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dimanche, 08 novembre 2026

L’importance des nations et du nationalisme à notre époque

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L’importance des nations et du nationalisme à notre époque

par Jiří Hejlek

Source: https://deliandiver.org/vyznam-narodu-a-nacionalismu-v-dn...

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! La nation est une communauté d’ancêtres, de contemporains et de descendants. Aucun être humain ne vient au monde comme un pur individu. Dès le commencement, il appartient à différentes communautés et, au cours de sa vie, devient membre d’autres encore. À la naissance, il appartient au moins à deux d’entre elles: sa famille et sa nation, laquelle constitue en quelque sorte une communauté englobant toutes les autres, à une exception près. Cette exception est l’Église, dans laquelle on entre par le baptême. L’humanité dans son ensemble ne constitue pas une communauté.

Unknown_artist_-_Count_Joseph_de_Maistre_(1753-1821)_French_politician_writer_and_philosopher_-_(MeisterDrucke-1044962).jpgL’un des pères du conservatisme politique, Joseph de Maistre, l’a admirablement exprimé en ces termes: «Il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes, etc. Mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie; s’il existe, c’est bien à mon insu». Il ne voulait évidemment pas nier l’existence d’une essence humaine, mais souligner que chaque être humain fait partie de sa communauté nationale et que l’être humain envisagé comme individu n’est qu’une abstraction ou, pour employer le vocabulaire actuel, une construction.

Herodotus_Massimo_Inv124478.jpgComme toute entité vivante, la nation est difficile à saisir conceptuellement, c’est-à-dire par une définition. Au cours de l’histoire et dans différentes régions du monde, elle a pris des formes civilisationnelles diverses: elle est polymorphe. Le père de l’histoire, Hérodote, parle déjà des nations. La toute première phrase de ses Histoires dit: «Les historiens perses affirment que les Phéniciens furent à l’origine des différends». Quelques paragraphes plus loin, il évoque le roi lydien Crésus, dont il dit qu’il «régnait sur des nations». Pour désigner la «nation», il emploie le mot ethnos, que nous connaissons bien, mais utilisons souvent mal. L’ethnicité ne signifie pas une origine apparentée, même si celle-ci en constitue le fondement. Pour cette origine commune, les Grecs disposaient du terme genos, c’est-à-dire la lignée. Le mot ethnos, tout comme le mot «éthique», c’est-à-dire la moralité, dérive du verbe ethizo, qui signifie «acquérir une habitude, s’habituer».

La nation était donc un groupe de personnes unies par les mêmes coutumes et les mêmes mœurs. Le mode de transmission des coutumes, des mœurs et, plus généralement, de la compréhension du monde aux générations successives par l’éducation est la tradition, terme latin signifiant «transmission». La langue est le véhicule de la tradition; c’est pourquoi elle est considérée comme le signe le plus manifeste de la nation. D’ailleurs, en tchèque, les deux mots étaient autrefois compris comme des synonymes.

La nation et la langue partagent une propriété importante: elles ont besoin d’être cultivées, c’est-à-dire entretenues et affinées. Sans un travail conscient de leurs membres pour les cultiver, la nation comme la langue sont menacées de déclin. Les liens qui unissent les contemporains aux ancêtres et aux descendants au sein de la nation doivent également être entretenus et cultivés.

500-726-Vico.jpgLe penseur italien du baroque tardif Giambattista Vico l’a décrit très clairement en mettant en évidence trois pratiques fondamentales nécessaires à la préservation d’une nation civilisée. Il considérait comme première une religion commune, à laquelle s’ajoutaient les mariages légitimes pour assurer la continuité de la descendance et l’inhumation respectueuse des morts comme expression de la vénération des ancêtres. La conscience d’une obligation envers les ancêtres et les descendants a une conséquence importante. Une nation envisagée avec un tel sérieux possède une forte autorité. C’est précisément cette autorité de la nation qui peut constituer le fondement de l’État national.

Les nations ne sont donc pas un phénomène apparu seulement à l’époque moderne, comme cherchent à le démontrer les sociologues et les philosophes politiques contemporains. Nous devons examiner pourquoi ils l’affirment et quelles en sont les conséquences. Vers le milieu du XVIIIe siècle, un grand tournant civilisationnel s’est produit en Europe. Une nouvelle civilisation atlantique a commencé à supplanter la civilisation chrétienne européenne qui prévalait jusque-là. Son fondement intellectuel est constitué par les Lumières, qui ont progressivement acquis un statut essentiellement religieux. Dans cette fonction, elles se manifestent comme humanisme et comme « conception scientifique du monde ». Celle-ci repose sur un réductionnisme rationaliste et un empirisme qui rendent pratiquement impossible de pénétrer l’essence de nombreux phénomènes: au lieu de connaître la chose elle-même, cette approche ne fait que décrire ses différents aspects et manifestations. Une telle démarche peut réussir dans l’étude de la nature inanimée, mais elle échoue lorsque son objet est l’être humain, la culture et, surtout, l’histoire. Cela vaut tout particulièrement pour l’étude de la nation.

