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vendredi, 27 novembre 2020

Raymond Abellio, le roman du huitième jour

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Luc-Olivier d’Algange

Raymond Abellio, le roman du huitième jour

         « Je n'étais qu'une ombre parmi les ombres, mais je sentais bouger en moi ce monde ultime où la pensée devient acte et purifie le monde, sans geste ni parole, toute seule, par la seule vertu de sa rigueur, de sa claire magie. » 

                                                                                              Raymond Abellio

         Le roman « idéologique » de Raymond Abellio outrepasse l'idéologie au sens restreint d'une partialité humaine, liée à des appartenances ou des circonstances historiques. C'est un roman engagé dans le désengagement, décrivant les conditions de l'advenue de l'Inconditionné. En allant aux confins de la psychologie, il importe à l'auteur de passer de l'autre côté, là où toute psychologie devient métaphysique, toute politique, gnose. Le roman d'Abellio s'achemine vers la « conversion du regard », ou, mieux encore, il est le cheminement de la conversion du regard à travers les apparences d'un monde transfiguré, impassible et lumineux, où les ténèbres mêmes sont devenues les ressources profondes du jour. Qu'importe un récit qui n'a pas pour ambition ultime de dire le huitième jour ? Qu'importe un personnage dont l'auteur n'ôte point le masque humain ? Qu'importe une histoire qui n'est point le signe visible d'une hiéro-histoire ? Qu'importe le visible s'il n'est point l'empreinte de l'invisible ? Qu'importe l'instant qui ne tient pas au cœur de l'éternité ?

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La vaste orchestration abellienne, dont l'ambition romanesque n'est pas sans analogie avec celle de Balzac, semble n'avoir d'autre dessein que ce basculement à la fois final et inaugural dans l'éternel. Mais pour abolir le Temps, pourquoi écrire romans et mémoires qui semblent être, au contraire, des modes d'accomplissement de la temporalité ? Pour quelles raisons Abellio, qui visait à une sorte de monadologie leibnizienne appliquée à l'épistémologie contemporaine, ne s'est-il point limité à l'exposé didactique de la structure absolue ? « Ma plus haute ambition écrit Raymond Abellio, c'est en effet d'écrire le roman de cette structure absolue, à travers les bouleversements qu'entraîna pour moi cette découverte, et d'écrire à ce sujet non pas un essai philosophique romancé, ou un roman bâtard, mais un vrai roman, celui de ma propre vie, replacée dans cette genèse, et, à cet égard, toute vie sachant reconnaître les signes est selon moi un sujet d'une valeur romanesque sans égale, le seul sujet. »

unnamedrastrabs.jpgLa structure absolue de Raymond Abellio se distingue d'abord du structuralisme universitaire en ce qu'elle est une structure mobile.  La structure absolue n'est pas un schéma mais un tournoiement de relations qui s'impliquent les unes dans les autres, jusqu'à ce vertige que Raymond Abellio nomme « le vertige de l'abîme du Jour ». Or, qu'est-ce qu'un roman lorsqu'il se délivre du positivisme sommaire de la psychologie et de la sociologie, sinon la victoire de « l'abîme du jour » sur « l'abîme de la nuit » ? Les forces obscures, destructrices, qui hantent les personnages d'Abellio (et ne sont pas sans analogie, à cet égard, avec ceux de Dostoïevski) sont la « matière première » au sens alchimique, du Grand-Œuvre qui portera le roman idéologique jusqu'à l'incandescence du roman prophétique. Le paroxysme de l'événement est effacement de l'événement.

Drameille, dans La Fosse de Babel, précise que l'on ne peut décrire un effacement. En revanche, il est possible, à l'écrivain de l'extrême, de décrire un paroxysme, « cette floraison d'un Dieu si plein de lui-même que martyrs et criminels s'y confondent. » Avant la grande libération solaire, impériale, il faut passer par l'ascèse nocturne de l'action. «  Les hommes, écrit encore Abellio, ne retrouveront le sens du sacré qu'après avoir traversé tout le champ du tragique. » La passion encore invisible du « dernier Occident » s'accomplira dans « la montée nocturne du roman où s'efface sans cesse et se renouvelle le pouvoir des mots. »

