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mercredi, 30 novembre 2016

François Hollande, fossoyeur de la gauche de gouvernement

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François Hollande, fossoyeur de la gauche de gouvernement

par Jean-Paul Baquiast

Ex: http://www.europesolidaire.eu

En France, jusqu'ici, la gauche dite de gouvernement, c'est-à-dire capable dans le cadre de la 5e République, de faire élire un président se réclamant d'elle, était incarnée par le Parti socialiste, PS. En face d'elle, la droite de gouvernement l'était essentiellement par un parti majoritaire en son sein, appelé successivement UMP puis plus récemment Les Républicains.
Lors de la dernière élection présidentielle, la gauche l'avait emporté en faisant élire un président se réclamant d'elle, François Hollande, face à un président se réclamant de la droite, Nicolas Sarkozy. Cependant, une part de plus en plus importante de l'électorat ne s'était pas reconnue, pour des raisons diverses que nous n'analyserons pas ici, tant dans la droite que dans la gauche. Elle avait rejoint le Front National, FN, incarné par Marine Le Pen. Le FN est dit d'extrême droite ou populiste par ses adversaires, mais il revendique plutôt le qualificatif de souverainiste.

L'échec du quinquennat Hollande

L'exercice du pouvoir par l'actuel président socialiste, François Hollande, n'avait pas permis malgré quelques réussites mineures, à donner au PS la capacité de mettre en oeuvre de véritables changements susceptibles de satisfaire les exigences de son électorat. Il en est résulté que la France, dans le cadre de l'Union européenne, UE, n'est plus en état de concurrencer l'Allemagne. Selon de nombreux analystes, parmi lesquels nous nous rangeons, elle n'aurait pu le faire qu'en adoptant un système d'économie politique où l'Etat aurait exercé un rôle important d'investisseur face à l'industrie allemande, laquelle n'a pas besoin de l'Etat allemand pour investir ni pour exporter.

C'est dans le domaine des services publics que l'intervention de l'Etat aurait permis de valoriser les atouts industriels et de recherche spécifiquement français. Elle se serait heurtée, dira-t-on aux résistances de l'UE, provenant essentiellement de la volonté allemande de conserver le monopole de la puissance dans l'économie européenne  Mais aujourd'hui nul ne doute que la France, par la voix de son président, aurait eu gain de cause en menaçant de quitter l'UE si les statuts de celle-ci n'avaient pas été modifiés afin de lui permettre de jouer de son atout, l'investissement public.

Malheureusement, François Hollande ne s'est pas montré capable de défendre les intérêts français au sein de l'UE. Ceci par manque de compétence ou plus gravement par manque de caractère. On rappelle aujourd'hui de plus en plus que si Charles de Gaulle avait été président à la place de François Hollande, il aurait pu le faire.

Les prochaines élections présidentielles

Il s'ensuit que face à l'échec du quinquennat Hollande, la droite de gouvernement, depuis quelques jours incarnée brillamment par François Fillon, sera en mesure de remplacer le PS lors du prochain quinquennat. Peut-être pourra-t-elle conserver le pouvoir un temps indéterminé par la suite.

Quant au FN, son avenir au pouvoir de gouvernement se jouera sur sa capacités à attirer des électeurs déçus par la gauche et la droite. Jusqu'à ces dernières semaines, on pouvait penser que le FN, en l'espèce Marine Le Pen, grâce à des apports de voix provenant des déçus du socialisme tel qu'incarné par François Hollande, serait en mesure de vaincre finalement les candidats que lui opposeraient les autres partis. Ceci reste aujourd'hui encore tout à fait possible. Mais aujourd'hui, certains analystes se demandent si, grâce au programme annoncé par François Fillon, un certain nombre des électeurs ayant choisi faute de mieux le FN, ne reviendraient par dans l'orbite de la droite. Dans cas, le succès de François Fillon à la prochaine présidentielle serait presque assuré.

Resterait pourtant à savoir ce qu'il adviendrait du PS et des autres partis de la gauche de gouvernement. Le PS conserverait-il assez d'électeurs pour se placer en concurrent crédible tant des Républicains que du FN? Compte tenu de la déception et l'amertume résultant du quinquennat désastreux à leurs yeux de François Hollande, ceci paraît hautement improbable. On peut pronostiquer sans grand risque que lors de la prochaine présidentielle, ils voteraient pour François Fillon ou pour Marine Le Pen. Tout au moins, ils s'abstiendraient.

Il en serait donc fini des espoirs du PS de conserver le pouvoir, tout au moins au plan national. Ceci peut-être définitivement, si l'application des programmes respectifs de François Fillon et de Marine Le Pen se révélait suffisamment convaincante pour leur permettre de respectivement renforcer durablement leur électorat.

Renoncer à se représenter

La plupart des cadres politiques du PS voire des autres mouvements de gauche se sont rendu compte de cette situation. Ils ont compris que s'ils ne présentaient aux prochaines élections des programmes véritablement crédibles pour sortir le pays de son déclin actuel, ils ne convaincront pas les électeurs. De plus et surtout, puisque dans notre régime présidentiel tout est incarné par un Président, il faudra impérativement que ces programmes soient conçus et appliqués par le futur Président.

Les candidats crédibles pour ce faire existent. On mentionne notamment Jean-Luc Mélenchon, s'il était capable de rassembler autour de lui tous les déçus du socialisme actuel. Certains mentionnent aussi Arnaud Montebourg. Encore faudrait-il qu'ils annoncent des programmes suffisamment « révolutionnaires » pour permettre à la France de mettre en oeuvre, éventuellement en dehors de l'UE, les politiques d'investissement public indispensables pour que le pays de redevienne  un partenaire crédible dans le monde multipolaire qui se met en place.

Un autre candidat de gauche à la présidentielle aurait pu être Manuel Valls. Même si nul ne connait les détails du programme qui aurait été le sien, son caractère énergique et sa longue expérience de la vie politique, tant en France qu'à l'international en faisaient un candidat très sérieux, face à François Fillon ou à Marine Le Pen. Encore aurait-il fallu pour qu'il ait les mains libres, soit qu'il abandonne ses fonctions de Premier ministre, soit que François Hollande renonce rapidement à se représenter.

Le dernier « déjeuner » entre Hollande et Valls organisé par l'Elysée le 28/11 a montré qu'il n'en serait rien (voir par exemple http://www.francetvinfo.fr/politique/ps/primaire-a-gauche...) . D'une part François Hollande, sans annoncer encore de décision définitive, a clairement montré qu'il avait l'intention de ne pas renoncer à briguer le pouvoir. Les raisons qu'il invoque s'inspirent des plus hautes ambitions politiques au service du pays. Mais vu son bilan désastreux, il est évident qu'elles s'inspirent surtout de son intérêt personnel. Il ne veut pas, en annonçant qu'il ne se représentera pas, renoncer à tout espoir, fut-il mince, de rester à l'Elysée et de jouir des avantages de cette position.

Il en est de même pour Manuel Valls. Au lieu de démissionner de son poste de Premier ministre et courir tous les risques en résultant immédiatement pour sa carrière, il a préféré conserver quelques mois encore ce poste éminent et les avantages y afférents. Et ceci, là encore et quoiqu'il en dise, par intérêt personnel immédiat.

Ce sera donc finalement François Hollande qui, en refusant de renoncer à se représenter, pourra mériter, comme l'annonce le titre de notre article, le qualificatif peu enviable de fossoyeur de la gauche de gouvernement.

Cette situation montre bien les risques que fait courir au pays la constitution actuelle laquelle donne un rôle excessif au Président de la République. Tant que celui-ci n'est pas incarné par un homme de la trempe de ce que fut Charles de Gaulle, elle confie la tâche de diriger la nation à des personnalités politiques qui, sauf exception toujours possible, sont en fait animées par des ambitions personnelles démesurées, lesquelles cachent mal leur incompétence en profondeur. Nous ne visons ici ni François Fillon ni Marine Le Pen. Dans leur cas,il faudra attendre pour juger.

Il ne semble pas que ce handicap affecte les autres Etats européens, dotés de constitutions ou de pratiques politiques moins favorables à la recherche durable du pouvoir personnel.

NB au 20/11, 16h. Voir sur ce sujet un article très  intéressant de Jacques Sapir

http://russeurope.hypotheses.org/5472

 

jeudi, 08 septembre 2016

Le clivage droite/gauche est-il mort?

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Le clivage droite/gauche est-il mort?

Entretien avec Arnaud Imatz

Propos recueillis par Alexandre Devecchio

(Figaro Vox, 4 septembre 2016)

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com

AIm-1.jpgEmmanuel Macron a présenté sa démission à François Hollande, qui l'a acceptée. L'ancien ministre de l'économie va se consacrer à son mouvement «En marche» et préparer une éventuelle candidature à la présidentielle. Il entend dépasser le clivage droite/gauche. Est-ce le début de la fin de ce que vous appelez une «mystification antidémocratique»?

À l'évidence Monsieur Macron a des atouts dans son jeu. Il est jeune, intelligent, il apprend vite et il n'est pas dépourvu de charisme et de charme. Il a en outre eu la bonne idée de créer une petite structure, En Marche ce que n'avait pas pu, su, ou voulu faire en son temps Dominique de Villepin. Mais si un «mouvement» ou -pour être plus exact - une simple association de notables peut jouer un rôle de parti charnière, et in fine obtenir un ou deux portefeuilles ministériels, je ne crois pas qu'elle puisse suffire pour positionner sérieusement un leader comme candidat crédible à la présidentielle de 2017. Sous la Ve République, seuls les chefs de grands partis, ceux qui en contrôlent les rouages, ont des chances de succès. On voit mal comment dans un parti socialiste aux mains de vieux éléphants un consensus pourrait se dégager spontanément autour de quelqu'un dont le style et les idées ne sont appréciés ni des barons, ni de la majorité des militants. Mais en politique il ne faut exclure aucune hypothèse. Macron est un politicien, sinon chevronné, du moins déjà expérimenté. Il connaît très bien la magie des mots. Il a dit et laisser dire qu'il souhaitait dépasser le clivage droite/gauche et qu'il n'était pas socialiste (après tout il semble qu'il ne l'ait été, comme membre du Parti socialiste, que de 2006 à 2009… à l'époque où il était encore banquier d'affaires). Il s'est réclamé récemment de Jeanne d'Arc flattant à peu de frais un certain électorat de droite toujours sensible aux envolées lyriques devant un des symboles de la nation. Le jour de sa démission, il a précisé qu'il n'avait jamais dit qu'il était «ni de droite, ni de gauche», ce qui d'ailleurs ne lui a rien coûté car cette double négation ne veut pas dire grand-chose. Sans doute eût-il été plus honnête et plus correct d'affirmer devant les français: «je ne suis pas simultanément de droite et de gauche». Cela dit, il s'est aussi déclaré dans le camp des progressistes contre celui des conservateurs. J'imagine sans peine que forcé de nous expliquer ce que sont pour lui les progressistes et les conservateurs, il ne manquerait pas de nous asséner quelques lieux-communs sur les prétendus partisans du progrès, de la raison, de la science, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité face aux immobilistes, aux réactionnaires et aux populistes. Je dirai que Macron est un énième remake de Tony Blair, Bill Clinton et Gerhard Schröder. N'oublions pas que ces vedettes politiques de l'époque cherchaient à s'approprier, par-delà les clivages de droite et de gauche, la capacité de mobilisation de la «troisième voie».

Le système des primaires est-il un moyen de faire perdurer cette «mystification»?

Oui! bien évidemment. Il y a en fait une double mystification antidémocratique. Il y a d'abord celle de la division droite / gauche, à laquelle je me réfère dans mon livre. C'est celle que José Ortega y Gasset qualifiait de «formes d'hémiplégie morale» dans La révolte des masses déjà en 1929. C'est aussi celle dont Raymond Aron disait qu'elle reposait sur des «concepts équivoques» dans L'opium des intellectuels en 1955 (Je fais d'ailleurs un clin d'œil admiratif à son œuvre dans l'intitulé de mon livre). Cette dichotomie a été également dénoncée ou critiquée par de nombreuses figures intellectuelles aussi différentes que Simone Weil, Castoriadis, Lasch, Baudrillard ou Gauchet et, elle l'a été plus récemment par une kyrielle d'auteurs. Mais il y a aussi une seconde mystification antidémocratique qui affecte directement les partis politiques. Ce sont les leaders et non les militants qui se disputent le pouvoir. À l'intérieur des partis la démocratie est résiduelle, elle exclut la violence physique mais pas la violence morale, la compétition déloyale, frauduleuse ou restreinte. Il y a bien sûr des partis plus ou moins démocratiques qui parviennent à mitiger et à contrôler les effets de leur oligarchie mais s'ils existaient en France, en ce début du XXIe siècle, je crois que ça se saurait.

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L'opposition droite/gauche peut-elle vraiment se résumer à un «mythe incapacitant»? Comme le souligne Denis Tillinac, ces deux courants ne sont-ils pas, malgré tout, irrigués par un imaginaire puissant dans lequel les électeurs se reconnaissent?

Il ne s'agit pas d'essences inaltérables. Je ne crois pas qu'il y ait «des valeurs permanentes de droite» et des «principes immortels de gauche». Il n'y a pas d'opposition intangible entre deux types de tempéraments, de caractères ou de sensibilités. Il n'y a pas de définitions intemporelles de la droite et de la gauche. Denis Tillinac nous parle de deux courants qui seraient «irrigués par un imaginaire puissant». Mais un imaginaire forgé par qui? Par les Hussards noirs de la République et les Congrégations religieuses? Et depuis quand? Depuis 1870, depuis1900 voire depuis 1930 nous répondent les historiens.

Je n'ignore pas bien sûr le point de vue des traditionalistes. Je sais que pour les traditionalistes être de droite ce n'est pas une attitude politique mais une attitude métaphysique. Je sais qu'ils considèrent que la gauche s'acharne à réduire l'homme à sa mesure sociale et économique. Que pour eux la droite et la gauche sont caractérisées par deux positions métaphysiques opposées: la transcendance et l'immanence. Ils sont les défenseurs d'une droite idéale, sublime, transcendantale ou apothéotique, celle que les partisans de la religion républicaine, d'essence totalitaire, Robespierre et Peillon, vouent perpétuellement aux gémonies.

Pour ma part, en me situant sur les plans politique, sociologique et historique, je constate que les chassés croisés idéologiques ont été multiples et permanents. Je peux citer ici le nationalisme, le patriotisme, le colonialisme, l'impérialisme, le racisme, l'antisémitisme, l'antichristianisme, l'antiparlementarisme, l'anticapitalisme, le centralisme, le régionalisme, l'autonomisme, le séparatisme, l'écologisme, l'américanophilie/américanophobie, l'europhilie/europhobie, la critique du modèle occidental, l'alliance avec le tiers-monde et avec la Russie, et bien d'autres exemples marquants, qui tous échappent à l'obsédant débat droite/gauche. Il suffit de s'intéresser un minimum à l'histoire des idées pour se rendre compte très vite que les droites et les gauches ont été tour à tour universalistes ou particularistes, mondialistes ou patriotiques, libre-échangistes ou protectionnistes, capitalistes ou anticapitalistes, centralistes ou fédéralistes, individualistes ou organicistes, positivistes, agnostiques et athées ou théistes et chrétiennes. Un imaginaire puissant dans lequel les électeurs se reconnaissent? Non! je dirais plutôt, avec le marxologue Costanzo Preve, que ce clivage est «une prothèse artificielle».

Selon vous, un nouveau clivage politique oppose désormais le local au mondial, les enracinés aux mondialisés…

J'avoue que la lecture de la philosophe Simone Weil m'a profondément marqué dans ma jeunesse. Elle a su brillamment démontrer que la dyade vecteur du déracinement / soutien de l'enracinement, explique la rencontre durable ou éphémère entre, d'une part, des révolutionnaires, des réformistes et des conservateurs, qui veulent transformer la société de manière que tous ouvriers, agriculteurs, chômeurs et bourgeois puissent y avoir des racines et, d'autre part, des révolutionnaires, des réformistes et des conservateurs qui contribuent à accélérer le processus de désintégration du tissu social. Elle est incontestablement une «précurseuse». Depuis le tournant du XXIe siècle nous assistons en effet à une véritable lutte sans merci entre deux traditions culturelles occidentales: l'une, est celle de l'humanisme civique ou de la République vertueuse ; l'autre, est celle du droit naturel sécularisé de la liberté strictement négative entendue comme le domaine dans lequel l'homme peut agir sans être gêné par les autres. L'une revendique le bien commun, l'enracinement, la cohérence identitaire, la souveraineté populaire, l'émancipation des peuples et la création d'un monde multipolaire ; l'autre célèbre l'humanisme individualiste, l'hédonisme matérialiste, le «bougisme», le changement perpétuel, l'homogénéisation consumériste et mercantiliste, l'État managérial et la gouvernance mondiale sous la bannière du multiculturalisme et du productivisme néocapitaliste.

Le général De Gaulle savait qu'on ne peut pas défendre réellement le bien commun la liberté et l'intérêt du peuple, sans défendre simultanément la souveraineté, l'identité et l'indépendance politique, économique et culturelle. Passion pour la grandeur de la nation, résistance à l'hégémonie américaine, éloge de l'héritage européen, revendication de l'Europe des nations (l'axe Paris-Berlin-Moscou), préoccupation pour la justice sociale, aspiration à l'unité nationale, démocratie directe, antiparlementarisme, national-populisme, ordo-libéralisme, planification indicative, aide au Tiers-monde, telle est l'essence du meilleur gaullisme. Où voyez-vous les gaullistes aujourd'hui? Henri Guaino? qui est peut être l'héritier le plus honnête? Mais combien de couleuvres a déjà avalé l'auteur des principaux discours du quinquennat de «Sarko l'Américain»?

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La chute du mur de Berlin a-t-elle mis fin à ce clivage?

Souvenez-vous de ce que disait le philosophe Augusto del Noce peu de temps avant la chute du mur de Berlin: «le marxisme est mort à l'Est parce que d'une certaine façon il s'est réalisé à l'Ouest». Il relevait de troublantes similitudes entre le socialisme marxiste et le néo-libéralisme sous sa double forme sociale-libérale et libérale-sociale, et citait comme traits communs: le matérialisme et l'athéisme radical, qui ne se pose même plus le problème de Dieu, la non-appartenance universelle, le déracinement et l'érosion des identités collectives, le primat de la praxis et la mort de la philosophie, la domination de la production, l'économisme, la manipulation universelle de la nature, l'égalitarisme et la réduction de l'homme au rang de moyen. Pour Del Noce l'Occident avait tout réalisé du marxisme, sauf l'espérance messianique. Il concluait à la fin des années 1990 en disant que ce cycle historique est en voie d'épuisement, que le processus est enfin devenu réversible et qu'il est désormais possible de le combattre efficacement. Je me refuse à croire que la décomposition actuelle nous conduit seulement à la violence nihiliste. Je crois et j'espère qu'elle est le signe avant-coureur du terrible passage qu'il nous faudra traverser avant de sortir de notre dormition.

Arnaud Imatz, propos recueillis par Alexandre Devecchio (Figaro Vox, 4 septembre 2016)

lundi, 11 juillet 2016

Sid Lukkassen interviewt Yernaz Ramautarsing; "Alles aan links is hypocriet!"

Sid Lukkassen interviewt Yernaz Ramautarsing; "Alles aan links is hypocriet!"

Yernaz Ramautarsing verklaart: “Ik was bereid om te vechten voor radicale idealen en ik was atheïst. Toen las ik de werken van Ayn Rand.” Inmiddels stelt hij dat er “niets aan links is dat niet hypocriet is: Karl Marx heeft nog geen dag in zijn leven gewerkt.” Yernaz is een
Nederlander met Surinaamse wortels en het is zijn doel om een verdediging van het kapitalisme te geven als moreel systeem.

Sid Lukkassen haalt Avondland en Identiteit (Aspekt 2015) erbij en geeft tegenvoorbeelden. Zijn cultuur, geschiedenis en bevolkingsopbouw niet minstens zo belangrijk voor de voorspoed van een beschaving als kapitalisme? Ze filosoferen over geld en principes, over de kracht van idealen, over hiphop als laatste verdedigingslinie van het kapitalisme.

Uiteindelijk komt hun gesprek op de black lives matter beweging en hun activisten die nu een leerstoel eisen op de universiteit over diversiteit en dekolonisatie. Yernaz antwoordt dat juist het progressieve overheidsbeleid enorme schade toebracht aan de black nuclear family.

“Donald Trump zal als een sloopkogel door de linkse kerk gaan.”

Ondersteun ook Café Weltschmerz! NL23 TRIO 0390 4379 13
(Disclaimer: Wij betalen over uw gift in Nederland belasting)

jeudi, 02 juin 2016

German Left Party's Geopolitical Split

lundi, 02 mai 2016

Peuple ou Nation?

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Peuple ou Nation?

Ex: http://le-scribe.hautetfort.com

Qu’est ce qui différencie aujourd’hui le souverainiste de droite de l'eurosceptique de gauche?

Tous deux veulent rompre avec l'idéologie ordolibérale qui préside à l’européisme au nom de la démocratie, dont tous deux s’accordent désormais à dire qu'elle n’est applicable que dans un cadre national, c’est à dire au sein d'institutions contrôlées par le peuple. Mais la gauche a du mal avec ce mot de « national » qui sonne faux à ses tympans polis par un siècle d’« Internationale ». Ainsi commence-t-elle timidement à parler de « souveraineté populaire » (cf. Fréderic Lordon), tandis que les souverainistes, eux, enfonce en bonne logique le clou de la « souveraineté nationale », auprès d'un électorat populaire de plus en plus à l'écoute.

Alors faut-il donner la parole au Peuple ou à la Nation ? Ne s’agit-il pas de deux fictions ? Le Peuple existe-t-il ? Le peuple avec un petit p, certainement, c’est l’ensemble des personnes vivant sur le territoire national (tiens je dois recourir à la notion de nation pour définir ce qu'est le peuple…). Mais le Peuple avec un grand P, cette idée qu’il s’agirait d'un immense bloc homogène, comme si tout le monde pensait la même chose, même si l’on ne parle que des classes dites populaires, est évidemment une vue de l’esprit qui ne sert qu’à légitimer des dictatures, dites populaires, de type communiste (URSS, Chine, Cuba...). Celui qui réduit le peuple au Peuple, celui-là ne peut-il pas légitimement être taxé de « populisme » ?

