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mardi, 04 septembre 2007

Avec Zarathoustra contre les mollahs!

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Dr. Mohammed DJASSEMI :

Avec Zarathoustra contre les mollahs !

Né en 1933 en Iran, le Dr. Mohammed Djassemi est à la fois politologue et écrivain. Le texte publié ci-dessus, en parfait accord avec la maison d'édition, est extrait de son livre "Macht und Staat im Islam", qui vient de paraître aux éditions Videel de Niebüll.

Anti-autoritaire, le soufisme est le courant dominant et éclairé de la mystique musulmane. Il correspond à une rupture voulue par la base populare avec l'orthodoxie, fruit du despotisme théocratique et de ses apologistes. Les écrits ont fait, jusqu'ici, peu mention de sa dimension politique et de ses implications dans la pensée politique. L'analyse s'est plutôt axée sur l'apport général du soufisme dans l'histoire des idées.

Or, le conflit des soufis avec l'orthodoxie —à savoir avec la chari'a (loi islamiste)—, thème majeur de l'idéologie soufie, ne laisse planer aucun doute : c'est à dessein que les soufis ont sapé l'autorité de l' islam officiel et s'en sont pris aux théories et pratiques politiques des dirigeants orthodoxes. La doctrine traditionnelle voit en la toute-puissance divine le signe de la soumission de l'homme à Dieu depuis la création. La chari'a jalonne le chemin, que l'esclave doit emprunter s'il veut respecter la volonté divine, faite de commandements et d'interdits. De même que l'esclave ne peut être affranchi, de même la chari'a ne peut être remise en question.

Lui-même un soufi modéré, qui n'hésite pas à polémiser contre les extrémistes dans ses rangs, le Cheikh al-kabir a très bien résumé cette doctrine : "Quiconque veut s'affranchir de l'esclavage pêche par vanité. Cela impliquerait que l'homme soit libéré de ses devoirs religieux (taflikat-i Schar'a-i) : ce qui est illusoire et présomptueux."

Si la doctrine traditionnelle de l'islam professe une transcendance divine absolue, le soufisme justifie le caractère divin de l'Etre tout entier par la théorie de l'émanation de Plotin. Selon le philosophe grec, en effet, la multiplicité serait née de l'Un originel. Par conséquent, Dieu ne serait plus une "entité abstraite siégeant sur le monde", mais l'univers lui-même serait l'émanation de la puissance divine.

Afin de mieux comprendre cette opposition, il faut se remettre en mémoire les conséquences de la vision de l'orthodoxie sur l'Unicité (tawhîd) et la Toute-Puissance divine. « Plus on se penche, avec sérieux, sur les concepts de l'Unité et de l'Unicité de Dieu ; plus on associe toute existence, toute causalité à Dieu seul, en excluant au passage tous les êtres ou forces existants, agissants et vénérables autres que la figure divine ; plus on conteste une existence réelle et une force agissante effective à toutes les existences et les actions extérieures à ce Dieu unique, moins l'homme a de facilité à se représenter cette figure divine, cet Un, avec lequel rien ne peut rivaliser. Ce dernier devient, dès lors, de plus en plus abstrait, vague, sans nuance et immatériel.

En d'autres termes, plus ce monothéisme est "chauffé jusqu'à l'incandescence" (H. Kraemer), plus le caractère personnel, la chaleur vitale et la proximité humaine de la figure divine sont en quelque sorte consumés par cette surchauffe.

Le musulman doit voir en Allah un sultan inaccessible et imprévisible selon la coutume orientale. Aux tenants de la doctrine rigoriste, qui prônent un monothéisme pur et dur, les soufis opposent l'image d'un Dieu personnel et d'amour.