L'œuvre de Raymond Abellio rejoint ainsi l'ambition continue de la philosophie grecque, des présocratiques jusqu'aux néoplatoniciens, qui est de changer l'Eris malfaisante en Eris bienfaisante: « Les hommes les plus torturés par l'impossible peuvent passer pour des êtres en repos, mais leur passivité met en action, dans l'invisible, les forces les plus puissantes ». Le parcours de Raymond Abellio, de la politique à la gnose, relate ce passage de l'Eris néfaste à l'Eris faste. L'ascèse personnelle de Raymond Abellio consistera pour une grande part à juguler en lui la violence tragique et dostoïevskienne de l'ultime Occident et à dépasser, par le haut, le nihilisme des idéologies antagonistes: « Il fallait alors regrouper secrètement, au-delà de toutes les idéologies, la minorité européenne déjà consciente de sa future prêtrise. ». Le premier chapitre du roman significativement intitulé Heureux les Pacifiques débute précisément par un meurtre inaccompli. L'ennemi véritable n'est pas celui que paraissent désigner, au demeurant de façon toujours obscure ou aléatoire, les circonstances historiques. L'Ennemi véritable est le Moi. Pour atteindre le Soi, il faut tuer le Moi. Les romans d'Abellio décrivent l'élévation transfigurante, avec ses dangers, ses écueils et ses échecs, de la « petite guerre sainte » à la « grande guerre sainte ».

CVT_Heureux-les-pacifiques_2955.jpegL'œuvre de Raymond Abellio est de celles pour qui le monde existe. Là où le romancier du singulier ratiocine en exacerbant son recours à l'analyse psychologique ou en se perdant en volutes formalistes, le romancier de l'extrême vit son œuvre comme « la triple passion de l'éthique, de l'esthétique et de la métaphysique. »Le singulier enferme l'individu en lui-même. L'extrême le conduit à ses propres limites qui non seulement le révèlent à lui-même mais changent le miroir du Moi en une vitre murmurante, voire en un vitrail dont les couleurs sont clairement délimitées mais dont les accords sont infiniment variés par le mouvement de la lumière. Les rosaces des cathédrales sont les figures versicolores de la Structure Absolue. A la fois dans le temps et en dehors du temps, révélant l'éternité par la mobilité de ses dialectiques entrecroisées, la structure absolue circonscrit  « l'abîme du jour » de la conscience dans sa rotation solaire, dans son ensoleillement génésique. Tout pour le romancier, comme pour le gnostique (et la phénoménologie husserlienne dont se revendiquera Abellio se définit elle-même comme une « communauté gnostique ») se joue dans la conscience, qui est « le plus haut produit de l'être ».

Le roman digne de ce nom, qui entretient encore quelque rapport avec une spiritualité romane, sera donc le roman d'une ou de plusieurs « consciences en action ». A  la ressemblance des romans de Stevenson, de Conrad ou de John Buchan, les romans d'Abellio inventent des personnages qui se mesurent aux évidences et aux ténèbres du monde. Ces personnages « lucifériens » ne croient point  abuser de leurs forces en allant « au cœur des ténèbres », voire au cœur du « typhon ». Leur quête de l'immobilité centrale passe par l'expérimentation des tumultes et des tourbillons les plus périlleux. N'est-il point dit dans les récits du Graal que le château périlleux « tourne sur lui-même »? Pour n'être point rejeté dans les ténèbres extérieures, il importe de saisir au vif de l'instant l'opportunité excellente. C'est bien cette prémisse qui donne à la gnose abellienne le pouvoir de subjuguer le récit et de susciter un romancier qui, en toute conscience, domine son genre, sans nuire à l'impondérable vivacité: « Chaque fois j'ai vécu d'abord, réfléchi ensuite, écrit enfin. J'ai même parfois revécu assez vite pour être obligé de détruire ce que j'avais écrit. Mais qui me comprendra ? Un seul roman dans toute ma vie, ce devrait être assez, quand la vie est finie en tant que récit et qu'en tant que réalité, elle commence. »

104595451.jpgAlors que Les Chemins de la liberté de Sartre ou les Déracinés de Barrès s'alourdissent de l'insistance avec laquelle leurs auteurs défendent leur thèse, la trilogie abellienne (ou la tétralogie, selon que l'on y intègre ou non son premier roman Heureux les Pacifiques) fait jouer la Structure Absolue dans tous les sens et se refuse aux vues édifiantes, laissant au lecteur la possibilité d'une lecture périlleuse, où la conscience  ne peut compter que sur ses propres pouvoirs pour discerner le Bien et le Mal, autrement dit, la Grâce et la pesanteur. Si Abellio est bien le contraire d'un donneur de leçon, il est fort loin de se complaire dans un immoralisme qui ne serait que la floraison parasitaire de la morale qu'il condamne. Il peut ainsi fonder une éthique, directement reliée à l'esthétique et à la métaphysique. La morale abellienne est cette fine pointe où la pensée de Nietzsche rejoint la théologie de Maître Eckhart.