La Nation existe-t-elle ? Géographiquement certainement ; une nation est un territoire, un pays, délimité par des frontières issues des vicissitudes de l'ensemble des personnes qui y vivent (tient je suis obligé d’avoir recours au peuple pour définir ce qu’est une nation...). Mais la Nation avec un grand N, celle qu’on alla défendre à Valmy, celle qui se dit reconnaissante à tant de nos ancêtres morts sur le champs de bataille, celle qui décore ses bons élèves d’un peu rouge au veston, n’est ce pas une chimère, une allégorie propre à servir certaines causes, certains partis, un instrument de pouvoir et de manipulation des foules ? Celui qui réduit la nation à la Nation, celui-là ne peut-il pas être légitimement taxé de « nationalisme » ?

"Se réclamer du « Peuple » ou de la « Nation », ce n’est pas un programme politique, c’est la condition même de l’exercice de la politique."

Nous sommes tous le Peuple, nous sommes tous la Nation. Nous donnons, nous tous qui nous sentons appartenir au peuple et la nation, à ces deux mots leur unité conceptuelle autant que leur diversité réelle. La nation est ce « plébiscite de tous les jours » (Renan) qui permet, et sur lequel repose « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » (déclaration universelle des droits de l'homme). Point de Nation sans peuple, point de Peuple sans nation. Si la Nation est le bien du peuple, inversement une nation n’existe que parce que le Peuple l'habite. C’est ainsi qu’on parle du « Peuple tibétain » pour affirmer que les tibétains ont droit à une nation, ou de la « Nation inuit» pour affirmer que les Inuits constituent un peuple à part entière. En réalité, ce que l'on veut affirmer par Nation ou par Peuple, c'est la souveraineté, c'est à dire la capacité à décider de son sort.

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Nation et Peuple sont-il des fictions ? Oui, certainement, et des fictions à manier avec prudence. Mais des fictions utiles, nécessaires même, car en réalité il s'agit de la même fiction, de la fiction politique ; de ce sentiment d’appartenance à une communauté de destin qui permet aux hommes de s’affranchir de la fatalité. Se réclamer du « Peuple » ou de la « Nation », ce n’est pas un programme politique, c’est la condition même de l’exercice de la politique.

Il serait bon que les tenants de l’un et l’autre apprennent aujourd’hui à se parler sans fausse pudeur à l’heure où la question est de savoir si la démocratie est encore possible en Europe.

Le Scribe

Pour aller plus loin:

Ernest Renan : Qu'est-ce qu'une nation? : http://www.bmlisieux.com/archives/nation04.htm

Frédéric Lordon : "la souveraineté c'est la démocratie" : https://www.youtube.com/watch?v=E2oxNgxusJ8

Le comptoir : "Peut-on être de gauche et défendre la nation?" : http://comptoir.org/2015/06/12/peut-on-etre-de-gauche-et-...

vendredi, 29 avril 2016

Nuit debout ou le Royaume de l'illusion

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Nuit debout ou le Royaume de l'illusion

Nietzsche nous explique que « « l’amour du prochain » est toujours un à-côté, en partie conventionnel, arbitraire et illusoire par rapport à la peur du prochain. »1 Au moment même où cette peur hante l’Europe en proie à une profonde crise civilisationnelle apparaît Nuit Debout qui exalte l’égalité, l’amour de l’Autre, la paix dans le monde et autres déclinaisons universalistes de la « moraline ».

Cette peur est la mère de ce mouvement et en révèle l’essence : le déni de la réalité. Nuit Debout ne s’inscrit aucunement dans le pays réel qui affronte la peur de sa disparition : il s’agit d’une communauté hors sol, d’un Royaume de l’Illusion. Ses membres étant incapables d’affronter cette peur (car elle engage des pulsions à rebours de leurs valeurs), ils préfèrent se réfugier en dehors de la réalité, place de la République, dans une micro-société renfermée sur elle-même où antiracistes, néo-hippies et autres joueurs de tam-tam pullulent.

Même si son but premier, que je soutiens, est le combat contre le capitalisme Nuit Debout lutte surtout contre les dits fascistes, ceux qui rappellent la réalité. Entre la « commission immigration » qui milite pour l’ouverture totale des frontières, la « commission féministe » qui présente l’homme blanc comme le mal à exterminer, la « commission LGBTIQIAP+ » qui véhicule les études du genre ou encore les commissions « droit de l’humain » et « antispéciste », ils n’ont qu’à bien se tenir.

Bien qu’ayant une prétention nationale, leurs travaux ne sont en fait destinés qu’à eux-mêmes. Comme l’explique Michel Maffesoli, ce mouvement est postmoderne et donc présentéiste. « Ils prétendent construire le monde, ici et maintenant, par le seul fait d’être ensemble (…). C’est une nuit idéologique où ce qui importe c’est de rêver le monde tel qu’il devrait être, et non le penser tel qu’il est. »2. Ils s’organisent en assemblée constituante non pour le peuple français – car ils n’ont ni mandat de ce dernier ni légitimité – mais pour leur propre troupeau.

La constitution qui aboutira sera la loi fondamentale de l’ordre juridique de ce Royaume de l’Illusion. Les normes et le langage – sur lequel veille la « commission vocabulaire » – agiront sur les nuitdeboutistes comme un placebo leur permettant de ne pas faire face au désastre que subit l’Europe.

Pour m’y être rendu il y règne la dictature du « on », de « l’être-dans-la-moyenne » qui « se maintient fictivement dans la moyenne de ce qui est comme il faut, de ce qu’on vante et de ce qu’on déprécie, de ce à quoi on promet le succès et de ce à quoi on le dénie. Cet être-dans-la-moyenne, à l’intérieur duquel est tout tracé d’avance jusqu’où il est possible et permis de se risquer, surveille toute exception à se faire jour »3 comme nous l’explique Heidegger. Nuit Debout n’est pas un mouvement populaire spontané grouillant d’idées en phase avec le pays réel mais une structure pré-établie où tout débat d’idées doit être conforme à l’idéologie égalitariste. Celui qui sort de ce cadre est un ennemi qu’il faut chasser à coups de latte.

S’y forme alors une « égalisation de toutes les possibilités d’être »4 à l’image de l’horizontalité dont se réclame le mouvement, une « généralisation du bonheur du troupeau dans sa verte prairie »5 comme le dirait Nietzsche. Tous ceux qui tentent de s’élever au-dessus de cet « être-dans-la-moyenne » sont diabolisés, jetés dans la case définitive du Mal. Pourtant c’est bien de ces hommes supérieurs capables de discernement, d’audace, plein de vigueur et de volonté dont l’Europe et la France actuelles ont besoin et non d’idées fictives, illusoires, niveleuses à l’origine de notre mal-être contemporain.


1Nietzsche, Par-delà Bien et Mal, in « Oeuvres », Ed. Flammarion, collection « Mille et une pages », p.733

3Heidegger, Etre et temps, Ed. Gallimard, Paris, 1986, p.170

4Ibid

5Nietzsche, Par-delà Bien et Mal, in « Oeuvres », Ed. Flammarion, collection « Mille et une pages », p.667

dimanche, 24 avril 2016

Cultural Marxism and the Birth of Modern Thought-Crime

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Cultural Marxism and the Birth of Modern Thought-Crime

By

Global Gold & http://www.lewrockwell.com

If a person has no philosophical thoughts, certain questions will never cross his mind. As a young man, there were many issues and ideas that never concerned me as they do today. There is one question, however, which has intrigued me for the longest time, and it still fascinates me as intensely as it did back then: Does spirit precede matter or is it the other way around? In other words, does human consciousness create what we perceive as our reality and the physical existence or vice versa; does the pre-existing material world determine our sentience and shape our cognition? In essence, what really lies beneath the surface of this question is the following: is a man born as a conscious being with a free will and self-determination or not?

Do not be alarmed; this is not an article on political philosophy. But it is a fundamental existential issue that I found underpins many of the doubts that I have regarding the functioning of our society and our political culture. While I freely admit I am no philosopher or expert in the field, in this article I will try to explain why the answer we choose to this crucial question, which most people never consider, has an amazing impact on the way we think, the way we live and act and the way society behaves as a whole.  By diving deeper into this debate, we uncover important insights that can help us understand how our Western society and its cultural identity have vastly degenerated and especially why family values have so dramatically deteriorated. A clearer understanding of the historical evolution of this age-old question and its far-reaching implications will provide valuable insights into the intellectual crisis of our Western societies and the strategic suppression of dissent and of independent thought and it will shed light on the origins on the intellectual bondage that we know today as Political Correctness.

The Kantian heritage and the intellectual shackles of Nonage

260px-Immanuel_Kant_(painted_portrait).jpgI believe it makes sense to start our quest to settle this age-old question by looking at the works of Immanuel Kant (1724 – 1804), the German philosopher who is considered the father of modern philosophy. In 1784 he wrote the following about Enlightenment:

“Enlightenment is man’s emergence from his self-imposed nonage. Nonage is the inability to use one’s own understanding without another’s guidance. This nonage is self-imposed if its cause lies not in lack of understanding but in indecision and lack of courage to use one’s own mind without another’s guidance. Dare to know! (Sapere aude.) “Have the courage to use your own understanding,” is, therefore, the motto of the Enlightenment.”

Today’s economic and political forces seem to be cognizant of the peril posed by a free-thinking citizenry. As our western culture faces an existential crisis and suffers attacks from multiple fronts, the political elite appears to be focused on enforcing its will at all costs. They are desperately trying to keep a multitude of threats at bay, and failing to do so, they are content with simply having the public accept their failure as a strategic victory: the immigration crisis, chronic economic instability, geopolitical conflicts with horrendous human costs, violations of personal liberties, they are all to be taken as facts of life; this is sold to us as the new normal. Therefore, their priority is to keep the body politic in check, to crush dissent and rebel-rousing. To do so, laws against specific actions are not enough. To “keep the peace”, one needs to have laws against thought itself. By re-defining right and wrong, controlling the narrative and limiting independent thought and free speech, the public, as a whole, remains strategically malleable and intellectually manageable.

Given the success of this strategy, and bearing in mind Kant’s definition of Enlightenment, it seems pertinent to raise the question: did we ever manage to evolve into mature and enlightened individuals or are we still trapped in our own self-imposed nonage? I believe the latter is the case; and to further clarify my view, there is no better man to quote than Kant himself:

“Laziness and cowardice are the reasons why such a large part of mankind gladly remains minors all their lives, long after nature has freed them from external guidance. They are the reasons why it is so easy for others to set themselves up as guardians. It is so comfortable to be a minor. If I have a book that thinks for me, a pastor who acts as my conscience, a physician who prescribes my diet, and so on–then I have no need to exert myself. I have no need to think if only I can pay; others will take care of that disagreeable business for me. Those guardians who have kindly taken our supervision upon themselves see to it that the overwhelming majority of mankind–among them the entire fair sex–should consider the step to maturity, not only as hard but as extremely dangerous. First, these guardians make their domestic cattle stupid and carefully prevent the docile creatures from taking a single step without the leading-strings to which they have fastened them. Then they show them the danger that would threaten them if they should try to walk by themselves. Now this danger is really not very great; after stumbling a few times they would, at last, learn to walk. However, examples of such failures intimidate and generally discourage all further attempts.”

The Frankfurt School and the origins of political correctness

What is becoming increasingly hard to deny, especially in Europe and the USA, is that we no longer have the absolute and inalienable right to free speech. Although we claim to be proud citizens of democratic societies that, in theory, respect and uphold individual freedoms, in practice, the definition of what constitutes free speech has grown so withered and so narrow, that it often makes a mockery of the very principle itself.  More and more topics have been classified as “off limits”, the public expression of the “wrong” personal opinions and ideas has been criminalized and even academic or scientific research of certain fields has been suppressed. But symptoms of our socially enforced self-censorship are evident in everyday conversations as well: Is it not deeply unsettling that it is next to impossible to have a normal, temperate debate about the immigration crisis, which is an existential matter that will most likely shape the future of the European continent?  The natural rights to one’s own independent thinking and to free speech have been heavily curtailed under the guise of what is now referred to as ‘political correctness’. Speaking one’s mind freely can have them branded as a pariah and a direct threat to society, but the repercussions do not end there: Self- censorship is also enforced through new laws implemented by our moral leaders, who feel that the power vested in them through their governmental offices extends to also placing limitations on what we can and cannot think.

250 years ago, Kant stressed the need for public debate as follows:

“It is very difficult for the individual to work himself out of the nonage which has become almost second nature to him. He has even grown to like it and is at first incapable of using his own understanding because he has never been permitted to exercise it. It is possible, however, for the public to enlighten itself. Indeed, if it is only granted freedom, enlightenment is almost inevitable. There will always be a few independent thinkers, even among the self-appointed guardians of the multitude. Once such men have thrown off the yoke of nonage, they will spread about them the spirit of a reasonable appreciation of man’s value and of his duty to think for himself. It is especially to be noted that the public which was earlier brought under the yoke by these men afterward forces these very guardians to remain in submission if it is so incited by some of its guardians who are themselves incapable of any enlightenment. That shows how pernicious it is to implant prejudices: they will eventually revenge themselves upon their authors or their authors’ descendants. Therefore, a public can achieve enlightenment only slowly. A revolution may bring about the end of a personal despotism or of avaricious tyrannical oppression, but never a true reform of modes of thought. New prejudices will serve, in place of the old, as guide lines for the unthinking multitude.”

In short, without the freedom to debate openly, the individual has not the means to escape his self-imposed nonage. Without the possibility to break free, and to enlighten ourselves, we remain powerless to question, to object to and to challenge the status quo. Like pieces on a chessboard, we have no say in our own fates and no control over the stratagems that we implicitly help to enforce. Silently complicit in devastating policies, in conflicts and in wars being fought in our name, we simply become bystanders and look on as our culture corrodes, our values degrade and our liberties are trampled upon. To understand how the modern man became complicit in his own intellectual subjugation, we have to go back and trace the roots of the crisis.

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“Emancipation through indoctrination”

Free thought and free speech have always been intertwined and correlated. The demise of both has its origins in the years between 1930 and 1968 when a group of intellectuals and so-called philosophers came together to establish a school of thought that was essentially focused on destroying Western civilization and all that it stands for (including its economic system based on capitalism) through ‘emancipation’. Max Horkheimer, a Marxist philosopher, was one of the founding fathers of the Frankfurt School, which embodied modern Critical Theory and was to a great extent characterized as neo-Marxist. Horkheimer, along with Jürgen Habermas, Theodor W. Adorno, Herbert Marcuse and Erich Fromm, to name but a few formed the Frankfurt School and its Institute for Social Research, an intellectual think-tank, that shaped the cultural understanding of the West and Germany in particular. According to Horkheimer, the critical theory would serve “to liberate human beings from the circumstances that enslave them.” Accordingly, their main objective was to create the theoretical and ideological platform for a cultural revolution. This group of “philosophers” sought to, and to a great extent, succeeded in achieving their objective by focusing specifically on culture. It is a culture that forms the foundation that shapes peoples’ mindsets and political outlook by controlling the language and ideas through institutional channels, particularly education. In short, Critical Theory is the politicization of logic. Horkheimer stated that “logic is not irrespective of content,” by which he practically meant that an argument is logical if it aims to destroy Western civilization and it is illogical if it supports it. This is, of course, the cornerstone of “political correctness” and why the open and unrestrained debate is frowned upon as subversive and inflammatory. It breeds dissent and doubt, it encourages critical analysis and it prevents intellectual uniformity and group-think.

Critical Theory and the war on God 

Couverture-673x1024.jpgThe Frankfurt School claimed that its Critical Theory is the theory of truth. The occidental philosophy, from St. Thomas Aquinas to Kant, as well as Hegel, Fichte, Schelling, and Goethe, should, therefore, be summarily dismissed and replaced by their own dogmatic set of rules and guidelines for “thinking right”. Critical Theory in sociology and political philosophy went beyond interpretation and understanding of society, it sought to overcome and destroy all barriers that, in their view, entrapped society in systems of domination, oppression, and dependency.

A principal yet controversial argument concerns their animosity towards religion and spirituality. According to the Frankfurt School, Christianity is the institutional revival of pagan philosophy and God is mere fiction. Religion led people to project their suffering to a divine entity, it served as a distraction from the misery caused by capitalism and in its core lies nothing but pure imagination. As the theories of Darwinism and Freudianism challenged the status of religion, accordingly, Marxism and Neo-Marxism dispelled the unenlightened mythical image of the age-old institutionalized divinity: Not God, but Man is the highest entity. Since it is not my purpose to discuss theology, but to demonstrate the mindset of the members of this school of thought, once again, I will refer to a quote by Immanuel Kant, who wrote the following in Critique of Pure Reason:

“Human reason, in one sphere of its cognition, is called upon to consider questions, which it cannot evade, as they are presented by its own nature, but which it cannot answer, as they transcend every faculty of the mind.” 

Kant was known as a fierce critic of the practice of religion, but he recognized that cognition and rationalization are indicative of the human mind and spirit, and are the means by which the individual arrives at the conclusion that there is a God. The significance of this argument lies in Kant’s belief in the free will and determination of the human mind to develop this process of rationalization in order to arrive at the conclusion that man is essentially good. In this context, God is more of a metaphor for morality and this plays a decisive role in the fundamental spirit versus matter question: Man’s mind and spirit precedes matter. Essentially, Kant reconciled these two concepts in a way that highlights human consciousness and self- determination.

The Frankfurt School positioned its ideology at the opposite end of the spectrum. It professed that man is limited in his existence as a mammal and as a product of nature that is driven by basic needs. There is no room for free will, no capacity for critical judgment or ability to distinguish right from wrong, no awareness, and no rationalization. This position has its roots in their Marxist background, which argues that man is a product of society: his mind and spirit are determined and shaped by the material world. Because of this vulnerability to external factors, the human mind is thought of as frail and manipulable and therefore man cannot be held accountable for his own decisions. This idea served as the basis for the “de-criminalization of crime” thesis of the Frankfurt School. As per Habermas, because man is a product of society,  it is inevitable that he adaptively yields to his criminal tendencies, since he is raised under the yoke of the structural violence of a criminal capitalist system.

The Frankfurt School believed that by stripping humanity of spirituality and by destroying the material surroundings created by the capitalist system and its structure, man will live free, without the feeling of responsibility and without the burden of conscience. They promised freedom, without free will, they envisioned emancipation, through intellectual assimilation and they guaranteed fairness, without justice.

The strategic importance of public education

According to the Frankfurt School, the system’s malfunction starts with the family. The family is the first and primary moral entity that we encounter. This entity raises children in an authoritarian manner that creates submissive, obedient and dependent adults.  In other words, it is the family that primes and programs us for fascism. Thus, by discrediting and destroying the family as a concept, one can nip capitalism and fascism in the bud. With this antagonistic attitude towards the family unit in society, combined with their ideological crusade against spirituality, the Frankfurt philosophers needed to put forward an alternative, to replace the old ways with their own roadmap for the future. In their view, the answer was simply to reprogram and reengineer society so that everyone behaves as is expected by others and so that human behavior becomes an act of reciprocity. This alone would be the universal code of ethics governing their utopia. To instill and to enforce this code in society, they proposed the use of institutions, and most importantly, education. Commandeering these institutional channels would be the most efficient way to impose and to promote their ethics, with education providing the key to assured compliance, weeding out dissent and any potential for future independent thinking by the individual.

The repercussions of this strategy are obvious in today’s society. Public education has conditioned us since childhood not to question the government and its collectivist policies. Maybe you remember one of our latest articles about the origins of the public education system, in which we introduced you to Wilhelm Wundt, the father of experimental psychology (and his proponents John Dewey and Edward Thorndike in the U.S.), the scientist who shaped today’s state education approach. He based his methodology on the following assumption: “Man is devoid of spirit and self-determinism”. He then set out to prove that “man is the summation of his experience, of the stimuli which intrude upon his consciousness and unconsciousness.” The great H. L. Mencken wrote in 1924 that the aim of public education is not: “ […] to fill the young of the species with knowledge and awaken their intelligence… Nothing could be further from the truth. The aim… is simply to reduce as many individuals as possible to the same safe level, to breed and train a standardized citizenry, to put down dissent and originality. That is its aim in the United States… and that is its aim everywhere else.”

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The rise of Cultural Marxism

The Frankfurt School developed the dogma that “freedom and justice” are dialectic terms, meaning that they stand in opposition to each other, in a zero-sum game, where “more freedom equals less justice” will be the consequence and “more justice equals less freedom” is the outcome. Based on this dialectic, freedom stood as the thesis, and justice reflected the anti-thesis.

This rather interesting dialectic approach was adopted from the ideas and works of Georg Wilhelm Friedrich Hegel. The Frankfurt School, however, twisted the core of the concept and denatured its consequential logicality. In short, the main difference between Hegel and Horkheimer’s dialectic approach lies in the conclusion: Hegel, an idealist, believed like Kant that spirit creates matter, while for Horkheimer, a disciple of Karl Marx and his theory of materialism, the opposite was the case. Marx postulated that the world, the objective reality, can be explained by its material existence and its development and not from the realization of a divine absolute idea or as a result of rational human thought, as adopted in idealism. Therefore, putting limits on the material world, placing external rules and guidelines on the environment within which individuals live, think and operate, should, in their view, suffice to shape their cognitive experience and confine their spirit to the “desired” parameters.

I believe this is the key point that links the Frankfurt school of thought to what we know today as “political correctness”. At its core, we find this familiar false belief that less freedom guarantees more justice, and therefore more security. This mantra is regurgitated through institutional and political messaging, instilled in social values and planted in the minds of the younger generation and future voters, though the educational channel, just like the Frankfurt School intended. Instead of creating the platform to encourage individual human development, by reasoning, raising questions and stimulating dialogue, the institutional system works as an assembly line, from cradle to grave, and it successfully standardizes individuals and primes them to submit to the status quo, to accept and not to question. This is the logic of Critical Theory and the core element of “political correctness”. It is a vain and doomed attempt to control the inherent entropy of human ideas and independent thinking, to force the flux of our intertwined and unique experiences to an unnatural stasis and ultimately, to break Man’s spirit and to bring his mind to heel. .

