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mercredi, 05 août 2026

Les limites du Jeu

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Les limites du Jeu

Andrea Marcigliano

Source: https://electomagazine.it/i-termini-del-gioco/

Tous les Jeux, même les plus complexes et sophistiqués, ont des limites. Des frontières, disons, qui ne peuvent être franchies. Des frontières qui sont souvent et inévitablement temporelles.

Il semble que Washington prépare une attaque massive contre l’Iran, en collaboration avec Israël.

Et que cette attaque devrait avoir lieu prochainement.

Pour certaines raisons, posées, bien sûr, comme excellentes et irréprochables.

Trump est, probablement, contraint d’agir. Contraint, en premier lieu, par sa relation avec Netanyahu. Qui semble le conditionner et, à certains égards, le tenir sous sa coupe. Je laisse à chacun le soin d’en évaluer la raison.

Il est aussi contraint d’agir pour essayer de ramener un résultat positif.

Car, à ce jour, l’offensive militaire américaine en Iran s’est révélée être un désastre.

Ce n’est pas parce que l’Iran a gagné. Simplement parce qu’il ne s’est pas effondré comme Washington s’y attendait. Et, au contraire, il a riposté coup pour coup. Créant de nombreux problèmes aux États-Unis et, en premier lieu, à ses alliés arabes.

Des alliés qui manifestent désormais un malaise croissant. Au point de risquer de désagréger la coalition américaine.

Laquelle, de plus, semble avoir désormais affecté toutes ses principales ressources militaires à la défense d’Israël.

Laissant, de fait, ses « amis » arabes sans protection ni défense.

Cependant, la raison principale pour laquelle Trump doit agir rapidement est liée à la scène politique interne américaine.

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Aux prochaines élections de Midterm, qui, dans l’état actuel des choses, pourraient s’avérer désastreuses pour les Républicains.

Désormais, Trump est dans son dernier mandat présidentiel. Il n’est plus éligible, malgré certaines déclarations et revendications ponctuelles.

Cependant, il veut, ou plutôt voudrait, garder le contrôle du Parti républicain. Et peut-être pense-t-il à une succession dynastique. A son fils.

Impossible, toutefois, si les Midterms s’avèrent être un désastre total. Non seulement il deviendrait un «canard boiteux» pour le reste de son mandat. Son avenir politique serait annulé. Le sien ainsi que celui de ses partisans.

En vérité, ceux-ci sont de moins en moins nombreux. Car les prises de distance avec l’Administration, et son alignement sur Israël, en s’impliquant de plus en plus dans un conflit qui est étranger aux intérêts américains, augmentent de jour en jour.

C’est désormais un véritable éboulement.

Trump a donc besoin d’un succès dans le conflit iranien. Et il en a besoin rapidement.

Cela pourrait ne pas suffire à redresser la situation. Mais il est désormais trop tard pour trouver une autre issue.

14:19 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, donald trump, états-unis, iran | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Alexandre Douguine et la croisade contre l’Occident

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Alexandre Douguine et la croisade contre l’Occident

Diego Cinquegrana

Source: https://www.facebook.com/search/top?q=cantiere%20multipol...

« Être en bataille dans un état de semi-conscience est mortellement dangereux ». Cette phrase concentre le cœur de la dernière analyse d’Alexandre Douguine. La Russie est entrée dans une guerre de civilisation sans avoir encore pleinement compris la nature de son adversaire. Elle continue d’observer le conflit à travers cartes, frontières, gouvernements et négociations, alors que la puissance qu’elle affronte a déjà dépassé la forme classique de l’État. La question ukrainienne est le champ visible de l’affrontement, non son origine : derrière le front opère un système plus vaste et insidieux, capable de produire stratégies, langages, désirs, technologies et même les catégories à travers lesquelles l’ennemi est perçu.

L’image choisie par Douguine est celle des échecs. Moscou continue de croire que la partie se joue à deux, qu’il existe un adversaire reconnaissable assis de l’autre côté de la table et qu’il est donc possible de négocier une solution mutuellement acceptable. Mais, dans l’Occident contemporain, les échecs seraient depuis longtemps devenus un jeu pour un seul joueur : l’autre n’est admis sur l’échiquier qu’en tant que figure interne à la stratégie du joueur dominant. Dans cette perspective, l’Ukraine apparaît comme un simulacre géopolitique, une surface sur laquelle se projette un conflit bien plus profond. Libérer un territoire, obtenir une trêve ou remplacer un gouvernement ne suffit pas, car la machine qui génère la guerre resterait intacte.

