samedi, 25 avril 2026
Les fronts se clarifient - Les «droitards» atlantistes et les «sionistes chrétiens» – la Cinquième Colonne des globalistes

Les fronts se clarifient
Les «droitards» atlantistes et les «sionistes chrétiens» – la Cinquième Colonne des globalistes
par Werner Olles
La politique planétaire et les combats culturels mondiaux à l’ère du libéralisme globalitaire et néo-impérialiste font ressurgir du tombeau les formes hideuses des valeurs récemment réclamées avec insistance par l’idéal des Lumières. La responsabilité principale de cette évolution violente revient aux « droitards » atlantistes et aux « sionistes chrétiens », dont le rôle, en tant que produits authentiques de la civilisation occidentale, a été jusqu’ici largement sous-estimé.
Oscillant entre ordre fondé sur la violence et logique de destruction, ils jouent un rôle non négligeable dans le cadre de la démocratie, des droits de l’homme et des marchés libres dans un monde globalisé, au sein du jeu fatal entre le policier mondial, les acteurs étatiques de la violence tels qu’Israël et l’Ukraine, et la mythologie selon laquelle le national-socialisme aurait été principalement une force anti-occidentale.
Mais ce n’est rien d’autre qu’une idéologie tenace, largement véhiculée par l’Occident collectif, par l’UE, par l’OTAN et par leurs défenseurs idéologiques, adorateurs des sociétés civiles métropolitaines, où prospère aujourd’hui plus que jamais le patriotisme étatique à la Habermas. Même si peu d'entre nous peuvent éviter un certain haut-le-coeur en voyant des figures telles que Zelensky et ses groupies Merz, Klingbeil, Starmer, Macron et von der Leyen: elles ne peuvent réaliser leur œuvre, ces figures, que parce qu’elles croient en la toute-puissance de la volonté politique, et que le véritable souverain ne leur frappe pas sur les doigts, qu'elles ont rapaces et sales.

Ainsi, elles manipulent sans scrupules l’argent des contribuables, créent des milliards pour une Ukraine totalement corrompue, et nourrissent non pas les caisses vides des retraites ou de la sécurité sociale, mais engraissent à l’échelle mondiale des millions d’illégaux issus des taudis d’Orient et d’Afrique, de la naissance à la mort. Le travailleur ordinaire, le petit entrepreneur et le moyennement fortuné doivent travailler jusqu’à soixante-dix ans pour ensuite, autant que faire se peut, quitter rapidement, en étant ainsi "socialement responsable", le paradis terrestre du capitalisme mondial.
Horkheimer, par exemple, l’un des représentants les plus conservateurs et cohérents de la théorie critique, voyait dans «l’État autoritaire» la réalisation et l’émancipation irréfutable de la politique par rapport à l’économie, car seul le fascisme serait capable, pensait-il, de mener une révolution véritable et effective pour soumettre le système à une critique fondamentale et, en fin de compte, le renverser. Cependant, l’analyse empirique a désormais profondément falsifié cette vision plutôt sympathique, conséquence des nombreuses maladies infantiles et ambiguïtés du fascisme, dont les sphères peu différenciées avaient également tendance à aller vers l'«objectivisme» et le «déterminisme économique».

La Political Correctness, originaire des États-Unis, s’est depuis lors transformée, faute de critique sociale de fond et de mouvement réellement protestataire, en une calamité morale à prétention didactique, produisant à tour de bras des définitions arbitraires du racisme, du fascisme, du chauvinisme, etc.; elle s’est désormais métamorphosée en un libéralisme de gauche woke, théoriquement abracadabrant, et a transformé ses carences intellectuelles et son incompétence théorique en violence de gangs, ceux des extrémistes de gauche. De nombreux idiots, notamment dans diverses ONG financées par l’État, ont ainsi pu laisser libre cours à leur racisme inversé, antisémite et nationaliste, dans un climat de société civile abrutie par une télévision publique à redevance obligatoire.
Mais dans ces marécages putrides et toxiques est né un sectarisme psychopathologique anti-allemand, mais pas seulement cela. Dans leur sillage, on a assisté à la chute de toute politique réaliste, et à l'avènement d'un état d’urgence démocratique entretenu contre les citoyens et contre la nature, le tout accompagné de la transformation d'un capitaliste général en un criminel complet: ce pandémonium a marqué la fin de la politique habituelle (depuis 1949) et d’un système de régulation socio-politique.
À partir de ce moment, aucune perversion ne pouvait plus rester simple hypothèse, mais devenait réalité. Avec l’émergence des idiots historiques réunis en une cohue en 1989, allant du président américain aux verts allemands, en passant par d’anciens communistes russes, une figure est apparue à la lumière: celle qui a proclamé le libéralisme comme force dominante dans la sphère publique, tout en ignorant que cet événement devait inévitablement conduire à une forme ou une autre de guerre civile.
Les bruits qui annonçaient la catastrophe sociale et les cris de douleur du petit monde politique n’ont pas été entendus. La violence des bandes s’est insidieusement mêlée aux actions de l’appareil dit démocratique pour nous monter un théâtre de simulacres postmoderne. Qu’un type comme Berlusconi soit encore une épiphanie qui n'était pas totalement désagréable, dont les plaisanteries capricieuses du « Bunga-Bunga » divertissaient encore le public, aujourd’hui on voit dans le mythe Epstein le signe avant-coureur ou même le porteur d’une nouvelle offensive totalitaire, qui se transforme en barbarie pédophile, érigeant le système étatique en système totalitaire et faisant du totalitarisme substantiel de la modernité la seule forme véritable et légale: la démocratie libérale.
De la secte anti-allemande aux récents convertis, depuis la prise de pouvoir de Trump, des «droitards» partisans de la «société civile» occidentale, qui laissent les aviations israélienne et américaine bombarder et tuer en Iran et au Liban au nom de la démocratie libérale, et qui transforment la Libye et la Syrie avec la meilleure conscience du monde en abattoirs islamistes – l’essentiel étant que les «tyrans» anti-impérialistes, anti-occidentaux et anti-israéliens tels Khaddafi et Assad soient partis – ici s’ouvre un terrain fertile et effrayant pour des spéculations ontologiques sur l’inutilité de toute recherche humaine de paix.

