Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 09 juillet 2007

Théorciens de l'impérialisme américain

7cbe53cc69fe05234a0534a0c265c72c.jpg

Robert Kagan, Charles Krauthammer et Victor D. Hanson, théoriciens actuels de l’impérialisme américain

Les Etats-Unis, missionnaires de Dieu sur la Terre

par Francesco Dragosei

Les nouveaux prophètes d’un néo-darwinisme entre les Etats sont des historiens, des essayistes et des journalistes. Dans leurs écrits, ils annoncent l’avènement triomphal, en Amérique et dans le monde, de la loi du plus fort. Dans les travaux de Robert Kagan et de Charles Krauthammer, on découvre qu’une euphorie américano-centrée s’affirme tout de go, spéculant sur les retombées du 11 septembre 2001. Le néo-darwinisme en politique internationale est le frère cadet du néo-darwinisme économico-social, déjà bien présent sur la scène internationale. Ses prophètes? Les intellectuels qui, par leurs écrits, donnent du poids et une dignité théorique à la “brutalité de la praxis”, suggérée par le néo-conservatisme américain actuel. Ce sont des intellectuels de “droite” quand ils le veulent, ou qui ne se posent pas d’emblée comme tels s’ils veulent être plus insidieux. Ils écrivent généralement dans les colonnes du Washington Post. Ces historiens, essayistes et journalistes annoncent l’avènement triomphal, en Amérique et dans le monde, de la loi du plus fort, de celui qui s’adapte au mieux aux lois de la survie. Cette idéologie constitue un virage à 180 degrés par rapport à leurs homologues d’il y a une quinzaine d’années qui débattaient d’un possible déclin de l’Amérique.

L’une des coryphées du néo-darwinisme est sans conteste possible Robert Kagan, dont l’ouvrage emblématique le plus récent en langue italienne est Paradiso e potere, America e Europa nel nuovo ordine mondiale (ce livre a été édité chez Mondadori en Italie). Cet essai, désormais célèbre, est en réalité un opuscule assez banal et insignifiant, écrit rapidement, sur base d’un article, préalablement paru dans la revue «Policy Review», qui a été beaucoup lu et commenté. Le bagage documentaire de cet opuscule est ridicule, est une compilation de références bibliographiques quasi nulle, de notes prises sur d’autres notes, de comptes-rendus de colloque ou de conférence. Malgré ces lacunes, cet ouvrage fort mince est devenu le plus bel exemple, et même le manifeste, de cette euphorie américano-centrée rampante et néo-darwinienne, qui, depuis l’effrittement de l’épouvantail soviétique, a pris graduellement mais inexorablement la tête de beaucoup d’Américains.

Une vieille Europe émasculée, jalouse de la puissante Amérique

La “théorie” de Kagan est simple, simpliste même. L’Europe est vieille et émasculée, à cause des bains de sang des deux guerres mondiales, mais elle se montre envieuse, jalouse, de la puissante Amérique; son seul désir est dorénavant d’en castrer la puissance militaire, en lui imposant en sous main sa culture morbide et pacifiste de la diplomatie et des négociations : cette culture, l’Europa l’a héritée de l’idéal kantien de la paix perpétuelle —mais notre auteur ne cesse de répéter cette affirmation sans jamais citer directement un seul ouvrage de Kant ou de Hobbes), tandis que Hobbes constituerait la source de la culture belliqueuse et virile de l’Amérique. Par conséquent, l’unique voie à suivre pour l’Amérique est de balancer aux orties cette politique sous-jacente de pacifisme que cultive l’Europe, un pacifisme qu’ils jugent délétère; en conclusion, les Etats-Unis souhaitent continuer à asséner les coups de massue, qu’ils distribuent à qui mieux mieux, parce qu’ils sont les plus forts, prétend Kagan sans jamais imaginer, ne fût-ce qu’un seul instant, que le refus européen de ce qu’il appelle le “monde hobbesien” pourrait être un choix de civilisation, une hypothèse sur l’évolution des rapports futurs entre les nations.