Qui sont vraiment Peter Thiel et Elon Musk, et quelles structures s’activent derrière ces figures ? Nous connaissons les noms, mais nous ne connaissons pas en profondeur le monde qui les rend possibles. Nous continuons à chercher le souverain dans la salle du trône alors que le pouvoir s’est déjà fait réseau, algorithme et environnement. L’ennemi ne se limite pas à commander de l’extérieur ; il construit le langage à travers lequel nous nous interprétons nous-mêmes.

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Dans notre lexique, « Occident », « globalisme » et « ploutocratie planétaire » sont des noms provisoires donnés à une force contre-initiatrice qui traverse les États et peut s’installer même dans les sociétés qui prétendent la combattre. C’est le « dibbouk » hébraïque : il ne s’avance pas nécessairement devant nous avec son propre uniforme, mais occupe un corps, en altère la voix et agit à travers lui. Pour cette raison, il peut être partout et en chacun. Le dispositif extérieur vit de notre compatibilité intérieure avec lui. Il est temps de porter la guerre à un autre niveau et de briser une fois pour toutes cette compatibilité.

Au sommet de cette dissolution, Alexandre Douguine situe le Sujet Radical. Il apparaît quand il est déjà trop tard, lorsque le monde sacral a disparu et que la postmodernité a dissous identités, hiérarchies et significations dans un réseau de simulacres. Son réveil ne peut être planifié : il est provoqué par la Volonté Post-sacrale, qui ne coïncide plus avec le sacré mais pas non plus avec le néant. Le Sujet Radical surgit au nadir, au point où tout appui extérieur disparaît, créant la possibilité d’une « Réalité Impossible ».

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Julius Evola avait reconnu une structure analogue dans la Bhagavadgītā. Arjuna voit devant lui parents, maîtres et amis et, paralysé par la pitié, n’arrive plus à combattre. Krishna déplace alors le conflit du plan sentimental au plan métaphysique. L’ennemi extérieur trouve sa correspondance dans l’ennemi intérieur: la passion, l’attachement, la peur de la perte, la soif animale de continuer à exister. L’action devient pure seulement quand elle n’est plus possédée par l’agent. « En me dédiant toute l’action […] combats », ordonne Krishna dans le passage cité par Evola. Plaisir et douleur, profit et perte, victoire et défaite doivent être placés sur le même plan, afin que le guerrier agisse comme instrument d’un principe supérieur.

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Le même passage se manifeste dans le mystère de Parsifal. Pour Evola, le Graal est le symbole du Centre, de l’épreuve initiatique et de la restauration royale. Le roi est blessé et son infirmité rend le royaume stérile ; le chevalier atteint le château, voit le Graal et la lance, mais se tait d’abord. Il échoue non par manque de force, mais par indifférence et défaut de compréhension, car il ne pose pas la question nécessaire. La dévastation continue tant que connaissance, mission supra-personnelle et action restent séparées. Seule la question appropriée peut guérir le souverain et rouvrir la possibilité de la restauration.

La hache de justice sépare le vrai du faux, le principe du simulacre, la fonction de la parasitose. Elle est destructive car elle coupe les liens qui maintiennent l’homme subordonné à la peur, à la possession et à l’approbation ; elle est constructive car elle rouvre l’espace dans lequel peuvent revenir forme, communauté, responsabilité et destin.

De ce diagnostic découle notre conclusion : notre croisade est, sans périphrase, une guerre totale contre l’Occident. Contre le cancer ploutocratique qui, depuis l’Occident, s’est irradié jusqu’à prétendre coïncider avec le monde entier. L’Occident ne veut pas coexister avec les autres civilisations et pour cela il ne peut être corrigé, réformé ou ramené à mesure : il doit être définitivement annihilé et effacé.

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Il n’y aura jamais de compromis stable entre l’Occident et le monde multipolaire, parce qu’ils répondent à des principes inconciliables. La victoire ne consistera pas à rendre plus douce l’hégémonie occidentale, mais à en briser le monopole et à en fragmenter le souvenir, afin de restituer aux civilisations vérité et justice.

