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dimanche, 04 octobre 2020

TERRE & PEUPLE Magazine n°84

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Communiqué de "Terre & Peuple-Wallonie"

TERRE & PEUPLE Magazine n°84

Le numéro 84 de TERRE & PEUPLE Magazine est centré sur le thème ‘Souveraineté et souverainisme’.

L’éditorial de Pierre Vial est titré ‘La haine contre les Blancs’. Elle s’affiche sans aucune retenue, y compris par les Blancs ethno-masochistes, empressés d’implorer pardon.  Le mécanisme du conditionnement est bien rodé, au besoin en trafiquant les faits, notamment les circonstances de la mort du célèbre et célébré George Floyd.  On évacue le fait que, sur les quatre policiers accusés, deux ne sont pas des Blancs.  60% des policiers US sont des Noirs, alors que ceux-ci ne sont que 12% de l’ensemble de la population, mais sont les auteurs de 43% des meurtres.  Ils ne seraient violents que parce qu’ils sont victimes d’injustices.  Ces énormités, qui justifieraient les vols, incendies, viols, expliquent probablement que 47% des Français déclarent que pour eux le racisme anti-Blancs est une réalité vécue.  C’est la guerre raciale ?  Il n’est pas trop tard pour la faire.

unnamedgddsie.jpgLes gens du vulgaire qui comme nous lisent et relisent avec humilité la contribution de Jean Haudry à cette livraison de TERRE & PEUPLE Magazine, ‘La souveraineté dans la tradition indo-européenne’, ne peuvent guère que pressentir, avec un religieux vertige, la masse presque surhumaine des connaissances en la matière que les initiés ont collectées et triées.  Et ils ne peuvent que prier, non seulement pour qu’elles puissent être précieusement conservées, mais pour que ses héritiers cultivent l’héritage et, comme le disent joliment les gens du rugby, que leurs champions transforment l’essai.  Et prier pour que les peuples indo-européens sachent à nouveau qu’ils sont depuis toujours propriétaires de ce précieux patrimoine.

Jean-Patrick Arteault livre trois notes substantifiques sur la nation, sur la souveraineté et sur l’Union européenne.  Etymologiquement, le terme nation évoque l’origine commune des nationaux.  Depuis le XIXe siècle, on oppose cette conception ethno-culturelle à la conception contractuelle du vouloir vivre ensemble, attribuant la première aux Allemands et la seconde aux Français libérateurs républicains universels.  Comme à l’ensemble indo-européen d’avant la Dispersion, on oppose souvent la nation moderne qui en serait une fragmentation.  Toutefois, l’unité d’origine était déjà fragmentée en Latins, Grecs, Celtes, Germains, Scandinaves, Baltes et Slaves. L’auteur se dit surpris par le fait que, pour résister au Remplacement, l’inconscient national ethnicise la République.  Mais le réel qu’on refuse a tôt fait de se venger : c’est le cadre national qui parle le plus aux contemporains.  Pour ce qui est de la souveraineté, une autorité n’en dispose sur un territoire que lorsqu’elle n’y est soumise à aucune autre, tant dans les domaines juridique que militaire, que financier et monétaire.  A la question de la souveraineté effective de la France, la réponse est négative, tant au plan juridique (UE, CEDH), que militaire (OTAN), que monétaire (Zone Euro) et que financier (FMI, BRI, les tribunaux US pour tout échange en dollar).  Il s’agit de récupérer cette triple souveraineté, en particulier pour pouvoir mener une politique de rémigration.  Les souverainistes français (Cercle Aristote, Union Populaire Républicaine) travaillent avec intelligence, mais ils réduisent l’identité à la nation citoyenne (c’est sur la race que de Gaulle fondait son idée de la France).  Ils sont souvent anti-allemands, alors que la RFA n’a plus rien de l’Allemagne éternelle.  Longtemps fidèle au modèle du capitalisme rhénan, le capitalisme allemand a réalisé sa mue occidentaliste.  Il utilise la monnaie unique pour réaliser son programme de premier de la classe occidentale.  L’UE a rendu l’Europe détestable pour nombre d’Européens. 

