tous les héritages, mais les marxistes sans peuple et sans prolétariat ont été les aides de camp, les idiots utiles du libéralisme réel. Déconstruite, dénaturée, dénudée, l'humanité progressive est un fatras stérile de consommateurs. De biens, d'expériences, de droits, de soi. La liberté libérale a pris le pas sur la « libération » marxiste et consiste désormais en un choix hétéro-dirigé sur le seul rayon du supermarché entre des marchandises de couleurs différentes et de contenu identique.

euro-synergies.hautetfort.com

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2022/10/30/c...

DÉSINFORMATION/CORRUPTION/CENSURES/DÉBILITÉ

Revue de presse RT du 23 au 29 octobre

Au sommaire de ce nouvel exercice de ré/désinformation hebdomadaire: l’Europe et la Chine, l’avertissement russe aux nations Unis, les problèmes ukrainiens côté stocks d’armement et les censures de plus en plus fortes aux Etats-Unis.

lesakerfrancophone.fr

https://lesakerfrancophone.fr/revue-de-presse-rt-du-23-au...

« Bonnes pratiques » journalistiques (1e partie) : la liste des guides s’allonge

Les initiatives visant à influencer les journalistes sont nombreuses. Nous profitons de la présentation d’un « projet européen inclusif contre l’islamophobie genrée » à destination des journalistes pour revenir sur quelques guides de « bonnes pratiques », que de mauvaises langues pourraient qualifier de prêt-à-penser.

ojim.fr

https://www.ojim.fr/bonnes-pratiques-journalistiques-1-la...

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ÉCOLOGIE (PUNITIVE)

En deux minutes chrono, le géophysicien Vincent Courtillot atomise très calmement les climatistes : le climat évolue principalement à cause du soleil, pas du CO2

Toutes ces taxes, cette immigration (les fameux réfugiés climatiques), ces interdictions, cette hystérie du « débat » public et cette culpabilisation imposées par l’oligarchie ne servent à rien à part favoriser son agenda malsain (spoliation des peuples, gouvernement mondial, Grand Remplacement). Vidéo.

ndf.fr/

https://www.ndf.fr/nos-breves/31-10-2022/en-deux-minutes-...

Méga-bassines : les coulisses de la guerre de l’eau

Ils ont comparé la prise de la bassine à celle de la Bastille… D'ailleurs, le drapeau rouge flottait au-dessus de manifestants masqués réunis pour s'opposer au projet de méga-bassine de Sainte-Soline (Deux-Sèvres). Des militants qui parlent d’une véritable guerre de l’eau, appellent à la « protection du bien public universel qu’est l’eau ». Mais quand l’écologie est avant tout politique, pas sûr que la nature en sorte gagnante...

laselectiondujour.com

https://www.laselectiondujour.com/mega-bassines-les-couli...

Antiscience : manque d’information, mauvaise information, désinformation, ou défaut culturel ?

L’antiscience prétend « mieux savoir » que les milieux scientifiques qui, eux, doivent opérer selon des méthodes rigoureuses et réfutables. Une autre partie des incultes de la science veulent croire à une Science, dite une fois pour toutes. Greta fait partie d’un tel groupe qui, par exemple, ne met pas en question les faits avérés par la climatologie, ce qui est raisonnable, mais qui reçoit comme parole d’évangile les explications abusives des « experts » et leurs sombres projections pour le futur. L’argument d’autorité du scientifique-militant-politique est presque imparable car il se laisse très facilement sacraliser pour être déclaré irréfutable.

Le blog de Michel de Rougemont

https://blog.mr-int.ch/?p=8625&utm_source=mailpoet&am...

ÉCONOMIE

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » : slogan éculé et mensonger

Tel est le pont aux ânes des immigrationnistes. Une affirmation constamment répétée depuis un demi-siècle qui mérite un sérieux décryptage. Réfutation en 7 points.

polemia.com

https://www.polemia.com/les-immigres-font-le-boulot-que-l...

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ÉNERGIES

En Allemagne l’éolien cède la place au charbon. Et si l’imposture bénéficie à la mafia

Le concept d’énergies renouvelables est une grande imposture qui ne finit pas de présenter toutes sortes de coûts : financier, industriel, sociétal, etc. Mais le coût est et sera toujours plus écologique. On détruit faune et forêts pour poser des engins peu fiables, et qui ont le gros défaut de forcer au bétonnage du sol. Une destruction irréversible de la nature. L’Allemagne a de l’avance dans le domaine et a constaté depuis de nombreuses années l’échec de l’éolien qui emporté des milliards des caisses publiques vers un business qui fait semble-t-il le beurre de la mafia.

Le blog de Liliane Held Khawam

https://lilianeheldkhawam.com/2022/10/30/en-allemagne-leo...

ÉTATS-UNIS

Ingérence américaine dans le Haut-Karabagh ?

Plus de 100 morts, des vidéos de femmes arméniennes mutilées et des prisonniers de guerre arméniens liquidés : depuis septembre de cette année, le conflit du Haut-Karabagh a repris. Le conflit, qui couve depuis 1991, porte sur l'enclave arménienne au milieu de l'Azerbaïdjan. En 1993, l'Arménie est parvenue à s'approprier le territoire, mais Erevan n'a pas réussi à sécuriser ses conquêtes par des accords diplomatiques, comme le lui avait conseillé la Russie. C'est ainsi que la situation de l'État chrétien du Caucase a radicalement changé depuis 2020 : avec des armes turques et israéliennes, notamment des drones, Bakou a réussi à reconquérir de grandes parties de la région enclavée.

euro-synergies.hautetfort.com

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2022/10/26/i...

Le rapport de la Rand Corporation pour déstabiliser la Russie

La Rand Corporation est un laboratoire d’idée crée en 1948 pour conseiller l’armée américaine. Elle est aujourd’hui principalement financée par le gouvernement américain. Le rapport ici commenté fut publié en 2019 et « sponsorisé par l’armée américaine », selon le site lui-même.

francesoir.fr

https://www.francesoir.fr/politique-monde/le-rapport-de-l...

FOOTBALL

Coupe du monde au Qatar : les journalistes tenus en laisse ?

Si certains appellent bel et à bien à boycotter l’édition 2022 de la Coupe du monde de football qui se tiendra du 20 novembre au 18 décembre au Qatar, la traditionnelle machine à s’indigner fonctionne pour le moins à bas régime lorsqu’il s’agit du sulfureux émirat de la péninsule arabique.

ojim.fr

https://www.ojim.fr/qatar-coupe-du-monde-journalistes/

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Interview de @Romain Molina : scandale à la FFF, corruption et omerta, FIFA et Qatar

Omerta mondiale au plus haut niveau, fédérations masculines et féminines partiellement dirigées par des pervers pédophiles, ce journaliste indépendant se lâche dans une interview de plus d’une heure en toute liberté. On est loin du Mondial au Qatar, mais au plus près de grands prédateurs sexuels…

youtube.com

https://www.youtube.com/watch?v=QSgbemfpIxQ

FRANCE

La réindustrialisation de la France : « Une ardente obligation »

On se souvient qu’au lendemain de la libération de la France, le général de Gaulle avait créé avec Jean Monet le Commissariat général au Plan pour redresser et moderniser l’économie française, et ce fut un succès. Il avait dit : « Il faut que les objectifs à déterminer par le Plan revêtent pour tous les Français un caractère d’ardente obligation ». Aujourd’hui, il serait utile que les Français et leurs dirigeants considèrent que la réindustrialisation du pays est « une ardente obligation » car il n’y a pas d’autre solution pour redresser la situation aux plans économique, social, et politique. Le général de Gaulle avait le sens de la formule et il connaissait la puissance des mots. Ce n’est seulement qu’avec la crise du Covid-19 que la France a découvert les graves inconvénients de la désindustrialisation du pays, et encore les médias n’ont-ils mentionné que le problème de la sécurité des approvisionnements, oubliant complètement d’évoquer ses effets délétères sur l’économie du pays, en général, et sur le niveau de vie des Français, en particulier.

contrepoints.org

https://www.contrepoints.org/2022/10/29/441455-la-reindus...

François-Xavier Bellamy : Le Grand Rendez-Vous du 30/10/2022

Le député européen LR répond aux questions de Sonia Mabrouk et de Mathieu Bock-Côté. Une sincérité évidente qui tranche avec le milieu politique actuel.

cnews.fr/

https://www.cnews.fr/emission/2022-10-30/francois-xavier-...

Qu’a dit Macron sur le nucléaire depuis 4 ans ?

Le président dit-il tout et son contraire, navigue-t-il à vue, ou bien est-ce de la « haute politique » trop subtile pour le citoyen ? Décryptage.

contrepoints.org

https://www.contrepoints.org/2022/11/02/441962-qua-dit-ma...

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GAFAM

Elon Musk va-t-il réellement rétablir la liberté d’expression sur Twitter ?

« L’oiseau est libéré », tweetait Elon Musk, le nouveau propriétaire du média social Twitter, le 28 octobre, au lendemain de la finalisation de son acquisition à 44 milliards de dollars. Il venait déjà de mettre à la porte Parag Agrawal, le PDG qui avait succédé à Jack Dorsey, ainsi que le directeur financier Ned Segal et encore Vijaya Gadde, la directrice juridique également « responsable politique et confiance » de Twitter, surnommée « la reine de la censure » par le site d’information conservateur Breitbart qui évoque « sa campagne de censure gauchiste fanatique ».

ojim.fr

https://www.ojim.fr/elon-musk-va-t-il-reellement-retablir...

GÉOPOLITIQUE

Production de pétrole : Montée des tensions entre l’Arabie saoudite et les États-Unis

Le royaume a déclaré qu’il avait rejeté la demande pressante de l’administration Biden qui souhaitait reporter d’un mois les restrictions de production. Ce qui aurait pu empêcher une flambée des prix avant les élections américaines de mi-mandat.

les-crises.fr

https://www.les-crises.fr/production-de-petrole-montee-de...

« Il est temps de construire une anti-flotte » : les États-Unis reconnaissent la perte de leur domination maritime

La Chine et les États-Unis sont entrés dans une « zone de danger », écrit James Holmes, président de la stratégie maritime au US Naval War College. Il s'appuie sur un discours cinglant de Mike Gallagher, membre du Congrès du Wisconsin, sur l'état de l'armée américaine à la Heritage Foundation basée à Washington, qui a publié son rapport annuel sur l'indice de puissance militaire des États-Unis. Pour la première fois dans ce document, les forces armées américaines sont reconnues comme « faibles » par rapport aux tâches qui leur sont assignées dans le Pacifique occidental.

euro-synergies.hautetfort.com

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2022/10/28/i...

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ONU : Les Nations Unies existent-elles encore vraiment ?

Branko Milanovic retrace la chute et le déclin de l’organisation chargée de préserver la paix dans le monde…

les-crises.fr/

https://www.les-crises.fr/onu-les-nations-unies-existent-...

GRANDE-BRETAGNE

Royaume-Uni : « L'establishment avait tout organisé pour mettre son poulain Rishi Sunak en tête », explique Jean-Michel Salmon

Jean-Michel Salmon, docteur en économie spécialiste du Brexit et des politiques européennes, revient sur la démission de Liz Struss au poste de Premier ministre du Royaume-Uni, un rôle qu'elle a tenu pendant un mois et 19 jours, jusqu’au mardi 25 octobre dernier : « La nomination de Liz Struss était un accident pour l’establishment qui avait tout organisé pour mettre son poulain, Rishi Sunak en tête », explique-t-il.

francesoir.fr

https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/l-establ...