Le second principe de la vulgate islamiste, qui prône la "Toute-Puissance d'Allah", dénote la même passion du superlatif. Le souci d'attribuer à la gloire de Dieu toute causalité devait conduire, immanquablement, au dogme de la double prédestination absolue. Il faut noter que, de ce fait, l'élection à la grâce et le jugement qui condamne n'ont pas plus de lien moral avec l'existence humaine (sinon cela supposerait l'existence d'une autre "cause" que Dieu) que de lien affectif avec Allah. Ce sont des décisions arbitraires, de purs incidents auxquels le cœur d'Allah demeure insensible… La puissance divine est, en fait, une sorte de despotisme ; le sublime, quant à lui, cache une insensibilité… Le musulman doit voir en Allah un sultan inaccessible et imprévisible selon la coutume orientale.

Aux tenants de la doctrine rigoriste, qui prônent un monothéisme rigoureux et abstrait, les soufis opposent l'image d'un Dieu personnel, qui s'identifie à l'Être tout entier. L'Etre est Dieu tout entier, compénétré de tout son amour. Tout est en Lui, Il est en tous.

Pour les deux courants, il n'existe rien en dehors de la figure divine. Parmi les trois notions exposées dans l'histoire des religions et dans les spéculations sur la création —soit la création, l'émergence et l'émanation—, les soufis rejettent catégoriquement la première, qui présente le Créateur comme un horloger et l'être humain (l'univers et toutes les autres créatures comprises) comme une horloge savamment élaborée. D'une part, cette notion est insatisfaisante sur le plan religieux et d'autre part, l'idée de comparer la création à une horloge sous-entend des facteurs d'éternelle servitude et l'homme se voit détacher de tous les principes moraux.

Appliquée au domaine politico-social, cette théorie aurait tôt fait de légitimer le despotisme politique et religieux, les deux domaines étant étroitement liés. Elle veillerait, en effet, au nom de Dieu, au bon fonctionnement de cette horloge docile et sans âme.

Pour remettre en question ces autorités politiques et religieuses, il fallait, par conséquent, combattre cette vision de Dieu et de la création. Ce à quoi les soufis s'attelèrent en rapprochant les récits bibliques relatifs à la personne de Dieu de la théorie néoplatonicienne de l'émanation et au besoin, de la religion des anciens Perses, le mazdéisme. Il en résulta une doctrine bien particulière (…).

Que représentent dès lors les diverses confessions, rites, lois et dogmes pour celui qui a contemplé au travers de l'amour la vraie essence de toute religiosité ? Absolument rien, en fait. Ainsi que l'exprime le soufi Abu-l-A'la Maudoodi : "Je ne suis ni chrétien, ni juif et encore moins musulman" (…).

Concept clé de l'islam en général et du soufisme en particulier, le thème de l'"homme parfait" a trouvé une parfaite illustration dans la philosophie d'Abd al-Karim Djili (auteur du célèbre livre "Al-insan al-Kamil") et témoigne des influences positives, sur l'islam, du zoroastrisme des anciens Iraniens [en français: 'Abd Al-Karîm Al-Jîlî, De l'Homme Universel - Extraits du livre Al-Insân Al-Kâmil - traduits de l'arabe et commentés par Titus Burckhardt, Dervy-livres, Paris, 1975-1986].

Le zoroastrisme est une religion toute compénétrée d'une éthique active du grand "oui" au monde et à la vie, où le premier homme, Gayomard, est le prototype et l'origine de l'humanité dans le grand drame de la Création. Il mène, aux côtés de Dieu, une lutte acharnée contre les forces du mal. En fait, cet "homme juste" (ainsi est-il déjà mentionné dans l'Avesta) a reçu à la naissance un peu de la puissance divine, puissance sans laquelle la victoire du Bien sur le Mal, but de la création, ne peut être totale et définitive.

Outre l'explication cosmologique défendue par la gnose, les premières sectes chrétiennes, le manichéisme et le néoplatonisme, la figure divine du premier homme prendra, au cours des siècles, une dimension sotériologique avant d'aboutir, enfin, par des voies détournées et encore aujourd'hui en partie inexpliquées, au concept de l'"homme parfait" dans la religion islamique. La porte est alors ouverte aux interprétations les plus diverses : le prophète Mahomet, les imams 'alides et l'homme idéalisé par les soufis sont tour à tour comparés à l'homme parfait dans les doctrines soufies.

