jeudi, 01 janvier 2026
BB "vue de droite"...




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Brigitte Bardot (1934-2025)

Ma jeunesse s'en souviendra!
Brigitte Bardot (1934-2025)
Pierre Robin
Source: https://www.facebook.com/pierre.robin.121
C'était là le grand rdv que je redoutais, ces mauvais temps-ci. Peut-être par paresse "littéraire", si je puis dire, car que raconter, qu'écrire d'Elle, après? Oh, on peut déjà rappeler que c'était l'autre grand astre français survivant après son ami Delon, et cet astre il brille bien au-delà du cinéma, bien au-delà d'une vie, d'une époque. Il y a trop de Bardot en vérité: la Femme créée soudain par Dieu au beau milieu de la peu sexy IVème République. Bardot en Notre-Dame du désir moderne (j'ai dû collecter, mâle vieillissant et complétiste, pas loin de mille photos d'elle et s'il y en a une vingtaine où elle n'est pas troublante...), vierge folle qui a démodé tout (et toutes) autour d'elle. Bardot et son féminisme pro-mecs (jetables ou un peu durables), à gêner rétrospectivement toutes les Adèle Haenel et les Judith Godrèche d'Occident wokeux ou, plus tôt, les miss Météo formatées de Canal+. Quoi encore ? Bardot et l'antique civilisation (disparue de son vivant) de Saint-Trop'. Bardot et le binôme Islam-Immigration (la même que Bardot imprécatrice, parfois maladroite toujours courageuse). Bardot et Gainsbourg avec tous les émouvants scopitones que cette aventure à suscités (et aussi ce bel hymne à l'amour, Initials BB). Bardot et les animaux bien sûr, quand elle attendit moins du genre humain...

Indépassable désirable...
Bardot et le cinéma au fait. Je crois qu'elle s'en foutait un peu du Septième Art même si elle lui doit tout. On pouvait toujours ricaner de sa voix nunuche, mais quand elle dansait en 1956 dans Et Dieu... ce mambo signalant des temps nouveaux - oh d'ailleurs le film n'est pas le navet qu'on a dit, avec son casting solide et ses dialogues marrants. Du reste BB a tourné pas mal de films "marrants", qui étaient souvent de bonnes comédies - revoyez seulement Voulez-vous danser avec moi de Michel Boisrond (1959) ou même Les Femmes de Jean Aurel (1969), ou encore L'Ours et la Poupée de Michel Deville (1970).

Ah vous voulez du grand art tragique, comme chez les Grecs antiques et Jean Vilar ? Dans En cas de Malheur d'Autant-Lara (1958), où elle affronte un Gabin installé, elle est une splendide racaille blanche qui montre (sous René Coty !) ses fesses et apporte le chaos dans la bourgeoisie et puis la Mort ; et dans La Vérité de Clouzot (1960) son personnage de bombe sexuelle malheureuse se suicide, juste avant qu'elle-même tente de le faire pour de vrai, éprouvée par le difficile tournage et sans doute pas mal de déceptions de superstar - elle joue à cet égard son propre rôle de super-vedette victime de sa gloire dans le moyen Vie Privée de Louis Malle (1962) .

C'est vrai, Clouzot n'était pas gentil, et Jean-Luc Godard non plus sur le tournage du Mépris (1963), lui peut-être par frustration de timide. Quelle frustration inspirée ! Bardot, cheveux noirs ou cheveux blonds, est à tomber, elle a là sa plus belle moue méprisante (ça tombe bien) pour le personnage d'amant de Piccoli ou le dragueur yankee Jack Palance, et tout ça se passe dans le bleu hellénistique de Capri, sur le blockhaus inspiré de la Villa Malaparte, et aux accords du beau thème triste de Camille signé Georges Delerue. Et puis citons encore les westerns foutraques, 2ème degré, de Viva Maria (1965) de Louis Malle en Pétroleuses de Christian-Jaque (1971) en passant par Shalako d'Edward Dmytryck (1968), avec leurs bagarres et leur révolution pour rire - et l'immense Sean Connery reparti la queue basse ! Et à chaque fois, quoiqu'elle joue, toujours sexy - j'allais écrire "bandante" mais je me suis retenu à temps !

Bon, j'en oublie sûrement, des films et des amants de prestige. Mais on retiendra qu'elle a quitté tout ça, un beau jour de l'an 73, pour ne pas faire un film de trop, de plus. Après, les bébé phoques et la défense de tout le genre animal, la croisade contre l'Islam migratoire et la sainte colère contre les "élites" politiques et médiatiques de sa deuxième moitié de vie, je ne les mettrais certes pas au passif de cette vie. C'est méritoire de persister à être clivante quand on pourrait se contenter d'être une icône rituellement vénérée par tous les cool-nomenklaturistes de l'époque, je trouve. C'est méritoire et puis c'est tout simplement courageux.
Bon Dieu Brigitte Bardot est morte ! Le Troisième millénaire peut officiellement commencer avec juste un quart de siècle de retard, un peu comme le XXème siècle a débuté en 1914. Sa France, la mienne par la même occasion, est officiellement morte elle aussi...
18:00 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hommage, brigitte bardot, cinéma, france |
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lundi, 29 décembre 2025
Cirque médiatique et diversion identitaire

Cirque médiatique et diversion identitaire
Nicolas Maxime
Source: https://www.facebook.com/nico.naf.735
Il n’aura pas fallu quelques jours de répit pendant les fêtes pour que le cirque médiatique se remette en marche.
D’un côté, le magazine Charlie Hebdo a affiché encore une fois son mépris par une caricature de Rokhaya Diallo avec des bananes. Il s'agit d'une énième polémique de plus, en justifiant cela par l'humour et la liberté d'expression alors que c'est symptomatique d'un imaginaire néocolonial comme si la répétition de stéréotypes raciaux relevait encore de la satire subversive. Preuve que le charlisme, ce pseudo-universalisme abstrait, ne peut être qu'une forme de racisme qui s'ignore, se prétendant au-dessus des rapports de domination en invoquant la laïcité alors qu’il les reproduit pourtant à l’identique.
De l’autre côté, le député de LFI Carlos Bilongo a tenu des propos misogynes en déclarant que Rachida Dati aurait bénéficié d’une “promotion canapé” pour en arriver là. Un épisode révélateur qui démontre que l’intersectionnalité des luttes ne semble pas véritablement fonctionner. On constate que le combat antiraciste n’empêche ni la reproduction de schémas sexistes, ni l’usage d’une violence symbolique dirigée contre une femme, y compris lorsqu’elle appartient au camp adverse. Ici, la domination ne s’additionne pas mécaniquement, et certaines grilles militantes peinent à penser leurs propres angles morts.

Bref, heureusement que le cirque médiatique — pour reprendre Guy Debord — est là pour assurer une diversion identitaire, permettant d’occuper l’espace public avec des polémiques morales et émotionnelles, pendant que l’essentiel disparaît du champ de vision.
Car pendant que l’on commente caricatures et dérapages verbaux, on ne parle pas du projet de loi spéciale sur le budget 2026, pourtant lourd de conséquences sociales et révélateur de la crise institutionnelle actuelle, sur les choix économiques à venir et le débat démocratique à mener.
Mais cela, évidemment, fait moins d’audience que le spectacle permanent des indignations sélectives. Le spectacle, écrivait Debord, n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social médiatisé par les images. Et une fois encore, il remplit parfaitement sa fonction en détournant l'attention et en récupérant les colères.
20:53 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, europe, actualité, affaires européennes |
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vendredi, 19 décembre 2025
Comment s’est formé le Système globaliste et comment fonctionne-t-il ?

Comment s’est formé le Système globaliste et comment fonctionne-t-il ?
Pierre-Emile Blairon
Nous traversons une période fort troublée de la vie politique française et internationale ; il me paraît judicieux de faire apparaître, ou de rappeler, quelques repères auxquels nos concitoyens désemparés pourront se référer dans une société où la violence (violence de rue et violence d’Etat), le mensonge, la manipulation et la trahison règnent en maîtres à tous les niveaux.
Le Système globaliste
Le Système globaliste s’est appuyé sur les fondations structurelles des sociétés traditionnelles multimillénaires pour constituer son propre squelette; il a méthodiquement et lentement inverti, perverti et corrompu (comme on dit qu’un métal comme le fer, sous l’effet du temps et des intempéries, se corrompt, rouille et finit par disparaître) toutes les bases et l’organisation établies pour qu’une société humaine puisse vivre et prospérer, afin de lui substituer ses propres critères; il s’agit bien d’un «grand remplacement» mais qui va beaucoup plus loin que l’homogénéité d’une population.
Les bases et l’organisation des sociétés traditionnelles étaient constituées de règles fonctionnelles et morales qui formaient l’armature de la société; c’est donc cette armature qui va être remplacée ou, plus exactement, dissoute, afin de lui substituer un ordre qui ne sera basé sur aucun des critères précédents. Les sociétés traditionnelles étaient fondées sur le principe que les élites aristocratiques (aristocratie: gouvernement des meilleurs) avaient pour mission de gérer une population humaine et une nature qui était notre alliée; dans le nouveau paradigme qui nous est imposé, ni l’humain ni la nature ne sont pris en compte. Quant à «l’élite», elle n’existe plus, il ne s’agit plus que de prédateurs du monde vivant.
J’ai pris comme exemple de l’organisation de ces anciennes structures la société française dont les règles étaient constituées par les systèmes politiques de gestion de cette société (1) en ne remontant pas plus loin que la période qui nous est contemporaine et qui, donc, est parfaitement déliquescente.
Cet exemple est valable pour tout type de société organisée de l’aire (et de l’ère) occidentale (2).

La scène politique française
La scène politique française contemporaine est une saga où on retrouve toujours les mêmes personnages, comme dans un feuilleton américain qui n’en finit pas; certains sont là depuis près de 50 ans, comme Fabius, Juppé ou Bayrou.
Traînant quantités de casseroles qui font un boucan de tous les diables mais que les oreilles chastes de nos concitoyens ne veulent pas entendre (3), ils se sont réparti les postes dans les diverses institutions françaises qui sont autant de sinécures (Conseil d’Etat, Conseil constitutionnel, Cour des comptes, Conseil économique et social…) ou bien ont été nommés, pour les «récompenser» de leur docilité, à des postes d’administrateur de grandes sociétés.
Cette «promotion» ne demande pas de compétences particulières, qui seraient de toutes façons inutiles puisqu’il s’agit juste de rémunérer leur assiduité par des jetons de présence, ce qui constitue déjà un progrès – et une (relative) contrainte - pour ceux d’entre eux qui sont d’anciens élus, députés ou sénateurs, où leur présence aux séances plénières ne sont pas obligatoires et où celle en commission est «excusée» sans problème et sans sanction.
S’il est un panneau dans lequel les Français tombent systématiquement depuis des décennies, c’est bien celui de l’appel des sirènes qui revêtent leurs plus beaux atours démocratiques à chaque élection en vue de les séduire et les pousser à se rendre aux urnes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les Français persistent à voter pour les mêmes charlatans qui s’empresseront, une fois élus, d’oublier les vœux de leurs électeurs. C’est l’attitude habituelle des vieux routards de la politique et les Français se prêtent sans objection (mais sûrement pas en toute lucidité) à ce qui semble désormais constituer un «rituel» où chacun joue son personnage.
Du côté des «nantis», le blanc-bec ne sait pas encore qu’arriver à franchir les portes de l’Assemblée nationale ou du Sénat en tant que nouvel élu, qu’individu politique, en tant que politicien (croit-il), signifie qu’il a frappé à une porte où il ne fallait pas frapper sous peine de perdre sa virginité, que la porte lui a été ouverte sous condition, qu’il est accepté dans sa nouvelle famille mais qu’il devra se plier aux règles de la pièce de théâtre qu’il s’apprête à jouer en tenant un rôle bien précis qu’on lui aura expressément indiqué et auquel il sera tenu de se cantonner.

A vrai dire, il ne s’agit pas d’une pièce de théâtre; il s’agit d’une secte qui contraint tous ses membres ; pire, plus que d’une secte, il s’agit d’une mafia très exigeante qui n’admet aucune trahison car cette mafia EST la trahison (4), ne vit que pour, et que de, la trahison, et elle n’accepte aucune concurrence et aucune dérogation à ses règles.
Cette réception dans la secte est entérinée par le représentant du groupe politique auquel appartiennent ses députés, qui les engage à suivre ses directives et ceux de la secte sous peine d’exclusion.
Le nouvel élu fait désormais partie du Système et il lui sera demandé inévitablement de trahir ses électeurs, dont les souhaits généralement fort pragmatiques ne correspondent en rien aux objectifs de cette caste, ce qui fera qu’il passera la majeure partie de son temps à mentir et à se justifier, la main sur le cœur, à tromper ses électeurs et à leur promettre monts et merveilles, promesses qu’il n’a aucune intention, ni même aucune possibilité (5), de tenir sous peine de se voir exclu de son groupe, l’exclusion étant un moindre mal, si l’on tient compte des récents «suicides» qui ont alerté les Français les plus éveillés sur les agissements du monde politique français presque entièrement soumis à ce véritable «syndicat du crime» (6).
Mais, au-delà de cette école de la trahison, de la perversion et du mensonge qui formate les futurs psychopathes qui vont diriger notre pays, nombre de ces derniers auront également subi divers examens de passage, une initiation qui les formera aux pratiques les plus abjectes qui ont cours dans les cénacles plus hermétiques des maîtres de ce monde qui ne fixent aucune limite, morale ou sociétale, à leurs dépravations et exigent de leurs affidés la même attitude.
De la sorte, une grande partie du personnel politique sera vulnérable au chantage qu’aura exercé la Secte mondialiste sur ses adeptes, puisque beaucoup d’entre eux, peut-être plus ambitieux que les autres, et surtout plus dépourvus de scrupules, auront été contraints de passer sous les fourches caudines de ces débordements pervers de tous ordres, débordements dûment filmés.
Le Système globaliste a fait en sorte de dépasser très largement le strict domaine politique pour investir tous les pans de la société ; l’affaire Epstein et ses ramifications en France avec son correspondant Brunel (l’un et l’autre «suicidés») et dans le monde nous rappelle que les champs de l’art (architecture, sculpture et peinture contemporaines), du sport (Jeux olympiques), de la jet-set (famille royale d’Angleterre), ou du spectacle (chanteurs promouvant les spectacles satanistes, pègre hollywoodienne) ont été largement contaminés.
Si vous adaptez cette grille de lecture aux événements douloureux qui se produisent actuellement, notamment avec l’affaire des abattages de bétail, vous serez à même de mieux comprendre les positions de chacun et les enjeux en cours mais, surtout, vous aurez définitivement rompu avec la naïveté de ceux – la très grande majorité des Français – qui avalent tout crues (dans les deux sens du terme) les informations des médias de propagande subventionnée appartenant tous à seulement dix oligarques français, ce qui induit la monopolisation, l’uniformité, la partialité de l’information et, surtout, son imposture.
Pierre-Emile Blairon
Notes:
- (1) La « politique » définit ce qui appartient au domaine de l'organisation d'un État et à l'exercice du pouvoir dans une société organisée.
- (2) Voir la définition de l’Occident, par exemple, dans cet article : Trump veut-il vraiment en finir avec la guerre en Ukraine? « L’Occident comprend les Américains de l’Etat occulte, dit « profond », la CIA, l’Otan, et leurs satellites : l’Union européenne, l’Israël sioniste, le Mossad. »
- (3) L’exemple le plus flagrant et le plus navrant est celui de l’enthousiasme suscité par la parution du livre de Nicolas Sarkozy décrivant les « épreuves » que ce répugnant personnage passible plusieurs fois de haute trahison, a traversées pendant… 20 jours en prison; voir l’article du 15 décembre 2015 de Georges Gourdin sur Nice Provence Info à ce sujet : Mais qui sont ces gens qui poireautent pour un autographe de Sarkozy ?
- (4) Mafia : groupe occulte de personnes qui se soutiennent dans leurs intérêts par toutes sortes de moyens (Larousse).
- (5) 90% des promesses de ces élus français ne seront pas tenues – et ils le savent !- puisque tous les groupes présents à l’Assemblée nationale et au Sénat sont partisans de l’Union européenne qui fixe ses propres lois en fonction de ses propres intérêts, qui sont des intérêts globalistes qui vont à l’encontre des intérêts nationaux et les impose aux Etats membres.
- (6) On peut revoir avec profit le film d’Henri Verneuil, I comme Icare.
16:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : actualité, système globaliste, france |
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mardi, 16 décembre 2025
Police ou milice?