Il se sent toutefois obligé de rassurer ses lecteurs et de leur dire que les raisons de l’Amérique ne sont pas aveugles et égoïstes mais visent également le bien de l’Europe et du reste du monde, dans la mesure où le monde entier aussi veut “faire avancer les principes de la civilisation et de l’ordre mondial libéral”. Selon Kagan et ses amis, donc, l’Amérique s’auto-investit d’une fonction, celle d’être l’unique interprète et l’unique garante du progrès, de la justice planétaire et de la paix. L’Amérique rêve donc d’un Etat (mondial) parfait, de devenir la puissance patronesse du monde, et sa tutrice, comme l’avait annoncé en son temps un Reinhold Niebuhr, nous rappelle Kagan (“la responsabilité de l’Amérique, c’est de résoudre les problèmes du monde”). Ou encore Benjamin Franklin : “La cause de l’Amérique est la cause de l’humanité tout entière”. Effectuons un saut en arrière et revenons à la Russie des années 20 du 20ième siècle et rappelons-nous la figure du grand “Bienfaiteur”, le chef absolu du vaste Etat planétaire, sinistre et mielleux, qui, dans le roman de Zamiatine, Nous, explique, sur un ton paternaliste, que le devoir de son Etat parfait, est de “faire courber l’échine des êtres ignorants qui peuplent les autres planètes pour que s’exerce le jeu bénéfique de la raison”. Et “s’ils ne comprennent pas que nous leur apportons un bonheur mathématiquement exact”, alors “nous les obligerons à être heureux”.

Ne pas observer les règles du droit international, pratiquer la guerre préventive

Dans un long article paru dans le numéro 70 de «The National Interest», le journaliste du Washington Post, Prix Pulitzer, Charles Krauthammer, après avoir rappellé que, déjà dans la lointaine année 1990, à rebours des prévisions sur le déclin des Etats-Unis, il avait préconisé, pour l’avenir, une unipolarité américaine, et relevé, avec orgeuil, que “le budget militaire américain dépassait ceux, additionnés, des vingt pays suivants”, et qu’il n’y avait donc aucun signe réellement tangible de déclin; en plus de cette supériorité militaire, l’Amérique, ajoutait-il, détenait la primauté économique, technologique, linguistique et culturelle. Son triomphalisme, fruit d’une faculté typiquement américaine de transformer toute défaite en un contre-récit optimiste (c’est là une faculté que nous appelerons l’ “élaboration euphorique du deuil”), repose sur une tragédie, en apparence peu “triomphale”, celle du 11 septembre; il transforme, avec la magie d’un alchimiste, le coup le plus grave jamais porté sur le sol américain, en un mythe sur l’invulnérabilité de l’Amérique. Il observe avec cynisme : “S’il n’y avait pas eu le 11 septembre, le géant serait resté endormi [...] Grâce au fait qu’il ait pu démontrer ses capacités de récupérer [...] Le sens de l’invulnérabilité a acquis, au sein de la population, une dimension nouvelle”. Toujours à la suite des événements fatidiques du 11 septembre, Krauthammer se donne un alibi pour légitimer moralement la nouvelle politique américaine, celle de ne pas observer les règles du droit international et de pratiquer la guerre préventive : “Le 11 septembre a servi de catalyseur et a fait émerger la conscience [...] que la première mission des Etats-Unis est de se prémunir contre de telles armes”.

Après avoir pointé du doigt la “sinistre” politique des Lilliputiens européens, qui consiste à immobiliser le Gulliver américain “à l’aide d’une myriade de ficelles qui réduisent sa puissance”, Krauthammer conclut : au fond, dit-il, les Etats-Unis, en poursuivant leurs propres intérêts, poursuivent aussi ceux des Européens ingrats, surtout quand il s’agit d’apporter la paix au monde.

L’histoire militaire occidentale selon Hanson

Dans un livre substantiel et bien documenté, intitulé Carnage and Culture, le célèbre historien militaire Victor Davis Hanson effectue un travail d’anamnèse historique en profondeur et part, dans sa démonstration, de la Bataille de Salamine. Son livre est sérieux, très scientifique, mais, face au petit opuscule de Kagan et aux essais de Krauthammer, il constitue une arme bien plus insidieuse et effilée dans le dispositif néo-darwiniste. Hanson analyse toutes les batailles qui ont fait date, comme Salamine (480 av.J.C.), Gaugamèle (331 av.J.C.), Canne (216 av. J.C.), Poitiers (732), Tenochtitlàn (1520), Midway (1942), Tet (1968); Hanson donne corps, ainsi, à la théorie d’un Occident qui a la primauté méconnue, depuis fort longtemps, d’être le plus “létal” quand il fait la guerre (“Brutal Western lethality”, pour reprendre ses paroles), une brutalité qui dérive directement du primat que possède, de fait, sa culture. Que ce soit les Grecs ou les Romains, les Macédoniens d’Alexandre ou les Espagnols de Cortès, ou encore les Américains dans le Pacifique, tous ont obtenu des victoires écrasantes sur des “non occidentaux” (Non Westerners), soit, en l’occurrence des Noirs, des Jaunes ou tous autres peuples qui ne sont pas parfaitement blancs. Ces victoires ne sont pas nécessairement dues à la supériorité de leur organisation ou de leur technologie (par exemple la poudre à canon). Ces victoires, ils les doivent à une “plus-value” civile, faite de discipline, de démocratie, de liberté, d’esprit d’initiative et d’individualisme.