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Dans sa préhistoire, on relève trois influences : le mondialisme anglo-saxon du Groupe de Milner, où Jean Monnet a fait ses premières armes ; le fédéralisme pan-européen de Coudenhove-Kalergi ; l’expérience internationaliste et pacifiste de la SDN, compromis entre l’idéologie de Milner et la république maçonnique française.  Des historiens communistes ont démontré le rôle joué par d’anciens Kolabos non-épurés dans la construction européenne, pour en faire une retranscription acceptable d’un projet des nazis.  Dans l’avant-guerre, la préoccupation européenne des nazis n’était que marginale.  Avec l’invasion de l’URSS et la participation de corps de volontaires, l’idée a germé d’une croisade européenne.  Après la guerre, les vaincus y ont retrouvé une certaine virginité.  Par contre, l’occidentalisme de l’UE est le pur produit de la victoire des USA dans la compétition pour la domination mondiale.  En fin de compte, la philosophie qui a présidé à la gestation de l’UE est libérale, libre-échangiste, occidentaliste, atlantiste, cosmopolite.

imagesathena.jpgRobert Dragan pose la question ‘Souverain sur quoi et pour quoi ?’, la souveraineté étant le pouvoir décisif, d’abord sur soi-même et ensuite sur le cadre de vie, celui-ci s’étendant du clan primaire à la Cité traitée par Aristote.  La guerre désigne les chefs parmi les acteurs de la deuxième fonction, laquelle fournira les décideurs politiques.  Première et deuxième fonction relèvent souvent de la même aristocratie, aux mains de laquelle le peuple abdique en échange de la sécurité et de l’équilibre.  Victime d’un capitalisme sauvage, une fraction du peuple a remis en cause l’ordre social et politique.  Aujourd’hui, des syndicats de travailleurs soutiennent les ennemis des Gilets Jaunes !  C’est pourtant des rangs des soldats de la Grande Guerre que sont sortis les militants de la révolution fasciste, contestataires des guerres intra-européennes.  Ceux qui doutaient de la légitimité des gens au pouvoir étaient de plus en plus nombreux.  C’est alors que la banque souveraine a offert la consommation à la troisième fonction.  Vrais souverains du monde moderne, les créateurs de monnaie, receleurs de capitaux, nous donnent à croire que les représentants politiques du peuple détiennent le pouvoir.  Grâce à l’Internet, les dénonciateurs de ce coup d’état parviennent à toucher un auditoire de plus en plus large.  Mais, quand on en appelle aujourd’hui à la nation, s’agit-il de la Nation contractuelle ou de l’héritage ancestral ?  Soucieux de faire prospérer un populisme tolérable, les dirigeants populistes ont intérêt à entretenir la confusion. 

En France, le RN incarne cette synthèse (avec ses gages antiracistes, ses positions pro-avortement, son conformisme historique) en recyclant l’idéologie libérale.  On court ainsi à un double échec.  Faire naître des idées neuves au sein de mouvements installés est un pari improbable (le RN éjecte depuis dix ans toute trace de radicalisme).  Par ailleurs, en Europe, un clivage se marque entre les pays peu endettés (RFA, Pays-Bas) et ceux du Club Méditerranée (Italie, Espagne, France).  L’avenir de nos enfants se trouve peut-être chez leurs futurs conjoints allemands, néo-zélandais, russes ou Blancs américains, alors qu’une quatrième guerre franco-boche opposerait des franco-maghrébins à des germano-turcs ?  Mais le premier problème est celui de la crise économique générée par le Covid-19.  Trois solutions sont envisageables : l’Etat mondial de Jacques Attali ; l’explosion de l’UE, chaque état reprenant ses billes ; les Albo-Européens édifient l’Empire sur une base raciale.  Le problème serait alors de détruire l’argent-dette surnuméraire sans affecter l’économie réelle ni l’épargne des particuliers : objectif réalisable par la création d’une monnaie unique fiduciaire, appuyée sur la richesse concrète des économies, et en ne dépouillant que les grands détenteurs (Soros, Gates…) de capitaux.

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Jean-Patrick Arteault dresse le compte des Européens que l’euro ruine insidieusement.  Pour les européistes tels que Jean Monnet, une monnaie commune est un moyen d’unifier et d’affaiblir les Etats-nation, à qui on retire un attribut de leur souveraineté, et d’augmenter la fluidité du Marché Commun.  Avec la chute du Mur de Berlin, en 1989, la RFA absorbe la RDA.  Mitterrand, qui redoute que l’Allemagne s’émancipe des Communautés Européennes, pousse alors avec le Traité de Maastricht et l’absorption du Mark dans la Zone Euro à une solidarité européenne.  Mais les Allemands ne sacrifient leur Mark, symbole de leur renaissance, que sous condition : l’euro obéira à la même idéologie monétaire que le Mark.  Comme la BUBA (Bundes Bank), la BCE sera indépendante des Etats, qu’il lui est interdit de financer en concurrence des banques commerciales.  Elle veillera que l’inflation n’excède pas 2%. 