Police ou milice?
Pierre-Emile Blairon
Blindés de la gendarmerie (Centaures), hélicoptères chargés de gazer les manifestants, CRS en tenue de combat… tout un dispositif jamais vu en France (si ce n’est lors des manifestations des Gilets jaunes) pour abattre… 207 vaches parfaitement saines avec la complicité de certains services vétérinaires soumis à leur Ordre, collaborateur du pouvoir globaliste, tout comme leurs collègues de l’Ordre des médecins avaient persécuté les médecins refusant les faux vaccins lors de la fausse pandémie.
Cet épisode qui a scandalisé la France entière ce 12 décembre 2025 est la suite logique d’une politique voulue par le gouvernement qui gère actuellement la France et qui privilégie et même anticipe l’application des accords passés par la Commission européenne avec certains Etats d’Amérique du Sud (Mercosur) au détriment de la paysannerie française. Nous avions déjà alerté il y a 6 mois les populations des projets radicaux de notre gouvernement qui, non seulement suit aveuglément les directives européennes mais les dépasse avec un zèle inattendu et une violence inédite dans les modalités de leur application. Voir notre article du 30 juillet 2025 : Mercosur en vue : éradication du cheptel français… et de nos paysans avec !
Quand les forces de sécurité retournent leurs armes contre le peuple qu’elles ont pour mission de protéger, quand elles obéissent aveuglément et passivement à des ordres iniques, provenant d’autorités qui dilapident nos ressources et vendent nos entreprises à l’encan, ne deviennent-elles pas une milice au service d'intérêts étrangers ou qui ne sont pas ceux de la Nation ?
Sept membres de ces forces de l’ordre ont sauvé, ce jour-là, l’honneur de leur profession et celui de leurs collègues présents sur place, en refusant de réprimer les paysans présents pour soutenir l’agriculteur obligé de voir l’extermination de son troupeau. Un ancien gendarme, Marc-Jean Clairval, a pris la parole pour rappeler les devoirs et les engagements des forces de l’ordre au service de la patrie [1] et non pas d’un gouvernement, éphémère comme tous les gouvernements.
Les Français ne mourront pas pour BlackRock qui travaille à confisquer nos terres, ni pour Bill Gates qui veut nous faire manger des insectes et de la viande artificielle, ni pour l’Ukraine mafieuse, ni pour l’Otan qui ne rêve que de soumettre la Russie et voler ses ressources, ni pour les institutions européennes corrompues à la solde des globalistes qui nous imposent une immigration débridée, ni pour le Mercosur qui va nous submerger de produits contaminés, ni pour les traîtres qui siègent à l’Assemblée nationale et au Sénat, accrochés à leurs fauteuils bien rembourrés, ceux qui font mine de s’intéresser au sort des citoyens qui les ont élus mais qui, en vérité, s’en balancent éperdument.
Les Français ne mourront pour personne d’autre que leurs familles et leurs amis, et pour rien d’autre que leur terroir, leurs villages, leur qualité de vie, leur patrimoine et leurs coutumes millénaires.
Pierre-Emile Blairon
Note:
[1] https://www.facebook.com/reel/2988191398033538
13:35 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, actualité, europe, affaires européennes, révolte paysanne |
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lundi, 15 décembre 2025
En mémoire d’un grand contributeur du nationalisme-révolutionnaire, Jean-Gilles Malliarakis

En mémoire d’un grand contributeur du nationalisme-révolutionnaire, Jean-Gilles Malliarakis
par Georges Feltin-Tracol
Décédé le 7 décembre dernier à l’âge de 81 ans, Jean-Gilles Malliarakis, dit « Mallia », est inhumé au cimetière de Cluny en Saône-et-Loire en Bourgogne–Franche-Comté, le mercredi 10. Sa disparition a suscité de nombreuses condoléances dont celles de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, de Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia, et de Pierre-Alexandre Bouclay, le patron de Radio Courtoisie dont le défunt dirigea une émission de 1995 environ à 2007.
Jean-Gilles Malliarakis a même eu droit à un article nécrologique dans la livraison du Monde du 13 décembre 2025. On ne sera pas surpris par le ton hargneux employé par l’auteur qui suit habituellement l’«extrême droite» en général et le Rassemblement national en particulier…
Proche dans la décennie 1990 de Christian Poucet (1956-2001) et du CDCA (Confédération de défense des commerçants et artisans), Jean-Gilles Malliarakis tente de relancer, après Gérard Nicoud et le CIDUNATI (Confédération intersyndicale de défense et d’union nationale des travailleurs indépendants) des années 1970, un néo-poujadisme contestataire et revendicatif. Il choisit aussi le chemin du libéralisme conservateur d’expression française sous l’influence décisive d’Alexis de Tocqueville (1805-1859), de Frédéric Bastiat (1801-1850), voire de Léon Walras (1834-1910) et du Franco-Italien Vilfredo Pareto (1848-1923). Prix Nobel d’Économie en 1988, Maurice Allais (1911-2010) faisait-il partie de ses références libérales hétérodoxes ? Peut-être…

Cependant, avant d’adhérer au corpus libéral et conservateur, Jean-Gilles Malliarakis est d’abord un remarquable protagoniste du dépassement vitaliste des idéologies modernes issues des «Lumières» du XVIIIe siècle, développées au XIXe siècle et appliquées au XXe. Ce grand admirateur de Benito Mussolini et des arditi en «chemises noires» - avec un indéniable sens théâtral pour des provocations calculées – parvient à combiner au cours des années 1970–1980 le nationalisme-révolutionnaire et le solidarisme (expression forgée par l’homme politique républicain Léon Bourgeois et reprise dès la fin de la guerre d’Algérie par les jeunes activistes de l’OAS en Métropole). De ce mélange et en suivant l’exemple italien de Terza Posizione sortent bientôt la troisième voie et le tercérisme.
À l’époque du Mouvement nationaliste-révolutionnaire (MNR), son périodique imprimé officiel s’intitule Jeune Nation Solidariste, ce qui soulève l’indignation, la colère et le mécontentement de l’Œuvre française de Pierre Sidos, continuation directe de Jeune Nation (1949-1958) et du Parti nationaliste (1958 - 1959). Ainsi, du 27 avril 1978 au 7 mai 1981, trouve-t-on dans chaque numéro de Jeune Nation Solidariste un éditorial de Jean-Gilles Malliarakis. En 1985, la Librairie Française qu’il gère, et les Éditions du Trident qu’il a fondées et animent, co-publient le recueil Ni trusts ni soviets, soit « l’ensemble des éditoriaux de principe et d’actualité ». Outre un avertissement liminaire et une explication sur « Qu’est-ce que le Solidarisme : le Nationalisme comme doctrine sociale », s’y ajoutent une conférence sur l’État nationaliste prononcée à Nantes, le 14 février 1983, un éditorial paru en juillet–août 1984 et une intervention fracassante tenue au congrès du PFN (Parti des forces nouvelles), le 3 novembre 1984.
Prônant entre autre «l’entreprise communautaire» et «la Propriété comme fonction sociale», Jean-Gilles Malliarakis affirme que «le Solidarisme n’est pas autre chose que cette Troisième Voie, cette affirmation du Nationalisme en tant que Doctrine sociale. Le Solidarisme constate que les solidarités communautaires enracinées dans la Région, dans la Nation et aujourd’hui, plus largement, dans l’Europe, pensent et doivent s’organiser dans le métier, dans la profession, dans la corporation, dans l’entreprise par delà les antagonismes de classe». Adversaire déterminé des institutions de la Ve République, il s’élève volontiers contre les solutions faciles et erronées qu’il désigne comme des impostures. Il dénonce le mythe royaliste orléaniste, les fumisteries parlementaire et présidentialiste, le recours technocratique délétère, le leurre national-conservateur et le mirage militaire putschiste. Il préfère l’action militante imaginée et présentée en fer de lance d’une «Seconde Révolution française»: comprendre la liquidation complète des valeurs révolutionnaires bourgeoises de 1789-1793.

À rebours d’un milieu qui se détourne des rapports sociaux et des questions d’«intendance», Jean-Gilles Malliarakis insiste sur l’importance du sujet. Il rappelle qu’«il existe un lien évident entre le social, le politique et l’économique. Le Nationalisme comme doctrine sociale professe avant tout que l’économique reflète le politique, que la production doit être ordonnée à des fins qui ne sont pas techniques et matérielles, mais humaines et spirituelles. Augmenter sans cesse la consommation de richesses, la circulation de monnaie, l’accumulation des profits, ne saurait être le but de l’activité humaine». Cela ne l’empêche pas de critiquer très sévèrement l’emprise économique sur la vie quotidienne.
Cette critique radicale s’inscrit nettement dans son Yalta et la naissance des blocs (Albatros, 1982). Il étudie dans cet essai «l’histoire de Yalta, c’est-à-dire l’histoire des connivences anglo-soviétiques et américano-soviétiques de la Seconde Guerre mondiale». Il soutient que «l’Occident […] s’identifie plus profondément au projet de Bretton Woods et au FMI qu’à l’héritage de Godefroy de Bouillon». Il souligne par ailleurs que «les blocs sont solidaires, de par leur nature, de par les dangers des forces centrifuges qu’ils affrontent chacun, de par leurs origines historiques».
Récusant autant Washington et son bloc atlantiste-occidental que Moscou et son bloc communiste soviétique, Jean-Gilles Malliarakis n’accorde aucun confiance, à l’instar de Charles De Gaulle qu’il n’apprécie guère, au cas yougoslave titiste supposé agir en matière diplomatique pour un tiers parti planétaire largement illusoire. Il précise volontiers que «Tito ne représente pas l’indépendance yougoslave, mais un modèle expérimental distinct. Ce n’est pas le refus de l’alignement, c’est un alignement hybride. Ce n’est pas le sujet du non-alignement: c’est un partage hybride qui se fait à l’intérieur même du système national (60% du socialisme stalinien, 40% d’affairisme anglo-saxon) au lieu de passer d’un côté ou de l’autre de la frontière». Il rappelle même que « la carrière de Tito avait commencé dans les rangs de la fraction la plus extrême du Komintern. Natif d’Odessa où son patronyme était Wais, il usurpe l’identité de Josip Broz, révolutionnaire communiste croate et son pseudonyme de résistance correspondait au sigle TITO de Tajna Internationalna Terroricka Organizatia en serbe », soit en français « Organisation terroriste internationale secrète». Il poursuit qu’«après guerre, la mère de Josip Broz ne reconnaîtra pas Tito»…

«Dans le monde qui s’est développé depuis le triomphe des Superpuissances, seules règnent des forces, polarisées autour de deux conglomérats qui ne sont pas des Nations. Ces forces sont, d’une part, le Bloc des compagnies multinationales, des superprofits, des placements spéculatifs itinérants, des grands palaces internationaux, des êtres angoissés ballotés entre la psychanalyse et la bondieuserie, le sexe et l’ésotérisme – le Bloc dit occidental – et le monde glacial du matérialisme dialectique abrégé en diamat, du KGB, des grands combinats d’industrie lourde et d’une vie culturelle sclérosée dans le ballet classique et imbibée de vodka».
On devine néanmoins les prémices d’une convergence des blocs vers une synthèse effrayante. Guy Debord évoquera sous peu sa thèse du «spectaculaire intégré». Malgré ce constat implacable, Jean-Gilles Malliarakis croit au renouveau de la France et à la renaissance de l’Europe ainsi qu’à leur symbiose féconde. «Entre la légitimité sacrale de l’Ancienne France et la légitimité nationale de la Nouvelle Europe, une parenté plus étroite que l’on croit existait. Le sacre des Rois de France par l’archevêque de Reims, dans la réjouissance populaire et après que la couronne, la couronne de Charlemagne, ait été maintenue par les pairs du royaume, n’était pas autre chose que cette sublimation de la vieille loi des Francs». Dans cette perspective héroïque française et européenne ou franco-européenne, voire euro-française, il s’approprie le slogan «Europe! Jeunesse! Révolution!» qu’il explique de manière magistrale et sur un ton hautement romantique. «La Jeunesse est le moteur de l’Éternel retour. L’Europe demain sera le faisceau des nations libérées du joug de Yalta. Et notre Révolution sera l’annonciatrice de l’ordre nouveau, troisième voie entre le capitalisme et le marxisme».
Avec une rare prescience, il prévient dans l’ultime éditorial qu’il signe à la veille de l’élection de François Mitterrand le 10 mai 1981, que la victoire probable du candidat socialiste redynamisera l’Opposition nationale. Attention toutefois aux «fronts à répétitions, animés depuis les années cinquante par l’inlassable Jean-Marie Le Pen, personnage tellement kitch désormais qu’on ne peut se départir d’une certaine affection à son égard. Surtout dans la presse du système. C’est un adversaire tellement gentil, tellement reposant. Voyez comme tout le Monde a “regretté” son absence au dernier scrutin [la présidentielle de 1981]». On sait que le mouvement Troisième Voie éclate en 1991 quand Jean-Gilles Malliarakis négocie directement avec Jean-Marie Le Pen son ralliement (inabouti) au Front national sans se soucier des méfiances et des réticences de la part d’une base sceptique envers ce projet.

«Depuis un quart de siècle, conclut-il dans Ni trusts ni soviets, ma vie n’est pas autre chose que mon combat. Les gens qui m’intéressent sont ceux qui pensent comme cela. Avec eux, je suis prêt à tout entreprendre, à tout oublier, à tout reconstruire. À chacun de ceux qui m’écoutent, je dis donc : si tu penses comme ça, camarade, si tu vis comme ça, prenons-nous par la main et marchons ensemble vers le soleil et vers la victoire, la victoire totale. Oui, nous vaincrons parce que nous sommes les plus nobles». Certes, Jean-Gilles Malliarakis n’a pas connu la «victoire totale», mais ses actes ont révélé de lui une belle et forte noblesse d’âme.
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samedi, 13 décembre 2025
Point sur la crise de la Dermatose dans les Pyrénées

Point sur la crise de la Dermatose dans les Pyrénées
Laurent Ozon
Source: @LaurentOzon (X)
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie virale des bovins à très faible mortalité (1 à 5 %, rarement plus). La morbidité est très variable selon les souches et les conditions environnementales.
Le premier foyer déclaré en France date du 29 juin 2025 en Savoie. Les premiers cas dans les Pyrénées-Orientales datent du 15 octobre, suivis d'une progression rapide vers l’Ariège (9/12), les Hautes-Pyrénées (10/12) et les Pyrénées-Atlantiques (zone réglementée depuis le 11/12).
Le mode de propagation dominant est vectoriel, via des insectes piqueurs (mouches des étables, moucherons piqueurs ou taons), et non par les mouvements d’animaux.Ce point est essentiel. Le virus circule largement dans l'environnement et peut progresser de plusieurs dizaines de kilomètres par semaine, en dehors des couloirs de transport des animaux.