Quant aux inévitables pages sombres de l’histoire occidentale, Hanson —en utilisant cette capacité d’”euphoriser” le travail de deuil que nous avions déjà observé chez Krauthammer— parvient à transformer ces défaites occidentales (de la bataille de Cannae à Wounded Knee et à l’offensive du Tet) en victoires de fond, car, explique-t-il, les non occidentaux n’ont obtenu la victoire que dans la mesure où ils se sont approprié les armes, les technologies et les idées de l’Occident. Les jeux sont faits. En allongeant et en étirant quelque peu sa théorie sur les triomphes de l’Occident, Hanson parvient à interpréter la défaite américaine au Vietnam de façon telle qu’il en fait une victoire. La bataille de Khesanh, par exemple, il explique avec un orgeuil mal dissimulé, est certes une défaite américaine, mais aussi une victoire à la Pyrrhus des Vietnamiens, en ce sens que la supériorité matérielle des Américains a fait que le nombre de leurs morts est resté très réduit : un mort américain pour cinquante morts vietnamiens. Ces proportions équivalent plus ou moins aux pertes des espagnols de Cortès devant les Aztèques. Désolé, Hanson confesse toutefois que la victoire américaine s’est muée en défaite, par masochisme, à cause de l’hystérie et des distorsions de la presse, de la télévision et de la gauche américaine.

En raisonnant de la sorte, Hanson rappelle la guerre du Vietnam et la sanctifie (toujours en utilisant, malgré tout, des termes dépréciatifs, comme “horrendous slaughter”, d’”horribles massacres”, “blood bath”, des “bains de sang”, etc.), mais, simultanément, et de manière tacite, il ramène le primat guerrier et civil de l’Occident à l’actuelle supériorité militaire (et aussi civile) des Etats-Unis.

Sortir l’Amérique du syndrôme vietnamien

En outre, son livre s’inscrit, mine de rien, dans ce vaste ensemble de narrations réécrites qui visent à sortir l’Amérique de la dépression qui a suivi l’aventure vietnamienne et qui, malgré de fréquentes déclarations contraires, continue à souffir d’une intolérance génétique vis-à-vis de toutes formes de défaite, d’échec, de deuil. Ces “réécritures” relèvent, notamment, de ce célèbre récit national et populaire qui a pour personnage Rambo, porteur du mythe de la trahison du soldat américain héroïque, poignardé dans le dos par l’odieuse bureaucratie politique, militaire et médiatique.

Terminons en évoquant une voix qui n’appartient en aucune façon à cet aréopage de néo-darwinistes et qui s’exprime dans une publication très sérieuse, qui, elle, n’hésite pas à critiquer l’Amérique et sa politique; cette voix, pourtant, contribue au triomphalisme ambiant de manière subtile. Il s’agit d’un article paru en mai 2003 dans les colonnes de l’«Atlantic Monthly», dû à la plume de David Brooks, l’auteur, entre nombreux autres ouvrages, d’une “cover story” de grande ampleur, très complète (12 pages denses) portant sur les différences entre l’Amérique rouge et l’Amérique bleue. Dans son article, Brooks se réfère au livre Democratic Vistas de Walt Whitman (écrit en 1871), et rappelle que le grand poète —à rebours des anti-américains obtus d’aujourd’hui— avait bien compris que l’Amérique était (et reste) un pays fort diversifié et varié, composé d’hommes bons et moins bons, et que sa force consistait (et consiste) à ne pas dévier du chemin qu’elle avait décidé d’emprunter, c’est-à-dire celui de sa “mission historique”, qui est de se poser comme le guide du monde, même dans les moments où le leadership est médiocre (Woods fait directement allusion à Bush). A la lecture de cet article de Woods, on se laisse, à son insu, prendre aux ardeurs nationalistes et messianiques du poète de New York. Woods le rappelle avec nostalgie son blâme adressé aux Américains : “Whitman avait un sens subtil du caractère unique de la mission historique de l’Amérique (“America's unique historical mission”), que Dieu lui-même ou le destin ont assigné à ce pays, pour qu’il diffuse la démocratie dans le monde et qu’il promeuve partout la liberté”.

