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dimanche, 15 février 2026

Les vigilants aux abonnés absents

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Les vigilants aux abonnés absents

par Georges Feltin-Tracol

Ancienne militante de l’UMP qui soutint à la primaire de la droite et du centre de 2016 Alain Juppé avant de rallier quelques mois plus tard Emmanuel Macron, Aurore Bergé exerce à compter du 11 janvier 2024 (avec une brève interruption sous Michel Barnier) le rôle de ministresse déléguée chargée à l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la sacro-sainte lutte contre les discriminations. À cette fonction subalterne, elle a appartenu et appartient encore aux gouvernements de Gabriel Attal, de François Bayrou et de Sébastien Lecornu.

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En juillet 2025, elle a fomenté une coalition autour d’une dizaine d’associations déjà grassement subventionnées afin de combattre une soi-disant haine en ligne: comprendre les canaux de diffusion de la ré-information et de la liberté d’expression.

Afin d’améliorer le travail de cette nouvelle censure numérique, elle a osé débloquer plusieurs millions d’euros en ces temps de restriction budgétaire. Mais au diable l’avarice quand un tel combat ontologique frôle un sommet eschatologique! On doit cependant s’étonner que toutes les ligues de petite vertu, toujours prêtes à dénoncer et à déposer plainte pour des broutilles, demeurent silencieuses face à la résurgence incroyable des « heures-les-plus-sombres-de-leur-histoire » dans le tourisme de masse.

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En effet, depuis le 14 janvier dernier, plusieurs hauts-lieux touristiques et musées français (le Louvre, les châteaux de Versailles et de Chambord, l’ensemble de la Conciergerie et de la Sainte-Chapelle sur l’Île de la Cité et l’Opéra Garnier) pratiquent une tarification différenciée. Les touristes non-citoyens ou non-résidents d’un État-membre de l’Union dite européenne ainsi que ceux de l’Islande, de la Norvège et du Liechtenstein (et quel sort pour les Andorrans, les Monégasques et les Saint-Marinais?) doivent payer un prix d’entrée augmenté de 45%, soit 32 euros. À Versailles, ce sont trois euros supplémentaires pour les étrangers. Quant à Chambord, les «privilégiés» paient 21 euros et les extra-Européens 31 euros ! La préférence nationale existerait donc bien !

La direction de ces établissements à la renommée internationale justifie cette distinction tarifaire au nom d’inévitables travaux de rénovation qui s’élèvent, par exemple, à plus d’un milliard d’euros pour le seul Louvre. Tablant sur une fréquentation touristique en hausse, le gouvernement envisage neuf millions de visiteurs par an, soit la possibilité d’engranger chaque année entre 20 et 30 millions d’euros rien que pour le Louvre. En janvier 2025, le Louvre, cette autre gare parisienne où l’on circule comme dans un moulin, avait augmenté l’entrée de 17 à 22 euros…

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En raison des variations de prix, les agents des musées doivent désormais vérifier l’identité des visiteurs. Le temps d’attente devant la tristement célèbre pyramide de l’architecte Ming Pei risque de s’étirer encore plus. Or, avec le risque de manquer d’effectifs de contrôle, on peut envisager une procédure de fluidification des admissions en recourant au QR-code à l’instar des temps maudits de l’imposture covidienne.

On s’en doute: les syndicats fulminent contre «cette double tarification qui foule aux pieds notre Histoire républicaine et l’universalisme fondateur du musée du Louvre». Ils ont raison parce qu’ils y voient avec justesse une éclatante démonstration de discrimination. L’hostilité à toutes les formes de discrimination reste pourtant le mantra officiel de cette république croulante. Le régime républicain vermoulu les condamne toutes, mais il en promeut d’autres. Attention Marianne ! La schizophrénie te guette !!!

Parmi les nombreux (et exagérés) motifs de discrimination pénalement répréhensibles se trouve l’origine, en l’occurence pour les musées, la nationalité. Faire payer plus cher les touristes étrangers sous le prétexte qu’ils sont précisément des étrangers représente un singulier paradoxe. Pour paraphraser la magnifique saynète des Inconnus, il y aurait de bonnes discriminations et de mauvaises discriminations. Qui aurait la capacité d’effectuer cette distinction? L’État? Les associations para-étatiques? Le quidam? Le hasard?

