lundi, 04 mai 2026
Pourquoi le modèle de l’UE ne fonctionne plus

Pourquoi le modèle de l’UE ne fonctionne plus
Elena Fritz
Source: https://t.me/global_affairs_byelena
The Economist décrit, à travers les faibles taux de popularité de Macron et Merz, un problème qui va plus loin que les crises gouvernementales habituelles: la logique de médiation politique de l’UE est épuisée.
L’UE a fonctionné pendant des décennies selon un schéma simple: les chefs de gouvernement nationaux négociaient des compromis à Bruxelles, rentraient chez eux et vendaient ces résultats à leurs citoyens comme une réussite. La renonciation à la souveraineté était présentée comme une responsabilité européenne, les concessions comme un succès en matières de négociation, la perte de contrôle comme un progrès.
Ce modèle supposait toutefois une condition: les dirigeants nationaux devaient encore posséder suffisamment d’autorité chez eux pour faire accepter des décisions impopulaires. Or, cette condition disparaît.

Macron est affaibli sur le plan intérieur. Merz représente une politique allemande qui ne convainc ni par sa renaissance économique ni par son autonomie stratégique. Si Paris et Berlin, les deux axes principaux de l’UE, n’ont plus de légitimité intérieure forte, Bruxelles perd aussi sa capacité à faire appliquer ses décisions.
Car l’UE ne possède pas sa propre légitimité démocratique profonde. Elle vit politiquement de l’autorité empruntée des États membres. Lorsque cette autorité s’effondre, il ne reste que l’appareil : commissions, procédures, règlements, fonds, déclarations de sommet.
Voici précisément le mécanisme de la crise :
- Bruxelles a besoin de gouvernements nationaux forts pour légitimer ses décisions.
- Les gouvernements nationaux perdent la confiance car ils acceptent les décisions bruxelloises.
- Plus ils deviennent faibles, plus Bruxelles tente d’accroître ses compétences.
- Plus Bruxelles centralise, plus la distance avec les citoyens s’accroît.
C’est un cercle vicieux qui est auto-entretenu.
Ce phénomène devient particulièrement visible lors des grandes crises des dernières années: crise financière, migration, pandémie, guerre en Ukraine, crise énergétique, armement. Chaque crise a été utilisée pour renforcer le contrôle de l’UE. Mais les résultats sont de moins en moins convaincants. Les citoyens vivent des coûts croissants, une perte de contrôle, un affaiblissement industriel, des frontières incertaines et une politique étrangère souvent guidée par des intérêts stratégiques étrangers.
L’UE répond à chaque défaillance par la même formule: plus de centralisation.
Mais cette formule engendre justement la prochaine perte de légitimité.
S’ajoute une contradiction structurelle: alors que les gouvernements nationaux élus perdent du soutien, les acteurs supranationaux comme Ursula von der Leyen gagnent en pouvoir. La responsabilité politique reste formellement aux États-nations, mais la gouvernance réelle se déplace de plus en plus vers Bruxelles. Le citoyen peut élire ou démettre son gouvernement, mais pas le mécanisme qui dicte de nombreuses décisions.
Ainsi, se constitue un ordre sans responsabilité claire. Personne n’est entièrement responsable. Personne ne porte pleinement la responsabilité politique. D’où naît la colère contre «ceux d’en haut».
La montée des forces de droite, conservatrices et souverainistes n’est donc pas une simple vague de protestation. C’est la réaction à un système qui déplace le pouvoir décisionnel, dilue la responsabilité et moralise les intérêts nationaux.
Les faibles scores de Macron et Merz montrent que l’ancien type de médiateur politique européen ne fonctionne plus. Autrefois, il pouvait vendre ses compromis bruxellois comme des succès nationaux. Aujourd’hui, l’opinion voit la facture.
L’UE ne perd pas seulement en popularité. Elle perd aussi son tour de magie politique.
Source : https://www.economist.com/europe/2026/04/29/europes-unpop...
#geopolitiek@global_affairs_byelena
21:58 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, union européenne, affaires européennes, eurocratie |
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Les convergences maléfiques

Les convergences maléfiques
par Pierre-Emile Blairon
Au terme de cette série consacrée à l’emprise du satanisme sur le monde actuel, j’entends ricaner les esprits forts et cartésiens sur mes supputations qui semblent (pour eux) découler tout droit d’un monde de superstitions fabriquées pour soumettre et manipuler les masses d’une société primitive.
Je répondrai à ces esprits, qui cachent leur ignorance et leur lâcheté derrière l’expression d’un rationalisme de nature tout aussi primaire, approuvé et certifié par les instances d’accréditation du pouvoir, que ce sont ces mêmes instances qui revendiquent leur affiliation à ces mêmes sectes satanistes qui pullulent actuellement dans leurs milieux et commettent, concrètement, des atrocités que ces « esprits forts » ne peuvent même pas imaginer.
Du Bien et du Mal
Je disais dans mes précédents articles que nous serons bientôt amenés à choisir notre camp entre le Bien et le Mal, que nous sommes tous capables de distinguer, qu’on le veuille ou non; certes, l’ombre répond à la lumière, et pour que le monde soit monde, les deux doivent cohabiter. C’est comme pour ce qui est beau et ce qui est laid ; le sublime répond à l’horreur ; mais, malgré nos dénégations, chacun sait pertinemment la différence entre les deux, et les arguties, les déguisements intellectuels ou faussement symboliques pour tenter de justifier l’innommable n’y feront rien, la Vérité apparaît toujours, simple et nue.

Mon choix est fait depuis longtemps; j’ai toujours opté pour les valeurs éternelles européennes, de la véritable, belle et grande Europe de l’Est et de l’Ouest, du Sud et du Nord, celle que j’aime: celle de la chevalerie, de la dignité, du respect des êtres vivants et de la nature, de la persévérance, de la bienveillance, de l’harmonie, de l’art de vivre, valeurs qui sont aussi celles de la France: beauté de nos paysages, de notre patrimoine, de nos vieilles maisons dans nos vieux villages, de nos campagnes et de nos bêtes qui y paissent paisiblement, courage et résilience de ceux qui en vivent et nous font vivre, valeurs qui étaient celles de Jeanne d’Arc et de ces grands soldats qui ont donné leur vie pour sauver l’honneur, l’intégrité et l’avenir de notre pays [1].

