mercredi, 26 février 2025
Qui ou quoi détermine les élections?
Qui ou quoi détermine les élections?
Chaque gouvernement a été élu par une majorité, même si la majorité des électeurs ne veut plus l'accepter par la suite.
Par Prof. Eberhard Hamer
Source: https://www.pi-news.net/2025/02/wer-oder-was-bestimmt-die...
En principe, dans une démocratie, les meilleurs candidats devraient être élus et représenter les électeurs.
Mais la démocratie fondée sur des partis a changé cela depuis longtemps. Au sein du parti, ce sont les permanents officiels et protégés de ces partis qui ont le plus de temps et le plus d'heures pour décider des assemblées de leur parti. Les éléments dynamiques en prise sur la société, en revanche, ont des postes à responsabilité à remplir le matin et ne peuvent pas rester tard dans la nuit. De plus, les meilleurs au sein des partis représentent un danger commun à tous les moins bons, il faut donc d'abord les éliminer avant de passer à la guerre de position que se livrent les moins bons entre eux. C'est ainsi que des candidats de parti sans diplôme, sans profession et sans intelligence sont élus.
Une fois que ces types sont élus et en position, ils s'assurent mutuellement leurs positions sur les listes, ce qui les rend de moins en moins dépendants de l'approbation des instances du parti, mais de plus en plus dépendants du réseau. La théorie de la démocratie, selon laquelle les meilleurs sont élus et doivent gouverner, est ainsi largement battue en brèche.
Le gouvernement dirige le Parlement via sa majorité partisane
En principe, le Parlement est censé corriger et contrôler le gouvernement. Mais entre-temps, les gouvernements sont devenus les représentants de la majorité parlementaire et les majorités gouvernementales les défenseurs plutôt que les contrôleurs et les correcteurs du gouvernement.
Ce n'est plus le gouvernement qui dépend du parlement, mais c'est lui qui dirige le parlement par le biais de sa majorité partisane.
Le gouvernement a juré de gouverner pour le bien du peuple.
Mais en réalité, notre gouvernement détruit délibérément (« transformation ») les bases existentielles de notre prospérité par la désindustrialisation, la bureaucratisation de tous les processus économiques, par des interdictions d'agir d'une part et par des subventions d'investissements non rentables d'autre part, par des contraintes idéologiques (« investissements verts, produits verts ») et par une conversion idéologique forcée insensée et un renchérissement de notre énergie et de nos frais de chauffage.
La promotion du fanatisme idéologique comme objectif gouvernemental
Ce n'est pas le bien-être des citoyens, mais la promotion du fanatisme idéologique qui est devenu la finalité du gouvernement.
« Je ne me soucie pas des citoyens », déclarait naguère Baerbock, en faisant référence à l'obéissance à la puissance coloniale qu'elle jugeait bien plus nécessaire. Chaque chancelier fédéral et les ministres prennent leurs instructions à Washington - même contre le bien-être des citoyens -, approuvent même, contre les intérêts des citoyens, le dynamitage de notre approvisionnement en gaz bon marché par la puissance dominante, laissent les routes, les écoles et les infrastructures allemandes se délabrer afin de mener toujours plus activement, en tant que plus grand payeur européen, une guerre d'Ukraine qui ne nous concerne pas, sont confrontés à des problèmes de paiement des retraites allemandes, lesquels sont insolubles, mais prennent volontairement en charge pendant cinq ans, à hauteur de 25 milliards d'euros, le paiement des retraites de toute l'Ukraine, ne peuvent plus financer les systèmes sociaux, mais offrent plus de 50 milliards d'euros par an au monde entier à des projets queer en matières de sexualité, en fantaisies vertes et en deniers de corruption, font venir des millions de réfugiés pauvres non qualifiés dans le pays, ce qui alimente les coûts sociaux, la criminalité et la pénurie de logements, de sorte que les autochtones sont d'ores et déjà chassés des centres-villes.
Chez nous, la politique n'est pas faite pour le bénéfice des électeurs, mais selon la volonté de puissances politiques et financières posées comme supérieures - contre les intérêts et au détriment des citoyens et électeurs autochtones.
Selon la conception démocratique, la radio et les médias ont pour mission de garantir la liberté d'opinion, la diversité des opinions et une information objective tenant compte des faits.
Les collaborateurs de la radio et de la télévision sont devenus des fonctionnaires d'Etat
Mais entre-temps, les collaborateurs de la radio et de la télévision ne sont plus libres mais sont devenus des fonctionnaires ou des employés de l'Etat, hissés en position inamovible, financés par les impôts de propagande de l'Etat (GEZ) ou par les subventions que l'Etat accorde aux médias privés. Les rédactions sont composées à 90 pour cent de représentants fanatiques des idéologies féministes, queer, rouges-vertes et de la propagande gouvernementale.
Le « scandale du correctif » a montré comment la presse épouse les intérêts des partis et les promeut. Lorsqu'un groupe normal de personnes intéressées par la politique s'est réuni - comme c'est le cas tous les jours - pour une discussion politique, que deux membres de l'AfD ont également participé à cet événement et que le mot « remigration » a été prononcé, la presse de combat rouge-verte a transformé un événement inoffensif en « attentat contre la démocratie » et a diffamé les participants au point de les faire virer de leurs emplois.
Ceux qui n'adhèrent plus à l'idéologie dominante rouge-verte sont - comme l'AfD - persécutés par les médias d'Etat et les médias privés soudoyés par l'Etat: nous avons affaire à une nouvelle inquisition.