Les bonnes discriminations ne s’arrêtent pas aux seuls musées. Dans les métropoles mondialisées, il devient courant que des boîtes de nuit et des bars réservent la fin d’après-midi ou le début de soirée à des fêtes exclusivement ouvertes aux femmes, souvent mères de famille harassées par leur progéniture. À part les vigiles, les responsables légaux de l’établissement et, peut-être, le serveur au bar, toute présence masculine y est proscrite. Pis, des féministes tiennent des réunions non mixtes excluant les hommes blancs cisgenres hétérosexuels de tout âge. Entend-on les ligues de petite vertu s’indigner de ces actes discriminatoires assumés ? Non, elles préfèrent viser l’Institut Iliade qui tiendrait des réunions avec uniquement des Albo-Européens ou bien Le Canon français qui organise dans tout l’Hexagone des réunions festives accompagnés de chants traditionnels, de charcuterie et de vins de terroir.

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L’extrêêêêêêêêêêêêêêêêêêêême droite tapie dans l’ombre serait à la manœuvre. On frise ici le complotisme à l’état pur, mais comme il est propagé par les plumitifs de gauche, cela ne choque personne.

La fin du mois de janvier vient d’être secouée par une polémique futile. La SNCF propose, contre un billet plus élevé, à ses clients qui prennent les TGV en semaine des compartiments sans enfants, la classe Optimum Plus.

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La compagnie ferroviaire française ne fait que suivre une tendance sociétale bien vivace. Outre les mariages, bien des restaurants, des hôtels et des centres de loisirs refusent la venue de jeunes enfants de moins de 12 ans. Certaines associations condamnent cette mode, reflet manifeste du naufrage historique du système scolaire hexagonal. Les gamins dérangent parce que leur éducation à l’école repose sur la bienveillance, ce terme politiquement correct pour désigner le laxisme.

Hormis Jean-Yves Le Gallou dans un article mis en ligne sur Polémia le 2 janvier dernier, personne n’a enfin réagi aux propos pitoyables tenus en décembre 2025 par Mathias Wargon, le patron des urgences à l’hôpital Delafontaine en Seine – Saint-Denis. L’urgentiste médiatique suggérait de refuser les malades de la grippe de plus de 65 ans non vaccinés. Singulière application du serment d’Hippocrate ! Dans « Matthias Wargon veut interdire les urgences médicales aux non-vaccinés », le président – fondateur de Polémia cingle avec un rare bonheur les contradictions de l’époux d’Emmanuelle Wargon, ancienne ministresse des gouvernements d’Édouard Philippe et de Jean Castex, fille par ailleurs de l’immigrationniste Lionel Stoléru. « Wargon veut-il aussi fermer les urgences aux victimes de coma alcoolique et les hôpitaux aux alcooliques, écrit Jean-Yves Le Gallou ? Wargon veut-il interdire des soins aux drogués et aux victimes d’overdose. Allons plus loin, Wargon veut-il fermer l’hôpital public aux accidentés de sports à risque – équitation, parachutisme, alpinisme par exemple – activités dangereuses qu’ils auraient pu sagement éviter de pratiquer ? Pourquoi aussi ne pas limiter l’accès aux soins cardiovasculaires pour les obèses souvent jugés responsables de leur état en raison de leur alimentation et de leur sédentarité ? Dans le même ordre d’idées, faut-il conditionner l’accès aux soins respiratoires aux non-fumeurs ? On peut d’ailleurs poursuivre l’idéologie wargoniste à l’infini et reprocher à certains malades du SIDA ou de MST d’être la cause de leur malheur par certaines de leurs pratiques sexuelles dangereuses. » Aucune officine spécialisée dans la délation n’a attaqué le médecin devant la justice. En aurait-il été autrement s’il avait porté une chemise noire ?

L’hostilité officielle aux discriminations est une vaste et coûteuse fumisterie. Selon son étymologie latine, discriminer signifie « mettre à part, séparer, distinguer ». Mettre à part, distinguer, séparer sont des actions de tous les jours. Tout un chacun discrimine en permanence. S’il choisit telle compagne et non une autre, il pratique une discrimination. S’il préfère acquérir une maison résidentielle péri-urbaine et non un appartement miteux dans un immeuble de banlieue saturé par l’immigration, il réalise une autre discrimination.

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Avant de conclure, n’oublions pas enfin que la discrimination est parfois recommandée et même encouragée. Les ménages doivent trier les ordures et les distinguer selon leur caractère domestique, alimentaire ou recyclables (papier, carton, bouteilles en plastique). Notons au passage que le « tri sélectif » constitue un pénible pléonasme puisque trier, c’est distinguer et donc sélectionner… Loin de l’opinion officielle, les discriminations façonnent le quotidien. Dans une logique évolutionnaire darwinienne, c’est grâce à ce jeu complexe que s’opère la sélection des espèces. La réalité le prouve avec aisance: discriminer, c’est vivre!       

GF-T

«Chronique flibustière», n° 181, mis en ligne le 11 février 2026 sur Synthèse nationale.

L’affaire Epstein? Nous en avions tout dit il y a cinq ans

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L’affaire Epstein? Nous en avions tout dit il y a cinq ans

Pierre-Emile Blairon

Presque jour pour jour. C’était le 7 février 2021 dans un article intitulé Mais quelle est cette secte qui dirige le monde ?

Vous trouverez cet article en note [1] de cette présente intervention.

On a toujours tort d’avoir raison trop tôt: cette phrase pourrait être la devise de ceux que la caste dominante, les comploteurs, appelle dédaigneusement les complotistes. Car il n’est pas facile d’être constamment en butte et en lutte avec la majeure partie de ses semblables à qui les « complotistes » ne veulent que du bien, il ne s’agit pas de masochisme, c’est une mission pour les « complotistes ». Le moteur des « complotistes », que j’appellerai plus simplement et moins agressivement des personnes honnêtes, lucides et dévouées, est la quête constante de la vérité et la dénonciation de l’injustice dans une démarche altruiste d’aide à son prochain.

Malheureusement, ce dernier, le plus souvent intoxiqué et formaté de longue date par les comploteurs, adopte à l’encontre des « complotistes » une attitude de rejet afin de protéger son confort intellectuel, et aussi matériel.

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La transgression assumée et partagée des « élites »

Un ami m’a envoyé ce matin une information à propos d’un professeur chinois nommé Jiang Xueqin, désormais célèbre dans le monde entier pour sa thèse à propos de ces « élites » qui dirigent le monde dont le comportement, les réactions et les idées qu’elles soutiennent sont exactement identiques quel que soit leur pays d’origine.

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Il a notamment été interrogé par un autre professeur tout aussi célèbre dont nous avons souvent diffusé les interviews d’analystes toujours passionnants, le professeur norvégien Glenn Diesen [2].

Le professeur Xueqin (photo) a élaboré l’idée que les élites au pouvoir (qu’elles soient politiques, financières, culturelles ou technologiques) ne se maintiennent pas seulement par l’argent, les institutions ou la violence légale. Elles utilisent aussi - et surtout - la transgression délibérée et partagée comme un outil de cohésion et de contrôle extrêmement puissant.

En résumé, son argumentation se déroule souvent ainsi:

  • La transgression crée une loyauté plus forte que n’importe quel contrat ou idéologie.

Quand un groupe commet ensemble des actes qui violent les tabous les plus profonds de la société (sexuels, violents, moraux, légaux), cela crée un lien indestructible: chacun sait que les autres peuvent le détruire s’ils parlent. Chacun sait aussi que les autres ont autant à perdre que lui. Cela produit une confiance mutuelle extrême et une coordination quasi-parfaite, bien plus solide que chez les gens «normaux».

  • Plus la transgression est grave, plus le groupe est cohérent. Il cite souvent en exemple: les abus rituels sur mineurs, les violences sexuelles organisées, les meurtres rituels ou sacrifices et l'anthropophagie. Plus l’acte est considéré comme ʺimpardonnableʺ par la société normale, plus il lie les participants entre eux.
  • Les scandales ne détruisent pas les élites, ils les renforcent (paradoxalement). Jiang explique que les grandes affaires (style Epstein et bien d’autres) ne font pas tomber les systèmes de pouvoir. Au contraire.

C’est pourquoi, selon lui, les élites peuvent accumuler toujours plus de pouvoir même quand leurs actes sont connus: la transgression n’est pas un défaut du système, c’est une de ses technologies principales de survie».

La règle divine du libre-arbitre

Le professeur Xueqin a le mérite d’apporter une explication rationnelle à des comportements que les gens normaux seraient incapables d’expliquer.

La thèse du professeur Xueqin apporte un volet psychologique qui vient s’insérer cependant dans un dispositif plus large et plus diversifié dans ses modalités pour expliquer le caractère et les agissements de ces individus qu’on appelle communément dans le jargon psychiatrique des psychopathes mais dont certaines variantes présentent des anomalies telles qu’elles font de ces gens des monstres qui semblent ne pas appartenir à l’espèce humaine.

C’est un peu vrai.

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Quand j'écris ou que je décris ce qui va se passer plusieurs années plus tard, ce n'est pas parce que je suis un devin, mais parce que j’ai appris à écouter ce que disent les suppôts de Satan; j’ai écrit dans beaucoup de mes articles que nos persécuteurs ne cachent rien des sévices qu’ils nous préparent; parce que les grands de ce monde sont obligés à une règle imprescriptible: ils doivent dire longtemps à l'avance ce qu'ils vont faire, parce que cette obligation fait partie de leurs croyances (ils sont tous satanistes, le satanisme est une croyance). Selon leurs préceptes, Dieu est supérieur à Satan mais Satan est le prince de notre monde matériel auquel Dieu a donné un royaume tangible, concret: la Terre; régner sur notre planète, c'est la prérogative de Satan; il est cependant astreint à respecter certaines règles imposées par Dieu.

Les satanistes doivent laisser le choix aux humains de décider eux-mêmes de leur sort: c'est ce que les chrétiens appellent le "libre-arbitre"; les humains sont donc avertis de ce qui va leur arriver. Et les satanistes ne sont plus ni responsables ni coupables (nous avons déjà entendu ce type d’argumentation) puisque les humains sont informés; les satanistes ne peuvent pas nous faire de mal sans notre consentement (mais les satanistes s’arrangent avec cette loi, par exemple en respectant le vieux dicton: qui ne dit mot consent).

La loi du libre-arbitre n’appartient pas spécifiquement au christianisme; selon Sandrine Muller [3] (photo), c’est une loi universelle: ce qui coule d’un côté doit être rempli de l’autre pour respecter l’équilibre du monde et du cosmos: on reçoit autant que l’on donne et vice-versa : on inspire, on respire, c’est une règle comptable: débit-crédit; la loi du karma est aussi une variante indoue de la notion de libre-arbitre: on récolte ce que l’on sème.

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Il y a d'autres possibilités d'être informés par avance: l'intuition, l'expérience, l'observation; il est facile de savoir ce que prépare l'élite: il suffit de comprendre et d'aller en sens inverse des "infos" diffusées par la presse télévisuelle de grand chemin, etc.

De ce qui résulte de ce que je viens d’écrire, il faut comprendre que les informations divulguées par l’administration américaine feront tomber des têtes mais ne changeront pas grand-chose au fond du problème et que les satanistes resteront au pouvoir tant que leurs forces, qui ne sont pas inépuisables, les porteront; il nous appartient de nous organiser, afin que leurs agissements ne puissent pas nous atteindre ; les personnes qui sont, ou qui ont été, sous la coupe d’un manipulateur pervers narcissique savent de quoi je parle : il n’existe plus dès qu’on l’ignore. C’est à nous de répondre à ces forces obscurantistes en leur opposant la Lumière qui nous guide.

Pierre-Émile Blairon

Notes

[1] http://euro-synergies.hautetfort.com/apps/search/?s=mais+...

[2] https://www.youtube.com/watch?v=GSSIm9xNRAE

[3] https://www.youtube.com/c/SandrineMuller

17:08 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, affaire epstein | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Lyon, Quentin, un seuil est franchi

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Lyon, Quentin, un seuil est franchi: l’antifascisme imaginaire tue

par Sergio Filacchioni

Source: https://www.ilprimatonazionale.it/approfondimenti/lione-q...

Rome, 14 février – Une conférence de la députée de gauche Rima Hassan, qui s’est tenue le 12 février à l’Institut d’Études Politiques de Lyon, s’est transformée en un grave incident, où le sang a coulé. En effet, aux abords du lieu où se déroulait l’événement, une agression a eu lieu, qui a fait une victime Quentin, 23 ans, qui serait intervenu — selon les versions — pour défendre des activistes du collectif identitaire Nemesis présentes sur place lors d’un flash mob de protestation.

À Lyon, le sang recommence à couler

Selon les dénonciations des militants eux-mêmes, un groupe d’environ trente antifascistes, affiliés au groupe de la Jeune Garde, aurait encerclé et frappé plusieurs personnes. Quentin aurait été atteint de coups de poing et de pieds, même une fois à terre, subissant de graves traumatismes crâniens. Transporté en urgence à l’hôpital Édouard-Herriot, il a été admis dans un état critique. Dans les heures qui ont suivi, son état s’est aggravé jusqu’à son décès, selon les mêmes sources proches du collectif. Les autorités françaises ont ouvert une enquête pour meurtre volontaire et analysent les vidéos de surveillance ainsi que les témoignages pour reconstituer la dynamique exacte des faits et identifier d’éventuels responsables. Parmi les noms cités par les activistes de Nemesis, figure celui de Jacques-Élie Favret. Sa présence dans le groupe responsable du meurtre brutal indique comment la gauche structure le conflit politique: Favret est collaborateur du député de La France Insoumise, Raphaël Arnault.

Seul contre un grand nombre

Avec l’assassinat de Quentin, la France et l’Europe sont confrontées à un fait qui ne s’était pas produit depuis des années: un jeune militant a été tué lors d’une attaque organisée et politiquement protégée par l’extrême gauche. Un événement qui ne peut pas nous laisser indifférents en Italie: de Sergio Ramelli à Paolo Di Nella, les agressions antifascistes ont marqué une période sanglante de notre histoire nationale récente. Et, non, le discours sur les “extrêmes opposés” ne tient pas. Quentin, Sergio et Paolo ont été attaqués par de nombreux adversaires alors qu'ils étaient seuls: certains revenaient chez eux, d’autres collaient des affiches, d’autres encore se sont avancés. Des militants politiques qui n’ont pas brandi d’arme ou de bâton, mais qui avaient le courage de vouloir changer le destin de leur pays. Quentin était un patriote, un catholique dévot, un garçon sportif et amoureux de la lecture. Selon les témoins, il n’aurait pas hésité à se porter volontaire pour protéger les jeunes activistes du collectif féministe/identitaire lors d'un moment de tension maximale. C’est cet élément, plus encore que la dynamique violente, qui frappe ceux qui le connaissaient: l’idée d’une responsabilité assumée personnellement, sans calcul.

L’antifascisme à l’épreuve des faits

Pendant des années, une certaine mouvance politique a revendiqué “l’antifascisme militant” comme une catégorie légitime, distincte de la violence. Pourtant, lorsqu’un antifascisme se structure comme présence organisée dans la rue, prête à l’affrontement physique, la frontière entre politique modérée et politique violente disparaît. Si la France a connu ces dernières années dissolutions, polémiques et procédures surtout contre des groupes identitaires et nationalistes, il est évident que la tolérance pour certaines formes de militantisme de gauche a nourri leur aura d’impunité. En fin de compte, lorsque des partis structurés présentent des candidats issus de l'activisme radical, les protègent ou légitiment de telles figures, le message est clair: cet engagement fait partie intégrante du champ politique institutionnel. Le cas d’Ilaria Salis en Italie — devenue symbole avant même la fin de sa procédure judiciaire — illustre cette dynamique où le charognard est transformé en modèles pour la représentation politique par des partis qu’on voudrait en théorie modérés, qu'ils soient “verts” ou de centre-gauche.

À Lyon, le climat change pour tous

Pendant des années, on a répété que “tuer un fasciste n’est pas un crime”, que l’adversaire politique n’est pas un concurrent mais une menace ontologique, le saut de la délégitimation morale à l’agression physique n’est pas une aberration imprévisible: c’est une dérive logique. Et le problème ne concerne pas seulement la France. En Italie, en 2025, à Padoue, un militant de CasaPound a fini à l’hôpital après une attaque antifasciste organisée pour frapper durement. Nous nous souviendrons de Quentin, mais pas comme d’une victime. Nous nous souviendrons du courage et de la détermination avec lesquels cet “un” est meilleur que ce “beaucoup”. Nous nous souviendrons de ce jour comme le point où une nouvelle ère de radicalisation tragique trouve sa pleine éclosion. Parce qu’à partir de maintenant, personne ne pourra plus faire semblant que ce n’est qu’un simple conflit politique. Une nouvelle frontière a été franchie. Et quand une frontière est dépassée, le climat change pour tous.

Sergio Filacchioni.

Sergio Filacchioni est journaliste, graphiste et photographe, actif avec le site en ligne Il Primato Nazionale. Rome. Il est né en 1998.

* * *

Deux ou trois choses à propos d'un drame... 
 
par Pierre Robin
 
Source: https://www.facebook.com/pierre.robin.121 
 
J'ai moi-même participé (dans un autre millénaire) à des affrontements en bandes organisées. C'était une guerre - une guéguerre - de basse intensité entre deux camps farouchement opposés se disputant l'influence ou la prépondérance en milieu jeune universitaire. Que mon " camp " fût en flagrante infériorité numérique (et je dirais, médiatique) ne changeait rien à notre détermination. D'autant que c'était ça ou la disparition de la scène (para)politique - ou la soumission pour anticiper Houellebecq: il n'y avait pas de paix possible, juste des " relâches ", des baisses de tension collectives.
 
A ma connaissance, pendant ces 2 ou 3 années de guérilla (forcément) urbaine, il n'y a pas eu de morts, juste quelques blessés graves peut-être. Moi même j'ai eu assez peur à 2 ou 3 reprises. Mais j'aimais cette ambiance de tension - et je trouvais cet activisme considérablement plus intéressant que le droit civil, ou même les sciences politiques.
 
Ce qui est arrivé voici 48 heures à Lyon est certes désolant, mais pour moi pas nouveau. A la limite c'est encore moins étonnant aujourd'hui, dans une société multi-conflits, qu'il y a 40 et quelques années, où l'après-68, certes violent lui aussi, était tempéré par une société plus apaisée malgré tout, que ce soit par un reste de tradition et d'éducation ou par les derniers feux de la société de consommation.
 
Vu les innombrables problèmes en cours et en expansion - et la baisse drastique du niveau d'éducation et de " commune décence " de la France de 2026 - il m'est vraiment très difficile d'imaginer, pour les années à venir, un monde de " zéro violence ". Encore heureux si l'on se maintient au " zéro morts "....
 
* * * 
 
Instant karma
 
par Christian Rol
 
Source: https://www.facebook.com/christian.rol.737
 
C'est comme le petit Bernanos il y a quelques années ; des petites frappes bourgeoises, fils de notables, de juges éventuellement, le daron au Rotary et la mère hystérique qui danse en mini jupe sur Indochine le 31 décembre.
 
Sous ce portrait robot, se situe la réalité a la fois sociologique et psychologique des meurtriers de Quentin. Des faux durs bien choyés dans leurs certitudes en carton, des fils à papa fascinés par la violence mais pas au point de se confronter aux racailles dont ils admirent et craignent la supériorité physique. Pas non plus au point de se battre à nombre égal contre nos camarades.
 
Alors, ils singent la force à 15 contre Un. Une fois le mec au sol, ils tabassent comme des sourds, à coups de pompes dans la tête en criant des slogans ineptes, obscènes.
 
J ai vécu ça au lycée dans les 70... 30 salopes au cul et personne pour me venir en aide.
 
Maintenant, quand les poulets les auront attrapés, ils vont nous raconter qu' ils ne voulaient pas en arriver là, que c'est pas eux, que c'est l' autre qui a porté le coup fatal, etc.
 
Mais c'est trop tard mon ami. Tu voulais la jouer voyou, tueur de fafs, Bande à Baader du quartier, défenseur des cailleras, tu sais les branleurs qui dealent, cognent et violent les filles? Tous ces parasites qui te font bander.
 
Alors, j'ai au moins une bonne nouvelle: tu vas bientôt les retrouver en zonzon.
 
* * *