Les Etats s’engagent à maintenir leurs déficits budgétaires inférieurs à 3% de leur PIB.  L’euro n’est pas la monnaie unique des Européens, mais une simple monnaie commune, qui ne dispose pas de mécanismes pour compenser les déséquilibres entre les pays riches et les pays pauvres.  Disparates, les Etats membres acceptent de le rester, comme d’être liés à l’OTAN.  Huit d’entre eux n’ont pas l’euro comme monnaie.  Si l’UE venait à organiser des transferts des pays riches vers les pauvres, cela pourrait coûter à l’Allemagne jusqu’à 10% de son PIB, alors que 40% de ces riches Allemands ne détiennent aucun patrimoine et tiennent les habitants des pays pauvres de l’UE pour des incapables, voire des fainéants !  La circulation des travailleurs au sein de l’UE n’est fluide que pour les surqualifiés et serait quasi nulle pour la base (alors que celle-ci aurait été décisive en faveur du Brexit. 

L’euro a pour effet de figer les parités monétaires et de supprimer la dévaluation compétitive : lorsque les importations d’un pays étaient supérieures à ses exportations, sa monnaie se dévaluait, rendant les importations plus coûteuses et ses exportations plus attrayantes.  L’euro avantage une Allemagne exportatrice et appauvrit les autres Européens.  Les soldes TARGET 2 sont une autre menace liée aux excédents commerciaux de l’Allemagne.  L’euro n’est, en réalité, qu’une appellation commune à dix-sept monnaies supervisées chacune par sa banque centrale nationale. Le système TARGET 2 permet les échanges entre banques commerciales.  La banque centrale en est garante en échange du dépôt d’actifs ‘éligibles’ (or, actions, obligations). 

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La BCE joue à l’égard des banques nationales le rôle de super banque centrale.  Toutefois, les banques centrales de la zone euro ne déposent pas d’actifs, mais de simples promesses !  Depuis la crise de 2008, les échanges monétaires sont en déséquilibre croissant (le solde créditeur de l’Allemagne atteint 1000 milliards d’euros !).  Si un pays débiteur venait à quitter la zone, son solde devenant alors exigible, il ferait probablement défaut, à charge du contribuable allemand.  Sauf à faire valser la planche à billets, avec un risque écrasant d’inflation.  L’accord Macron-Merkel sur un emprunt de 500 milliards d’euros repose l’adoption de la mutualisation des dettes, déjà rejetée par quatre pays.  Elle rendrait impossible tout nouveau départ de l’UE.  A l’Allemagne se pose la question « Comment continuer de profiter de l’euro pour ses exportations, tout en se dégageant du piège de l’euro ? »

8LBVSrHHAEHUCnLAg07Th-jFLE4.jpgJean-Patrick Arteault s’applique à situer la nébuleuse des souverainistes en France.  Ils sont d’origines et d’affinités variées, voire adverses.  Leur cœur nucléaire se trouve dans le dégagement des traités internationaux auxquels le pays a souscrit, soit l’UE, la CEDH et tous les traités onusiens.  Et dans le désengagement de la monnaie commune.  Dans les figures et les mouvements concernés, on épinglera Paul-Marie Coûteaux, l’Union Populaire Républicaine de François Asselineau, Florian Phillipot et son parti Les Patriotes, Djordje Kuzmanovic et son mouvement République Souveraine.  Sur le terrain métapolitique, on relève le Cercle Aristote avec Pierre Rougeyron et la revue Perspective Libre, carrefour de (presque) tous les souverainistes.  Il importe de signaler les réactions souverainistes à l’UE qu’on peut relever chez Les Identitaires, chez Nicolas Dupont-Aignant de Debout la France, chez les nationalistes du Parti de la France, chez les royalistes d’Action Française ou de Nouvelle Action Royaliste, chez Civitas d’Alain Escada, dans la Fondation Polemia de Jean-Yves Le Gallou et chez Egalité & Réconciliation d’Alain Soral.  Le Rassemblement National a choisi de ne pas attaquer frontalement l’UE et l’euro, ce qui risquait de ne pas être compris par une majorité. La logique voudrait qu’il y ait par la suite convergence.  Notre point de vue identitaire nous place en désaccord important avec nombre de souverainistes qui, sur le contenu ethnique et autochtone de la nation, sont trop accommodants.  Il est vrai qu’il n’existe pas à proprement parler de nation européenne, mais bien une Civilisation Européenne, faite d’anthropologies et de langues cousines.  Les alliances à privilégier sont en Europe, la Russie y comprise.  L’objectif primordial est la révolution identitaire pour faire des autochtones albo-européens les maîtres de la terre qui leur appartient de tradition immémoriale.