Now you can maybe understand what Tom DiLorenzo meant in one of our latest interviews about “cultural Marxism” when he said: “They largely abandoned the old “class struggle” rhetoric involving the capitalist and worker “classes” and replaced them with an oppressor and an oppressed class. The oppressed include women, minorities, LGBT, and several other mascot categories. The oppressor class consists of white heterosexual males who are not ideological Marxists like them.” When the members of the Frankfurt School were forced to leave Germany during Nazi rule, they moved to the USA, near Hollywood, and they established strong ties with Columbia University and Harvard. This is how they spread their influence in the United States and aside from Hollywood, they also turned the academic elite at most universities into reservoirs of “cultural Marxism”. Here in Europe, some of the most prominent names in politics today were among the 1968 rebel students who were mentored by the first generations of the Frankfurt School. These include former German Chancellor Gerhard Schröder and his Minister of Defense Joschka Fischer, current Vice-President of the German Bundestag, Ulla Schmidt, and last but not least Chancellor Angela Merkel. On the anniversary of “60 years Christian-Democratic-Union (CDU)” on June 16th, 2005 in Berlin, she explained how many changes in society which were triggered in 1968 have shaped the old German Republic and continue to influence the CDU to this day. As she put it: “We don’t want to return to the family concept, to the 1950s image of a woman and we don’t want to return to the sociopolitical frame of that time. We as women must march through the institutions und take our place in the key power positions in the leadership of this country”.

My understanding of cultural Marxism is that it has nothing to do with freedom, or with cultural enlightenment and social progress. Instead, as Horkheimer himself put it, it is all about the creation of identical individuals who do not come together and exchange ideas, as they operate like mindless machines. The Frankfurt School and its followers have therefore clearly proved to be the enemies of freedom and the conscious human mind.

In conclusion, let me yield the closing words to Immanuel Kant, who wrote, “ A large degree of civic freedom appears to be of advantage to the intellectual freedom of the people, yet at the same time it establishes insurmountable barriers. A lesser degree of civic freedom, however, creates room to let that free spirit expand to the limits of its capacity. Nature, then, has carefully cultivated the seed within the hard core–namely the urge for and the vocation of free thought. And this free thought gradually reacts back on the modes of thought of the people, and men become more and more capable of acting in freedom. At last free thought acts even on the fundamentals of government and the state finds it agreeable to treat a man, who is now more than a machine, in accord with his dignity.”

This article appeared in the latest Global Gold Outlook Report

Reprinted with permission from Global Gold.

dimanche, 10 avril 2016

The Left’s Psychological Warfare Against Europeans

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The Left’s Psychological Warfare Against Europeans

I can’t think of a more insidious phenomenon in our times than the manipulation of the moral sensibilities of Europeans to bring about their own destruction, and it is the Left that’s in charge of this manipulation, which should be designated as a form of psychological warfare.

The most successful instance of the Left’s psychological operations was the use of the picture of the Syrian child’s lifeless body [2] washed ashore on a Turkish beach in September, 2015. It was this picture that led to an outpouring of European charity and solidarity with thousands of refugees and migrants. But this is only one instance of the immensely successful and many-sided psychological operations the Left has invented and used over the last few years to break the European will to fight even as their countries face a full scale migrant invasion costing them billions and bringing social chaos and thousands of rapes.

It is imperative to learn more about the psychological operations of the Left in its war against European identity.

The Left Knows

It is the Left in our current Western world that has claimed for itself the highest moral principles in the course of advancing its political and economic programs. Diversity came from the start wrapped up with high sounding moral principles about the equal dignity and good will of all peoples on earth, with exhortations directed at their Europeans to show compassion for the suffering of others, overcome their greed and racist impulses in the name of a more harmonious world wherein humans would finally create a world in which their angelic side would flourish.

The Left could have been excused as naively utopian when it started advocating these ideals. But no longer. People preoccupied with their own private lives, not politically in the front lines, can be excused for holding these beliefs. But not the leading propagandists, writers, teachers, government employees who work daily to instil these beliefs on the public.

It has now become evident that immigrant multiculturalism has not worked in the way it was anticipated. The Left has had enough time to learn about the raping of girls on “industrial scale” across Europe [4] by Muslim gangs, to ascertain the racial character of riots in Paris [5], Sweden [6], London [7], to think about the costs of illegal immigration [8], to realize that the majority of “refugees” are economic migrants [9], to witness entire towns and cities transformed into homogeneously Asian [10], Muslim, or Mestizo places. The list of failures is long, and the evidence is readily available in the internet.

Yet the Left not only continuous to press forward but has doubled up and tripled down in its efforts to promote mass immigration and accuse as “Islamophobic” anyone who questions the raping of girls in Europe. The Left is still, to this day, more than ever, calling for an end to “White supremacy” even in cities that are no longer majority White, for an end to “White privilege” even in workplaces that are totally dedicated to minority hiring, for an end “to everyday racism” even in campuses totally controlled by diversity politics.

We can no longer simply say that the Left is naive, pathological, trapped inside an ideology that does not allow it to see reality for what it is, that many of them are suffering from personality disorders. The Left knows, or at least refuses to know, that many of its ideals have not worked as they had said they would, and they know that many of its arguments are flawed [11] and the evidence does not support their beliefs. They know that race and gender are not mere social constructs, that there is scientific evidence, fully researched papers and books showing that human behaviour is deeply influenced by genetic factors, but they are either wilfully ignoring the evidence or attacking it by simply repeating the same ideas they learned five decades ago. Feminists know that something is amiss in their excessive preoccupation with micro aggressions and their refusal to speak out against Muslim macro aggression against girls in Europe [12].

Break Their Moral Will

This is what the Left is doing: it is promoting diversity by employing techniques of persuasion which target the value system of their own people, their moral sensibilities, in order to get them to accept their own ethnic displacement and celebrate the cultures of others. There are three readily available entries on the meaning of psychological warfare in the internet, providing varying insights, though none captures the unique techniques of psywar developed by the Left in recent years. But it only takes a bit of reordering of the wording of these definitions to bring out what is novel about Leftist techniques. The Encyclopaedia Britannica‘s [13] definition is a good start.

Psychological warfare, also called psywar, the use of propaganda against an enemy, supported by such military, economic, or political measures as may be required. Such propaganda is generally intended to demoralize the enemy, to break his will to fight or resist, and sometimes to render him favourably disposed to one’s position. Propaganda is also used to strengthen the resolve of allies or resistance fighters. The twisting of personality and the manipulation of beliefs in prisoners of war by brainwashing and related techniques can also be regarded as a form of psychological warfare.

The use of psychological warfare is of ancient origin, but this quoted passage captures well its current understanding as a form of warfare that presupposes the use of modern mass media to demoralize the enemy and to strengthen the resolve of friends. In order to make use of this definition all we need to do is understand that the Left does not believe in the age-old enemy-friend distinction. The Left is against the use of this distinction as a marker of collective identity and difference, as a way of contrasting in-groups and out-groups. The Left believes that it can abolish this distinction by promoting an ideology that is “inclusive” and that brings all races together in a culture that celebrates “unity-in-diversity.”

The first and most important phase in the Left’s plan is to promote diversity through mass immigration and multiculturalism in the West. But in seeking to bring about this reality the Left cannot but confront ideological enemies and friends. Therefore, the enemy the Left has in mind when it engages in psywar is purely ideological, and since the central value of the Left is diversity, and diversity is accomplished by bringing non-White out-groups inside White areas, then non-Whites are in essence not enemies of the Left. Whites who agree with the ideology of diversity, the very Whites who make up the Left and its pro-diversity ideology, are not enemies either. But Whites as such, in essence, are ideological enemies of the Left, since their existence violates the principle of diversity. The most hated ideological enemies of the Left are Whites who self-consciously organize as in-groups to protect their identity against diversity.

Using the definition above, we can say that the psywar of the Left consists in using propaganda, the ideology of diversity, to demoralize the enemy, Whites as such, “to break his will to fight or resist.” It also consists in using diversity to strengthen the resolve of out-groups in their diversification of White areas, and the resolve of ideological Whites who believe in diversity.

The Left is engaged in warfare in the sense that it aims to bring about a total end to its perceived enemies, and this warfare is psychological in that it involves the use of propaganda to alter the minds and hearts of Whites as such. Propaganda is “a form of biased communication, aimed at promoting or demoting certain views, perceptions or agendas.” The Left knows that it is engaged in propaganda, biased communication; it knows that most refugees are not children, but male adults [14]. It knows that Western nations are not “immigrant nations.” [15] It knows that immigration does not enrich European identity, and it knows that there is much evidence already accumulated, facts and arguments, challenging its beliefs, yet it wilfully ignores or sidesteps the counter-arguments, and presses with its propaganda.

The Left believes it has a mandate to bring diversity at all costs against its central enemy: European identity as such, and European ethno-nationalists. Yet it employs the very sensibilities of Europeans as such to bring about its agenda. It uses the longings of Europeans for cosmopolitan peace, their fair-even minded attitudes towards members of out-groups, in order to persuade them to forego their identity. It uses these ideals and attitudes as if they were consistent with diversification and mass immigration, even though the Left knows that Europeans, and only Europeans, created notions of human rights [16] and fair play vis-a-vis out groups, and that non-Europeans will endorse these ideals only to advance their particular ethnic interests.

The immorality of the corporate Right is easily objectionable; its hedonism and consumerism; its greed-driven policies, lack of loyalty to traditions and national identities, but in the end the capitalistic Right has never pretended to be for anything else other than for free markets, growth, and a legal framework friendly to business. (Mind you, the Right does employ its own version of psychological warfare, besides its use of  the old fashion type, about which I will write in the future.)

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The Left Knows Its Target

The second definition, from Wikipedia [17], allows us to go further in our understanding of the Left’s warfare against Whites as such and Whites as conscious in-groups.

The term is used “to denote any action which is practiced mainly by psychological methods with the aim of evoking a planned psychological reaction in other people.” Various techniques are used, and are aimed at influencing a target audience’s value system, belief system,emotions, motives, reasoning, or behaviour. It is used to induce confessions or reinforce attitudes and behaviours favourable to the originator’s objectives, and are sometimes combined with black operations or false flag tactics. It is also used to destroy the morale of enemies through tactics that aim to depress troops psychological states.

The Left has been in charge of the culture and morality of the West for decades. It knows how to “evoke a planned psychological reaction” in Whites by appealing to their disposition to judge individuals regardless of race and sexual orientation against any semblance of racist behavior. They know how to destroy the morale of any White who shows in-group preference through accusations of racism and charges that they are exhibiting neo-Nazi attitudes. They know that Whites believe in equality and that it works to talk endlessly about discrimination and global inequality. The Left consciously “targets” the value system and emotions of Whites to bring about its political ends.

It is psychological warfare, a conscious manipulation of images and ideals, biased propaganda by a Left that knows they are using deceptive arguments and facts. When Leftists say that “more than half of the global wealth” [18] is owned by the 1 percent residing mainly in the West, they know they are misleading students into thinking that this “global wealth” is somehow a communal pot that belongs to everyone in the world even though Western nations create their own wealth through innovations and efficient institutions. The Left knows, or should know, that non-European nations are “happily racist,” [19] sexist [20], and that diversity increases ethnic nepotism [21].

The Left knows that non-Western cultures are far more collectivist and in-group oriented in their racial and tribal attachments [22], whereas Westerners are individualistic and more tolerant of outsiders, and this is why they willfully target the individualist value system of Europeans with accusations of racism so as to demoralize them and allow their countries to be taken over by collectivist cultures, which the Left celebrates as harbingers of multiculturalism.

Jacques Ellul is cited in the Wikipedia entry saying that a common form of psychological warfare between nations involves “dealing with a foreign adversary whose morale he seeks to destroy by psychological means so that the opponent begins to doubt the validity of his beliefs and actions.” The foremost adversary of the Left is European in-group identity, and this is why the Left has been teaching for decades to impressionable children and young students that emotional attachments to in-groups are not only backward and illiberal, but “a personality disorder, a public health pathogen.” [23] Yet the same Left welcomes the far more collectivist and racist cultures of immigrants [24] and passes laws protecting this collectivist heritage [25]. They know this is a flagrant double standard.

The third definition comes from “Major Ed Rouse (Ret)” [26]:

Once you know what motivates your target, you are ready to begin psychological operations…The form of communication can be as simple as spreading information covertly by word of mouth or through any means of multimedia…Your primary weapons are sight and sound. PSYOP can be disseminated by face-to-face communication, audio visual means (television), audio media (radio or loudspeaker), visual media (leaflets, newspapers, books, magazines and/or posters). The weapon is not how its sent, but the message it carries and how that message affects the recipient.

There is no other way to describe the Left’s use of the three-year-old Syrian child washed ashore on a beach than as a most successful form of psychological operation relying simply on an image. This picture played a critical role in energizing Europeans to stage mass rallies “welcoming refugees” across Europe [27]. Leftists know that in Germany alone migrants committed over 400,000 crimes in 2015 [28], including 1,688 reported sexual assaults against women and children. Yet their reaction was to cover up these facts, defend the perpetrators as victims of “Western imperialism,” or simply try to spread false information [29] so as to take blame away from refugees and direct it to German males.

No other conclusion can be reached but that the Left is willfully carrying out a form of psychological warfare based on deception, manipulation, and false accusations, with the intention of destroying European identity, while pretending to be the representatives of the highest ideals of Western civilization.

Source: http://www.eurocanadian.ca/2016/02/leftist-psychological-... [30]

Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

URL to article: http://www.counter-currents.com/2016/03/the-lefts-psychological-warfare-against-europeans/

URLs in this post:

[1] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2016/03/refugees-welcome-dresden-CROP-e1459337995677.jpg

[2] picture of the Syrian child’s lifeless body: http://www.eurocanadian.ca/2015/09/how-mass-media-uses-image-of-alan-kurdi-to-manipulate-us.html

[3] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2016/03/EnoughEmotionalBlackmail-e1459337246703.jpg

[4] raping of girls on “industrial scale” across Europe: http://www.gatestoneinstitute.org/5386/british-girls-raped-oxford

[5] Paris: https://en.wikipedia.org/wiki/2005_French_riots

[6] Sweden: https://en.wikipedia.org/wiki/2013_Stockholm_riots

[7] London: https://en.wikipedia.org/wiki/2011_England_riots

[8] costs of illegal immigration: http://www.fairus.org/publications/the-fiscal-burden-of-illegal-immigration-on-united-states-taxpayers

[9] are economic migrants: https://www.rt.com/news/330284-economic-migrants-eu-refugees/

[10] Asian: http://www.eurocanadian.ca/2014/08/brampton-flyers-should-eurocanadians-be-replaced.html

[11] and they know that many of its arguments are flawed: http://www.theamericanconservative.com/articles/fragmented-future/

[12] refusal to speak out against Muslim macro aggression against girls in Europe: http://www.frontpagemag.com/fpm/85292/muslim-rape-feminist-silence-jamie-glazov

[13] Encyclopaedia Britannica‘s: http://www.britannica.com/topic/psychological-warfare

[14] not children, but male adults: http://www.politico.com/magazine/story/2016/01/europe-refugees-migrant-crisis-men-213500

[15] not “immigrant nations.”: http://www.eurocanadian.ca/2014/11/canada-nation-created-by-diverse-immigrants-lie.html

[16] human rights: http://www.worldpolicy.org/tharoor.html

[17] Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Psychological_warfare

[18] “more than half of the global wealth”: http://www.theguardian.com/business/2015/jan/19/global-wealth-oxfam-inequality-davos-economic-summit-switzerland

[19] “happily racist,”: http://www.outlookindia.com/magazine/story/india-is-racist-and-happy-about-it/250317

[20] sexist: http://www.theatlantic.com/international/archive/2012/04/the-real-roots-of-sexism-in-the-middle-east-its-not-islam-race-or-hate/256362/

[21] increases ethnic nepotism: http://www.scirp.org/journal/PaperInformation.aspx?PaperID=48450

[22] far more collectivist and in-group oriented in their racial and tribal attachments: https://hbdchick.wordpress.com/2013/09/07/national-individualism-collectivism-scores/

[23] “a personality disorder, a public health pathogen.”: http://www.oxfordhandbooks.com/view/10.1093/oxfordhb/9780199735013.001.0001/oxfordhb-9780199735013-e-32

[24] racist cultures of immigrants: http://www.desiblitz.com/content/racism-within-british-asians

[25] protecting this collectivist heritage: http://www.eurocanadian.ca/2016/01/will-kymlicka-ethnic-group-rights-for-immigrants-only.html

[26] “Major Ed Rouse (Ret)”: http://www.psywarrior.com/psyhist.html

[27] “welcoming refugees” across Europe: http://www.commondreams.org/news/2015/09/12/across-europe-tens-thousands-rally-welcome-refugees

[28] 400,000 crimes in 2015: http://www.gatestoneinstitute.org/7470/germany-migrants-crime

[29] spread false information: http://www.breitbart.com/london/2016/02/15/mass-media-migrant-rape-cover-up-huffpo-indy-metro-rt-claim-cologne-sex-abusers-not-refugees-german-prosecutor-total-nonsense/

[30] http://www.eurocanadian.ca/2016/02/leftist-psychological-warfare-against-europeans.html: http://www.eurocanadian.ca/2016/02/leftist-psychological-warfare-against-europeans.html

 

mardi, 22 mars 2016

The Left’s Hollow Empire

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The Left’s Hollow Empire

Stranger in a Strange Land

For the last ten years I have been involved in the Right scene, mostly nationalist and traditionalist, both on the internet and in real life. I am perfectly aware of all the vices of this scene (the backstabbing, sectarianism, in-fighting, alcoholics, kooks, renegades) as I have experienced them first-hand. However, I am also perfectly aware of all the vices of the Left scene. And over the years I have come to the conclusion that Left is morally corrupt, weak, and inferior to the Right.

You see, for the last ten years I have been also working as a translator (although it has never been my only job). And as I specialize in social work, I have mostly worked in international projects, funded by the European Union and other trans-national organizations. So far I have worked with state institutions, NGOs, schools, universities, churches, professionals, and volunteers from all European countries (members and non-members of the EU), North America, and some African and Asian countries, including Turkey, Nigeria, Ghana, the United Arab Emirates, or Kazakhstan.

As you can guess, I have worked in a predominantly leftist environment. And since I have become a convinced nationalist some fifteen years ago, you can wonder how I managed to remain in this job. I got into this work by chance and coincidence, and there were no satisfying (financially or otherwise) alternatives at that time. And the three main factors that made it possible for me to keep working in this leftist environment are the main vices of the Left: narcissism, incompetence, and greed.

The Dark Triad of the Left: Narcissism, Incompetence, Greed

According to my experience the Left is extremely narcissistic. They are often the kind of people who don’t want to have children so they can have more time to post selfies on Instagram. When I first started working, I thought I was going to argue with everyone about everything due to the obvious worldview differences. However, most of the leftists I have met, coming from all over the world, are so narcissistic that it is difficult to say anything during a conversation with them. They drift away into endless monologues about themselves, and “I,” “me,” “my” are the most used words. If I wanted to speak my mind, in most cases I would have to just interrupt and change the topic — which would turn into another monologue once it would be the other party’s turn to speak. To provide an example: I have worked with a person, whom I would meet at least weekly outside of work (riding the same bus, etc.), so there were plenty of occasions for small talk. And it was after more than a year that this person asked me about my personal life (namely my marriage). Which means that for over 50 conversations I was never asked any relevant question, I just listened to monologues.

I do not like dishonesty, but on the other hand I am not very effusive, so when I started the job, I decided that I will answer honestly any straight-forward question regarding my beliefs or anything related. So far, for over a decade, not one such question was asked. And bear in mind, that being involved in such projects includes lots of socializing: obligatory dinners or cultural events during which work is not the number one topic. And as I listen more than I talk, during countless monologues I have learned a lot about these people, starting with details of their intimate or family lives, their ridiculous beliefs, and enough gossip, in-fighting, and back-stabbing to avoid any non-obligatory socializing with them. Honestly, going to sleep early is much more fun than partying with international leftists. I have never encountered such levels of narcissism, even in my high school times.

Nobody asks me about my views, but even if they did, they would probably still have to work with me. And the reason is incompetence. You see, most of these leftist professional project managers and participants are not very professional. They have a good knowledge of foreign languages, paperwork and office skills, etc. But many of them just cannot do it. They have to hire people from outside of their organizations or their environment who will do the more complicated stuff (such as converting .doc files to .pdf files). And if you specialize in certain fields, there is usually not much competition. To hide their incompetence, leftists will often choose the model of declaring certain skills and then paying someone from their pockets to do the work for them, so they can just sign it with their name.

The last component of the Dark Triad of the Left is greed. Sure, leftists really are leftist. They honestly believe in all this nonsense. And sure, the projects are aimed at realizing those aims. However, only the youngest volunteers are engaged and idealistic. They do all the dirty work — such as actually working with people — for free. The managers and others do it for the money. And many of them don’t give a damn about the beliefs of anyone they work with. If any of their co-workers was outed as “evil conspiracist” or something of that sort and was publicly denounced as a heretic, they would probably loudly denounce him, but still pay him unofficially to do the work that needs to be done and that they cannot do themselves because of their lack of skills. I know some people with politically incorrect views, which they discuss openly, who are ghost-working for politically correct organizations, and are paid outside of the pay list.

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The Left is Everywhere . . .

I have witnessed the hegemony of the Left in countless institutions. The belief in equality and the need to eradicate existing identities in order to create a humanist utopia pervades NGOs, schools, academia, and churches. These institutions which do not adhere to this ideology are excluded from most important international grant systems (which means that they have no access to actual money).

Interestingly, I have worked with a few churches (various Catholic, Orthodox, and Protestant denominations) and I can tell you that when it comes to social ideology, they are hardcore egalitarians. The only difference is that they believe that this humanist post-racial utopia will be much better if it is sprinkled with holy water or someone puts a cross at top of it. Even more interestingly, I have worked with quite a few Muslims, and many of them believe the same thing, except that they would prefer an imam to recite Quran verses over this utopia.

Unfortunately, in these parts of the world I got to know or I met people coming from them, there are institutions which promote the leftist worldview and which are doing quite well due to the existing international system of grant-funding supported by western governments. However, they have no real popular support. Their popular support is based on people who come to the events the institutions organize for free (the EU pays, the participants don’t). However, most of them do not support the organizations financially in any way, and if they had to pay, 99% of the popular support would disappear.

. . . But Not Everyone is Leftist

I have never expected to meet anyone but leftists during my work. But as it turns out, reality was much more complex. Of course, the majority of the people I have worked with were leftists. But if you listen to people you can learn quite a lot — probably because they presume that if you don’t voice your objections, it means that you agree with them.

First of all, there are those who don’t really have any views at all. Generally, they don’t support any ideology. They sort of believe in the leftist paradigm, but on the other hand they don’t really support it, and if the paradigm changed, they would not really mind. What they care mostly about are their paychecks and other profits arising from the projects.

Secondly, there are people who agree with the liberal values but they do not agree with the way they are realized or protected. These are the kind of people who support EU and gay marriage and despise conservatives, but they oppose Muslim immigration because it interrupts the realization of the humanist utopia in Europe. It seems that it is mostly people from Western Europe who fall into this category.