Le Royaume-Uni et la guerre en Ukraine. Quelle influence internationale pour le Royaume-Uni depuis le Brexit ?

Le Royaume-Uni s’est placé aux avant-postes de la réponse occidentale face à l’invasion russe de l’Ukraine. Qu’il s’agisse des sanctions, des livraisons d’armes ou de la rhétorique, le pays a joué un rôle central dans la mise en œuvre de l’unité occidentale face à Vladimir Poutine.

revueconflits.com

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IMMIGRATION

Liens entre passeurs de migrants et ONG : les révélations explosives du journal allemand Die Welt n’intéressent pas les médias français

Les ONG privées de sauvetage en mer sont sur la corde raide entre l’humanitaire et la criminalité. Autrefois célébrés pour leur travail, il existe aujourd’hui de plus en plus de preuves qu’ils facilitent en fait le travail des gangs de contrebandiers, voire qu’ils coopèrent avec eux.

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LECTURE

Titre :

L’emprise, de Marc Endeweld. Seuil, 252 p., 2022.

Auteur :

Marc Endeweld est un journaliste d’investigation économique plutôt indépendant qui collabore occasionnellement à La Tribune et Marianne notamment. Il connaît fort bien Emmanuel Macron et son entourage : L’ambigu Monsieur Macron, Flammarion, 2015 et Le Grand Manipulateur. Les réseaux secrets de Macron, Stock, 2019.

Présentation :

4e de couverture : « Dans un monde néolibéral où tous les coups sont permis, la France n’a plus d’alliés, seulement des concurrents ; sur tous les terrains, ses positions sont contestées. […] Airbus, Alstom, Areva, EDF : les industries stratégiques françaises sont au cœur d’une guerre économique brutale face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, où les batailles se gagnent à coups d’interventions de barbouzes, d’avocats et de banquiers d’affaires. Parasité par des réseaux français qui se court-circuites ou qui jouent le jeu d’autres puissances par intérêt personnel, la France se montre incapable de se défendre contre ses ‘’alliés’’, qui ont pourtant déterré la hache de guerre. » Seul oubli majeur : l’impérialisme européen… Cette enquête auprès de très nombreux responsables politiques et économiques aurait pu s’intituler : La grande prédation.

Extraits :

« En mai 2020, lors d’une conférence peu médiatisée au Centre d’étude et prospective stratégique (CESP), le général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, n’y va pas par quatre chemins pour critiquer l’OTAN : ‘’L’organisation est devenue désormais plus dangereuse qu’utile, car elle donne aux Européens un faux sentiment de sécurité.’’ Il ajoute : ‘’Pour le dire autrement, brutalement et au risque de choquer, l’OTAN, même en ‘’état de mort cérébral’’, est devenue une menace pour notre sécurité, celle de la France et celle de l’Europe. »

« Comme le souligne José Grinda, procureur espagnol du pôle anticorruption et crime organisé : ‘’Tandis que le terrorisme vise à détruire l’État, le crime organisé devient de plus en plus un partenaire, un complément supplémentaire aux structures étatiques.’’ De cette dialectique infernale, les États-Unis sont passés maîtres, dans la guerre économique mondiale : ils luttent, côté face, contre la corruption, pour mieux déstabiliser les entreprises de leurs pays partenaires, et permettent, côté pile, à la finance folle de servir de paravent aux pires activités criminelles. »

« En quelques années, les deux cent mille ordinateurs de l’armée française se trouvent équipés en Windows, Internet Explorer, Word, Skype, etc. Des officiers sont déchargés de leurs fonctions parce qu’ils s’opposent à ces contrats. Ils estiment qu’utiliser ces logiciels américains au cœur même du ministère de la Défense est une hérésie en termes de souveraineté et de sécurité informatique. Mais, en France, comme dans bien d’autres pays, Microsoft use d’un lobbying intense auprès des pouvoirs publics. Alain Bauer, alors conseiller informel du Premier ministre Manul Valls ; est d’ailleurs l’in de ses consultants dans l’hexagone. »

« Sur la 5G, comme sur bien d’autres dossiers, les Chinois parient en réalité sur le long terme et font le constat que les Européens, et en particulier la France, ont perdu la maîtrise technique de leurs réseaux. ‘’Depuis la dilution d’Alcatel [l’équipementier français a été vendu à Nokia en 2015], on n’a pas les moyens de faire totalement sans Huawei. Il faut se rappeler qu’Alcatel, dans les années 1990, avait 56 % du marché mondial des réseaux. On avait un leader mondial, on se retrouve avec un nain.’’ […] s’agace un ancien ingénieur. »

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MAGHREB
Conférence de Bernard Lugan au Maroc autour du thème « L’Algérie, le Sahel »

L’historien français spécialiste de l’Afrique analyse avec finesse les complexes algériens face à la nation marocaine : manque d’historicité et géographie handicapante. Un survol détaillé et incisif des rivalités maghrébines.

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MONDIALISME/TOTALITARISME

Formation « Penser le phénomène totalitaire ». Extraits

Les premières minutes du module consacré à la psychopathologie du totalitarisme, au cours duquel Jean-Dominique Michel résume les analyses remarquables d'Ariane Bilheran sur le totalitarisme comme système politique. Passionnant. On peut s’abonner.

jdmichel.com

https://www.jdmichel.com/master-class  .. .

ONG

Une ONG américaine, proche du Parti démocrate, impliquée dans un dossier de crime de lèse humanité en Afrique

Le slogan « Black Lives Matter » semble, pour certains, s'arrêter aux frontières des États-Unis. Pour le reste, la vie d’un noir en Afrique ne vaut rien, du moins pas si elle est perçue comme un obstacle à la réalisation d’un idéal totalitaire de conservation de la nature, voire une entrave pour la concrétion d’intérêts stratégiques moins avouables. C’est ce qu’il ressort d’un rapport de l’ONG Minority Rights Group (MRG) publié en octobre 2020. Son titre est éloquent : « Purger la forêt par la force, violence organisée contre les Batwa, au sein du parc national de Kahuzi Biega » (PNKB).

francesoir.fr

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RÉFLEXIONS

Inquisition américaine

Les classes pensantes d’Amérique veulent imiter la folie théocratique du XVIe siècle. Ils sont devenus tout ce qu’ils avaient l’habitude de mépriser comme étant cruel, injuste et fou.

lesakerfrancophone.fr

https://lesakerfrancophone.fr/inquisition-americaine

Le problème de la démocratie

« La démocratie est basée sur la vertu » disait Montesquieu dans son analyse des régimes politiques (De l’Esprit des lois, chapitre IV). Il expliquait que ce régime politique « plus fragile » requiert un civisme particulier, une « vertu politique » qui est « un renoncement à soi-même » en ce sens que les citoyens doivent « accorder plus d’importance à l’intérêt général et à la nation qu’à (leur) propre intérêt » en ayant toujours, chevillé au corps, « l’amour des lois et de la patrie ». On en est loin aujourd’hui !

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RUSSIE

Poutine : l’hégémonie occidentale touche à sa fin (discours intégral à Valdaï)

Le 27 octobre 2022, lors du forum de discussions du Club Valdaï, le Président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine, a prononcé un discours fort, lors duquel il a annoncé que la période historique de domination sans partage de l’Occident sur les affaires mondiales touche à sa fin, et que le monde se trouve à un tournant historique. Voici la traduction complète en français de son discours.

lecridespeuples.fr

https://lecridespeuples.fr/2022/10/28/poutine-lhegemonie-...

Le canular – nouvelle arme de guerre ?

A l’approche des célébrations du 11 novembre, on peut avoir une pensée pour Clemenceau à qui on prête ce bon mot : « On ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. » A l’ère du numérique, certaines méthodes pour traquer les mensonges sont redoutables. Interrogés par des universitaires russes, Vovan et Leksus estiment que, même si leur approche enfreint les codes éthiques du journalisme puisqu’ils usurpent des identités, leur objectif reste journalistique, dans un contexte de défiance généralisée à l’égard des media. Ils essaient, disent-ils, de traiter de questions sérieuses par des méthodes originales. L’avenir dira quelle influence ces méthodes auront sur la diffusion de l’information et si le « prank-journalisme » s’imposera comme un nouveau courant. Ils reconnaissent que leur éthique à eux est le patriotisme. Et il faut toujours avoir à l’esprit que le mot de patrie s’écrit en russe avec une majuscule, le mot d’Etat avec une minuscule.

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SANTÉ/LIBERTÉS

Confinements, inégalités et psychologie des foules pendant la crise du Covid-19

Une série de mesures de restriction de la vie sociale ont été adoptées dans le monde entier de 2020 à 2022 pour tenter d’empêcher la propagation du SRAS-CoV-2. Cependant, il est devenu de plus en plus clair que les stratégies les plus agressives (confinements et fermetures) pouvaient impliquer des effets secondaires négatifs tels qu’une forte augmentation de la pauvreté, de la faim et des inégalités. Plusieurs répercussions économiques, éducatives et sanitaires ont touché de manière disproportionnée les enfants, les étudiants, les jeunes travailleurs et surtout les groupes présentant des inégalités préexistantes comme les familles à faible revenu, les minorités ethniques et les femmes. Cela a conduit à un cercle vicieux d’inégalités croissantes et de problèmes de santé.

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« J’ai été très touché » : le Pr Perronne s'exprime sur la décision de la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins

Dans des décisions rendues le 21 octobre, la chambre disciplinaire de première instance d’Île-de-France de l’Ordre des médecins a estimé que le Pr Christian Perronne, au regard de sa qualité d’infectiologue internationalement reconnu, avait « l'obligation de s’exprimer dans le domaine qui relève de sa compétence », durant la crise du Covid-19. Il lui était notamment reproché les propos tenus à l'encontre de la politique sanitaire du gouvernement au cours de ses interventions médiatiques. Vidéo.

francesoir.fr

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TERRORISME

Terrorisme : histoire et modes d’action. Gérard Chaliand et Daniel Daury (vidéo)

Beaucoup d’erreurs sont dites sur le terrorisme. Sur ses modes d’action, ses objectifs, ses résultats. Pour remettre les pendules à l’endroit, Conflits invite Gérard Chaliand, auteur de la première histoire globale du terrorisme, et Daniel Daury, géographe qui travaille sur les sujets du terrorisme.

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UKRAINE

Quelques vérités sur Zelensky

Que disait la presse mainstream lors de l’élection de Zelensky en avril 2019 ? Reprenons trois sources du moment : l’article du Monde du 21 avril de Benoit Vitkine, celui de La Croix du 28 mars d’Olivier Tallès après le premier tour et la synthèse de France Info du 22 avril 2019 actant son élection. Alors que ces rédactions nient maintenant la corruption, l’ukrainisation, la guerre dans le Donbass, la faillite du régime et la misère des Ukrainiens, ces trois articles jetaient en avril 2019 un regard cru sur l’élection présidentielle.