Le vaccin homologué en France, Lumpyvax, réduirait fortement les formes cliniques graves et préserverait la productivité (lait, croissance), mais il n’est pas stérilisant. En clair, les animaux vaccinés peuvent être infectés, devenir porteurs asymptomatiques et continuer à transmettre le virus aux insectes vecteurs. C'est un vaccin productif plus que sanitaire. Il sauvegarde la santé du troupeau mais ne bloque pas la circulation du virus.
Du fait du mode de contamination et de l'efficacité limitée du vaccin, la stratégie officielle d’abattage total suscite une opposition large chez les petits éleveurs. Selon la réglementation européenne (catégorie A, Règlement UE 2016/429), tout foyer confirmé entraîne l’abattage et la destruction de l’intégralité de l’élevage, même si une seule bête est atteinte.
La justification officielle est que cette méthode coupe la source virale locale en éliminant les porteurs cachés. Pourtant, si la circulation du virus est vectorielle, cette stratégie de dépopulation totale semble largement inadaptée. Selon la réglementation, ce serait pourtant la seule façon de maintenir le statut « indemne » nécessaire aux exportations de bovins vivants, de viande etc. – bien que des suspensions d'exportations soient déjà en vigueur hors UE en raison des zones réglementées actuelles (109 foyers au 9 décembre).
Lorsque la transmission est essentiellement vectorielle et généralisée (comme actuellement dans le sud-ouest), l’abattage total, prônée par une technocratie quasi-militarisée, suscite la colère. De nouveaux foyers apparaissent régulièrement sous le vent, indépendamment des élevages abattus. Le modèle belge de 2021 (abattage ultra-rapide ayant stoppé net une introduction unique par camion transportant des animaux) n’est pas transposable. Le virus circule et circulera dans l'environnement. Par ailleurs, la question de l'exportation sera bientôt réglée puisque, quoi que fasse la technocratie, les restrictions liées aux zones réglementées (rayon de 50 km autour des foyer) limiteront drastiquement les exportations dans les mois à venir.
On voit donc apparaître une divergence d'intérêts entre les éleveurs orientés vers le marché intérieur (petites exploitations, circuits courts, production laitière locale), qui subissent des pertes lourdes et les filières export (grands groupes intégrés dont la FNSEA est l'émanation), qui cherchent à maintenir le statut indemne pour conserver leurs marchés (Maghreb, Moyen-Orient, Asie).
Plus fondamentalement, la charge symbolique, en situation de tension sociale, économique et identitaire, de petits éleveurs contraints par une mobilisation de moyens exceptionnels de la force publique, de faire tuer leur troupeau pour satisfaire à des normes technocratiques européennes inadaptées, peut mettre le feu aux poudres. D'autant plus que s'est installé dans une partie de l'opinion l'idée que cette crise n'était qu'une partie d'une guerre plus large menée par les technocraties managériales mondialisées contre l'autonomie alimentaire et la typicité de production des peuples.
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jeudi, 11 décembre 2025
Macron, le Don Quichotte du commerce mondial
Macron, le Don Quichotte du commerce mondial
Par @BPartisans
Emmanuel Macron repart en croisade. Après avoir sauvé — selon lui — l’Europe, l’Ukraine, le climat, la démocratie, la culture, la planète, les dauphins et la dignité humaine, voilà qu’il prétend désormais sauver… le commerce mondial. Comment ? En menaçant la Chine de droits de douane « dans les tout prochains mois ». Une réplique miniature des sanctions américaines, mais servie avec le panache fané de la diplomatie macronienne.
La mise en scène est parfaite : visage grave, ton solennel, posture de chef d’État debout contre les éléments. Mais derrière, c’est le vide. Un vide qu’il faut combler par des annonces tonitruantes. Macron parle non pour agir, mais pour exister. Encore. Toujours.
Le président jure qu’il veut « corriger les déséquilibres massifs » du commerce mondial. Pourtant, il y a quelques mois encore, il qualifiait les droits de douane imposés par les États-Unis de « méthode de chantage des plus forts » qui détruit le libre-échange. (Déclaration officielle, juin 2025.) On appréciera la cohérence : hier, c’était du chantage ; aujourd’hui, c’est du courage.
Même refrain lorsqu’il implore Pékin de « rééquilibrer les échanges et investir durablement » — formulation reprise par plusieurs sources diplomatiques — comme si le simple fait d’appuyer sur la table pouvait redessiner l’économie chinoise. La Chine, rappelons-le, détient plus de 55 % du déficit commercial français hors énergie. Depuis dix ans, la France ne cesse d’importer, tandis que son industrie se délite. Les menaces douanières ressemblent donc moins à une stratégie qu’à une incantation.
Le Financial Times, dans une analyse récente, souligne qu’aucune des démarches européennes n’a fait fléchir Pékin sur sa politique industrielle, massive et assumée. Autrement dit: l’Europe parle, la Chine produit. L’Europe se plaint, la Chine exporte. L’Europe promet des taxes, la Chine hausse un sourcil — et continue.
Mais Macron, lui, a besoin d’exister dans ce théâtre géopolitique où tout le monde l’a dépassé. Washington se concentre sur l’Asie, Londres joue les équilibristes, Berlin tente de sauver son économie… et Paris, faute de leviers réels, menace de sanctions qu’elle n’a même pas les moyens d’appliquer sans se tirer une balle dans le pied industriel.
Car c’est là que sonne le glas : la France dépend massivement des importations chinoises, notamment dans l’électronique, l’automobile électrique, les composants industriels. Chaque droit de douane se traduirait par une hausse des prix, une perte de compétitivité et un coup de massue pour les consommateurs. Derrière la posture martiale, ce sont les entreprises françaises qui paieraient l’addition.
Mais Macron ne calcule plus vraiment : il performe. Tout est devenu spectacle. Diplomatie Twitter, économie PowerPoint, souveraineté TikTok. Il brandit la menace comme un rideau de fumée, espérant masquer le fait que la France n’a plus les moyens de son ambition, ni économique, ni industrielle, ni diplomatique.
Et à force de vouloir exister par l’éclat, Macron pourrait bien provoquer l’inverse : rendre la France inaudible, isolée, et surtout… économiquement vulnérable. Le pire paradoxe d’un président qui confond toujours la scène internationale avec un plateau de théâtre.
Source : https://www.bfmtv.com/economie/international/prenant-l-ex...
@BPARTISANS
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vendredi, 05 décembre 2025
La menace confiscatoire

La menace confiscatoire
par Georges Feltin-Tracol
Le 23 octobre 2025 se tenait à Bruxelles un nouveau conseil regroupant les chefs d’État et de gouvernement des États-membres de l’Union prétendue européenne. Le principal débat portait sur le sort des actifs de la Banque centrale russe gelés depuis le début de la guerre avec l’Ukraine.
On estime que la Russie aurait placé en Occident avant-guerre environ trois cents milliards d’euros. Ce montant comprendrait les avoirs souverains, soit les réserves de la Banque centrale, et les fonds privés qui appartiennent aux personnalités russes soumises aux sanctions occidentales.
Les experts pensent encore que ces sommes bloquées se répartissent très inégalement entre le Luxembourg, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie et la Belgique. Le royaume belge concentrerait la plus grande majorité des actifs souverains russes en raison de la présence à Bruxelles, son siège légal, d’Euroclear, un établissement central de dépôt des titres. Société de droit privé, Euroclear est une entreprise financière qui travaille en toute confiance avec les banques centrales, les banques et les fonds d’investissement de la planète. Ils déposent de manière dématérialisée des obligations, des produits financiers, des actions et des investissements. Son dépôt global pèserait 42.500 milliards d’euros en titres ! Euroclear détiendrait 193 milliards d’euros d’actifs russes bloqués.

Le siège d'Euroclear à Bruxelles.
Une partie du Conseil dit européen aimerait s’emparer de ces fonds. L’argent ainsi confisqué servirait de gage au prêt de réparation à l’Ukraine. Or le Premier ministre fédéral belge, le national-centriste flamand Bart De Wever, s’y oppose résolument. Il craint à juste titre que cette première historique de s’approprier les actifs d’un autre État n’entraîne de fâcheuses répercussions politiques, financières, économiques, sociales, diplomatiques et juridiques. Le dirigeant belge exige donc de ses partenaires un mécanisme solide de garantie capable de rembourser Euroclear si jamais Moscou parvenait à rapatrier en Russie ses placements. Les discussions se poursuivent. La direction d’Euroclear entend par ailleurs contester devant les tribunaux toute confiscation des avoirs russes. Elle sait qu’une telle mesure anéantirait la confiance des déposants.
Les négociations portent aussi sur un prêt de réparation gagé sur le fonds souverain de la Norvège. Bien que non-membre de l’Union pseudo-européenne, Oslo participe à l’OTAN, à l’Espace économique européen et à la zone Schengen. Grâce aux hydrocarbures en mer du Nord, le royaume scandinave disposerait grâce à ce fonds plus de 1700 milliards d’euros ! Les eurocrates ont déjà prévu d’utiliser les intérêts de ces avoirs russes (soit plus de cinq milliards d’euros) pour aider l’Ukraine.
Les réticences du chef du gouvernement belge sont légitimes. La saisie illégale des avoirs d’État russe et leur utilisation à l’effort de guerre seraient considérées comme des actes délibérés de belligérance avec des conséquences imprévisibles. Cet acte de piraterie internationale constituerait enfin un terrible et néfaste précédent pour la population française.
La France croule sous la dette et les déficits. Au lieu de trancher, de tailler et de sabrer dans les dépenses inutiles et problématiques (subventions faramineuses aux partis politiques, aux syndicats, aux associations déviantes, etc.), les politiciens ne cachent plus leur envie de détourner ce gigantesque magot que représente l’épargne des Français. Pour le premier semestre 2025, le taux d’épargne des particuliers atteignait près de 19%, d’où un patrimoine financier des ménages estimé à 6430 milliards d’euros !

Le 2 avril 2024, l’inénarrable députée Verte de Paris, Sandrine Rousseau, suggérait de combattre la dette publique en contraignant les épargnants français à renflouer ce tonneau des Danaïdes. Elle n’est pas la seule à lorgner sur les économies d’une vie de labeur. L’apparentée Verte, Sophie Taillé-Polian, députée du Val-de-Marne et adhérente à Génération.s, le groupuscule de Benoît Hamon, développe une autre obsession. Outre son fantasme psychotique de fermer CNews et d’écraser le groupe médiatique Bolloré, elle envisage, début novembre, de piller l’épargne afin de financer la nationalisation de l’économie hexagonale et la réindustrialisation. « Récupérer l’épargne des Français pour qu’elle soit réinvestie dans le productif et non dans le financier, se justifie-t-elle, c’est remettre en selle notre modèle social. » Faire les poches des Français au nom du sinistre pacte républicain tout en refusant la fermeture des frontières et en acceptant tous les migrants du monde est fort audacieux.

Corrélons ces deux infâmes propositions avec d’autres qui expriment une agression discrète contre la propriété. Les services fiscaux exigent chaque année de remplir une déclaration d’occupation et de loyer. Cette déclaration est à mettre en relation avec le projet de faire payer aux propriétaires une location qu’ils devraient s’ils n’étaient pas précisément propriétaires! Ubu travaille au fisc! Posséder des biens immobiliers constitue un marqueur, plus ou moins fort, d’enracinement. Dans une tribune parue dans Le Monde du 19 octobre 2025, sommet de la désinformation et de la dénonciation facile, Aurore Lalucq (photo) défend le projet funeste d’euro numérique qui, selon elle, contournerait les banques. Bien sûr, on y croit! Députée française apparentée socialiste au Parlement dit européen, Aurore Lalucq co-préside Place publique (Rigole publique serait plus juste !), un autre groupuscule, celui de Raphaël « CIA » Glucksmann. Sa prise de position en faveur d’une monnaie numérique liberticide n’est donc pas étonnante.
Les kleptocrates occidentaux se méfient des propriétaires et de toute réalisation tangible de participation dans les entreprises. Leurs lointains aïeux ont aboli les corporations qui reconnaissaient la propriété du métier et favorisé le salariat. Confisquer l’épargne privé constituerait une nouvelle étape vers l’instauration d’un hilotisme 2.0 et d’un véritable communisme de marché. Dans cette perspective anxiogène, comment réagirait alors l’opinion publique ? Assisterait-on à l’émergence de « super-Gilets jaunes » ? Comment répondraient les unités de sécurité potentiellement spoliées ? Continueraient-elles à obéir docilement à l’hyper-classe cosmopolite ou bien se rallieraient-elles aux mécontents, quitte à renverser dans la foulée le régime ? Tout demeure incertain. Espérons seulement que ni l’écureuil, ni la fourmi ne se laisseront plumer.
GF-T
- « Vigie d’un monde en ébullition », n° 176, mise en ligne le 1er décembre 2025 sur Radio Méridien Zéro.
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mercredi, 26 novembre 2025
Directoire et Macronisme: un parallèle historique saisissant!

L’Europe du déclin
Directoire et Macronisme: un parallèle historique saisissant!
Frédéric Andreu
Une crise interminable — et, disons-le, minable — éteint peu à peu les lumières de l’Europe réelle. On assiste aujourd’hui à une fragmentation esthétique et morale qui n’est pas sans rappeler la période du Directoire (1795-1799), entre chapeaux à plumes et déclarations de guerre opportunes. Nous allons voir comment une oligarchie irréformable génère toujours des dérivatifs.
Alors que la corruption et la délinquance gangrènent la France d’alors, l’expédition d’Égypte sert le régime. L’UE de Macron et de von der Leyen, quant à elle, désigne aujourd’hui la Russie comme l’ennemi du genre humain. Une faute qui risque de coûter cher au peuple, éternel dindon de la farce.
- Des élections qui ne plaisent pas au pouvoir. Lorsqu’on regarde le tour de passe-passe électoral de 2005 et le discrédit persistant de la classe politique, on remarque une troublante similarité avec la période du Directoire. Nous sommes en 1797. La misère ronge les faubourgs de Paris; on mange des chats tandis que l’oligarchie d’affaires festoie dans des palais cossus. Dérive conjoncturelle ou aboutissement de la Révolution de 1789: tromper le peuple, lui retirer ses libertés concrètes et coutumières pour les remplacer par des lois abstraites? À chacun d’en juger.
Sans le savoir, la Révolution politique allait servir de préparatif à la révolution industrielle: il s’agissait de remplacer les anciennes élites par des marchands et des banquiers, et de faire entrer la machine dans la société. C’est ce que l’Histoire officielle — tatillonne sur les faits mais aveugle sur les structures — ne dit jamais: le coup d’État politique anticipait un coup d’État technique.

Dans ce contexte délétère, on ne s’étonnera pas que les élections de 1797 (dites du « 18 Fructidor an V ») donnent une large victoire aux royalistes. Que fait alors le pouvoir? Il invalide purement et simplement les résultats ! Depuis cette époque, l’ADN du républicain semble inchangé: en 2005, Sarkozy confisque lui aussi le résultat du « non » à Bruxelles, en faisant revoter le même traité par les parlementaires. Sarkozy serait-il un héritier du Directoire? Dans un certain sens, oui: sa politique reflète sa culture personnelle, celle d’un Barras amateur de Rolex et de Fouquet’s. Moins flamboyants, Hollande et Macron resteront sans doute dans l’Histoire comme des ploutocrates sans envergure, les Directeurs dont personne ne retient le nom.
- La désignation de l’« ennemi dérivatif ». La dérive corruptrice d’un pouvoir s’accompagne toujours de la désignation d’ennemis factices. Il faut détourner le regard du pourrissement des élites en inventant des menaces opportunes. L’Italie puis l’Égypte vont remplir ce rôle: la presse fabrique un « Mars de la guerre », Bonaparte, alors même que le pillage des églises par ses soldats est encouragé. Suivez mon regard: que fait aujourd’hui l’UE — le Directoire de notre temps — sinon créer elle aussi de faux ennemis? Les « nationalistes/populistes » sont désignés comme l’ennemi intérieur; la Russie comme l’ennemi extérieur, destiné à canaliser les angoisses collectives. Rien de nouveau sous le soleil !

Bonaparte part en Égypte. À cette époque, il n’est qu’un général ambitieux parmi d’autres. Joubert lui est d’ailleurs préféré, mais celui-ci meurt au combat. Les années qui viennent diront si un soldat surgira pour « sauver l’Europe » face à une invasion russe imminente...
- Bonaparte contre Pichegru: Cette période du Directoire, courte mais si riche en éclats, a connu l’irruption de Bonaparte au détriment d’autres hommes, tombés dans les oubliettes de l’Histoire. Le cas de Jean-Charles Pichegru (portrait) est emblématique de cette époque ! Fils de cordonnier, entré dans l’armée, il devient un Général plus populaire que Bonaparte. Il faut dire qu’il libère l’Alsace de la menace autrichienne et réalise nombre d’exploits militaires. Cet homme le plus populaire de son temps est totalement oublié aujourd’hui. Pourquoi ? Ni jacobin sectaire, ni bonapartiste arriviste, il se rallie peu à peu, lui le fils de cordonnier, aux camps des Royalistes. Il est envoyé au bagne de Cayenne après avoir remporté les élections de 1797!

Aujourd’hui, on n’envoie plus les opposants au bagne, mais certains dissidents sont mis au ban médiatique. C’est une autre manière d’exclure. Comme au temps du Directoire, les courants favorables à la démocratie directe ou à la royauté sont craints par le système. Bien que minoritaires, ces courants représentent un rempart contre un système jugé intrinsèquement profanateur. Ils appartiennent plus à la tradition qu’à la politique proprement dite.
- Le moteur en trois temps : On remarque que ce pouvoir délétère qui règne sur l’Europe, avec von der Leyen en tête de gondole, suit toujours le même scénario :
- (1) Le déclin de l’élite conduit inexorablement le pays à la ruine.
- (2) Elle secrète alors un « leader » chargé de remettre de « l’ordre ».
- (3) Une fois le travail accompli, elle se débarrasse du « sauveur » avant de recommencer un cycle identique.
Ce moteur à articulation ternaire peut expliquer comment un idéaliste comme Robespierre fut mis au pouvoir, puis exécuté une fois sa tâche accomplie; comment un Bonaparte, à la fois redouté par les élites mais jugé assez corruptible, fut mis en selle par Sieyès, puis envoyé en exil. D’un certain point de vue, même De Gaulle — rappelé en 1958 lors de la crise algérienne, puis battu au référendum de 1969 — a joué un rôle similaire.
À ces époques, on ne parlait pas encore de « deep state », mais c’était déjà une oligarchie — celle de l’industrie et de la colonisation — qui exerçait les pouvoirs profonds. En partie autonomes, les forces de l’argent et de la technique génèrent un pouvoir cybernétique tournant autour d’une classe possédante et non élue. Ce pouvoir « cherche » des acteurs (conscients ou non) pour jouer leur rôle dans le grand théâtre démocratique, puis les jette ou les recycle en icônes. De Gaulle est particulièrement emblématique de ces figures historiques, à une époque où le gaullisme est érigé en idéal par des gens qui ne cessent de le trahir. Dernier chef d’État à avoir eu une haute conscience du principe monarchique au-dessus des partis, il entretenait des échanges réguliers avec le prétendant au trône. Rien d’étonnant : il savait qu’il servait un principe supérieur à sa personne.
On remarquera au passage que le seul chef d’État du XIXᵉ siècle à n’avoir connu ni exil ni prison n’est ni un président ni un empereur, mais un roi: Louis XVIII, un souverain dont l’aura et la finesse mériteraient d’être étudiées de près. La République, experte en théâtralisation, en trahison et en usurpation, n’a cessé de renier ses propres principes, tandis que le pouvoir légitime n’a pas besoin de postuler les siens: il les incarne.
Les technocrates d’aujourd’hui sont à l’image des Directeurs d’hier. Von der Leyen, Macron ou Zelensky forment un « Euro-Directoire » prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. Comme leurs ancêtres Barras et autres chapeaux à plumes, ils inventent des dérivatifs pendant que le peuple, lui, est livré à un effacement progressif. Nous savons que l’expédition d’Égypte, par exemple, avait servi de diversion au pouvoir de l’époque; aujourd’hui, c’est la fabrication de la menace russe qui joue ce rôle.
Les événements à venir permettront-ils aux arapèdes de se cramponner au rocher du pouvoir ? Ou, a contrario, les contraindront-ils à quitter la scène ? Des réponses sont attendues dans les mois à venir.