En avançant de tels arguments, Brooks rejette l’hypothèse d’une Amérique différente, alors qu’il venait lui-même de l’énoncer, et donne, sans doute sans le vouloir vraiment, la main aux Kagan, Krauthammer et Hanson. Il apporte, sûrement malgré lui, une contribution involontaire à la rupture générale qu’annoncent ce “bushisme” militant et l’Amérique, rupture du pacte qui unit théoriquement les peuples au sein des “Nations Unies” et postule la parité démocratique entre les nations. Brooks, avec sa vision de l’Amérique, aussi sympathique qu’elle puisse sembler, rejoint ainsi ceux qui affirment, haut et clair, que l’Amérique a une mission planétaire, légitimée par sa prépondérance militaire, renforcée par sa conscience messianique retrouvée. 

Francesco DRAGOSEI,

Mardi 19 août 2003 – article tiré du site materialiresistenti

04:35 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

G. Faye: Entrevista por Menzo

6f1a00dc404868a58b2005b23b1ff06c.jpg

Entrevista realizada por la revista Flamenca Menzo a Guillaume Faye en Diciembre de 2005

Menzo: ¿Realmente cree usted en la posibilidad (ya trazada en su libro Avant-Guerre) de una guerra racial de proporciones históricas en el Occidente blanco?

Guillaume Faye: Sí, lo creo.  De igual forma que pienso que si conduces tu coche en el carril contrario de una autopista, es cuestión de tiempo que sufras una colisión frontal.  El momento exacto de la colisión será difícil de prever, pero lo que es seguro es que ocurrirá.  Dentro de 10 años, nos vamos a enfrentar a algo nunca antes visto.  Más que una guerra racial, lo que vamos a presenciar son crisis económicas y ecológicas, escasez de petróleo, etc., etc., etc.  Todos los gobiernos del mundo funcionan con agendas a corto plazo y no hay nada más desastroso que este tipo de gestión política.  Se dice habitualmente que la Tierra está enferma.  Pero es el hombre el enfermo.

Menzo: Tras el atentado contra las Torres Gemelas, comenzamos a darnos cuenta de la precariedad de la economía mundial.  ¿Qué otra alternativa existe?

GF: La globalización no nació en la última década, su nacimiento fue en el siglo XVI.  Este detalle no va a impedir la catástrofe que se está gestando.  Una alternativa a la economía global es lo que yo llamo "l´autarchie économique des grands espaces" (autarquía continental económica N.T).  En estas grandes áreas, por ejemplo Europa, habría una libre circulación de bienes, capital y mano de obra (pero habría barreras para otros bloques geo-económicos N.T).  Si grandes zonas continentales como, Europa, África, Asia, etc., practicaran tal autarquía económica, seria posible alcanzar un cierto nivel de bienestar económico en el mundo.  No es necesario sacrificar todo por el Libre Comercio.  El hecho de que actualmente los productos textiles manufacturados masivamente en China produce un terrible efecto en el sector textil francés.  Sin embargo, ni las prendas se han rebajado en Francia ni los trabajadores chinos han conseguido ninguna mejora en sus condiciones de vida.  Sólo el comercio se ha beneficiado.

75955e76489dbd09a6e3cc5b3d658ec5.jpg

Menzo: ¿Qué importancia le da usted a la economía global?

GF: La misma que le atribuyo a la imposibilidad de integración de un grupo amplio de inmigrantes.  El General De Gaulle solía decir "para hacer un buen kir cóctel hace falta vino blanco y sirope de cassis.  Si se le añade demasiado cassis, ya no es un kir".  Esto es otra forma de decir que solo se puede integrar a un número determinado de extranjeros.  Hoy, en Seine-Saint-Denis, Roubaix y otros departamentos de la región parisina, por citar algunos ejemplos, existe una mayoría de población de origen extranjero, no europeo.  La integración de estas poblaciones es imposible.

Económicamente, la situación es incluso peor.  De cada 100 inmigrantes venidos del Tercer Mundo, sólo cinco entraran a formar parte de la población laboral activa del país.  Por el contrario, de cada dos graduados franceses, uno quiere emigrar y lo mismo ocurre en Bélgica.