Chez les soufis, l'idée d'un califat général de l'homme sur la Terre est poursuivie jusqu'à l'absurde par le bieias de la représentation de l'"homme parfait". Si l'homme est de substance essentiellement divine, st son esprit procède, lui aussi, de l'esprit divin, et si la réalisation de cet Etre divin peut s'effectuer hic et nunc, c'est-à-dire dans l'existence terrestre, on est tenté de conclure que l'homme génère une force et une sagesse infinie s'il est mis en mesure d'achever son accomplissement, soit sa pleine réalisation. Selon les soufis, en effet, Dieu vit en l'homme. Dès lors, l'épanouissement personnel n'est rien d'autre qu'une réalisation divine.

Selon les tenants de l'islam "légaliste" officiel et dominant, l'homme ne peut se réaliser que sur le seul chemin autorisé et jadis balisé une fois pour toutes par Dieu, un chemin balisé de lois pour l'éternité. Dieu apparaît, par conséquent, comme l'obstacle à l'épanouissement personnel de l'homme. À l'inverse, l'homme est l'obstacle à la réalisation divine pour les soufis. Pour les uns, l'homme ne pourra jamais appréhender le mystère divin ; pour les autres, la substance divine de l'homme peut avoir connaissance d'elle-même.

Pour les premiers, l'homme espère attirer sur lui la grâce divine en servant fidèlement son Seigneur, à la façon d'un vassal. Dans un esprit de crainte perpétuelle et au nom des pouvoirs qui lui ont été délégués, il dirige les autres hommes à l'ombre du royaume divin absolu. Pour les seconds, il n'est nullement question de peur ou d'espoir : Dieu trône naturellement en chaque homme et le seul moyen de communication entre les deux éléments de cette consubstantialité —l'Humain et le Divin— est l'amour. Le soufi décrit d'ailleurs l'homme de la manière suivante : "Je suis la seule puissance maîtresse des deux mondes, mon règne s'étend dans l'au-delà et dans l'en-deçà. Dans ces deux mondes, je ne vois aucun être que je devrais craindre, de qui je dois espérer recevoir la grâce. La seule image que je contemple dans les deux mondes est la mienne". Comme Bastami l'a très bien exprimé: "Je suis subhan (un des noms d'Allah), qu'y a-t-il de plus sublime que ma dignité".

Tandis que les théologiens-juristes (fuqahâ') envisagent essentiellement la Loi comme la marque du pouvoir, les mystiques musulmans —et les soufis en premier— voient en l'Amour le signe de la liberté. Si la Loi constitue le pilier du monde musulman pour les uns, l'Amour régirait plutôt les interactions sociales et communautaires pour les autres.

Si les soufis n'ont pas instauré ou plutôt n'ont pas voulu instaurer de régime politique, leur combat contre l'asservissement religieux de l'homme atteste, en revanche, leur volonté de créer une alternative, soit une  "communauté libre de l'amour" sans avoir recours pour autant à un cadre politique. Selon eux, l'amour —et non pas la stricte observance des édits religieux— est le principe et la mesure de toutes les vertus. Pour Basmati, la foi et l'incrédulité (Kufr et Iman) sont du domaine de l'enveloppe corporelle, aucun ordre ou devoir ne peut être imposé à celui qui a découvert l'amour du transformateur de l'univers. Par conséquent, la base de toutes les vertus ne réside pas dans la vénération de Dieu prêchée par les oulémas, mais bien dans la consubstantialité avec Dieu, recherchée au travers de l'amour. Il s'agit d'un contact personnel et intérieur de l'individu avec Dieu, ce qui implique que les contraintes extérieures doivent être abolies.