Le Graal est le Centre retrouvé depuis lequel cette guerre doit être menée. Celui qui ne possède pas de Centre finira toujours par utiliser les armes de l’adversaire et par édifier, même après la victoire, un autre fragment d’Occident. Le chevalier entre dans la Terre Désolée pour briser l’enchantement. Son action découle de l’obéissance impersonnelle à l’Ordre Supérieur. La guerre contre l’Occident doit être totale : dirigée vers la destruction des démons de la dissolution et l’édification du nouvel oecumène des civilisations. Aucun pacte avec le désert. Réveiller le Roi et refonder le monde.

Diego Cinquegrana

Inclusion dans le vide

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Inclusion dans le vide

Andrea Zhok

Source: https://www.elviejotopo.com/topoexpress/inclusion-en-el-v...

« Nous disons qu’ils doivent être inclus, mais pour être inclus ils devraient trouver un lieu qui ait une forme, et nos sociétés n’ont pas de forme. »

C’est pour moi un point très important, qui, de manière paradoxalement complémentaire, rapproche la droite et la gauche.

La droite feint que ce qu’est la société (italienne, européenne) constitue une donnée évidente. Elle imagine qu’il suffit d’en appeler à quelque vestige extérieur, à une mémoire nostalgique, à quelque reliquat toujours plus décharné de la tradition passée pour se définir; elle suppose qu’il suffit de parler de l’Europe chrétienne pour donner un contenu spirituel à une société non seulement sécularisée, mais radicalement déracinée et relativiste, et dont, par ailleurs, la droite elle-même cultive intensément la forme la plus franche d’individualisme. La droite parle de communauté, mais pense au népotisme; parle de société, mais pense aux sociétés par actions.

Elle ne fait, et n’a jamais fait, depuis au moins un demi-siècle, rien pour prendre réellement soin de la tradition culturelle italienne et européenne, œuvrant inlassablement en faveur de la marchandisation systématique de chaque instance culturelle, de chaque coutume, de chaque tradition. Ils se gonflent la poitrine avec le «made in Italy» et n’utilisent pas une expression anglaise par hasard, car «Italy» n’est pour eux qu’une marque avec laquelle conquérir des parts de marché, en exploitant un passé qu’ils n’étudient ni ne comprennent.

La gauche, au contraire, se noie dans le marasme abstrait d’un relativisme historique générique, sur lequel elle a d’ailleurs cessé de réfléchir de façon critique au moins depuis les années soixante-dix, finissant par traduire «histoire» par «accident», «hasard» ou «arbitraire». Elle continue de lutter contre des fantômes vidés de leur substance, de l’oppression patriarcale au dogmatisme religieux, du nationalisme au familialisme; elle s’imagine combattre quotidiennement les moulins à vent de Dieu, Patrie et Famille, alors qu’elle ne se souvient même plus du sens de ces mots.

Quand elle pense à la «culture», elle pense à un signe distinctif de classe, qui séparerait les demi-cultivés dotés de diplômes des masses qu’elle considère comme l’abrutissement du sens commun plébéien. Elle conçoit toute normativité informelle, toute attente moyenne et populaire, comme un préjugé abominable et une irrationalité propre au «ventre du pays». Tandis que son propre ventre est sous-traité à la bouillie culturelle américaine, qu’elle imagine comme un «monde sans préjugés».

La société italienne (européenne) n’« inclut » ni n’« accueille », car, pour inclure comme pour accueillir, il faut être QUELQU’UN, il faut savoir ce que l’on est et ce que l’on veut. L’inclusion et l’accueil ne sont ici que des petits mots servant de feuilles de vigne pour cacher l’opportunisme économique («les emplois que les Italiens ne veulent plus faire», «les ressources qui paient nos retraites», etc.). Et tout va bien tant que «l’inclu» et «l’accueilli» restent à leur place comme rouages de notre système. En réalité, la seule règle sociale que nous sommes capables de fournir en toute bonne conscience est: «fais bien ton travail». Mais dès que l’autre prétend être une subjectivité dotée d’une identité propre, et puisque nous ne sommes pas capables d’offrir une orientation normative ni de poser une limite justifiée, l’identité de l’autre devient immédiatement gênante, rugueuse, un choc visuel, un scandale.

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Ceuta est un avertissement: le responsable des migrations de l’ONU, Sutherland, déclare le multiculturalisme incontournable

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Ceuta est un avertissement: le responsable des migrations de l’ONU, Sutherland, déclare le multiculturalisme incontournable

«No Borders» et multiculturalisme forcé pour tous? 