Este proceso conllevara la gradual banca rota al sistema social del país, lo cual a su vez incrementara el riego de conflicto.  Los episodios de vandalismo y anarquía que presenciamos hace unos meses en Francia y otros países de Europa, episodios que duraron unas tres semanas, fueron un preludio de lo que va a suceder y que pienso tendrán lugar dentro del periodo 2010.  La Fundación Canadiense Wright también predice un conflicto étnico en Francia con carácter de guerra civil dentro del periodo comprendido entre los años 2007-2010.  Esta Fundación realiza esta predicción en base a diversas estadísticas como son los niveles de violencia y el número de pruebas sobre la existencia y evidencias de un aumento de los arsenales ocultos.  La masiva concentración de población islámica en nuestras ciudades y barrios periféricos en un grave problema que pronto se hará de notar si no lo hace ya.

Menzo: Sin embargo los últimos actos de vandalismo que tuvieron lugar en Francia no fueron de carácter religioso sino que fueron explicados como una reacción a la marginalidad y a la exclusión social.

GF: Siempre estamos buscando explicaciones socio-económicas.  Y éste no es sólo el método marxista de pensar sobre los conflictos, también es el incorrecto.  Los inmigrantes de hoy reciben cantidades masivas de ayuda estatal.  Incluso me atrevería a decir que los inmigrantes de hoy reciben mejor trato medico que los franceses de origen.  La inmigración portuguesa o española que llego a Francia durante la década de los 30 y de los 40, no recibió ayuda estatal alguna y esto nunca fue motivo de actos vandálicos o de violencia callejera por parte de este grupo de inmigrantes.  El profesor Loland, ganador del Premio de Economía francés y figura destacada dentro del mundo financiero, estima en 36 billones de euros anuales el gasto directo o indirecto que supone en la actualidad la inmigración para Francia.  Esta cifra supone un 80% del déficit del Estado francés o un 13.5% del gasto de Seguridad Social francesa.  Y esto no son palabras de Le Pen sino de un respetado miembro de la comunidad económica francesa.

Cada inmigrante que cruza nuestras fronteras, supone un gasto de 100.000 euros.  La noción de que los inmigrantes son tratados con negligencia o falta de atención son pues absurdos.  Es justo todo lo contrario.  Clichy-sous-Bois, zona donde comenzaron los actos vandálicos del pasado noviembre, recibe la mitad del total de la cantidad de ayudas asignadas por el gobierno a zonas urbanas conflictivas.  Creo que los instigadores de la violencia el pasado noviembre, simplemente esperaban su oportunidad para cometer tales actos.

Menzo: ¿Existe alguna prueba que indique que estos actos vandálicos estuvieran orquestados por bandas de delincuentes?  El 80% de los detenidos tenían algún tipo de historial delictivo.

GF: Ésta no es la forma en que yo lo veo.  La violencia no fue motivada por Sarkozy cuando los llamo "basura".  Y en realidad sólo el 8% de los detenidos contaba con historial delictivo.  En mi opinión fue más una revuelta étnica que un ataque contra las fuerzas de seguridad.  Razón por la cual es importante el saber por qué se revelaron y cometieron actos violentos.

Menzo: Otra indicación de que la violencia se inicio dentro de bandas de criminales fue la falta de obediencia por parte de los revoltosos a la fatwa (llamamiento religioso islámico) ordenada por la mayor organización musulmana en Francia, la  Unión de Organizaciones Islámicas Francesas.  Esto supone que la violencia no era de carácter religioso.

GF: A menudo se olvida que el Islam es, en principio, hipócrita.  El Corán dice que es perfectamente aceptado el mentir en ciertas circunstancias, por ejemplo cuando uno está en un país débil o cuando sirve a los intereses del Islam.  Es también perfectamente lógico el pensar que, a efectos prácticos y cara al resto de los franceses, los musulmanes quisieran aparentar su oposición a la violencia cuando realmente en su interior la apoyaban.  Estas palabras fueron dichas por el Primer Ministro francés, Dominique de Villepin.

Por supuesto hubo imanes (clérigos musulmanes) que no apoyaron la violencia pero éstos no son los imanes que viven el Islam como un arma ofensiva en una campaña de conquista, esto es Dar-al-Harb.

El Islam ve su misión desarrollarse en tres etapas: Dar-al-Suhi, etapa en zonas donde el Islam aún tiene que conquistar, Dar-al-Harb, zonas en proceso de ser conquistadas y Dar-al-Islam, zonas donde el Islam ya ha triunfado en subyugar al infiel o no-creyente.