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L’impuissance des sciences sociales modernes face aux phénomènes vivants/polymorphes se manifeste, dans le cas de la nation, principalement par quatre approches erronées. L’erreur fondamentale consiste à prendre pour point de départ de la compréhension de la nation ce que l’on appelle l’individu. Selon ces sciences, la nation est une somme d’individus, alors qu’en réalité, c’est à l’inverse l’individu qui peut être compris à partir de son appartenance à des communautés, autrement dit à partir de ses identités. Il en découle une deuxième approche erronée : la tentative de définir la nation en énumérant ses propriétés. Une telle énumération est assurément utile et instructive, mais toujours incomplète. À cela se rattache une autre démarche problématique. Pour des nations vivant à des époques et dans des lieux différents, la liste des propriétés et des relations est naturellement différente.

Les sciences sociales résolvent ce problème en distinguant différents types de nations. Prenons deux exemples principaux. Elles aiment souligner la différence entre la nation politique, ou civique, et la nation ethnique. Autrement dit, elles font appel à l’existence d’un État. Le rapport entre l’existence étatique et l’appartenance nationale est effectivement très important, mais les chercheurs actuels le déforment et l’interprètent de manière à démontrer le statut inférieur de la nation ethnique et la supériorité de la nation politique. Cela permet ensuite de construire des absurdités telles qu’une «nation européenne». Une autre distinction artificielle oppose les nations dites médiévales aux nations modernes. Il existe certes une différence entre les individus considérés autrefois comme membres de la nation et ceux qui le sont depuis le XIXe siècle, mais il ne s’agit que d’une manifestation typique de la polymorphie résultant de l’insertion des nations dans une configuration civilisationnelle donnée. Les nations de l’Europe chrétienne présentaient certaines caractéristiques différentes de celles des nations de masse actuelles, de type civilisationnel atlantique. Leurs membres éprouvent naturellement un sentiment, pour ainsi dire, culturel et national différent.

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Cela ne signifie toutefois pas que les nations ne sont apparues sur la scène historique que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, comme voudraient nous le faire croire les philosophes politiques contemporains. C’est précisément de leur théorie que découle la quatrième conception erronée, qui s’est répandue il y a environ un demi-siècle. Selon celle-ci, les nations seraient simplement des constructions sociales, et non des phénomènes réels. Seuls ceux qui seraient aveuglés par le nationalisme soutiendraient le contraire. Cette conception rappelle d’autres théories constructivistes. La nation n’est pas davantage une construction sociale que la parentalité, ou même le sexe. Les philosophes sociaux et politiques ne vont pas jusqu’à de telles conséquences, mais leur conception n’en est pas moins problématique.

Les deux dernières approches de la nation que nous venons d’évoquer sont étroitement liées à l’interprétation de ce phénomène historique qu’est le nationalisme. L’histoire nous fournit de nombreux exemples d’éveil de la conscience nationale, dont naît le nationalisme. Les anciens Sumériens se désignaient déjà comme les «Têtes noires». Malgré leur morcellement politique, les Grecs de l’Antiquité ressentaient leur appartenance commune en tant qu’Hellènes face aux barbares, surtout aux Perses. La conscience d’une origine commune et d’une union au sein d’une communauté culturelle et linguistique trouvait son expression intellectuelle systématique dans le nationalisme, notamment en situation de guerre. Le nationalisme devenait alors, et devient encore, une doctrine politique. Je m’abstiens ici délibérément d’employer le mot «idéologie». Nous connaissons le nationalisme tchèque peut-être depuis Dalimil, mais au plus tard depuis les guerres hussites; le nationalisme français, depuis Jeanne d’Arc. La branche rousseauiste des Lumières a ensuite donné au nationalisme une impulsion nouvelle en s’appuyant sur la volonté générale du peuple, destinée à remplacer la volonté de Dieu dans la vie politique publique. La forme originelle de la démocratie atlantique possède donc aussi un caractère nationaliste. Nous avons dit en introduction que la nation est une communauté d’ancêtres, de contemporains et de descendants ; cela indique son caractère essentiellement historique. C’est pourquoi le nationalisme a achevé de se constituer à l’époque du romantisme, au début du XIXe siècle. C’est alors qu’il a achevé de se constituer, non qu’il est apparu pour la première fois.