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lundi, 24 novembre 2025
Sacrifier ses enfants pour la guerre

Sacrifier ses enfants pour la guerre
Nicolas Maxime
Source: https://www.facebook.com/nico.naf.735
Après le Covid, ses injonctions morales, ses états d’exception comme le confinement ou les couvre-feu, son pass sanitaire, voilà que depuis le début de la guerre entre l'Ukraine et la Russie, on nous parle d’une menace pour notre sécurité comme si une confrontation avec Moscou était inévitable. Désormais, un chef d’état-major évoque à mots à peine couverts l’idée qu’il faudrait « accepter de perdre nos enfants ». On nage en plein délire. Le pays serait sommé d’intégrer psychiquement la perspective d’un sacrifice générationnel pour se préparer à une guerre contre un ennemi imaginaire. Car enfin, la Russie n'a ni les moyens matériels, ni les capacités humaines d’ouvrir un front contre l’Europe, et encore moins contre la France — surtout après la guerre menée en Ukraine.
Ce qui choque n’est pas seulement la phrase — déjà scandaleuse en soi — mais le climat intellectuel qui l’autorise. Un syncrétisme idéologique délirant se met en place par un mélange incohérent de discours guerrier, de storytelling sacrificiel, de rhétorique de crise permanente, qui finit par brouiller totalement les frontières entre ce qui relève de la propagande, du tragique ou de l’absurde. On nous explique qu’il faut être « prêts » — prêts à quoi ? — comme si la société civile devait se convertir à une théologie militaire.
Si ce type de discours passe désormais sans provoquer l’effondrement moral qu’il devrait entraîner, c'est parce que la société usée par des années de chocs (sanitaires, économiques, climatiques, géopolitiques), tolère désormais l’idée d’un horizon où l’on pourrait « sacrifier les enfants ». Comme l’avait montré René Girard, les sociétés en crise cherchent toujours un sacrifice pour conjurer leur propre impuissance — et voilà que nos élites semblent redécouvrir ce réflexe archaïque en le projetant sur la jeunesse elle-même.
Faute de récit collectif positif, l’Occident en phase terminale ne peut plus mobiliser qu’un discours anxiogène en agitant le sacrifice à venir d’une génération. Lorsque les sociétés ne savent plus quoi construire, elles s’occupent à prévenir ce qu’elles croient devoir détruire.

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dimanche, 23 novembre 2025
Les Nostalgériens de l’autre bord

Les Nostalgériens de l’autre bord
par Georges Feltin-Tracol
Jeudi 30 octobre 2025. La république hexagonale vacille sur ses bases vermoulues. Le « cordon sanitaire » se déchire au Palais-Bourbon. Profitant de sa niche parlementaire annuelle, le groupe RN obtient une courte majorité en faveur de sa résolution qui réclame l’abrogation de l’accord franco-algérien de 1968. Certes, le texte passe de justesse: 184 "contre" et 185 "pour", grâce au vote décisif du président de séance, le RN Sébastien Chenu. Mais, à côté des voix marinistes et de leurs alliés de l’UDR ainsi que de trois non-inscrits et de deux élus du groupe transpartisan LIOT, 26 députés LR et 17 Horizons, soit deux composantes du fameux et fumeux « socle commun » gouvernemental, l’approuvent. Cette adoption fait l’effet d’un séisme politique maximal et enrage une gauche toujours plus hystérique.
Aussitôt le résultat connu, la présidente du groupe écologiste et social, Cyrielle Chatelain (photo), député de l’Isère au bord des larmes, s’adresse aux journalistes. La scène est à enregistrer et à repasser les soirées de cafard pour retrouver une bonne humeur à l’instar d’ailleurs du visionnage des mines traumatisées des militants socialistes présents au siège de Lionel Jospin au soir du 21 avril 2002. Il y a parfois des moments d’intenses jubilations politiques. La réaction lacrymale des Verts prouve qu’ils devraient remplacer le tournesol par du soja. En plus de la « gauche-caviar », il faut maintenant se farcir la « gauche-soja » ! La combinaison culinaire qui en ressort, guère ragoûtante, incite à des vomissements immédiats…
Même si le Sénat entérine cette résolution, sa dénonciation dépend du seul pouvoir exécutif et, en premier lieu, du chef de l’État qui ne cesse de temporiser avec Alger. Pourquoi ? Les autorités algériennes auraient-elles quelques renseignements exclusifs et croustillants sur le cas d’une enseignante de français et de théâtre qui a dispensé quelques cours naguère en Algérie ?
Le régime algérien, militariste, oligarchique, ploutocratique et gérontocratique, a en soixante-trois ans ruiné l’Algérie et appauvri son peuple sans que les mauvaises conditions économiques et sociales ne freinent une explosion démographique démente. Soucieuse de jouir de la retombée financière des hydrocarbures, la clique au pouvoir encourage sa jeunesse à se rendre en France perçue à la fois comme le déversoir naturel de son excédent de population et la cause originelle du déclin. Elle y exporte aussi des activités interlopes. Installée à Marseille, la tristement célèbre DZ Mafia en est une démonstration. Apparu au début de la décennie 2010, ce cartel criminel revendique son origine algérienne avec l’indicatif de codification des pays: DZ signifie « el-Djazaïr », le nom arabe d’Algérie.
L’Algérie dispose ainsi dans l’Hexagone de nombreux relais prêts à faire pression sur le gouvernement français et les corps constitués. Outre des centaines de milliers de bi-nationaux, il existe parmi les Français de racines européennes des « Nostalgériens » qui rêvent non pas d’une Algérie française illusoire, mais d’une France algérienne cauchemardesque. Ce milieu poursuit l’action ignoble des « porteurs de valises » du FLN (Front de libération nationale). Ces stipendiés – ou non – d’Alger hurlent aux massacres perpétrés pendant la conquête au XIXe siècle par le général Bugeaud. Ils s’indignent des tortures pratiquées au cours de la bataille d’Alger en 1957 contre le terrorisme et du prétendu massacre du 17 octobre 1961 si bien déconstruit par Bernard Lugan. Non seulement ces bien-pensants « algériolâtres » se taisent sur le génocide vendéen de 1793 – 1794, mais ils n’admettent pas qu’Alger fut jusqu’en 1830 la plaque tournante de la piraterie barbaresque. Des équipages cabotaient le long des rivages septentrionaux de la Méditerranée, voire dans l’Atlantique Nord. Ils organisaient des razzias meurtrières, commettaient de nombreux pillages et ramenaient au Maghreb des milliers d’esclaves européens. Les descendants de ces victimes blanches attendent toujours des excuses officielles et de justes réparations financières de la part d’Alger.
Le vote de la résolution du 30 octobre permet de mettre des noms et des visages à ces « Nostalgériens » de l’autre bord. Dans le quotidien sur-subventionné Libération de 3 novembre 2025, un certain Paul-Max Morin voit dans ce vote historique « la fiction d’une France qui pourrait nier sa part algérienne ». Ben voyons ! Ce sociologue – immense respect ! – estime que « l’immigration algérienne, loin d’être un “ problème ”, est constitutive de ce que nous sommes. Elle a bâti les routes, les usines, les voitures, les villes ». Or, entre 1944 et 1948 environ, selon le même raisonnement, des milliers de prisonniers de guerre allemands ont eux aussi contribué à la reconstruction de la France. Doit-on insister sur la part allemande de la France ?
Furieux de ce vote transgressif, Jean-Luc Mélenchon écrit sur X dès Midi que « l’Algérie, le Maroc [sa terre natale], la Tunisie sont des nations-sœurs de la France. Nos peuples ont tant de familles et d’amour en commun ! ». Ah bon ? Le chef de file de la soi-disant France Insoumise tord l’histoire. Les vraies nations-sœurs de la France, exception faite pour l’espace de la Francité, se nomment l’Italie, l’Allemagne, voire l’Angleterre. L’historien Thierry Dutour écrit dans La France hors la France. L’identité avant la nation XIIe – XVe siècles (Vendémiaire, 2022) que les premiers textes en français médiéval apparaissent en Angleterre normande. Il est prévu que la minable Commission de Bruxelles étende le programme Erasmus au Maghreb qui, tout le monde en convient, appartient au continent européen. À quand son prolongement à l’Érythrée ou à la République populaire et démocratique de Corée ?
La coterie hexagonale pro-algérienne oublie enfin que l’Algérie est une création française récente. Le territoire nominal rassemble une certaine diversité de peuples, de terroirs et de paysages. Bernard Lugan titre avec raison son dernier essai Histoire des Algéries (Éditions Ellipses, 2025, 26 €). Le Sahara donné au FLN sans aucune contrepartie, ni aucun lien historique véritable devait devenir à l’origine un condominium franco-africain. L’Ouest de l’Algérie (Tindouf, Colomb-Béchar, Adrar, Tlemcen, Figuig et le Touat) sont d’anciennes terres marocaines. Quant à la Kabylie, portion majeure des Berbères, son peuple fier et courageux porte en lui un héritage boréen dû à la présence de légionnaires romains d’origine latine et celte et à l’installation à la fin de l’Antiquité des Vandales d’origine germanique. L’Algérie n’est qu’un agrégat étatique artificiel qui parvient à se brouiller avec la Confédération des États du Sahel (Mali, Niger et Burkina Faso).
Tandis que le Maroc prend un net ascendant diplomatique en Afrique noire ex-francophone (et pas seulement !), l’Algérie sclérosée s’enfonce dans la kleptocratie et le ressentiment anti-français. Plutôt que de se préparer à une hypothétique guerre en Europe de l’Est, les généraux français – des combattants de bureau ou de salon – devraient plutôt envisager un conflit majeur sur notre flanc méridional avec un État failli, revanchard et agressif.
GF-T
- « Vigie d’un monde en ébullition », n° 175, mise en ligne le 22 novembre 2025 sur Radio Méridien Zéro.
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jeudi, 20 novembre 2025
100 avions de chasse en 10 ans: Macron vend les Rafales à l’Ukraine pour plaire à l’industrie française

100 avions de chasse en 10 ans: Macron vend les Rafales à l’Ukraine pour plaire à l’industrie française
Andrea Muratore
Source: https://it.insideover.com/difesa/100-caccia-rafale-allucr...
100 avions de chasse Dassault de type Rafale à l’Ukraine en dix ans: l’accord signé lundi à Paris par Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky est le plus vaste jamais conclu par l’Ukraine, qui est en guerre avec la Fédération de Russie, pour renforcer sa défense aérienne à long terme. Et cela s’annonce comme une opération commerciale majeure. Le Rafale, chasseur multi-rôle polyvalent, coûte actuellement environ 112 millions d’euros (130 millions de dollars) par unité, et un programme de livraison de 100 appareils aura une valeur certainement supérieure à 11 milliards d’euros.
L’accord Macron-Zelensky sur les chasseurs
Macron et Zelensky ont salué cet accord comme une grande opportunité pour défendre les cieux de l’Ukraine, mais, comme pour l’annonce suédoise de la livraison d'appareils modernisés de type Jas-39 Gripen, produit par Saab, le fait que la livraison des avions s’étalera sur plusieurs années laisse prévoir qu’ils entreront en service après la fin de l’actuelle guerre avec Moscou.
Ce n’est pas nécessairement un problème, puisque l’Europe envisage de doter Kiev d’outils de dissuasion adéquats pour décourager d’éventuelles agressions russes, mais la politique de livraison d’armes à l’Ukraine comporte un risque de décalage entre les exigences lourdes des troupes de Zelensky, notamment en matière de défense aérienne, et l’annonce de grands accords-cadres à long terme.
Il faut souligner que les principaux bénéficiaires de cet accord ne seront pas les Ukrainiens, mais les Français. Pour la France, il s’agit d’une grosse affaire, capable de relancer les usines nationales de défense et de créer des commandes pour l’industrie dans les années clés où le gouvernement prévoit d’augmenter les dépenses militaires intérieures. Faire fonctionner l’industrie rapidement est considéré comme essentiel, et Paris cherche à garantir des flux de trésorerie et de l’emploi pour ses champions nationaux, tout en espérant également détourner des fonds européens communs pour financer l’achat d’armements.
L’Europe financera-t-elle les Rafales pour l’Ukraine ?
Comme le note Politico.eu, “le président français n’a pas donné de calendrier pour la livraison des premiers avions de combat et espère que l’Europe interviendra pour contribuer au financement des Rafales”, ce qui est actuellement difficilement soutenable par une Ukraine au sommet de ses dépenses militaires et confrontée à de graves problèmes de dette et de déficit commercial.
Le scénario prévoit donc que Macron fasse pression pour que les fonds de la Security Action for Europe (Safe), initiée par la Commission européenne pour des prêts communs destinés à financer les dépenses militaires, ou ceux du programme d’achats communs pour l’Ukraine dans le cadre du Prioritized Ukraine Requirements List (Purl), financé par les membres européens de l’Alliance atlantique, soient détournés vers le grand projet d’achat des Rafales. Ces avions pourraient remplacer les Mirages déjà fournis à Kiev par la France, et en particulier, ils disposent d’une chaîne de valeur concentrée entre 400 fournisseurs situés en Hexagone.

La grande course aux Rafales
Par ailleurs, alors que le programme pour le chasseur de sixième génération, à produire avec l’Allemagne, est bloqué et que des expérimentations avec les Mirages pour combler le manque de drones de combat et tester l’intelligence artificielle sur les avions sont en cours, Paris travaille à renforcer la chaîne de valeur, les fournitures et la rapidité de production des Rafales chez Dassault.
“Selon le Livre blanc français de 2013 et le plan de modernisation technique pour la période 2019-2025, l’objectif était de produire 225 Rafales, dont 40 pour la Marine et 185 pour l’Armée de l’air et de l’espace”, note Defence24, en ajoutant qu'au “début de cette année, le ministre français de la Défense a annoncé un plan d’augmentation de ce chiffre de 30 appareils. La nouvelle valeur est de 61 pour l’Armée de l’air, mais aussi pour la Marine. Si cette augmentation est confirmée, la France disposera alors de 286 avions de ce type,” et si l’on ajoute le fait que Dassault avait déjà commandé 223 exemplaires en 2024, dont 159 destinés à l’exportation, il est évident que la demande ukrainienne va encore augmenter la pression sur la chaîne de production. Et c’est pourquoi Macron espère un généreux “subside” européen pour favoriser les économies d’échelle, non seulement pour l’exportation des Rafales, mais aussi pour la commande française. Aider Kiev, c’est s’aider soi-même: voilà la logique implicite derrière ce projet d’aide à la reconstruction ukrainienne qui s’ajoutera à la course européenne au réarmement.
14:17 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Militaria | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, france, ukraine, europe, affaires européennes, rafale |
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vendredi, 14 novembre 2025
«Macron ou la diplomatie du selfie» (l’art d’être applaudi à l’étranger quand on est hué chez soi)

«Macron ou la diplomatie du selfie» (l’art d’être applaudi à l’étranger quand on est hué chez soi)
Par @BPartisans
Le président qui se cherchait encore
Il fut un temps où Emmanuel Macron rêvait d’être Jupiter, perché au-dessus des mortels. Mais à force d’éclairs médiatiques, la foudre s’est retournée contre lui.
Aujourd’hui, le dieu du Mont Élysée n’a plus de temple, plus de fidèles — seulement des caméras et un micro-cravate en bandoulière.
Sa cote de popularité? 19 % d’opinions favorables, selon le tout dernier baromètre Ipsos-BVA (novembre 2025) — un chiffre qui ferait passer un ministre des retraites pour une rockstar.
Et pourtant, il persiste à croire qu’on l’aime — ailleurs. Car la France, cette ingrate, ne l’écoute plus. Alors il s’invite partout : Pékin, New Delhi, Washington, Tel Aviv, Abidjan…
Chaque fois, même rituel : arrivée en jet, sourire 24 carats, poignée de main calibrée, discours sur la “grandeur de la France”.
Et chaque fois, même résultat : un silence poli, suivi d’un communiqué soporifique.
Macron et les “amis imaginaires” du monde libre
Dans sa diplomatie affective, Macron collectionne les déceptions comme d’autres les timbres.