Non, je n’ai pas choisi le camp de «l’Occident», magma putride qui ne représente désormais plus que tout ce qui est laid, sale, déliquescent, mensonger, fuyant, lâche, confondant de bêtise et de traîtrise, abject, avilissant, ignoble.
L’Occident décadent est constitué d’un triptyque, ou d’une hydre à trois têtes, si vous préférez : Israël, l’Amérique et « l’Union européenne ».
Israël dicte ses volontés à l’Amérique et l’Amérique dicte ses volontés à « l’Europe de Bruxelles », celle que les Français ont rejetée par voie électorale en 2005 mais qui nous a été quand même imposée (par Sarkozy).
L’Occident n’existe pas
L’Occident n’existe pas: c’est une chimère, une création artificielle :
1. L’Amérique est une création des Européens biblistes puritains chassés d’Europe
2. La fausse Europe (l’Union européenne) est une création des Américains à la fin de la deuxième guerre mondiale.
3. Israël est une création de l’Occident, surtout britannique, à la fin de cette même guerre.
Cet Occident suprémaciste, unipolaire, qui avait étendu son emprise sur le monde, n’existe plus mais il refuse d’admettre cette évidence.
C’est d’abord de ce monde agonisant que se sont emparé les suppôts de Satan, profitant de sa vulnérabilité et pour les différentes raisons que j’ai évoquées dans les articles précédents.
Le Malin, qui porte bien son nom, tout aussi bien que le Diable (diabolo), ou que Satan-Titan, a, cette fois, choisi d’être le rassembleur et non plus le diviseur. Rassembleur d’une triste troupe de zombies et de morts-vivants, qui fait illusion parce qu’elle est recouverte de paillettes et d’artifices.

Trois sectes, trois rejets, trois rancœurs, trois États-voyous: l’Amérique, l’Ukraine, l’Israël sioniste
Je ne confonds pas sectes et religions, mais j’admets l’axiome qui dit qu’une religion est une secte qui a réussi (c’est-à-dire dont les préceptes se sont étendus sur le monde).
Ces trois sectes se réclament de l’une des trois religions du Livre, celle qui a inspiré les deux autres (christianisme et islam): le judaïsme.
La religion musulmane est complètement écartée de cette association ; elle est leur ennemie.
Le christianisme du Nouveau testament, plus catholique qu’évangélique, n’a que peu d’adeptes dans ces trois sectes : le catholicisme est plus une religion européenne que talmudique, largement influencée par les bribes de paganisme que le christianisme triomphant a préféré intégrer à son corpus religieux, faute d’avoir pu les éliminer radicalement.
Avant d’évoquer le caractère spécifique de chacune de ces entités qui a permis cette « convergence maléfique », il convient de comprendre leur provenance commune en faisant un bref rappel historique de « l’invention » du monothéisme.
Les racines du monothéisme
À l’origine, la spiritualité du peuple juif était identique à celles des autres peuples qui lui étaient contemporains: les Juifs étaient «païens» comme tous les peuples de la Terre.
Le principe cyclique auquel se référaient toutes les sociétés traditionnelles tenait sa légitimité de l’observation des lois naturelles qui voyait le déroulement des saisons et le mouvement des astres dans le ciel; ces sociétés faisaient partie du cosmos, régies par le triptyque naissance-vie-mort que personne ne venait contester. La « foi » n’existait pas: on voyait et on vivait ce qu’on voyait.
« L’ancien monde classique ignora sous ses formes les plus élevées, originelles, la « foi » au sens courant du terme, sa religiosité reposant essentiellement sur la certitude de la réalité et de la présence effective des forces divines. La foi [celle du « charbonnier » NDLR] présuppose le doute et l’ignorance, que l’on surmonte précisément par la croyance.[2] »

La perception de toute cette belle mécanique céleste, qui n’a ni début ni fin et qui n’avait pas besoin d’un blanc-seing accordé par les hommes, va se gripper avec l’apparition du monothéisme (après Akhénaton) chez les Hébreux. Ce monothéisme israélite va lui-même engendrer deux autres versions, le christianisme et l’islam ; un seul dieu, mais pour chacune des trois variantes (qui apparaîtront à des périodes différentes), toutes trois issues du Moyen-Orient : on les appellera religions du Livre (parce qu’elles sont issues d’un livre « révélé ») ou abrahamiques (parce qu’elles se réclament du même Père virtuel : Abraham).
Dès lors, chacune des trois options va se reporter à la « tradition », c’est-à-dire une « histoire », une « fable », un « conte », une « légende », un « merveilleux », un « roman » national ou religieux, ou les deux, créés et adaptés à la mentalité et aux besoins du peuple concerné plutôt qu’au strict examen des faits naturels dont découlait l’observance de lois, ce qui était la démarche logique des peuples « païens » d’avant l’apparition du monothéisme.
Il n’existe que de faibles indices permettant de reconnaître l’authenticité des écrits bibliques originels. Les historiens contemporains en réfutent la quasi-totalité. Et rappelons que ce n’est qu’en 495 que le Décret de Gélase fixe définitivement le contenu des Évangiles du Nouveau Testament.
Les monothéistes ne voient pas leur Dieu, mais ils y croient ; les « païens » d’aujourd’hui voient leurs dieux, mais ils n’y croient plus. Ils ne croient plus ce qu’ils voient.
Le matraquage monothéiste, puis évolutionniste, puis scientiste, puis progressiste, est passé par là.

Comment est apparu le monothéisme juif ?
C’est l’aboutissement d’un lent processus ; les Hébreux pratiquaient une sorte d’hénothéisme : ils croyaient en plusieurs dieux d’un panthéon où trônait Yahweh (YHWH) qui rappelle le panthéon grec dont les dieux étaient soumis à l’autorité de Zeus.
La croyance en Yahweh comme dieu unique se renforcera après l’exil du peuple juif à Babylone (586−539) ; Yahweh sera sollicité pour venger ses malheurs. Le monothéisme des Juifs aura vraisemblablement été inspiré par le zoroastrisme alors contemporain, religion fondée par le prophète perse Zarathoustra dont le dieu est appelé Ahura Mazda (illustration, ci-dessous); cette religion est encore pratiquée de nos jours par une partie des Perses, peuple indo-européen de l’actuelle Iran.

Il est plaisant de voir ici désigné le personnage de Friedrich Nietzsche comme l’un des inspirateurs du… judaïsme ! Mais il n’y a rien de plus logique que le chantre du « surhumain » (le « surhumain » étant l’ancêtre du transhumanisme) ait nommé son « héros » Zarathoustra et que le peuple juif ait pris ce même Zarasthoustra comme idéal religieux. Les sionistes actuels n’aiment pas trop qu’on leur rappelle que les Iraniens ont aidé les Juifs à constituer les bases de leur religion [3] et qu’aujourd’hui encore, les Juifs accueillis en Iran remercient les Iraniens de les avoir accueillis en toute fraternité[4].

