vendredi, 06 novembre 2026
Et maintenant, Vance?

Et maintenant, Vance?
Andrea Marcigliano
Source: https://electomagazine.it/e-ora-vance/
Parmi les décombres du Grand Old Party, après les désastreuses élections de mi-mandat, une interrogation de plus en plus lourde de sens commence à se faire jour.
Vance, le vice-président, va-t-il se décider à agir?
Car un fait est désormais évident. La très lourde défaite électorale a ouvert la voie à la succession de Trump.
Et les différentes personnalités, ainsi que les composantes très éloignées les unes des autres qui ont constitué jusqu’à présent la mosaïque de l’administration républicaine, commencent à se repositionner.
La course à la succession, en vue de la prochaine élection présidentielle, a, de fait, déjà commencé. Et elle sera, comme on pouvait s’y attendre, féroce. Tous les coups seront permis, même au-dessous de la ceinture.
Trump avait réussi à rassembler, et surtout à maintenir ensemble, des représentants d’univers extrêmement éloignés les uns des autres. Des républicains, certes, mais des républicains profondément différents par leurs choix et leurs orientations fondamentales.
La personnalité débordante et envahissante du magnat les a maintenus ensemble. Et a fait d’eux une force dominante.
Mais Trump apparaît désormais résolument sur le déclin.

Et la dispersion des rangs est inévitable.
Le moment est donc probablement venu pour Vance, lui aussi, le second par excellence, de se décider à agir. Et de parler clairement, en nous faisant comprendre ce qu’il veut faire quand il sera grand.
Autrement dit, sans la pesante tutelle de « The Donald ».
Car Vance présente des caractéristiques qui le distinguent nettement du magnat. Et qui, surtout, le placent à une distance considérable des autres prétendants républicains à la succession, quand elles ne l’opposent pas à eux.
En particulier, pour parler franchement, de Rubio. Celui-ci est né et a grandi, politiquement, sous l’aile protectrice de la famille Bush.
Avant de se repositionner stratégiquement aux côtés de Trump, lorsque l’astre de George W. et de sa famille semblait s’être éclipsé.
Il a toutefois conservé les positions de fond qui caractérisent les républicains impérialistes. Interventionniste au Moyen-Orient. Et aussi en Europe, contre les Russes, dès qu’une situation favorable se présenterait.
Vance, c’est tout autre chose. Il représente une Amérique de l’intérieur. Fort peu encline aux aventures loin de ses propres côtes.
Non qu’il soit pacifiste, loin de là.
Il semble plutôt voir ressurgir en lui de vieilles aspirations isolationnistes et, surtout, une conception de l’Amérique comme éloignée et profondément différente de la vieille Europe et de ses querelles.
De plus, Vance est croyant. Ce qui, là-bas, aux États-Unis, a un poids politique considérable.
Il est croyant. Et sa foi l’a conduit, au terme d’un parcours long et assez tourmenté, à se convertir au catholicisme.
Une foi, il faut le souligner, très éloignée de celle des protestants pro-sionistes. À tel point qu’Israël, et les lobbies sionistes américains eux-mêmes, l’ont toujours considéré avec une certaine suspicion.
Tout cela sans prétendre dresser une biographie du personnage. Simplement pour tenter de mieux cerner le vice-président.
Et d’expliquer la question initiale.
Que fera Vance, maintenant ?
Une décision fondamentale pour cet homme de quarante-cinq ans originaire de l’Ohio.
Se dissiper dans le brouillard dont il a émergé à grand-peine.
Ou entrer résolument dans l’arène. Pour rassembler et représenter cette Amérique qui, après l’échec et la trahison partielle de Trump, se retrouve aujourd’hui désorientée et dispersée.
Une décision qui doit être prise rapidement.
19:55 Publié dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j. d. vance, actualité, états-unis, midterms 2026 |
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