Nous rappelons à ce propos la guerre civile en Yougoslavie, alimentée par l’Allemagne et l’UE, que l’OTAN a déclenchée en 1999 par une campagne de bombardements contre la Serbie et le Monténégro. Il s’agissait d’une guerre d’agression clairement contraire au droit international, même – il faut le dire – soutenue ouvertement par la Confédération allemande des syndicats de gauche (DGB). En 2002, l’ancien Premier ministre serbe Milosevic a été inculpé par le Tribunal pénal international à La Haye, mais il ne s’agissait pas d’un procès équitable ou de faire la lumière sur de véritables crimes, mais d’un tribunal des vainqueurs qui, a posteriori, a légitimé la guerre d’agression.
Il n’est plus nécessaire d’écouter la sagesse prudente des anciens, qui ont terminé leur mission. C’est comme dans une pièce de théâtre médiocre. De l’ennui profond à l’écœurement existentiel, c’est la chute du réalisme qui se joue dans cette atmosphère d’incapacité générale des «droites» et des «gauches»: la convergence catastrophique du système est à la fois niée avec rage par «le haut» et «le bas».
Les jeunes «gauchistes» et «droitistes» – en particulier les anciens radicaux de gauche et les néocons d’aujourd’hui, «sionistes chrétiens» et les «droitards» atlantistes, qui trouvent leur grand bonheur en visitant les villas de Trump en Floride, et dont la majorité provient du KBW, sont des fétichistes de l’organisation, pour ensuite se présenter comme des éducateurs sociaux diplômés avec un arrière-plan de lutte de classes en mode opéra – ont à peu près autant de connaissances de la Théorie critique qu’un chat n'en a sur les livres sur les chats. La mutation de M. Joschka Fischer, du spontanéiste radical de gauche à la caricature outrée d’un homme d’État préoccupé, peut être considérée comme le scénario-modèle de toutes les histoires personnelles des ex-gauchistes.
Aujourd’hui, si l’on veut être pris au sérieux, que l’on soit «droitard» ou «gauchiste», on ne se réfère plus à une révolution mondiale, à la souveraineté des États insoumis comme l’Iran ou le Venezuela, ou à la paix, mais on doit lever le doigt, en se donnant la mine du donneur de leçons, pour avertir le bon peuple de la menace d’une attaque russe contre des États vassaux européens totalement ruinés, et, surtout, qu'il faut, en presque tout contexte, évoquer «Auschwitz».
Les mots de Konrad Adenauer en 1951 devant le Bundestag, selon lesquels «le peuple allemand a, dans sa majorité, condamné les crimes commis contre les Juifs et ne s’en est pas rendu complice», est depuis longtemps oubliée. Pour les «sionistes chrétiens», une telle déclaration, qui dit toute la vérité, est déjà qualifiable d'«antisémite», et la chancelière Merkel, «la calamité en pantalon», a déclaré en 2008 devant la Knesset que la sécurité d’Israël était la raison d’État de l’Allemagne.
Cette terminologie en perpétuelle fluctuation sera utilisée pour l’éternité par les parties intéressées pour étouffer toute protestation contre la politique et les crimes de guerre d’Israël à Gaza, et pour accroître sans limite la répression contre les groupes et les individus pris sous le feu croisé des diktats de l’opinion publique allemande.
En réalité, la couverture médiatique des médias d'Etat ou proches de l’État des vicissitudes de cette guerre, dont le nombre de morts dépasse les centaines de milliers, constitue un scandale absolu, empêchant toute vue impartiale sur le camp palestinien. Mais en fin de compte, toutes les événements qui se déroulent en Israël et autour d’Israël sont subordonnées aux intérêts américains, ce qui ne pose aucun problème aux « droitards » tatlantistes.

La nouvelle prémisse de la politique mondiale, depuis la dissolution de l’URSS en 1991 jusqu’à la guerre de Gaza en 2023, reste l’unipolarité, où seule une puissance mondiale, les États-Unis, est reconnue comme unique hegemon. De plus, le manque d’intérêt en Allemagne pour une réflexion approfondie, comme le montre par exemple Michael Lüders dans son livre «Drecksarbeit ? Israël, l’Amérique et la mégalomanie impériale au Moyen-Orient» (Munich, 2025), conduit à une représentation et une perception toujours plus déformées des événements réels qui frappent cette région.
Le bien absolu, ce sont les droits de l’homme et la démocratie en tant que «domination de l’argent» (Oswald Spengler) et «tyrannie de la majorité» (Alexis de Tocqueville). En réalité, «le réactionnaire doit s’habituer à vivre dans la crépuscule violet de la défaite» (Nicolás Gómez Dávila). Personne n’a mieux décrit le désespoir de notre existence que ce plus grand des misanthropes du 20ème siècle. Aujourd’hui, il serait un cas pour la «Protection de la Constitution»!
Werner Olles
16:37 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, droite, gauche, allemagne |
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