Rappelons le récit mythique du peuple hébreu: Les Hébreux étaient esclaves des Égyptiens sous la XVIe dynastie (vers ‑1500) ; un personnage légendaire nommé Moïse (légendaire parce qu’on n’en trouve nulle trace historique) apparaît, qui guide la fuite de son peuple vers le pays des Cananéens, la « terre promise » aux Hébreux, après avoir erré dans le désert du Sinaï pendant 40 ans ; « terre promise » par qui ? Par un dieu caché dans un « buisson ardent » qui parle à Moïse ; passons sur les tribulations qui amènent Moïse et son peuple aux portes de Judée, peuple désormais « élu » par Dieu, un dieu qui ne peut être donc qu’unique par réciprocité; c’est ce que dit le philosophe des monothéismes, Jean Soler : « Aux termes de « l’alliance », si le peuple vénère ce dieu au-dessus des autres dieux, le dieu le placera au-dessus des autres peuples. Il s’agit d’un accord strictement ethnique. »
Ainsi commença le monde profane, celui des hommes, qui, dans l’esprit de ses promoteurs, devait succéder au monde sacré, celui des dieux.

La dispersion des Juifs dans le monde (diaspora) commence après la destruction du temple de Jérusalem par le Romain Titus en 70. Les Hébreux, ensuite dénommés Israélites, puis Juifs, vont alors prendre leur revanche sur les grandes puissances de l’Antiquité qui les ont chassés et contraints à de nombreux exils ou exodes: l’Égypte, l’Assyrie, la Mésopotamie, Rome, en prenant une place importante dans le monde économique contemporain dédié de plus en plus à la matérialité comme il sied à chaque fin de cycle.
La diaspora juive a, dans sa grande majorité, continué à pratiquer avec ferveur sa religion, appliquant les règles strictes des origines qui, sous couvert de prescriptions religieuses, servaient, initialement, surtout à canaliser les pulsions primaires des fidèles en leur imposant des garde-fous sanitaires et moraux, règles archaïques qui sont toujours en vigueur mais qui n’ont plus beaucoup de sens à notre époque.

Parallèlement, le judaïsme, comme toutes les grandes religions, et pas seulement monothéistes, a élaboré un ésotérisme, la Kabbale, qui a perduré dans le monothéisme indépendamment des contraintes dogmatiques ultérieures, comme il existe un ésotérisme chrétien, qu’on dit hermétique ou mystique, ou un ésotérisme musulman, représenté par le soufisme, et nombre d’ésotérismes au sein des spiritualités anciennes, souvent dénommés « Mystères ».
Religion et spiritualité: nous sommes loin de ce qui est en place actuellement en Israël. Le sionisme nationaliste, une idéologie créée par un journaliste et écrivain austro-hongrois, Theodor Herzl en 1897, sous la dénomination: Organisation sioniste mondiale, à l'origine de la création de l'État d'Israël (14 mai 1948).
L’évolution actuelle du sionisme risque de provoquer la disparition du pays par les excès de sa politique jusqu’au-boutiste.
Ces préliminaires, qu’il me semblait essentiel de rappeler, nous permettent de mieux comprendre la situation actuelle et la part prise par chacune de ces trois entités qui constituent le triptyque appelé « Occident » dont je vais maintenant vous entretenir.
L’Amérique
Elle s’est créée par l’accostage puis le débarquement de ses passagers en 1620 sur ses côtes d’un bateau, le « Mayflower », affrété par une secte évangéliste dont on ne voulait plus en Angleterre puis aux Pays-Bas, dénommée les « Puritains », parce que ses adeptes semaient le trouble par leur refus de respecter les règles en vigueur alors dans ces pays.

Dans un article précédent, je disais que ces premiers colons, foulant le sol américain pour la première fois, revivaient, par leur exil, l’épopée fantasmée des Hébreux. Les biblistes, dont les enfants portaient et portent toujours des prénoms typiquement hébraïques, considérèrent dès lors la terre américaine comme la leur, leur terre promise, Israël constituant la nouvelle « maison-mère » des nouveaux Américains, leur véritable patrie spirituelle.
En débarquant sur les côtes du Massachusetts, la secte puritaine se vengera d’abord, de manière inconsciente, de l’humiliation d’avoir été rejetée d’Europe sur les autochtones qui n’y étaient pour rien, ceux qu’on appellera les Amérindiens, en les exterminant[5] en grande partie.
Mais la vengeance est un plat qui se mange froid et l’aide apportée par Lafayette à la nation américaine naissante n’y fera rien; les Européens ne perdaient rien pour attendre; ils seront annexés après la seconde guerre mondiale par les États-Unis sous couvert d’aide apportée par le plan Marshall[6].
Après avoir aidé le nazisme à prendre le pouvoir en le finançant par leurs banques, les Américains installeront à la tête d’une Europe qu’ils auront créée, mais aussi dans certains postes-clés aux États-Unis (comme le patron de la NASA, Werner von Braun), certains survivants de cette entité nazie à la fin de la deuxième guerre mondiale.
Mais cette accointance sulfureuse avec le nazisme ne suffisait pas. Qui d’autre sent plus le soufre que le diable lui-même ?
L’Amérique a raté l’occasion de rejeter la tutelle des pédo-satano-mondialistes qui étaient au pouvoir en Amérique depuis de nombreuses décennies, en portant à la présidence Donald Trump qui s’est révélé être un autre homme que celui pour qui elle avait voté.
Trump accumule sur sa seule personne tous les vices et vilénies de ses prédécesseurs.
S’il n’est pas destitué à temps,
- soit parce qu’il est mentalement détraqué,
- soit parce qu’il a été compromis par le Mossad et qu’il a trempé dans les horreurs perpétrées par l’entourage de Jeffrey Epstein,
- soit parce qu’il a été manipulé par les évangélistes sionistes qui le poussent à la guerre contre l’Iran[7], guerre que le peuple américain refuse majoritairement,
alors, l’Amérique entamera un processus rapide de déclin sur tous les plans.
En attendant, la machine satanique initiée par l’État occulte depuis de nombreuses décennies sous la pression de la CIA, garde donc le cap grâce au revirement de Trump à 180° qui a trahi sa base MAGA en dépassant même les objectifs de ses prédécesseurs : Trump veut désormais asservir le monde entier.
L’Ukraine
Les nazis ukrainiens
Nous allons retrouver ces mêmes nazis que l’Amérique a aidés lors de leur montée en puissance, ou plutôt leurs descendants idéologiques, dans la sphère militaire proche du pouvoir (comme le bataillon Azov) dans un pays de l’Europe de l’Est, l’Ukraine[8], pays sous la présidence d’un… juif nommé Zelensky.