Thirdly, there is the most interesting group: people who reject at least partially the leftist ideology. The existence of such people in the leftist environment surprised me the most.

For instance, one man I have worked with, an older teacher in his 60s, coming from an “old EU” country, who has a few people of mixed ethnicity in his organization and who had previously told me about the merits of Che Guevara, all of sudden tells me that jazz is for blacks, and whites should listen to their own music, that it is the Jews who are pushing African culture on whites, and that Ezra Pound was a great poet and a visionary, with a great understanding of world politics. The same man votes for his local labor party and changes his profile pic on Facebook to the rainbow flag or “Je suis Charlie.” A middle-aged woman from Eastern Europe, who actively promotes “anti-anti-Semitism” etc. tells me that multiculturalism is the main cause of crime in Europe. A young student (after a few glasses of wine) tells me that he can’t wait for the EU to fall apart and we go back to nation-states free of non-European immigrants.

Unfortunately there are lots of outright and hardcore leftists involved in these projects, and while they may not constitute the majority of the workers, they are the loudest minority and it is often they who dictate what others do. They are also the most incompetent and arrogant of the people involved, who due to their dark personalities and lack of opposition to their exploitation of other people, have made it to the top of their organizations. 

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The Work of the Left is Useless

If you live in Europe, especially in Eastern Europe, you must have heard countless times about the EU-funded international projects. Let me tell you from first-hand experience: they are useless. The official aim of the projects is, of course, to heal the world and make it better for you and for me, and the entire human race. But in reality they boil down to flying several dozen of people from various countries to one place, having them sleep in hotels and eat out, discussing the documents they have already produced and deciding how to produce their next documents. There are some actual actions which benefit some small numbers of people, but these are extremely rare. There are many more instances of organizations not doing anything productive, but producing very impressive documents. For instance, the social projects are hell-bent on promoting ideas or actions in the local community. In reality this is not impressive at all: people who belong to a NGO also belong to another NGO, so they invite their five friends to listen to one of their PowerPoint presentations, and then they switch sides, and they listen to presentations by their friends on another project. So while the projects are aimed at immanentizing the eschaton, they are hardly the means to achieve it.

However, the projects are very effective at creating something different: a class of uprooted unprofessionals who are attached by the umbilical cord of project administration to the budget of the EU. These people are totally dependent on the EU administration and will do anything to support it. These “professional EU project teams” are an odd bunch: often, they are no-lifes who vegetate in rented rooms in their homelands, but who spend their lives on traveling from one project meeting to another. It is like an impoverished jet set: people who travel by planes, sleep in good hotels, and eat out twice a day while on project meetings, but cannot afford to rent a whole apartment at home. Administration of these projects often does not pay much in actual money, but when you consider the costs of traveling and accommodation, they are extremely costly, and they provide people who are hardly wealthy with a luxurious lifestyle.

This “project class” is highly cosmopolitan and alienated from its original society, for instance a Bulgarian living in Spain whose husband is an Estonian living in Portugal, or a Ukrainian Jew living in the Netherlands married to a Nigerian from the United Arab Emirates residing in the United Kingdom. These are ideal EU citizens: uprooted, with no actual identity, with skills useless in any other field, totally dependent on the preservation of the European status quo. Especially in Eastern European countries, with no career opportunities for people with college degrees in social sciences and humanities, this is basically how the EU bureaucracy corrupts the youth.

And it is this kind of people who are doing most of the work of the Left. They are useless unprofessionals — however, they are perfectly aware that there is no future for them outside of the EU-funded NGO network. Thus, they will defend the EU to their last breath. But let’s be honest: it will not be a very fierce defense.

Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

URL to article: http://www.counter-currents.com/2016/03/the-lefts-hollow-empire/

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dimanche, 20 mars 2016

The Left is Inferior

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The Left is Inferior


Ex: http://www.counter-currents.com

The Left is Intellectually Inferior

While reading rightist (especially Alt-Rightist) literature or blogs I see a pervading conviction that the Left is intellectually superior to the Right. I think this conviction arises from the fact that most modern intellectuals are leftist, and that liberal academia and media distort the intellectual history of the West and pretend that it has always been this way. It is not true, and thanks to the work of various Alt-Right authors we know it. 

But the fact that most intellectuals are now leftists does not mean that most leftists are intellectuals. The leftists I have worked with are probably the cream of the crop who receive the most funding and occupy important positions in NGOs, academia, and other public institutions.

Let us just begin with the fact that most of what the Left believes — egalitarianism, the blank slate, cultural reductionism, radical constructivism, etc. — has been proven by scientists and thinkers to be untrue. To put it more straightforwardly: most beliefs of the Left are bullshit.

But leftists often don’t even know their bullshit very well. They know a few quotes — mostly mis-quotes of leftist authors that they have heard from their mentors — but often don’t read the actual books. And those few who read often have problems understanding them or putting them in context. Except for a few leftist professors I have encountered, it was usually I who had the best knowledge of leftist literature in the room.

Furthermore, leftists are the modern equivalent of puritans. They are just as fanatical. They consider other views to be heresy and the so-called “extreme right” as evil incarnate and the voice of the devil. Thus, they refuse to listen to what nationalists are saying. They often turn off the TV or literally cover their ears when nationalists appear in the media. They also refuse to read anything written by their opponents, as the words of Satan may corrupt your soul, and by talking with heretics you let Satan’s words spread and poison the world. Thus, leftists (apart from rare exceptions) don’t have a clue about any non-leftist literature and have a very perverted view of what we believe. And they take pride in being unwilling to change that.

The Right is much more interested in the Left and knows it far better than the other way around. The educated rightists I know have at least basic knowledge of leftist literature, and some are quite fluent in leftist ideas, which they consciously reject. Even the most educated leftists I knew (including those who claim to be interested in the history of ideas) know only basic memes about the Right perpetuated by the anti-racist/anti-white outlets.

The Left is Morally Inferior

Another myth on the Right is that many leftists are idealists who devote their lives to attaining leftist goals. It is true that some leftists are idealists and that some of them devote their time to realizing the goals of the Left. But for the most part,  leftist activists either get paid for what they do — by various municipal, national, international government agencies, and institutions — or they don’t really devote much of their time to activism. Most of the Left’s activism is limited to the internet, especially social media, and all the real-life political events are actually social events with an added political veneer. (All this, unfortunately, is also true in the case of the Right, but it is a totally different topic.)

The two examples of mythical fierce real-life leftist activism are the black bloc and the antifa. The black bloc seems to be a violent and effective street force, but in reality it is a joke infiltrated by undercover police agents. Some of their actions may seem spectacular, but this is just window smashing which does not cause any serious political change. The antifa are the pitbulls of political correctness, and just like the black bloc they can only exist because they are tolerated by the police or even used by certain forces within the system to realize their own aims. Especially in Eastern Europe they have not managed to achieve anything, and all their supposed victories were the result of the intervention of external agents, such as various government agencies or organized crime.

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When you turn to non-violent activism, the Left is even more pathetic. Unmarried aging women meet in a cafe with some beta orbiters, where they bitch about their jobs, take a few pictures for posting on Facebook, proclaim they have organized another “seminar,” and then go outside to smoke a joint.

However, when money becomes involved, then the real face of Left’s morality is revealed. The leftists I have worked with had no reservations about wasting or simply embezzling money they have been entrusted by various agencies, for instance spending money earmarked for a project on a vacation, or even something as petty as collecting used bus tickets from friends then getting reimbursed for them as travel expenses. They believe that they are the best people in the world and that they deserve to get money from the dumb masses of inferior tax-payers. Now, you might wonder how I know this. Simple: leftists love to talk about themselves, and they take pride in such cleverness.

But why does nothing happen to them? Wouldn’t revealing such fraud be enough to deal the Left a deadly blow? Unfortunately not.

For one thing, there is little to no oversight. Grants are supposed to be awarded based on anonymous peer review by unbiased experts, but the whole process is corrupt. Vast sums are dispensed by non-anonymous, biased, non-experts. These are usually leftists deciding that other leftists are to be given money. Then the parties change roles, and the recipients of grants dispense money to the people who just sat in judgment over them. And exactly the same people oversee the realization of one another’s projects. It is a closed circuit of leftist money wasting.

And even when frauds are uncovered — as in the case of one activist who wasted project money on buying a car — nothing is made public, lest the taxpayers threaten to cut off funds. The agencies dispensing public funds have more to lose by being honest than by being plundered, so they cover everything up.

Another proof of the Left’s moral inferiority is their tendency to abuse and exploit young activists. They attract young idealists, especially students, and then use them to do all their dirty work. I see nothing wrong with demanding a lot from activists if you believe you are working for a greater cause. But if the senior leader gets money and does nothing while volunteers are doing all the dirty (and futile) work, then something is wrong. Often, they use the activists to do personal work, such as running errands or even redecorating their homes. A good case study is a local activist who asks volunteers from her organization to go with her on vacation — she does not pay for them, of course — so they can watch her kids while she gets drunk.

I know that discussing personal issues of other people seems improper, but on the other hand it lets us know exactly who we are dealing with. Among the leftists I know, there are very few people who have happy marriages or families. Most of them are very hedonistic and narcissistic, thus they are unmarried, divorced, and usually have no kids. They are most often people of low moral character, who have no reservations about using every little occasion for some personal gain or pleasure: embezzling funds, getting drunk instead of working, or cheating on their spouses or partners. Another case study: a married middle-aged woman with young children who used various projects as a pretext to go to bed with her younger co-workers which resulted in a bitter divorce.

Furthermore, the supporters of the Left are not really willing to sacrifice anything. In most cases they only claim to support the movement, but when it comes to financial support or actually doing something, most of them suddenly disappear. In the cases I know the leftists either have no funds or the money comes from various government agencies or international organizations and corporations. The only idealists are the young volunteers, although in many cases they are just normies who want to “do something” but don’t really have a clue about politics. But they soon become disillusioned. Or they become greedy immoral professional activists themselves.

The Left is not United

Rose fanée 1.jpgIt is a common myth on the Right, that while the rightists are divided, the leftists have clearly defined goals and are struggling together to achieve them. While I do agree that the Left has more common goals (privileges for sexual, religious, and ethnic minorities, the destruction of ethnically homogeneous countries and nations, etc.) I do not agree that the Left is united in realizing these aims. When it comes to issues of the hierarchy of these goals, the means of achieving them, or leadership, they are just as divided as the Right, or even more.

First of all, the Left is divided on which of these goals are more important. A good case study is the recent wave of Muslim violence against women in Europe. The question is what is more important for the Left: the rights of women or the rights of ethnic and religious minorities? The most popular strategy so far was to criticize Muslim misogyny in predominantly Muslim countries and to criticize “Islamophobia” in non-Muslim countries. However, now that the Muslim war on women has come to Europe, this issue has become much more complicated. Yes, many feminists have joined this real war on women, as they hate Europeans more than they love “the second sex.” But there are many leftists who disagree with this strategy. They believe that Muslims are no exception and that they should be forced to live according to leftist cultural norms. The list of such problems goes on and on. What comes first: workers’ rights or LGBTQ rights? What should the Left focus on: the economy or culture? Should the Left criticize popular culture or use it to spread its agenda?

Secondly, the Left is divided on the question of the means of achieving its aims. The issues of entryism, political violence, internet and real life activism, gaining funds, or cooperating with the government are all controversial. Again, there are no simple answers to these questions among the Left. Instead they operate in total chaos, do what seems possible at the moment, and often change their strategies. Thus their means often conflict, leading leftist organizations to oppose and cancel each other’s actions.

Thirdly, there is the problem of leadership. The Left is comprised of extremely narcissistic individuals, each of whom believes that he or she could become the glorious leader of a globalized world. Thus, every organization strives to dominate the movement, and every member strives to dominate his or her organization. The effect is a myriad of small organizations in a state of constant cold war with each other. It is very difficult for leftists to form a coalition, and most of their cooperation ends after a short time due to the differences mentioned above. The only thing that keeps up long-term collaborations is steady stream of external funds. Although money can also be a source of conflicts, and squabbles over the division of government funds have brought many leftist initiatives to an end.

The Left is far from a “let a thousand flowers bloom” strategy. It is more of a “let a thousand knives stab a comrade’s back” strategy. You think the Right is sick with sectarian infighting? Just talk to a drunk leftist who presumes you are on his side. Or browse the polemics in the comments sections or social media profiles of some edgy leftist publications. They really hate each other. Although I don’t think the Right so far has been able to use this infighting to its advantage.

The Left is Weak

All these experiences and reflections lead me to one conclusion: the Left is weak. It is a lifeless zombie which is kept going only by transfusions of money from the system it claims to oppose. The impotence of the Left is especially visible when contrasted with the vigor of the Alt Right. There is not one sect among the contemporary Left that is equally intellectually interesting.

During my years on the Right I have met some kooks and awful people that I try to avoid at all costs. But on the other hand, the best people I have met — and who proved to be my best friends — are mostly from the nationalist Right. There is not one leftist I have worked with that I would want to spend any amount of my free time with or that I know would be willing to help or support me in any way.

I am sure that if the Left were the object of the kind of hate campaigns directed at us, most of them would lose their nerve and simply quit. The nationalist Right is much harder due to years of more or less explicit persecution.

In my opinion, if we seize power — or rather, when we seize power — the white Left will not be an important opponent. Sure, they will start a moral panic. They will try to “do something.” But they will be nothing more than dogs yapping at a marching battalion. I am far more afraid of the state and its police agencies, organized crime, and ethnic minority groups, all of which will not hesitate to torture and kill us to cling to their power.

Nevertheless, the Left is an opponent that we will have to deal with. We have to use their weaknesses against them, especially their greed and opportunism. Once government and international funds are cut off from the Left, many people will just stop associating with them. Many of these people can be “bribed” into obedience. If young people are offered real jobs with real salaries doing real social work, they will not volunteer for leftist activism. When it comes to hardcore leftists, many can be discredited, fired, and even imprisoned by exposing their corruption and personal abuses. The few fanatics that would remain at large can be silenced, marginalized, and ignored just as we rightists are under the present regime. 

The Left is Evil

Leftists really hate us. And by “us” I mean not just White Nationalists but all people of European descent who are not ashamed of their past. For instance, I talked with one of the young leftists I used to work with right after some nationalists managed to block a leftist event. She was obviously upset and devolved into an anti-nationalist rant. When I naively asked: “What exactly do these rightists advocate?” her reply was: “Well, of course they want to exterminate all minorities and their supporters. Like Hitler.” When I asked if she advocated killing nationalists in concentration camps like in the USSR or North Korea, the answer was that although these were fascist and nationalist states (sic!), some of their policies could be used to advance a good cause. Bear in mind that this was not a hardcore communist or antifa fighter but a liberal New Leftist and college social activist. Other interesting leftist political confessions include: children of conservatives should be taken away for adoption by homosexual couples, we should introduce a 100% inheritance tax and use the money to support leftist organizations, our fatherlands should no longer exist as a states, we should ban and burn all right-leaning books, etc.

I repeat: the Left really hates us. They consider us vermin that need to be exterminated by any means necessary. And they would kill us all, if only they had the power to do so. But they don’t. They are inferior, intellectually and morally, and largely ineffectual. I am not saying that we should ignore the Left. They are our true enemy, and this will not change. But they can be defeated. They can be disempowered, marginalized, and silenced. All of their work can be undone. We just have to decide when and how to strike. And we must not hesitate to strike with all necessary force once the time is right.

Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

URL to article: http://www.counter-currents.com/2016/03/the-left-is-inferior/

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lundi, 01 février 2016

Fighting the Multicultural Left

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Fighting the Multicultural Left

By Paul Gottfried

Ex: http://www.lewrockwell.com 

In his latest column Pat Buchanan writes eloquently about a “civil war on the right.” According to Pat, “conservatives” are now locked in mortal combat over the future of the American Right, and the sides are divided between the fans and despisers of populist presidential candidate Donald Trump. From this narrative it seems that while some “conservatives” are rooting for the Donald, others are ready to bolt the Republican Party if he picks up the Republican presidential nomination.

Although the events Pat describes are indeed unfolding, his label is misleading. Whatever political term one may decide to confer on Trump, most of those who are now railing against him, led by Rich Lowry and his band at National Review, are hardly “conservative.” They are essentially leftists, who are slightly less leftist than their friends at the Washington Post and at other national papers, whose editorial pages are graced by such “conservatives” as Jennifer Rubin, Charles Krauthammer, George Will, and Michael Barone. Much of what looks like the Right has been forced to live in the shadows since the neoconservatives in conjunction with the establishment Left helped to marginalize a truer Right in the 1980s. Real “conservative wars” did take place in the 1980s; and the paleoconservatives and paleolibertarians were overrun by the other side’s superior resources. The winning side was led by the neoconservatives who were helped significantly by the journalistic Left.

What happened in those years resulted in having “conservative” and “liberal” labels assigned to factions that had once belonged on the Left. By now of course the “conservative” label means whatever the media and our two official parties wish it to mean. Thus we encounter advocates of gay marriage, David Boas and John Podhoretz featured among National Review‘s “conservatives,” in a battle against the supposed interloper from the left, Donald Trump? It is certainly hard, and perhaps even impossible, to locate the “conservative” substance or worldview uniting the critics of Trump in National Review. Why should we think, for example, that National Review expresses “conservatism” when it protests Vladimir Putin’s critiques of “Western social decadence” and when a National Review-regular contributor wishes to intervene in Ukraine on behalf of the transgendered? Does the magazine represent the “conservative” side in international relations, as opposed to, say, self-described leftist Steven Cohen, who has urged greater moderation in dealing with the conservative nationalist Russian government?

Why are Republican presidential candidates who yearn to call Bibi and pledge him our unconditional support as soon as they’re elected taking the “conservative” side in anything? And is being in good standing with Rupert Murdoch and Sheldon Adelson the current operative definition of being a “conservative”? Perhaps Richard Lowry and Marco Rubio could answer this question for us. But it’s unlikely they would, since I’m considered to be the sworn enemy of “conservativism,” whatever that term has now come to mean. Not surprisingly, National Review and most of its anti-Trump critics ran to affix the label “conservative” to Mitt Romney, John McCain and to other centrist, leaning-left Republicans when they were nominated for president. The term “conservative” for these Trump-critics is synonymous with being acceptable to the Republican establishment.

It was also tiresome listening to Megyn Kelly on Fox news explain that “conservative luminaries” have denounced Trump as a leftist. Most of those who did the denouncing would have been viewed as social radicals by the American standards of the 1950s, that is, before the feminist and gay movements took over and before the government became an agency of accelerating Political Correctness. Further, the word “luminary” is one that I would reserve for figures of the stature of Shakespeare, Newton, Mozart, Goethe, and George Washington. Lesser but also significant luminaries in my time were Murray Rothbard, M.E. Bradford, Sam Francis and other brilliant thinkers whom Rich Lowry’s movement of yuppie journalists and pretentious cultural illiterates helped turn into non-persons.

Talking about the mislabeling of what Trump called a “dying” publication (which unfortunately is still not dead enough), the most unconvincing defense of NR’s tear against Trump was from those who wish to remind us that Bill Buckley set up a publication that would “stand athwart the time.” Since NR in 1955 was meant to be a “conservative” fortnightly, we are therefore supposed to believe that it has remained such. The problem with this evidence is that it proves nothing at all, except that in 1955 the founder of a particular enterprise had a certain intention which he may or may not have realized. One may doubt whether Buckley’s brain child ever realized its proposed goal (certainly those on the right whom he expelled would have questioned that).

But even if we do concede arguendo that the magazine was properly established to present conservative positions, why would I have to believe that sixty years later it is still doing the same thing? In the 1950s the New York Times was a pro-Eisenhower Republican newspaper; in 1940 the French daily Le Figaro was a right-wing nationalist one; and as late as fifteen years ago, Hans-Hermann Hoppe described the Frankfurter Allgemeine Zeitung quite accurately to me as “eine bürgerliche Zeitung (a bourgeois newspaper).” All these publications are now integral parts of the propaganda apparatus of the multicultural Left, although Le Figaro and the FAZ may be more sympathetic to corporate capitalism than the spasmodically socialist NYT.

Newspapers and news magazines change their politics over the decades, and most of them that have survived into our now perfected “liberal democracies” have moved decidedly to the left on a wide range of social and political issues. Despite the fact that its advertising still features, with ample support from leftist friends, the “conservative” name brand, National Review has undergone the kind of fundamental change that has characterized other publications that once belonged recognizably to the Right. Evidence of how far to the left this fortnightly has moved became apparent to me when I chanced upon a long tribute on National Review-Online to the Communist revolutionary Leon Trotsky. Particularly noteworthy about this fulsome tribute, by Steve Schwarz, was that it was prominently published in a “conservative” magazine.

The same publication had actively participated in purging and marginalizing those right-wing contributors (like me), who had failed to meet the PC criteria of the magazine’s control people. As I read NR’s tribute to a failed Communist global revolutionary, it dawned on me that what the editorial board understood as “conservative” was something far closer to Trotskyism than it was to what had passed for “conservatism” among NR’s founders in 1955. Needless to say, the term in question had signified something different to interwar opponents of the American welfare state than it did to Bill Buckley. Still, the two sides spoke to each other in a meaningful fashion. Although strife broke out on the right when Buckley espoused his own form of liberal interventionism, the anti-welfare state isolationists of the 1930s and the original editors of NR shared enough of the same universe of discourse to engage in communication. Moreover, by the present standards of ideological conformity that prevail at Lowry’s operation, the post-World War Two debates on what still looked like some kind of Right were models of free exchange. But today NR‘s editors and those whom they’ve helped flush down a memory hole could not even begin to hold a civil conversation. This may be attributed to the not insignificant fact that NR’s “conservatives” have taken over so much of the leftist spirit of the age that there is nothing conservative that they represent any longer.

See this quotation from NR; it’s unforgettable: “To my last breath, I will defend Trotsky who alone and pursued from country to country and finally laid low in his own blood in a hideously hot house in Mexico City, said no to Soviet coddling to Hitlerism, to the Moscow purges, and to the betrayal of the Spanish Republic, and who had the capacity to admit that he had been wrong about the imposition of a single-party state as well as about the fate of the Jewish people. To my last breath, and without apology. Let the neofascists and Stalinists in their second childhood make of it what they will.” [see Paul Gottfried’s commentary on Takimag.com, April 17, 2007]

Paul Gottfried [send him mail] is Horace Raffensperger Professor Emeritus of Humanities at Elizabethtown College and author of Multiculturalism and the Politics of Guilt, The Strange Death of Marxism, and Conservatism in America: Making Sense of the American Right. His latest book is Encounters: My Life with Nixon, Marcuse, and Other Friends and Teachers.