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Ne confondons pas le nationalisme avec le patriotisme. Le patriotisme se rapporte à la patrie, à la terre des pères, au pays, et non directement à la communauté. Il est soutenu par l’État parce qu’il assure le conformisme des citoyens. Il possède un caractère clairement politique et n’est pas lié à la langue; il peut fonctionner même dans un environnement multiculturel. C’est pourquoi il prospère aussi dans des États fondés sur des doctrines hostiles aux nations. Beaucoup d’entre nous se souviennent, par exemple, de cette formule de l’époque du socialisme réel : « internationalisme prolétarien et patriotisme socialiste ». Aujourd’hui, la tendance consiste à opposer directement le « bon » patriotisme au « mauvais » nationalisme.

Le nationalisme n’est pourtant pas mauvais en soi. Jusqu’au milieu du XXe siècle, il n’était généralement pas considéré comme tel. Les nationalismes s’affrontaient, mais ce n’est qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale que, sous l’effet du nazisme allemand, le conflit national a pris une forme génocidaire, notamment dans l’est de l’Europe. Depuis lors, on parle d’expériences négatives du nationalisme, surtout allemand, mais aussi italien, japonais ou espagnol. Ces « expériences » ont conduit le courant officiel des sciences sociales à un obscurcissement général de la mémoire et de l’esprit, qui empêche toujours d’examiner les nationalismes britannique ou américain, pourtant non moins agressifs.

Otto-Dann+Nation-und-Nationalismus-in-Deutschland-1770-1990.jpgL’historien allemand Otto Dann l’a exprimé sans le vouloir lorsqu’il a écrit : « Par nationalisme, dans son sens originel […], nous entendons une attitude antidémocratique […] [dont] le véritable objectif était d’empêcher la poursuite de la démocratisation de la nation. » Comme nous l’avons vu, le nationalisme était au contraire, à l’origine, un phénomène accompagnant la démocratie naissante. Mais il ne s’est pas produit un changement du caractère du nationalisme, qui serait passé de gauche à droite, comme le pensent certains historiens. C’est plutôt la nature du système politique appelé démocratie qui a changé. Ce système a entièrement renoncé aux vestiges de la tradition continentale européenne et adopté sans réserve le modèle libéral, atlantique, essentiellement anglo-saxon, qui ne signifie rien d’autre que la domination souveraine de la ploutocratie.

Si nous retraduisons mot à mot la déclaration de Dann à la lumière de ce constat, nous obtenons alors cette conclusion juste: «Le nationalisme est, depuis son origine, dirigé contre la ploutocratie supranationale, et son véritable objectif est d’empêcher la poursuite de la désagrégation des nations européennes».

Nous en arrivons ainsi au rôle des nations et du nationalisme dans la situation actuelle, notamment en Europe. Le monde atlantique a abandonné toute retenue, car la majeure partie du monde, qu’il a cherché pendant plusieurs siècles à coloniser et à asservir, refuse sa domination. Même le milliard d’êtres humains environ qu’il contrôle directement commence à ressentir du mécontentement face aux agissements de la ploutocratie dirigeante et de ses serviteurs/exécutants dans la politique, la bureaucratie publique, la pseudo-élite des grandes entreprises, les médias, la publicité, le monde universitaire et les organisations non gouvernementales manipulatrices. Ces serviteurs bien rémunérés et l’armée de leurs sujets, dépendants des subventions, des prêts hypothécaires, des crédits et d’autres instruments de domination usuraire, ont encore beaucoup trop à perdre. Ils approuvent donc les aventures guerrières que les ploutocrates entreprennent en Europe orientale, au Moyen-Orient ou en Amérique du Sud, toujours le plus loin possible de leurs douillets refuges et, si possible, sans y engager leurs propres sujets, car ceux-ci doivent seulement y assister sur leurs écrans. Cette complicité télévisuelle dans les crimes est appelée «assurer la sécurité des citoyens».

Lentement mais sûrement, une vague de résistance se lève dans l’espace civilisationnel atlantique. Sa forme naturelle est le nationalisme. Cette fois, toutefois, il ne s’agit pas d’un nationalisme dirigé contre les nations voisines. Il possède un caractère coopératif. Les membres conscients des nations européennes n’entendent pas combattre les uns contre les autres, mais contre l’ennemi commun que nous venons de décrire assez en détail. Cet ennemi mortel veut obtenir la victoire, entre autres, en disloquant les corps nationaux par la migration et la subversion culturelle. Il appelle celle-ci le multiculturalisme. Il faut lui opposer la coopération des nations européennes, que l’on peut, dans ce contexte, qualifier de multinationalisme européen.