Cada año se publica en Egipto un libro islámico.  La edición de este año designa a Francia, Bélgica y al Reino Unido como territorios en etapa Dar-al-Harb.  Ésta es pues, la situación actual.  Uno no debería olvidar que durante los días que duró la violencia, dos iglesias católicas fueron quemadas y destruidas.  El imán de la Gran Mezquita de París, Dalil Boubakeur condeno los hechos pero no excomulgó a los responsables.  También fue ésta la primera vez donde edificios públicos fueron atacados y destruidos; comisarías de policía, escuelas publicas, etc.  Estos hechos han sido suavizados para el público pero tiene una significación muy importante.  También es la primera vez donde ha muerto gente...cuatro para ser exactos.

Menzo: ¿Qué cree que causó todo esta violencia?

GF: Una razón es la masiva y desenfrenada inmigración que hemos permitido.  En Canadá por ejemplo, los inmigrantes son seleccionados de acuerdo con sus profesiones, riqueza y potencial económico.  Nosotros, hemos agrupado enormes cantidades de inmigrantes de origen tercermundista, provenientes de sociedades económicas rurales donde las costumbres y cultura son totalmente diferentes a las nuestras.  Grupos que no están en absoluto preparados para lo que aquí se encuentran y que carecen de una educación básica y de una experiencia profesional que les facilite la integración.  Incluso después de haber invertido sumas gigantescas en vivienda, educación y programas especiales para ellos, ¿A quién se le pudo ocurrir que esto funcionaria?

Japón esta económicamente en un nivel aproximado al nuestro, sin embargo apenas sí tiene inmigración y la que tiene cuenta con muy poco apoyo estatal.  Sin embargo en Francia, el número de jóvenes de origen extranjero se doblará en los próximos diez años.  La integración no está funcionando.  Los políticos se niegan a ver las catastróficas consecuencias de sus decisiones, la mayoría sólo piensan en sus carreras.  Incluso hay algunos demasiado viejos para preocuparse.  ¿Por qué debe Chirac de preocuparse de lo que pueda pasar dentro de diez años?  Probablemente estará ya muerto.  Además, los políticos miran a la población como votantes a los que pueden cambiar periódicamente.  Pero el pueblo no es reemplazable.  Pertenecemos a culturas muy bien definidas y unidas a mentalidades formadas con su ayuda e influencia.  Un ruso no es simplemente intercambiable por un brasileño.  Pero sólo los políticos parecen no ver esto.

Otra causa de este brote de violencia fue el aumento del número de africanos subsaharianos.  Este grupo causará problemas mayores en un futuro próximo.

Menzo: ¿Por qué?

GF: Porque al contrario que los inmigrantes magrebíes (árabes de Argelia, Marruecos y Túnez), los inmigrantes subsaharianos  están completamente desocializados.  La población magrebí posee una clara estructura familiar con un padre y una madre.  En el África subsahariana, predominantemente de población negra, esta estructura no existe.  Las madres puede tener hijos con padres diferentes y los hijos no son criados por la familia sino por el poblado.  Cuando este tipo de estructura familiar es exportada a ciudades europeas, inevitablemente produce conflicto.  Ciudades como París no son poblados y la crianza de niños no es su responsabilidad.  Los descendentes de estos africanos suele tender al crimen y terminan en centros penitenciarios.  No saben quién es su padre y nadie se hace responsable de ellos.  Su presencia en Europa es como una bomba de relojería.

Menzo: Usted ha señalado que entre los años 1989 y 1999, el índice de criminalidad en Francia ha crecido en un 176% y que el número de convictos se ha triplicado.  Usted no atribuye este aumento al desempleo.  ¿Cuáles son las causas?

GF: Existen dos razones para explicar este aumento de criminalidad:
El primero es heterogeneidad social.  Toda población con diversidad tiene problemas de criminalidad.  Los dos países con menos criminalidad son los más homogéneos: Japón y Costa Rica.  Aristóteles fue el primero en percibir que una sociedad no puede ser democrática y armoniosa si su población no es homogénea.  Sin esta homogeneidad, se convierte en tiránica.

La segunda razón por este aumento de la criminalidad proviene de la permisividad de los responsables de mantener el orden público: la policía y los juzgados.  En Túnez existe un enorme índice de desempleo, pero la criminalidad es relativamente baja debido a que la policía y los juzgados actúan  con severidad.  En Arabia Saudita puedes dejar las llaves o tu cartera en el coche y a nadie se le ocurriría robarlas ya que podría costarle las manos.  En Europa ocurre lo contrario, los extranjeros experimentan una situación donde toda forma de represión ha desaparecido desde 1968.

