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samedi, 25 avril 2026

Et Sofia ouvre la voie

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Et Sofia ouvre la voie

Andrea Marcigliano

Source: https://electomagazine.it/e-sofia-prende-il-largo/

Ils n'ont jamais la paix à Bruxelles. Jamais un moment de tranquillité pour von der Leyen, Kàllas et leur cour d’eurocrates.

Ils venaient à peine de finir de fêter, semble-t-il, le supposé retour de Budapest au sein de la famille commune, que voilà qu’apparaît déjà une nouvelle crise.

Et une crise vraiment amère à avaler.

La Bulgarie a voté. Et, avec un résultat de proportions vraiment bulgares, c’est Rumen Radev qui l’a emporté, déjà président de la République, qui a démissionné précisément pour se présenter aux législatives.

Et avec un programme précis: renouer les relations avec Moscou. Mettre fin à un ostracisme absurde qui met à rude épreuve l’économie d’un pays encore en voie de développement.

Le désespoir de nos vestales du dit «européisme». Qui voudraient que tous les pays de l’UE se plient aux diktats de la Commission de Bruxelles.

Et qui aiment ce Parlement européen dont la compétence principale consiste à disserter sur la courbure des bananes.

Laissant à d’autres le soin de faire de la politique.

Mais il y aurait, cependant, un petit détail. Qui inquiète les eurocrates et leurs naïfs supporters.

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Radev (photo) est un homme de gauche. Et grâce à lui, la gauche revient au gouvernement de Sofia, en délogeant une «droite» dépenaillée et totalement alignée sur les diktats de l’UE.

Gauche, mais pro-russe, nous suggère la machine de la calomnie ordinaire.

Plutôt, réaliste. Et, donc, conscient que pour la Bulgarie, il est impossible de faire abstraction de ses relations avec Moscou.

Une relation profonde, historique et culturelle, bien plus qu'économique comme elle l’est aujourd’hui, l'économie étant devenue incontournable.

Radev est parfaitement conscient du lien historique entre Bulgares et Russes. Ce n’est pas un hasard si l’alphabet cyrillique a été conçu par les saints Cyrille et Méthode pour écrire le bulgare, puis a été adapté à la langue russe.

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Ce n’est pas non plus un hasard si Sofia porte encore les traces de la libération du joug ottoman portée par les armées des tsars.

Et, bien sûr, il y a aussi l’intérêt immédiat.

La Bulgarie est un pays en forte croissance. Pour cela, elle dépend en grande partie du gaz et du pétrole qui lui arrivent de Moscou.

Couper ce cordon ombilical, et acheter des hydrocarbures aux compagnies pétrolières américaines, comme le prétendraient les eurocrates asservis, serait pire qu’un simple dommage.

Ce serait un véritable suicide. De nature à repousser tout le pays vers un état de retard et de sous-développement.

Radev, donc, a brandi le drapeau de l’intérêt national. Et il a largement remporté la victoire.

Droite et gauche n’ont plus d’importance. Ce ne sont que des vestiges du passé. Il faut maintenant faire face à la réalité.

On ne peut que le constater: cette affaire bulgare constitue un signal clair.

L’UE, avec ses prétentions et son service à des intérêts qui n’ont rien à voir avec les peuples européens, n’est qu’un corbillard.

Ils mettent, ou croient avoir mis, un pansement sur la plaie hongroise. Et, aussitôt, apparaît une nouvelle faille en Bulgarie.

Un système de pouvoir déconnecté de la réalité. Et lié à des intérêts qui n’ont rien à voir avec ceux de la véritable Europe.

Ce système est en train de mourir. En fait, il semble déjà être dans un état avancé de décomposition.