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lundi, 18 janvier 2016

De Sartre à Taubira: cette gauche qui combat la nation...

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De Sartre à Taubira: cette gauche qui combat la nation...

par Paul-François Paoli

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Paul-François Paoli, cueilli sur Figaro Vox et consacré à la détestation qu'une grande partie de la gauche éprouve pour la nation... Journaliste, Paul-François Paoli est l'auteur de plusieurs essais comme La tyrannie de la faiblesse (Bourin, 2010),  Pour en finir avec l'idéologie antiraciste (Bourin, 2012) ou Malaise de l'occident (Pierre-Guillaume de Roux, 2014).

De Sartre à Taubira : cette gauche qui combat la nation

Le débat sur la déchéance de la nationalité est révélateur de la vision, ou plutôt de l'absence de vision, que la gauche et une partie des élites de ce pays se font de la nationalité réduite à une collection de droits et de prétendus devoirs. On peut évidemment arguer que cette mesure de déchéance n'aura aucune portée puisque, par définition, les radicaux de l'islam se fichent comme d'une guigne de la nationalité. L'islamisme, comme le communisme hier, est un messianisme révolutionnaire qui nie les distinctions entre les peuples et il n'est pas anodin de constater qu'une certaine gauche fait preuve d'indulgence, voire de complaisance, à l'endroit de l'islam politique. N'a-t-on pas vu, en juillet 2014, lors des fameuses émeutes de Barbès à Paris, les militants du NPA de Besancenot mêler leurs drapeaux à ceux du Hamas? A gauche le refus de se désolidariser avec les ennemis de leur propre pays est une vieille histoire. Nul ne met plus en question, aujourd'hui, l'allégeance du PCF à l'égard de l'Urss stalinienne. Stéphane Courtois a récemment rappelé que Maurice Thorez fut déchu de sa nationalité par la République en février 1940. «Le Parti communiste n'est pas à gauche mais à l'Est» dira un jour Léon Blum. Jacques Duclos, dirigeant historique du PCF, a été sa vie durant, ainsi que l'a montré Frédéric Charpier dans L'agent Jacques Duclos (Seuil), un serviteur zélé de l'Urss sans pour autant passer pour un traître au regard des Mélenchon de l'époque. C'est que, pour une certaine gauche, trahir la France comme réalité c'est encore la servir comme idée. Le sophisme fonctionne ainsi et il est imparable: la France est le pays de la Révolution et de la fameuse «fraternité» entre les peuples, si elle n'est plus digne de ses valeurs, il faut la combattre au nom des idéaux qu'elle a elle-même prônés. Comme l'expliquera Sartre, les valeurs républicaines d'égalité et de fraternité exigent le socialisme pour ne pas rester lettre morte, incantation fumeuse.

C'est ainsi que les trotskistes ont, en 1940, prôné le pacifisme et refusé de combattre les «prolétaires allemands» de la Wehrmacht. C'est ainsi que les mêmes trotskistes ont porté des valises pour le FLN, de même qu'ils s'étaient solidarisés avec le Vietminh. C'est ainsi que le lugubre Georges Boudarel, communiste rallié au Vietminh, finit par persécuter ses camarades français dans les camps du Vietminh après la chute de Dien Bien Phu. Ces gens ne se sont jamais perçus comme les collaborationnistes mais comme des internationalistes conséquents. Marx n'a t'il pas écrit que les prolétaires n'avaient pas de patrie? N'a-t-il pas mis en valeur le processus historique qui allait rendre obsolète les Etats et les frontières? Aujourd'hui encore, pour beaucoup d'hommes et de femmes de gauche, depuis Taubira à Duflot, en passant par Lang ou Mélenchon, la France est moins un pays qu'une idée. Langue, sensibilité aux régions et aux terroirs, sentiment d'appartenance, tout cela n'existe pas. Le jeune Pol Pot, qui admirait la terreur de 1793 était plus français aux yeux d'un Badiou, qui tressera des lauriers au Kampuchéa démocratique en 1979, que le paysan du Berry, car le paysan du Berry n'est pas une figure de l'Universel, il incarne l'horrible puanteur du particulier.

Plus généralement, et cela ne concerne pas que la gauche, les élites françaises sont frappées d'une étrange névrose: la prétention de s'identifier à l'universel alors que cette notion d'universel doit aujourd'hui se conjuguer au pluriel. Qui ne voit que l'islam est un universalisme rival du laïcisme républicain? Nous ne vaincrons pas l'islamisme avec des discours sur les valeurs de la République auxquels les jeunes radicaux sont imperméables puisqu'ils ont justement fait le choix d'autres valeurs, plus consistantes à leurs yeux: celles de la fraternité islamique. Nous devons affirmer que la France est un pays avant d'être une idée et que ce pays a une histoire qui ne doit rien à l'islam. Qu'il est porteur d'une langue et d'une culture, dont le rayonnement a été universel et l'est encore, dans une certaine mesure, grâce à la francophonie. Nous devons avoir le courage d'expliquer que la France n'est pas une formalité administrative et demander aux détenteurs extra-européens de la double nationalité de choisir entre leur nationalité affective et une nationalité fictive. Pourquoi Marocains et Algériens qui hissent leurs drapeaux à tout propos ne se contenteraient ils pas de la nationalité qui leur tient à cœur? Pourquoi la droite n'accepte-t-elle pas, comme le suggère Hervé Mariton, de mettre en cause un droit du sol qui est l'immaculée conception de ceux qui réfutent toute tradition? Qui ne sent que ce que l'on vous donne automatiquement, sans que vous l'ayez demandé, n'a guère de valeur, comme la rappelé un jour le psychanalyste Daniel Sibony? Redonner une valeur symbolique à la nationalité suppose de ne pas la partager avec qui la dénigre ou la tient pour rien. En réalité un formidable changement de perception de l'histoire nationale est intervenu dans les années 70, après la découverte des crimes de Vichy.

1356603311_895050_1356806763_noticia_normal.jpgLes Français étaient si fiers autrefois de «descendre des Gaulois»- même si c'était une filiation mythique - qu'ils ont eu la prétention extravagante d'expliquer aux Africains colonisés qu'ils en descendaient aussi! Aujourd'hui c'est l'inverse, le mot de Gaulois est devenu suspect pour ceux qui se pâment d'admiration pour tous les peuples premiers du monde, depuis les Toubous aux Inuit en passant par les Aborigènes d'Australie! Cette dévaluation est emblématique de la haine que certains portent aux origines et à l'histoire de leur pays. Une dénégation dont témoigne le discours fallacieux sur la France «pays d'immigration», laquelle a débuté, au milieu du XIXème siècle, dans un pays qui n'a cessé d'être occupé depuis le néolithique. L'historien Jean-Louis Brunaux rappelle que la France gauloise, à l'époque de Jules César, était peuplée par près de 9 millions d'habitants, voire plus! Mais les élites de ce pays ont dénié aux Français le droit d'avoir des origines, comme tous les peuples du monde, car qui dit origine dit identité, notion oiseuse ou dangereuse aux yeux des apologues de l'Universel. La France, pays de Vercingétorix et de Gambetta, mais aussi de Robespierre et de Pétain, n'était plus assez bien pour elles.

De Gaulle lui-même, dont le nom est douteux, a eu les élites intellectuelles de ce pays sur le dos. Un homme qui, en plein mai 68, alors que les niais du quartier latin braillent «CRS SS», s'adresse aux Roumains à Bucarest en ces termes: «Roumains et Français, nous voulons être nous-mêmes... c'est à dire l'Etat national et non pas l'Etat cosmopolite» se devait d'être mis à pied. Dites-moi par qui vous voulez être reconnu, je vous dirais qui vous êtes. Cette vérité est celle de tous les snobismes. L'élite intellectuelle française a préféré les Etats-Unis de Kennedy et la Chine de Mao à la France gaullienne, trop petite pour le rayonnement de sa vanité. Enfin l'Europe est arrivée à point nommé comme heureux moyen d'en finir avec l'histoire de France. La caste issue de Mai 68 fait aujourd'hui grise mine car le peuple qu'elle prétendait alphabétiser mais aussi les intellectuels, ont tendance à la ringardiser. Elle sait que son temps est compté, d'où la haine qu'exprime à l'égard de Michel Onfray, traître qui revendique ses origines plébéiennes, Gaulois perdu parmi une intelligentsia hostile. Certains Français, c'est un fait, n'ont jamais aimé leur pays mais les valeurs des droits de l'homme. Quand la France leur paraît faible ou défaillante, ils se découvrent citoyens du monde. Les bobolandais font parfois la moue quand on leur rappelle qu'ils sont Français, eux qui «se croient quelque chose dans le monde» (Saint Simon) parce qu'ils racontent leur vie sur Facebook. La noblesse propre à un certain patriotisme est l'inverse de cet état d'esprit: on n'oublie pas son pays quand il est blessé, on ne l'accable pas quand il est affaibli. Péguy, Camus, Simone Weil sont là pour nous le rappeler: les vrais esprits forts sont toujours du côté des plus faibles.

Paul-François Paoli (Figaro Vox, 14 janvier 2016)

mardi, 05 janvier 2016

On left-wing Germans

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Black and Blonde

On left-wing Germans

By Linh Dinh

Ex: http://www.lewrockwell.com

Nowadays, the United States exports almost nothing but weapons, noises, images and attitudes, and among the last, the black ghetto, keeping it real, thug, gangsta life is being gobbled up eagerly by millions all over, from Jakarta to Istanbul, to Berlin. White, yellow or brown, many pose enthusiastically as dwellers of the American black ghetto.

Their fantasy makeover is derived entirely from music videos and Hollywood films. In East Germany, the catalyst was Beat Street, one of the first hip-hop movies. Released in 1984, it was shown in East Germany merely a year later. Communist censors deemed it an indictment of Capitalism and the United States. To East German youths, however, it provided a mental escape from their Communist confinement. By spraying graffiti and break dancing, they could imagine themselves as living beyond the Iron Curtain.

Germany’s fascination and identification with American minorities started with the American Indian, whom many Germans still admire for his purity, simplicity and toughness. There is a saying, “An Indian feels no pain.” “Ein Indianer kennt keinen Schmerz.”

Just as the Germanic chieftain Arminius resisted Rome, defeated it in 9AD, the Amerindian is seen as a heroic warrior against much superior force. He’s also the antidote to the white man’s corruptions. Of course, Germany is still very white and, in many ways, the epitome of white civilization. Nevertheless, there is a longing among many Germans, at least occasionally, to strip away the deforming gown of civilization and be savage. Pagan impulses tug at the brand name underpants of each German.

Since the Amerindian is the ideal man, his society must be perfect, or nearly so. A most curious German, Christian Prieber, even had a plan to turn a Cherokee settlement into Utopia. Born in Saxony in 1697, Prieber was chased out for his subversive ideas, so he fled to England, leaving behind his wife and children. In 1735, Prieber arrived in the New World. After brief stops in Savannah and Charleston, Prieber ended up by 1736 in Great Tellico, a Cherokee town in present-day Tennessee. Accepted into their community, he quickly became their counselor. Prieber’s residence with the Cherokees ended after seven years, however, when he was arrested by the British. Accused of being an agent for the French, Prieber died in jail a year later.

Ludovick Grant, an English trader, described the prisoner, “he is a very extraordinary Kind of a Creature; he is a little ugly Man, but speaks almost all Languages fluently, particularly English, Dutch, French, Latin and Indian; he talks very prophanely against all Religions, but chiefly against the Protestant; he was setting up a Town at the Foot of the Mountains among the Cherokees, which was to be a City of Refuge for all Criminals, Debtors, and Slaves who would fly thither from Justice or their Masters […] being a great Scholar he soon made himself master of their Tongue, and by his insinuating manner Indeavoured to gain their hearts. He trimm’d his hair in the indian manner & painted as they did going generally almost naked except a shirt & a Flap. He told these people that they had been strangely deluded, that they had been tricked out of a great part of their Land by the English […] He proposed to them a new System or plan of Government, that all things should be in common amongst them, that even their Wives should be so and that the Children should be looked upon as the Children of the public and be taken care of as such and not by their natural parents […] that they should admit into their Society Creeks & Catawbaws, French & English, all Colours and Complexions, in short all who were of these principles […] He enumerates many whimsical Privileges and natural Rights, as he calls them, which his citizens are to be entitled to, particularly dissolving Marriages and allowing Community of Women, and all Kinds of Licenciousness […] it is a Pity so much Wit is applied to so bad Purposes.”

There is no evidence the Cherokees went along with Prieber’s social engineering, though they did accept his practical advices on how to deal with the treacherous and exploitative white man. He also taught them English measurements of distance and weight. An enemy of private property, organized religion and the nuclear family, Prieber was a Communist before his time. His gravitation towards the Cherokees is further proof of his rejection of Western Civilization. The Indians also provided him with a more malleable clay, he thought, to sculpt his Utopian masterpiece.

linkehass.jpgThe more one identifies with the primitive, the more one rejects the elaboration and refinement of advanced civilization. Germans are among the most civilized, and I don’t measure that by bombastic monuments, but by the subtlest civilized gestures. Outside the entrance of a shopping mall toilet, I noticed management had left bowls of water and dog food, and inside each bathroom stall at my university, there is a toilet bowl scrubber to use if necessary. Germans also rarely jaywalk or litter. Of course, they have also produced guys with names like Bach, Beckmann and Sebald. I work on Beethoven Street. Hey, rambling schmuck, and what about dudes with names like Mengele, Heydrich and, uh, Hitler?! I’m talking about civilization’s forms, not its moral contents. Except when they go berserk, Germans are among the most domesticated. In this, they resemble the Japanese. Both have been superbly toilet trained.

Urbanized and cultured, Germans miss their earthier, more savage selves, and this persistent longing has surfaced in movements such as Wandervogel [Wandering Bird], Völkisch [Folksy] and Blut and Boden [Blood and Soil], the last of which painted the Jew as a degenerate, urban egghead, and the true German as a rigorous, pure and timeless being that’s dirt coated, sun-splashed and wind lashed, not unlike an American Indian. In the 70’s, some German anarchists dubbed themselves Stadtindianer, or Urban Indians. (They were modeled after an Italian group, Indiani Metropolitani. “We have unearthed the battle ax!” went a rallying cry. “Abbiamo dissotterrato l’ascia di guerra!”)

With the advent of hip hop, German malcontents have a contemporary role model. Instead of the mythical American Indian, they can now mimic American ghetto blacks, as purveyed by Hollywood. In Beat Street, there are many panoramas of the South Bronx, with its abandoned homes, garbage and graffiti. With no such slums, Germany didn’t look quite gritty or cool enough, so the ghetto had to be willed into being. So far, German graffiti sprayers, window breakers and litterers are only partially successful, but give them time. They’ll get there.

Leipzig’s most ghetto-like neighborhood is Connewitz, and it’s not because poor people live there, but because it’s a stronghold of Communists and Anarchists. There’s hardly a building that’s not repeatedly marred by spray paint, and most of the graffiti are free of political contents. It’s just vandalism. Defending it, a young female Leipziger explained to me, “They don’t really care about private property.” All of the mom and pops that make up the majority of Connewitz businesses must be repainted constantly. That this is such a huge waste of manpower and resources doesn’t bother the “green” progressives of Leipzig.

On December 12th, 2015, the left went violent when less than a hundred rightists marched through Connewitz. A thousand Communists, Anarchists and other self-proclaimed militants hurled stones and bottles, set fires, injured 69 cops, damaged 50 police vehicles and broke scores of windows in their own neighborhood. Banks, including local credit unions, were particularly targeted. As an indication of the German police’s restraint, none of the raging leftists were hurt, though 23 were arrested.

I walked through Connewitz the next afternoon. Seeing all the broken windows, I could easily picture a day when all of these businesses would be forced to evacuate, leaving this once lovely section to resemble the menacing and dismal black ghetto of the hip German rebel’s fantasy. You can’t be oppressed if you don’t dwell in the ghetto.

Rap has gone a long way since Beat Street. Though it is a diverse form, its most salient characteristic is aggression. One doesn’t even need to understand the lyrics to grasp this. With its extreme narcissism, glorification of violence and contempt for women, quite a bit of rap is also against any civilization, not just the white man’s. Other musical genres, such as punk and heavy metal, also flaunt anti-social attitudes, but they don’t have the circulation of rap, and some of their worst practitioners aren’t international icons.

Ya, ya, I’m just an old head who don’t know nothing about creativity. I’ve never heard of Blumio, the Japanese-German who fillets and fish wraps the news in rhymes, and I ain’t got no appreciation for the exhilarating, rapid-fire flow of Samy Delux when he claims, quite rightly, of course, that he’s Germany’s best poet, “Ich bin so Schiller, so Goethe / So bitter, so böse / Noch immer der größte / Poet der hier lebt.” “I’m so Schiller, so Goethe / So acerbic, so wicked / Still the greatest / Poet who lives here.”

Berlin_Linke_Gewalt20091111141037.jpgOne of the earliest German hip hop albums was called “Krauts with Attitude,” a clear nod to N.W.A., “Niggas with Attitude.” N.W.A. has become very mainstream, of course, as attested by the 2015 release of Straight out of Compton. Around Leipzig, I now see stickers and posters of seven masked German militants, under the heading “STRAIGHT OUT OF CONNEWITZ.”

With their hatred of the state, nation and law and order, German leftist radicals see American ghetto blacks, as portrayed in movies, music videos and newscasts, as kindred spirits. Of course, they have no familiarity with ordinary black folks who go to work and church, and cherish quite traditional values. Seeing blacks rioting in American cities, these Germans cheer and look forward to doing the same. Hating not just the worst aspects of civilization, but nearly all of it, they just want to tear everything down, for Utopia, you see, is just beyond the blood red horizon.

In Berlin, there’s a graffiti of a black man pointing a gun, “HANDS UP.”

In Leipzig, there’s a painted silhouette of a man hovering over an upturned skateboard, with a balloon tied to his wrist, “KILL COPS.”

In Leipzig, one end of a bench has, “NO BRAIN.” The other end, “HATE COPS.”

All of the anti-cop graffiti I’ve seen in Germany are written in English, by the way. This is only appropriate since many of these radicals’ firmest and most up-to-date beliefs have also been imported from the USA. Even the slogans are often the same, i.e., “NO MAN IS ILLEGAL.” Believing themselves so progressive, they’re actually just puppets of the empire. No Arminiuses, they’re bit players in Rome’s master scheme. Media masturbated, they’re preparing their own kind for rape.

The Best of Linh Dinh

Linh Dinh [send him mail] is the author of two books of stories, five of poems, and a novel, Love Like Hate. He’s tracking our deteriorating socialscape through his frequently updated photo blog, Postcards from the End of America.

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mardi, 29 décembre 2015

Jean-Claude Michéa: “Nous entrons dans la période des catastrophes”

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Jean-Claude Michéa: “Nous entrons dans la période des catastrophes”

Ex: http://www.leblancetlenoir.com

A l’occasion de la parution en italien des "Mystères de la gauche" (éditions Climats), le philosophe Jean-Claude Michéa a donné un entretien à la "Repubblica", paru le 19 décembre dernier. Au programme, une critique corrosive des errances du socialisme contemporain, et une exigence, celle de penser "avec la gauche contre la gauche".

Repubblica. Le score du Front national aux récentes élections régionales constitue-t-il une surprise ?

Jean-Claude Michéa. Rien de plus logique, au contraire, que cette progression continuelle du vote FN parmi les classes populaires. Non seulement, en effet, la gauche officielle ne jure plus que par l’économie de marché (la «gauche de la gauche» n’en contestant, pour sa part, que les seuls «excès» néolibéraux), mais – comme Pasolini le soulignait déjà – elle semble mettre son point d’honneur à en célébrer avec enthousiasme toutes les implications morales et culturelles. Pour la plus grande joie, évidemment, d’une Marine Le Pen qui – une fois rejeté le reaganisme de son père – peut donc désormais s’offrir le luxe de citer Marx, Jaurès ou Gramsci !

Bien entendu, une critique purement nationaliste du capitalisme global ne brille jamais par sa cohérence philosophique. Mais c’est malheureusement la seule – dans le désert intellectuel français – qui soit aujourd’hui en prise avec ce que vivent réellement les classes populaires. Si nous ne savons pas opérer une révolution culturelle analogue à celle de Podemos en Espagne, le FN a donc un boulevard devant lui.

micheamystMZiL._SX321_BO1,204,203,200_.jpgComment expliquez-vous une telle évolution de la gauche ?

Ce qu’on appelle encore la « gauche » est un produit dérivé du pacte défensif noué, à l’aube du XXe siècle (et face au danger alors représenté par la droite nationaliste, cléricale et réactionnaire) entre les courants majoritaires du mouvement socialiste et ces forces libérales et républicaines, qui se réclamaient d’abord des principes de 1789 et de l’héritage des Lumières (lequel inclut aussi – on l’oublie toujours – l’économie politique d’Adam Smith et de Turgot !).

Comme Rosa Luxemburg l’avait aussitôt relevé dans ses textes sur l’affaire Dreyfus, il s’agissait donc d’une alliance particulièrement ambigüe, qui a certes rendu possibles - jusque dans les années 60 - nombre de combats émancipateurs, mais qui ne pouvait aboutir, une fois éliminés les derniers vestiges de la droite d’Ancien régime, qu’à la défaite d’un des deux partenaires en présence.

C’est exactement ce qui va se passer à la fin des années 70, lorsque l’intelligentsia de gauche – Michel Foucault et Bernard-Henri Levy en tête – en viendra à se convaincre que le projet socialiste était «totalitaire» par essence. De là le repli progressif de la gauche européenne sur le vieux libéralisme d’Adam Smith et de Milton Friedman, et l’abandon corrélatif de toute idée d’émancipation des travailleurs. Elle en paye aujourd’hui le prix électoral.

En quoi ce que vous appelez la «métaphysique du Progrès» a-t-elle pu conduire la gauche à accepter le capitalisme?

L’idéologie progressiste se fonde sur la croyance qu’il existe un «sens de l’Histoire» et donc que tout pas en avant constitue toujours un pas dans la bonne direction. Cette idée s’est révélée globalement efficace tant qu’il ne s’agissait que de combattre l’Ancien régime. Le problème, c’est que le capitalisme – du fait qu’il a pour base cette accumulation du capital qui ne connaît «aucune limite naturelle ni morale» (Marx) – est lui-même un système dynamique que sa logique conduit à coloniser graduellement toutes les régions du globe et toutes les sphères de la vie humaine.