Avec Donald Trump, il voulait faire un “couple politique du siècle”. Résultat : Trump lui a broyé la main en public avant de lui tourner le dos, tout en disant: “Emmanuel est un gars bien, mais un peu trop amoureux de l’Europe.”
Avec Xi Jinping, il espérait la réciprocité d’un clin d’œil stratégique. Xi, impassible, a préféré observer les pandas du zoo de Chengdu.
Avec Narendra Modi, Macron a tenté l’étreinte fraternelle — Modi, fidèle à ses traditions, a esquivé avec un namasté impeccable.
Avec Friedrich Merz, il a tenté la connivence européenne. Merz a répondu par un regard vide de 12.000 volts: celui d’un comptable qui a déjà fermé les comptes de la France.
Et même Ursula von der Leyen, pourtant championne du verbe creux, le fuit dans les couloirs de Bruxelles, craignant qu’il ne lui propose encore “un projet commun d’avenir”.

La France, ce décor inutile
Quand il ne peut pas être aimé, il veut être vu.
Macron ne gouverne plus : il communique. Chaque sommet devient une scène, chaque crise un plateau.
“Je veux que la France soit entendue !” répète-t-il, comme s’il parlait à une salle vide.
La France, elle, l’écoute d’une oreille distraite, trop occupée à remplir son caddie à crédit.
Pendant qu’il distribue des leçons de morale à la planète, les Français comptent les mois avant la prochaine réforme “nécessaire”.
Son pays brûle, mais il préfère commenter l’incendie depuis l’avion présidentiel, en direction d’un sommet où il sera applaudi — par politesse.
Les autres chefs d’État savent qu’il n’a plus de poids réel. Ils lui sourient, l’écoutent dix minutes, puis passent à l’essentiel.
Un diplomate européen le résumait brutalement dans Politico : “Macron parle comme si la France pesait encore 10% du PIB mondial. En réalité, il pèse surtout dans les dîners d’État.”

Le one-man show diplomatique
Macron en scène, c’est un genre à part : entre stand-up de l’ego et théâtre d’État.
Il improvise devant les micros, cite De Gaulle sans vergogne, tutoie la planète, s’émeut de l’avenir des jeunes… et se croit visionnaire parce qu’il a lu deux rapports de l’IFRI dans l’avion.
Lors du dernier G20, il s’est avancé vers Trump, Merz et Xi, les bras grands ouverts. Les trois ont reculé d’un pas.
Photo parfaite : Macron au centre, rayonnant, seul.
Et dans les journaux étrangers, la légende fut sobre : “Le président français salue chaleureusement ses homologues.”
Personne n’a osé écrire : “Mais personne ne l’a salué en retour.”
L’illusion du prestige
Macron, c’est la diplomatie du like. Il croit qu’un tweet de la Maison Blanche ou un sourire de Xi valent plus qu’un vote en France. Il ne comprend pas que la reconnaissance internationale ne rachète pas le rejet intérieur.
Et pendant qu’il multiplie les selfies diplomatiques, son pays s’enfonce : désindustrialisation, colère sociale, inflation, révolte silencieuse.
Le roi est nu, mais son équipe com’ lui assure que la lumière est flatteuse.
Épitaphe pour un illusionniste :
“Emmanuel Macron : il voulait être aimé du monde, faute d’être supporté par son peuple.
Il finit en hologramme diplomatique, serrant la main de son propre reflet.”
@BPARTISANS
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mercredi, 12 novembre 2025
Information et opinion

Information et opinion
par Georges Feltin-Tracol
Pour cette année 2025, la chaîne publique d’information en continu, France Info, a réalisé une campagne audio-visuelle sur les antennes du service public dans laquelle elle spécifiait que «l’information n’est pas une opinion». Par ce slogan simpliste, tout indiquait à la mystification de masse.
En effet, distinguer l’information de l’opinion relève du sophisme. Le journaliste, qu’il travaille pour un imprimé, une radio ou une télévision, sélectionne toujours et hiérarchise les faits que les agences de presse lui déversent en permanence. Sur les injonctions de son rédacteur en chef, de la conférence de rédaction ou de ses propres convictions, il trie dans le flot de l’actualité. Le journaliste choisit une information qui prend alors une certaine valeur informationnelle si, par exemple à la télévision, il met cette nouvelle en titre principal ou à la fin du JT. Il paraît difficile qu’un journal proclame en Une que les pompiers ont récupéré de la cime de l’arbre le chat de Mme Michu.

Le journaliste passe toujours au tamis les informations. La neutralité des faits n’existe pas. La façon dont elles sont présentées exprime inévitablement une opinion. La loi française sur l’audiovisuel proscrit les chaînes d’opinion. Bien des détracteurs de CNews considèrent qu’elle est une chaîne d’opinion hors-la-loi. On remarquera que Radio Courtoisie, diffusée sur les ondes hertziennes en Île-de-France et en Normandie, se définit comme la « radio de toutes les droites » et déroge en tant que radio d’opinion à cet interdit lamentable.
La montée en puissance des télévisions, des radios et des périodiques imprimés liés à l’ensemble de Vincent Bolloré – ce qu’on appelle la « Bollorosphère » - inquiète les belles âmes de gauche. Même s’il y aurait beaucoup de critiques et de réserves à apporter à ce système médiatique polarisé par CNews, cette inquiétude palpable n’en demeure pas moins une grande source de satisfaction.
Libération des 18 et 19 octobre dernier publiait un supplément consacré au festival « Les 24 h de Libé » parrainé par le Parlement européen, le haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU, la Fondation Jean-Jaurès, proche du groupusculaire PS, et… France Info ! Dans ce cahier spécial figurait une contribution de Julia Cagé. Professeur d’économie à Sciences-Po Paris, experte en économie médiatique, récipiendaire en 2023 du prix du meilleur jeune économiste de France, membre du conseil d’administration de l’Agence France-Presse et présidente depuis 2020 de la Société des lecteurs du Monde, elle estime que « la bataille démocratique est devenue une bataille de l’information ». Mélangeant chaînes télé et réseaux sociaux, elle juge « urgent de mieux réguler ces réseaux et de prendre à bras-le-corps le problème de la désinformation ». Le mardi 28 octobre, Emmanuel Macron a lui aussi appelé à réglementer Internet, c’est-à-dire à le censurer.

Prônant la parité sociale sur les listes des candidats (inscrire par exemple 6% d’ouvriers ou 2% d’agriculteurs), oubliant que des corporatistes du XIXe siècle proposaient déjà cette composition afin d’accroître le caractère conservateur du suffrage universel, Julia Cagé refuse que « la réponse aux médias d’opinion [soit] davantage de médias d’opinion. Or c’est exactement l’inverse qu’il nous faut à garantir les conditions de production d’une information comme bien public, socle indispensable au bon fonctionnement du débat public ». Traduction de la novlangue : il devient impératif de sidérer la population, de modeler ses émotions et de la transformer en hilotisme wokisé.

Il va de soi que Julia Cagé (photo) conjure de « plus que jamais protéger le pluralisme et mettre en place des régulations garantissant l’indépendance des journalistes ». Le fameux pluralisme revendiqué cache en fait un entre-soi endogamique qui ne favorise que des débats convenus entre mondialistes et cosmopolites. À quand une confrontation à grande heure d’écoute entre l’économiste - lauréat du Prix Lyssenko 2015 - Thomas Piketty, par ailleurs époux de Julia Cagé, et son disciple, l’économiste Gabriel Zucman, le gars qui veut taxer quiconque aurait au moins un euro dans la poche ? On cherche à égarer l’opinion.
Très révélateur sur ce point est l’article de Grégory Marin dans L’Humanité Magazine du 30 octobre au 5 novembre 2025. Ce journaliste dénonce bien sûr sur quatre pages l’«Offensive brune sur l’audiovisuel public»! Il souffre que le service public soit contraint d’inviter régulièrement les élus du RN et de l’UDR, « quitte – écrit-il – à heurter la sensibilité de nombreux auditeurs ». On sort un nouveau prétexte, celui de la sensibilité. A-t-il pensé à la sensibilité des contribuables exaspérés qui financent les associations favorables à l’immigration de masse ou qui font la promotion du gendérisme et d’autres lubies arc-en-ciel ? Le journaliste de L’Huma Mag se désole que ces invitations soumises au temps de parole de l’opposition se fasse au « nom d’un “ pluralisme ” amputé de son aile gauche ». Ah bon ? Il déplore en réalité l’absence médiatique du NPA – Anticapitaliste, de Révolution permanente ou de l’Union communiste libertaire. C’est aussi le cas pour Florian Philippot des Patriotes qui ne peut venir en plateau ou en studio qu’une fois par trimestre. Vous avez dit démocratie ?

Grégory Marin n’accepte pas que « les chaînes publiques embauchent même chez “l’ennemi”», à savoir les ultra-identitaires et super-nationalistes-révolutionnaires intégraux Alexandre Devecchio, Paul Melun et Nathan Devers! Il se scandalise qu’à l’occasion du second tour de la présidentielle du 8 avril 2022, sur dix-sept chroniqueurs invités à la soirée électorale de France 2, «six œuvraient pour des médias estampillés à l’extrême droite». Mais qui les estampille de cette étiquette supposée infamante sinon leurs détracteurs les plus zélés?
Comment L’Humanité, groupe subventionné à hauteur de plusieurs millions d’euros par an, ose-t-il faire la leçon à l’opinion publique ? En ces temps de disette budgétaire, il serait temps d’arrêter le détournement de l’argent public vers des entreprises déficitaires de formatage de l’opinion. Cela ne rétablirait pas l’équilibre des finances, mais ce serait un signe fort bienvenu d’autant que des titres de presse tels Rivarol, Synthèse nationale, Réfléchir et Agir, Livr’Arbitres et Terre et Peuple Magazine ne vivent que par leurs abonnés. Exister sans la moindre subvention est possible à condition de le vouloir et d’appliquer une stricte rigueur comptable.
GF-T
- « Vigie d’un monde en ébullition », n° 173, mise en ligne le 9 novembre 2025 sur Radio Méridien Zéro.
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samedi, 08 novembre 2025
France, bienvenue dans la quatrième dimension

France, bienvenue dans la quatrième dimension
(ou comment un ministre français redéfinit la gravité — sans peser ses mots)
Par @BPartisans (Telegram)
« Poutine est en échec militairement, politiquement comme économiquement », a solennellement déclaré Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de l’Europe, devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
Une phrase si audacieuse qu’elle aurait mérité d’être prononcée depuis la Station spatiale internationale : car pour y croire, il faut vraiment flotter en apesanteur.
Bienvenue dans la Quatrième Dimension diplomatique
Dans cette France parallèle, les ministres ne décrivent pas la réalité — ils la conçoivent, la projettent, l’impriment en 3D et la diffusent en Dolby Surround.
Pendant que le FMI prévoit une croissance russe supérieure à celle de la zone euro en 2025 (+2,6 % contre +1,3 %, selon les World Economic Outlook d’octobre 2025), le ministre français explique que Moscou « s’effondre ».
Il n’a simplement pas précisé où : peut-être dans les fantasmes de Bercy.
Les sanctions ? Elles « asphyxient » la Russie, assure Paris.
Sauf que, selon Bloomberg Economics (septembre 2025), les recettes d’exportation russes ont atteint 433 milliards de dollars en 2024, tirées par l’énergie et les métaux — pendant que la France, elle, atteignait un déficit commercial record de 118 milliards d’euros (Douanes françaises, rapport 2024).
Mais rassurons-nous : le Kremlin tremble… de rire.
Scène 2 : la guerre imaginaire
« Militairement, la Russie est en échec », poursuit Barrot, sans trembler.
Pendant ce temps, The Washington Post notait en octobre que la ligne de front est désormais stabilisée en faveur de Moscou, l’armée russe contrôlant environ 20 % du territoire ukrainien, et que les « contre-offensives » occidentales ont été « gelées faute d’armes et d’effectifs ».
Mais la France persiste à applaudir un scénario qui ne se joue plus.
Au fond, la diplomatie française ressemble à un talk show où la logique est facultative.
On y parle de victoire sans champs de bataille, de sanctions sans effet, de paix sans négociation — et de cohérence sans preuves.

Chapitre 3 : l’économie quantique
Quant à l’échec « économique » de Poutine, il est si flagrant que le rouble est désormais plus fort qu’avant le conflit (Banque de Russie, octobre 2025), que les exportations d’énergie vers l’Asie ont augmenté de 46 %, et que le pays affiche un excédent budgétaire de 2,1 % du PIB.
Pendant ce temps, Paris prépare un budget 2026 avec un déficit de 5,4 %, une dette à 112 % du PIB et une croissance révisée à la baisse (Ministère de l’Économie, PLF 2026).
Mais dans la Quatrième Dimension, tout s’inverse :
- les faillites industrielles sont des « relocalisations »,
- les coupures d’électricité deviennent des « transitions énergétiques »,
- et les échecs diplomatiques se transforment en « leadership européen ».
Épilogue : Orwell, saison française
Il faut reconnaître à la Macronie un génie rare : celui de transformer la novlangue en art d’État.
« La Russie perd », dit Barrot — comme on disait jadis « les impôts baissent », ou « la croissance revient ».
La vérité n’a plus d’importance, seule compte la mise en scène.
Et la France, suspendue entre son déficit et ses illusions, dérive lentement dans cette Quatrième Dimension où le réel n’a plus droit de cité.
Citation finale pour la postérité :
« Dans la guerre de l’information, les faits ne sont pas une arme — ils sont un obstacle. » (Proverbe officieux du Quai d’Orsay, 2025)
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lundi, 03 novembre 2025
La fuite annuelle des cerveaux hors de France

La fuite annuelle des cerveaux hors de France
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Ils ont terminé leurs études d'ingénieur à Polytechnique, ont peiné dans les écoles de commerce de l'EDHEC et ont enfin obtenu leur diplôme. Et pourtant, ils prennent l'avion pour partir vers des régions et des pays où ils n'ont pas fait leurs études. Chaque année, environ 15.000 jeunes quittent la France, comme l'indique le baromètre Ipsos 2025 pour cette année.
La fuite des cerveaux hors de France se poursuit et s'accentue. Les jeunes, qui, avec leurs diplômes d'ingénieurs, sont censés représenter l'élite intellectuelle de la nation, partent. Chaque année, « environ 10% de nos jeunes diplômés des écoles d'ingénieurs et 15% des diplômés français des écoles de management quittent la France ». Et si les pourcentages de la fuite des cerveaux peuvent être considérés comme « assez normaux » par Ipsos, l'institut de sondage, il n'en reste pas moins que l'évolution est alarmante.
La France est un pays en déclin, alors pourquoi y rester ?
Selon Ipsos, ce qui est alarmant dans ce pourcentage, c'est qu'il augmente chaque année. En 10 ans, 25% de diplômés français supplémentaires ont émigré à l'étranger. « Cela représente un risque structurel pour le renouveau et la compétitivité de la France », selon Ipsos. Une évolution alarmante, surtout quand on sait « que le pourcentage de diplômés qui quittent la France augmente avec le niveau d'études ». En d'autres termes, la France perd ses cerveaux.
Pourquoi tant de jeunes partent-ils ? Selon Ipsos, la réponse est claire: « Il existe en France des freins structurels à l'attractivité des talents. La fiscalité est perçue comme un lourd fardeau par la moitié des jeunes Français interrogés. Les salaires sont clairement insuffisants (pour 44%) et le marché du travail est trop rigide (pour 32% des jeunes Français) ».
Mais ce n'est pas tout. Si les jeunes intellectuels français quittent le pays, c'est aussi parce que « 70% des talents estiment que la France est un pays en déclin. 74% s'inquiètent de la situation économique et 81% de la situation politique ». 73% des jeunes Français interrogés attendent une action du gouvernement, mais avec un cinquième, voire peut-être déjà un sixième Premier ministre, ces jeunes intellectuels, qui constituent l'épine dorsale de la nation, ne sont malheureusement pas servis à leur guise !
Et la situation chez nous, en Flandre/aux Pays-Bas, est-elle vraiment meilleure ?
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dimanche, 19 octobre 2025
Le consternant dilemme d’un peuple à l’agonie: s’acoquiner avec les islamo-gauchistes ou se prostituer avec les sionisto-droitards?