Et là, tout se retourne, les masques tombent, et la logique et les certitudes bien ancrées en prennent un sacré coup.
Précisons que Zelensky, qui n’est officiellement plus président depuis le 19 mai 2024, disait le 5 avril 2022 à Kiev : « Je pense que tout notre peuple sera notre grande armée. Nous deviendrons un “Grand Israël” ». Cependant, le rapprochement entre Ukraine et Israël se fait lentement, le gouvernement de Netanyahou se montrant réservé à l’égard de l’Ukraine car il essaie de maintenir de bonnes relations avec la Russie.
Il n’empêche que les esprits n’étaient pas préparés à cette révélation:
L’idéologie nazie n’a pas perduré seulement au sein même des instances européennes ou américaines mais aussi, dans un pays qui était encore communiste il n’y a pas si longtemps.
Il faut se souvenir que Stepan Bandera, qui proclama l’indépendance éphémère de l’Ukraine à Lviv le 30 juin 1941, et qui est considéré comme un héros par une partie des Ukrainiens, collabora avec l’Allemagne nazie en créant la Légion ukrainienne, sous commandement de la Wehrmacht. D’où cette curieuse cohabitation actuelle.
Mais ce n’est pas tout car, au-delà des réticences de Netanyahou à l’égard de l’Ukraine, il existe entre les deux régimes des liens beaucoup plus anciens et beaucoup plus solides qui finiront par prévaloir ; c’est un levier que ne manquera pas d’activer Zelensky pour arguer d’origines communes avec un Netanyahou, par exemple, mais aussi avec d’autres puissants de ce monde, afin de continuer ce qui est devenu « sa » guerre, appuyée par la caste des dirigeants européens, eux-mêmes vassaux à la fois d’Israël et des États-Unis.
L’énigme khazare
Il existe en effet une autre étrange coïncidence qui va marquer le destin du peuple juif et dont l’action se situe dans la même région, puisqu’elle était le territoire d’un peuple turcique originaire du nord du Caucase, les Khazars, établi en royaume en Ukraine et dans la région alentour, entre le VIIe et le Xe siècle.

Et nous revoilà avec ce néologisme que j’avais relevé dans un article du Saker francophone du 20 août 2025, intitulé Le cerveau rabougri d’une société nazifiée : Ashkenazis, car les Khazars sont quelquefois physiquement proches des slaves, souvent blonds aux yeux bleus, comme le sont certains juifs ashkenazes.
L’auteur de l’article précité relance involontairement une vieille polémique débutée en 1976, à l’époque où Arthur Koestler (1905−1983) fait paraître un livre intitulé : La Treizième tribu.
Deux personnages attachants, mais dérangeants pour l’Establishment, Arthur Koestler et Shlomo Sand, vont nous permettre de mieux connaître l’importance de ce peuple dans l’Histoire contemporaine.
Arthur Koestler
Arthur Koestler est un juif hongrois de langue allemande, il sera écrivain, journaliste, essayiste, de nationalité hongroise, britannique, autrichienne; il vivra en Hongrie, en Autriche, en Palestine, en France, en Espagne, en Allemagne, en Angleterre, il sera communiste, puis anticommuniste, condamné à mort par les franquistes, il sera échangé contre la femme d’un pilote espagnol, cet aventurier s’engagera dans la Légion étrangère, écrira le roman qui l’a rendu célèbre: Le Zéro et l’infini, il vivra dans un kibboutz, sera le cofondateur du Betar (mouvement de jeunesse sioniste)
Bref, une vie bien remplie qui donne le tournis.
Et donc, en 1976, il fera paraître cet ouvrage qui va bouleverser les connaissances que nous avions sur l’origine du peuple juif et de ses douze tribus car il va en ajouter une treizième, d’où le titre de son livre: La Treizième tribu dans lequel « il défend la thèse selon laquelle les Juifs d’Europe de l’Est et leurs descendants, c’est-à-dire les Ashkénazes, ne descendent pas (ou peu) des anciens Israélites, mais principalement des Khazars, un peuple originaire de la région du Caucase du Nord qui a été converti au VIIIe siècle au judaïsme et aurait migré plus tard vers ce qui est aujourd’hui l’Europe de l’Est, sous la pression de tribus nomades venues d’Asie centrale.
Évidemment, cette thèse crée des remous en Israël, mais aussi en Amérique où le récit biblique constitue la base religieuse, et au-delà, de la vie américaine, mais aussi au sein de la diaspora juive partout dans le monde car elle casse le dogme de l’antique origine du peuple juif élu par Dieu; d’autant plus que la présentation que Koestler fait de son ouvrage n’arrange pas les choses: « Ces lignes ont été écrites à une époque où l’on ne connaissait pas encore toute l’étendue de l’holocauste nazi, mais cela ne change rien au fait que la grande majorité des juifs survivants vient de l’Europe orientale et qu’en conséquence, elle est peut-être principalement d’origine khazare. Cela voudrait dire que les ancêtres de ces juifs ne venaient pas des bords du Jourdain, mais des plaines de la Volga, non pas de Canaan, mais du Caucase, où l’on a vu le berceau de la race aryenne ; génétiquement ils seraient apparentés aux Huns, aux Ouigours, aux Magyars, plutôt qu’à la semence d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. S’il en était bien ainsi, le mot « antisémitisme » n’aurait aucun sens : il témoignerait d’un malentendu également partagé par les bourreaux et par les victimes. A mesure qu’elle émerge lentement du passé, l’aventure de l’empire khazar commence à ressembler à une farce, la plus cruelle que l’Histoire ait perpétrée »
L'écrivain Marek Halter a aussi popularisé cette thèse dans son roman Le Vent des Khazars.
Shlomo Sand
Shlomo Sand, né le 10 septembre 1946 à Linz en Autriche, est un historien israélien, professeur à l’université de Tel Aviv depuis 1985.
C’est un francophone qui a fait ses études universitaires à Paris dans les années 1970.
En 2008, il écrit un livre pour le moins iconoclaste : Comment le peuple juif fut inventé, reprenant en partie les thèses de Koestler quant aux origines du peuple juif; son ouvrage sera qualifié par les historiens israéliens conformistes de « mythe de l’origine khazare des Ashkénazes par conversion ».
L’Ukraine : berceau et tombeau des Indo-Européens
J’avais écrit le 4 mars 2023 un article intitulé: L’Ukraine, berceau et tombeau des Européens ?
Un jeu de mots car les Indo-Européens sont issus d’une région bien localisée grâce à l’implantation de leurs sépultures appelées Kourganes, région qui se situe dans l’est de l’Ukraine (Don, Dniepr) et dans le sud-ouest de la Russie (Volga). Mais la civilisation des kourganes est loin de ne se cantonner qu’à cette région ; en fait, elle s’étend jusqu’à l’ouest de la Sibérie et on peut dès lors considérer que c’est quasiment l’ensemble de la Russie, avec son extension asiatique, qui est le berceau des Indo-Européens.
Une localisation hautement symbolique car je commençais cet article en évoquant la lutte du Bien contre le Mal; or, il semble bien que l’antre du Démon se situe précisément à cet endroit, la Khazarie, d’où sont issues directement deux des trois entités qui nous intéressent ici, et indirectement la troisième: l’Amérique, l’Ukraine et l’Israël sioniste dont je vais ensuite parler qui, à l’heure actuelle, n’ont pour seul but que de soumettre le monde, ce même lieu est aussi le berceau d’origine des Indo-Européens. La bataille des partisans du Bien et des adeptes du Mal a lieu en ce moment même dans cet espace où sont nés à la fois les racines du Mal et les chevaliers du Bien.
La guerre en Ukraine n’est peut-être rien d’autre que l’une des péripéties annonciatrices de cet affrontement global à la fin des temps que les juifs et les chrétiens appellent l’Armageddon.
Von der Leyen : « L’Europe, ce sont les valeurs du talmud »
C’est la phrase invraisemblable prononcée par Ursula von der Leyen le 14 juin 2022 qui vient tout simplement accréditer mon argumentaire initial de cette série d’articles suggérant le regroupement in fine des forces du mal qui massacrent et torturent impunément des êtres innocents à l’instant même où j’écris[9].
L’Israël sioniste
La société israélienne est loin d’être une société monolithique; multitude de courants religieux, culturels, philosophiques, spirituels, politiques, s’y côtoient et s’y affrontent quelquefois avec véhémence; on y trouve le pire et le meilleur; commençons par le pire, il est représenté par le gouvernement actuel et ceux qui le soutiennent.