Lorsque la propre politique travaille contre les électeurs et que les médias combattent la libre opinion, il ne reste plus aux citoyens que la justice et la cour constitutionnelle.
La justice aussi est devenue un instrument rouge
La justice aussi est devenue depuis longtemps un instrument de la politique rouge-verte:
Le ministère public est soumis aux directives de l'Etat, les procureurs généraux sont même nommés par des politiques. Comme la politique a également créé les bases juridiques avec la loi sur la délation et les lois sur le contrôle de l'opinion contre les citoyens rebelles, elle peut désormais poursuivre pénalement toute opposition et même punir les expressions d'opinion déplaisantes (cf. le cas Höcke).
Mais surtout, il y a un échange régulier entre le gouvernement et la Cour constitutionnelle fédérale. Les différents juges constitutionnels ne sont pas nommés en fonction de leurs qualités de juristes mais en fonction de leurs opinions politiques et le gouvernement vient d'adopter une loi visant à stabiliser ses propres majorités politiques, y compris au sein de la Cour constitutionnelle, contre l'avis de l'opposition. Mais surtout, avant que ne soient prononcés les jugements qui s'avèrent importants pour lui, le gouvernement de Berlin invite la chambre compétente « à dîner », ce qui est généralement suivi par des jugements conformes aux désirs du gouvernement. Kohl avait déjà fait approuver de cette manière par la Cour constitutionnelle la confiscation illégale de biens et d'entreprises par les communistes en RDA (Herzog est ensuite devenu président fédéral). Aujourd'hui, certains politiciens rouges et verts espèrent même pouvoir faire interdire l'opposition grandissante de l'AfD grâce à l'appui de leurs propres hommes au sein de la Cour constitutionnelle fédérale.
La liberté d'expression se transforme en dictature d'opinion
Pour la première fois et de manière antidémocratique, tous les vieux partis ont d'abord érigé un « mur du silence » contre une nouvelle concurrence, puis, lorsque celui-ci n'a pas fonctionné, un « mur du feu » (un "cordon sanitaire") politique ; toute discussion sur les propositions de l'opposition est ainsi rejetée d'emblée, toute collaboration avec elle est punie d'exclusion et l'opposition se voit même refuser les postes parlementaires qui devraient lui être formellement garantis. Au lieu d'un échange et d'un compromis démocratiques, Merz, Habeck et consorts pratiquent le rejet, l'exclusion et la persécution.
Ceux qui veulent pousser l'Allemagne dans une guerre européenne contre la Russie
- ou qui, dans l'espoir d'obtenir davantage de voix d'immigrés, veut transformer la population allemande par injection permanente d'une immigration de masse,
- ou qui, au détriment des citoyens, rend l'énergie toujours plus chère, réduit l'industrie et bâillonne bureaucratiquement l'économie dans son ensemble
- ou qui, en plus, approuve une frénésie réglementante européenne et un endettement effréné (avec responsabilité des citoyens allemands),
ne peut pas supporter la critique de cette dérive politique, mais frappe ceux qui critiquent ces erreurs, de sorte que la politique ne consiste en plus rien d'autre que la promotion frénétique de sa propre idéologie, et non plus en débats, compromis et corrections de tir. C'est ainsi que la liberté d'expression se transforme en dictature d'opinion !
Un gouvernement incompétent n'est pas seulement de la faute de ces esprits partisans mais aussi de celle de leurs électeurs.
Le gouvernement trompe également le peuple avec les finances. Il ne s'agit pas d'économiser pour les propres besoins du peuple, par exemple pour l'infrastructure, les écoles, la santé publique, etc. Pour les guerres étrangères comme en Ukraine, guerres qui ne nous concernent pas (46 milliards d'euros), pour l'aide au développement du féminisme et du sexualisme queer dans le monde entier (34 milliards d'euros) et pour les personnes qui affluent chez nous sans raisons valables de quitter leurs pays pour bénéficier de meilleurs soins, plus de 130 milliards sont dépensés chaque année, la classe moyenne allemande doit payer les impôts, les charges sociales et les coûts énergétiques les plus élevés du monde. Est-ce là une politique déployée pour son propre peuple ou pour des intérêts étrangers ?
Chaque peuple a le gouvernement qu'il a élu et qu'il mérite. La démocratie n'a que l'avantage de se débarrasser des politiciens incompétents et nuisibles non pas par une révolution mais bien par de nouvelles élections.
La théorie libérale de l'État présuppose pour cela un électeur qui pense rationnellement. Or, c'est précisément ce que nos partis dominants veulent empêcher.
Chaque gouvernement a été élu par une majorité même si la majorité des électeurs n'en veut plus par la suite. La direction du pays sous le diktat rédhibitoire d'une puissance étrangère ou l'incapacité d'un gouvernement n'est pas seulement de sa faute mais aussi de celle de ses électeurs.
Qui est le professeur Eberhard Hamer?
Auteur pour le site PI-NEWS, le professeur Eberhard Hamer (né le 15 août 1932 à Mettmann), est un économiste allemand. Son domaine de prédilection est l'économie des classes moyennes. Dans les années 1970, il a fondé l'institut privé des PME de Basse-Saxe à Hanovre et a publié plus de 20 livres sur le thème des PME. En 1986, Hamer a reçu la Croix du Mérite sur ruban de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne. Sa chronique paraît une fois par semaine sur PI-NEWS.
17:03 Publié dans Actualité, Définitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, définition, allemagne, démocratie, partitocratie | |
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