Le consternant dilemme d’un peuple à l’agonie: s’acoquiner avec les islamo-gauchistes ou se prostituer avec les sionisto-droitards?
par Pierre-Emile Blairon
Droite et gauche d’autrefois
Dans ma jeunesse estudiantine aixoise, nos revues militantes (je faisais alors partie de ce que les gens de gauche appellent un « groupuscule », le MJR : Mouvement Jeune Révolution, un groupe proche des dissidents solidaristes russes, créé par le capitaine Sergent, l’un des chefs de l’OAS (1)) avaient un slogan très explicite: ni banques, ni soviets! (la Russie n’avait alors pas encore retrouvé sa liberté) ; puis il a été remplacé par un autre slogan, tout aussi efficace: Ni keffieh, ni kippa !, probablement lancé par le GUD, un autre mouvement de jeunesse nationaliste.
Ces deux slogans reflètent à merveille l’évolution des équilibres mondiaux, le déplacement des plaques tectoniques géopolitiques planétaires qui auront pris quelques dizaines d’années pour arriver au chamboulement que nous vivons actuellement.

La chute de l’URSS a révélé que la doctrine communiste, qui s’était effondrée en même temps que le mur de Berlin, avait constitué une sorte de paravent éphémère (74 ans, une génération (2)) plus ou moins bricolé, une terrifiante plaisanterie intellectuelle sacrifiant des millions d’êtres humains à une utopie, dégradé en dystopie, qui n’avait finalement convaincu personne.
Ce paravent socialiste brinquebalant cachait un autre système globaliste plus élaboré et plus nocif, dépassant le simple cadre idéologique et politique, mis en place depuis bien plus longtemps, qui avait étendu sa toile sur l’ensemble de la planète avec des méthodes et des objectifs encore plus dangereux, sataniques et totalitaires (3) que les débordements de l’Internationale socialiste (stalinisme, maoïsme, Pol-Pot, et autres sanglantes lubies « progressistes ») en se présentant sous le masque de la «démocratie», du «libéralisme», de la «liberté» et autres fariboles.
Un troisième slogan fleurissait alors: Europe, jeunesse, révolution. Rien de plus attendu que le mot «révolution» quand on a 20 ans; quant à l’Europe, il ne s’agissait pas de l’Europe mondialiste de Bruxelles créée par les Etats-Unis, mais de celle nos ancêtres celtes, grecs, romains, nordiques… que nous voulions faire revivre.

Nous avions acquis quelques bribes de l’histoire de notre lointain passé indo-européen dont nous voulions être les derniers défenseurs; de ce fait, nous n’étions certes pas «judéo-chrétiens» (4) ni même occidentistes (5), même si certains d’entre nous s’étaient un temps fourvoyés avec le mouvement «Occident» (6), un concept politique qui était alors entendu comme un rempart contre le communisme et l’internationalisme (7), le « mondialisme » de l’époque.
Le mondialisme actuel, ou «globalisme» ou «Ordre mondial», je le rappelle à chaque intervention, s’appelle aussi «l’Occident» mais cette occurrence n’a plus du tout la même signification que celle des années 60 et 70; c’est une entité qu’on peut définir aujourd’hui comme «satanique», voire «pédo-satanique», constituée de trois pôles :
- L’Israël sioniste (qui n’englobe pas la totalité du peuple d’Israël ni, d’ailleurs, la même Histoire (9)).
- Les Etats-Unis (qui n’englobent pas, de même, la totalité du peuple américain, de l’Amérique profonde, en complet désaccord avec ce qui est appelé «l’Etat profond» qui, lui, signifie le pouvoir occulte).
- L’Union européenne, dont les Français (comme d’autres peuples européens) ne voulaient pas mais que le délinquant Sarkozy a imposée aux Français en bafouant leur vote en 2005.
Hiérarchie: l’Union européenne est totalement inféodée aux Etats-Unis et les Etats-Unis eux-mêmes sont sous la coupe de l’Israël sioniste (10).
Les notions de « gauche » et « droite », celles qui déterminent la place des députés dans l’hémicycle, étaient encore assez marquées et ceux qui s’en revendiquaient avaient quelque légitimité à le faire puisqu’elles représentaient encore de vraies valeurs et leurs tenants étaient conservateurs à droite et progressistes à gauche.

De fait, ces notions de « gauche » et « droite » ont lentement été vidées de leur contenu idéologique et ne servent plus qu’aux politicards corrompus de l’Assemblée nationale ou du Sénat qui les agitent selon leur intérêt comme épouvantail, ou chiffon rouge, pour les benêts de l’un ou l’autre camp.
Le monde réel n’est plus «de droite» ou de gauche» ; il est «traditionaliste» ou «globaliste» (11).
Mais ce déplacement de paradigme n’intéresse nullement les politicards français qui ne veulent surtout rien changer.
Islamo-gauchistes de LFI, sionisto-droitards du RN, et les autres: un ramassis de fripouilles
(Les autres : macronistes européo-globalistes, girouettes socialos, caméléons écolos, marionnettes LR)
J’ai quelque réticence à employer ce mot: «français» à propos de la plupart de ces élus des deux Assemblées où ces gens sont censés représenter la voix de leurs électeurs.
Car il n’y a pas un seul groupe qui se préoccupe du sort de ceux qui les ont placés dans leur fauteuil qu’ils espèrent inamovible, c’est-à-dire les Français.
Je ne vais développer que sur les deux partis les plus importants; il n’y a rien à dire sur les autres parce qu’ils n’ont eux-mêmes rien à dire, ils sont là pour les prébendes, et c’est tout. Les péripéties grotesques concernant les motions de censure présentées et rejetées le jeudi 16 octobre 2025 en sont la parfaite illustration. Seules, quelques individualités ont eu le courage de ne pas suivre les consignes de leurs groupes au risque de leur exclusion.
Islamo-gauchistes de LFI: islamo-gauchistes veut tout dire et le nom de leur groupe aussi, en inversion: La France Insoumise; chez eux, il n’est question ni de la France, ni d’insoumission; pour rappel, islam, avec lequel ces gens sont étroitement liés, signifie: soumission.

Ils se sont alliés à l’islam en France pour obtenir les voix de ceux qu’ils protègent, et sont alliés du mondialisme « woke » ailleurs; c’est ainsi qu’on a vu récemment la tête de liste européenne de LFI, Manon Aubry, se jeter dans les bras d’Ursula von der Leyen pour la féliciter lors de son élection à la présidence de la Commission européenne. C‘était l’élan du cœur !
Donc, ils sont en France, vivent grassement de nos impôts, pour le reste, la France ne les concerne aucunement. Ils défilent régulièrement avec des drapeaux palestiniens dans les rues de nos villes (on n’a jamais vu un seul drapeau français dans leurs manifs) mais le sort des Palestiniens ne les intéresse pas plus que celui des Français, c’est encore pour ramener vers eux les voix des musulmans.
Les sionisto-droitards du RN: dans un article précédent, j’ai tracé un portrait-type du «droitard» selon ma version: un petit-bourgeois, fils de grand bourgeois, émoustillé par sa témérité lors de la révolution d’opérette de 1968 (12); le naturel revenant au galop, il s’est installé dans sa zone de confort qu’il a géré comme son patrimoine, en bon père de famille, selon la formule notariale de rigueur; il a remisé ses quelques idées de gauche, trop romantiques et trop encombrantes et a voté dès lors pour le RPR, l’UMP et LR avant de se donner une seconde bouffée d’intrépidité en abordant ses vieux jours, proclamant que, désormais, il soutiendrait le RN; ça tombait bien; Marine Le Pen, après force gages de soumission, de contorsions diplomatiques et de professions de foi sioniste (13), commençait à se placer dans les petits papiers des pressetitués, qui consentaient, sur l’injonction de leurs milliardaires de patrons, à l’inviter dans leurs émissions télévisuelles, avec quelques grimaces et en se bouchant le nez. Papa droitard était aux anges!
Un papa sionisto-droitard, catho de surcroît (mais il a oublié ce détail depuis longtemps), qui n’a pas levé un sourcil quand il a su, ou vu, ou plutôt, quand il n’a pas voulu voir ou savoir, que des milliers d’enfants ont été délibérément massacrés par l’entité sioniste, certains ensevelis vivants par les bulldozers de Tsahal. « Oui, mais… », lui a-t-on dit au RN, droit dans ses bottes, « les Israéliens ont bien le droit de se défendre » … Je le répète: ce n’est pas parce qu’on dénonce le « massacre des innocents », c’est-à-dire le massacre de dizaines de milliers d’enfants, de femmes et de vieillards, ce que tout être normalement constitué devrait aussi dénoncer, qu’on doit être classé comme favorables à l’immigration, ce qui se traduit, pour les débiles mentaux: «favorables aux Arabes et à l’invasion de notre pays par les hordes immigrées».
Toute la politique du RN depuis que Marine Le Pen en a pris les commandes n’a consisté qu’à se fondre dans le politiquement correct du mondialisme (pro-Union européenne, pro-Otan, pro-OMS, pro-néo-cons (quelle amusante contraction !), pro-transhumanisme, pro-sionisme et pro-trumpisme (pardon, il y a là un pléonasme), etc., le RN coche servilement toutes les cases du parfait petit globaliste; j’ai maintes fois souligné cette dérive, ou cette inversion de l’esprit fondateur de ce parti, dans mes articles dûment référencés.
Marine Le Pen réussit l’exploit machiavélique de faire croire à ses électeurs (et peut-être même à ses propres troupes), par un discours à l’opposé de ses actes, qu’elle suit la voie qu’avait tracée feu son père… Elle en aura au moins appris quelque chose : comment utiliser le pouvoir de la parole, avec une variante: même si cette parole n’est pas suivie d’effet concret, ou même si elle est suivie d’effets contraires, ça n’a aucune importance; les Français se contentent des promesses et des belles paroles; ils en ingurgitent tous les jours avec voracité jusqu’à l’indigestion et appliquent en inversion le célèbre adage: «les paroles s’envolent, les écrits restent».

La France : un peuple à l’agonie
Que pensent les Français de tout ce charivari? Je viens de donner un aspect de leur état d’esprit concernant les électeurs du RN et ceux de LFI, mais on peut généraliser à l’ensemble de la population: ils n’en pensent rien, rien du tout, électrocardiogramme plat.
J’ai proposé en titre un choix binaire qui semble opposer deux vues-du-monde; en réalité, il n’y a pour les Français aucun choix; ce titre n’expose que l’apathie d’un peuple qui observe avec fascination, du fond de son fauteuil, sa propre disparition et avale avec délectation (pour les plus masochistes), ou résignation, ou plus vraisemblablement, avec indifférence, tous les épisodes de la série télé qui décrivent leur lente déchéance; ils ne se sentent pas concernés.
Tout peuple qui se renie disparaît.
Je terminerai sur une note, non pas optimiste, mais positive; le temps est venu pour les êtres éveillés de changer de paradigme et de se regrouper, de travailler en synergie, chacun et chaque groupe dans sa région élective et dans son domaine de prédilection; nous ne pouvons pas compter sur un improbable réveil des masses qui ont été lobotomisées, notamment lors de l’offensive globale qu’ont déclenchée les forces obscures contre les humains au début des années 2020.

Les paliers d’évolution et les révolutions ont toujours été le fait d’une minorité. C’est ce qu’affirmait le philosophe René Guénon quand il écrivait, dans Le Règne de la quantité et les signes des temps que les événements qui vont inévitablement advenir «ne pourront pas être compris par la généralité, mais seulement par le petit nombre de ceux qui seront destinés à préparer, dans une mesure ou dans une autre, les germes du cycle futur. Il est à peine besoin de dire que, dans tout ce que nous exposons, c’est à ces derniers que nous avons toujours entendu nous adresser exclusivement, sans nous préoccuper de l’inévitable incompréhension des autres».
Pierre-Emile Blairon
(1) En 1968, la section d’Aix-en-Provence, dirigée par Georges Chamboulive, était la plus importante de France; lorsqu’elle rejoindra Ordre nouveau, elle restera l’une des plus importantes du territoire français et certains de ses militants seront à l’origine de la création du Front national.
(2) Voir mon article du 6 avril 2025 : L’Europe est morte, vive l’Europe ! Cf.:
http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2025/04/11/l-europe-est-morte-vive-l-europe.html

(3) Nous avons ici une description brillante, limpide et concise du mondialisme par la psychologue Marion Saint-Michel (photo) qui décrit le comportement et le caractère très dérangés des psychopathes qui nous dirigent sur le plan mondial.
https://www.youtube.com/watch?v=soN4a18rkSY
(4) Voir mon article du 21 septembre 2025 : Quelle est donc cette « civilisation judéo-chrétienne » à laquelle nous appartiendrions ? Cf.
(5) Selon le néologisme des dissidents soviétiques Zinoviev et Boukovsky (voir l’ouvrage de ce dernier : L’Union européenne, une nouvelle URSS ? publié il y a 20 ans !)
(6) Dont les dirigeants avaient pour nom Alain Madelin, Gérard Longuet, Patrick Devedjian, avant qu’ils ne rentrent dans le rang et sombrent dans le politiquement correct du RPR, de l’UMP et de LR ensuite…

(7) Le nom de ce mouvement avait plus à voir avec Défense de l’Occident, la revue de Maurice Bardèche, le beau-frère de Robert Brasillach, parue entre 1952 et 1982, qu’avec l’Occident vu par Oswald Spengler dans son célèbre ouvrage Le déclin de l’Occident.
(9) Voir à ce sujet mon article du 1er septembre 2025: L’Occident et la droite nationale française face à l’anéantissement de Gaza. Cf.
(10) Autre variante: l’analyste belge Michel Collon pense, lui, que l’Israël sioniste constitue l’un des bras armés de l’Otan et, au-delà, de l’Amérique, comme d’autres dans le monde qui ont fait allégeance aux Etats-Unis et sont utilisés pour servir aux basses œuvres de la CIA ou du Mossad, ou des deux réunis; nous en aurons bientôt un exemple puisque Trump, qui n’est pas du tout le bienveillant ami des peuples tel qu’il s’est présenté et tel qu’il se présente encore, mais un salaud intégral, a décidé d’envahir le Vénézuéla et de le détruire afin de s’emparer de son pétrole (comme les Américains l’ont fait auparavant avec bien d’autres pays dans une liste sans fin).
https://www.facebook.com/reel/1310319197186431?locale=fr_FR
(11) Voir mon article du 22 février 2024: Traditionalistes contre globalistes : le grand chambardement planétaire. Cf.:
(12) Voir l’article de Georges Gourdin concernant Dominique de Villepin: Galouzeau, ce galopin ! du 16 octobre 2025 ; mais une autre canaille comme Sarkozy fait aussi bien l’affaire. D’ailleurs, avant sa condamnation et son prochain emprisonnement, il magouillait pour se faire accepter des hautes instances du RN.
(13) Et après avoir exclu son père (il avait alors 87 ans !) du parti qu’il avait lui-même fondé en 1972 avec quelques membres d’Ordre Nouveau, comme je le rappelais un peu plus haut.
Pour appuyer sa « conversion » au sionisme, elle avait auparavant dépêché son adjoint Jordan Bardella et sa nièce Marion Maréchal en Israël pour se prosterner devant le génocidaire Netanyahou, que j’aime surnommer Netoyonthou, poursuivi par la Cour Pénale Internationale de Justice pour crime de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la bande de Gaza occupée. (Voir mon article du 31 mars 2025 : Condamnation de Marine Le Pen : l’extrême-droite la plus bête du monde !)
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Guerre calendaire

Guerre calendaire
par Georges Feltin-Tracol
La France s’enfonce dans le déclin. Cela n’empêche pas certains de développer une vision fondamentaliste de la laïcité. Ces irresponsables démontrent par leurs agissements leur futilité au CSEN. Instance consultative, le Conseil supérieur de l’Éducation nationale (CSEN) réunit les syndicats représentatifs du monde enseignant (personnels de direction, professeurs, parents d’élèves, étudiants et lycéens).
Le 1er octobre 2025, le syndicat majoritaire dans l’enseignement primaire, la FSU – SNUIPP (Fédération syndicale unitaire – Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC) y dépose un amendement approuvé par 44 voix et seulement 7 contre ! L’instruction s’effondre dans tous les niveaux de classe, y compris dans les établissements privés sous contrat, à cause de la persistance de funestes lubies « pédagogogistes », mais il y a d’autres priorités urgentes. Cette formation syndicale mène en effet un combat déterminant pour l’avenir de l’école : remplacer la dénomination des vacances de la Toussaint et de Noël par « vacances d’automne et de fin d’année ». Ce brillant syndicat qui a dû longuement cogiter pour rédiger ce texte aberrant, pense que les noms actuels des fêtes « n’ont pas leur place dans le calendrier de l’école républicain ». Il entend mieux faire respecter la laïcité.
Si le syndicat étudiant UNI (Union nationale interuniversitaire), classé à droite, a aussitôt lancé une pétition qui aurait attiré environ 20.000 signatures, le ministère de l’Éducation nationale ne l’a pas retenu au grand dam des héritiers d’Émile Combes (1835 – 1921) ! Ce président du Conseil de 1902 à 1905 conduit une féroce politique anti-chrétienne. Il organise le fichage général des fonctionnaires réputés catholiques, en particulier les officiers (la tristement célèbre « Affaire des fiches »).

