dimanche, 08 mars 2026
Dix faits incroyables sur le Proche-Orient: la propagande occidentale sur l'Iran est tellement mensongère!

En temps de guerre, la vérité est la première victime...
Dix faits incroyables sur le Proche-Orient: la propagande occidentale sur l'Iran est tellement mensongère!
Source: https://derstatus.at/globalismus/10-irre-nahost-fakten-so... .
Le discours occidental sur la guerre en Iran est facile à résumer: ce pays du Moyen-Orient serait en train de construire la bombe atomique, financerait le terrorisme dans le monde entier, menacerait Israël par pure haine des Juifs, raison pour laquelle il faudrait lui imposer la liberté et la démocratie tant vantées par l'administration d'une frappe préventive. Mais ces représentations n'ont pas grand-chose à voir avec la réalité – et dans de nombreux cas, ce sont même les États-Unis, Israël et/ou leurs alliés qui sont en réalité à l'origine des bouleversements. C'est ce que montre une vidéo récente du commentateur patriotique Patrick Lenart, bien documentée et minutieuse (cf. infra).
1: Les guerres occidentales justifiées par des mensonges
Dans sa dernière vidéo, Lenart dévoile des erreurs largement répandues et replace le conflit dans son contexte, qui remonte parfois à plusieurs décennies. Il commence par la version d'une « frappe préventive » initialement avancée par plusieurs médias, mais dont même le Pentagone s'est désormais éloigné. Il rappelle également les mensonges propagandistes qui ont servi de prétexte à l'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak par les États-Unis, qui a causé la mort de centaines de milliers de civils et de milliers de soldats américains et coûté des milliards (!).
En Irak, les « armes de destruction massive » tant évoquées n'ont jamais été trouvées, et le motif de l'invasion de l'Afghanistan était également fallacieux. On a laissé croire au monde entier que les talibans ne livreraient pas Ben Laden, alors qu'en réalité, ils étaient tout à fait disposés à le faire, à condition qu'il bénéficie d'un procès équitable. De plus, ils ne voulaient livrer le chef d'Al-Qaïda qu'à un pays musulman, alors qu'il y avait suffisamment d'alliés des États-Unis dans la région.
Vous pouvez visionner ici la vidéo complète, d'une durée d'environ 20 minutes:
2: L'Iran ne cherche pas à se doter de la bombe atomique
Selon Lenart, l'affirmation selon laquelle l'Iran serait sur le point de se doter de la bombe atomique est également dénuée de fondement. Le Premier ministre israélien Netanyahou l'affirme régulièrement depuis 30 (!) ans. En réalité, Khamenei, en tant que chef spirituel de l'Iran, a émis une fatwa déclarant que les armes nucléaires étaient incompatibles avec la foi islamique.
De plus, Oman a déclaré, juste un jour avant l'attaque, que l'Iran était prêt à faire des concessions pour garantir qu'il ne cherchait pas à se doter de l'arme atomique. Malgré cela, l'attaque a immédiatement suivi. Trump affirme également vouloir un nouvel accord nucléaire avec l'Iran, alors qu'il a dénoncé l'accord initial – que le pays respectait – en 2018, le qualifiant d'arbitraire politique.

3: Israël, la Nakba et le droit international
Même l'argument selon lequel l'Iran serait hostile à Israël pour des raisons antisémites repose sur des bases fragiles, d'autant plus que l'Iran abrite la plus grande communauté juive en dehors d'Israël, qui dispose même d'un siège garanti au parlement. Les raisons de cette opposition résident dans le fait que l'Iran soutient les Palestiniens. Lenart retrace également la dimension historique: dès les années 1940, des organisations terroristes juives ont fait sauter des hôtels entiers ou massacré des villages palestiniens entiers. Pour créer l'État d'Israël, qui a vu le jour en 1948, environ 700.000 Arabes ont été expulsés.
À ce jour, la politique de colonisation se poursuit en Cisjordanie, parfois avec des moyens brutaux: «Des bulldozers arrivent, détruisent les bâtiments, les gens sont terrorisés et parfois assassinés pour les expulser, et les colons juifs prennent leur place. Ils prétendent que Dieu leur a donné cette terre. L'Occident ferme les yeux sur tout cela. » Ce constat s'applique également aux crimes de guerre massifs commis par l'armée israélienne dans le conflit à Gaza. Le fait que l'Iran soutienne la population arabe n'a donc rien à voir avec la religion, mais avec des raisons politiques.
4: L'Iran, véritable ennemi du djihadisme
La représentation selon laquelle l'Iran financerait le djihadisme serait également fausse. En réalité, celui-ci proviendrait principalement de l'école salafiste sunnite, alors que l'Iran est l'un des rares pays du monde islamique à être majoritairement chiite. De nombreux djihadistes considèrent les chiites comme des ennemis plus importants que les juifs ou les chrétiens, à tel point que même Al-Qaïda (!) s'est distancié des massacres perpétrés par l'EI contre ces derniers au début de la milice terroriste, car de tels actes ne devraient pas être commis contre des frères musulmans. L'Iran aurait même joué un rôle important dans la lutte contre l'EI.

