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jeudi, 25 janvier 2024

Le dictateur... de l'État bananier

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Le dictateur... de l'État bananier

Andrea Marcigliano

Source: https://electomagazine.it/il-dittatore-dello-stato-delle-banane/

Alors... Une certaine lassitude, et un fort mécontentement, circulent à Washington à propos des résultats de Zelenski. Ou plutôt, de l'absence totale de résultats. L'échec de la contre-offensive, longtemps annoncée, qui s'est transformée en hachoir à viande où l'armée ukrainienne semble avoir épuisé ses réserves.

Et puis, le malaise croissant de la population, la fuite de dizaines de milliers de jeunes (et moins jeunes) pour échapper à la conscription forcée. La corruption galopante, les classes dirigeantes (si l'on peut dire) s'enrichissant de manière effrayante aux dépens de l'aide occidentale. Et sur le sang du peuple ukrainien, je pourrais ajouter... mais cela, soyons honnêtes, n'a guère d'importance pour Washington...

imgardassoages.jpgC'est le toujours impopulaire Zelenski qui parle. Il se livre à une parodie du Gradasso de Boiardo... il défie Poutine et provoque les Russes avec un bombardement criminel du marché de Donetsk, sans autre objectif que de faire des victimes civiles.

Et, pendant ce temps, il invite, défie même Trump à venir à Kiev. Pour montrer qu'il saurait vraiment comment mettre un terme immédiat au conflit.

Bien sûr, il feint d'ignorer que le programme de Trump, s'il est réélu à la Maison Blanche, comprend l'élimination du conflit. Et la cession de l'ensemble du Donbass à Moscou.

Mais aux États-Unis, même les plus ardents partisans de la guerre contre la Russie, nichés dans l'aile ouest et à Wall Street, en ont assez de Zelensky et de sa bande. Ils ont donc décidé de changer de gouvernement. Le gouvernement de l'Ukraine, bien sûr. Car ce sont eux, à Washington et dans les environs, qui décident qui doit gouverner à Kiev. C'est comme ça dans les républiques démocratiques bananières... Même si les bananiers ne poussent pas sous ces latitudes, bien sûr.

La source, bien sûr, est douteuse. Le service de renseignement russe, le FSB, héritier du légendaire et redouté KGB soviétique. C'est de ses rangs que provient, en tant que formation, Poutine lui-même.

Selon des fuites, une décision aurait déjà été prise à Washington.

Le nouveau premier ministre serait l'ambassadrice aux États-Unis Oksana Markarova, aux finances, nous aurions Alexander Kava, aux affaires économiques Taras Kachka... pour ne citer que trois postes clés.

Autant de personnalités triplement liées aux Etats-Unis et, surtout, au monde financier de Wall Street.

Oksana Markarova, par exemple, est titulaire d'un master en économie de l'Indiana University et a travaillé pour la Banque mondiale et plusieurs fonds d'investissement américains. Elle a toujours entretenu des relations privilégiées avec l'administration Biden.

Quant à Kachka, vice-ministre de l'agriculture, il fait partie des "amis" invités à Davos par le Schwob...

Ces décisions, et d'autres prises par Washington sur l'avenir du gouvernement de Kiev, démontrent plusieurs choses.

La première, la plus évidente, est que l'Ukraine n'est rien d'autre qu'une colonie. Et que ses dirigeants ne sont que des fonctionnaires envoyés par ceux qui détiennent le vrai pouvoir. Pour représenter des intérêts qui n'ont pas grand-chose à voir, voire rien du tout, avec ceux du peuple ukrainien.

Dans le second cas, il faut noter les caractéristiques des nouveaux "gouvernants" suggérés (sic !) par Washington. Des économistes, étroitement liés aux institutions financières internationales.

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Cela me semble signifier une chose très précise. La défaite militaire de Kiev étant acquise, on pense à l'après-guerre. À une Ukraine - du moins dans la partie qui ne sera pas annexée à la Russie - totalement bradée. Où les grands groupes financiers s'apprêtent à mettre la main sur les richesses naturelles du pays. À commencer par les richesses agricoles. Et je crois me souvenir que c'est précisément la question agricole qui a été au centre des récentes discussions de Davos...

Mais pour assurer la liquidation définitive d'un pays mis en pièces par une guerre absurde, quoi de mieux que d'envoyer ses propres "agents" pour le gouverner ?

Et Zelenski ? Qu'en sera-t-il à l'avenir ?

Il restera probablement en place pour l'instant. Continuant à jouer les Gradasso, de moins en moins pris au sérieux sur la scène internationale (au passage, prévenez Mme Meloni...).

Et il continuera probablement à profiter de l'aide internationale.

Et puis...

Eh bien, nous verrons... mais vous savez ce qui arrive aux dictateurs des États bananiers.

Demandez à Woody Allen...

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