Ils troquent leurs beaux habits contre une simple robe de laine (sûf), fuient les bonnes manières et les savants discours au point de détruire leurs livres et préfèrent vivre des fruits de leur travail.

Dès lors, vouloir ordonner par le biais de la politique ce que doit être la religion, faire de la religion un Etat, même si la démarche vient du Prophète, c'est instaurer un ballast grossier sur la voie qui mène à la vision immédiate de Dieu. Au lieu d'unir les hommes, les prophètes les ont séparés. C'est pourquoi, seul l'amour de Dieu peut et doit, au-delà de toutes les confessions, constituer l'élément "liant" de l'humanité. Les premiers pas que posent les individus sur la Voie d'Amour qui mène à Dieu, même s'ils sont maladroits, entravés par toutes sortes d'éléments extérieurs ou d'accidents, doivent être tolérés puis améliorés avec amour par la force du meilleur exemple; en tous cas, ils ne peuvent jamais être découragés.

Bien que les soufis, au contraire des théologiens-juristes (Fuqaha) au pouvoir, insistent sur la puissance divine infinie de l'homme, ils semblent peu enclins à appliquer cette conception à la vie sociale. Ils cherchent plutôt à transcender le pouvoir en humilité et en amour et renoncent consciemment à toute reconnaissance sociale afin d'éviter la cristallisation ainsi que l'institutionnalisation sociale du pouvoir. Ils troquent leurs beaux habits contre une simple robe de laine (sûf), fuient les bonnes manières et les savants discours au point de détruire leurs livres, renoncent à toute attache et reconnaissance publique, pratiquent l'ascétisme (zuhd) et préfèrent vivre des fruits de leur travail que de s'acheter des biens et des richesses superflus. Par ailleurs, il leur arrive de dénoncer publiquement ou secrètement, c'est selon, les dirigeants séculiers et religieux dont ils évitent la compagnie. Leur manque de réaction aux humiliations leur a même valu le surnom de "ceux qui recherchent le blâme" (malâmatiya). Ils prennent la vie du bon côté et se livrent dans leurs confréries —bien souvent au grand dam des oulémas— à la musique, au chant, à la danse et à la poésie. L'amour mystique, ainsi célébré, a donné quelques chefs-d'œuvre poétiques.

Même si le soufisme ne constitue pas à proprement parler un parti politique à connotation religieuse pour les musulmans, son efficacité sur le plan spirituel lui a valu une influence de premier plan sur la vie politique. Le rejet inconditionnel, par les extrémistes soufis, de la notion de théocratie, sous quelque forme que ce soit —califat, sultanat ou encore théo-démocratie basée en grande partie sur les commandements venant soi-disant de Dieu—, ne peut mener qu'à une communauté indépendante de l'Etat et du pouvoir, conformément aux exigences de l'anarchisme individualiste.

Selon les soufis, l'amour est d'une part l'élément fédérateur de la communauté, d'autre part le moteur de son développement. Même Satan, pourtant l'incarnation du mal et dont l'orthodoxie se sert comme instrument idéologique du pouvoir, fait l'objet d'une interprétation étonnamment positive chez les soufis. En effet, c'est par amour pour Dieu que Satan, qui fut d'abord ange, a refusé de se prosterner devant Adam. En dépit de cet "anarchisme", les soufis respectent la Loi et la suprématie de l'Etat dans la mesure où elles sont nécessaires à la vie physique des hommes sur terre.

Les soufis semblent donc rechercher un Etat profondément libéral et pluraliste, un tant soit peu tolérant, qui respecte les voies individuelles et personnelles vers le salut, n'entrave pas le développement de la communauté avec des lois se voulant éternelles et n'adopte pas des décrets dignes d'un état totalitaire pour édicter la "vérité" et pour asservir l'homme spirituellement. Les véritables implications politiques du soufisme sur le monde musulman sont l'anarchisme "éro-cratique" ou plutôt le libéralisme "éro-cratique". Elles donnèrent lieu, pour la première fois dans l'histoire, à une forme de laïcisme [ndlr: avant que les invasions mongoles ne détruisent la Perse où émergeait précisément cette forme d'Islam largement imprégnée de zoroastrisme et d'héritage perse-avestique; en français: lire les œuvres que Henry Corbin a écrites sur la pensée islamique de la Perse médiévale].

