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lundi, 02 mars 2026

Ukraine et Hongrie. L’autre guerre

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Ukraine et Hongrie. L’autre guerre

Par Andrea Marcigliano

Source: https://electomagazine.it/ucraina-ungheria-laltra-guerra/

Victor Orbán ne mâche pas ses mots. Il ne cherche pas à dissimuler, avec diplomatie, ses vérités.

C’est un homme direct, parfois presque brutal dans ses déclarations.

Et, avec une franchise extrême, il a dit que la Hongrie, sa Hongrie, réagirait avec détermination aux attentats contre les lignes de gaz russes, essentiels pour son économie.

Ces attaques proviennent d’une seule source : l’Ukraine de Zelensky. Qui tente ainsi de saboter et d’empêcher les approvisionnements en provenance de Russie.

La position d’Orbán n’est pas isolée. Le chef du gouvernement slovaque, Fico, semble également décidé à réagir de manière très dure, voire militaire, face aux attentats ukrainiens.

Et il ne s’agit pas seulement de deux cas. De nombreux pays d’Europe de l’Est commencent à ressentir fortement le terrorisme ukrainien. Et, au-delà des positions variées des gouvernements, ils sont progressivement poussés à une réaction semblable à celle de la Hongrie.

C’est la pression d’une opinion publique de plus en plus inquiète, voire angoissée, face à la perspective d’un blocage total du gaz russe. Qui, au-delà de l’aspect purement économique – en payant plus de dix fois le prix du gaz pour le chauffage domestique – risque de mettre à genoux les industries locales, provoquant une crise sociale sans précédent.

Et nombreux sont ceux qui s’inquiètent.

Bulgares, Roumains, malgré un gouvernement imposé par un coup d’État et soumis à Bruxelles. Et aussi les Tchèques, qui commencent déjà à prendre leurs distances avec Washington.

Même en Pologne, le malaise social et l’aversion pour l’Ukraine deviennent de plus en plus tangibles.

Orbán, donc, donne une voix à cette dissidence croissante.

Il le fait pour protéger les intérêts hongrois contre la violence du régime ukrainien, qui est, par ailleurs, soutenu par les hautes sphères européennes et l’OTAN.

Ce faisant, il trace cependant une ligne de démarcation claire.

Et marque la fin de l’Union européenne.

Si l’Hongrie devait passer à une réaction armée contre l’arbitraire du régime de Zelensky, ce serait la fin de toute union entre les peuples d’Europe.

Le retour à une politique des nations.

Le retour à la défense des intérêts nationaux, désormais non plus sacrifiés par des cénacles corrompus, étrangers à la réalité des peuples, qui ne font semblant de gouverner que nominalement, tout en étant soumis à d’autres intérêts.

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