Dans leurs fidélités et dans leurs transgressions, c'est bien à la recherche d'une morale que s'en vont les personnages de Raymond Abellio et à travers eux, Raymond Abellio lui-même. Mais cette morale n'est pas une morale utilitaire, une morale de la récompense ou du marchandage, mais une morale héroïque et sacerdotale. Pour Raymond Abellio, le péché, c'est l'erreur. A ce titre, le péché ne doit point conduire à la culpabilité mais à un repentir, au sens artistique. Le penseur est un archer: il doit apprendre à ajuster son tir. Pécher, c'est rater le cible. La méditation du repentir favorise une plus grande exactitude. Le moralisateur se trouve en état de péché continuel, lui qui à force de s'occuper des archets d'autrui, ne cesse de manquer, dans sa propre relation au monde, la cible du Bien, du Beau et du Vrai.  A cet égard, l'œuvre de Raymond Abellio relève bien d'une ascèse pascalienne.

La_fosse_de_Babel.jpgLes romans de Raymond Abellio sont pascaliens par leur dramaturgie qui décrit la rencontre, à travers les personnages, de l'esprit de finesse, qui saisit les nuances du moment, et de l'esprit de géométrie, qui entrevoit les vastes configurations où s'inscrivent les destinées humaines, collectives ou individuelles. L'œuvre de Raymond Abellio n'est pas moins novatrice lorsqu'elle délivre le sens du destin, le fatum des tragédies et des romans de Balzac, du déterminisme purement naturaliste où l'entraînent les intelligences rudimentaires. Dans La Fosse de Babel ou Visages immobiles, le destin individuel n'a pas une moindre signification que le destin collectif. L'individuel et le collectif s'entretissent si bien qu'il n'est aucune complexité, ni aucune puissance, qui ne dussent être saisies et dominées par l'entendement. Loin de soumettre l'individu, de lui ôter son libre-arbitre, l'interdépendance universelle, qui est l'apriori théorique de la Structure Absolue,  restitue la personne à sa souveraineté bafouée par l'individualisme de masse des sociétés occidentales modernes. Si les mouvements majestueux des astres influent sur nos destinées, Abellio ne manquera pas de rappeler qu'un homme qui étend ses bras change l'ordre des constellations, fût-ce de manière infime. Mais qui est juge de l'importance de l'infime ou du grandiose ? Lorsque l'esprit de finesse coïncide avec l'esprit de géométrie, l'infime et le grandiose s'impliquent l'un dans l'autre dans un ordre de grandeur où la qualité entre en concordance avec la quantité sans plus être écrasée par elle, comme par sa base, la pointe d'une pyramide inversée. Tout auteur, qui n'entend pas être réduit au rôle de pourvoyeur de distractions ou d'homélies à conforter la bonne conscience du médiocre, ne peut témoigner en faveur de son art sans avoir entrepris, au préalable, une critique radicale des morales, des valeurs et des savoirs qui prétendent au gouvernement absolu des hommes par l'exclusion de toute métaphysique et de toute transcendance. Conjoignant la finesse du romancier et la géométrie du métaphysicien, s'inscrivant ainsi dans la voie royale de la haute-littérature (qui, de la Délie de  Scève  jusqu'aux Nouvelles Révélations de l'Etre d'Antonin Artaud, n'a jamais cessé de relever le défi que le prophétisme adresse à la raison non pour détruire la raison mais pour en exaucer le vœu secret dans les arcanes du Logos-Roi) l'œuvre de Raymond Abellio définit l'espace nécessaire aux nouvelles advenues de l'Intellect.

Ces advenues seront transdisciplinaires, impériales, européennes, tiers-incluantes et gnostiques. « Si aujourd'hui, en Europe, écrit Raymond Abellio, la politique n'est plus qu'affairisme ou futilité, une supra-politique est train de naître, qui n'est encore que pressentiment et reste au stade de la non-politique. Le grand drame intérieur de Kierkegaard, Dostoïevski, Nietzsche, Kafka et Husserl, qui s'est dilué chez les épigones en scolastiques de minuties incapables de rapprocher les signes, devient le drame même de l'histoire. Sur la sous-humanité, par une juste compensation, une surhumanité tente de naître. Dans un monde où toute relation véritable est rompue, elle seule vit, dans sa solitude, la triple et unique passion de l'éthique de l'esthétique et du religieux, d'où sortira un comble de relation: une religion nouvelle. »

Est-il même nécessaire de préciser que  cette « surhumanité » n'a rien de darwinien, qu'elle ne se rapporte nullement à quelque évolution biologique mais demeure, tout comme la « religion nouvelle » essentiellement christique, comme une éternelle possibilité de la Sophia perennis ?