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Le chef de la police finlandaise dénonce la contrebande d'armes fournies à l’Ukraine 

Christer Ahlgren, superintendant de l’Officine nationale d’investigation (NBI) finlandaise, a osé rompre avec le tabou de l'État vestale ukrainien. Dans le cadre d'une interview au média digital YLE le 30 octobre, il a déclaré que des armes fournies par la Finlande à l’Ukraine, ce dès la première semaine suivant l’intervention russe, sont revenues en contrebande en Finlande : « Il se peut que les armes envoyées en Ukraine soient revenues en Finlande et aient fini dans les milieux de la clandestinité criminelle, y compris dans les mains de bandes connues du crime organisé ». Et de préciser : « Des routes ont été établies entre l’Ukraine et la Finlande pour la contrebande d’armes. »

francesoir.fr

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UNION EUROPÉENNE

Les Pays-Bas contournent les boycotts de l'UE : 91 exceptions aux sanctions depuis février

Amsterdam. Les sanctions européennes, qui ont de plus en plus d'effet boomerang sur les Européens, ne sont pas gravées dans le marbre. Mais alors que les dirigeants allemands comme la ministre des Affaires étrangères Baerbock et le ministre de l'Economie Habeck (tous deux du parti des « Verts ») en font un dogme, d'autres pays de l'UE les traitent de manière beaucoup plus souple - et contrecarrent ainsi la ligne imposée par l'eurocratie de Bruxelles.

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Tout le monde sait qui a attaqué Nord Stream, mais ils préfèrent garder le silence

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Tout le monde sait qui a attaqué Nord Stream, mais ils préfèrent garder le silence

par Luciano Lago

Source : https://www.ideeazione.com/tutti-sanno-chi-ha-attaccato-il-nord-stream-ma-preferiscono-tacere/

Le président serbe assure que le monde entier sait qui est derrière le sabotage contre les gazoducs germano-russes Nord Stream, mais ils gardent le silence pour ménager leurs propres intérêts. "On sait qui les a sabotés en [mer Baltique], mais nous prétendons tous ne pas nuire aux intérêts de nos pays", a déclaré jeudi le président serbe Aleksandr Vucic.

Auparavant, M. Vucic avait déclaré qu'après avoir appris la nouvelle des explosions de Nord Stream, il ne savait pas "s'il devait pleurer ou crier".

Le 26 septembre, la société Nord Stream 2, l'exploitant du gazoduc russe du même nom, a signalé une chute de pression dans des sections du gazoduc situées dans les eaux danoises de la mer Baltique, près de l'île de Bornholm (île du Danemark). Il a ensuite été signalé qu'en plus de Nord Stream 2, deux lignes du gazoduc Nord Stream 1 avaient également été sabotées.

La Russie, qui dénonce une série d'attaques terroristes à son encontre en mer Noire et en mer Baltique, a accusé le Royaume-Uni d'être impliqué dans les explosions qui ont provoqué des fuites dans les pipelines Nord Stream. Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur britannique, Deborah Bronnert, jeudi, afin de présenter des preuves présumées de l'implication du Royaume-Uni dans le sabotage.

Dans ce contexte, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolai Patrushev, a annoncé que des représentants des forces navales britanniques ont participé à la planification et à la réalisation des explosions.

Nord Stream est le gazoduc le plus important pour l'Europe. Nord Stream 1 a été construit en 2011, tandis que Nord Stream 2, soumis aux sanctions et pressions américaines, n'a été achevé qu'en novembre 2021, mais n'est jamais devenu opérationnel en raison des tensions entre Berlin et Moscou sur le conflit en cours en Ukraine.

 

Si l'Europe coupe les liens avec la Russie

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Si l'Europe coupe les liens avec la Russie

par Fulvio Scaglione 

Source : https://www.ariannaeditrice.it/articoli/se-l-europa-taglia-i-ponti-con-la-russia

Les sabotages du Nord Stream et du pont de Crimée, au-delà de l'identité de leurs exécutants matériels, confirment une déconnexion de plus en plus rapide et violente entre la Russie et notre continent. Mais peut-on effacer des siècles d'histoire et d'identité en quelques mois ?

Même dans le langage courant, "couper les ponts" indique une rupture totale et définitive. Et c'est précisément une coupure de ponts, symbolique et concrète tout à la fois, qui s'est passée ces dernières semaines entre la Russie et l'Europe. D'abord l'attaque contre les gazoducs Nord Stream, le dernier et le plus important lien entre la Russie extractrice de gaz naturel et l'Europe à l'industrie transformatrice. Puis le pont de Crimée, un lien (ainsi qu'une attache) entre la Russie et le territoire de l'Ukraine. Il y a ceux qui abordent tout cela comme un derby, comme une manifestation d'encouragement pour tel ou tel prétendant. Et ceux qui vivent au moins toute l'angoisse du conflit dont ces actes sont l'expression. Mais il y a plus, si l'on regarde en perspective : la scission dramatique au sein d'un même continent, d'une même civilisation, d'une même histoire.

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Les besoins de l'économie nous amènent à évaluer fréquemment les conséquences pratiques de la guerre en Ukraine. Quelle que soit la raison, et qui que ce soit à blâmer, il s'agit d'une situation absurde où le chancelier allemand Scholz va chercher du gaz dans le lointain Canada et ne peut plus en recevoir de la Russie voisine. Mais le drame réel et profond réside dans la faille continentale qui s'est produite et qui marquera, c'est désormais clair, le siècle que nous vivons. Et cette situation, même si elle relève d'une matière purement économique, annonce toutes les conséquences ultra- et extra-économiques possibles : dans les jours mêmes de l'attaque contre les gazoducs Nord Stream, puis dans les jours précédant immédiatement celle contre le pont de Crimée, les statistiques ont révélé le fait que la Chine achète désormais plus d'hydrocarbures (à hauteur de 220 millions de dollars par jour) à la Russie que toute l'Europe occidentale (150 millions par jour).
Ce n'est pas un hasard si le conflit implique directement l'Ukraine et la Russie, et indirectement la Biélorussie, la Pologne et les États baltes, c'est-à-dire l'immense région qui a toujours fait office de charnière entre l'Europe occidentale et l'Europe orientale et qui, précisément pour remplir cette fonction, a subi d'interminables changements de frontières, de régimes et de maîtres, s'enrichissant d'influences infinies et absorbant, souvent de manière traumatisante, d'infinies différences.

Jusqu'en 1989, l'Europe était artificiellement divisée par un haut et puissant mur idéologique mais, par essence, incapable de briser la cohésion intime du continent. L'archipel soviétique, du Moscou de l'Ukrainien Vasilyj Grossman au Prague de Milan Kundera, a produit des intellectuels et des artistes qui auraient été chez eux à Paris ou à Berlin, et la tombe d'Emmanuel Kant, le plus européen des philosophes, est restée miraculeusement intacte dans le Kaliningrad-Koenigsberg qui avait connu un siège féroce en 1945.

Depuis le 24 février, un mur de fer et de feu s'est à nouveau dressé, que l'invasion russe de l'Ukraine a inauguré, mais qui avait en quelque sorte été préparé au fil des ans par l'incapacité et le manque de volonté de trop d'acteurs européens qui oubliaient délibérément de se considérer comme faisant partie d'un tout, d'un ensemble. Aujourd'hui, nous assistons à un double retournement. Celle de l'Europe occidentale, qui tourne le dos à un Orient qui a eu le tort fondamental de ne pas adopter pleinement (et comment le pourrait-il ?) ses valeurs et ses critères. Et celle de l'Europe de l'Est, largement habitée territorialement par des Russes et des russophones, qui renonce à son ancrage occidental et s'engage dans un voyage plein d'inconnues pour tenter de s'arrimer à son Est, à l'Asie, principalement à la Chine.

Certes, un mouvement culturel s'est développé en Russie pour réévaluer la contribution historique des provinces éloignées de la partie européenne du pays. Mais la grande littérature, comme la musique, la peinture, l'architecture et la philosophie de la Russie sont européennes et l'Europe ne serait pas ce qu'elle est sans elles. Y a-t-il, en Russie, un écrivain influencé par l'humus asiatique qui puisse tenir la dragée haute à Dostoïevski ? Et quelqu'un dans notre partie du monde pourrait-il dire que Josip Brodsky est un écrivain soviétique et non un écrivain européen ? Ou que Nikita Mikhalkov, aujourd'hui partisan résolu du poutinisme et de l'opération spéciale en Ukraine, n'est pas un cinéaste pleinement, typiquement et magnifiquement européen ?

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Les torsions auxquelles nous assistons sont des mouvements contre nature, qui ne profiteront à personne. Et ce sont des mouvements contre une histoire qui, malgré les narratifs actuels, a été dans l'ensemble plus convergente que divergente. Le grand érudit Sergey Soloviov a fait remarquer qu'alors que le roi Ferdinand le Catholique (Ferdinand II d'Aragon, époux d'Isabelle de Castille) conquiert Grenade et met fin à la présence des Arabes dans le cap sud-ouest de l'Europe, le tsar Ivan le Terrible affirme l'expansion de la Moscovie orthodoxe contre les khanats héritiers de la Horde d'or mongole dans le cap nord-est du même continent. Aller à l'encontre de l'histoire est toujours une mauvaise idée.

Nord Stream: Qui a divulgué l' "aveu" britannique ?

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Nord Stream: Qui a divulgué l' "aveu" britannique ?

Par Karel Meissner

L'ex-Premier ministre britannique Liz Truss aurait envoyé la phrase "It's done" peu après l'attentat contre le gazoduc Nord Stream. Un aveu ? Si oui, qui l'a divulgué ? Et pour quelle raison ? Quoi qu'il en soit, l'attentat s'inscrit dans le cadre de la guerre américaine contre l'Allemagne. Lisez tout sur les dessous de l'affaire dans le dernier numéro de COMPACT Guerre contre l'Allemagne : de l'attentat contre Nord Stream au chantage nucléaire. En savoir plus ICI: https://www.compact-shop.de/shop/compact-magazin/compact-11-2022-krieg-gegen-deutschland/.

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L'ex-première ministre britannique Liz Truss a-t-elle envoyé un message au secrétaire d'État américain Antony Blinken peu après les explosions sur le tracé du gazoduc Nord Stream en disant "It's done", en français "C'est fait !"? C'est la question que la Russie a maintenant adressée au gouvernement de Londres.

Le porte-parole de Poutine, Dmitry Peskov, a déclaré à Moscou : "Nous disposons d'informations selon lesquelles des représentants d'une unité de la marine britannique ont participé à la préparation et à l'exécution de l'attentat en mer Baltique".

D'où proviennent ces informations ? Selon la BBC, les services secrets russes auraient piraté le téléphone portable de Truss. Une deuxième piste mène toutefois à Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, un pirate informatique de pointe vivant en Nouvelle-Zélande. Ce dernier a déjà été impliqué dans plusieurs cyber-guerres et est traqué par le FBI.

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Kim Dotcom (photo) a cité la phrase en question sur Twitter et a affirmé l'avoir envoyée. Si cela s'avère exact, l'attaque est un complot anglo-américain contre l'Allemagne, bénéficiaire potentiel des gazoducs.

Le rédacteur en chef de la revue et du site Compact, Jürgen Elsässer, a exprimé hier sur COMPACT-TV une autre théorie sur l'interception du message de Truss. Il faut d'abord savoir que l'ex-première ministre britannique est une belliciste avérée. En avril déjà, elle annonçait :

"Nous devons considérablement renforcer notre soutien à l'Ukraine. La guerre en Ukraine est notre guerre - c'est notre guerre à tous, car la victoire de l'Ukraine est une nécessité stratégique pour nous tous. Armes lourdes, chars, avions - nous puisons profondément dans nos arsenaux, nous augmentons la production. Tout cela est nécessaire. Nous allons faire encore plus vite et encore plus pour chasser la Russie de toute l'Ukraine".