Le mythe du Grand Israël
Dans un article du 22 décembre 2024, Syrie, les racines du chaos, j’évoquais le mythe sioniste du « Grand Israël[10] », mythe expansionniste soutenu avec ferveur par les groupes sionistes avec à leur tête Netanyahu, qui s’appuient sur certains écrits bibliques, « la Terre promise par Dieu aux Enfants d’Israël », pour revendiquer les territoires des pays voisins de l’actuel Israël incluant la Palestine, bien sûr, la Jordanie, le Liban, une partie de la Syrie, de l’Irak, de l’Égypte et de l’Arabie saoudite. Vaste projet qui n’en est plus un: l’armée de l’Israël sioniste, Tsahal, a attaqué en mars 2026 avec sauvagerie[11] la Cisjordanie et le Liban, faisant des milliers de morts et des millions de personnes expulsées de leurs terres, de leurs villages, de leurs maisons.
Ces revendications ne reposent pourtant que sur des allégations religieuses, les archéologues n’ayant, par exemple, rien trouvé des vestiges des temples et palais « recouverts d’or » du Xe siècle avant notre ère, comme celui de Salomon, minutieusement décrit par les textes sacrés. « Il n’existe aucune donnée archéologique indiquant qu’une des grandes constructions trouvées sur l’étendue géographique correspondant à Israël ait été bâtie par Salomon effectivement […] Concernant les tribus juives mentionnées dans la Bible, ni leur nom ni leur situation géographique ne sont attestés par l’archéologie, ni dans aucune archive, ni sur aucune inscription[12]. »
On peut comprendre que les thèses avancées par Koestler et Sand aient pu fortement déplaire aux promoteurs de ce projet de « Grand Israël[13] ».
Ce qui ne veut pas dire que ni le temple de Salomon, ni les tribus juives en question n’existent pas ou n’ont jamais existé ; après tout, il a fallu pas moins de 24 campagnes de fouilles pour mettre à jour les 9 villes de Troie…
L’affaire Epstein
On a beaucoup parlé de Belzébuth ou de Baal dans l’affaire Epstein[14], Baal, qui serait l’un des noms du diable dans le Nouveau testament. Selon Wikipedia, il s'agit d'une déformation volontaire des rédacteurs des passages bibliques en question, de manière à déprécier ce dieu qui serait, à l’origine, le nom d’un dieu païen, dieu des orages et de la fertilité, désignant aussi une divinité chtonienne qui intervient pour guérir certaines maladies, divinité qui n’avait rien de satanique.
Il n’en reste pas moins que les cérémonies qui se déroulaient dans l’un des nombreux domaines d’Epstein se plaçaient sous l’égide de Satan et ont rassemblé toute l’élite mondiale, présidents et présidentes de grands États, rois et reines[15], artistes de renommée mondiale et milliardaires de tous pays ; on sait qu’Epstein était commandité par le Mossad et qu’il était chargé de filmer les ébats et les actes de torture perpétrés par ces gens « bien sous tous rapports » sur des enfants quelquefois en très bas âge.
Je ne parlerai pas outre mesure de ce qui s’est passé alors car les rares descriptions provenant de certains documents qui ont passé la barrière de la censure (2% sur plus d’un million de photos, textes et vidéos) dépassent déjà l’entendement et beaucoup de gens normaux qui en ont visionné une infime partie ne s’en remettent que très difficilement. Little Saint James, l’île où Epstein recevait ses « amis » en a vu de toutes les couleurs, surtout du rouge, de même que l’appartement parisien du pédophile sataniste, avenue Foch.
Pour terminer, je voudrais juste souligner que les horreurs qui se déroulent actuellement à Gaza et au Liban sous les yeux des foules apathiques et qui sont perpétrées par cette même secte satanique qui réclame sans vergogne son tribut d’enfants sacrifiés tel le Moloch de la Bible, ne resteront pas impunies; on connaît maintenant les auteurs de ces horribles crimes et, même si les réactions courageuses pour tenter d’arrêter ces monstruosités restent encore bien isolées et bien timides, il ne me paraît pas possible que la justice divine reste encore longtemps silencieuse. Elle ne permettra pas que Satan prenne le pouvoir sur le monde et ceux qui ont collaboré avec ces puissances infernales, même passivement et en silence, sans crier leur honte et leur indignation, le regretteront amèrement[16].
Notes:
[1] Cette paysanne en parle admirablement : La Table de Gaya : https://www.facebook.com/reel/932526799694453
[2] Julius Evola, L’Arc et la massue Trédaniel Pardès, page 98-99.
[3] Article du 23 juin 2025 : L’Iran : l’un des principaux socles de nos origines indo-européennes
[4] Témoignage d’un juif d’Iran : https://www.youtube.com/shorts/bFxoQLEhPLw
[5] Article du 19 janvier 2026 : Avis de recherche : l’Occident a été confisqué par deux psychopathes et du 9 mars 2026 : Trump est un « chrétien sioniste fondamentaliste ».
[6] Article du 13 août 2025 : Nos dirigeants européens sont-ils des créatures façonnées par les derniers nazis survivants ?