Luc-Olivier d'Algange.

Commentaires

Je recopie ici une réponse faite à un commentaire un peu trop critique fait sur facebook à l'article publie sur facebook : "Un court article sur Raymond Abellio, sera forcément frustrant pour qui aura comme vous ou moi cherché à attaquer cette montagne Abellienne, ou aura été attaqué par elle et finalement n'en sera jamais sorti indemne, en aura été sur déterminé, post destiné car cette rencontre était prédestinée comme les nuages de la formule étrusque reprise par Sénèque et qui a été pour Abellio à l'école de Pierre de Combas, un éveil. L'affinité avouée de Luc-Olivier d'Algange avec le projet métaphysique, philosophique et littéraire de Raymond Abellio est certes pudique, mais elle n'a guère besoin de se proclamer urbi et orbi tant elle sourds dans les écrits de notre ami. Aussi la conclusion vue par vous comme un raccourcis, c'est une frustration car elle est presque laconique, mais elle est un rappel de l'attente de la surhumanité christique. Tout ce qui peut aider cette surhumanité à advenir est ce qui nous concerne, je ne vois pas quelle meilleure conclusion pouvait être avec une précision de taille. Le surhomme n'est pas une évolution biologique, il n'est pas une nouvelle espèce qui dépasserait le Christ ou le contournerait mais une humanité qui se transcende se transforme peut être avec un support biologique ou une incidence biologique pour se christifier. La morale héroïque et non utilitaire, l'indissociabilité du Beau du Vrai et du Bien, ne sont ils point des signes d'une même position d'archers en formation de combat pour viser la cible entre L.O. d'A. et Abellio, en équilibre entre Nietzsche et Eckart ? Je crois sincèrement que cet article dépasse de très loin l'évocation. L'oeuvre d'Abellio le cathare est Pascalienne. Ne nous plaignons pas qu'elle soit présentée aux oubliés de l'éducation métaphysique par un dandy de grand chemin. Cette expression du reste, son sens m'échappe un peu, tout comme du palimpseste...Si vous daignez m'éclairez j'en serai très honoré. J'aimerais mieux parler au sujet de L.O. d'A. d'un noble Dandy voyageur. L'oeuvre d'Abellio, je l'ai dit au début de ce commentaire ne peut pas s'oublier. Elle appartient à la mémoire, faite de romans dans l'histoire, faits d'histoires personnelles et collectives articulation du particulier et de l'universel et faite de mémoires qui en sont le miroir. Soit on est jamais entré dans on oeuvre par paresse intellectuelle, par manque d'intuitions spirituelle et esthétique suffisante pour reconnaître le génie, soit pour des raisons idéologiques philosophiques religieuses ou politiques. Soit ayant vaincu ces obstacles on a abordé l'oeuvre. Mais si on est entré en ne peut pas oublier. Pour ceux qui sont entrés dans le monde Abellien cet article est comme un rappel pythagoricien de souvenirs dans les exercices Gurdjieffiens. L'article agit alors comme une interrogation pouvant entraîner le repentir et non la culpabilité. Est ce qu'après avoir été mis en relation avec cette pensée j'ai fait mon possible de me montrer digne de ce qui m'avait été offert afin de moi aussi toucher la cible ? Pour ceux qui n'ont pas lu ou à peine lu les livres d'Abellio, cet article est suffisant pour leur mettre l'eau de la sapience à la bouche. Le dandysme ici est salutaire dans une époque encore plus au fond du gouffre que celle où Abellio a écrit et vécu sa vie. C'est salutaire pour faciliter le passage. L. O. d'A. eût été plus Pascalien qu'il en aurait été handicapé dans son rôle de passeur. Sa désinvolture est salutaire, providentielle même. La tragédie est bien plus grande, elle n'est pas tant physique et corporelle que spirituelle, mais nous devons nous adresser à des humains ne sachant plus prendre soin de leurs âmes. Et pourtant comme il dit dans " L'âme secrète de l'Europe" " L'âme du monde attend d'être sauvée par les âmes humaines." Je prétends et de n'est pas de ma part une flagornerie dont je suis structurellement incapable, que notre ami a donné ici, comme il le fait en général, une excellente réponse à l'urgence sanitaire que réclament ou pire ne réclament plus les âmes. Merci Sam Lowry car sans vous je n'aurais peut être pas fait l'effort de m'exprimer sur cet article bienfaisant.