5: L'Occident a détruit la démocratie iranienne
La raison de l'opposition aux États-Unis est quant à elle plus profondément ancrée dans l'histoire. Comme Der Status l'avait déjà rapporté l'année dernière (cf.: https://derstatus.at/welt/iran-im-visier-so-verlogen-waren-die-letzten-befreiungen-des-westens-3959.html ), les services secrets britanniques et américains ont en effet fomenté un «changement de régime» en Iran dès les années 1950. Le leader chiite démocratiquement élu Mohammed Mossadegh (portrait) voulait nationaliser l'industrie pétrolière. Ce n'est que dans les années 2010 que la CIA a reconnu l'existence de cette « opération Ajax ».
Mohammed Reza Pahlavi a alors été réinstallé comme shah et a régné de manière totalitaire et avec une poigne de fer, ce qui a entraîné un mécontentement qui a culminé en 1979 avec la «révolution islamique». Lenart commente: «Les Iraniens se souviennent donc très bien que les Américains leur ont volé leur démocratie et leur ont imposé une dictature marquée par la brutalité». Détail intéressant: le programme nucléaire iranien a été lancé dans les années 50 avec le soutien des États-Unis...
6: Qui finance réellement le terrorisme?
Ce qui est passionnant dans le financement international du terrorisme, c'est de savoir qui se cache réellement derrière. Al-Qaïda – dont l'État islamique est finalement une scission – a vu le jour lorsque, pendant la guerre froide, les États-Unis ont financé à hauteur de plusieurs millions de dollars les combattants «moudjahidines» et de véritables groupes terroristes par l'intermédiaire des services secrets pakistanais afin qu'ils chassent les Soviétiques d'Afghanistan. Lenart commente: «Les Américains ont donc eux-mêmes cofinancé le tout». Détail intéressant: les talibans ont d'ailleurs les mêmes racines. Rappelons également à ce propos la représentation des moudjahidines comme des combattants de la liberté dans «Rambo III».

L'autre élément, qu'il convient de signaler, date également de l'année 1979, autour de l'attentat contre la Grande Mosquée en Arabie saoudite. Afin d'obtenir la permission spirituelle pour la reconquête, les salafistes, alors fraîchement expulsés d'Égypte et ayant gagné en influence, ont donné leur accord, à condition que les «pétrodollars américains» provenant du pétrole soient investis dans la mission mondiale de l'islam. La propagation de l'école salafiste a entraîné une radicalisation de l'islam dans de nombreux endroits. Ainsi, ce sont en quelque sorte les Saoudiens, principaux alliés des États-Unis dans la région, qui ont finalement financé à leur insu la montée du terrorisme islamiste.
7: Qui détient l'uranium américain volé ?
Lenart trouve également intéressant que l'on avance sans cesse l'argument selon lequel il serait dangereux qu'un pays de la région possède la bombe atomique. Or, Israël possède déjà entre 80 et 400 armes nucléaires, sans être soumis à des contrôles internationaux ni avoir adhéré au Traité de non-prolifération nucléaire. À cela s'ajoute «l'option Samson», qui permet à Israël de se réserver le droit d'entraîner ses ennemis dans la destruction et qui considère les missiles nucléaires comme un moyen efficace contre les pays européens. D'ailleurs, certains politiciens israéliens ont également flirté avec l'utilisation d'armes nucléaires dans le conflit de Gaza, comme l'a rapporté Der Status: https://derstatus.at/welt/atomraketen-auf-gaza-israelische-politikerinnen-fordern-offen-volkermord-1577.html.
D'où Israël tire-t-il la capacité de fabriquer la bombe? Selon certaines sources, des agents du Mossad auraient trompé les Américains et volé de l'uranium de qualité militaire dans une usine de Pennsylvanie en 1965. À ce jour, cependant, il n'y a eu aucune conséquence, et encore moins de poursuites judiciaires pour ce vol. Lenart soupçonne que l'une des raisons à cela réside dans le point suivant qu'il soulève, à savoir les sommes colossales qui sont consacrées au lobbying en faveur d'Israël, notamment aux États-Unis.