Si le soufisme n'a pas eu, au Moyen Âge, d'implication directe sur la vie politique, nombre d'intellectuels dans la mouvance de la Renaissance islamique s'intéressent, aujourd'hui, à ce courant spirituel. À la lueur des tentatives passées et des influences potentielles du soufisme sur les théories politiques actuelles, ils essayent d'élaborer de nouveaux systèmes et programmes politiques.

Mohammed DJASSEMI.

(texte paru dans Junge Freiheit, n°17/2002, http://www.jungefreiheit.de - trad. franç. : FE).

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Hernan Tello, tué au siège d'Amiens

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Hernan Tello, tué lors du siège d'Amiens

4 septembre 1597 : Hernàn Tello, gouverneur militaire espagnol de la place d’Amiens, est tué d’un coup d’arquebuse, lors du siège de la ville par les Français. Au printemps de 1597, les troupes des Pays-Bas espagnols avaient repris Amiens, ville nous revenant de droit depuis Charles le Hardi, déclenchant, par cette action légitime, une riposte française illégitime, conduite par Henri IV, qui met le siège devant la ville en juin. Hernàn Tello déploie alors ses troupes espagnoles, wallonnes et irlandaises sur les remparts de la cité, bien décidé à la défendre jusqu’au bout ou jusqu’à l’arrivée des troupes de secours conduites par notre bien-aimé Archiduc Albert. La défense par nos troupes de la place d’Amiens fut héroïque, même si elle est oubliée aujourd’hui, où l’amnésie frappe une caste politique abjecte qui fait déteindre ses tares hideuses sur la population toute entière. Encerclés par des troupes françaises très supérieures en nombre et en matériel, minés par la peste qui ravage la ville, elles tiendront bon. La bataille d’Amiens de 1597 inaugure aussi la tactique des mines et contre-mines. Les Français parviennent à faire sauter une partie des fortifications et à placer leurs pièces d’artillerie afin de pilonner la ville. Les assiégés, par une contre-mine, font sauter les portions des murailles et détruisent l’artillerie de Henri IV, qui perd 200 hommes, en quelques fractions de secondes. Après la mort de Tello, les Français canonneront une portion précise et réduite des murs d’Amiens, lanceront dans la brèche un assaut de grande envergure, mais, sortant comme des fantômes des ruines, les assiégés, affamés et malades, les tiendront résolument en échec. L’Archiduc Albert arrive à la tête de la dernière armée constituée des Pays-Bas, forte de 4000 hommes et encercle les assiégeants, sans oser donner l’ordre de les attaquer, vu son infériorité numérique. A la fin septembre, les assiégés sont obligés de se rendre : il n’y a plus que 600 hommes valides et plus de 800 blessés, sur une garnison qui comptait au départ 3400 soldats d’élite. Les vaincus du siège d’Amiens sortent de la place en bon ordre, bannières déployées, pour rejoindre l’armée d’Albert et se replier en bon ordre, accompagnés de la plupart des femmes d’Amiens, séduites par la bravoure des « tercios ». Cette magnifique épopée, et le sacrifice de 2000 soldats, nous permettent de revendiquer des droits sur le territoire qui constitue aujourd’hui le département de la Somme, qu’une association, telle « Zannekin », fondée sous le règne de Léopold III et basée aujourd’hui à Ypres, englobe toujours dans les XVII Provinces qu’elle espère voir un jour se reconstituer (sources : Fernando Martinez Lainez y José Maria Sànchez de Toca y Catala, « Tercios de Espana – La infanteria legendaria », Madrid, EDAF, 2006).    

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