mardi, 20 novembre 2012

Conférence-débat, Nanterre

Mali ou Syrie: il n'y a  pas de bonne raisons de soutenir une guerre impérialiste.

CONFERENCE- DEBAT
 
LUNDI 26 NOVEMBRE
 
12H 30 Bât C AMPHI C2
 
UNIVERSITE NANTERRE RER A

Avec :  
René NABA, écrivain, journaliste, auteur de Les révolutions arabes ou la malédiction de Camp David.
 
Bahar KIMYONGUR, auteur de Syriana, la conquête continue.
Bamba GUEYE LINDORfondateur des Damnés de la Terre, militant sénégalais panafricaniste.
 
Ibrahim ILBOUNDO, ancien secrétaire général de l'Union Générale des Etudiants Burkinabés (section France)
 
Comité palestinien contre la guerre en Syrie
 
 
Comité anti- impérialiste
                                                                                                                                                                                                                          
Mail : anti.impérialiste@gmail.com         
Blog : http://anti-imperialiste.over-blog.org/                         
      
Mali ou Syrie: il n'y a pas de bonne raisons de soutenir une guerre impérialiste.
 
 
Depuis le 19 ème siècle, les guerres menées par l'impérialisme français se font au nom des bons sentiments et de la morale humaniste. Hier, la politique de la France coloniale prétendait "civiliser" les peuples d'Afrique et d'Asie. Et ce fut la civilisation du travail forcé, du massacre d'indigènes, de la torture et la déculturation. Mais heureusement, les peuples opprimés héroïques ont arraché une première libération des griffes du pays des "droits de l'homme".
 
Aujourd'hui, les prétextes des guerres changent, le mensonge reste. Que prétend faire l'impérialisme français en 2012 dans ces anciennes colonies ? Nous le savons par la voix sirupeuse de "notre" gouvernement de "gauche": il s'agirait de chasser du pouvoir un tyran sanguinaire en Syrie ou de détruire le bastion de groupes fascisto-religieux au Nord-Mali. Tel serait le programme de la nouvelle "mission civilisatrice". Est-ce vraiment pour sauver la liberté des peuples syrien et malien que l'impérialisme français provoque ces guerres? Doit-on croire à cette fable sans même discuter de la légitimité des nouvelles campagnes guerrières en cours et de celles qui s'annoncent? Comment décrypter la propagande de guerre et contrecarrer la désinformation qui marchent à plein régime? Les leçons d'hier n’ont-elles pas été oubliées? Quelles sont les véritables buts des impérialistes dans ces régions proche-orientale et sub-saharienne? Quelle est la situation en Syrie, au Mali et quelles sont leurs perspectives à court et moyen terme? 
 

Pour répondre à ces questions nous organisons un meeting-débat à l'université de Nanterre en reprenant le flambeau des étudiants internationalistes qui ont marqué l'histoire de ce lieu. Certes, il nous faudrait la voix limpide d'un nouveau Césaire pour dire à quel point les maîtres actuels mentent. Nous voulons au moins briser le consensus criminel né sur les cendres encore chaudes du soulèvement de nombreux peuples du monde arabe et d'Afrique. Surtout lorsque les fossoyeurs de ces révoltes (forces de l'OTAN ou pétro-monarchies) se présentent comme ses continuateurs. Personne ou très peu de monde a été trompé sur les réelles raisons de l'invasion de l'Irak en 2003. Le pétrole et le contrôle du monde arabe primaient sur la chute de Saddam Hussein. Le matraquage actuel sur le Mali ou la Syrie ne devrait pas plus nous tromper. Surtout au vu des résultats de la "guerre contre le terrorisme". Mais tel n'est pas le cas, une seule voix funèbre règne en France et appelle à de nouveaux bombardements occidentaux. Une conjuration de toute la scène politique française s'active à faire régner le silence. Les médiatiques pantins de la bourgeoisie de droite ou de gauche veulent éteindre toute voix discordante. Même l'extrême-gauche de plus en plus institutionnelle et servile  encense désormais les objectifs de l'impérialisme (comme elle l'a fait pour les guerres sarkozystes en Côte d'Ivoire et en Libye).Sa dernière trahison consiste finalement à adopter la thèse bushiste de la supériorité morale de l'Occident et de ses droits de l'homme et de son "devoir d'ingérence". 
 
Nous ne nous tairons pas sur ce que notre "démocratie" fait subir aux peuples opprimés. Notre meeting sera donc un coup de pistolet dans ce concert de l'ordre établi et de la lâcheté ambiante. Notre propos tonnera avec le fracas de la vérité démystificatrice. Notre meeting sera le lieu d'une information alternative et d'un débat ouvert  avec des acteurs des luttes dans le monde arabe et en Afrique.
 
  
Qu'est-ce que le comité anti-impérialiste?
 
Le Comité anti-impérialiste a pour but de mettre en lumière la face cachée de la "démocratie" bourgeoise mais aussi de soutenir les résistances populaires et les mouvements révolutionnaires dans le monde, en particulier ceux qui luttent pour la libération sociale, pour le communisme. Nous soutenons les Guerres Populaires menées actuellement par les Partis maoïstes en Inde, au Pérou, aux Philippines ou ailleurs. Comme dans les années 1930, le capitalisme qui connaît une phase aiguë de sa crise générale mène de concert des programmes d'austérité sociale, engendre la montée du fascisme et provoque des guerres de plus en plus sanglantes pour sauver un système indéfendable. L'incroyable violence inégalitaire de l'ordre marchand se nourrit du supplice infligé aux peuples opprimés. Une même logique, celle de l'ordre du profit relie les licenciements de Peugeot aux campagnes guerrières contre les pays dominés. A ce titre la lutte contre l'impérialisme ne dépend pas en premier lieu d'un comportement moral mais c'est un aspect indispensable de la lutte des peuples du monde pour se libérer du capitalisme. Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre.
 
 
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Amicalement,
Groupe-Média Syrie
 
Twitter: @MWSyria

 

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