Alain Cagnat dresse une fiche signalétique détaillée de l’OTAN :

1945 : L’URSS occupe la moitié de l’Europe et menace l’autre

1947 : Plan Marshall d’aide américaine (intéressée) à la relance des pays sinistrés

1948 : Le Kominform fédère les états vassaux de l’URSS.  Le Blocus de Berlin contraint à mettre en place un Pont aérien gigantesque

1949 : Création de l’OTAN, solidarité de défense assujettie aux USA

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1950 : Les armées de la Corée du Nord envahissent la Corée du Sud.  L’ONU donne mandat d’intervenir aux forces alliées occidentales (Saceur/Shape).  Pertes humaines : 600.000 Chinois et Nord-Coréens et 100.000 Sud-Coréens et alliés occidentaux

1955 : La RFA entre à l’OTAN ; création du pacte de Varsovie ; 4,4Mio hommes de l’OTAN en affrontent 5,7Mio ; parapluies nucléaires

1962 : Castro accorde à l’URSS une base de missiles nucléaires à Cuba.  L’ultimatum US fait reculer l’URSS ; Diên Biên Phu : Eisenhower refuse son aide ; la CIA pactise avec Ho Chi Minh après avoir fait de même avec le FLN

1965 : de Gaulle refuse de participer à toute agression décidée sans son assentiment ; l’OTAN est transférée de Paris à Bruxelles-Mons

1968 : Printemps de Prague : l’OTAN ne bronche pas

1974 : La Turquie envahit Chypres ; c’est la Grèce (des colonels) qui est condamnée

1989 : Chute du Mur ; la RFA absorbe la RDA ; le Pacte de Varsovie est dissous et ses membres se regroupent dans la CEI, simple étape à l’adhésion à l’OTAN

1991 : Guerre du Koweit : 39 états se coalisent sous commandement US pour bouter l’Irak hors du Koweit ; préfiguration de la Troisième Guerre Mondiale

1999 : L’OTAN n’ayant plus de raison d’être, Eltsine propose d’adhérer à l’UE, mais les USA ont besoin d’un ennemi contre qui protéger leurs vassaux ; la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie adhèrent à l’OTAN et bientôt après les Pays Baltes, la Bulgarie, la Macédoine, la Bosnie, le Kosovo et …la Serbie !

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1992-1995 : guerre contre les Serbes, punis pour être le relais de l’influence russe dans les Balkans ; 1995 : 400 avions de 15 nations exécutent 3.500 missions de bombardement ; pulvérisée, la Serbie signe les accords de Dayton, qui découpent la Bosnie en trois segments ingouvernables

1996 : Une pseudo Armée de Libération du Kosovo (UCK) mène des actions terroristes, contre lesquelles les Serbes réagissent de manière musclée ; l’OTAN adresse aux Serbes un ultimatum qui viole la Charte de l’ONU et ses propres statuts ; le « Massacre de Raçak », confrontation entre rebelles et policiers serbes passe dans la presse pour un génocide, ce qui déclenche 38.000 missions de bombardements, notamment sur Belgrade et Banja Luka, exécutées par des avions américains, mais aussi des anglais, des français, des allemands et des belges; pour éviter l’épuration ethnique dans un nouvel Auschwitz, l’OTAN exige que l’indépendance du Kosovo soit reconnue

2001 à 2020: En réplique aux attentats du 11 septembre, une Force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) se met en place en Afghanistan sous la férule de l’OTAN et, avec 5.000 hommes, anéantit les talibans ; les seigneurs de la guerre qui prennent leur place sont plus insaisissables que les fous de Dieu; les généraux américains réclament toujours plus de troupes (140.000 hommes en 2014); l’ardoise atteint 1.000 milliards de dollars ; l’OTAN passe le relais à l’armée afghane; Trump rend enfin le pouvoir aux talibans !