L’initiative de la FSU – SNUIPP reçoit un accueil assez favorable. Secrétaire générale de la FEP (Formation et Enseignement privés) – CFDT, Valérie Ginet assure que « ce changement pourrait permettre à tout le monde de se sentir inclus ». Pour Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves), cette modification sémantique « est un symbole important qui rappelle la laïcité de la République ». Le syndicat des anciens instituteurs réalimente de vieilles demandes fantasques.
Dès février 2013, Jacques Attali proposait de renommer Noël et Pâques par la « Fête des enfants » et une grotesque « Fête de la liberté ». Savait-il que Pâques (avec un s final) marque la résurrection du Christ chez les chrétiens ? En revanche, Pâque (sans le s) rappelle aux juifs la sortie d’Égypte sous la direction de Moïse. Cette « Fête de la liberté » orwellienne entérinerait-elle l’endettement bancaire colossal des États et des peuples européens ?
Toujours en 2013, quelques mois plus tard, en septembre, une certaine Dounia Bouzar, anthropologue de son état, membre de 2003 à 2005 du Conseil français du culte musulman, ensuite admise à l’Observatoire de la Laïcité lié aux services de Matignon, suggérait de retirer deux fêtes chrétiennes fériées pour une fête juive, Yom Kippour, et une autre musulmane, l’Aïd. Elle ne faisait que répéter une suggestion saugrenue de la candidate Verte à l’élection présidentielle de 2012, Éva Joly, qui n’en manquât jamais !
L’intention de ces individus demeure bien floue. Doit-on rendre fériés des événements festifs juifs et musulmans ou bien laïciser tous ces jours légaux de repos ? S’il faut en introduire d’autres qui mentionnent d’autres religions, pourquoi se limiter au monothéisme ? L’hindouisme, le bouddhisme, le sikhisme, l’animisme ont eux aussi droit à leurs jours d’arrêt au nom de la sempiternelle lutte contre toutes les discriminations. D’autres rêvent en revanche de tout laïciser.

Par un tweet à la date du 24 mai 2023, Éric Piolle, maire Vert de Grenoble et grand allié de l’extrême gauche, écrivait : « Supprimons les références aux fêtes religieuses de notre calendrier républicain. Déclarons fériées les fêtes laïques qui marquent notre attachement commun à la République, aux révolutions, à la Commune, à l’abolition de l’esclavage, aux droits des femmes et des personnes LGBT. » Sa déclaration nécessite deux réponses. S’il veut célébrer la Commune, Éric Piolle serait-il prêt à honorer la mémoire de Raoul de Bisson (1812 – 1890). Avant de devenir général de la Commune de Paris en 1871, ce royaliste légitimiste français lutte aux côtés des carlistes espagnols, puis avec les Bourbons-Siciles contre les Chemises rouges garibaldiennes. Le maire de Grenoble accepterait-il aussi de saluer la mémoire de l’aïeul des nationalistes-révolutionnaires, Louis Auguste Blanqui ?
Dans son tweet, Éric Piolle évoque « notre calendrier républicain ». L’édile grenoblois égrènerait-il son temps personnel en fonction de ventôse, de germinal, de fructidor et de brumaire comme La Libre Pensée qui utilise le véritable calendrier républicain en vigueur de 1792 à 1806 dans ses publications imprimées ? Il est étonnant qu’un décroissant anti-productiviste supposé se félicite de l’existence de la décade, la semaine de dix jours, ce qui peut représenter par rapport à la semaine actuelle un gain notable de productivité. L’actuel calendrier n’est pas républicain. Ses origines sont chrétiennes avec, pour point de départ, la naissance présumée de Jésus. Certes, on efface déjà la source religieuse en la remplaçant par une soi-disant « ère commune ». Foutaise ! Les mêmes s’indignent encore quand Donald Trump change le golfe du Mexique en golfe de l’Amérique…

Le calendrier européen procède de l’incroyable combinaison pagano-chrétienne. Des catholiques, plus ou moins de fraîche date, dénient néanmoins cette réalité historique, fruit du syncrétisme propre à la dynamique des spiritualités. En outre, 2025, date chrétienne, s’inscrit dans une semaine riche en divinités romaines. En français, mardi est le jour de Mars, le dieu de la Guerre. Le mercredi est le jour de Mercure, dieu du Commerce et du Voyage. Le jeudi est le jour de Jupiter, le roi des dieux, etc. En anglais, on retrouve l’équivalence partielle avec un autre panthéon, celui des divinités germano-nordiques : Tuesday est le jour de Tyr. Thursday est le jour de Thor. Leurs pendants allemands sont Dienstag et Donnerstag. Quitte à laïciser le calendrier, pourquoi se limiter aux fêtes ? Et les jours, parbleu ! À quand donc un Robert-Badinter-di, une Simone-Veil-di ou un Jacques-Mesrine-di ?
Cette fâcheuse tendance ne se limite pas aux fêtes du calendrier. Elle affecte le nom des communes. Par exemple, dans le département de l’Allier, la commune d’Yzeure intègre désormais celle de Saint-Bonnet-et-Saint-Jean. Faudra-t-il retirer le saint de Saint-Raphaël, de Saint-Nazaire ou de Saint-Denis sous le prétexte d’inclusivité ?

Le syncrétisme pagano-chrétien sous-tend toute la civilisation européenne d’expression romane – gothique (germano-nordico-helléno-latine) avec des moments fastes tels le Beau Moyen Âge, la Renaissance, voire la Révolution française éprise de Sparte et de Rome. Dans Le Figaro du 27 mars 2024, l’historien médiéviste Philippe Walter désigne la quête du Graal comme le thème de convergence entre les diverses variantes du christianisme et les polythéismes natifs. Pour lui, « le saint Graal est inhérent à la chrétienté occidentale (il est inconnu des orthodoxes). Il appartient à ce que j’ai appelé la ” mythologie chrétienne ”, un ensemble de croyances, de récits et même de superstitions extérieures au christianisme, mais qui ont fini par s’introduire en lui au point d’en être indissociable. La Réforme protestante remettra de l’ordre là-dedans et c’est sans doute l’une des causes de la disparition provisoire du saint Graal et de sa légende à partir du XVIe siècle ».
Il n’est donc pas anodin de vouloir changer la dénomination des fêtes traditionnelles et des lieux de vie communautaires européens. La déconstruction wokiste s’incruste trop en Europe. Une éradication radicale des méfaits de la Modernité s’impose plus que jamais !
GF-T
- « Vigie d’un monde en ébullition », n° 170, mise en ligne le 16 octobre 2025 sur Radio Méridien Zéro.
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mercredi, 15 octobre 2025
Raphaël Glucksmann, le candidat de l’OTAN et de l’Union européenne aux prochaines présidentielles françaises

Raphaël Glucksmann, le candidat de l’OTAN et de l’Union européenne aux prochaines présidentielles françaises
Davide Rossi
Source: https://telegra.ph/Rapha%C3%ABl-Glucksmann-il-candidato-d...
Qui sera le nouveau candidat à la présidence française pour remplacer Macron, désormais sur le déclin ?
Alors que le président Macron tente de survivre politiquement avec des tentatives charlatanesques de gouvernements au service de la finance et de la guerre, sans aucun soutien ni au parlement ni parmi les citoyens, la campagne électorale pour les présidentielles françaises a débuté. Certes, elles sont prévues pour le printemps 2027, il reste encore dix-huit mois, cependant les médias liés à l’OTAN travaillent déjà à multiplier les interviews dans tous les quotidiens et télévisions européennes avec Raphaël Glucksmann, pour le présenter comme un homme de la gauche social-démocrate, raisonnable, modéré, réfléchi et intelligent. En résumé, la finance et les canons occidentaux l’ont choisi pour remplacer Emmanuel Macron et surtout pour empêcher Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon d’entrer à l’Élysée et de changer la politique libérale et belliciste dévastatrice de la France, en apportant un souffle de paix et d’initiatives sociales visant à améliorer les conditions de vie des citoyens.
Parcourir la biographie de Raphaël Glucksmann aide à comprendre à quel point son éventuelle arrivée à la présidence de la République française risque d’être une véritable catastrophe et une étape supplémentaire vers cette guerre mondiale contre la Russie et la Chine que l’humanité devrait pourtant éviter.
Fils du philosophe André Glucksmann, atlantiste et sioniste, soutien de tous les coups d’État, de la Libye à la Côte d’Ivoire réalisés par son ami Sarkozy, il partage autant le sionisme que l’atlantisme de son père, se distinguant dès son jeune âge par sa haine antirusse, au point de fonder l’association « Études sans frontières » pour faire fuir en Occident certains Tchétchènes hostiles au président Vladimir Poutine.


Avec son père, il fonde en 2006 la revue néoconservatrice « Le Meilleur des Mondes », dont le financement est entièrement assuré par un think tank ouvertement pro-américain ; cette revue lui sert de tremplin pour devenir éditorialiste dans les journaux, radios et télévisions françaises. Globaliste et cosmopolite, il a déclaré se sentir mieux à New York et à Berlin que dans la province française, même s’il feint souvent de le regretter ; en réalité, il accuse le reste de ses concitoyens d’être arriérés, répétant ainsi une attitude typique d’hostilité envers la culture et les traditions de son propre peuple, perpétrée partout par les élites mondiales.
Européiste extrême, il porte un intérêt particulier pour les révolutions de couleur, au point de se retrouver en 2009 en Géorgie, devenant conseiller de Mikheil Saakachvili, et se liant d’amitié avec Giorgi Arveladze, puissant collaborateur du président, ayant étudié entre les États-Unis et Tel Aviv, qui lui aussi passera plus tard par l’Ukraine.
L’arrivée de Raphaël Glucksmann à Tbilissi est facilitée par Bernard-Henri Lévy, intellectuel hyperlibéral, atlantiste et russophobe notoire depuis l’intervention soviétique en Afghanistan, et, fait du hasard, ami du père du jeune Raphaël Glucksmann. À Kiev, lors de la tentative de coup d’État de 2004, grâce à Lévy, il rencontre le Géorgien Saakachvili, lui aussi attiré par l’atmosphère de coup d’État antirusse.
Raphaël Glucksmann, justement, est en Ukraine entre novembre 2004 et janvier 2005 avec le documentariste David Hazan pour soutenir la putschiste Ioulia Tymochenko, organisatrice d’une révolution colorée antirusse, et revient donc chez lui avec des idées et des références très claires.
En 2008, Lévy encourage le jeune homme avec des paroles qui méritent d’être rappelées pour leur gravité, véritable hymne au cosmopolitisme antirusse et en fin de compte profondément antgéorgien : « Le gouvernement Saakachvili est composé de jeunes dont la double nationalité américaine, anglaise ou israélienne fait ressembler la Géorgie à une Babel occidentale plantée au cœur du Caucase. »
Lorsque Saakachvili perd les élections en 2012, il s’enfuit avec lui en Ukraine, accompagné de la femme qu’il a épousée entre-temps, Eka Zguladze ; tous trois sous les ordres de Victoria Nuland pour organiser une nouvelle révolution colorée, qui aboutira au tragique Maïdan de 2014. Grâce à l’intervention de Washington, Mikheil Saakachvili et Eka Zguladze obtiennent immédiatement le passeport ukrainien et commencent à faire de la politique dans ce nouveau pays. Lorsque les putschistes et les fascistes prennent le pouvoir, Mme Glucksmann, probablement passionnée par les services de sécurité, après avoir été vice-ministre de l’Intérieur en Géorgie (2005-2012), occupe le même poste en Ukraine sous Petro Porochenko, de 2014 à 2016. Par ailleurs, Eka Zguladze a travaillé de 2004 à 2005 pour l’agence américaine d’aide étrangère Millennium Challenge Corporation, l’une des nombreuses ONG servant les intérêts de Washington et non ceux des populations locales, et aime répéter sa conviction de la supériorité des valeurs, de la démocratie et des aspirations occidentales.
On a découvert qu’au cours de ses années géorgiennes, Raphaël Glucksmann a constamment œuvré pour promouvoir toute forme d’hostilité envers la Russie et favoriser autant que possible l’intégration éventuelle de la Géorgie dans l’Union européenne et dans l’OTAN, devenant selon l’aveu même de Saakachvili, l’auteur de nombreux discours présidentiels sur ces sujets.
Il a fait pire en Ukraine, où il a été ami et conseiller de l’ancien boxeur putschiste et fasciste Vitali Klitschko, devenu maire de Kiev lors de l’Euromaidan de 2014. Il y a organisé des think tanks pour transformer l’Ukraine, selon ses propres mots, « en une vitrine de la démocratie européenne et de l’opposition à Vladimir Poutine ».

Fort de toute cette « démocratie libérale », de toute cette haine envers la Russie et de tout cet amour pour le bataillon Azov, Raphaël Glucksmann rentre en France avec la conviction d’avoir compris comment contribuer au bien-être de son peuple. Ne pouvant toutefois organiser une révolution colorée dans son propre pays, il se résout, grâce aussi à d’importants financements, à fonder un parti politique « Place publique », composé uniquement de citoyens de la « société civile », bref la rhétorique habituelle contre les partis et une énième « révolte » des citoyens respectables qui, en paroles, « se rebellent », mais qui, en réalité, sont les meilleurs exécutants des intérêts bellicistes et libéraux de la finance spéculative de Wall Street. Bien sûr, le nouveau parti est inclusif en matière de genre et a une co-présidente femme, car la lutte contre le pouvoir excessif des hommes tient beaucoup à cœur à M. Glucksmann.
Pour se faire élire au Parlement européen, il va toutefois chercher des voix dans les anciens partis, en commençant par les socialistes. Une fois arrivé à Bruxelles, il est ravi d’être nommé président de la « Commission spéciale sur les ingérences étrangères dans tous les processus démocratiques de l’Union européenne, y compris la désinformation ». Évidemment, en dehors du nom aussi ridicule que ronflant de cette « commission spéciale », il va de soi qu’elle opère dans la propagande la plus féroce de la haine antirusse et antichinoise. Mais pour ne rien manquer, il demande et obtient également de devenir vice-président de la sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen, une autre façon de diffamer toutes les nations du monde hostiles à l’OTAN.
En mars 2022, il déclare : « Si nous n’arrêtons pas Vladimir Poutine en Ukraine, nous ne connaîtrons plus la paix en Europe » et appelle à davantage d’armes pour les Ukrainiens, souhaitant une transition européenne vers une économie de guerre, tragiquement entendue par la baronne von der Leyen, bien sûr sous prétexte d’aider militairement Kiev.
Pour mieux relever ces nouveaux défis, il quitte sa première femme et s’installe avec la journaliste française d’origine libanaise Léa Salamé, catholique, qui, comme ses compatriotes coreligionnaires, déteste tous les musulmans non seulement de son pays d’origine mais du monde entier, et dont la mère, l’Arménienne Maria Boghossian, appartient à l’une des familles de diamantaires les plus connues et influentes du monde.
Mme Salamé sait bien qu’elle doit aider son mari et, dans ses interviews, elle se montre par exemple chaleureuse avec Carlos Ghosn, multimillionnaire en fuite devant la justice japonaise, et se montre au contraire très hostile envers Philippe Martinez, secrétaire du syndicat CGT, ou pire encore envers Jean-Luc Mélenchon. Une telle violation manifeste de la déontologie professionnelle a été condamnée par le Conseil français de l’éthique et de la médiation journalistique (CDJM), mais bien sûr, Madame est toujours à l’antenne à faire la propagande en faveur de son mari.
Raphaël Glucksmann, quant à lui, est réélu en 2024 au Parlement européen, siège à la Commission des affaires étrangères et à celle du commerce international, où il s’emploie à attaquer la Chine en inventant des mensonges sur les Ouïghours et en se rendant plusieurs fois à Taïwan pour boycotter tout dialogue avec Pékin ; il défend le Green Deal pour nuire aux citoyens européens et s’engage sans relâche pour le réarmement du continent, la livraison d’armes à l’Ukraine et l’intégration éventuelle de Kiev dans l’Union européenne. Puis, pour plaire aux défenseurs des animaux, il se déclare contre les corridas espagnoles.
La République populaire de Chine lui a refusé l’entrée sur son territoire, déclarant disposer de preuves solides qu’il serait un agent de la CIA. Pourtant, la plus grande erreur, commise tant par Jean-Luc Mélenchon que par les socialistes français, a été d’avoir accordé tant d’espace à un personnage qui a fait de la haine et de la provocation antichinoises et antirusses sa marque politique.
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lundi, 13 octobre 2025
Lecornu et les arrière-pensées du président

Lecornu et les arrière-pensées du président
Andrea Marcigliano
Source: https://electomagazine.it/lecornu-e-la-frutta-del-preside...
Lecornu démissionne. L'impossibilité de former un gouvernement a pu être constatée par tous, de la Terre de Feu au Détroit de Bering.
Et Macron le renomme. Pour former le gouvernement.
Il a la confiance du président.
Cela ressemble à une pochade. Une comédie de Feydeau transposée à l'Élysée et dans ses environs.
Et pourtant, c'est la réalité.
À bien des égards, une réalité tragique.
Car Macron est désormais à bout de souffle. Au cours de consultations fébriles, il n'a trouvé personne, absolument personne, disposé à assumer la charge de former un nouveau gouvernement pour la France.
Personne n'est prêt à aller à l'abattoir.
Il a donc repêché le pauvre Lecornu (nomen est omen) qui, évidemment, ne peut pas lui dire non.
Il ira à l'abattoir, bien sûr, mais il lui accordera encore un peu de temps.
Et c'est ce que Macron veut. Du temps. Pour entraîner une France, qu'il ne contrôle plus, vers la guerre. La guerre avec la Russie, à laquelle il n'est, militairement, absolument pas préparé. Et qui, d'ailleurs, n'est pas souhaitée par la grande majorité des Français. Qui sont déjà en révolte contre les conditions économiques dans lesquelles ils se trouvent. Et qui, à coup sûr, rejetteraient un conflit qui ne les concerne pas. Qu'ils ne comprennent pas, et ne peuvent comprendre.
Mais Macron mise là-dessus. Contre toute logique saine. En espérant que l'état de guerre lui permette de suspendre les derniers vestiges de démocratie. Et de rester à l'Élysée. De survivre.
En somme, il nous dit: "Que la France meure, pourvu que je continue à vivre".
Un très beau programme gouvernemental.
D'autre part, Macron s'est retrouvé confronté à une situation dont il n'est pas vraiment responsable.