[7] Ces évangélistes « fous de Dieu » manipulent Trump, à l’instar de leur grande prêtresse Paula White (photo), qui, selon ce que rapporte Le Figaro du 5 novembre 2020, menaçait de mort les fidèles qui ne faisaient pas de don à son Église: «Vos rêves mourront et vos enfants aussi» (sans doute une nouvelle interprétation des principes chrétiens?). Leur grande idée, en se rapprochant du sionisme israélien, est de « forcer » Dieu à précipiter le retour du Christ sur Terre, confondant et associant alors le Messie des chrétiens et le Messiah des Juifs dans une même espérance à court terme, les sionistes interprétant à leur façon leurs textes sacrés en prétendant que le Messiah ne peut arriver que lorsque le Grand Israël aura été reconstitué; ce qui explique l’implication des chrétiens sionistes dans une guerre qui ne les concerne pas; il est probable que ces fanatiques ne soient pas seulement des «Fous de Dieu» mais plutôt des fous tout court ; comment peuvent-ils envisager de se substituer à Dieu ?
[8] Article du 16 juin 2025 : Israël et Ukraine : les États voyous
[9] « Ce discours d’Ursula von der Leyen en Israël n’est pas qu’une maladresse diplomatique. Il révèle une dérive grave: celle d’une Union européenne qui, au lieu de défendre ses peuples, ses cultures et ses intérêts, se met au service d’agendas étrangers » « https://french.presstv.ir/Detail/2025/04/19/746452/Aveu-frontal--%C2%AB-L%E2%80%99Europe,-ce-sont-les-valeurs-du-Talmud-%C2%BB,-disait-Ursula-von-der-Leyen
[10] L’article de Gordon Duff du 7 avril 2025, dans Réseau international, rejoint les thèses de Shlomo Sand et d’Arthur Koestler à propos des origines du judaïsme et du sionisme : La grande fabrication historique : reconstituer les origines judéennes de Khazarie à Sion.
[11] Gérard Haddad, Le tourisme génocidaire https://www.facebook.com/reel/1590806295368329?locale=fr_FR
[12] Wikipedia : Données archéologiques sur David et Salomon
[13] Article du 1er septembre 2025 : L’Occident et la droite nationale française face à l’anéantissement de Gaza
[14] Article du 14 février 2026 : L’affaire Epstein ? Nous en avions tout dit il y a 5 ans
[15] Article du 7 avril 2024 : L’étrange famille royale d’Angleterre : sous le soleil de Satan ?
[16] Discours de Roger Holeindre en 1998 : https://www.youtube.com/watch?v=KLNoFFquRkA
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Mali, un conflit à ne pas regarder avec un œil eurocentrique

Mali, un conflit à ne pas regarder avec un œil eurocentrique
Filippo Bovo
Écrivain et journaliste. Sujets de prédilection: géopolitique, histoire, avec un accent particulier sur l’Afrique et le Moyen-Orient
Source: https://www.linkedin.com/pulse/mali-un-conflitto-da-non-g...
Aussi fluide et tendue que reste la situation au Mali, déjà entre la fin de la journée du 25 et le lendemain 26 avril, de nombreux faits ont finalement trouvé une confirmation stable. En arrière-plan, les fondamentaux restent ceux de toujours : à savoir une crise destinée à une progression graduelle, comme cela a déjà été observé à l’automne dernier, lors de la crise des carburants provoquée par JNIM (Jamaʿat Nuṣrat al-Islam wa-l muslimin, Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans, affilié à al-Qaeda), avec l’interruption des principales artères et le blocage des transports qui approvisionnaient Bamako et d’autres villes du Mali, dans le but de paralyser les activités, d’affaiblir le soutien populaire et militaire, et de provoquer un effondrement du gouvernement d’Assimi Goita. Nous nous rappellerons tous que cette crise, comme d’autres, a été ensuite surmontée grâce à l’héroïsme, la combativité et la préparation des militaires des FAMa (Forces Armées maliennes), ainsi que des paramilitaires et volontaires maliens, qui, avec les civils, ont su, comme toujours, faire la différence.