En l’invitant à se focaliser sur la seule lutte contre le «vieux monde» et les «forces du passé» (d’où, entre autres, l’idée surréaliste – que partagent pourtant la plupart des militants de gauche – selon laquelle le capitalisme serait un système structurellement conservateur et tourné vers le passé), le «progressisme» de la gauche allait donc lui rendre de plus en plus difficile toute approche réellement critique de la modernité libérale. Jusqu’à la conduire à confondre – comme c’est aujourd’hui le cas – l’idée qu’on «n’arrête pas le progrès» avec l’idée qu’on n’arrête pas le capitalisme.

Comme si, en d’autres termes, la bétonisation continuelle du monde, l’aliénation consumériste, l’industrie génético-chimique de Monsanto ou les délires transhumanistes des maîtres de la Silicon Valley pouvaient constituer la base idéale d’une société libre, égalitaire et conviviale !

Dans ce contexte, comment la gauche peut-elle encore se différencier de la droite ?

Une fois la gauche officielle définitivement convaincue que le capitalisme était l’horizon indépassable de notre temps, son programme économique est naturellement devenu de plus en plus indiscernable de celui de la droite libérale (qui elle-même n’a plus grand-chose à voir avec la droite monarchiste et cléricale du XIXe siècle). D’où, depuis trente ans, sa tendance à chercher dans le libéralisme culturel des nouvelles classes moyennes – c’est-à-dire dans le combat permanent de ces «agents dominés de la domination» (André Gorz) contre tous les «tabous» du passé – l’ultime principe de sa différence politique.

C’était évidemment oublier que le capitalisme constitue un «fait social total». Et si la clé du libéralisme économique c’est bien d’abord – comme le voulait Hayek – le droit pour chacun de «produire, vendre et acheter tout ce qui peut être produit ou vendu» (qu’il s’agisse donc de drogues, d’armes chimiques, d’un service sexuel ou du ventre d’une «mère porteuse»), on doit logiquement en conclure qu’il ne saurait s’accommoder d’aucune limite ni d’aucun «tabou». Il conduit au contraire - selon la formule célèbre de Marx - à noyer progressivement toutes les valeurs humaines «dans les eaux glacées du calcul égoïste».

Si donc, avec George Orwell, on admet que les classes populaires, à la différence des élites politiques, économiques et culturelles, sont encore massivement attachées aux valeurs morales - notamment celles qui fondent la civilité quotidienne et le sens de l’entraide – on s’explique alors sans difficulté leur peu d’enthousiasme devant cette dérive libérale de la gauche moderne.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille se désintéresser des questions dites «sociétales» (comme, par exemple, de la lutte contre le racisme ou de celle contre l’homophobie). Mais il suffit d’avoir vu Pride – le merveilleux film de Matthew Warchus – pour comprendre qu’une lutte de ce type n’est jamais si efficace que lorsqu’elle parvient à s’articuler réellement à un véritable combat populaire. Or c’est là une articulation dont la gauche moderne a clairement perdu le secret.

Vous considérez le fait que la gauche ait accepté le capitalisme comme une erreur. Certains pourraient y voir, au contraire, une preuve de réalisme. Pourquoi dans ces conditions jugez-vous nécessaire d’appeler à penser «avec la gauche contre la gauche»?

La phase finale du capitalisme – écrivait Rosa Luxemburg en 1913 – se traduira par «une période de catastrophes». On ne saurait mieux définir l’époque dans laquelle nous entrons. Catastrophe morale et culturelle, parce qu’aucune communauté ne peut se maintenir durablement sur la seule base du «chacun pour soi» et de l’«intérêt bien compris».

Catastrophe écologique, parce que l’idée d’une croissance matérielle infinie dans un monde fini est bien l’utopie la plus folle qu’un esprit humain ait jamais conçue (et cela sans même parler des effets de cette croissance sur le climat ou la santé).

Catastrophe économique et financière, parce que l’accumulation mondialisée du capital (ou, si l’on préfère, la «croissance») est en train de se heurter à ce que Marx appelait sa «borne interne». A savoir la contradiction qui existe entre le fait que la source de toute valeur ajoutée – et donc de tout profit – est le travail vivant, et la tendance contraire du capital, sous l’effet de la concurrence mondiale, à accroître sa productivité en remplaçant sans cesse ce travail vivant par des machines, des logiciels et des robots (le fait que les «industries du futur» ne créent proportionnellement que peu d’emplois confirme amplement l’analyse de Marx).

Les «néo-libéraux» ont cru un temps pouvoir surmonter cette contradiction en imaginant – au début des années 1980 – une forme de croissance dont l’industrie financière, une fois dérégulée, pourrait désormais constituer le moteur principal. Le résultat, c’est que le volume de la capitalisation boursière mondiale est déjà, aujourd’hui, plus de vingt fois supérieur au PIB planétaire !

Autant dire que le «problème de la dette» est devenu définitivement insoluble (même en poussant les politiques d’austérité jusqu’au rétablissement de l’esclavage) et que nous avons devant nous la plus grande bulle spéculative de l’histoire, qu’aucun progrès de l’«économie réelle» ne pourra plus, à terme, empêcher d’éclater. On se dirige donc à grands pas vers cette limite historique où, selon la formule célèbre de Rousseau, «le genre humain périrait s’il ne changeait sa manière d’être».

Or c’était précisément toute la force de la critique socialiste originelle que d’avoir compris, dès l’aube de la révolution industrielle, qu’un système social orienté par la seule recherche du profit privé finirait inéluctablement par conduire l’humanité dans l’impasse. C’est donc, paradoxalement, au moment même où ce système social commence à se fissurer de toute part sous le poids de ses propres contradictions, que la gauche européenne a choisi de se réconcilier avec lui et d’en tenir pour «archaïque» toute critique un tant soit peu radicale. Il était difficile, en vérité, de miser sur un plus mauvais cheval !

jeudi, 03 décembre 2015

Žižek: Fortress Europe’s staunch defender on the left

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Žižek: Fortress Europe’s staunch defender on the left

by Esben Bogh Sorensen

Ex: http://www.roarmag.org and http://www.attackthesystem.com

(Redaction: This piece here is very critical and refuses to accept Zizek's new arguments for a renewed Left movement that would have abandoned the crazy utopian bias of the dominant establishment, partially belonging to the historical Left in Europe, that has been unable to smash the neoliberal leprosy. Therefore a careful reading of this piece can be interesting to help transform the Left into a new active solidarist movement, saving the socialist/social-democratic/chrsitian democratic or Third Way Welfare State and trade union movements from the final decay toward which the established are rushing to. In a nutshell: Zizek is right, Poor Sorensen is wrong but by being wrong he demonstrates that Zizek is right!) 

Žižek’s thoughts on the refugee crisis are useless, even harmful, for creating a pan-European leftist movement capable of challenging the far-right.

In a recent article Žižek replied to the critique of a previous text he wrote on the so-called ‘refugee crisis.’ The exchange between Žižek and his critics essentially revolved around whether the left should support the refugees and migrants’ demands for open borders and the right to live where they choose, or not.

Žižek claimed that the refugees’ dream, represented by “Norway,” doesn’t exist, whereas one critic points out that it is our duty to create it. Particularly problematic is his use of phrases like “our way of life,” “Western values” and figures like “the typical left-liberal.” The most important thing that is missing in Žižek’s text is an analysis of the potentiality of the refugees and migrants’ struggles.

In his response to the criticism, Žižek begins by complaining about the shift from what he calls “radical emancipatory movements” like Syriza and Podemos to “the ‘humanitarian’ topic of the refugees.” This, we are informed, is not a good thing because the refugee and migrant struggles are actually nothing but “the liberal-cultural topic of tolerance” replacing the more genuine “class struggle.”

Why this is the case is left unclear. Rather, we are told that:

[t]he more Western Europe will be open to [immigrants], the more it will be made to feel guilty that it did not accept even more of them. There will never be enough of them. And with those who are here, the more tolerance one displays towards their way of life, the more one will be made guilty for not practicing enough tolerance.

There are several problems in this statement, especially the idea of a “we” of “Western Europe” contrasted against an image of a “way of life” somehow shared by all refugees and migrants. Before turning to that problem, however, it is useful to examine one of Žižek’s favorite tropes — the “typical left-liberal” — which sits at the heart of his critique.

Žižek’s “typical left-liberal” — a figure that is reiterated and criticized throughout much of his writing — is a figure who holds tolerant and multicultural views, but whose antiracism is actually a kind of subtle racism. In the piece in question the “left-liberal” humanist figure is a person who is afraid of criticizing Islam and who (according to Žižek) unjustly accuses those who do so of being Islamophobic.

But who is this “left-liberal” Žižek has spent so much time criticizing? On closer inspection this figure does not actually represent any position on the left. The left does not face a problem of too much tolerance, this is a straw man. If anything, it faces the twin problems of nationalism (or a national imaginary) and an inability to adequately critique Western values — problems which Žižek’s text demonstrate.

Žižek’s critique therefore completely misses the heart of the discussion: how to thoughtfully criticize fundamentalist religious views as well as “the West” and “Western values.” Žižek does neither of these.

Žižek places this misrepresented figure of the “left-liberal” on the one side, while countering in with an even more problematic and essentially racist stereotyped figure of the refugee/migrant:

Many of the refugees want to have a cake and eat it: They basically expect the best of the Western welfare-state while retaining their specific way of life, though in some of its key features their way of life is incompatible with the ideological foundations of the Western welfare-state.

Now, compare this to a recent statement made by Marine Le Pen, the leader of the French Front National:

“Without a policy restricting immigration, it becomes difficult, if not impossible, to fight against communalism and the rise of ways of life at odds with … values of the French Republic.”

Žižek’s sentiments are remarkably similar to the rhetoric of the European far-right. Representatives of Front National, the Danish Peoples Party or UKIP couldn’t have been more precise on the fundamental views of nationalism within Europe today. Žižek completely capitulates to this nationalism, showing the dangers of utilizing the language of your enemy.

Essentially, Žižek accepts the dominant idea — shared by institutional Europe and the extreme right — that refugees and migrants pose a problem, threat, or some kind of crisis for “us” and “our egalitarianism and personal freedoms.” In doing so he reiterates a common nationalist argument, which can be found both in an institutional form promoted by national governments and in a radical right form: they and their way of life are incompatible with “us” and “our way of life.”

The problem here is not the degree of tolerance or exclusion as Žižek suggests, but rather the opposition itself, which is intrinsically false. In his critique of the (mis)figure of the humanist “left-liberal,” Žižek falls back on the illusion of a totalizing European or Western “we.” A “we” that is superior to the “way of life” of refugees and migrants, because “our” values are universal.

Naturally, this poses a problem, or rather a “refugee crisis” that “we” need to solve. Instead of criticizing this “we,” Žižek reproduces the mainstream media’s image of refugees as a kind of impersonal stream of humans posing nothing but a problem or even a crisis. This, Žižek says, calls for “militarization,” a topic he (fortunately?) doesn’t elaborate on any further.

In the text, all refugees and migrants are defined by the same way of life. However — in risk of stating the obvious — the refugees and migrants come from very different geographical areas and very different cultures. The homogeneity suggested by Žižek clearly draws on an old orientalist trope, where different non-homogenous cultures are categorized within the one culture with opposite and conflicting values to Europe and the West. Gone are not only different cultures, traditions etc., but also variations within these, as well as the myriad forms of secular, liberal, and socialist traditions that have also existed in parts of the vast geographical area that Žižek simply subsumes under a single way of life, sure to create a “crisis” when coming to Europe.

The European figure of the “we” that must solve the “crisis” created by the refugees is of course problematic, but even more problematic is Žižek’s proposed solution to this supposed crisis.

His proposed starting point of action is not, for example, a movement that brings together both migrants and different sectors of European proletarians like precarious workers, the unemployed, students etc., but rather the European nation-states and their political elites.

Rather than fighting together for freedom of movement for all, Žižek thinks the national and supranational elites should curb this right. Rather than fighting for open borders and against the nation-states and their political elites, he supports a centralized distribution of refugees by the nation-states. Rather than analyzing the current conjuncture and the possibilities for contesting the institutions of European political and economic elites — Fortress Europe — Žižek falls back on the same institutional solutions and becomes the “left defender” of Fortress Europe.

Moreover, instead of situating the struggles of refugees and migrants within an analysis of capitalism, Žižek refers abstractly to the problems caused by “the integration of local agriculture into global economy.” Žižek’s avoidance of political economy is not new, but it becomes particularly problematic in this case because it’s not coupled with an analysis of the current social struggles throughout Europe and beyond, resulting in a strange opposition between abstract “class struggle” and the struggles of refugees and migrants.

There is no serious attempt to analyze the potentialities of these struggles and how their articulation to other social struggles could potentially challenge the extreme right.

Rather than try to answer such questions, Žižek suggests that the “left must embrace its radical Western roots.” Unfortunately, Žižek uncritically adopts the concept of “Western values” which seem to imply “universal values.”

But what are “western values” and the European cultural heritage if not a deeply bourgeois heritage? A heritage with a history full of mass killings, mass extermination, war, colonialism, and imperialism etc.? This history of western values is not just the past but also the present. The so-called war on terror has cost 1.3 million civilian lives.

It is not refugees and migrants who have created any crisis. Instead, it is Europe, the West and global capital with its self-claimed universal values that pose a fundamental threat to humanity in general. What are western values if not “freedom, equality, property, and Bentham,” as Marx once said?

Žižek criticizes the left for wanting to “fill in the gap of the missing radical proletarians by importing them from abroad, so that we will get the revolution by means of an imported revolutionary agent.” Like the figure of the “left-liberal,” this notion seems to be pulled out of thin air.

It would be far more interesting if Žižek actually participated in the discussion on how to connect migrant and refugee struggles with other kinds of struggles. Instead we get a critique of these unsubstantiated figures of positions on the left. Who is Žižek actually criticizing?

In the last couple of months, we have witnessed how migrant and refugee struggles in Calais, Greece, Hungary, Slovenia, Germany, and even Denmark have sparked a new antiracist movement that could potentially challenge the growing extreme right. This is a movement that overcomes the national “we” and contains networks of solidarity between different sectors of migrants, refugees, and the European population.

How these struggles can be combined with other kinds of struggles is of crucial importance. Yet Žižek manages to reduce this potentiality to “the liberal-cultural topic of tolerance.” Žižek’s last two texts are completely useless for creating an anti-capitalist and anti-national movement across Europe capable of challenging the radical right and European elites; indeed, they have been harmful for such a project.

Esben Bøgh Sørensen is an intellectual historian from Denmark with a Master’s degree in History of Ideas. He has been engaged in various social movements, most recently the student movement and the refugee solidarity movement. You can find his writings on academia.edu.

jeudi, 13 août 2015

The destruction of civil society by the Left

The destruction of civil society by the Left

Bruce G. Charlton

Ex: http://charltonteaching.blogspot.ca

Professor Bruce G Charlton. My latest book is now available online: addictedtodistraction.blogspot.co.uk . Comments are moderated pretty harshly - e.g. I don't publish comments that badmouth me or subvert the blog post (after all, what would be the point of *that*?). Readers are welcome to email me at brucedot charltonat outlookdotcom

 

fleche_gauche.jpgGoing back to the early 1990s, there emerged a considerable literature and a political movement concerned with Civil Society - which was the layer of organized social life between the government and the family: churches, professions and guilds, charities and clubs and the like.

This movement came in the wake of the fall of the Soviet Union and most of its satellites and colonies in 1989, and the break up of that empire into 'democratic' nations. The idea was that totalitarianism had been characterized by the destruction of civil society (either annihilation - as with many Christian churches, or take over by the state).

By contrast, civil society was seen as a vital characteristic of a healthy and free society - the idea that Men should have forms of organization that were substantially autonomous was seen as both efficient and also morally necessary.

The idea was that civil societies should be encouraged in the emerging nations of central and Eastern Europe - and indeed elsewhere - so that they might become Free as the West was Free.

What we have seen instead has been the near-complete destruction of civil society in the West - and the process has been all but un-remarked and un-noted as a general phenomenon. Almost all forms of human association have been brought under control of the state, most are irrelevant, participation in civil society is very low and feeble, many churches, professions social hobby groups been severely weakened or become extinct.

By the criteria of 25 years ago, objectively this means The West is not free, and is instead totalitarian.

It happened by a different mechanism than under Soviet Communism - which used direct suppression, making institutions illegal, confiscating their assets. imprisoning their leaders etc. In the West the imposition of totalitarianism was a mixture of subsidy-control and strangulation by regulation.

But if its implementation has been far more successful and complete; the motivation in the West was exactly the same as it was in the USSR - the motivation of Leftist totalitarianism - that there should be one ideology, and that ideology should be imposed by the state.

But of course the modern New Leftist, politically correct ideology is a very different beast than the utopian Socialism of a century ago. Both are destructive of good - destructive of marriage, the family, churches, professions, guilds, self-education, self-organization... all forms of voluntary autonomous cooperation...

But the Soviets wanted to harness the liberated resources and energies to build utopia; whereas the modern Social Justice Warriors have no utopia in mind - they simply want to destroy that which they oppose. And they have succeeded.

At first social institutions are indeed co-opted to the New Left project, usually by subsidies in return for conformity - but sooner or later the external takeover will destroy the institution, because once made-over to fit in with regulations over membership, politically correct objectives, and working in an environment increasingly onerous in terms of regulations and restrictions - the organization all-but loses its proper function, and instead operate merely as a branch of the state civil administration, just another organization dedicated in its essence to inclusion, equality, diversity...

So clubs are closed, churches and charities dwindle or disappear, organized group hobbies are abandoned - the population uses its leisure simply on being entertained, drinking, eating, plugging into the mass media.

The population are atomized, demoralized, demotivated, unable to think or act for themselves. Which is just how Leftism want them to be: because when there is no organization with autonomy - there is no threat.

lundi, 01 juin 2015

Political Syncretism: Where Radical Left Meets Traditional Right

Joaquin Flores

(Hour 1)

Political Syncretism: Where Radical Left Meets Traditional Right

Joaquin Flores is an American expat living in Belgrade. He is a full-time analyst at the Center for Syncretic Studies, a public geostrategic think-tank, where his work centers on Eastern European, Eurasian, and Middle East affairs. Flores is particularly adept at analyzing the psychology of the propaganda wars and cutting through the noise of 'information overload.' He also serves as the Europe-wide coordinator for New Resistance, a US based revolutionary movement. In the first hour, Joaquin explains the impetus for the founding of the Center for Syncretic Studies, formed in 2013 as platform from which to view the various social and ideological movements that exist today with a broad lens. We discuss the commonality between the radical and progressive left and the radical and paleo-conservative right, which hold the same values and also see the same things wrong with society. Then, Joaquin breaks down the divide and conquer tactics of our leaders, the dictatorship that exists within the US, and the importance of waking up to the delusion that there will be a government reform. In the second hour we consider what it is that can be done by the people in the USA to overcome the dilemmas of Government. Joaquin gives some insight into commonly held criticisms of the Powers That Be, the US’s misinterpretation of revolutions around the globe, and the importance of getting past the idea that the mainstream view is the majority. Then, we examine the propaganda surrounding multiculturalism and the deracination that is occurring within European cultures. Later, Joaquin talks about the media war that is occurring within the Ukraine and Russia, Operation: Gladio, and the New Inter Nationalists. Further, we deliberate the Ukrainian Civil War, US involvement with Pravy Sektor Coup, the push for a Ukrainian failed state, and the role of Islam in this artificially created social movement. In conclusion, Joaquin describes how The New Media is the primary weapon in 4th generation warfare.

Listen to HOUR 2:

http://www.redicecreations.com/radio/2014/12/RIR-141219.php

jeudi, 21 mai 2015

Voyage au pays de l'essentialisme

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Archives 2012

Front de Gauche/FN: Voyage au pays de l’essentialisme

Par Pierre Bérard

Ex: http://fr.novopress.info

Le journal Le Monde publiait récemment la tribune d’un professeur d’histoire, Bruno Belliot, titrée « Le Front de Gauche est un mouvement républicain, contrairement au FN ». Faisant le procès de l’UMP et du FN tout en dédouanant les angéliques du PC et du FdG français, cette tribune contenait tout l’argumentaire médiatique habituel sur l’incompatibilité du FN et de la République, colporté tant par certains politiques ignorants que par des journalistes incultes qui mettent leur complaisance au service d’une cause inavouable : la nostalgie du totalitarisme stalinien. Sa participation au camp des vainqueurs de 1945 n’empêche pas, en effet, le PCF de s’être rendu coupable de complicité avec la tyrannie.

Le sens de l’affaire est limpide, toujours et encore culpabiliser le camp de la « droite » : « C’est pourquoi, il m’est intolérable d’entendre, de lire (comme de voir dessiner), qu’un parallèle peut être fait entre Mélenchon, les communistes, les candidats du Front de Gauche et l’extrême droite du FN. Et que par conséquent, la droite n’aurait pas à rougir de ses alliances avec le FN puisque le PS s’allie avec le Front de Gauche. »

Dans un article publié sur le site la Droite strasbourgeoise, Pierre Bérard démontre non seulement l’inanité de cette culpabilisation mais démonte du même coup la notion de « droite républicaine » dont la signification reste à démontrer si l’on veut dire par là qu’il existerait en 2012 une droite qui ne le serait pas. Ce texte est reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur.

***

Alors que tout change, y compris l’extrême gauche passée en 40 ans de la défense héroïque du grand soir prolétarien à celle lacrymale des sans-papiers, « armée de réserve » du capital qui exerce une pression discrète mais constante à la baisse des petits salaires (sinon on se demande bien pourquoi madame Laurence Parisot aurait, sur ce point, les mêmes idées déflationnistes que messieurs Krivine et Mélanchon. Certes, on peut toujours s’évertuer à penser que la dirigeante du MEDEF est secrètement passée du coté obscur de la force et qu’elle contraint ses amis à cultiver une forme peu banale de masochisme altruiste. Hypothèse peu probable, reconnaissons-le. Tout change donc : le « socialisme » démocratique acquis, via l’Europe, depuis deux ou trois décennies au social-libéralisme, comme le « gaullisme » qui a renoncé à l’indépendance et au dogme du peuple souverain.

