samedi, 25 avril 2026
Aigreurs d'estomac à Washington: les Émirats arabes unis veulent abandonner le pétrodollar

Aigreurs d'estomac à Washington: les Émirats arabes unis veulent abandonner le pétrodollar
Abou Dhabi. La guerre dans le Golfe Persique a provoqué non seulement des surprises sur le plan militaire, mais surtout sur le plan politique. Pendant les huit semaines environ qu'a duré conflit, les États-Unis se sont révélés incapables de protéger leurs alliés régionaux contre la résistance militaire de l’Iran – de nombreuses installations américaines à travers la région, et en particulier aux Émirats arabes unis (EAU), ont été touchées par des missiles et des drones iraniens.
La conséquence est que les Émirats cherchent de nouveaux alliés et prennent leurs distances avec Washington. Ils envisagent sérieusement de dire adieu au pétrodollar – le commerce pétrolier devrait désormais s’effectuer en yuan chinois.

Jusqu’à présent: c'était "pétrole contre dollars". Mais cette base s’effrite sous l’effet de l’échec militaire des États-Unis et de l’impasse politique à la Maison-Blanche. La guerre contre l’Iran pourrait accélérer considérablement le passage au yuan. Le Wall Street Journal (WSJ) a rapporté dimanche que les EAU avaient averti le département du Trésor américain qu’ils pourraient être “forcés à utiliser le yuan chinois dans le commerce du pétrole”.
Lors d’une rencontre à Washington la semaine dernière, le gouverneur de la banque centrale, Khaled Mohamed Balama, aurait exprimé une “menace implicite” contre la suprématie du dollar, selon le journal citant des responsables américains anonymes. Balama aurait indiqué qu’Abou Dhabi pourrait avoir besoin d’une injection financière pour éviter une crise de liquidité en dollars si les conséquences économiques de la guerre affectaient trop le pays.
Pendant ce temps, Téhéran mise sur une riposte asymétrique. La majorité des attaques iraniennes contre des bases militaires américaines et des cibles stratégiques a jusqu’ici été infligée aux Émirats, qui hébergent de nombreuses installations américaines. Selon les rapports, plus de 2800 drones et missiles se seraient abattus sur le pays. Le département du Trésor américain pourrait proposer un échange de devises, mais le Wall Street Journal juge improbable que la Réserve fédérale donne son accord.
L’administration Trump avait précédemment suggéré que les États du Golfe devraient prendre en charge une partie des coûts de la guerre. Professeur à Harvard, Linda Bilmes, estimait que les dépenses militaires directes des États-Unis durant les 40 premiers jours de la guerre s’élevaient à deux milliards de dollars par jour.
La frustration est grande dans le monde arabe. Abdulkhaleq Abdulla, ancien conseiller du président des EAU, Muhammad bin Zayed Al Nahyan, a exigé dimanche la fermeture pure et simple des bases américaines dans le pays. Pendant ce temps, l’Iran facture des frais pour le transit par le détroit d’Ormuz – en yuan ou en cryptomonnaies, afin de contourner les sanctions américaines (mü).
Source: Zu erst, avril 2026.
17:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, émirats arabes unis, golfe persique, iran, pétrodollar, pétroyuan, devises |
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