Menzo: Usted también ha escrito que el crimen financiará la inminente guerra racial.  ¿Cree usted realmente que existe un plan para este financiamiento?

GF: No sólo está planeado, está ya ocurriendo.  Informes policiales muestran que bandas criminales ayudan a financiar la insurgencia iraquí.  Por supuesto no todos los criminales participan en este financiamiento, pero sí que existe.  Y mientras tanto, las autoridades creen que pueden comprar la paz social.  Se estima en tres toneladas la cantidad de cannabis distribuida en París cada mes.  Otra forma de financiación son el robo de vehículos y el trafico de productos electrónicos.  La prostitución junto al tráfico de armas son también fuentes de financiación.  Siempre que la policía descubre uno de estos arsenales, incluye no sólo armamento militar, también incluye armas de caza, ideales para la guerra urbana.

Menzo: En su libro Avant-Guerre, usted sitúa al Islam en el mismo nivel de otras ideologías que buscan el control mundial: comunismo, liberalismo americano, globalismo.  Pero, ¿No es la historia una larga sucesión de sistemas e ideologías que buscan el dominio mundial?

GF: En absoluto.  Fíjese usted en el judaísmo, como religión étnica no tiene ninguna intención de convertir al resto del mundo a sus creencias.  Lo mismo que ni el budismo ni el sintoísmo buscan la conquista del mundo.  El Islam, como también lo hicieron el catolicismo, el comunismo y el neo-liberalismo.  Sin embargo, el Islam es el más agresivo de todos ellos.  Porque no sólo es una religión, es una doctrina política.  Y esta doctrina es imperialista.  Históricamente ha intentado conquistar Europa dos veces.  La primera vez fue rechazado por Carlos Martel en Poitiers en el año 732, la segunda vez en el siglo XVII fue derrotado a las puertas de Viena.  La nueva ambición de conquista por parte del Islam, fue revivida en Egipto en 1920.  Estoy convencido de que para ciertos líderes islámicos, el momento actual es el propicio para un tercer intento de conquista en Occidente.

Tal y como se jactó una vez el ex presidente de Argelia, Houari Boumediene, el mundo islámico acarrea en el útero de sus mujeres las armas que mañana conquistaran Europa.

Menzo: La primera generación de inmigrantes no mostró ningún tipo de hostilidad hacia nosotros.  La tercera generación parece más segregada que nunca.  ¿Es esto el resultado del conflicto palestino el cual ha generalizado un comportamiento anti-occidental?,  ¿Es ésta la fuente de los problemas, existe una solución?

GF: Ciertamente la cuestión palestina es una de las fuentes pero difícilmente la única.  Incluso antes del conflicto palestino, el odio hacia Occidente existía.  En parte surgió como reacción al colonialismo aunque también existía un recelo a Occidente debido a sus múltiples logros y hazañas.  El conflicto palestino ha actuado como un catalizador para el aborrecimiento hacia Europa y si se resolviese mañana, aún existiría el problema con Occidente.  Europa también es despreciada porque se ha convertido en algo frágil y débil.  Su permisividad induce a la indulgencia, lo cual nos convierte en presa fácil.  Los musulmanes se encuentran ellos mismos en una sociedad moralmente degenerada.  Recientemente, un filósofo se refirió al término hindú del Kaliyuga (Edad del Hierro).  Según esta antigua profecía, llegará un tiempo donde los hombres se podrán casar con hombres y mujeres con mujeres, los reyes se convertirán en ladrones y los ladrones en reyes y donde las mujeres matarán a sus hijos en su útero.  ¡Y bien!, no nos encontramos muy lejos de todo esto.

Menzo: En su libro, usted pone la situación en Bélgica al nivel que en Francia.  Sin embargo y al contrario que Francia, Bélgica carece de zonas o barrios marginales alejados de la ciudad.  Nuestros inmigrantes residen normalmente en barrios construidos en el siglo XIX que aún mantienen su carácter humano y que mayoritariamente carecen de zonas de acceso "prohibido" (lo que hace la situación en Francia tan peligrosa).  Según su opinión, ¿Cuál es la amenaza que se cierne sobre Bélgica?