Tout change, sauf bien sûr l’extrême droite vue par Bruno Belliot, membre du Front de Gauche. Impavide, elle est semblable à elle même, immobile et pétrifiée comme les années trente du XX siècle en ont donné la définition rituelle, guettant dans l’ombre (évidemment) l’heure de sa revanche, ourdissant des complots comme celui de la Cagoule, collaborant avec l’ennemi durant l’Occupation, se relevant avec le poujadisme puis l’OAS pour finir par renaitre avec le Front National. Elle est là, figée, telle que la vulgate médiatique en fait le portrait, une vulgate inspirée par l’antifascisme stalinien qui nous ressert toujours le même plat continûment réchauffé depuis 80 ans, comme l’a très bien montré François Furet. Cette paresse a fini par s’inscrire comme un habitus dans nos mœurs et nos tics de langage.

Pourtant, en ce qui concerne le procès le plus sévère instruit contre l’extrême droite, sa collaboration avec le régime nazi ou ses soi-disant affidés, qu’en est-il ?

Pour ce qui est de la résistance et de la collaboration, puisque c’est sur ce sombre épisode que s’enrochent la plupart des mythes fondateurs de l’histoire sainte dont se réclame Bruno Belliot, rappelons quelques faits marquants qui n’appartiennent nullement à une vision révisionniste de l’histoire. C’est le 26 septembre 1939 que le Parti Communiste est interdit par le gouvernement dirigé par un des chefs du Front Populaire, Édouard Daladier. Pour quelle raison ? Parce que en bon disciple stalinien il continue d’approuver le pacte Germano-Soviétique d’août 1939 qui permettra le dépeçage de la Pologne, alliée de la France, entre les deux contractants. Passé dans la clandestinité, Jacques Duclos, un des principaux dirigeants du PCF, diffuse le premier octobre 1939 une lettre ouverte invitant le gouvernement à entamer des négociations de paix avec l’Allemagne hitlérienne qui étant pour l’heure l’alliée de l’URSS ne représente plus le condensé de la menace fasciste. C’est à la même époque que Maurice Thorez, secrétaire général du Parti, déserte face aux armées nazies, pour rejoindre la « patrie des travailleurs » (et du Goulag), ce qui lui vaut une condamnation à mort et la déchéance de la nationalité française.

Plus tard, la défaite de la France étant consommée, Jacques Duclos entre en contact dès le 18 juin 1940 avec les autorités allemandes d’occupation tout juste installées pour entreprendre une négociation. Dans quel but ? Permettre au Parti d’être à nouveau autorisé sur la base d’une bonne entente entre le peuple français et l’armée d’occupation. Duclos propose même d’orienter la propagande du Parti dans le sens d’une lutte contre le grand capital anglais et contre sa guerre impérialiste. Les allemands ne sont pas preneurs.

Ce n’est qu’en Juin 1941 que l’extrême gauche communiste entre dans la résistance active suivant en cela ses sponsors. L’Allemagne ayant en effet décidé d’attaquer l’URSS. Dans cette résistance active, les communistes arrivent bien tard pour y retrouver des hommes qui venaient souvent de l’extrême droite. Comment, en effet, qualifier autrement les partisans de la monarchie tels Daniel Cordier (secrétaire de jean Moulin), le célèbre colonel Rémy (premier agent gaulliste en France occupée), De Vawrin (chef des services secrets de la France libre). Ou encore des cagoulards comme Guillain de Benouville (dirigeant du mouvement Combat) et des centaines d’autres affreux tels Honoré d’Estienne d’Orves fusillé un mois après Guy Moquet, célébré par Sarkozy (à la suite du parti Communiste) et qui ne fut jamais résistant…

Il suffit de lire les deux livres que l’historien israélien Simon Epstein a consacré à cette période pour abandonner tout schéma manichéen, schéma auquel s’accroche désespérément Bruno Belliot pour nous conter sa fable d’une France coupée en deux avec d’un côté les représentants du Bien et de l’autre ceux du Mal, c’est à dire l’extrême droite éternelle.

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Dans « Les Dreyfusards sous l’Occupation » (2001) puis dans « Un paradoxe français » (2008), il montre, liste de noms à l’appui, que dans leur immense majorité les dreyfusards, anti-racistes, généralement pacifistes de gauche s’engagèrent dans la collaboration, tandis que nombre d’antidreyfusards et antisémites appartenant à ce qu’il est convenu d’appeler la droite radicale germanophobe s’engagèrent dans la résistance etla France libre. Or ce paradoxe, on le comprend aisément, est peu abordé par l’histoire académique, prudente jusqu’à la couardise, permettant à une doxa politiquement correcte de prospérer sur les non dits de l’histoire savante. ce qui permet qu’aujourd’hui encore fleurissent des absurdités comme cette apologie du Front de Gauche intégrant trotskistes et communistes, dont peu, même dans une « droite » gagnée par la lâcheté, ose remettre en question les énoncés falsifiés. N’en reste pas moins vrai que les quatre cinquième de la chambre du Front Populaire ont accordé à un vieux maréchal, que sa réputation de laïque républicain plaçait au dessus de tout soupçon, les pleins pouvoirs. Il y avait très peu de députés d’extrême droite, pourtant, dans cette assemblée.

Quant à la reconnaissance du Parti Communiste comme parti républicain par le général de Gaulle en 1943-1944, avait-il le choix ? Il lui fallait composer avec une force majeure à l’époque. Son réalisme politique a contribué à mettre en selle un parti qu’il s’est empressé de combattre à partir de 1947 (création du RPF). De même, n’est ce pas un récipiendaire de la francisque qui nomma en 1981 des ministres communistes dans son gouvernement pour mieux étouffer un parti qui devait plus tard ramasser les dividendes putrides de son long flirt avec une URSS désormais honnie? Ce qui montre bien que la reconnaissance de tel parti comme « parti républicain » est avant tout une question de rapport de force. Le statut « républicain » accordé à un parti n’a que très peu de rapport avec les vérités de la science politique et beaucoup à voir avec la « realpolitik » de l’époque. Les définitions de la République sont évasives, comme tout ce qui ressort de la condition humaine. Chacun devrait savoir que depuis 1793,la République a changé de signification. En faire une monade surplombant dans le ciel le monde des Idées est une niaiserie platonicienne.

Pierre Bérard

Sur Novopress cet article a été publié initialement par son antenne régionale Novopress Breizh.

lundi, 18 mai 2015

Etes-vous un pseudo-intellectuel?

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Etes-vous un pseudo-intellectuel?

par Mathieu Bock-Côté

Ex: http://www.lefigaro.fr

FIGAROVOX/ANALYSE - Face au tollé engendré par sa réforme du collège, le ministre de l'Éducation nationale a traité ses opposants de «pseudo-intellectuels». Pour Mathieu Bock-Côté, cette accusation révèle qu'une certaine frange de la gauche ne s'est toujours pas réconciliée avec le pluralisme politique.


Mathieu Bock-Côté est sociologue (Ph.D). Il est chargé de cours à HEC Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal ainsi qu'à la radio de Radio-Canada. Il est l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels «Exercices politiques» (VLB, 2013), «Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois» (Boréal, 2012) et «La dénationalisation tranquille: mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire» (Boréal, 2007).


Êtes-vous un pseudo-intellectuel? L'accusation n'est pas neuve mais elle étonne chaque fois. Quand la gauche pontifiante constate que les intellectuels font dissidence, alors qu'elle les croyait à son service, elle les accuse d'être des pseudo-intellectuels. Autrement dit, ce sont des faussaires qui usurpent un beau titre pour se mettre au service de la réaction. C'est de cette manière que Najat Vallaud-Belkacem a exécuté les adversaires de sa réforme des programmes.

Quand la gauche pontifiante constate que les intellectuels font dissidence, alors qu'elle les croyait à son service, elle les accuse d'être des pseudo-intellectuels.

Cette accusation, elle vient souvent des intellectuels de gauche eux-mêmes. On se souviendra du mauvais sort fait à Raymond Aron, traité longtemps à la manière d'un pamphlétaire. Il avait beau être un des grands philosophes de son temps, on le traitait comme un prosateur sans envergure, seulement bon à donner un vernis théorique aux intérêts bien calculés de la bourgeoisie à laquelle il avait prêté serment.

C'était le temps du marxisme religieux. On distinguait alors ceux qui avaient été éclairé par la révélation révolutionnaire et les autres, encore empêtrés dans l'histoire avec ses contradictions et sa part tragique. Les premiers servaient l'humanité, ils travaillaient à l'éclairer et à l'émanciper, les seconds, consciemment ou non, justifiaient les privilèges des uns et la subordination des autres.

Mais le marxisme n'était pas qu'une morale surplombante distinguant entre les forces vives de l'humanité et son bois mort. Il se prenait aussi pour une science, ce qui assurait son surplomb théorique devant le commun des mortels. Une partie importante de la gauche intellectuelle a récupéré ces dernières années cette rhétorique et se permet d'exclure du domaine de la pensée ceux qui ne reprennent pas son jargon ou ses méthodes.

Une partie importante de la gauche intellectuelle a récupéré ces dernières années cette rhétorique et se permet d'exclure du domaine de la pensée ceux qui ne reprennent pas son jargon ou ses méthodes.

taubira-vengeresse-001.jpgAinsi, au fil des ans, Jean Sévillia, Alain Finkielkraut ou Marcel Gauchet ont été accusés successivement de pratiquer la contrefaçon intellectuelle. Le premier ne serait pas vraiment historien, les deux autres certainement pas philosophes. On a aussi fait le coup, au fil du temps à Pierre Manent, accusé d'avoir une connaissance sommaire des œuvres qu'il commente. Si de telles attaques n'étaient pas aussi mesquines, on dirait aisément qu'elles sont hilarantes.

La dernière accusation en date, c'est celle de polémiste. Elle consiste à transformer son contradicteur en aboyeur virulent, qui cherche la querelle pour la querelle, à moins qu'il ne se contente de provoquer cyniquement la bonne société pour augmenter sa visibilité médiatique. Éric Zemmour, qui est un écrivain politique de grand talent, a ainsi été réduit au statut d'histrion ne méritant même pas qu'on lui réponde. En attendant qu'on le fasse taire.

Souvent, les «pseudo-intellectuels» sont accusés d'être réactionnaires. Encore faudrait-il définir ce terme mais il sert moins à qualifier qu'à disqualifier son contradicteur. Il envoie le message suivant: vous êtes réactionnaire, alors pourquoi perdrais-je du temps à débattre avec vous? On parlera même de «penchants réactionnaires», à la manière de passions honteuses qu'un intellectuel bien élevé devrait refouler sans jamais les avouer.

Une certaine frange de la gauche ne s'est toujours pas réconciliée avec le pluralisme politique. Pour elle, la vérité et la justice coïncident toujours. Elle se présente comme le parti du bien.

D'ailleurs, une frange importante de la gauche psychiatrise ses adversaires. Ils seront au gré des querelles xénophobes, homophobes, transphobes, europhobes, islamophobes, et ainsi de suite. L'avantage, lorsqu'on diagnostic un trouble psychiatrique chez son adversaire, c'est qu'on n'a plus à lui répondre. Il a besoin d'une thérapie. Au mieux, on l'accusera de nostalgie. On le laissera alors radoter seul dans son coin, comme un grand-père sénile.

C'est la possibilité même du désaccord de fond qui semble inconcevable pour une femme comme Najat Vallaud-Belkacem. Pour elle, il va de soi que si quelqu'un a vraiment lu et compris sa réforme, il ne pourra que l'approuver. À moins qu'il ne milite consciemment contre le bien commun. Ce sera alors un salaud. C'est-à-dire un homme de droite. Ou qu'il ne comprenne rien à rien. Ce sera alors un idiot. Mais l'adversaire de bonne foi n'existe tout simplement pas.

Une certaine frange de la gauche ne s'est toujours pas réconciliée avec le pluralisme politique. Pour elle, la vérité et la justice coïncident toujours. Elle se présente comme le parti du bien. Les seuls contradicteurs légitimes qu'elle se reconnaitra seront ceux qui se couchent devant elle en se présentant simplement comme de simples ajusteurs comptables. Mais lorsqu'un intellectuel confesse un désaccord de fond, il n'est plus digne de considération.

Un homme «de droite» pourrait aisément reconnaître en Michel Foucault un authentique philosophe même s'il rejette son œuvre. De même, un homme «de gauche» devrait admettre la profondeur philosophique de l'œuvre d'un Julien Freund même s'il ne l'embrasse pas. Ceux qui réservent la philosophie pour leur camp témoignent en fait d'un fanatisme grave. Il est seulement triste de constater qu'on décide de temps en temps d'en faire des ministres.

lundi, 11 mai 2015

Gidsland Schotland

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Gidsland Schotland

Hopelijk breekt het regionalistische succes de linkse geesten open

door Tom Garcia
Ex: http://www.doorbraak.be

Het resultaat van de Britse verkiezingen is vooral een duidelijke les voor links.

De conservatieve Tories van David Cameron hebben de verkiezingen in het Verenigd Koninkrijk gewonnen. De vraag is echter hoe verenigd dat koninkrijk nog wel is. Cameron beloofde immers al meer autonomie voor de deelstaten als hij verkozen zou worden, wellicht heeft dit hem ook extra stemmen opgeleverd. Maar het duidelijkste signaal komt van de tweede grootste deelstaat, Schotland.

Na het referendum over onafhankelijkheid in september, dat maar nipt in het voordeel van de nee-stemmers uitdraaide, haalt de links-nationalistische partij SNP nu niet gewoon een absolute meerderheid in Schotland, maar sleept ze zowat àlle Schotse zetels in de wacht. De voorzitster van de partij, Nicola Sturgeon, vatte het als volgt samen: ‘Schotland heeft duidelijk gekozen voor meer Schotland en minder besparen.’

De grote verliezers zijn de eurosceptische UKIP, de Liberal Democrats, maar vooral de traditioneel linkse Labour. Deze laatsten hebben zich vooral mispakt aan het sterke regionalistische gevoel dat in Schotland (en andere Britse regio’s) leeft. Bij het Schotse referendum vormden ze zelfs één front met de ‘aartsvijand’ de Conservatives om het nee-kamp te steunen.

Links moet herbronnen

Eén ding is dus duidelijk: klassiek links krijgt ook in Groot-Brittannië klappen. De zogenaamde ‘derde weg’ waarbij de sociaaldemocratie de vrije markt in de armen nam, is een doodlopende straat gebleken. Het socialistische ‘internationalisme’ werd overvleugeld en overschaduwd door de globalisering. De gewone man blijft achter met het gevoel een speelbal te zijn in de handen van het internationale grootkapitaal. En ook politiek lijken de belangrijke beslissingen ver boven zijn hoofd bedisseld en genomen te worden.

De drang en wil om het heft weer in eigen handen te nemen, groeit gestaag en uit zich op verschillende manieren: via regionalistische partijen, burgerbewegingen en dergelijke. En telkens holt de klassieke sociaaldemocratie achter de feiten aan. Dat is zowat in alle Europese landen zo: Labour in het VK, PSOE in Spanje, PS in Frankrijk, PASOK in Griekenland, de sp.a in Vlaanderen.

Wat opvalt, is dat in zowat al die landen het ‘antwoord’ uit linkse hoek komt. Een links dat in regionalisme een antwoord ziet op de groeiende macht van supranationale instellingen, grote holdings en financiële mastodonten. Een links dat complexloos kiest voor de eigen gemeenschap, wat iets totaal anders is dan het eigen volk. Regionalisme heeft helemaal niks te maken met etniciteit of afkomst, maar alles met gemeenschapsvorming.

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En in Vlaanderen?

In Vlaanderen zit het nationalisme vast in een rechtsconservatieve partij en een etnocentrische partij. Van gemeenschapsvormend regionalisme is dus geen sprake. Op de één of andere manier lijkt het enige antwoord te moeten komen van het definiëren en tegen elkaar opzetten van bevolkingsgroepen waarbij de eerste stap telkens van de ander moet komen, waardoor iedereen blijft stilstaan natuurlijk.

Er is nochtans ruimte voor een linkse, regionalistische mobilisatie. Een beweging, vereniging, partij, wat dan ook voor mensen van eender welk pluimage die graag de handen in elkaar willen slaan om aan een sterke gemeenschap te bouwen. Die niet tégen maar vóór zijn.

Kan dat dan niet binnen België? In theorie wel. In theorie kan je zelfs van de wereld één grote gelukkige familie maken. Maar in de praktijk blijkt, zoals in alle families overigens, dat de leden van die familie niet allemaal dezelfde noden en wensen hebben en al zeker niet op hetzelfde moment. Er ís ontegensprekelijk een verschil tussen Vlamingen en Walen en dat heeft niets met de mensen an sich te maken. Natuurlijk hebben Walen en Vlamingen dezelfde basisbehoeften, maar er is meer onder de zon. Economisch, bijvoorbeeld, zijn beide regio’s helemaal anders geëvolueerd: Wallonië als overwegend industrieel gebied, Vlaanderen meer ambachtelijk. De sociale strijd heeft daardoor ook verschillende accenten gekend en bijgevolg zijn beide regio’s ook politiek heel anders gekleurd. Dat is niet goed of niet slecht, dat is gewoon zo.

Denk gerust links en Vlaams

Wil dat dan zeggen dat we ons in ons eigen kleine wereldje moeten terugtrekken? Helemaal niet. Regio’s kunnen ook niet op zichzelf bestaan. Interactie en samenwerking met andere regio’s zal er altijd zijn en moeten zijn. Maar die interactie kan alleen verrijkend zijn als elke regio sterk staat en bijvoorbeeld niet compleet afhankelijk is van een andere regio of een groter geheel. Zelf zo sterk mogelijk staan om het geheel zo sterk mogelijk te maken. Wat kan daar mis mee zijn?

Concreet: de Schotse ‘nationalisten’ van SNP streven inderdaad naar een onafhankelijk Schotland. Maar dan een Schotland met een sterke sociale zekerheid, een Schotland waar iedereen welkom is en dat iedereen de beste kansen op een menswaardig leven wil bieden. Een Schotland dat gelooft in een gezonde leefomgeving en sterk en kwalitatief onderwijs. Een Schotland dat graag in de eerste plaats zijn gemeenschap ziet genieten van de winsten die het genereert. Een Schotland dat zo een sterkere gemeenschap kan bouwen, die op haar beurt een versterking voor andere gemeenschappen vormt.

Wat is er bekrompen of kortzichtig aan hetzelfde te willen voor Vlaanderen?

jeudi, 09 avril 2015

LE CLIVAGE GAUCHE/DROITE : MYTHE OU REALITE ?

LE CLIVAGE GAUCHE/DROITE : MYTHE OU REALITE ?

Conférence inaugurale du Cercle Charles Péguy

Par Chantal DELSOL, membre de l'Institut

vendredi, 13 février 2015

La Gauche des valeurs est le problème avec l’Islam

La Gauche des valeurs est le problème avec l’Islam

Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national

Parti-Socialiste-Islam-perso.jpgLes activistes islamistes violents, boostés par les guerres américaines en Afghanistan, en Irak et les conséquences du « Printemps arabe » qui ont déstabilisé la Libye, la Syrie, la moitié de l’Afrique marquent des points.

Etonnamment, en dépit de la force de frappe militaire adverse, des zones entières de la Syrie, de l’Irak sont livrées à l’arbitraire d’un mélange détonnant d’illuminés, de mercenaires, de brigands, de partisans humiliés de minorités ou de régimes renversés, d’islamoracailles recyclées dans une cause religieuse ou transformés en adversaires redoutés et diabolisés (repoussoirs utiles) par les medias.

En Europe, la gauche des valeurs moralistes (victimaire, antiraciste, progressiste partout sauf dans le domaine de la souveraineté économique et démocratique) découvre, après avoir systématiquement favorisé l’immigration de masse et diabolisé toute critique, toute question ou toute proposition de limite, que l’Islam littéral peut poser problème pour les valeurs dites républicaines.

Les événements de "Charlie Hebdo", routine journalière au Moyen-Orient ou en Ukraine, effraient tout d’un coup ceux qui se réjouissaient du départ de jeunes djihadistes pour goûter au sang de l’atroce conflit syrien et y acquérir des compétences de guerre civile terroriste qu’ils vont bientôt ramener à domicile. La gauche porte une lourde responsabilité dans la manière dont les politiques ont fermé les yeux sur l’immigration de peuplement et l’installation de la logique antiraciste qui interdit toute critique et toute exigence d’intégration et de respect des lois, par repentance et culpabilisation.

Or la confrontation brutale et massive, sans transition progressive suffisamment longue, d’individus portant des valeurs culturelles plus archaïques, plus traditionalistes, avec le monde individualiste, du marché de la consommation effrénée, féminisé, sans autorité traditionnelle leur fait perdre la tête. Délinquance, implication dans le marché rapidement lucratif de la drogue, phénomènes de bandes ultraviolentes, repli communautaire, abus de prestations sociales de l’Etat providence. Construction, face à la laïcité qui n’est que l’évacuation forcée du religieux et de la morale hors de la vie publique, d’un modèle de rébellion identitaire du djihad avec des valeurs dorénavant barrées de notre modèle culturel (esprit de sacrifice, violence, complémentarité des rôles sexuels). Violence du droit à se défendre pour les musulmans victimes des guerres américaines et israéliennes, pureté morale, idéal d’une société à valeurs viriles et  à autorité verticale.

Les Droits de l’Homme individualistes ne sont pas un antidote  suffisant pour ceux qui explosent en perdant leurs points de repère dans le vide d’une société fondée sur l’autocontrôle, l’autocensure, l’effacement de soi face à l’Autre, le déséquilibre idéologique unilatéral culpabilisé de la relation à l’Autre, le vivre-ensemble imposé comme modèle du Paradis mondialiste, la susceptibilité paranoïaque comme système de pensée défensif. Or la gauche, malgré tout ce qui se passe, considère toujours que le problème le plus grave est l’islamophobie.

Pegida est un souci plus grand pour ces intellectuels liberticides et totalitaires que les actions violentes de Paris. La pression de la gauche des valeurs est double : maintenir à tout prix l’imposition d’un modèle multiculturel qui repose sur les droits à migrer et à imposer des valeurs  au pays d’accueil,  garantit une stratégie du chaos démontant les dernières institutions souverainistes et démocratiques locales,  fournit une clientèle électorale captive et reconnaissante.

L’Islam deviendra aussi, sur le modèle des groupuscules communautaristes qui s’autoproclament représentatifs, un lobby inquisitorial qui dénoncera, terrorisera toute critique ou allusion non élogieuse. A mon humble avis, les pratiquants musulmans devraient éviter ce piège et ne pas confier des revendications disproportionnées et non respectueuses à ce genre de groupes communautaristes qui sont sous le contrôle pyramidal de la gauche des valeurs : imposer le modèle multiculturel en favorisant la disparition des repères traditionnels et de bon sens (la droite des valeurs) tout en diabolisant l’Islam automatiquement considéré comme radical. Le problème c’est la migration imposée, le vide politique et culturel imposé par la gauche, l’évacuation des valeurs traditionnelles et religieuses de la vie quotidienne (laïcisme agressif), la paralysie du système immunitaire politique et démocratique des communautés locales.