Elle a ajouté plus tard :

"Nous ne nous reposerons pas tant que l'Ukraine ne sera pas victorieuse".

Et que se passera-t-il si le conflit se transforme en guerre nucléaire mondiale? Aucun problème pour Mme Truss. Lors d'un talk-show, celle qui était alors Premier ministre a avoué qu'elle était prête à une destruction totale - avec une froideur émotionnelle que l'on attribue habituellement aux tueurs en série :

Le journaliste John Pienaar a demandé à Truss dans le talk-show Times Radio host (fin août) : Supposons que l'on vous conduise dans une pièce où se trouvent les fameuses Letters of Last Resort. Avec celles-ci, vous pourriez "donner l'ordre d'utiliser nos armes nucléaires. Cela signifierait l'anéantissement mondial. (...) Comment vous sentez-vous à cette idée ?

Liz Truss : Je pense que c'est une tâche importante pour le Premier ministre. Je suis prête à le faire.

John Pienaar : Je vous ai demandé comment vous vous sentiriez à ce sujet.

Liz Truss : Je suis prête à le faire".

Qu'auraient écrit les médias si un homme politique russe s'était déclaré prêt à prendre en otage l'humanité entière pour ses délires ?

Le rédacteur en chef de COMPACT, Jürgen Elsässer, pense qu'un bellicisme aussi radical va trop loin, même pour les amis de Mme Truss au sein de son propre parti et pour ses alliés américains. Les Etats-Unis s'efforcent justement de limiter la guerre et d'empêcher son extension au territoire russe. Les fantasmes de destruction mondiale de leur collègue britannique étaient tout simplement trop dangereux.

En d'autres termes, le téléphone portable sécurisé ultramoderne utilisé par la Première ministre Liz Truss pour envoyer son triomphal "It's done" n'a pas été piraté par les services secrets russes ou Kim Dotcom, mais a peut-être été publié par les Etats-Unis eux-mêmes.

D'autant plus que l'ex-première ministre britannique a également fait des erreurs en matière de politique financière. En tant que néolibérale de la vieille école, Truss avait prévu un allègement fiscal pour les super-riches. Le président américain Joe Biden a ouvertement critiqué ce projet, le qualifiant d'"erreur". La raison de ce refus se trouve dans l'idéologie occidentale du "Great Reset" : celle-ci veut, à l'exception d'une petite élite, non seulement tuer financièrement les classes inférieures et moyennes, mais aussi les classes supérieures.

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Ainsi, les États-Unis auraient deux motivations pour la fuite de la petite phrase "It's done" et la destitution rapide de Liz Truss : sa volonté d'escalade et son boycott néolibéral du Great Reset.

La destruction du gazoduc Nord Stream fait partie de la guerre américaine contre l'Allemagne. Lisez tout sur les dessous de l'affaire dans le dernier numéro de COMPACT Guerre contre l'Allemagne : de l'attentat contre Nord Stream au chantage nucléaire. Vous pouvez commander le magazine ICI: https://www.compact-shop.de/shop/compact-magazin/compact-11-2022-krieg-gegen-deutschland/ .

Leçons italiennes (II)

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Leçons italiennes (II)

par Georges FELTIN-TRACOL

La semaine dernière, la 48e chronique de votre vigie préférée traitait des élections parlementaires italiennes. Il faut y revenir tant la Péninsule apparaît plus que jamais comme un exceptionnel laboratoire socio-politique.

Force est d’abord de constater l’incroyable et vivace diversité des populismes italiens. Coexistent le populisme télévisuel berlusconien précurseur, le populisme « ethno-fiscal » de la Ligue du Nord, le populisme de la gauche radicale, surtout visible sur le terrain contre la ligne à grande vitesse Lyon – Turin, ainsi que le populisme tribunicien du Mouvement 5 Étoiles (M5S). Son nouveau chef politique, Giuseppe Conte, a mené une campagne schizophrénique puisqu’il a condamné la politique de Mario Draghi dont le gouvernement comptait des élus du M5S.

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Outre une défense vibrante du revenu de citoyenneté, Giuseppe Conte (photo) s’est aussi réclamé de l’action politique d’Emmanuel Macron ! Or, quelques mois auparavant, il refusait publiquement de choisir entre le président français sortant et Marine Le Pen. Penchant vers la Russie et, surtout, vers la Chine, le M5S souhaite la levée des sanctions économiques contre Moscou et milite en faveur de la paix et du désarmement en Europe orientale.

La proximité, théorique ou non, d’une formation politique avec une puissance étrangère n’est pas propre au non-parti de Beppe Grillo. C’est plutôt une constante de la vie politique italienne depuis la nuit du 25 juillet 1943. L’atlantisme dominant fait de l’Italie un État à la souveraineté limitée. Le 13 septembre dernier, le renseignement yankee lâchait une bombe médiatique en pleine campagne électorale. L’officine étatsunienne publiait son rapport sur les financements russes aux partis politiques d’une vingtaine d’États depuis 2014. Le M5S et la Lega qui a signé un partenariat avec Russie unie, auraient perçu la bagatelle de 300 millions d’euros de la part du Kremlin. Bien sûr, ce document contestable ne mentionne jamais – et pour cause ! - les montants mille fois supérieurs à cette somme distribuées à tous les partis politiques cosmopolites inféodés à Wall Street, à la City et à Hollywood. L’Europe est depuis 1945 une colonie étatsunienne qui s’est étendue vers l’Est à partir de 1991.

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Cette incroyable ingérence se double, le 16 septembre suivant, d’une longue conversation téléphonique entre le secrétaire d’État Anthony Blinken et Mario Draghi. Bien que confidentielle, la discussion s’est retrouvée dans la presse transalpine. On y apprend que Blinken prévient Draghi que la Maison Blanche pose son veto à la présence de Matteo Salvini (photo) dans un prochain gouvernement pour cause de « russolâtrie » supposée. Biden et sa clique auraient parfaitement pu voter à la place des Italiens… Proche des milieux conservateurs trumpistes et post-trumpistes, Giorgia Meloni n’a pas pris en compte l’avis des démocrates puisque Matteo Salvini est nommé vice-président du Conseil et ministre des Infrastructures tandis que son ancien chef de cabinet, Matteo Piantedosi, prend l’Intérieur. 

Ursula von der Leyen a menacé, pour sa part, les électeurs de représailles s’ils osaient mal voter. L’invasion sino-russe des instances d’un État italien évanescent relève d’un fantasme propre aux campagnes électorales. En revanche, les principaux partis agissent en vassaux de Bruxelles, de Berlin, de Londres et de Washington.

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Cent ans plus tard, l’histoire ne se répète pas. Le système médiatique occidental d’occupation mentale insiste par exemple sur le passé militant de Giorgia Meloni. Elle adhéra à 15 ans au Front de Jeunesse du MSI et, à 19 ans, continua à saluer l’action de Benito Mussolini. Entre-temps, elle devint une parlementaire reconnue, une ministre aguerrie et, depuis 2020, la présidente des Conservateurs et réformistes européens, cofondé par les tories britanniques avant le Brexit, et les Polonais de Droit et Justice. La charte fondatrice de ce groupe assume son engagement atlantiste et anti-fédéraliste au niveau continental. Fin août 2022, l’Allemand Manfred Weber, le président du PPE (Parti populaire européen), inféodé à la CDU et qui compte dans ses rangs Forza Italia, adoubait le programme de la coalition de droite italienne. Par ailleurs, en tant que principal parti d’opposition au gouvernement Draghi, les Frères d’Italie ont désigné l’un des leurs, Adolfo Urso, pour présider la COPASIR (Commission parlementaire pour la sécurité de la République) qui supervise les services secrets. Par sa fonction, Adolfo Urso (photo), désormais ministre des Entreprises et du « Made in Italy » (sic !), a ainsi rencontré maints responsables des cénacles de renseignement occidentaux.

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Il ne faut pas oublier que Giorgia Meloni a suivi son mentor, Gianfranco Fini, dans la transformation du MSI en Alliance nationale, puis dans la fusion de cette dernière dans le grand parti libéral-berlusconien Peuple de la Liberté. Les reniements successifs de Gianfranco Fini ont finalement incité Giorgia Meloni à quitter avec d’autres anciens missinistes la formation fourre-tout de Silvio Berlusconi pour fonder Fratelli d’Italia. Dans la « Chronique hebdomadaire du Village planétaire » du 10 juin 2020 présente dans L’Actualité à la hache. Se déconfiner du prêt-à-penser (Éditions du Lore, octobre 2021, 28 €), votre serviteur écrivait déjà à propos de la « grande sœur des Italiens » que « contrairement à Salvini qui navigue à vue entre l’illibéralisme pro-russe et un populisme pro-israélien, Giorgia Meloni campe sur des positions atlantistes et occidentalistes claires et tranchées. Dans la foire d’empoigne qui oppose le démocrate Nicola Zingaretti, Renzi, les grillinistes Di Maio et Conte, et Salvini, elle se contente d’avancer, tranquillement et patiemment, vers le palais Chigi. Il est donc possible que, dans les prochaines années, Giorgia Meloni soit la première femme nommée à la présidence du Conseil des ministres de la République italienne (pp. 393 – 394) ».

Outre un euratlantisme assumé, perceptible au sujet de l’aide militaire occidentale apportée à l’Ukraine, Giorgia Meloni affiche un centralisme certain. L’excellent blogue de Lionel Baland rapporte, à la date du 12 août 2022, ses propos critiquant la minorité germanophone du Tyrol du Sud – Trentin – Haut-Adige. « Si les Sud-Tyroliens ne veulent pas se sentir italiens, qu’ils émigrent en Autriche; s’ils n’aiment pas le tricolore italien, alors ils n’ont pas besoin des milliards d’euros avec lesquels l’État italien finance l’autonomie. » À l’instar des Démocrates de Suède dont les députés européens siègent dans le même groupe que Fratelli d’Italia à Strasbourg - Bruxelles, et qui insultent les Sami, l’ultime peuple indigène d’Europe installé en Laponie depuis quelques millénaires, Giorgia Meloni semble ne pas apprécier les petites communautés ethniques natives sur leurs terres ancestrales. Un Tyrolien du Sud est évidemment chez lui dans la région autonome du Trentin – Haut-Adige – Tyrol du Sud. Le système d’autonomie qui s’y applique est l’un des plus remarquables qui puisse exister en Europe.

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Faut-il craindre pour la pérennité des peuples francophone, welsche et ladin du Val d’Aoste ? Par sa tradition subsidiariste, la Ligue du Nord est plus apte à accepter cette diversité ethno-culturelle inhérente à l’esprit européen qui contredit le mirage uniformisateur mortifère de l’État-nation. Porteuse d’une certaine idée de l’Empire, l’Italie se doit de composer avec la pluralité originelle des composantes populaires albo-européennes enracinées sur son sol depuis tant de générations.

Enfin, Giorgia Meloni doit prendre en compte les demandes de ses alliés berlusconiens et liguistes désavoués dans les urnes, ce qui les rend guère gérables à moyen terme. Derrière les sourires photographiques, les tensions sont déjà vives entre Meloni, Salvini et Berlusconi, furieux et dépités de ne plus gouverner. De nombreux désaccords conjoncturels et programmatiques traversent l’alliance de centre-droit. Le 13 octobre dernier, lors de la session inaugurale du Sénat, les sénateurs Forza Italia ne votent pas en faveur du candidat de la coalition, Ignazio La Russa (photo), le premier président de Fratelli d’Italia. L’ancien ministre de la Défense, connu pour ses collections autour du Duce, devient le deuxième personnage de l’État, en tant que président du Sénat, grâce à dix-sept voix venues des oppositions. Les soupçons se portent aussitôt vers Italia viva de Matteo Renzi.

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La majorité obtenue tant à la Chambre des députés qu’au Sénat ne signifie pas la fin de l’instabilité gouvernementale. Il est envisageable que le gouvernement de Giorgia Meloni ne soit que le premier de cette nouvelle législature. Les jeux politiciens contribuent à l’effacement structurelle de la puissance régalienne italienne. 

GF-T

  • « Vigie d’un monde en ébullition », n° 49, mise en ligne le 1er novembre 2022 sur Radio Méridien Zéro.

jeudi, 03 novembre 2022

Portail politique polonais: comment Varsovie récupère l'Ukraine occidentale

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Portail politique polonais: comment Varsovie récupère l'Ukraine occidentale

Source: https://zuerst.de/2022/11/03/polnisches-politik-portal-so-holt-sich-warschau-die-westukraine-wieder-zurueck/

Varsovie. Spéculations intéressantes dans la presse polonaise : le portail politique polonais Niezalezny Dziennik Polityczniy fait état d'une possible future partition de l'Ukraine - et rappelle dans ce contexte un accord conclu il y a déjà quelques mois entre Varsovie et Kiev, selon lequel l'administration douanière et financière ukrainienne a été tacitement délocalisée à Varsovie (nous en avions parlé).

"La Pologne dispose déjà de droits spéciaux en Ukraine - les Polonais ont la possibilité d'exercer des fonctions au sein du gouvernement de ce pays, de diriger une entreprise, de bénéficier de toutes les garanties sociales dont bénéficient les autochtones d'Ukraine. En outre, les entrepreneurs polonais peuvent acheter des usines et des équipements ukrainiens, et des entreprises entières en Ukraine peuvent devenir la propriété de la Pologne en vertu de la loi".

Le portail polonais suppose que le rattachement des territoires russes de l'est de l'Ukraine à la Fédération de Russie ne s'arrêtera pas là. Au contraire, sous le gouvernement national-conservateur du PiS, des préparatifs sont en cours pour l'annexion des territoires historiquement polonais inclus dans le territoire ukrainien actuel - ce qui éviterait également à la Russie de longs conflits avec les nationalistes dans l'ouest de l'Ukraine.

Niezalezny Dziennik Polityczniy écrit : "Le plan du PiS visant à faire renaître la République de Pologne à l'intérieur des frontières de pays historiques avait apparemment déjà pris forme avant le début de l'invasion russe en Ukraine. Bien que l'intégration de la Biélorussie occidentale dans le Commonwealth polono-lituanien semble improbable en raison de la position de la Russie, c'est elle qui a proposé la voie la plus indolore pour inclure l'Ukraine occidentale, sans affrontements armés avec les nationalistes ukrainiens".

En ce qui concerne la suite des événements, les analystes polonais estiment qu'une intervention militaire de la Pologne en Ukraine occidentale, suivie d'un référendum, est plausible ; d'autres pays, comme la Moldavie, pourraient également se souvenir de territoires "historiques" sur le sol de l'Ukraine actuelle et faire pression pour obtenir une part du gâteau. Alors qu'un futur gouvernement de Kiev pourrait être contraint à un statut de neutralité entre l'Est et l'Ouest, cette évolution mettrait également fin au soutien européen de plusieurs milliards d'euros aux forces armées ukrainiennes. (mü)

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mardi, 01 novembre 2022

Les rivalités entre grandes puissances en Eurasie

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Les rivalités entre grandes puissances en Eurasie

Shane Quinn

Source: https://www.geopolitika.ru/en/article/major-power-rivalries-eurasia

Le "programme pour la liberté" du président George W. Bush pourrait être défini comme de la subversion, c'est-à-dire la tentative de saper la structure d'une nation étrangère afin d'obtenir un changement de régime ou certains objectifs politiques. La propagande est un élément central des actions subversives, et comprend la diffusion de matériel largement faux afin de discréditer des régimes à l'étranger.

Ce fut le cas il y a 20 ans, lors de la préparation de l'invasion de l'Irak par les États-Unis en mars 2003, lorsque Saddam Hussein a été accusé à tort de posséder des armes de destruction massive (ADM) ou d'avoir des liens avec Al-Qaïda. La propagande peut être diffusée assez facilement par les médias corporatifs occidentaux, comme on l'a vu à propos de l'Irak, de l'Afghanistan, de la Serbie, etc.

Les organisations américaines comme la National Endowment for Democracy (NED), le National Democratic Institute (NDI), l'USAID, Freedom House, les groupes Open Society de George Soros et, bien sûr, la CIA, sont également très utiles pour attiser les troubles.

Nombre de ces organisations ont soutenu et financé les "révolutions de couleur" qui ont eu lieu dans des États tels que la Géorgie (2003), l'Ukraine (2004) et le Kirghizstan (2005). Ces pays partagent une frontière avec la Russie ou sont d'anciennes républiques soviétiques, et ce n'est pas une coïncidence. Les révolutions de couleur étaient, tout simplement, un moyen commode pour l'administration Bush de poursuivre sa politique d'encerclement de la Russie.

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Par exemple, en février 2005, le Wall Street Journal a reconnu que, dans l'État d'Asie centrale du Kirghizstan, des organisations comme l'USAID, la NED et l'Open Society de Soros finançaient l'opposition antigouvernementale dans cet État, un instigateur clé de la "révolution des tulipes" du Kirghizstan. Au cours des années précédentes, la seule USAID avait dispensé des centaines de millions de dollars pour de telles activités. Des Etats comme le Kirghizstan ont été identifiés par le président Bush comme importants non seulement pour empiéter sur la Russie, mais aussi comme rampe de lancement pour les offensives militaires américaines.

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À partir de décembre 2001, les Américains ont commencé à arriver au Kirghizstan, utilisant la capitale Bishkek comme centre logistique pour soutenir leur invasion de l'Afghanistan. Washington tente également d'accroître sa présence dans les régions très convoitées de la mer Caspienne et de la mer Noire, ainsi que dans les zones environnantes que se disputent encore la Russie et les puissances occidentales.

Malgré l'ingérence de Washington dans des territoires comme l'Ukraine et la Géorgie, les Américains ne souhaitaient pas particulièrement semer l'instabilité dans l'État du Caucase du Sud qu'est l'Azerbaïdjan, une autre ancienne république soviétique qui borde la Géorgie au nord. En Azerbaïdjan, les Américains avaient besoin d'un environnement stable, car ils avaient des intérêts dans l'infrastructure pétrolière reliant les champs de production de Bakou, la capitale de l'Azerbaïdjan, au port méditerranéen en eau profonde de Ceyhan, dans le sud de la Turquie, qui pouvait recevoir des pétroliers transportant chacun plus de 300.000 tonnes de pétrole.

Bakou avait fourni à la Russie soviétique au moins 80 % de la totalité de son pétrole pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui a été crucial dans la victoire de l'Armée rouge contre l'Allemagne nazie. Aujourd'hui, l'Azerbaïdjan contient encore des quantités considérables de pétrole, et son importance stratégique reste évidente. L'Azerbaïdjan partage un vaste littoral avec la mer Caspienne, tandis qu'il constitue une route énergétique vitale reliant le Caucase et l'Asie centrale, comme l'avait souligné Zbigniew Brzezinski lorsqu'il était conseiller américain à la sécurité nationale (1977-81). Plutôt que de dépêcher des soldats américains pour sauvegarder les objectifs de Washington en Azerbaïdjan, le Pentagone a envoyé des "entrepreneurs civils" de sociétés militaires privées comme Blackwater. L'un de leurs principaux objectifs était de protéger les gisements de pétrole et de gaz de la mer Caspienne, contrôlés historiquement par la Russie dans la plus large mesure.

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La mer Caspienne, le plus grand lac de la planète, est extrêmement riche en ressources naturelles et "est l'une des plus anciennes zones de production de pétrole au monde" et "une source de plus en plus importante de la production énergétique mondiale", selon l'Administration américaine d'information sur l'énergie (EIA). L'EIA a estimé en 2012 que la mer Caspienne et ses environs contiennent des quantités prouvées de pétrole de 48 milliards de barils, soit plus que ce qui est présent en Amérique ou en Chine. L'US Geological Survey a calculé que les réserves réelles de pétrole de la Caspienne sont nettement supérieures aux quantités prouvées, contenant peut-être 20 milliards de barils supplémentaires de pétrole non découvert.

En 2012, la région de la Caspienne a produit, en moyenne, 2,6 millions de barils de pétrole brut par jour, soit environ 3,4 % de l'offre mondiale. Une grande partie du pétrole est extraite près des côtes de la Caspienne. Au total, la production de pétrole de la Caspienne aurait dépassé celle de la mer du Nord, et les forages pétroliers exploratoires dans cette dernière étendue d'eau ont chuté de 44 puits en 2008 à seulement 12 en 2014. Pourtant, il existe encore 16 milliards de barils de pétrole récupérables au large des côtes de la ville écossaise d'Aberdeen et à l'ouest des îles Shetland, plus au nord.

La US Energy Information Administration a estimé que la mer Caspienne contient des "réserves probables" de 292 trillions de pieds cubes de gaz naturel. L'US Geological Survey pense qu'en plus de cela, il y a 243 trillions de pieds cubes supplémentaires de gaz non découvert dans la Caspienne, dont la plupart sont situés dans le bassin sud de la Caspienne. La Russie et son voisin le Kazakhstan ont contrôlé la plus grande partie de la Caspienne.

Lors du quatrième sommet de la Caspienne, qui s'est tenu à Astrakhan, en Russie, le 29 septembre 2014, les cinq nations qui partagent une côte avec la mer Caspienne - la Russie, l'Iran, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan et le Kazakhstan - ont décidé à l'unanimité qu'elles préserveraient la sécurité de la région et l'empêcheraient d'être pénétrée par des puissances extérieures. Cet accord visait à protéger le cœur de l'Eurasie contre l'OTAN expansionniste, c'est-à-dire en fait les États-Unis, dont la présence militaire a été considérablement réduite ces dernières années en Asie centrale.

L'accord conclu, lors du quatrième sommet de la Caspienne, a fermé la mer Caspienne aux desseins du président Barack Obama. Les États-Unis auront du mal à progresser dans une région où ils entretenaient auparavant des relations étroites avec l'Azerbaïdjan, le Turkménistan et le Kazakhstan depuis l'attaque militaire de 2001 contre l'Afghanistan, soutenue par les pays de l'OTAN (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie et Canada). Les États-Unis avaient déformé le rôle de l'OTAN pour en faire un instrument militaire offensif à la portée étendue. L'une des ambitions de Washington était d'assurer une présence à cheval sur les chaînes de montagnes de l'Hindu Kush et du Pamir en Asie centrale et du Sud, ainsi que dans le Caucase.

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En mai 2005, le président Bush avait visité la capitale géorgienne Tbilissi, après avoir déclaré que la Géorgie était devenue un "phare de la liberté". Bush considérait que le contrôle du Caucase du Sud et de l'Asie centrale était vital pour obtenir la victoire en Afghanistan, plus à l'est. La Maison Blanche de Bush avait obtenu des bases militaires américaines en Asie centrale, comme dans le sud de l'Ouzbékistan, non loin du Tadjikistan, et la base aérienne de Manas dans le nord du Kirghizstan.

