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mardi, 29 avril 2008

Paul Nothomb: le délire logique

Paul Nothomb: le délire logique

 

Les éditions Phébus rééditent Le délire logique de Paul No­thomb. L'éditeur écrit: «Malraux resta toujours fidèle à sa première impression. Le délire logique, qui se donne pour­tant comme un roman, était bien, pour lui, "le premier témoignage sur la Gestapo où l'auteur ne romance pas". Paul Nothomb raconte ici l'histoire d'un homme qui, torturé par la police militaire allemande pendant la guerre, com­men­ce par résister aux coups, puis finit par comprendre dans la nuit de sa cellule qu'il ne pourra bientôt éviter de parler, et invente pour ses bourreaux une fable si délirante qu'elle lui vaudra d'échapper à leurs tourments. L'auteur à l'é­poque avait vécu une aventure presque semblable et l'a­vait fait savoir. On ne lui avait pas pardonné: il était peut-être permis de parler sous la torture (surtout si c'était pour sauver les copains), non de raconter qu'on l'avait fait. Un grand demi-siècle après, il a voulu remettre au jour ce tex­te (publié en 1948 par Gallimard), accompagné ici d'un nou­vel appareil de présentation —et de trois lettres inédites d'André Malraux. "Pour en finir avec quelques mensonges pieux qui empoisonnent notre histoire" (PM).

 

Paul Nothomb, Le délire logique, 1999, 180 pages, Editions Phébus, 119 FF.

 

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Pour saluer Monsieur Jadis !

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Dix ans déjà!

Pour saluer Monsieur Jadis: Antoine Blondin (1922-1991)

 

La presse amie, et même celle "sous licence", ont fait à An­toine Blondin, décédé d'un cancer, le 8 juin 1991, âgé de 69 ans, sa juste place. On a pu lire les notices élogieuses qui lui ont été consacrées, sans doute parce qu'après avoir il­lustré, avec ses amis Nimier, Jacques Laurent, Michel Déon, la "Droite buissonnière" (expression de Pol Van­drom­me) il avait effectué un léger virage à gauche. Mais con­trai­rement à des transfuges arrivistes tels Claude Roy ou Do­mi­nique Jamet, il mérite notre estime.

 

Le Cercle Prométhée ne peut qu'ajouter quelques mots à ce qui a été, dans l'ensemble, fort bien dit, concernant ce doux non-conformiste qui débuta en exerçant divers mé­tiers. Parti en 44 au titre du Service du Travail Obligatoire, il travaillera dans une ferme en Allemagne, comme vacher. Il relatera ses aventures tragi-comiques dans son premier roman, L’Europe buissonnière (Prix des Deux Magots, 1949). Il écrit peu, difficilement, mais valablement. Il nous montre un mari léger dans Les enfants du Bon Dieu (1952), des solitaires voués à l'hôpital, à la prison, dans L’humeur vagabonde (1955), un père alcoolique dans Un singe en hi­ver (Prix Interallié, 1959), porté à l'écran et revu à la télé­vision, enfin Monsieur Jadis (1970), son roman capital qui met en scène un marginal.

 

Sa passion pour le sport (Tour de France, rugby) est bien con­nue. Il donne aux chroniques sportives leurs lettres de noblesse littéraire. Deux cents sur les milliers qu'il a écrites pour l'Equipe sont réunies sous le titre L’ironie du sport  (1988). Dans les années cinquante, à celui qui allait le voir pour les Amis de Robert Brasillach, Bardèche avait dit: «Vo­yez-le avant 9 heures du matin (avant qu'il ait trop bu)». Il lui avait réservé un accueil sympathique et donné son ad­hésion.

 

Vous pourrez lire ses Œuvres complètes  en un volume de 1.408 pages publié sur papier bible à la Table Ronde pour un prix très abordable.

 

Cercle PROMÉTHÉE.

 

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