La schizophrénie des valeurs de gauche déclenche la terreur et la soumission. Ne nous trompons pas d’adversaire : la migration imposée par les forces politiques qui déconstruisent les institutions, le bon sens commun, les valeurs spirituelles ne serait pas un problème aussi inquiétant si l’équilibre se faisait naturellement, réciproquement, avec respect et retenue. Or des forces laissent faire et incitent, sans permettre et oser s’y opposer, à exprimer et faire réaliser  des revendications indécentes ou de type deux poids, deux mesures. Susciter la peur et paralyser le dialogue. Ceci n’est pas acceptable.

Dominique Baettig, 8 février 2015

jeudi, 11 décembre 2014

Schaf de begrippen links en rechts af!

Schaf de begrippen links en rechts af!

Over zelfverklaard links en weggemoffeld rechts

door Dirk Rochtus

Ex: http://www.doorbraak.be

Deugen de begrippen 'links' en 'rechts' nog als politiek kompas? Een gesprek met een Duitse vriend ontlokt me de volgende mijmering over de oude tegenstelling – een vermeende? – tussen links en rechts.

Mijn goede vriend is een overtuigde sociaaldemocraat en noemt zichzelf steevast links. De tegenpool van links is volgens hem niet 'rechts', maar conservatief of 'burgerlijk'. 'Rechts' reserveert hij voor wat in feite extreemrechts voorstelt. De Duitse linkerzijde heeft er een handje van weg om rechts en extreemrechts met elkaar te vereenzelvigen. Wanneer neonazi's een aanslag pleegden, werden bijvoorbeeld vanuit progressieve hoek vaak concerten georganiseerd onder de noemer 'Rock gegen Rechts" (Rockmuziek tegen rechts). In Duitsland zul je iemand van het christendemocratische of liberale kamp zichzelf nooit rechts horen noemen, wel 'Mitte' (centrum) of 'bürgerlich' (De tegenhanger van dit laatste begrip zou consequent gezien eigenlijk 'proletarisch' moeten zijn in plaats van 'links'). Zich als progressief beschouwende mensen zullen nooit aarzelen om zichzelf 'links' te noemen, de 'anderen' zullen de begrippen 'links' en 'rechts' eerder relativeren. Het begrip 'rechts' is intussen zo'n vies woord geworden dat van de weinigen die zich nog rechts durven te noemen ('complexloos rechts') een groot aantal in de extreemrechtse hoek terug te vinden is. Zo wordt de gelijkschakeling van rechts en extreemrechts een self-fulfilling prophecy.

Vleugels

Over de vraag hoe links en rechts te definiëren kan eindeloos gediscuteerd worden. Enkele trefwoorden kunnen de tegenstelling misschien ietwat concreter maken: gelijkheid versus vrijheid, belastingen versus besparingen, kosmopolitisme versus (volks)nationalisme, vrijzinnigheid versus geloof. Mensen kunnen op basis van het levensbeschouwelijke als links, maar op basis van het economische als rechts gecatalogiseerd worden of omgekeerd. Zo heb je volksnationalisten die heel sociaal denken én handelen, bijvoorbeeld vanuit hun beroep of hun werken in het middenveld. Zulke mensen als 'rechts' stigmatiseren vanuit een 'links' oogpunt doet afbreuk aan hun sociale inborst en hun sociaal engagement. Links en rechts vormen – zolang deze begrippen nog gelden – de twee vleugels van de democratie. Het stigmatiseren of doen wegvallen van een van beide zou de democratie amputeren en ofwel tot geestelijke stilstand ofwel tot de hegemoniale positie van links of van rechts leiden. Deze vaststelling zou een objectieve kijk op de tegenstelling links-rechts met zich mee moeten brengen. Niettemin wordt deze tegenstelling al te vaak als moreel opgevat. Links claimt morele superioriteit, het taalgebruik zet zich daar naar: links geldt dusdoende als 'vooruitstrevend', en rechts als 'bekrompen'.

Merites

Het kost ook niets om jezelf 'links' te noemen en zo aan de goede kant te staan, wat heerlijk voor het geweten is. Maar eigenlijk zou iemand die zich 'links' noemt op zijn minst basisnoties van het marxisme moeten hebben of zelfs marxistische klassiekers moeten hebben gelezen, kwestie van intellectuele eerlijkheid. Beter dan te zwaaien met de termen links en rechts zou een politiek geëngageerde zich moeten bekennen tot een bepaalde ideologie en zichzelf bijvoorbeeld sociaaldemocraat, groen, christendemocraat, liberaal of volksnationalist noemen. Dat staat voor ideologische duidelijkheid en zorgt ervoor dat een overtuiging enkel en alleen op basis van haar maatschappelijke merites wordt beoordeeld in plaats van met morele maatstaven..

jeudi, 18 septembre 2014

Yes, nationalisme met een links-economische opstelling kan Schotland bevrijden

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Yes, nationalisme met een links-economische opstelling kan Schotland bevrijden, en niet alleen Schotland

Geschreven door 

Ex: http://www.solidarisme.be

Wat het nationalisme nodig heeft : een linkse economische opstelling , rechts op de waarden

Wat is het verschil tussen een nationalisme dat een groot deel van de bevolking kan overtuigen om voor onafhankelijkheid te gaan -zoals in Schotland vandaag- en een nationalisme dat haar doelstellingen angstvallig ontkend, zelfs verraad ,zoals in Vlaanderen.Dat verschil ligt in de wil om met de bevolking een sociaal contract af te sluiten. Decennia  van  socialistisch   conformisme aan het liberaal kapitalisme hebben in het Verenigd Koninkrijk geleid tot een ongeziene privatisering van overheidsbedrijven en sociale nutsvoorzieningen. Ook in Schotland werden de ‘nationale’ eigendommen geprivatiseerd, net zoals men dat in de rest van het koninkrijk  gedaan heeft.

Zo heeft het liberalisme en de vrije markt ,de samenhang binnen de Europese samenlevingen zo goed als vernietigd, daar is een bijproduct van dat liberalisme, met name immigratie voor een groot stuk mee schuldig aan. Voor de Europese Unie was en is dat echter een goede zaak, zo werden en worden de nationale gemeenschappen losgetrokken uit hun natuurlijk verband, en is de overgang naar een transnationale gemeenschap –de Europese Unie –die zich op een zuiver marktdenken baseert makkelijker te bereiken.Het is in de tegenstelling met deze logica- vrije marktliberalisme versus sociale welvaartstaat die de Schotse elite ( en volk) doet overhellen naar een ‘nationalistische’ koers voor hun land. Of dat zal lukken ,dat zien we deze week, en dan moeten we nog kijken hoe de E.U tegen dit gegeven zal aankijken.

Want dit zal een delicate zaak worden, de Europese Unie wil maar wat graag afgesplitste staten in haar rangen opnemen, maar vanuit geopolitiek standpunt  kan het voor de Unie gevaarlijk worden om de rest van het Verenigd Koninkrijk tegen zich in het harnas te jagen. Het Verenigt Koninkrijk is een van de drie Europese regionale machten, naast Duistland en Frankrijk  in Europa en gebruikt de Unie als een vrij handels-territorium, maar wat gebeurt er wanneer die Unie de ‘nationale’ belangen zo fundamenteel aantast dat er effectief grondgebied verloren gaat bij één van deze regionale machten, zoals dat bij de mogelijke Schotse onafhankelijkheid het geval zal zijn. Who knows , noboby. Wat zou Duitsland doen mocht het Ruhrgebied zich- onafhankelijk van Duitsland -bij de Unie willen aansluiten, denkt iemand echt dat men dat in Duitsland zou tolereren? Dat is trouwens al eens gebeurt in de geschiedenis, met het verdrag van Versailles.Dat gaf achteraf vuurwerk zoals we weten. De overdracht van nationaal grondgebied naar de Unie vinden de regionale grootmachten  dan ook alleen maar fijn als de kleine landen zich ontbinden, niet als het bij hen gebeurt. Europa zou van een vredesproject wel eens tot een regionaal conflictproject kunnen transformeren door Engeland klem te zetten met het opnemen van Schotland als E.U staat.

Voor anti Europese Unie militanten zoals wij dat zijn kunnen de gebeurtenissen in Schotland leerrijk worden, het kan de Unie  –op termijn- verzwakken ,dit omdat men de Engelse economie , Scotland is een energiebron voor het Koninkrijk en politiek ,zeker de geopolitiek, dwars zal zitten met een eventuele erkenning van Schotland als E.U staat.. Dat zal de UKIP en andere anti-E.U partijen in dat land alleen maar versterken .En elke verzwakking van de superstaat moeten we toejuichen.

Het streven naar nationale onafhankelijkheid ,is met het bestaan van de E.U een zeer moeilijke zaak geworden voor regionalisten, want ze moeten zich ook afscheuren van de Europese Unie of zich aan de Unie onderwerpen.Maar wat is daar de meerwaarde van, het juk van de ene Unie ( in het geval van Schotland) het Verenigd Koninkrijk ,afwerpen om zich daarna te onderwerpen aan een nog grotere en meer transnationaal onderdrukkingsmechanisme ,wat de ultra liberale Europese Unie.Het zal menige Schot dan ook- op termijn- ontgoochelen ,mocht het land voor onafhankelijkheid kiezen en zich daarna geconfronteerd zien met een liberaler agenda  van de E.U.die voor een groot stuk geënt is op wat in de U.K vandaag reeds gangbaar is , en waaraan de Schotten juist willen ontsnappen.De Schotten willen hun vrijheid om een sociaal systeem in te voeren met collectieve voorzieningen. De E.U wil juist die collectieve voorzieningen afschaffen en vernietigen.Onafhankelijkheid kan dan alleen maar als men zich ook van de E.U afwent, maar dan zullen de Schotten tegen twee vijanden aankijken, de E.U en het Verenigd Koninkrijk.Europa dwingt nationalisten in een catch 22 positie.

Maar één les kan men nu al trekken, het anti-Europees nationalisme kan maar succes hebben wanneer het een links economische  richting kiest, een sociale en antiliberale koers vaart.Zo kan ,en moet men zich afzetten tegen het Europese regionalisme van de elite dat door partijen zoals de N-VA wordt aangehangen.Zal  een partij zoals het Vlaams Belang radicaal voor deze optie durven kiezen, het is nochtans haar enige uitweg. Elke andere optie zal de partij totaal van de kaart vegen, en het zal haar kritiek op de euroregionalisten van de N-VA onmogelijk maken omdat ze op sociaaleconomisch vlak in dezelfde vijvers zullen vissen. Dan wordt /is deze partij irelevant.

Het  alternatief om de strijd voor onafhankelijkheid te voeren is een nieuw soort partij oprichten ( eventueel na het ontbinden van het VB).Een sociale en nationale partij, links van de economie, rechts op de waarden.

 

 

mardi, 15 juillet 2014

El neoliberalismo, la derecha y lo político

philosophie, théorie politique, philosophie politique, sciences politiques, politologie, jeronimo molina, néo-libéralisme, libéralisme, droite, gauche,

El neoliberalismo, la derecha y lo político

Jerónimo Molina

Ex: http://www.galeon.com/razonespanola

1. Aquello que con tanta impropiedad como intención se denomina «a la derecha» se ha convertido, como el socialismo utópico y el liberalismo político en el siglo XIX, en el chivo expiatorio de la política superideologizada que se impuso en Europa desde el fin de la I guerra mundial. Entre tanto, «la izquierda», como todo el mundo sabe, se ha erigido en administradora «urbi et orbe» de la culpa y la penitencia del hemisferio político rival. La izquierda, consecuentemente, ha devenido el patrón de la verdad política; así pues, imperando universalmente la opinión pública, su infalibilidad no puede tomarse a broma. Por otro lado, la retahíla de verdades establecidas y neoconceptos políticos alumbrados por el «siglo socialista» no tiene cuento.

Removidas en su dignidad académica las disciplinas políticas polares (el Derecho político y la Filosofía política), caracterizadas por un rigor y una precisión terminológicas que hoy se nos antojan, al menos de momento, inigualables, el problema radical que atenaza al estudioso de la Ciencia política tiene una índole epistemológica, pues las palabras fallan en lo esencial y ni siquiera alcanzan, abusadas, a denunciar realidades. Agotado hasta la médula el lenguaje político de la época contemporánea, nadie que aspire a un mínimo rigor intelectual debe apearse del prejuicio de que «ya nada puede ser lo que parece». En esta actitud espiritual, dolorosamente escéptica por lo demás, descansa probablemente la más incomprendida de las mentalidades políticas, la del Reaccionario, que casi todo el mundo contrapone equívocamente al vicio del pensamiento político conocido como progresismo.

2. En las circunstancias actuales, configuradoras, como recordaba no hace mucho Dalmacio Negro, de una «época estúpida», lo último que se debe hacer, por tanto, es confiar en el sentido inmaculado de las palabras. Todas mienten, algunas incluso matan o, cuando menos, podrían inducir al suicidio colectivo, no ya de un partido o facción, sino de la «unidad política de un pueblo». Hay empero raras excepciones en la semántica política que curiosamente conducen al pensamiento hacia los dominios de la teología política (politische Theologie) cultivada por Carl Schmitt, Alvaro d'Ors y unos pocos más escritores europeos. Parece que en dicha instancia todavía conservan los conceptos su sentido. De la importancia radical de lo teológico político, reñida con la consideración que estos asuntos merecen de una opinión pública adocenada, pueden dar buena cuenta los esfuerzos del llamado republicanismo (Republicanism) para acabar con toda teología política, uno de cuyos postulados trascendentales es que todo poder humano es limitado, lo detente el Amigo del pueblo, el Moloch fiscal, la Administración social de la eurocracia de Bruselas o los guerreros filantrópicos neoyorquinos de la Organización de las Naciones Unidas. Este nuevo republicanismo, ideología cosmopolítica inspirada en el secularismo protestante adonde está llegando en arribada forzosa el socialismo académico, no tiene que ver únicamente con el problema de la forma de gobierno. Alrededor suyo, más bien, se ha urdido un complejo de insospechada potencia intelectual, un internacionalismo usufructuario de los viejos poderes indirectos, cuya fe se abarca con las reiterativas y, como recordaba Michel Villey, antijurídicas declaraciones universales y continentales de derechos humanos. Todo sea para arrumbar la teología política, reducto ultramínimo, junto al realismo y al liberalismo políticos tal vez, de la inteligencia política y la contención del poder. Ahora bien, este republicanismo cosmopolítico, que paradójicamente quiere moralizar una supuesta política desteologizada, no es otra cosa que una política teológica, íncubo famoso y despolitizador progeniado por Augusto Comte con más nobles intenciones.

3. A medida que el mito de la izquierda, el último de los grandes mitos de la vieja política, va desprendiéndose del oropel, los creyentes se ven en la tesitura de racionalizar míticamente el fracaso de su religión política secular. Una salida fácil, bendecida por casi todos, especialmente por los agraciados con alguna canonjía internacional, encuéntrase precisamente en el republicanismo mundial y pacifista, sombra ideológica de la globalización económica. Vergonzantes lectores del Librito Rojo y apóstatas venales de la acción directa predican ahora el amor fraternal en las altas esferas supraestatales y salvan de la opresión a los pueblos oprimidos, recordando a Occidente, una vez más, su obligación de «mourir pour Dantzig!». Estas actitudes pueden dar o acaso continuar el argumento de las vidas personales de los «intelectuales denunciantes», como llamaba Fernández-Carvajal a los «soixante huitards», mas resultan poca cosa para contribuir al sostenimiento de la paz y la armonía mundiales. Tal vez para equilibrar la balanza se ha postulado con grande alarde la «tercera vía», postrera enfermedad infantil del socialismo, como aconsejaría decir el cinismo de Lenin. Ahora bien, esta prestidigitante herejía política se había venido configurando a lo largo del siglo XX, aunque a saltos y como por aluvión. Pero no tiene porvenir esta huida del mito hacia el logos; otra cosa es que el intelectual, obligado por su magisterio, lo crea posible. Esta suerte de aventuras intelectuales termina habitualmente en la formación de ídolos.

Aunque de momento no lo parezca, a juzgar sobre todo por los artistas e intelectuales que marcan la pauta, la izquierda ha dejado ya de ser sujeto de la historia. ¿Cómo se explica, pues, su paradójica huida de los tópicos que constituyen su sustrato histórico? ¿A dónde emigra? ¿Alguien le ha encomendado a la izquierda por otro lado, la custodia de las fronteras de la tradición política europea? La respuesta conduce a la inteligencia de la autoelisión de la derecha.

Suena a paradoja, pero la huida mítico-política de la izquierda contemporánea parece tener como meta el realismo y el liberalismo políticos. Este proceso, iniciado hace casi treinta años con la aparición en Italia de los primeros schmittianos de izquierda, está llamado a marcar la política del primer tercio del siglo XXI. No cabe esperar que pueda ventilarse antes la cuestión de la herencia yacente de la política europea. Ahora bien, lo decisivo aquí, la variable independiente valdría decir, no es el derrotero que marque la izquierda, pues, arrastrada por la inercia, apenas tiene ya libertad de elección. Como en otras coyunturas históricas, heraldos de un tiempo nuevo, lo sustantivo o esencial tendrá que decidir sobre todo lo demás.

El horizonte de las empresas políticas del futuro se dibuja sobre las fronteras del Estado como forma política concreta de una época histórica. El «movimiento», la corrupción que tiraniza todos los asuntos humanos, liga a la «obra de arte» estatal con los avatares de las naciones, de las generaciones y, de manera especial, a los de la elite del poder. La virtud de sus miembros, la entereza de carácter, incluso el ojo clínico político determinan, como advirtió Pareto, el futuro de las instituciones políticas; a veces, como ha sucedido en España, también su pasado.

4. Precisamente, el cinismo sociológico paretiano -a una elite sucede otra elite, a un régimen otro régimen, etcétera- ayuda a comprender mejor la autoelisión de la derecha. La circulación de las elites coincide actualmente con el ocaso de la mentalidad político-ideológica, representada por el izquierdismo y el derechismo. En términos generales, la situación tiene algún parangón con la mutación de la mentalidad político-social, propia del siglo XIX. Entonces, las elites políticas e intelectuales, atenazadas por los remordimientos, evitaron, con muy pocas excepciones, tomar decisiones políticas. Llegó incluso a considerarse ofensivo el marbete «liberal», especialmente después de las miserables polémicas que entre 1870 y 1900 estigmatizaron el liberalismo económico. Son famosas las diatribas con que el socialista de cátedra Gustav Schmoller, factótum de la Universidad alemana, mortificó al pacífico profesor de economía vienés Karl Menger. Así pues, aunque los economistas se mantuvieron beligerantes -escuela de Bastiat y Molinari-, los hombres políticos del momento iniciaron transición al liberalismo social o socialliberalismo. La defección léxica estuvo acompañada de un gran vacío de poder, pues la elite europea había decidido no decidir; entre tanto, los aspirantes a la potestad, devenida res nullius. acostumbrados a desempeñar el papel de poder indirecto, que nada se juega y nada puede perder en el arbitrismo, creyeron que la política era sólo cuestión de buenas intenciones.

El mundo político adolece hoy de un vacío de poder semejante a aquel. La derecha, según es notorio, ha decidido suspender sine die toda decisión, mientras que la izquierda, jugando sus últimas bazas históricas, busca refugio en el plano de la «conciencia crítica de la sociedad». En cierto modo, Daniel Bell ya se ocupó de las consecuencias de este vacío de poder o «anarquía» en su famoso libro Sobre el agotamiento de las ideas políticas en los años cincuenta (1960). Al margen de su preocupación por la configuración de una «organización social que se corresponda con las nuevas formas de la tecnología», asunto entonces en boga, y, así mismo, con independencia de la reiterativa lectura de esta obra miscelánea en el sentido del anuncio del fin de las ideologías, Bell se aproximó a la realidad norteamericana de la izquierda para explicar su premonitorio fracaso. El movimiento socialista, del que dice que fue un sueño ilimitado, «no podía entrar en relación con los problemas específicos de la acción social en el mundo político del aquí y del ahora, del dar y tomar». La aparente ingenuidad de estas palabras condensa empero una verdad política: nada hay que sustituya al poder.

6. El florentinismo político de la izquierda, que en esto, como en otros asuntos, ha tenido grandes maestros, ha distinguido siempre, más o menos abiertamente, entre el poder de mando o poder político en sentido estricto, el poder de gestión o administrativo y el poder cultural, espiritual o indirecto. La derecha, en cambio, más preocupada por la cuestiones sustanciales y no de la mera administración táctica y estratégica de las bazas políticas, ha abordado el asunto del poder desde la óptica de la casuística jurídica política: legitimidad de origen y de ejercicio; reglas de derecho y reglas de aplicación del derecho; etcétera. La izquierda, además, ha sabido desarrollar una extraordinaria sensibilidad para detectar en cada momento la instancia decisiva y neutralizadora de las demás -pues el dominio sobre aquella siempre lleva implícito el usufructo indiscutido de la potestad-. De ahí que nunca haya perdido de vista desde los años 1950 lo que Julien Freund llamó «lo cultural».

En parte por azar, en parte por sentido de la política (ideológica), la izquierda europea más lúcida hace años que ha emprendido su peculiar reconversión a lo político, acaso para no quedarse fuera de la historia. Lo curioso es que este movimiento de la opinión se ha visto favorecido, cuando no alentado, por la «autoelisión de la derecha» o, dicho de otra manera, por la renuncia a lo político practicada sin motivo y contra natura por sus próceres.

La izquierda europea, depositaria del poder cultural y sabedora de la trascendencia del poder de mando, permítese abandonar o entregar magnánimamente a otros el poder de gestión o administrativo, si no hay más remedio y siempre pro tempore, naturalizando el espejismo de que ya no hay grandes decisiones políticas que adoptar. Resulta fascinante, por tanto, desde un punto de vista netamente político, el examen de lo que parece formalmente una repolitización de la izquierda, que en los próximos años, si bien a beneficio de inventario, podría culminar la apropiación intelectual del realismo y del liberalismo políticos, dejando al adversario -neoliberalismo, liberalismo económico, anarcocapitalismo- que se las vea en campo franco y a cuerpo descubierto con la «ciencia triste». Aflorarán entonces las consecuencias del abandono neoliberal de lo político.



Jerónimo Molina