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dimanche, 26 avril 2026

Pacte de Danzig: une attaque nucléaire à l’essai

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Pacte de Danzig: une attaque nucléaire à l’essai

Par Karl Brüning

Source: https://www.compact-online.de/pakt-von-danzig-atomkrieg-a...

Les avions de combat de Macron ciblent des objectifs russes au-dessus de la mer Baltique. Pendant l’exercice, la Pologne tient les rênes. 

Danzig, 20 avril 2026. Emmanuel Macron, président de la République française, et Donald Tusk, chef de l’État polonais, se rencontrent pour le premier sommet bilatéral du gouvernement. C’est la première étape concrète de mise en œuvre du Traité de Nancy, signé en mai 2025 par les deux dirigeants. La coopération nucléaire y était envisagée, mais sans détails précis.

Désormais, les deux parties ont concrètement convenu à Danzig d’organiser des exercices nucléaires conjoints, des échanges d’informations et des opérations de défense pouvant être activés en cas d’urgence sans longues consultations de l’OTAN. En toile de fond : une partie de l’Europe s’émancipe de la tutelle américaine. Cependant, l’hostilité envers Moscou reste le dénominateur commun. Ce qui est célébré publiquement comme un partenariat est en réalité un plan de guerre.

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Dans les jours qui ont suivi, le journal polonais Rzeczpospolita, citant des sources militaires, a révélé ce qui a été convenu dans l’ombre: la planification commune de scénarios d’attaque nucléaire préventive contre la Russie et la Biélorussie, en dehors des structures de l’OTAN. Ces exercices devraient commencer prochainement.

Moscou dans le viseur

L’aspect le plus épicé n’est pas le «quoi», mais le «comment». Une source militaire polonaise a déclaré à Rzeczpospolita: «La clé de ces plans est que la force de frappe franco-polonaise en cours de constitution opérera en quelque sorte en dehors de la bureaucratie de l’OTAN».

Les scénarios serviraient de plans d’urgence en cas d’attaque russe, mais ne seraient pas activés après de longues délibérations selon l’article 5. L’article 5 est la clause centrale du traité de l’OTAN: une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous. En cas de menace réelle, tous les États membres de l’OTAN doivent consulter et décider collectivement avant toute intervention militaire.

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La division du travail est claire: la Pologne prend en charge la partie conventionnelle. Des pilotes polonais effectuent des missions de reconnaissance sur longue distance et tirent des missiles de croisière JASSM-ER depuis des F-16, qui attaqueraient hypothétiquement des cibles autour de Saint-Pétersbourg. La France fournit la partie nucléaire. Les avions Rafale-B simulent l’utilisation d’ogives nucléaires. Le rapport indique:

«Les avions Rafale-B sont capables de parcourir la distance Budapest-Kaliningrad depuis la France et d’entraîner des attaques contre des cibles en Russie et en Biélorussie».

L’essentiel est donc: la Pologne s’occupe de la partie conventionnelle, la France de la partie nucléaire.

La nouvelle Europe de Macron

La France est depuis le Brexit la seule puissance nucléaire de l’UE, avec 290 ogives, ce qui en fait, après la Russie, les États-Unis et la Chine, la quatrième puissance nucléaire mondiale. Macron pousse depuis mars 2026 le concept de «dissuasion proactive» et a invité la Pologne, l’Allemagne, la Grèce, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et la Suède à des exercices nucléaires conjoints.

Tusk a déclaré après la rencontre à Danzig que la Pologne avait rejoint un «groupe exclusif qui comprend les besoins de solidarité et de souveraineté européennes». Cependant, il a précisé que «les avions Rafale avec des bombes atomiques au-dessus de la Pologne ne sont pas la solution ultime». Une autre source militaire polonaise a ajouté :

«Les Français savent que nous disposons d’une puissance militaire énorme. D’ici le milieu des années 2030, nous aurons l’une des plus grandes armées d’Europe. Ils veulent apporter leur savoir-faire et une arme que la Pologne ne possède pas: des armes nucléaires».

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La Pologne est considérée depuis des décennies comme le critique le plus acerbe de la Russie en Europe, une position profondément enracinée dans l’histoire et qui a fait du pays un moteur de l’aile orientale anti-russe de l’OTAN.

Depuis l’arrivée de Macron à la tête de la France, le pays s’est positionné de manière cohérente comme contrepoids militaire à Moscou. Macron a également évoqué la possibilité d’un «stationnement décentralisé» d’avions français, porteurs d'armes nucléaires, en Pologne, tout en soulignant que Paris en conserverait le contrôle exclusif.

La Russie a, par l’expansion constante de l’OTAN vers l’est, déplacé ces dernières années des infrastructures nucléaires en Biélorussie, ce que l’Occident considère comme une escalade. Maintenant, Paris et Varsovie préparent leur contre-mouvement. Poutine a répété à plusieurs reprises que la Russie «n’a pas de plans» en vue d'attaquer des États membres de l’OTAN, et s’est déclarée prête à un pacte de non-agression, ce que l’alliance occidentale a rejeté.

 

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