8: L'AIPAC et la politique étrangère américaine
En effet, l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) a une grande influence sur les relations américano-israéliennes et donc aussi sur la politique étrangère américaine. Rien qu'en 2024, plus de 100 millions de dollars ont été dépensés dans la campagne électorale, dont 45 millions pour empêcher la réélection de membres du Congrès critiques à l'égard d'Israël. Cela exerce également une pression correspondante sur d'autres mandataires. Il convient également de mentionner les 600 millions de dollars que Miriam Adelson, citoyenne israélienne et fervente sioniste, ainsi que son défunt mari, ont investis au cours des dix dernières années dans l'entourage de Trump et les républicains.
Suivez l'argent: l'influence est proportionnellement importante. Adelson serait également responsable de la nomination de Marco Rubio, un politicien favorable à Israël, au poste de ministre des Affaires étrangères. Lenart résume: «Une citoyenne étrangère dépense des centaines de millions d'euros pour influencer la politique américaine. Il s'agit là d'un lobbying massif». Cela aiderait également à expliquer pourquoi Trump a recommandé d'attaquer l'Iran, alors que la majorité de la population américaine est clairement opposée à une telle intervention à quelques mois des élections de mi-mandat. Cela vaut également pour ses électeurs fidèles, à qui il a promis, en tant que «président de la paix», de ne pas déclencher de guerres...
Nous avions également très tôt pris en compte les intérêts israéliens et les bombes sur l'Iran comme «raison d'État»: Rester critique même sous Trump: «America First» n'est pas «Europe d'abord» (6 novembre 2024): https://derstatus.at/meinungen/kritisch-bleiben-auch-unter-trump-america-first-ist-kein-europa-zuerst-3180.html
9 : Netanyahou, la justice et les élections
La question « À qui profite le crime ? » est également révélatrice. Car personne n'a davantage besoin du conflit que Benjamin Netanyahou. En effet, depuis 2020, le Premier ministre israélien retarde un procès en cours pour fraude, abus de confiance et corruption. Dans le même temps, tous les sondages montrent depuis un certain temps qu'il perdrait actuellement les élections législatives haut la main – « comme c'est pratique qu'il n'y ait plus d'élections en Israël depuis le 7 octobre [2023, note] – date de l'attaque terroriste du Hamas contre Israël ».
10: Pourquoi Israël a contribué à la création du Hamas
Lenart a gardé le « point le plus sensible » pour la fin, à savoir le rôle d'Israël dans l'ascension du Hamas. Der Status a également rendu compte en détail de cette question peu après l'escalade du conflit à Gaza: https://derstatus.at/welt/geister-die-sie-riefen-israel-an-hamas-grundung-massgeblich-beteiligt-1567.html. L'ancien gouverneur militaire israélien de la bande de Gaza, autrefois occupée, a ainsi admis que le gouvernement avait également soutenu financièrement la création du Hamas et le financement de ses activités. Le calcul était le suivant: créer une deuxième organisation palestinienne parallèlement à l'OLP d'Arafat, qui gouverne en Cisjordanie, selon le principe «diviser pour régner».

Lenart souligne ici le rôle très personnel de l'actuel Premier ministre: Netanyahou aurait lui-même déclaré qu'il fallait soutenir et financer le Hamas afin d'empêcher une solution à deux États. En effet, si des organisations différentes sont au pouvoir dans les deux territoires palestiniens, il n'y aurait pas d'interlocuteur unique pour les négociations correspondantes. Enfin, il rappelle également que lors de l'attaque du Hamas contre Israël en octobre 2023, les services secrets disposaient apparemment d'informations préalables, qui n'ont toutefois pas donné lieu à des mesures concrètes.
21:27 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, proche-orient, levant, israël, iran, palestine |
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