dimanche, 15 février 2026
Lyon, Quentin, un seuil est franchi

Lyon, Quentin, un seuil est franchi: l’antifascisme imaginaire tue
par Sergio Filacchioni
Source: https://www.ilprimatonazionale.it/approfondimenti/lione-q...
Rome, 14 février – Une conférence de la députée de gauche Rima Hassan, qui s’est tenue le 12 février à l’Institut d’Études Politiques de Lyon, s’est transformée en un grave incident, où le sang a coulé. En effet, aux abords du lieu où se déroulait l’événement, une agression a eu lieu, qui a fait une victime Quentin, 23 ans, qui serait intervenu — selon les versions — pour défendre des activistes du collectif identitaire Nemesis présentes sur place lors d’un flash mob de protestation.
À Lyon, le sang recommence à couler
Selon les dénonciations des militants eux-mêmes, un groupe d’environ trente antifascistes, affiliés au groupe de la Jeune Garde, aurait encerclé et frappé plusieurs personnes. Quentin aurait été atteint de coups de poing et de pieds, même une fois à terre, subissant de graves traumatismes crâniens. Transporté en urgence à l’hôpital Édouard-Herriot, il a été admis dans un état critique. Dans les heures qui ont suivi, son état s’est aggravé jusqu’à son décès, selon les mêmes sources proches du collectif. Les autorités françaises ont ouvert une enquête pour meurtre volontaire et analysent les vidéos de surveillance ainsi que les témoignages pour reconstituer la dynamique exacte des faits et identifier d’éventuels responsables. Parmi les noms cités par les activistes de Nemesis, figure celui de Jacques-Élie Favret. Sa présence dans le groupe responsable du meurtre brutal indique comment la gauche structure le conflit politique: Favret est collaborateur du député de La France Insoumise, Raphaël Arnault.
Seul contre un grand nombre
Avec l’assassinat de Quentin, la France et l’Europe sont confrontées à un fait qui ne s’était pas produit depuis des années: un jeune militant a été tué lors d’une attaque organisée et politiquement protégée par l’extrême gauche. Un événement qui ne peut pas nous laisser indifférents en Italie: de Sergio Ramelli à Paolo Di Nella, les agressions antifascistes ont marqué une période sanglante de notre histoire nationale récente. Et, non, le discours sur les “extrêmes opposés” ne tient pas. Quentin, Sergio et Paolo ont été attaqués par de nombreux adversaires alors qu'ils étaient seuls: certains revenaient chez eux, d’autres collaient des affiches, d’autres encore se sont avancés. Des militants politiques qui n’ont pas brandi d’arme ou de bâton, mais qui avaient le courage de vouloir changer le destin de leur pays. Quentin était un patriote, un catholique dévot, un garçon sportif et amoureux de la lecture. Selon les témoins, il n’aurait pas hésité à se porter volontaire pour protéger les jeunes activistes du collectif féministe/identitaire lors d'un moment de tension maximale. C’est cet élément, plus encore que la dynamique violente, qui frappe ceux qui le connaissaient: l’idée d’une responsabilité assumée personnellement, sans calcul.
L’antifascisme à l’épreuve des faits
Pendant des années, une certaine mouvance politique a revendiqué “l’antifascisme militant” comme une catégorie légitime, distincte de la violence. Pourtant, lorsqu’un antifascisme se structure comme présence organisée dans la rue, prête à l’affrontement physique, la frontière entre politique modérée et politique violente disparaît. Si la France a connu ces dernières années dissolutions, polémiques et procédures surtout contre des groupes identitaires et nationalistes, il est évident que la tolérance pour certaines formes de militantisme de gauche a nourri leur aura d’impunité. En fin de compte, lorsque des partis structurés présentent des candidats issus de l'activisme radical, les protègent ou légitiment de telles figures, le message est clair: cet engagement fait partie intégrante du champ politique institutionnel. Le cas d’Ilaria Salis en Italie — devenue symbole avant même la fin de sa procédure judiciaire — illustre cette dynamique où le charognard est transformé en modèles pour la représentation politique par des partis qu’on voudrait en théorie modérés, qu'ils soient “verts” ou de centre-gauche.
À Lyon, le climat change pour tous
Pendant des années, on a répété que “tuer un fasciste n’est pas un crime”, que l’adversaire politique n’est pas un concurrent mais une menace ontologique, le saut de la délégitimation morale à l’agression physique n’est pas une aberration imprévisible: c’est une dérive logique. Et le problème ne concerne pas seulement la France. En Italie, en 2025, à Padoue, un militant de CasaPound a fini à l’hôpital après une attaque antifasciste organisée pour frapper durement. Nous nous souviendrons de Quentin, mais pas comme d’une victime. Nous nous souviendrons du courage et de la détermination avec lesquels cet “un” est meilleur que ce “beaucoup”. Nous nous souviendrons de ce jour comme le point où une nouvelle ère de radicalisation tragique trouve sa pleine éclosion. Parce qu’à partir de maintenant, personne ne pourra plus faire semblant que ce n’est qu’un simple conflit politique. Une nouvelle frontière a été franchie. Et quand une frontière est dépassée, le climat change pour tous.
Sergio Filacchioni.
Sergio Filacchioni est journaliste, graphiste et photographe, actif avec le site en ligne Il Primato Nazionale. Rome. Il est né en 1998.
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16:41 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lyon, quentin, france, europe, affaires européennes |
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