Il a été confirmé, dès la fin de la journée du 25, la nouvelle du décès du ministre de la Défense, Sadio Camara, tué à Kati par un kamikaze à bord d’une voiture, dans une attaque qui a également coûté la vie à son épouse et à deux petits-enfants. En son honneur, le pays a observé deux jours de deuil national, avec des funérailles solennelles. Par la suite, la confirmation est également arrivée du retrait, de l’ancienne base de la MINUSMA à Kidal, dans le nord du pays, des militaires de l’African Corps, après de longues négociations, pas toujours évidentes, avec les miliciens du Front de Libération de l’Azawad (FLA). Les négociations n’ont pas, du moins dans un premier temps, concerné les militaires des FAMa, qui sont restés dans la base, et à l’égard desquels le FLA nourrit diverses intentions. Comme nous l’avons déjà vu dans les communiqués conjoints de JNIM et FLA, les jihadistes et les séparatistes ne veulent pas élargir le front en dispersant leurs ressources contre trop d’ennemis : ils invitent donc les Russes à rester en dehors, et font de même avec la force conjointe de l’AES, environ 5000 hommes répartis entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui a néanmoins récemment été mise en action.
Que les militaires des FAMa, avec les diverses forces qui leur apportent un soutien comme les paramilitaires et volontaires, soient la principale cible pour le FLA et JNIM n’est en tout cas pas une nouveauté. Enlever des militaires et paramilitaires, en diffusant la nouvelle avec les images et vidéos correspondantes, leur permet en effet d’exercer un fort pouvoir de négociation et de chantage sur les autorités politiques et militaires maliennes, de raviver leur mythe d’invincibilité et de puissance, et de démoraliser la population et les combattants maliens, minant ainsi les institutions et le gouvernement de Bamako. Non seulement cela, mais cela contribue aussi à alimenter à l’extérieur l’impression que le gouvernement malien est désormais au bout du rouleau, et que continuer à lui fournir un soutien est peu utile ; et ce n’est évidemment pas un message adressé seulement à Moscou, mais aussi à tous les autres partenaires, les régionaux comme, par exemple, les deux autres partenaires de l’AES, et les extra-régionaux comme, par exemple, la Turquie.
En échange de ces hommes en détention, JNIM et FLA peuvent par conséquent obtenir beaucoup plus, même pour se garantir un avenir opérationnel : malgré les succès proclamés au niveau médiatique, leur situation sur le terrain n’est en réalité pas des plus enviables, et ce qu’ils visent c’est précisément d’éviter un affrontement direct et renforcé avec la FAMa et ses milices de soutien. Leur réserver un destin encore plus amer, la mort, reste une possibilité facile que personne, à commencer par la FAMa et le gouvernement malien, ne souhaite favoriser ; pour le FLA et JNIM, cela pourrait servir à terroriser la population et à affaiblir son soutien aux institutions, mais cela pourrait aussi les pousser vers une extension des fronts et des combats : il n’est pas certain que cette formule, comme cela a déjà été vu dans le passé, puisse réellement fonctionner. Sûrement, plus du tout avec l’effet d’autrefois. Quoi qu’il en soit, la FAMa reste la principale cible des séparatistes et jihadistes, et nous en avons, cela ne date pas d’aujourd’hui, une certitude absolue.

Le même repli des Russes hors de Kidal sert en réalité à nous rappeler que dans la lutte dure, en champ ouvert, ce sont précisément les hommes de la FAMa, avec leurs paramilitaires, volontaires et civils qui les rejoignent, qui tiennent plus de dix heures, sur un front mobile de plus de 2000 km, avec des connexions logistiques et des approvisionnements souvent interrompus ou en pénurie à cause de la présence ennemie omniprésente. Car c’est leur territoire, ils le connaissent mieux que quiconque. Nous l’avons aussi vu, en particulier, à Kidal. Cela devrait également nous rappeler, une fois pour toutes, qu’un conflit comme celui du Mali ne doit absolument jamais être regardé avec un œil eurocentrique, car il s’agit d’une mentalité coloniale-néocolonialiste, commune à beaucoup d’Européens, qui les pousse à penser, implicitement, que les Maliens n’existent tout simplement pas: comme si seuls les Russes de l’African Corps combattaient contre le FLA et JNIM, avec les militaires et la population locale qui assistent passivement et de façon pittoresque au spectacle. C’est vraiment à peine digne de compassion de penser en termes de ce genre.
Nous devons au contraire nourrir une admiration et un respect maximums pour la FAMa et le peuple malien : car sur leurs épaules, avant celles de n’importe qui d’autre, repose la lourde charge de cette crise comme de bien d’autres.
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Quand la liberté atteint ses limites: Patrick J. Deneen et la remise en question de l'ère libérale

Quand la liberté atteint ses limites: Patrick J. Deneen et la remise en question de l'ère libérale
Bernard Lindekens
Source : Nieuwsbrief Knooppunt Delta, n° 209, avril 2026.
Le nom de Patrick J. Deneen apparaît de plus en plus souvent, ces dernières années, dans les débats politiques et universitaires. C'est remarquable, car il n'y a pas si longtemps, il était surtout connu au sein d'un cercle relativement restreint de philosophes politiques. L'ancien président américain Barack Obama a inscrit son livre Why Liberalism Failed (1) sur sa liste de lecture en 2018 et en avait fait une critique nuancée mais positive. Obama avait alors écrit qu’il trouvait le livre stimulant et intellectuellement riche, même s’il n’était pas d’accord avec la plupart des conclusions de Deneen. Le fait qu’un homme politique résolument libéral comme Obama recommande ce livre rendait sa publication d’autant plus remarquable. Cela indiquait que la critique du libéralisme formulée par Deneen était également prise au sérieux au sein même des cercles libéraux, et pas seulement par les penseurs conservateurs ou post-libéraux.
Aujourd’hui, il est considéré par beaucoup comme l’un des principaux critiques de la société libérale moderne. Ses idées ont suscité des débats dans les universités, les boites à penser et les mouvements politiques, non seulement aux États-Unis mais aussi en Europe. Ce qui rend son travail si intrigant, c’est qu’il ne se contente pas de plaider pour une simple correction du système existant. Il pose une question bien plus fondamentale: et si le libéralisme lui-même était à l’origine d’un certain nombre des problèmes que connaissent les sociétés modernes?