Ses prédécesseurs, notamment Sarkozy et Hollande – mais Giscard a également sa part de responsabilité –, ont fait vivre la France au-dessus de ses moyens, en exploitant à l'extrême les vestiges de l'empire colonial. La Françafrique et le franc CFA en étaient les symboles et les instruments. Une monnaie qui permettait de tenir sous contrôle les colonies africaines, déjà pauvres.
Mais aujourd'hui, c'est fini. Du Burkina Faso à tous les pays au sud du Sahel, les Français sont chassés sans ménagement.
Macron n'a fait qu'aggraver la situation. Transformant ce retrait en un effondrement honteux.
Et la France se rebelle. Car elle n'est pas disposée, comme je le disais, à accepter une réduction drastique de ses conditions de vie.
Sans parler des banlieues. Où les « invités », islamistes et africains, sont maintenus partiellement calmes grâce à des dépenses et des dons continus. Au détriment, cependant, des citoyens français.
Donc, à tous points de vue, Macron est arrivé au bout du rouleau.
Le sérieux, un minimum de sérieux, voudrait qu'il présente sa démission.
Il ne le fera pas. Et il continuera à essayer de déclencher un conflit entre l'Europe et la Russie.
Pour sauver son siège à l'Élysée.
18:31 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, france, affaires européennes, sébastien lecornu, emmanuel macron |
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Chaos permanent en France: un mauvais présage pour l'Allemagne et l'Europe

Chaos permanent en France: un mauvais présage pour l'Allemagne et l'Europe
Paris. Nouveau coup de théâtre chez nos voisins : après seulement 27 jours en fonction, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé lundi sa démission. Le pays va ainsi avoir son sixième chef de gouvernement en deux ans, et le quatrième en douze mois. Lors de son entrée en fonction en septembre, Marine Le Pen, du Rassemblement national, avait prédit que Lecornu serait la « dernière cartouche » de Macron.
Comme la plupart de ses prédécesseurs, Lecornu a lui aussi échoué en raison de l'instabilité chronique qui règne à l'Assemblée nationale à Paris. Le parti du président Macron n'y représente plus qu'un petit groupe parlementaire, coincé entre les grands blocs de gauche et de droite. Le Rassemblement national de Marine Le Pen forme certes le groupe le plus puissant, mais il reste exclu de la formation du gouvernement – une réplique du « mur de feu » (ou cordon sanitaire) allemand.
Le camp de gauche est quant à lui fragile. Il dispose certes de plus de sièges que le Rassemblement National en raison du scrutin majoritaire français, mais il est fragmenté en plusieurs groupes parlementaires et exige de Macron une politique radicale de gauche qu'il ne peut soutenir.
Macron n'a désormais plus que deux options : soit il intègre le Rassemblement national de Le Pen au gouvernement, ce qui, dans l'état actuel des choses, l'obligerait à céder le poste de vice-président à Jordan Bardella, le protégé de Marine Le Pen, soit il organise de nouvelles élections, lors desquelles le Rassemblement national devrait encore renforcer sa position.
Cette crise ne marque pas vraiment un tournant dans la politique française. Le chaos est depuis longtemps institutionnalisé dans ce pays voisin. Elle est toutefois un signe avant-coureur pour l'Allemagne voisine. Elle montre en effet où mènent les « murs coupe-feu » idéologiques (les "cordons sanitaires"). Les différences entre le scrutin majoritaire français et le scrutin proportionnel allemand sont finalement négligeables : même le système électoral allemand, qui offre depuis un certain temps des résultats électoraux impressionnants à l'AfD, pourrait conduire à long terme à une situation instable si les partis traditionnels s'accrochent à leur « mur coupe-feu ». Même de légers changements dans les résultats électoraux pourraient contraindre l'Union et la SPD à former une nouvelle coalition avec les Verts. Les conséquences éventuelles en sont d'ores et déjà connues. (mü)
Source: Zu erst, octobre 2025.
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samedi, 11 octobre 2025
France: la social-démocratie zombie

France: la social-démocratie zombie
Nicolas Maxime
Source: Page Facebook de Nicolas Maxime
Ces derniers jours, le PS, le PCF et EELV n’ont cessé de multiplier les appels du pied et les négociations avec Emmanuel Macron pour former un hypothétique gouvernement de centre gauche. Certains comme le député Philippe Brun sont même allés jusqu'à vouloir ressusciter le hollandisme en considérant que Bernard Cazeneuve serait une très bonne option pour Matignon. Ce réflexe révèle moins une stratégie politique que de la survie artificielle d’un corps politique déjà mort, celle d’une "social-démocratie zombie".
Comme l’a montré Emmanuel Todd avec le catholicisme zombie, qui continue d’imprégner les comportements malgré la disparition de la foi, ces partis perpétuent les dogmes d’un monde révolu:
– la croyance qu’un marché libre mais régulé pourrait garantir la justice sociale ;
– l’illusion qu’une redistribution des riches vers les pauvres suffirait à corriger les inégalités structurelles créées par le capital ;
– la foi dans un État arbitre, neutre et bienveillant, qui concilierait intérêts du capital et exigences sociales ;
– l’idée qu’une Europe sociale pourrait émerger d’institutions conçues pour sanctuariser la concurrence et la libre circulation des capitaux ;
– et, plus largement, l’espoir d’un capitalisme moral, adouci par quelques correctifs écologiques ou redistributifs.
Or, cette vision appartient à un autre âge car le compromis fordo-keynésien n'existe plus. À la différence de leurs prédécesseurs, ces partis sont désormais largement discrédités auprès des Français. Ainsi, ensemble, ils ne représentent plus qu’à peine 10 % des suffrages. Leur discours ne parle ni aux ouvriers, ni aux employés, ni aux classes moyennes précarisées. Ils incarnent cette « gauche brahmane » décrite par Thomas Piketty (photo) — celle des professions intellectuelles supérieures, urbaines, diplômées, détachées des réalités du travail et de la France périphérique et rurale.
Cette social-démocratie zombie continue de réciter les prières d’un capitalisme à visage humain, sans voir que le système dont elle espère la rédemption est entré en phase terminale. Cette gauche croit encore aux politiques de régulation quand tout démontre que la financiarisation, la désindustrialisation et la crise écologique ont rendu ces compromis impossibles. Cette gauche parle d’égalité, mais dans le cadre d’un système économique qui rend structurellement irréalisable toute politique de redistribution.
Ainsi, la gauche traditionnelle ne meurt pas de ses adversaires, mais de son incapacité à rompre avec l’imaginaire bourgeois du progrès indéfini et du compromis social.
Car la véritable alternative ne se joue plus entre droite et gauche du Capital, mais entre la perpétuation d’un capitalisme autoritaire et la construction d’un éco-socialisme démocratique, fondé sur la souveraineté populaire, la socialisation des moyens de production et la planification écologique.
La social-démocratie, dans sa forme zombie, vit pour l’heure ses derniers instants.
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jeudi, 09 octobre 2025
Le macronisme, chronique d'un désastre annoncé

Le macronisme, chronique d'un désastre annoncé
Nicolas Maxime
(source: page Facebook de Nicolas Maxime)
Doit-on être étonné par la situation politique en France ? Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron n’a cessé de mépriser les Français, de vouloir imposer des réformes au pas de charge alors que la majorité y était opposée, et de gouverner comme si le pays lui appartenait. Chaque contestation sociale — qu’il s’agisse des Gilets jaunes ou du mouvement contre la réforme des retraites — a été traitée avec arrogance, répression ou mépris de sa part. Cela a complètement abîmé le lien entre les citoyens et leurs institutions, déjà fort fragilisé par ses prédécesseurs.
On se souvient lors de son élection de la promesse d'un nouveau monde — où l'on valoriserait l'effort, le dialogue social et la responsabilité des politiques — qui s'est très vite révélé être la continuité de l'ancien, en pire. Concernant le locataire de l'Elysée, cela tient de sa conception verticale et autoritaire du pouvoir, où l'exécutif doit décider de tout, tout seul, où le Parlement ne devient plus qu'une simple chambre d'enregistrement, où la rue devient le seul lieu de contestation possible lorsque la frustration populaire est à son comble. À la place, c’est une logique managériale du pouvoir qui s’est installée, traitant la société comme une entreprise qu’il faudrait réformer coûte que coûte, contre l'avis même de ses citoyens.
Il y a aussi quelque chose de probablement lié à la personnalité du personnage, comme l’a démontré Marc Joly dans La pensée perverse au pouvoir : un mélange de cynisme, de froideur et de manipulation. Macron incarne cette rationalité perverse, propre aux hommes politiques actuels — qui va instrumentaliser les notions de modernité, d’efficacité ou d’Europe, prétendre servir l’intérêt général et EN MÊME TEMPS disqualifier quiconque s’y oppose comme populiste ou irrationnel. En réalité, c'est une pensée autoritaire et décomplexée, dénuée de sens moral, qui s'exprime au service de ses propres intérêts et de ses amis puissants.
Il y a un an, lorsqu’il a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale et de convoquer des élections législatives anticipées, celui-ci pensait encore avoir la confiance du peuple. Mais il a été désavoué, et ce sont le Rassemblement national, en termes de voix, et le Nouveau Front populaire, en nombre de sièges, qui sont arrivés en tête. Qu’a-t-il fait ? Il n’a nommé ni l’un ni l’autre, préférant s’accrocher au pouvoir. Il a choisi des Premiers ministres issus de ses propres rangs et a tenté de bricoler une coalition avec les Républicains, pourtant ultra-minoritaires. Ainsi, depuis la dernière dissolution, trois premiers ministres se sont succédé — Barnier, Bayrou, Lecornu — le dernier gouvernement parvenant même à atteindre le record de la plus courte durée: 14 heures et 26 minutes ! Aussi court qu'une story Instagram ! Macron est entré dans un rôle de pompier pyromane, il a joué avec le feu et il s’est brûlé.
En attendant, le résultat, c’est une France fracturée, où la confiance dans le politique s’effondre et où le Rassemblement National, prospère sur le ressentiment et la désignation de boucs émissaires. Un président conscient de la gravité de la situation aurait deux options : soit présenter sa démission, soit former un véritable gouvernement d’union nationale, intégrant toutes les sensibilités politiques — de La France insoumise au Rassemblement national — et en tenant compte des propositions de chacun. Mais Emmanuel Macron n’en a cure car il n'écoute que lui-même et semble décidé à aller jusqu’au bout, quitte à entraîner le pays dans une impasse politique et démocratique.
Le pire dans tout ça ? C’est que derrière lui, les prétendants ont l’air encore pire. Jordan Bardella, Gabriel Attal ou Édouard Philippe semblent s’inscrire dans la continuité du macronisme : même narcissisme, même soumission aux logiques financières et aux dogmes européens, même mépris du peuple.
Au vu de la crise politique actuelle et de la situation socio-économique dans laquelle le pays est empêtré — menace sur la souveraineté alimentaire et industrielle, effondrement du système de santé, crise du logement — ainsi que des réformes antisociales menées sous son quinquennat : conditionnement du RSA à des activités obligatoires, durcissement successif de l’assurance chômage avec baisse des durées et des montants d’indemnisation, recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans… Emmanuel Macron peut d’ores et déjà être considéré comme le pire président de la Ve République, tant par la brutalité sociale de ses politiques que par le mépris institutionnel avec lequel il gouverne. Dès lors, la crise politique actuelle n’a rien d’étonnant puisque le désastre était annoncé depuis son élection.
14:25 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, actualité, emmanuel macron, macronisme, europe, affaires européennes |
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mercredi, 08 octobre 2025
France: quand le «macronisme» s'effondre sur lui-même

France: quand le «macronisme» s'effondre sur lui-même
Elena Fritz
Source: https://pi-news.net/2025/10/frankreich-wenn-der-macronism...
L'affaire Lecornu montre que le macronisme n'a jamais été un mouvement politique, mais plutôt un mode de gestion du déclin assorti d'une prétention esthétique des plus discutables.
La démission de Sébastien Lecornu, à peine 24 heures après sa nomination au poste de Premier ministre, fait l'effet d'un scandale politique. En réalité, elle est l'expression d'une rupture structurelle plus profonde. La France assiste à la lente désintégration du macronisme, une forme de pouvoir technocratique qui a perdu sa base sociale.
Depuis 2017, Emmanuel Macron vend aux Français une image de «modernisation» qui signifie en réalité déréglementation, démantèlement social et exaltation morale. La soi-disant «voie européenne» n'est rien d'autre que l'institutionnalisation de l'irresponsabilité: les intérêts nationaux sont externalisés, les conflits sociaux européanisés, les décisions politiques anonymisées.

Lecornu était la figure idéale dans ce système: adaptable, loyal, ambitieux. Le fait qu'il jette l'éponge n'est pas un acte de rébellion, mais le dernier réflexe de son instinct de survie. Dans le macronisme, le poste de Premier ministre est un produit jetable: toute figure chargée de mettre en œuvre des réformes impopulaires est sacrifiée dès que les protestations deviennent trop fortes.
Lecornu, un symptôme, pas une solution
Derrière la rhétorique libérale se cache une politique d'austérité profonde. Retraites, éducation, santé: tout est réduit afin de financer de nouveaux projets d'armement.
L'Ukraine sert de prétexte moral à la transformation de l'économie française en économie de guerre. Le prix à payer: une perte silencieuse mais perceptible de cohésion sociale.
La démission de Lecornu n'est pas un échec personnel, mais le symptôme d'un ordre politique qui se consume lui-même. La France veut être à la fois un État social, un empire et une superpuissance morale – et perd peu à peu chacun de ces éléments.
Ce n'est pas « l'Europe » qui tremble, mais l'appareil bruxellois, dont la façade était soutenue par la stabilité française et la solvabilité allemande. Lorsque Paris vacille, l'équilibre politique de l'UE s'effondre. Sans la France, Bruxelles perd son ancrage légitime, son centre sémantique. L'UE, « projet de rationalité », se révèle de plus en plus comme un projet visant à préserver sa propre bureaucratie.
Conclusion
L'affaire Lecornu montre que le macronisme n'a jamais été un mouvement politique, mais un mode de gestion du déclin assorti d'une prétention esthétique des plus discutables. Maintenant que même les personnages les plus loyaux de ce macronisme quittent le navire, la vérité se révèle: la France n'est pas à l'aube d'un changement de pouvoir, mais d'une lassitude du pouvoir lui-même.
Et l'UE, qui a soutenu cette orientation, sent pour la première fois que ses fondements, basés sur une illusion technocratique et une hybris morale, ne tiennent pas la route lorsque le ciment français s'effrite.
13:19 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, macronisme, sébastien lecornu, emmanuel marcon, actualité, europe, affaires européennes |
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