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mardi, 17 février 2026

Cuba n’est plus seul

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Cuba n’est plus seul

Andrea Marcigliano

Source: https://electomagazine.it/cuba-non-e-piu-sola/  

Cuba n’est plus seul. Même si ajouter un “peut-être” me semblerait approprié.

Le resserrement des sanctions américaines, un véritable python, pourrait ne pas suffire à Trump pour faire tomber les héritiers de Fidel Castro.

Car il y a la Chine et la Russie. Et elles semblent déterminées à entrer en jeu. De manière lourde.

Xi Jinping a en effet annoncé l’installation de milliers de panneaux solaires sur la grande île. Pour compenser l’embargo énergétique de Washington.

Et Moscou se prépare à envoyer d’importants approvisionnements en pétrole par voie maritime.

La partie qui se joue autour de Cuba est extrêmement importante. Vitale pour Washington, certes. Mais tout aussi fondamentale pour Pékin et Moscou.

Il ne s’agit pas seulement de la Grande Île. C’est de la configuration future de l’Amérique latine. Et, peut-être encore plus, du système des équilibres mondiaux.

Trump, qui a pris conscience de la difficulté, ou mieux, de l’impossibilité de contrôler le monde en tant qu'hegemon – le vieux rêve de Bill Clinton – vise néanmoins un contrôle absolu et total des Amériques. Du Groenland à la Terre de Feu.

Contrôle à la fois politique et économique. Et les actions récentes entreprises par Washington, tant au Venezuela qu’au Groenland, en témoignent.

Dans ce dessein, qui prévoit une normalisation américaine non seulement des pays andins rebelles, mais aussi du Mexique et, à terme, du Brésil, Cuba représente une anomalie.

Une anomalie qui n'est pas des moindres, car La Havane échappe totalement, depuis l’époque de Castro, au contrôle de Washington. Et se présente comme une alternative au système du pouvoir américain.

La normaliser, provoquer un changement de régime, la transformer à nouveau en colonie, ou même en un grand bordel et une salle de jeux comme à l’époque de Batista, constitue donc une priorité pour Trump.

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Il veut enfin régler une question restée ouverte pendant trop d’années. Et qui a causé plusieurs échecs aux stratégies de la Maison Blanche.

La Baie des Cochons, à l’époque de Kennedy, reste le seul exemple demeuré célèbre. Et emblématique.

Toutefois, l’intention du Bureau Ovale se heurte à la volonté de Pékin et de Moscou de soutenir le régime cubain. Pour remettre en question la prétention américaine d’hégémonie absolue sur les Amériques.

Et, peut-être encore plus, pour lancer un avertissement précis à Trump et à ses successeurs.

Ils ne doivent pas croire qu’ils peuvent intervenir à leur guise au Moyen-Orient ou dans d’autres zones du monde. En restant tranquilles, retranchés dans les Amériques.

Le “jeu” est mondial. Et personne ne peut plus prétendre jouir d’une sécurité totale. Même Washington dans les Amériques.

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