dimanche, 26 avril 2026
L’attaque des plumitifs

L’attaque des plumitifs
par Georges Feltin-Tracol
La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a révélé aux Français l’incroyable gabegie financière qu'ils paient. Grâce aux questions incisives de Charles Alloncle (photo), le député UDR (Union des droites pour la République d’Éric Ciotti) de la IXe circonscription de l’Hérault, les contribuables s’aperçoivent que la radio-télévision publique française dépense un pognon de dingue pour des programmes souvent wokistes et un pluralisme intellectuel et politique plus qu’aléatoire.
Il est néanmoins possible que son rapport final ne soit jamais publié. Un vote négatif de la majorité des membres interdirait à l’avenir toute référence à ses travaux. Le cas s’est déjà présenté en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarközy au sujet du financement des principaux syndicats (salariés et patronaux) en France avec le rapport du député centriste Nicolas Perruchot. Le précédent existe bel et bien; il risque de se reproduire prochainement.
Cette éventualité n’atténue pas la fébrilité d’un milieu nanti agacé par les interrogations percutantes du rapporteur Charles Alloncle. Cette coterie fomente dès lors une campagne de presse. Sans même attendre le verdict final de la commission d’enquête, le système médiatique d’occupation mentale déverse des tonnes de boue sur des associations honorables qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Il se lance dans une fumeuse chasse au gaspillage et désigne ses proies, à savoir les groupes dissidents.

La une de Libération des 18 et 19 avril 2026 le prouve. Outre l’éditorial fielleux de Dov Alfon d’ailleurs sur le départ pour cause de conflit interne fracassant entre extrême centre macroniste et extrême gauche elle-même divisée en pro- et anti-Mélenchon, l’article à charge est bien entendu signé par les inamovibles Dupont et Dupond de la rédaction, deux gars qui ne seront jamais des « grands reporters » et qui n’entendront siffler à leurs oreilles que les balles de tennis.
Grassement arrosé d’argent des Français (5.199.912 € en 2023) dont plus d’un tiers au moins vote très mal, Libération va bientôt recevoir un modique supplément de 17 millions d’euros de la part de Daniel Kretinsky (photo). Cet homme d’affaires doit s’ennuyer ferme puisqu’il a donné en quatre années plus de… soixante millions d’euros. Pourquoi cet intérêt dispendieux? Que Libé s’explique et raconte en quoi le journal est devenu la danseuse d’un industriel tchèque. Dans l’économie réelle, une entreprise pourrait-elle tenir sans une incessante perfusion financière?
Richement pourvu, le quotidien gauchiste-bancaire s’indigne donc que des associations respectables telles l’Institut Iliade, le collectif Némésis, Polémia, TVLibertés, Radio Courtoisie, Academia Christiana, l’Institut Emmanuel-Ratier, etc., bénéficient de facilités fiscales indirectes. Le code général des impôts permet en effet que les dons aux associations assurent aux donateurs une réduction fiscale de 66% déductible dans la limite de 20% du revenu imposable. Cette disposition irrite l’autoproclamé camp du Bien.
Président LFI de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, Éric Coquerel (photo) juge cette situation scandaleuse. Il préférerait que tout l’argent public aille à ses amis et à eux seuls. On peut comprendre sa vive jalousie.
La récente campagne de presse présente un caractère odieux et discriminatoire. Pourquoi les contribuables et les chefs d’entreprise ne pourraient-ils pas soutenir les associations de leur choix? Devraient-ils se faire extorquer légalement pour le seul profit d’une nébuleuse aux idées pathogènes (Streetpress, l’hebdomadaire Politis, SOS Racisme ou la plateforme d’information en ligne Blast)? Disons-le clairement: s’inquiéter du grand remplacement démographique avéré relève à 100% de l’intérêt général, n’en déplaise aux peine-à-jouir selon l’expression de l’ancienne mairesse de Paris, Anne Hidalgo.
L’article en premières pages de ce numéro de Libération n’est que le premier étage d’une opération malfaisante plus vaste. Derrière le sujet de la réduction fiscale accordée aux associations se profile la remise en question du financement public des formations politiques de l’Opposition nationale: Debout la France, Reconquête !, Les Patriotes et, bien évidemment, le Rassemblement national (RN). Rappelons qu’en 1995 et en 2002, pour des motifs fallacieux, le Conseil constitutionnel annulait le remboursement des frais de campagne présidentielle de Jacques Cheminade et de Bruno Mégret alors que Jacques Chirac dépassait le plafond légal.
Signalons aussi que le RN se voit refuser, une fois encore, tout prêt bancaire afin de préparer la campagne présidentielle de 2027. Il est vrai que ce parti va faire un résultat infinitésimal… On remarquera enfin que plusieurs associations mentionnées ont vu leurs comptes bancaires fermés sans la moindre justification. L’impudence bancaire (bankstériste?) doit cesser immédiatement ! Une proposition de loi contre ces abus, vraies violences bancaires ordinaires, votée en première lecture par l’Assemblée nationale en mars 2025 attend toujours son adoption par un Sénat bien frileux dans ce domaine.
Il ne fait guère de doute que L’Humanité (un autre ogre en argent public) et d’autres périodiques subventionnés reprendront les informations vicieuses de Libération. Il est risible que ces demandeurs de bonne gestion publique soutiennent mordicus l’AME – ce tonneau des Danaïdes pour étrangers clandestins – et maintes initiatives cultureuses dont les fameux spectacles de la rue (et des dépotoirs?). Ils devraient plutôt balayer devant leur porte avant de faire la leçon chez les autres…
Toutefois, ne négligeons pas cette campagne de presse! L’ADMP (Association de défense de la mémoire du Maréchal Pétain) et Civitas – avant sa dissolution – ont perdu leur réduction fiscale adressée à leurs contributeurs fidèles. On est en présence d’une nouvelle métastase du sinistre «harcèlement démocratique» théorisé dès le milieu des années 1980 par le socialiste Jean-Christophe Cambadélis qui voulait freiner - avec le succès que l’on sait maintenant - l’essor du Front national.
Cette riposte des plumitifs témoigne de l’état d’esprit fort peu inclusif des chantres de l’inclusion et du vivre ensemble mortifère. Ces épurateurs rêvent de chasser de la vie courante tous ceux qui osent les contrarier ou les contredire. Leur haine n’a aucune limite. Des militants royalistes, identitaires ou nationalistes-révolutionnaires fondent des entreprises privées tôt ou tard dénoncées, vilipendées, stigmatisées et mises au pilori. Les slogans crasseux des antifas confirment un rejet pathologique de l’altérité véritable qui mériterait un solide examen psychiatrique.
Le système médiatique d’occupation mentale recherche la mort sociale, civique et professionnelle de ses détracteurs. Ces derniers doivent-ils s’exiler à l’étranger? Non, car, aux yeux du Régime hexagonal, les représentants de la «Bête immonde» seraient capables de souiller de leurs idées nauséabondes leur pays d’accueil. L’euthanasie représenterait une solution plus appropriée…
Notre combat pour la civilisation européenne est existentiel! Se déroule par conséquent une lutte à mort avec les suppôts de la subversion actuelle. Contre eux s’impose une réaction vigoureuse et hardie. Au manœuvres dilatoires et diffamatoires des bien-pensants répond le sursaut des cœurs rebelles !
GF-T
- « Chronique flibustière », n° 190, d’abord mise en ligne sur Synthèse nationale le 23 avril 2026.
