Renaud Camus L’écrivain français Renaud Camus, dans un petit livre intitulé Le Communisme du XXIe siècle (Xenia, 2007), développe la comparaison proposée par Alain Finkielkraut qui rapprochait l’anti-racisme idéologique qui sévit de nos jours d’une nouvelle forme de communisme (pas dans le contenu bien sûr, mais dans le côté stalinien de la pensée unique et de l’inquisition permanente). Renaud Camus compare ici les deux systèmes :


« Le communisme a rendu plus puissants – au moins dans un premier temps, dans un très long premier temps, et qui en Asie dure encore – les Etats et les sociétés sur lesquels il exerçait son pouvoir (à moins qu’il ne l’exerçât par conquête extérieure bien sûr, comme en Europe de l’Est) : il a fait la Russie plus forte, la Chine plus respectée, le Vietnam plus redoutable, la Corée du Nord plus dangereuse. L’antiracisme, au contraire, mine radicalement les nations et les civilisations qu’il se soumet : il leur ôte tout moyen de défense, il annihile leur volonté de perdurer dans l’être, il fait d’elles autant de villes ouvertes, de lotissements à saisir, de boulevards pour les invasions. Il est certes un pouvoir formidable, mais c’est un pouvoir pur, un pouvoir pour le pouvoir, coïncidant avec lui-même et dont les Etats qui s’en réclament n’ont rien à espérer mais tout à craindre. »


Une dizaine de pages plus loin, il ajoute :


« Le pouvoir de l’antiracisme est absolument inébranlable en effet tant qu’il n’y a pour le contester que les racistes : c’est à peu près comme si la répression sexuelle n’avait eu en face d’elle, pour s’opposer à son règne, à son principe et à ses abus, que les violeurs d’enfants. L’antiracisme est d’ailleurs parfaitement conscient de cette donnée-là, et c’est pourquoi il n’a rien de plus pressé, toujours, que de traiter de raciste quiconque lui présente la moindre objection, ou lui pose une question qui l’embarrasse ou lui déplaît. »

UNITE POPULAIRE

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