Deneen s'est donc fait connaître dans le monde entier grâce à son livre Why Liberalism Failed, dans lequel il défend une thèse à la fois simple et provocante. Selon lui, le libéralisme n'a pas échoué parce qu'il n'a pas atteint ses objectifs, mais précisément parce qu'il les a trop bien réalisés. Cela peut sembler paradoxal, mais pour Deneen, c'est la clé pour comprendre les tensions politiques actuelles.
Le libéralisme est né comme un projet visant à libérer les individus des structures et des autorités traditionnelles. Au début de l’ère moderne, cela signifiait une rupture radicale avec un monde où les hiérarchies sociales, le pouvoir religieux et les traditions locales déterminaient fortement la vie. La promesse libérale était que les individus pourraient façonner leur propre vie, sans contraintes imposées. Selon Deneen, ce projet a indéniablement donné des résultats impressionnants: plus de liberté individuelle, un dynamisme économique accru, des droits démocratiques et un degré d’autonomie personnelle sans précédent.
Mais c'est précisément ce succès qui, selon lui, présente un revers inattendu. Lorsqu'une société s'organise de plus en plus autour de la liberté et du choix individuels, les structures sociales qui reliaient traditionnellement les gens entre eux commencent lentement à s'affaiblir. Les communautés, les familles et les liens locaux perdent leur place naturelle dans la vie sociale. Les individus sont de plus en plus libres de choisir leur propre voie, mais se retrouvent en même temps moins liés au contexte social qui donne un sens à leur vie.
Pour Deneen, c’est là que réside l’un des grands paradoxes du libéralisme moderne: une société qui produit de plus en plus de liberté peut en même temps renforcer les sentiments d’isolement, d’insécurité et de déracinement.
Un élément important de son analyse est la relation entre le marché et l’État. Dans le discours libéral classique, ceux-ci sont souvent présentés comme des opposés. Le marché incarne la liberté et l’esprit d’entreprise, tandis que l’État est considéré comme un pouvoir nécessaire mais potentiellement restrictif. Deneen soutient toutefois que cette opposition est trompeuse. Selon lui, dans la pratique, l’État et le marché collaborent souvent dans une dynamique qui met les communautés locales sous pression. L’expansion des marchés – via la mondialisation, la mobilité et l’innovation technologique – brise les structures économiques traditionnelles.
Parallèlement, le rôle de l’État s’accroît pour gérer les conséquences sociales de ces changements. Il en résulte une société dans laquelle le pouvoir économique se concentre de plus en plus entre les mains des grandes entreprises, tandis que le pouvoir politique s’organise de manière plus centralisée au sein d’institutions nationales ou supranationales.
Selon Deneen, cette évolution entraîne la disparition d’une grande partie des structures sociales intermédiaires qui servaient autrefois de tampon entre l’individu et le pouvoir: les économies locales, les associations civiques et les communautés où les gens se connaissent directement.
Son analyse aborde également le fossé grandissant entre les élites et les citoyens ordinaires. Dans de nombreuses sociétés modernes, les élites hautement qualifiées sont devenues de plus en plus mobiles. Elles se déplacent facilement d’une ville à l’autre et d’un pays à l’autre, travaillent dans des organisations internationales et se sentent chez elles dans un monde de réseaux mondiaux. Pour elles, la flexibilité est un avantage et le changement culturel fait naturellement partie de la vie. Mais ce n’est pas le cas pour beaucoup d’autres personnes.
La vie de ces dernières est souvent plus étroitement liée à un lieu précis, à une économie locale ou à une communauté où les générations se succèdent. Selon Deneen, cette différence de mode de vie et de perspective engendre une tension croissante au sein des sociétés démocratiques. Les élites considèrent l'ouverture et la mobilité comme un progrès, tandis que beaucoup d'autres ont le sentiment que le monde dans lequel ils vivaient disparaît peu à peu.
Bien que Deneen soit surtout connu pour sa critique du libéralisme, son œuvre n’est pas exclusivement négative. Il tente également de réfléchir à ce qui pourrait succéder au libéralisme. Dans son ouvrage plus récent, Regime Change (2), il explore la possibilité d’un ordre politique et économique dans lequel les communautés joueraient à nouveau un rôle plus central. Le livre n’appelle pas à une révolte populaire ni à une rupture avec le système existant.
Selon Patrick J. Deneen, la clé réside plutôt dans la formation d’une nouvelle élite à orientation morale: des dirigeants qui osent remettre l’intérêt général au centre. Il parle à cet égard d’une forme de «conservatisme pré-postmoderne», une façon de penser qui combine les idées de la philosophie politique classique avec les préoccupations sociales contemporaines. Il s’inspire pour cela de penseurs tels qu’Aristote et Edmund Burke, mais il tente de relier cette tradition au mécontentement qui règne aujourd’hui dans de larges couches de la population.
Deneen s’oppose tant à la logique de la mondialisation néolibérale qu’à ce qu’il considère comme un progressisme culturel excessif. Son ambition n’est pas une rupture radicale avec le monde moderne, mais une synthèse dans laquelle l’ordre, la tradition et la justice sont à nouveau mis en équilibre.
Pour lui, cela ne signifie pas non plus un retour nostalgique au passé. Au contraire: il souhaite réfléchir à des moyens d’organiser différemment la société moderne. Il pense notamment à des communautés locales plus fortes, à une répartition plus large du pouvoir économique et à une revalorisation des responsabilités sociales. Son point de départ est que la politique ne concerne pas seulement les règles, les droits ou les institutions, mais aussi la question de savoir comment les gens apprennent à construire ensemble une vie bonne.
En ce sens, sa pensée s’inscrit dans une tradition philosophique plus ancienne où le caractère et la communauté occupent une place centrale. Outre Aristote, le philosophe moraliste contemporain Alasdair MacIntyre constitue également une de ses sources d’inspiration, et des plus importantes. Tout comme eux, Deneen ne considère pas l’être humain comme un simple individu autonome qui fait constamment des choix, mais comme un être façonné par les pratiques sociales, les traditions et les valeurs partagées. Selon lui, une société saine ne peut donc pas reposer exclusivement sur les marchés et les droits individuels; elle a également besoin d’institutions qui relient les gens entre eux et créent un sentiment de responsabilité mutuelle.
Les idées de Deneen ont suscité de vives réactions. Certains critiques estiment qu’il interprète le libéralisme de manière trop négative et qu’il ne tient pas suffisamment compte des progrès considérables apportés par les sociétés libérales. D'autres trouvent ses alternatives trop vagues ou craignent que sa critique puisse être utilisée par des mouvements politiques qui accordent moins d'importance aux libertés individuelles. Pourtant, même de nombreux opposants reconnaissent qu'il touche un point important: la question de savoir si les sociétés libérales modernes possèdent encore suffisamment de cohésion sociale et d'esprit communautaire pour rester stables à long terme.
C'est peut-être précisément ce qui explique pourquoi son œuvre suscite tant d'intérêt. Dans de nombreux pays, les gens ont le sentiment que quelque chose ne va pas dans la manière dont l'économie, la politique et la société fonctionnent aujourd'hui. À bien des égards, le monde est plus libre, plus riche et plus avancé sur le plan technologique que jamais auparavant, mais dans le même temps, beaucoup de gens éprouvent un sentiment d'insécurité et de distance vis-à-vis des institutions politiques. Deneen propose une interprétation de cette tension qui va au-delà des conflits politiques quotidiens. Il tente de comprendre comment les fondements mêmes du système politique moderne contribuent aux problèmes de notre époque.
Bernard Lindekens
Notes:
(1) Deneen, Patrick J. Why Liberalism Failed. New Haven (CT): Yale University Press, 2018, 264 pages, ISBN: 9780300240023.
(2) Deneen, Patrick J. Regime Change: Toward a Postliberal Future. New York: Sentinel, 2023, 288 pages, ISBN: 9780593086902.
18:28 Publié dans Livre, Livre, Théorie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : patrick j. deneen, philosophie politique, théorie politique, politologie, sciences politiques, livre, libéralisme |
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