Source: https://report24.news/ceuta-als-mahnmal-un-migrationsbeau...

L’exclave espagnole de Ceuta est sous pression massive. Des dizaines de milliers de personnes prennent d’assaut la frontière parce que le gouvernement de Madrid légalise les migrants illégaux et que les tribunaux rendent les expulsions plus difficiles. Cette invasion est la conséquence logique d’une politique migratoire systématiquement préparée et menée depuis des années. Par des hommes comme Peter Sutherland.

En Espagne, l’une des plus grandes «campagnes de régularisation» d’Europe a eu lieu: plus de 1,2 million de personnes en séjour illégal devraient être légalisées par le gouvernement de gauche. Un tribunal espagnol a également déclaré problématiques les «expulsions à chaud» à la frontière, interdisant de facto à la police le contrôle des frontières. Résultat: selon les autorités et les vidéos, entre 50.000 et 60.000 personnes venant du Maroc ont franchi les limites de l’exclave espagnole de Ceuta fin juillet.

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C’est la conséquence d’une politique de frontières ouvertes poursuivie pendant des décennies, que l’Union européenne a encore intensifiée depuis 2015. Une figure centrale de cette politique était Peter Sutherland (photo), ancien commissaire européen irlandais, ancien patron de Goldman Sachs et longtemps représentant spécial de l’ONU pour les migrations internationales. Sutherland, qui présidait également le réseau globaliste de la Trilateral Commission (une sorte de WEF clandestin), ne cachait pas ses positions sur la politique migratoire.

En juin 2012, il expliquait sans détour devant la sous-commission européenne de la Chambre des Lords britannique de quoi il s’agissait. Sur l’homogénéité nationale, il déclarait: «Il est impossible d’imaginer que le degré d’homogénéité impliqué par l’argument alternatif puisse survivre, parce que les États doivent devenir plus ouverts vis-à-vis des personnes qui les habitent, comme l’a démontré le Royaume-Uni». Et à propos des sociétés européennes: «… qui entretiennent encore un sentiment d’homogénéité et de différence par rapport aux autres… Et c’est précisément ce que l’Union européenne, à mon avis, devrait s’efforcer de déconstruire».

Sutherland soutenait que le développement de «États multiculturels» était inévitable – «aussi difficile soit-il d’expliquer cela aux citoyens de ces États» – peu importe à quel point il serait difficile de le faire comprendre aux citoyens. Les États devaient être plus ouverts à tous les habitants de la planète, et l’UE devait activement contrer le fait que les pays européens s’accrochent à un sentiment d’homogénéité nationale et de différence entre nations. L’homogénéité n’est ni souhaitable ni viable pour l’avenir. Les citoyens auraient peut-être du mal à comprendre, mais cela ne change rien à la direction politique. Ce n’est rien d’autre que le mantra mensonger des globalistes: «La diversité est notre force».

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Lorsque Angela Merkel a ouvert les frontières en 2015, Sutherland était enthousiaste. En novembre 2015, il a salué son «leadership remarquable». En février 2016, il l’a explicitement qualifiée d'«héroïne» et raconté lui avoir soufflé lors d’une conférence à Malte: «Vous êtes une héroïne», car elle défendait une vision morale au prix de sa propre position politique. La vision de la destruction des peuples et des États européens.

Pour des acteurs comme Sutherland et les réseaux dans lesquels il évoluait, les citoyens des États occidentaux ne sont pas porteurs d’une histoire et d’une identité propres, mais simplement de la matière interchangeable. Les nations sont considérées comme des constructions dépassées, l’identité nationale comme un obstacle. Les peuples d’Europe sont écartés au profit du projet d’un monde sans frontières. Leur identité est détruite, leur cohésion brisée, leurs nations abolies.

Ceuta n’est que le dernier symptôme de cette politique d’autodestruction européenne. À elle seule, la population de l’Afrique augmente d’environ 100.000 personnes par jour. Il est tout simplement impossible d’accueillir ces masses en Europe et de continuer à exister en tant qu’Europe. Ceux qui ne protègent pas les frontières par tous les moyens nécessaires perdront l’Europe. L’alternative n’est pas humanité ou fermeture. L’alternative est: garder le contrôle ou perdre ses propres pays. Pour les globalistes comme Sutherland, Merkel ou von der Leyen, l’abolition des nations européennes est manifestement un objectif. Pour les citoyens européens, ce serait une catastrophe.