Écrit par : Marc Gandonnière | samedi, 28 novembre 2020

e recopie ici une réponse faite à un commentaire un peu trop critique fait par un internaute sur facebook à l'article :
"Un court article sur Raymond Abellio, sera forcément frustrant pour qui aura comme vous ou moi cherché à attaquer cette montagne Abellienne, ou aura été attaqué par elle et finalement n'en sera jamais sorti indemne, en aura été sur déterminé, post destiné car cette rencontre était prédestinée comme les nuages de la formule étrusque reprise par Sénèque et qui a été pour Abellio à l'école de Pierre de Combas, un éveil.
L'affinité avouée de Luc-Olivier d'Algange avec le projet métaphysique, philosophique et littéraire de Raymond Abellio est certes pudique, mais elle n'a guère besoin de se proclamer urbi et orbi tant elle sourds dans les écrits de notre ami. Aussi la conclusion vue par vous comme un raccourcis, c'est une frustration car elle est presque laconique, mais elle est un rappel de l'attente de la surhumanité christique. Tout ce qui peut aider cette surhumanité à advenir est ce qui nous concerne, je ne vois pas quelle meilleure conclusion pouvait être avec une précision de taille. Le surhomme n'est pas une évolution biologique, il n'est pas une nouvelle espèce qui dépasserait le Christ ou le contournerait mais une humanité qui se transcende se transforme peut être avec un support biologique ou une incidence biologique pour se christifier. La morale héroïque et non utilitaire, l'indissociabilité du Beau du Vrai et du Bien, ne sont ils point des signes d'une même position d'archers en formation de combat pour viser la cible entre L.O. d'A. et Abellio, en équilibre entre Nietzsche et Eckart ? Je crois sincèrement que cet article dépasse de très loin l'évocation. L'oeuvre d'Abellio le cathare est Pascalienne. Ne nous plaignons pas qu'elle soit présentée aux oubliés de l'éducation métaphysique par un" dandy de grand chemin." Cette expression du reste, son sens m'échappe un peu, tout comme du palimpseste. J'aimerais mieux parler au sujet de L.O. d'A. d'un noble Dandy voyageur. L'oeuvre d'Abellio, je l'ai dit au début de ce commentaire ne peut pas s'oublier. Elle appartient à la mémoire, faite de romans dans l'histoire, faits d'histoires personnelles et collectives articulation du particulier et de l'universel et faite de mémoires qui en sont le miroir. Soit on est jamais entré dans on oeuvre par paresse intellectuelle, par manque d'intuitions spirituelle et esthétique suffisante pour reconnaître le génie, soit pour des raisons idéologiques philosophiques religieuses ou politiques. Soit ayant vaincu ces obstacles on a abordé l'oeuvre. Mais si on est entré en ne peut pas oublier.
Pour ceux qui sont entrés dans le monde Abellien cet article est comme un rappel pythagoricien de souvenirs dans les exercices Gurdjieffiens. L'article agit alors comme une interrogation pouvant entraîner le repentir et non la culpabilité. Est ce qu'après avoir été mis en relation avec cette pensée j'ai fait mon possible de me montrer digne de ce qui m'avait été offert afin de moi aussi toucher la cible ? Pour ceux qui n'ont pas lu ou à peine lu les livres d'Abellio, cet article est suffisant pour leur mettre l'eau de la sapience à la bouche. Le dandysme ici est salutaire dans une époque encore plus au fond du gouffre que celle où Abellio a écrit et vécu sa vie. C'est salutaire pour faciliter le passage. L. O. d'A. eût été plus Pascalien qu'il en aurait été handicapé dans son rôle de passeur. Sa désinvolture est salutaire, providentielle même. La tragédie est bien plus grande, elle n'est pas tant physique et corporelle que spirituelle, mais nous devons nous adresser à des humains ne sachant plus prendre soin de leurs âmes. Et pourtant comme il dit dans " L'âme secrète de l'Europe" " L'âme du monde attend d'être sauvée par les âmes humaines." Je prétends et ce n'est pas de ma part une flagornerie dont je suis structurellement incapable, que notre ami a donné ici, comme il le fait en général, une excellente réponse à l'urgence sanitaire que réclament ou pire ne réclament plus les âmes.