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L’un des symptômes de la désagrégation et du déclin des civilisations a été, dans l’histoire, le phénomène appelé cosmopolitisme. Ce terme grec, qui signifie « citoyenneté du monde », est apparu dans la Grèce antique à l’époque où le monde grec classique se désagrégeait. Le nationalisme hellénique et la conscience d’appartenir à une cité-État avaient disparu. Ce n’est pas un hasard si les intellectuels de l’époque furent les premiers à formuler une attitude de citoyens du monde. Ils ne se sentaient plus citoyens de leur cité, mais du monde entier. Comme aujourd’hui, ils considéraient alors cette attitude comme noble. Pendant ce temps, leurs cités-États étaient absorbées les unes après les autres par les rois de Macédoine, jusqu’à finir par se soumettre à Rome.

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Le philosophe allemand Spengler a montré que le cosmopolitisme, et particulièrement les grandes villes cosmopolites, sont un signe infaillible du commencement de la fin des civilisations. Remarquons qu’aujourd’hui, le cosmopolitisme et les mégapoles cosmopolites suscitent l’admiration. Lorsqu’il s’agit de louer une ville historique ou contemporaine, par exemple dans un documentaire de voyage, on lui attribue l’épithète «cosmopolite».

Nous savons donc qui servent le cosmopolitisme, le multiculturalisme et la haine des nations. Parmi les composantes, énumérées plus haut, du personnel au service des maîtres de la civilisation atlantique, il faut encore accorder une attention particulière à l’une d’entre elles, qui n’est pas un simple exécutant de la volonté des puissants. Il s’agit de ceux qui formulent ce que l’on appelle aujourd’hui le narratif. Ce groupe créatif d’oppresseurs est constitué par les intellectuels, autrement dit ceux des membres du monde universitaire et des milieux artistiques qui s’érigent en une sorte de caste sacerdotale. Chez nous, leur tâche est particulièrement facilitée par le fait que des érudits et des artistes remarquables, animés d’un sentiment national, ont remis notre nation sur pied il y a deux cents ans. Depuis lors, les Tchèques éprouvent un certain respect envers de telles personnes, ou envers celles qui se font passer pour telles. Les intellectuels se trouvaient initialement mêlés aux érudits. À partir des controverses sur les Manuscrits, ils ont commencé à se pousser au premier plan et dominent aujourd’hui le discours. Un trait spécifique des intellectuels modernes est l’oikophobie, c’est-à-dire l’aversion envers leur propre nation, leur pays et l’héritage de leurs ancêtres.

49597442248_72661a123b_b.jpgL’éminent philosophe britannique Roger Scruton (photo) a étudié ce phénomène. Il se manifeste fortement chez les personnes dont l’identité nationale est floue. Il touche souvent des individus dont l’origine nationale, et fréquemment aussi l’ancrage culturel, sont ambigus. Ernest Gellner était de ceux-là. Il est considéré, notamment chez nous, comme un expert du nationalisme. C’est précisément lui qui estimait que les nationalistes n’avaient pas le droit d’écrire sur la question nationale. Il situait l’apparition des nations seulement à l’époque de la révolution industrielle, et l’associait même à celle-ci. Le caractère extrême de sa conception est attesté par sa théorie selon laquelle les nations n’auraient été construites que sur la base du nationalisme.

Il faut mentionner, pour conclure, que la disparition des nations et leur dissolution dans une sorte de bouillie ethnique homogénéisée, gouvernée par un juste gouvernement mondial, étaient depuis longtemps le rêve d’intellectuels délirants. Malheureusement, notre Comenius tchèque a lui aussi nourri un rêve semblable. Depuis les Lumières, celui-ci est devenu un opium éprouvé des intellectuels. Parmi les philosophes, citons Immanuel Kant et Auguste Comte; ce dernier était le philosophe favori du professeur Masaryk, figure de premier plan du combat contre l’authenticité des Manuscrits. Et à l’époque de Masaryk, en 1882, un autre héritier tardif des Lumières, Ernest Renan, déclarait: «Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera».

Aujourd’hui, nous ne sommes plus naïfs et savons qu’un gouvernement européen est une catastrophe et qu’il faut résister à l’instauration d’un gouvernement mondial. C’est pourquoi nous avons besoin de la coopération des nations européennes et de leurs nationalismes, et devons rejeter tous les oikophobes.

19:01 Publié dans Définitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : définition, nations, nationalisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook