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jeudi, 16 février 2012

Eigene Bevölkerung im Visier: EU bereitet sich auf Niederschlagung von Unruhen vor

Eigene Bevölkerung im Visier: EU bereitet sich auf Niederschlagung von Unruhen vor

Udo Ulfkotte

 

Von Medien und Öffentlichkeit unbemerkt werden jetzt überall in Europa Sondereinsatzkräfte darauf vorbereitet, erwartete soziale Proteste mit Gewalt niederzuschlagen.

 

Nicht einmal die mit der Kontrolle der Geheimdienste befassten deutschen Abgeordneten wussten bis vor wenigen Tagen, dass es seit mehreren Jahren schon einen europäischen Geheimbund von Spitzeln gibt, dessen Ziel vor allem EU-Gegner und Euro-Kritiker sind. Der Gruppe gehören nicht nur Mitarbeiter von Sicherheitsbehörden aus EU-Staaten an. Auch Albanien, Kroatien, Mazedonien, Norwegen, Russland, die Schweiz, Serbien, die Türkei und die Ukraine sitzen mit am Tisch, wenn es um die Bekämpfung von »politisch motivierter Kriminalität« mit EU-Bezug geht. Die Sorge darüber, dass Menschenmassen in vielen Ländern zeitgleich auf die Straßen gehen und den Regierungen gefährlich werden könnten, ist derzeit das Hauptthema dieser Gesprächsrunden. Während sich in der geheim tagenden Gruppe vorwiegend Vertreter von Polizeibehörden treffen, geht es in einem noch weitaus geheimnisvolleren Arbeitskreis vor allem um den Austausch neuester Entwicklungen auf dem Gebiet der Überwachungstechnologie. Neben den EU-Staaten sitzen dann auch Vertreter aus Australien, Kanada, Israel, Neuseeland, Südafrika und den Vereinigten Staaten mit am Tisch, zudem Forschungseinrichtungen und Firmen, die Überwachungstechnologie herstellen. Die Arbeitsgruppen bilden länderübergreifend Teams, die beispielsweise potenzielle mutmaßliche Rädelsführer von inneren Unruhen beobachten und Kontaktpersonen in deren Umfeld einschleusen sollen.

Mehr: http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/europa/udo-ulfkotte/eigene-bevoelkerung-im-visier-eu-bereitet-sich-auf-niederschlagung-von-unruhen-vor.html

Syrien: Geheimoperationen und Sabotage der CIA und des MI6

Syrien: Geheimoperationen und Sabotage der CIA und des MI6

Felicity Arbuthnot

Für alle, die sich über die tatsächlichen Ereignisse in Syrien unschlüssig sind, und sich fragen, wie Präsident Assad, der noch vor einem Jahrzehnt als »der heutige Atatürk« gepriesen wurde, so plötzlich zum letzten verbliebenen größenwahnsinnigen Gewaltherrscher mutierte, dessen Volk ein von den USA angeführtes Aufgebot an Staaten mit umfassenden Waffenlieferungen und unter Zerstörung ihrer Heime und ihres Landes, ihrer Existenzgrundlage und dem Verlust an Menschenleben die »Freiheit« bringen muss, hier nun ein heilsames Lehrstück aus der Geschichte.

»Um das Vorgehen von Befreiungskräften (sic) zu ermöglichen und zu befördern, … sollte man sich verstärkt bemühen, gleich in der Frühphase des Aufstandes und des Eingreifens wichtige Persönlichkeiten zu eliminieren,…

Sobald eine politische Entscheidung getroffen wurde, steht die CIA bereit, und der SIS (MI6) wird versuchen, kleinere Sabotageakte und Handstreiche in Syrien durchzuführen, wobei man sich der Kontakte zu einzelnen Personen bedienen würde… Zwischenfälle sollten sich nicht ausschließlich auf Damaskus beschränken…

Und weiter: Ein »notwendiges Ausmaß an Furcht … Grenzzwischenfälle und (manipulierte) Zusammenstöße an den Grenzen könnten dann als Vorwand für eine Intervention genommen werden… Die CIA und der SIS (MI6) sollten sich geeigneter Mittel der psychologischen Kriegsführung und geheimdienstlicher Operationen vor Ort bedienen, um Spannungen zu schüren,« Aus einem der Öffentlichkeit zugespielten amerikanisch-britischen Geheimdienstdokument , London, Washington, 1957)

»Die Vorstellung objektiver Wahrheit verliert in der Welt an Bedeutung. Lügen werden in die Geschichte eingehen.« George Orwell (Eric Arthur Blair 1903-1950)

Könnte es sein, dass das derzeitige Säbelrasseln gegen Syrien1 auf amerikanisch-britische Regierungskonzepte zurückgeht, die erst 2003 entdeckt wurden und seitdem verschwiegen oder selbst in Darstellungen des zeitlichen Ablaufs der BBC bewusst unterschlagen wurden?

Mehr: http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/geostrategie/felicity-arbuthnot/syrien-geheimoperationen-und-sabotage-der-cia-und-des-mi6.html

La valeur travail dissoute
 dans le néolibéralisme

La valeur travail dissoute
 dans le néolibéralisme

En 2007, Nicolas Sarkozy avait fait de la « valeur travail » un argument central d’une campagne électorale victorieuse. Cinq ans plus tard, cette dernière est plutôt en lambeaux. Car ce discours, dont l’efficacité reposait à la fois sur les faiblesses de la gauche en ce domaine et sur une certaine confusion sémantique, s’est brisé sur les effets délétères des orientations économiques néolibérales que le gouvernement a impulsées contre vents et marées.

Promouvoir la « valeur travail »… En fait c’est avant tout le slogan « travailler plus pour gagner plus » qui a incarné cette démarche, explicitement hostile aux trente-cinq heures, parées de tous les défauts : étouffoir mis sur le pouvoir d’achat, encouragement à la paresse, carcan posé contre la nécessaire flexibilité et compétitivité de nos entreprises. Or les trente-cinq heures ne justifiaient pas cette diabolisation, même si on pouvait en critiquer nombre de limites. Si elles se sont traduites par une certaine modération salariale, elles ont tout de même aidé à la création de plusieurs centaines de milliers d’emplois et n’ont guère freiné – on peut même le regretter – la tendance au développement de la flexibilité du temps de travail à l’initiative des directions d’entreprise. Leur faiblesse tenait plutôt dans l’intensification et la dégradation du sens du travail qu’elles ont accompagnées, notamment dans les secteurs les moins qualifiés et les moins organisés syndicalement du monde du travail. Pouvoir faire un travail de qualité, conforme aux valeurs que l’on investit dans son activité professionnelle, est devenu encore un peu plus difficile.

 

C’est sans doute pour avoir été insuffisamment attentive ou trop défensive à propos de cette dimension essentielle de la « valeur travail » – enjeu de sens et de reconnaissance, y compris bien entendu dans la dimension du salaire, mais aussi du pouvoir d’agir et de dire son mot sur le lieu de travail – que la gauche a été sévèrement battue il y a cinq ans.

Cinq ans plus tard, la preuve a été faite des impasses du néolibéralisme en matière de revalorisation du travail. Ce n’est pas sans raison qu’au cours des manifestations d’opposition aux décisions gouvernementales des dernières années le slogan initial a pu être retourné en « travailler plus pour gagner moins ». Car en quoi consiste la « valeur travail » dans notre société ? D’abord en la possibilité de travailler régulièrement : le nombre de chômeurs et de précaires atteint des records. Ensuite dans une rémunération décente : huit millions de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté et le bilan du RSA en matière de réinsertion est dérisoire. Enfin, en la possibilité de se reconnaître dans un travail de qualité, réalisé dans des conditions décentes : la souffrance au travail, qui trouve son expression extrême dans des suicides au travail, fait des ravages. Ajoutons un travail qui ne dégrade ni la santé ni l’environnement : les catastrophes alimentaires et sanitaires font la une de l’actualité.

Mais la victoire possible de la gauche dans quelques semaines se fera-t-elle simplement « par défaut », sur la base du bilan négatif de Nicolas Sarkozy en ce domaine comme en bien d’autres ? Où la revalorisation du travail trouvera-t-elle toute la place qu’elle mérite dans la campagne électorale ?

L’Humanité

Brzezinski prend acte de la crise du Système

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Zbigniew Brzezinski a présenté son dernier ouvrage à la presse, et le moins qu'on puisse dire est que l'amoureux de la puissance mongole s'est assagi radicalement reconnaissant l'effondrement du système.

Brzezinski prend acte de la crise du Système

Ex: http://mbm.hautetfort.com/

Zbigniew Brzezinski a bien modifié sa vision du monde, depuis son jeu d’échec des années 1990 qui décrivait le triomphe global des USA grâce à d’habiles combinaisons géopolitiques mélangeant la force brute, le cynisme et les pressions d’influence. (Voir, le livre Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski, en 1997.) Aujourd’hui, en 2012, il publie Strategic Vision: America and the Crisis of Global Power ; plus rien à voir avec les échecs, et tout avec l’échec de la puissance américaniste tant célébrée...

Arnaud de Borchgrave a écouté une conférence de présentation de son livre par l’auteur. Ainsi nous apprend-il que, pour Brzezinski, la crise est au cœur du pouvoir et de sa puissance, dans la notion même de pouvoir et dans la puissance que le pouvoir prétend exprimer et déployer à son profit ; dans la disparition des centres de pouvoir irrésistibles (des “empires”, si l’on veut), y compris le plus important de tous, les USA ; dans l’installation du désordre général, enfin… Bref, qui ne reconnaîtrait dans tout cela la grande crise d’effondrement du Système ?

Borchgrave rend compte de la chose pour UPI, le 13 février 2012

«Talking about his 20th book ‘Strategic Vision -- America and the Crisis of Global Power’ – and arguably best geopolitical tome, Zbig, as he is universally known, said: “After the dissolution of the Soviet Union, we saw the emergence of a single power -- the United States. Many believed we had been chosen by God and commissioned by history to be the world's dominant power.” “Now here we are, two decades later, no longer pre-eminent,” he told a luncheon at the Women's National Democratic Club. “We're not declining, as some are suggesting, but we no longer command the world's respect, and we keep reading that China will soon supersede the United States, somewhere between 2016 and 2018” – four to six years from now.

»“No single state is a hegemon,” Brzezinski, a Center for Strategic and International Studies counselor, points out, “and we are still the most powerful. But our society is stagnating. We have just blown $1.5 trillion on two unnecessary and costly wars, both in blood and treasure, that were falsely justified and totally unwinnable.” “The consequences,” he argues, “were a dramatic decline in America's global standing in contrast to the last decade of the 20th century, a progressive delegitimation of America's presidential and hence also national credibility and a significant reduction in the self-identification of America's allies with American security.”»

Le reste du propos tel que le rapporte Borchgrave est composé d’appréciations qu’on peut considérer comme justes si elles sont prises séparément, – d’une façon réductionniste et “négationniste” de la spécificité de la crise centrale, – mais qui se révèlent alors contradictoire du propos essentiel qui est la prise en compte, justement, de cette crise centrale. Ainsi apprend-on que les USA sont dans un état pitoyable (infrastructures désintégrées, gouvernement paralysé, direction politique continuellement à vendre, etc.), mais qu’ils ne sont pas en déclin et qu’ils restent tout de même capables de mener le bloc BAO vers des lendemains qui chantonneraient encore un peu ; mais que la crise iranienne, qui pourrait permettre à Israël d’entraîner les USA dans une attaque de l’Iran, serait catastrophique, d’abord pour les USA ; qu’il aurait fallu intégrer la Russie dans l’OTAN pour la “civiliser” (le Polonais Américain parle) ; que la Chine va devenir la puissance dominante qu’il ne faut surtout pas “démoniser”, alors que le même Zbig nous dit par ailleurs que le concept de “puissance dominante” ne signifie plus grand’chose…

«Why the United States no longer commands the world's respect as it did when it emerged victorious from the Cold War struggle with the Soviet Union isn't too hard to understand. But the United States is still the richest country in the world, innovative, with residual energy and patriotism, which can still be harnessed and led in the right direction. The United States can take the lead on human rights and freedom of the press and has what it takes to revitalize the Western powers in a concerted effort. […]

»Brzezinski argues the United States should enlarge the West by incorporating Russia. U.S. leaders missed the boat at the end of the Cold War when some leading Cold War warriors said publicly it was time to invite a new Russia into NATO, which would have compelled Russia's new leaders to opt for the democratic West. Vladimir Putin would like to create a Eurasian union, says Brzezinski, made up of the former states of the Soviet Union but most of these countries are determined not to go back in to a union dominated by the men in the Kremlin. […]

»Demonizing China, says Brzezinski, is simply to invite China's leaders to demonize the United States back. The United States is interdependent in many areas and weaving China's leadership into a web of mutual interests with the United States makes more geopolitical sense than confrontation.

»An Israeli attack on Iran, Brzezinski says, would be an unmitigated disaster for the United States more than for Israel in the short run and a fundamental disaster for Israel in the long run. It would trigger a collision with the United States and make our task in Afghanistan impossible. It would set the Persian Gulf ablaze; increase the price of oil three or fourfold. Americans, already paying almost $4 a gallon, would see this quickly escalate to $12 or more. Europe would become even more dependent on Russian oil than it already is. So what would be the benefit for the United States?»

D’une certaine façon, Brzezinski montre qu’il reste, parmi les vieux “penseurs” de l’américanisme qui s’appuient sur l’expérience et sur une vision intégrée du monde, certainement le plus “réaliste” et le plus apte à accepter les changements fondamentaux ; rien à voir avec un Kissinger, qui restera jusqu’au bout un puissant penseur “de cour”, attentif à flatter le pouvoir en place, quel qu’il soit. Brzezinski fut ainsi, au long des années 2000, celui qui se montra le plus critique de la conception alarmiste et obsessionnelle que l’Amérique a adoptée à l’égard du terrorisme. Il est aussi un des rares, à Washington toujours, à ne pas faire dépendre son jugement des chiffres faussaires du chômage soi disant en baisse ou des chiffres abracadabrantesques du budget du Pentagone soi-disant mesures de la puissance. Par conséquent, son diagnostic de la crise du pouvoir per se comme crise globale fondamentale, pour ne pas être exceptionnelle désormais, le distingue au moins de ses pairs washingtoniens. (On a vu tout de même que ce constat est désormais largement partagé, dans nombre d’administrations de sécurité nationale, dans nombre de pays, y compris du bloc BAO.)

Pour autant, Brzezinski ne va pas au bout de sa logique, qui est simplement la mise en cause du Système, c'est-à-dire sa perversité intrinsèque et sa destruction assurée. La logique est pourtant lumineuse (mais la lumière est parfois si vive qu’elle devient aveuglante pour certains, certes). Un tel effondrement du pouvoir et de la puissance, sans défaite majeure, et même sans défaite du tout, sans catastrophe bouleversante, au contraire avec une activité militariste impudente des USA dans le monde entier, avec des interventions discrétionnaires et comme en terrains conquis, avec des manipulations sans nombre, etc., devrait conduire à la conclusion qu’il y a quelque chose d’infiniment pourri au cœur de la chose, c’est-à-dire dans le Système lui-même. (Certes, la dynamique de la surpuissance se transformant en dynamique d’autodestruction.) Brzezinski ne va pas jusque là, parce qu’il s’agit d’un territoire véritablement inconnu pour lui, voire impensable et inconcevable pour un esprit qui s’est formé sous l’influence formidable du concept de puissance et du goût de la puissance de l’américanisme comme émanation du Système. Il n’empêche que tout se passe comme s’il le faisait, mais inconsciemment ; s’il ne l’affirme pas et s’il n’en a pas une conscience claire, Brzezinski prend donc acte de la crise d'effondrement du Système. Cette prise de position apporte sa contribution à la dissolution de l’édifice du Système.