Écrit par : Marc Gandonnière | dimanche, 29 novembre 2020

e recopie ici une réponse faite à un commentaire un peu trop critique fait par un internaute sur facebook à l'article :
"Un court article sur Raymond Abellio, sera forcément frustrant pour qui aura comme vous ou moi cherché à attaquer cette montagne Abellienne, ou aura été attaqué par elle et finalement n'en sera jamais sorti indemne, en aura été sur déterminé, post destiné car cette rencontre était prédestinée comme les nuages de la formule étrusque reprise par Sénèque et qui a été pour Abellio à l'école de Pierre de Combas, un éveil.
L'affinité avouée de Luc-Olivier d'Algange avec le projet métaphysique, philosophique et littéraire de Raymond Abellio est certes pudique, mais elle n'a guère besoin de se proclamer urbi et orbi tant elle sourds dans les écrits de notre ami. Aussi la conclusion vue par vous comme un raccourcis, c'est une frustration car elle est presque laconique, mais elle est un rappel de l'attente de la surhumanité christique. Tout ce qui peut aider cette surhumanité à advenir est ce qui nous concerne, je ne vois pas quelle meilleure conclusion pouvait être avec une précision de taille. Le surhomme n'est pas une évolution biologique, il n'est pas une nouvelle espèce qui dépasserait le Christ ou le contournerait mais une humanité qui se transcende se transforme peut être avec un support biologique ou une incidence biologique pour se christifier. La morale héroïque et non utilitaire, l'indissociabilité du Beau du Vrai et du Bien, ne sont ils point des signes d'une même position d'archers en formation de combat pour viser la cible entre L.O. d'A. et Abellio, en équilibre entre Nietzsche et Eckart ? Je crois sincèrement que cet article dépasse de très loin l'évocation. L'oeuvre d'Abellio le cathare est Pascalienne. Ne nous plaignons pas qu'elle soit présentée aux oubliés de l'éducation métaphysique par un" dandy de grand chemin." Cette expression du reste, son sens m'échappe un peu, tout comme du palimpseste. J'aimerais mieux parler au sujet de L.O. d'A. d'un noble Dandy voyageur. L'oeuvre d'Abellio, je l'ai dit au début de ce commentaire ne peut pas s'oublier. Elle appartient à la mémoire, faite de romans dans l'histoire, faits d'histoires personnelles et collectives articulation du particulier et de l'universel et faite de mémoires qui en sont le miroir. Soit on est jamais entré dans on oeuvre par paresse intellectuelle, par manque d'intuitions spirituelle et esthétique suffisante pour reconnaître le génie, soit pour des raisons idéologiques philosophiques religieuses ou politiques. Soit ayant vaincu ces obstacles on a abordé l'oeuvre. Mais si on est entré en ne peut pas oublier.
Pour ceux qui sont entrés dans le monde Abellien cet article est comme un rappel pythagoricien de souvenirs dans les exercices Gurdjieffiens. L'article agit alors comme une interrogation pouvant entraîner le repentir et non la culpabilité. Est ce qu'après avoir été mis en relation avec cette pensée j'ai fait mon possible de me montrer digne de ce qui m'avait été offert afin de moi aussi toucher la cible ? Pour ceux qui n'ont pas lu ou à peine lu les livres d'Abellio, cet article est suffisant pour leur mettre l'eau de la sapience à la bouche. Le dandysme ici est salutaire dans une époque encore plus au fond du gouffre que celle où Abellio a écrit et vécu sa vie. C'est salutaire pour faciliter le passage. L. O. d'A. eût été plus Pascalien qu'il en aurait été handicapé dans son rôle de passeur. Sa désinvolture est salutaire, providentielle même. La tragédie est bien plus grande, elle n'est pas tant physique et corporelle que spirituelle, mais nous devons nous adresser à des humains ne sachant plus prendre soin de leurs âmes. Et pourtant comme il dit dans " L'âme secrète de l'Europe" " L'âme du monde attend d'être sauvée par les âmes humaines." Je prétends et ce n'est pas de ma part une flagornerie dont je suis structurellement incapable, que notre ami a donné ici, comme il le fait en général, une excellente réponse à l'urgence sanitaire que réclament ou pire ne réclament plus les âmes.