Washington a tenté de positionner sa puissance militaire au centre de l'Eurasie, notamment en Géorgie et en Azerbaïdjan, d'où les troupes de l'OTAN pourraient être envoyées en Afghanistan et en Irak. Les bases militaires américaines en Géorgie serviraient d'appui aux bases du Pentagone en Turquie, à courte distance de la Géorgie ; tandis qu'une présence militaire américaine en Azerbaïdjan donnerait à l'administration Bush la possibilité de lancer une attaque contre l'Iran, ce qui a longtemps été évoqué à Washington.

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La plupart des élites américaines ont depuis compris qu'une invasion de l'Iran serait très risquée et aurait peu de chances de réussir. L'armée américaine n'a pas réussi à vaincre l'Irak, un pays beaucoup plus petit et plus faible que l'Iran. En effet, l'Irak, une nation largement sans défense, avait été sévèrement minée par des années de sanctions occidentales avant l'offensive anglo-américaine de 2003.

L'intervention militaire russe réussie de 2008 en Géorgie a rappelé à l'Occident que le Caucase, tout comme les environs de la mer Noire et de la Caspienne, fait partie de la sphère d'influence de la Russie. Moscou ne permettrait pas aux Américains de poursuivre leur expansion. Parmi les ex-républiques soviétiques, la Géorgie s'était alignée le plus étroitement sur les États-Unis, après la "révolution des roses" de fin 2003, qui avait été soutenue par le Pentagone et financée par des groupes liés au gouvernement américain (NED, Freedom House, etc.) et l'Open Society du milliardaire Soros.

L'attaque géorgienne infructueuse de 2008 contre l'Ossétie du Sud a été planifiée par le régime de Mikhail Saakashvili, soutenu par les États-Unis - seulement après que l'administration Bush ait sanctionné l'action militaire - selon l'ancien ambassadeur de Géorgie en Russie, Erosi Kitsmarishvili, qui a fourni ce témoignage au parlement géorgien. Le vice-président américain Dick Cheney a également informé le dirigeant géorgien Saakashvili que "vous avez notre soutien", en cas de conflit entre la Russie et la Géorgie. Il s'est avéré que les Américains ne pouvaient pas faire grand-chose.

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On peut rappeler que l'Union soviétique n'avait pas été battue militairement par les Etats-Unis. Au début du 21ème siècle, la Russie comptait 1,2 million de soldats dans ses forces armées et possédait 14.000 ogives nucléaires, dont 5.192 étaient opérationnelles. Les Etats-Unis, quant à eux, possédaient 9.962 ogives nucléaires en 2006, dont 5.736 étaient opérationnelles, et l'armée américaine comptait 1,3 million de membres actifs. Il n'y a pas beaucoup de disparité entre ces chiffres et la Russie possède plus que suffisamment d'armement pour rivaliser avec l'Amérique.

Le président Bush, comme son prédécesseur Bill Clinton, a continué à provoquer inutilement la Russie. Peu après son entrée en fonction en 2001, Bush a retiré les Etats-Unis du traité sur les missiles antibalistiques (ABM) qui avait été signé en 1972 avec l'Union soviétique, afin de mettre en place le système de défense antimissile et de réduire ainsi la menace de guerre nucléaire.

Bush a poursuivi ses actions dangereuses en établissant une infrastructure de missiles dans les États de l'OTAN, la Pologne et la République tchèque, et a conduit l'OTAN aux frontières de la Russie en incorporant les États baltes dans l'organisation militaire. Bush a refusé de ratifier le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (1996) ainsi que les modifications apportées à l'accord SALT 2 sur la réduction des armements stratégiques.

Cependant, la Russie n'a pas pu être soumise comme l'a été l'Allemagne, car le sol de la Russie n'a jamais été capturé par des puissances étrangères, comme l'a été le territoire allemand à partir de 1945. Contrairement à l'Allemagne également, la Russie est un État riche en ressources, situé dans une zone pivot de l'Eurasie. La Russie a la capacité d'utiliser son influence, en outre, pour dicter des accords commerciaux avec l'Union européenne concernant d'importantes livraisons de pétrole et de gaz. Les Européens sont beaucoup plus dépendants des Russes que l'inverse.

La Russie s'est renforcée sur le plan interne après les bouleversements des années 1990. En 1998, plus de 35 % des Russes vivaient sous le seuil de pauvreté ; mais en 2013, ce chiffre avait été ramené à 11 %, un chiffre inférieur à celui des États-Unis où au moins 15 % des Américains étaient frappés par la pauvreté en 2014.

La Russie a bénéficié des prix élevés du pétrole et du gaz sur le marché international, et sa croissance industrielle a fortement augmenté. Les investissements nationaux et étrangers de la Russie ont également augmenté, notamment dans l'industrie automobile, qui a progressé de 125 %, tandis que le PIB du pays a augmenté de 70 %, plaçant la Russie parmi les plus grandes économies du monde.

Notes:

Administration américaine d'information sur l'énergie, "La production de pétrole et de gaz naturel augmente dans la région de la mer Caspienne", 11 septembre 2013.

Andrew Cockburn, "The Bloom Comes Off the Georgian Rose", Harper's Magazine, 31 octobre 2013

Wall Street Journal, "In Putin's backyard 'democracy' stirs - with U.S. help", 25 février 2005.

Luiz Alberto Moniz Bandeira, The World Disorder : Hégémonie américaine, guerres par procuration, terrorisme et catastrophes humanitaires (Springer ; 1ère éd., 4 fév. 2019)

Guardian, "Bush hails Georgia as 'beacon of liberty'", 10 mai 2005.

Administration américaine d'information sur l'énergie, " Aperçu du pétrole et du gaz naturel dans la région de la mer Caspienne ", 26 août 2013.

Daily Telegraph, "North Sea oil production rises despite price fall", 3 août 2015

PBS, "Who counts as poor in America ?", 8 janvier 2014

lundi, 31 octobre 2022

Qui veut une rupture entre l'Europe et la Russie?

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Qui veut une rupture entre l'Europe et la Russie?

par Fabio Massimo Parenti

Source: https://www.ideeazione.com/chi-vuole-la-rottura-fra-europa-e-russia/

Avec les explosions provoquées en des points précis de Nord Stream 1 et Nord Stream 2 dans les eaux de la zone économique exclusive du Danemark, la sécurité énergétique de l'Europe a été définitivement mise à mal. Le système d'approvisionnement Europe-Russie mis en place au cours des vingt-cinq dernières années semble irrémédiablement compromis, et quelle que soit l'issue des enquêtes menées par les autorités des pays scandinaves impliqués, il est peu probable que les choses redeviennent comme avant.

Après le sabotage, les déclarations faites par le président américain Joe Biden le 7 février lors d'une conférence de presse ont inévitablement fait le tour du web : "Si la Russie nous envahit, il n'y aura plus de Nord Stream 2. Nous y mettrons fin". À l'objection du journaliste : "Comment allez-vous faire exactement, puisque le projet est sous contrôle allemand ?", le locataire de la Maison Blanche a répondu : "Je vous garantis que nous serons en mesure de le faire".

En revanche, l'aversion de Washington, et en particulier des démocrates, pour le gazoduc était connue depuis un certain temps. Le 1er janvier 2021 déjà, le Sénat américain avait voté pour passer outre le veto de Trump à la loi d'autorisation de la défense nationale (NDAA), qui comprenait " de nouvelles dispositions relatives à Nord Stream 2 dans le cadre de la loi de clarification de la sécurité énergétique de l'Europe (PEESCA) ". Ainsi, conformément aux nouvelles sanctions, l'entreprise norvégienne DNV GL a été contrainte de cesser toute activité de vérification pour le réseau du gazoduc Nord Stream 2.

Nord Stream 2, achevé l'année dernière mais jamais mis en service, était censé doubler le volume de l'approvisionnement en gaz russe de l'Allemagne déjà garanti avec son jumeau Nord Stream 1, un projet conçu en 1997 et réalisé - après des années d'études, de négociations et d'obstacles - entre 2011 et 2012. Le 6 septembre 2011, le premier gazoduc est entré en service et le 8 novembre suivant, le gazoduc a été officiellement inauguré en présence de la chancelière allemande de l'époque, Angela Merkel, du président russe de l'époque, Dmitri Medvedev, et du premier ministre français de l'époque, François Fillon : une image révélatrice de la direction, bien différente d'aujourd'hui, prise par les deux pays leaders de l'UE à ce stade.

Si depuis 2014, la guerre civile en Ukraine a progressivement détérioré les relations UE-Russie, l'échec définitif des accords de Minsk et le lancement de l'opération militaire spéciale russe ont bouleversé toute l'architecture diplomatique, et donc énergétique, du Vieux Continent. D'une part, la Russie, se sentant menacée par l'intention de l'Ukraine - annoncée à plusieurs reprises par Zelensky - de rejoindre l'Alliance atlantique, a décidé de porter un coup dur à son voisin dans un double but : garantir l'équilibre des forces sur la mer Noire, vital pour l'accès de Moscou aux mers chaudes, et protéger les communautés russophones du sud-est du pays. De l'autre, une Europe faible s'est confirmée comme un acteur incapable d'exprimer sa propre doctrine stratégique et une vision géopolitique claire, au moins autonome par rapport à celle des Etats-Unis.

Les décisions de l'administration Biden ont placé et placent l'Europe dans une position extrêmement critique, jetant les bases du déclenchement d'une crise économique et sociale sans précédent dont témoigne la flambée de l'inflation, qui avait déjà augmenté avant le début du conflit en raison du déséquilibre entre l'offre et la demande de matières premières et de produits semi-finis résultant de la pandémie. En septembre, l'UE et la zone euro ont enregistré une inflation à deux chiffres, avec des pics de plus de 20 % dans les pays d'Europe centrale et orientale, à commencer par les pays baltes : ce n'est pas un hasard si ce sont les plus exposés face aux sept trains de sanctions approuvés à ce jour par Bruxelles.

Repenser toute une chaîne d'approvisionnement énergétique en quelques mois a et aura des conséquences dévastatrices pour les économies les plus dépendantes des approvisionnements russes, à commencer par l'Italie et l'Allemagne. Les deux pays fondateurs de la Communauté européenne se retrouvent extrêmement vulnérables face à une accélération forcée de la diversification, si soudaine et si précipitée qu'elle risque de compromettre même la transition énergétique promue il y a tout juste trois ans par le Green New Deal européen et guidée, du moins en partie, par le PNRR approuvé l'année dernière.

En fait, la nécessité d'identifier immédiatement des sources alternatives au gaz russe a contraint plusieurs pays européens à mettre en service des centrales électriques au charbon et des centrales nucléaires qui avaient déjà été mises hors service ou étaient de toute façon destinées à être fermées. La recherche effrénée de gaz naturel liquéfié (GNL), nettement plus cher que le gaz naturel, a contraint le Vieux Continent à accroître la demande à l'étranger, en s'appuyant sur une série d'acteurs non européens pour lesquels aucun plafond de prix ne peut tenir : la Norvège, le Qatar, le Japon, le Canada et surtout les États-Unis.

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Les données officielles de l'EIA, l'agence statistique et analytique du ministère américain de l'Énergie, montrent comment Washington est devenu le premier fournisseur mondial de GNL au premier semestre 2022, en hausse de 12 % par rapport au second semestre 2021, pour atteindre une moyenne d'environ 317 millions de mètres cubes par jour. Dans le détail des quatre premiers mois de cette année, les États-Unis ont exporté 74 % de leur droit de GNL vers l'Europe : une part impressionnante si on la compare à la valeur moyenne pour 2021 (34 %).

Bref, des affaires en or pour les exportateurs américains, d'autant plus dans une conjoncture mondiale de forte hausse des prix, donc favorable aux producteurs et défavorable aux acheteurs.

Avant le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne, l'ensemble de l'UE recevait de la Russie pas moins de 120 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an. Sur ce total, un quart, soit 30 milliards, est arrivé en Italie. Il est évident que cette augmentation soudaine des exportations fait également augmenter le prix du gaz aux États-Unis, qui a déjà quadruplé pour le consommateur américain en septembre dernier.

Si l'administration Biden, comme c'est désormais une certitude, subit les contrecoups de cette inflation "légère", les grands producteurs ne resteront certainement pas les bras croisés et n'auront pas trop de scrupules. Ce sont eux, en effet, comme cela arrive souvent aux États-Unis, qui influencent fortement l'orientation de la Maison Blanche, tant en politique intérieure qu'en politique étrangère.

Il en va de même pour le secteur de l'armement militaire. La décision de la Russie d'envahir l'Ukraine a suffi à faire bondir pratiquement tous les gouvernements des pays européens. La Finlande et la Suède ont demandé à adhérer à l'OTAN, profitant d'une procédure accélérée spécialement conçue pour l'occasion, tandis que la plupart des gouvernements des États membres actuels ont proposé ou approuvé des augmentations importantes des dépenses militaires. Il suffit de rappeler que sur les derniers 40 milliards de dollars alloués par l'administration Biden pour soutenir Kiev, près de 9 milliards devront être dépensés pour reconstituer le "stock" d'armes donné aux Ukrainiens. Surtout, les deux géants, Northrop Grumman et Lockheed Martin, ont déjà enchaîné gains sur gains en bourse, mais d'autres entreprises moins connues du grand public comme Raytheon et General Dynamics se frottent également les mains face à la prolongation de la guerre en Ukraine et au réarmement généralisé au niveau mondial.

dimanche, 30 octobre 2022

Les Pays-Bas contournent les boycotts de l'UE: 91 exceptions aux sanctions depuis février

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Les Pays-Bas contournent les boycotts de l'UE: 91 exceptions aux sanctions depuis février

Source: https://zuerst.de/2022/10/29/niederlande-unterlaufen-eu-boykotte-91-ausnahmen-von-den-sanktionen-seit-februar/

Amsterdam . Les sanctions européennes, qui ont de plus en plus d'effet boomerang sur les Européens, ne sont pas gravées dans le marbre. Mais alors que les dirigeants allemands comme la ministre des Affaires étrangères Baerbock et le ministre de l'Economie Habeck (tous deux du parti des "Verts") en font un dogme, d'autres pays de l'UE les traitent de manière beaucoup plus souple - et contrecarrent ainsi la ligne imposée par l'eurocratie de Bruxelles.

Le gouvernement néerlandais a fait savoir qu'il soutenait officiellement les sanctions, mais qu'il faisait de nombreuses exceptions. Il a confirmé 91 exceptions au régime de sanctions, favorisant ainsi les entreprises néerlandaises. C'est ce qu'a révélé le service d'information télévisée néerlandais RTL Nieuws après des entretiens avec les ministères.

Les exceptions concernent de nombreuses entreprises nationales, mais les ministères tiennent leurs noms secrets. De même, ils ne précisent pas la valeur des transactions exemptées de sanctions, ni les secteurs économiques concernés.

Les ministères peuvent accorder des dérogations aux sanctions afin de "permettre une certaine flexibilité dans certains cas", a expliqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La liste des dispositions spéciales néerlandaises est longue.

En avril, l'UE a interdit aux navires battant pavillon russe d'accoster dans les ports européens. Le ministère de l'Infrastructure a toutefois accordé une dérogation à 34 navires afin qu'ils puissent, par exemple, faire escale dans les ports néerlandais parce qu'ils transportaient des marchandises importantes telles que de l'aluminium et des denrées alimentaires.

"Les relations diplomatiques" ont été invoquées comme raison pour l'octroi d'une dérogation par le ministère des Affaires étrangères, rapporte la chaîne. Au cas par cas, des transactions impliquant des banques russes détenues majoritairement par l'État ont été autorisées.

Le ministère des Finances a également accordé 13 dérogations en rapport avec des actifs ou des biens gelés tombant sous le coup du régime de sanctions.

Le ministère du Climat et de l'Énergie, rattaché au ministère des Affaires économiques, a accordé 25 dérogations supplémentaires à des organisations néerlandaises qui continuent par conséquent à s'approvisionner en énergie auprès de la Russie. Les dérogations bénéficient à 150 entreprises et organisations, dont des municipalités, des écoles et des associations de gestion de l'eau, a indiqué le ministère à la chaîne de télévision.

Le ministère du Commerce extérieur et de la Coopération au développement, qui dépend du ministère des Affaires étrangères, a accordé 18 dérogations à 13 organisations pour des "raisons humanitaires" afin de permettre la coopération entre l'UE et la Russie sur des "questions purement civiles". (mü)

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Patriotisme pragmatique: le parti polonais KORWiN veut à nouveau du charbon russe

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Patriotisme pragmatique: le parti polonais KORWiN veut à nouveau du charbon russe

Source: https://zuerst.de/2022/10/29/pragmatischer-patriotismus-polnische-korwin-partei-will-wieder-kohle-aus-russland/

Varsovie. En Pologne, il n'y a pas que des chauvins qui détestent la Russie, mais aussi des patriotes raisonnables qui, malgré la guerre en Ukraine, n'ont pas perdu de vue l'essentiel. Le nouveau président du parti de droite KORWiN, Sławomir Mentzen (photo, ci-dessous), vient d'appeler à la fin de l'embargo sur les livraisons de charbon russe. Selon lui, l'origine du charbon n'a aucune importance pour les consommateurs.

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En mars, le gouvernement PiS avait imposé une interdiction sur les importations de charbon russe dans le cadre des sanctions prises après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ce que Mentzen a aujourd'hui critiqué comme étant une mauvaise décision. "Demandez donc à une vieille dame qui a froid en hiver si elle se chaufferait ou non au charbon russe. Pour cette vieille dame qui aurait froid dans son petit appartement, l'origine du charbon ne ferait aucune différence", a déclaré Mentzen.

S'il n'en tenait qu'à lui, il ne bloquerait pas les importations de charbon en Pologne "de partout", y compris de Russie. La Pologne ne peut pas attendre l'adoption de règles au niveau de l'UE pour le faire.

Jusqu'au printemps dernier, la Russie était le plus grand exportateur de charbon vers la Pologne. Mais actuellement, la Pologne est confrontée à une pénurie de charbon et à des prix élevés en raison de l'embargo sur les importations.

Le parti KORWiN a été fondé en 2015 par un groupe de politiciens polonais de droite eurosceptiques. Il a été baptisé du nom de l'ancien député européen Janusz Korwin-Mikke, qui était l'un des fondateurs du parti et qui faisait régulièrement la une des journaux au Parlement européen avec des interventions tapageuses et généralement humoristiques. Mentzen a été élu lundi à la tête du parti en remplacement de Korwin-Mikke. (mü)

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samedi, 29 octobre 2022

L'Inde "conquiert" Downing Street: avec Sunak, l'aube d'un nouveau Royaume-Uni

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L'Inde "conquiert" Downing Street: avec Sunak, l'aube d'un nouveau Royaume-Uni

Andrea Muratore & Emanuel Pietrobon

Source: https://insideover.ilgiornale.it/politica/lindia-conquista-downing-street-con-sunak-lalba-di-un-nuovo-regno-unito.html

24.10.2022: c'est la date que la postérité retiendra pour dire que l'ère post-anglo-saxonne de l'Empire britannique a officiellement commencé. Date coïncidant avec la victoire de Rishi Sunak dans la course éliminatoire pour la direction du Parti conservateur britannique, qui fait de lui, en remplacement de Liz Truss, le premier chef de gouvernement d'origine indienne de l'histoire du pays.

Plus britannique que jamais, ancien banquier de Goldman Sachs, une carrière à la City suivie d'une ascension fulgurante dans les rangs des Tories, passé le poste de Chancelier de l'Échiquier à l'ère du Covid et de l'édification de la Grande-Bretagne globale, Sunak impose un changement structurel. Car Sunak, en effet, n'est rien de moins que la personnification du Royaume-Uni en mutation, ou plutôt déjà muté car devenu post-anglo-saxon et multiracial, mais non pas post-impérial.

Indien, oui, mais britannique

Le néo-premier ministre né à Southampton le 12 mai 1980 est le fils de parents d'origine indienne, nés au Kenya et en Tanzanie, qui se sont installés au Royaume-Uni dans les années 1960. Sur tous les fronts, c'est un fils, sinon un petit-fils de l'empire d'autrefois, qui est devenu le porte-drapeau de la Grande-Bretagne globale qu'il envisageait comme centrée sur Londres, le nouveau "Singapour sur la Tamise", en tant que premier centre financier du monde.

Sunak est le premier premier ministre nommé par le roi Charles III, un souverain plus complexe que la vulgate ne le dépeint : cultivé, instruit plus qu'aucun de ses prédécesseurs, le premier roi à recevoir une éducation non pas militaire mais politique, littéraire et sociale. Dirigeant post-impérial et post-colonial par définition, Charles est né en 1948, un an après la fin de la domination coloniale de Londres sur le sous-continent indien, et est aujourd'hui le monarque sous le trône duquel le premier ministre en charge est une figure si symbolique.

Le pragmatique Sunak incarnera-t-il la Grande-Bretagne post-britannique ? La nation qui a vu la Grande-Bretagne affirmer le Brexit comme l'ultime épopée impériale aux peuples de son pays connaîtra-t-elle ses propres troubles dans sa proche banlieue ? Et comment le premier fils de l'empire parviendra-t-il à gouverner ? Sunak sera-t-il plus global que britannique dans ses choix en matière de politique économique - il n'est pas hyper-libéral, il est cependant un libre-échangiste convaincu -, d'identité - il est bien moins extrémiste que nombre de ses collègues de parti - et de politique étrangère ? Que deviendra la relation spéciale avec Washington maintenant que Londres s'est montré vulnérable sur le front intérieur en premier lieu ? Et qu'adviendra-t-il des relations avec l'Inde, maintenant qu'un descendant de l'ancienne colonie dirige le pays ? Toutes ces questions sont légitimes.

La revanche de la périphérie sur le centre

L'histoire, comme on le sait, adore se moquer de l'homme. Le 24 octobre, alors que les hindous et les jaïnistes du monde entier étaient occupés à célébrer Diwali - l'une des fêtes les plus importantes de l'Indosphère, un moment de liesse où les fidèles se souviennent que le Bien triomphe toujours du Mal - un événement capital s'est produit à Londres : un Indien naturalisé britannique, Rishi Sunak, est devenu Premier ministre. Coïncidence, ou destin, selon votre point de vue.

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Il était question d'un gouvernement Sunak depuis des mois, depuis la crise de BoJo, nous ne sommes donc pas confrontés à ce que l'on appellerait habituellement un coup de tonnerre. Mais cela n'enlève rien au caractère mémorable de l'événement. Premier ministre d'origine indienne. Emblème de l'entrée du Royaume-Uni dans une nouvelle ère, d'ailleurs irréversible - car la démographie est le destin -, aux caractéristiques post-anglo-saxonnes et multiraciales. L'accomplissement de la prophétie de Macaulay.