2003-2011 : seconde guerre d’Irak préventive d’armes de destruction massive; les adhérents à l’OTAN (les historiques -sauf la France- et les récents plus les futurs) avalent cette énormité ; 150.000 hommes pour s’emparer des réserves pétrolières ; la guerre, mais surtout un blocus alimentaire et sanitaire insensé, fait plus d’un million de morts civils ; l’ardoise que Bush avait estimée à 60 milliards de dollars dépasse les 3.000 milliards

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2010 : L’OTAN publie son Concept stratégique ; elle se proclame compétente pour intervenir dans tous les types de crise ; ses décisions sont l’expression de la volonté collective des trente membres

2011 : La guerre civile éclate en Libye et le tandem Sarkosy-Cameron, soutenu par Obama, obtient de l’ONU un embargo sur les armes et une circulation aérienne exclusive; Kadhafi est assassiné et son arsenal passe aux islamistes du Sahel; la Libye, coupée en deux, devient une base de migrants

2017 : En Syrie, Sarkosy, BHL et les autres tentent de refaire le coup Libyen, mais Poutine prend l’OTAN de vitesse;  les Américains sont déjà empêtrés en Afghanistan et en Irak et la Libye a défrisé nombre de membres de l’alliance; Bachar el Assad est le nouveau Satan; Après les avoir largement utilisés, Trump abandonne les Kurdes à Erdogan

51jgVETdXkL._SX325_BO1,204,203,200_.jpgPierre Vial poursuit sa démonstration convaincante du modèle identitaire juif en terre d’Israël.  En Palestine, les Britanniques favorisent clairement les intérêts sionistes.  Au printemps 1936, le mufti Hadj Amin el Husseini déclenche la révolte arabe.  Les arabes pratiquent la guérilla, avec des petits groupes très mobiles retirés à l’abri de repaires montagneux.  Le pays est paralysé par une grève générale qui va durer 175 jours.  Ben Gourion appelle alors à ne plus acheter qu’hébreux.  Le port de Jaffa étant bloqué, les Juifs installent rapidement celui de Tel-Aviv.  Comme les colonies isolées ont bien souvent été démantelées, les exploitations agricoles sont fortifiées et la garde veille jour et nuit.  Des colonnes mobiles sécurisent les routes.  Le commissaire britannique ayant été assassiné, une répression violente a lieu.  Le Haut Comité arabe est mis hors la loi et le mufti prend la fuite.  Le général Orde Wingate organise une police juive et des commandos contre les Arabes.  Des villages sont bombardés et des représailles sont menées contre les civils, avec des pendaisons publiques.  On compte au moins 5.000 morts palestiniens.  Tentant de calmer le jeu, les Britanniques réunissent une table ronde qui aboutit à un Livre Blanc, dans lequel la Grande-Bretagne cédait à nombre de revendications arabes et retirait son soutien aux sionistes.  Réfugié à Berlin, le mufti allait y déclarer : « Les Arabes sont les amis naturels de l’Allemagne.  Ils ont les mêmes ennemis, les Anglais, les juifs et les communistes. » 

La communauté juive avait tôt compris qu’il était vital pour elle d’être économiquement autonome.  L’industrie a été développée à partir d’investissements privés.  Surgissent une centrale électrique en 1928 à Naharahim, l’usine de potasse de la Mer Morte en 1930, celle de Sodome en 1934.  Par contre, la plupart des terres agricoles, vu l’importance symbolique du retour à la terre, ont été acquises par des fonds publics.  Les sionistes ont remarquablement développé la culture des agrumes qui, grâce à des techniques nouvelles de culture et d’empaquetage, vont atteindre bientôt 18%des exportations mondiales !  L’affirmation identitaire passe notamment par le combat linguistique : le Congrès sioniste de La Haye, en 1907, proclame l’hébreu langue nationale.  Cela posait l’énorme problème de moderniser la langue du rituel, impropre à exprimer les nécessités contemporaines.  On l’a néanmoins enseignée aux enfants dès la crèche et l’école primaire. En 1939, le système éducatif en hébreu est administré à 100.000 élèves.

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C’est en 1966 que Brigitte Cagnat présente à Jean Raspail son époux Alain Cagnat.  Ils n’ont depuis lors cessé de cultiver une grande amitié.  Celle-ci transpire dans ce long article qui, non seulement passe en revue toute l’œuvre de Jean Raspail, mais évoque d’émouvantes expériences communes ou reprend de longues citations du poète.  Le document, d’une densité élevée, est passablement hétéroclyte, mise à part l’évocation posthume du Consul général d’Araucanie.  Celle-ci ne se prête pas à un résumé synthétique.  Il faut la lire à l’aise en son entier.  Et la relire.

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