Écrit par : Marc Gandonnière | lundi, 30 novembre 2020

Je recopie ici une réponse faite à un commentaire un peu trop critique fait sur facebook à l'article publie sur facebook : "Un court article sur Raymond Abellio, sera forcément frustrant pour qui aura comme vous ou moi cherché à attaquer cette montagne Abellienne, ou aura été attaqué par elle et finalement n'en sera jamais sorti indemne, en aura été sur déterminé, post destiné car cette rencontre était prédestinée comme les nuages de la formule étrusque reprise par Sénèque et qui a été pour Abellio à l'école de Pierre de Combas, un éveil. L'affinité avouée de Luc-Olivier d'Algange avec le projet métaphysique, philosophique et littéraire de Raymond Abellio est certes pudique, mais elle n'a guère besoin de se proclamer urbi et orbi tant elle sourds dans les écrits de notre ami. Aussi la conclusion vue par vous comme un raccourcis, c'est une frustration car elle est presque laconique, mais elle est un rappel de l'attente de la surhumanité christique. Tout ce qui peut aider cette surhumanité à advenir est ce qui nous concerne, je ne vois pas quelle meilleure conclusion pouvait être avec une précision de taille. Le surhomme n'est pas une évolution biologique, il n'est pas une nouvelle espèce qui dépasserait le Christ ou le contournerait mais une humanité qui se transcende se transforme peut être avec un support biologique ou une incidence biologique pour se christifier. La morale héroïque et non utilitaire, l'indissociabilité du Beau du Vrai et du Bien, ne sont ils point des signes d'une même position d'archers en formation de combat pour viser la cible entre L.O. d'A. et Abellio, en équilibre entre Nietzsche et Eckart ? Je crois sincèrement que cet article dépasse de très loin l'évocation. L'oeuvre d'Abellio le cathare est Pascalienne. Ne nous plaignons pas qu'elle soit présentée aux oubliés de l'éducation métaphysique par un dandy de grand chemin. Cette expression du reste, son sens m'échappe un peu, tout comme du palimpseste...Si vous daignez m'éclairez j'en serai très honoré. J'aimerais mieux parler au sujet de L.O. d'A. d'un noble Dandy voyageur. L'oeuvre d'Abellio, je l'ai dit au début de ce commentaire ne peut pas s'oublier. Elle appartient à la mémoire, faite de romans dans l'histoire, faits d'histoires personnelles et collectives articulation du particulier et de l'universel et faite de mémoires qui en sont le miroir. Soit on est jamais entré dans on oeuvre par paresse intellectuelle, par manque d'intuitions spirituelle et esthétique suffisante pour reconnaître le génie, soit pour des raisons idéologiques philosophiques religieuses ou politiques. Soit ayant vaincu ces obstacles on a abordé l'oeuvre. Mais si on est entré en ne peut pas oublier. Pour ceux qui sont entrés dans le monde Abellien cet article est comme un rappel pythagoricien de souvenirs dans les exercices Gurdjieffiens. L'article agit alors comme une interrogation pouvant entraîner le repentir et non la culpabilité. Est ce qu'après avoir été mis en relation avec cette pensée j'ai fait mon possible de me montrer digne de ce qui m'avait été offert afin de moi aussi toucher la cible ? Pour ceux qui n'ont pas lu ou à peine lu les livres d'Abellio, cet article est suffisant pour leur mettre l'eau de la sapience à la bouche. Le dandysme ici est salutaire dans une époque encore plus au fond du gouffre que celle où Abellio a écrit et vécu sa vie. C'est salutaire pour faciliter le passage. L. O. d'A. eût été plus Pascalien qu'il en aurait été handicapé dans son rôle de passeur. Sa désinvolture est salutaire, providentielle même. La tragédie est bien plus grande, elle n'est pas tant physique et corporelle que spirituelle, mais nous devons nous adresser à des humains ne sachant plus prendre soin de leurs âmes. Et pourtant comme il dit dans " L'âme secrète de l'Europe" " L'âme du monde attend d'être sauvée par les âmes humaines." Je prétends et de n'est pas de ma part une flagornerie dont je suis structurellement incapable, que notre ami a donné ici, comme il le fait en général, une excellente réponse à l'urgence sanitaire que réclament ou pire ne réclament plus les âmes. Merci Sam Lowry car sans vous je n'aurais peut être pas fait l'effort de m'exprimer sur cet article bienfaisant.

Écrit par : Marc Gandonnière | lundi, 30 novembre 2020

Je recopie ici une réponse faite à un commentaire un peu trop critique fait sur facebook à l'article publie sur facebook : "Un court article sur Raymond Abellio, sera forcément frustrant pour qui aura comme vous ou moi cherché à attaquer cette montagne Abellienne, ou aura été attaqué par elle et finalement n'en sera jamais sorti indemne, en aura été sur déterminé, post destiné car cette rencontre était prédestinée comme les nuages de la formule étrusque reprise par Sénèque et qui a été pour Abellio à l'école de Pierre de Combas, un éveil. L'affinité avouée de Luc-Olivier d'Algange avec le projet métaphysique, philosophique et littéraire de Raymond Abellio est certes pudique, mais elle n'a guère besoin de se proclamer urbi et orbi tant elle sourds dans les écrits de notre ami. Aussi la conclusion vue par vous comme un raccourcis, c'est une frustration car elle est presque laconique, mais elle est un rappel de l'attente de la surhumanité christique. Tout ce qui peut aider cette surhumanité à advenir est ce qui nous concerne, je ne vois pas quelle meilleure conclusion pouvait être avec une précision de taille. Le surhomme n'est pas une évolution biologique, il n'est pas une nouvelle espèce qui dépasserait le Christ ou le contournerait mais une humanité qui se transcende se transforme peut être avec un support biologique ou une incidence biologique pour se christifier. La morale héroïque et non utilitaire, l'indissociabilité du Beau du Vrai et du Bien, ne sont ils point des signes d'une même position d'archers en formation de combat pour viser la cible entre L.O. d'A. et Abellio, en équilibre entre Nietzsche et Eckart ? Je crois sincèrement que cet article dépasse de très loin l'évocation. L'oeuvre d'Abellio le cathare est Pascalienne. Ne nous plaignons pas qu'elle soit présentée aux oubliés de l'éducation métaphysique par un dandy de grand chemin. Cette expression du reste, son sens m'échappe un peu, tout comme du palimpseste...Si vous daignez m'éclairez j'en serai très honoré. J'aimerais mieux parler au sujet de L.O. d'A. d'un noble Dandy voyageur. L'oeuvre d'Abellio, je l'ai dit au début de ce commentaire ne peut pas s'oublier. Elle appartient à la mémoire, faite de romans dans l'histoire, faits d'histoires personnelles et collectives articulation du particulier et de l'universel et faite de mémoires qui en sont le miroir. Soit on est jamais entré dans on oeuvre par paresse intellectuelle, par manque d'intuitions spirituelle et esthétique suffisante pour reconnaître le génie, soit pour des raisons idéologiques philosophiques religieuses ou politiques. Soit ayant vaincu ces obstacles on a abordé l'oeuvre. Mais si on est entré en ne peut pas oublier. Pour ceux qui sont entrés dans le monde Abellien cet article est comme un rappel pythagoricien de souvenirs dans les exercices Gurdjieffiens. L'article agit alors comme une interrogation pouvant entraîner le repentir et non la culpabilité. Est ce qu'après avoir été mis en relation avec cette pensée j'ai fait mon possible de me montrer digne de ce qui m'avait été offert afin de moi aussi toucher la cible ? Pour ceux qui n'ont pas lu ou à peine lu les livres d'Abellio, cet article est suffisant pour leur mettre l'eau de la sapience à la bouche. Le dandysme ici est salutaire dans une époque encore plus au fond du gouffre que celle où Abellio a écrit et vécu sa vie. C'est salutaire pour faciliter le passage. L. O. d'A. eût été plus Pascalien qu'il en aurait été handicapé dans son rôle de passeur. Sa désinvolture est salutaire, providentielle même. La tragédie est bien plus grande, elle n'est pas tant physique et corporelle que spirituelle, mais nous devons nous adresser à des humains ne sachant plus prendre soin de leurs âmes. Et pourtant comme il dit dans " L'âme secrète de l'Europe" " L'âme du monde attend d'être sauvée par les âmes humaines." Je prétends et de n'est pas de ma part une flagornerie dont je suis structurellement incapable, que notre ami a donné ici, comme il le fait en général, une excellente réponse à l'urgence sanitaire que réclament ou pire ne réclament plus les âmes. Merci Sam Lowry car sans vous je n'aurais peut être pas fait l'effort de m'exprimer sur cet article bienfaisant.

Écrit par : Marc Gandonnière | lundi, 30 novembre 2020

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