Sunak n'est pas moins britannique que de naissance, et son CV est explicite à cet égard, mais ce qui est indéniable, c'est qu'il représente, à la fois, la revanche des périphéries sur le centre et le symbole d'une nouvelle nation multinationale, dynamisée par l'affirmation et l'activisme des fils des anciennes colonies et, bien qu'imperceptiblement, par le lobbying omniprésent et influent des membres du Commonwealth.

L'ascension de Sunak a eu lieu en plein jour, est-il écrit, et cela se rapporte directement au discours sur le pouvoir croissant des banlieues (et de leur progéniture) à influencer la dynamique interne de la métropole déconfite. Une ascension largement prédite car accompagnée de complots et de sabotages dans le dos de BoJo, dont Sunak a été l'architecte de la chute - déclenchant la crise gouvernementale en juillet - et qui n'aurait jamais été possible si le "parti minoritaire" de Downing Street, dirigé par les Pakistanais Sajid Javid et Saqib Bhatti, l'Irakien Nadhim Zahawi et les Indiennes Priti Patel et Suella Braverman (photo, ci-dessous), ne l'avait pas soutenue et popularisée. Complots et sabotages se sont ensuite redirigés au détriment de Liz Truss, qui a également été boycottée sur le plan intérieur par les primevères rouges du parti indien - en particulier le ministre Braverman - et, sur le plan extérieur, mise en difficulté par un curieux bras de fer avec New Delhi.

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Homme de Londres ou homme de New Delhi ?

Trois raisons peuvent expliquer l'ascension impétueuse de Sunak, le premier ministre britannique du Joyau de la Couronne, à la lumière de ce qui s'est passé dans les coulisses de Downing Street.

La première est la moins diégétique : Sunak a senti le potentiel du parti minoritaire, de plus en plus nombreux et influent, et l'a utilisé à son avantage pour donner le coup de grâce à ses rivaux impopulaires. La revanche (authentique et sans malice) du Commonwealth sur Londres.

La deuxième et la troisième sont similaires mais différentes : la montée en puissance de Sunak comme faisant partie d'un plan astucieux scénarisé par des esprits raffinés basés soit en Angleterre, et donc stabilisateurs, soit en Inde, et donc puissamment inquiétants.

Le premier cas. Il pourrait s'agir d'une tentative, née dans les coulisses, de restaurer le calme en Grande-Bretagne afin qu'elle puisse poursuivre le rêve post-Brexit d'une Grande-Bretagne globale, dont le couronnement serait inévitablement le scellement d'une relation spéciale avec l'Inde - une mission échouée par BoJo, perdue dès le départ par Truss et que seul un homme comme Sunak, un véritable enfant du Gange, aurait une réelle chance de mener à bien. L'entrée de Londres dans l'ère post-anglo-saxonne comme fonction préparatoire à un retour impérial.

Le deuxième cas. On serait alors confronté à un phénomène exceptionnel : la transformation de New Delhi en un acteur décisif dans les équilibres internes de la Grande-Bretagne. Un acteur capable de les consolider ou de les briser, selon l'intérêt et la contingence, avec l'aide de sa progéniture insérée aux postes économiques et politiques clés. La métropole otage de l'(ancienne) périphérie.

Quelle que soit la durée réelle du mandat de Sunak, l'intrigue qui a permis son succès ne restera pas dans l'histoire comme un épisode impromptu, mais comme un événement décisif - un tournant entre deux époques. Il y aura un avant et un après Sunak. L'après-Sunak coïncidant avec un Royaume-Uni pleinement conscient de sa multiracialité et de l'érosion progressive de l'idée même de britannicité. La question est de savoir si et dans quelle mesure cette transformation aura des répercussions internationales importantes et, surtout, au profit de qui.

Leçons italiennes (I)

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Leçons italiennes (I)

par Georges FELTIN-TRACOL

Le 25 septembre dernier, quelques mois avant l’échéance prévue pour le printemps 2023, les Italiens renouvelaient la Chambre des députés et le Sénat de la République. Fin juillet, constatant l’absence de soutien effectif d’une partie du Mouvement 5 Étoiles (M5S), de Forza Italia de Silvio Berlusconi et de la Ligue de Matteo Salvini au gouvernement de Mario Draghi, le président de la République Sergio Mattarella dissolvait les deux assemblées.

La constitution italienne du 22 décembre 1947 établit un régime parlementaire dans lequel le bicaméralisme est parfaitement égalitaire. Chambre des députés et Sénat disposent des mêmes prérogatives constitutionnelles dont celle de renverser le gouvernement. À cette première particularité s’ajoute un mode de scrutin désormais identique. Le Rosatellum adopté en 2017 distingue trois huitièmes des sièges élus au scrutin majoritaire uninominal à un seul tour dans de vastes circonscriptions nommées « collèges » des cinq huitièmes des sièges restant élus au scrutin proportionnel de liste. Contrairement aux électeurs allemands qui disposent de deux bulletins, les Italiens doivent choisir entre les candidats des collèges et les listes proposées. Si la loi électorale permet la multiplicité des candidatures dans différents collèges, le Rosatellum favorise surtout les ententes partisanes qui peuvent remporter la majorité absolue des sièges si une coalition franchit 40 % des suffrages.

Longtemps, les parlementaires italiens furent pléthoriques. En avril 2020, après bien des négociations, un référendum adopte une révision constitutionnelle. Outre une égalité complète accordée aux électeurs et aux candidatures tant à la Chambre des députés qu’au Sénat si bien que les deux assemblées sont pleinement redondantes, la principale mesure réduit le nombre de sénateurs et de députés. La Chambre des députés compte dorénavant 400 membres et le Sénat 200 (plus les sénateurs nommés à vie et les anciens chefs de l’État).

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Malgré une abstention élevée (36,09 %), ce qui demeure faible par rapport à l’abstention notée aux législatives françaises de juin dernier (53,13 % en moyenne), ces élections anticipées modifient une nouvelle fois le paysage politique de la Péninsule. En 2018, quatre cartels électoraux dépassaient le million de suffrages. Conduit par le liguiste Salvini, le centre-droit récoltait 12.164.732 voix. Le M5S obtenait 10.743.566 suffrages. L’alliance de centre-gauche de l’ancien président du Conseil Matteo Renzi recueillait 7.512.243 votes. Enfin, le mouvement d’extrême gauche éco-sociétal Libres et Égaux de Pietro Grasso ramassait 1.114.799 voix.

Cette année, la coalition de centre-gauche d’Enrico Letta réunissant le Parti démocratique, Plus d’Europe d’Emma Bonino, Engagement civique – Centre démocratique de Luigi Di Maio et l’Alliance verte et gauche, réunit 7.337.624 suffrages, soit une déperdition de 174.619 voix. Ce déclin de la gauche de gouvernement résulte d’une double concurrence surgie sur ses flancs. À sa droite a émergé avec 2.186.658 voix, issu des catégories sociales supérieures urbanisées, un « troisième pôle » qui regroupe Action de l’ancien ministre de l’Économie, Carlo Calenda, et Italia viva de Matteo Renzi, deux personnalités en rupture avec leur ancienne famille politique et qui rêvent d’importer en Italie le macronisme. À gauche du Parti démocratique, ce lointain héritier du Parti communiste italien et des courants de gauche de la démocratie chrétienne, résiste le M5S de l’ancien président du Conseil Giuseppe Conte. Certes, en quatre ans, le non-parti fondé par Beppe Grillo a perdu 6.409.818 électeurs pour ne réaliser que 4.333.748 voix. Se posant en « avocat du peuple » et en « porte-parole des plus pauvres », Giuseppe Conte a axé sa campagne sur le maintien et la généralisation du revenu de citoyenneté, l’équivalent du RSA, et d’autres aides étatiques. Grâce à une campagne populiste au sens plébéien du terme, le M5S confirme sa solide implantation dans la Botte et le Mezzogiorno au point que les commentateurs la qualifient de « Ligue du Sud » ou de « syndicat du Midi»…

Les dissidences du grillinisme, l’extrême gauche et les autres forces de la droite radicale demeurent inaudibles. Scission du M5S, Engagement civique ne récolte que 0,58 % et perd tous ses élus. Malgré la venue de Jean-Luc Mélenchon, l’Union populaire de Liugi de Magistris tourne autour de 1,19 %. Signalons qu’Italie souveraine et populaire de Marco Rizzi fait environ 1,20 %.  Opposé aux vaccins covidiens, à la 5 G, aux OGM et à l’immigration extra-européenne, le mouvement Vita de Sara Cunial, ne réalise que 0,72 %. Quant à Italexit lancé par un exclu du M5S, Gianluigi Paragone, qui comptait parmi ses candidats des militants de CasaPound, il stagne à 1,90 %.

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En augmentation de 134.916 voix, le centre-droit, soit l’union électorale de Forza italia, de la Ligue, de Frères d’Italie et des centristes démocrates-chrétiens de Nous, Modérés, attire 12.299.648 suffrages. En son sein, avec près de 26 %, Frères d’Italie de Giorgia Meloni arrivent en tête tandis que la Ligue et Forza Italia s’effondrent, passant respectivement - par rapport à 2018 - de 17,36 % et de 14,04 % à 8,77 % et 8,11 %.

La victoire de Giorgia Meloni signifie-t-elle le succès de l’union des droites comme le pensent certains Français ? Pour paraphraser Pascal, « vérité en deçà des Alpes, erreur au delà ». Dès 1994, les libéraux de Forza Italia, les régionalistes – autonomistes – indépendantistes de la Ligue et les néo-fascistes du MSI coopèrent dans le premier gouvernement de Silvio Berlusconi. En dépit de profonds désaccords et des tensions internes permanentes, le centre-droit a pris en trois décennies l’habitude de se coordonner et de se présenter uni aux élections nationales. Le « cordon sanitaire » et le « plafond de verre » n’existent pas en Italie !

Par ailleurs, Forza Italia, la Lega et Fratelli d’Italia ont déjà une longue et ancienne pratique gouvernementale tant au niveau de l’État que dans les régions, les provinces (soit les départements) et dans les communes. Les inévitables divergences n’empêchent pas des alliances ponctuelles. Une telle configuration en France s’avère impossible entre le RN, les Républicains et Reconquête !. Les Républicains sont tiraillés entre un accord, implicite ou non, avec le macronisme, quitte à heurter le centre-droit macronien d’Édouard Philippe, et une opposition plus ou moins affirmée elle-même divisée entre Xavier Bertrand, Bruno Retailleau, Éric Ciotti et Laurent Wauquiez. Tous lorgnent avec gourmandise sur le « bas de laine » électoral constitué par le marinisme sans comprendre que l’hégémonie chiraco-sarkozyste est définitivement révolue.

Les profondes animosités au sein des droites françaises écartent tout scénario à l’italienne d’union des droites. En revanche, si se poursuivent et s’amplifient les délires wokistes, écolo-sectaires et islamo-gauchistes au risque d’agacer l’électorat populaire autochtone albo-européen, il devient envisageable que s’opère face à l’arrogance macronienne une union nationale du peuple.  

GF-T

  • « Vigie d’un monde en ébullition », n° 48, mise en ligne le 25 octobre 2022 sur Radio Méridien Zéro.