15:24 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médias, libération, journal libération, france, europe, affaires européennes, censure, inquisition, journalisme |
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jeudi, 26 mai 2016
Lettre ouverte de Tomislav Sunic à M. Laurent Joffrin, rédacteur en chef de Libération (Paris)

Lettre ouverte de Tomislav Sunic à M. Laurent Joffrin, rédacteur en chef de Libération (Paris)
Nous publions cette lettre de Tomislav Sunic à la rédaction de Libération pour la raison suivante: cette gazette parisienne a l'art de publier des articles injurieux, moralisants, ineptes sur les réalités politiques de TOUS les autres pays européens, sous prétexte que ces réalités ne s'alignent pas sur les fantasmes malsains des gauches françaises, dont la caractéristique principale est le déni du réel, assorti d'une crapulerie de plus en plus manifeste. Cette attitude est inacceptable, dans le chef de Libération comme dans celui d'autres gazettes parisiennes. Il serait bon que de toutes les régions d'Europe, de protestations s'élèvent, véhémentes, pour que cette volonté de tout homogénéiser, que ce mépris d'autrui, que cette arrogance fondée sur l'ignorance crasse du monde et des faits, soient systématiquement fustigés, dénoncés et surtout moqués.
Le 24 mai, 2106
M. Laurent Joffrin, Rédacteur en chef, Libération
Objet : « En Croatie, un révisionniste ministre de la Culture » Le 23 mai 2016 http://www.liberation.fr/debats/2016/05/23/en-croatie-un-revisionniste-ministre-de-la-culture_1454623
Monsieur,
Chaque fois qu'un commentaire paraît dans les médias étrangers au sujet du nouveau gouvernement croate et surtout de son nouveau ministre de la Culture, M. Zlatko Hasanbegovic, on doit s’armer contre un déluge d’amalgames. Les termes diabolisateurs tels que « extrême droite », « droite extrême », « oustachis-fascistes », semblent toujours bien coller à la Croatie. La langue de bois qui était de rigueur chez les anciens scribes yougo-communistes semble être dorénavant reprise par les bien-pensants français qui l’emploient à volonté à l’encontre de tous ceux qui s’écartent un tant soit peu de l’historiographie officielle, ou bien qui expriment des doutes sur la vulgate libéralo-multiculturelle, prescrite par l’Union Européenne.
Pour sa part et afin de mériter son certificat de bon élève démocratique, la Croatie est censée se vautrer éternellement dans le déni de soi et les mea culpa historiques. Quelles sont concrètement les sources auxquelles puise Libération quand il nous suggère que « d’après les estimations les plus fiables, au moins 83 000 personnes ont été assassinées dans le camp (oustachi) de concentration et d’extermination de Jasenovac ». On croit rêver en lisant les propos de Libération, vu que d’après le gouvernent serbe, ce chiffre victimaire, adopté volens nolens par le gouvernement croate, s’élève à neuf fois plus en Serbie ! Alors Libération semble tomber lui- même, soit dans le guet-apens du révisionnisme, soit dans le mensonge ordinaire.
Vos correspondants auraient pu ajouter, ne serait-ce que par souci d’objectivité, qu’en grande partie, l'administration de la Croatie actuelle, les médias et l’enseignement supérieur, regorgent encore de nombreux ex-communistes et de leur progéniture post-yougoslave. Autrefois, ils faisaient les pèlerinages de Moscou et de Belgrade et maintenant, leurs lieux saints sont devenus Washington et Bruxelles. Pour des raisons d’honnêteté minimum, on aurait peut-être pu ajouter aussi un mot ou deux sur l'anniversaire des massacres de centaines de milliers de civils croates et allemands de souche par les communistes de Josip Broz Tito, en mai-juin 1945… Un nombre important de ses sbires communistes, bien que séniles, sont encore bien vivants en Croatie d'aujourd’hui. Au lieu de perdre son temps sur la montée de la prétendue bête immonde de l’extrême droite oustachie-révisionniste en Croatie, on ferait mieux de se focaliser davantage sur l'héritage catastrophique de l'ancien chouchou de l'Occident, à savoir l'ex-Yougoslavie communiste et multiculturelle.
Cordialement,
Tomislav SUNIC
(écrivain)
Croatie, Zagreb
00:05 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tomislav sunic, croatie, europe, affaires européennes, journalisme, journalisme parisien, presse française, libération, journal libération |
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