GF: Todo esto es correcto.  Los "banlieues" franceses son únicos.  Fueron construidos para alojar a los refugiados franceses que salieron de Argelia.  En el año 1962 y durante una sola semana, un millón de franceses fueron evacuados de la nueva e independiente Argelia.  Se debería destacar y señalar que no todos los complejos urbanísticos construidos para acomodar a este influjo de población, eran de mala o baja calidad.  El gobierno designo una gran cantidad de recursos económicos a este proyecto.  De la misma manera que nuevas zonas residenciales como París Deux, cerca de Versailles, fueron construidas para alojar no a extranjeros sino a la pudiente clase media.  Esta situación es muy diferente a la de Bélgica, actual capital simbólica de Europa y sede de la OTAN.  Pero lo importante y lo que cuenta no es la situación de la vivienda per se, sino el hecho de que la inmensa mayoría de la población no es europea.

Menzo: ¿Cree usted que la violencia puede llegar a Bruselas?

GF: Tal y como lo veo es sólo cuestión de tiempo y aunque Bruselas está mejor situada que París, no creo que se libre de esta violencia.

Menzo: En los Estados Unidos y Gran Bretaña existen episodios periódicos de violencia callejera pero estos episodios son normalmente protagonizados por bandas rivales.  En Francia, estos episodios de violencia callejera fueron dirigidos directamente contra el estado.  Policías y bomberos fueron atacados y tiroteados.  ¿Cómo se ha llegado a esto?

GF: En los Estados Unidos existe por ejemplo un incremento de los conflictos entre los negros y las bandas mejicanas.  Al contrario que en los Estados Unidos aquí en Francia, las bandas de delincuentes no-franceses no se enfrentaron unas a otros sino contra el Estado francés.  La música rap tiene mucho que ver en todo esto.  El efecto subversivo del rap no debe de ser olvidado.  Incluso iría más lejos.

Estas bandas de inmigrantes están en Francia porque el Estado francés les ha ayudado y esto causa un resentimiento en ellos que es muy característico de la mentalidad magrebí/islámica.  Es un sentimiento muy peculiar que no debe de olvidarse.  Odiar a aquel que te ayuda porque esa misma ayuda que recibes es humillante porque te convierte en receptor de ella.  Cuanto más mimo y cobijo se les da más fácil que reaccionen agresivamente a estas atenciones.  Al margen de esto, la simpatía no es fomentada por la debilidad.  Con promesas de más dinero y ayudas a los inmigrantes, el gobierno de Villepin  ha actuado de una forma poco inteligente.

Menzo: Al margen de más actos violentos y guerra urbana, usted predice un aumento en la escalda de ataques terroristas:  micro-, macro-, incluso giga-terrorismo y no excluye el uso de armas nucleares  dentro de un ataque terrorista a los Estados Unidos.  ¿Realmente cree usted que esto es posible?

GF: Naturalmente que lo creo.  El escenario que he descrito no está lejos de su realización.  A su tiempo, todas estas cosas serán posibles.  Podemos esperar actos terroristas cien veces peores al ataque a al Torres Gemelas, sólo es cuestión de tiempo.

Menzo: Usted ha criticado a los servicios de inteligencia por su falta de imaginación y vigor.  Ha criticado su falta de reflexión y conocimiento de las diferentes formas y modelos del pensamiento islamista.  Sin embargo, casi cada mes los servicios de inteligencia se las apañan para desmantelar y detener posibles actos terroristas.  ¿Realmente existe, tal y como usted lo plantea un peligro tan grave?

GF: Usted tiene que distinguir entre el mantenimiento del orden público y la recolección de información o inteligencia.  Las agencias de inteligencia occidentales has hecho una gran labor.  Han sido capaces de capturar numerosas células terroristas.  Pero hace falta más.  Es necesario un amplio grupo bien informado dedicado exclusivamente a esta tarea.  También es necesario tener un grupo y los recursos necesarios para cuando salte la alarma.  Así fue como el atentado que se había planeado contra la Catedral de Estrasburgo fue desmantelado.  También es importante en la capitalización de los errores cometidos por los terroristas.  Antes del ataque a las Torres Gemelas, una empleada en una academia privada de pilotos notó que ciertos estudiantes dedicaban todo su tiempo a aprender a volar sin dedicar tiempo alguno a como aterrizar.  Meses después y tras el 9-11, alguien se fijó en esto.

Créame.  Lo increíble se va a convertir en creíble.  Lo que Bagdad experimenta cada día, nosotros lo haremos pronto.

 

 

04:00 Publié dans Nouvelle Droite | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook