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vendredi, 16 octobre 2026

Parution du n°499 du Bulletin célinien

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Parution du n°499 du Bulletin célinien

Sommaire: 

2026-10-BC-Cover.jpgLa correspondance Henri Cypriani / Albert Paraz (I) 

Les chroniques littéraires de Jacques Aboucaya 

Céline et Pierre Mac Orlan 

La première traduction italienne de Voyage au bout de la nuit 

Glanes céliniennes 

Dans la bibliothèque de Céline [N]

 

Intolérance

Il est décidément loin le temps où François Mitterrand divisait le monde en deux: ceux qui avaient lu Les Deux Étendards et ceux qui ne l’avaient pas lu¹. Personne ne lui avait alors reproché sa dilection pour le chef-d’œuvre de Rebatet. Les temps ont changé: pour avoir exprimé, dans un tweet, son  admiration pour Paul Morand, le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, s’est pris un torrent d’injures de la part de LFI et de ses affidés.
 
Le ministre ne dissimule pas le peu d’estime qu’il a pour l’homme mais dit son admiration pour l’écrivain. Et réplique à ses détracteurs: «…Refusez-vous de lire Voyage ou Guerre de Céline? Ou de lire des auteurs compromis avec le stalinisme? C’est votre choix, mais c’est un choix triste. (…) Je vous laisse à vos autodafés». Il s’agit d’une (nouvelle) polémique qui en dit long sur une époque où lire semble parfois devenu synonyme d’adhérer à ce que pense l’auteur. Pas qu’en France.
 
À Rome, un salon des éditeurs indépendants a déclenché une querelle que ses organisateurs ont bien cherchée. Après les critiques suscitées l’année passée par la présence d’une maison d’édition identitaire, l’Association de ces éditeurs bien-pensants a voulu prévenir toute récidive. Dans un courriel adressé aux invités, l’institution a exigé qu’ils signent une déclaration sur l’honneur reconnaissant “les valeurs antifascistes au fondement de l’ordre démocratique de la Constitution italienne”. Par cette initiative saugrenue, les organisateurs, qui voulaient se prémunir contre tout soupçon de complaisance envers la droite radicale, ont offert à Giorgia Meloni, présidente du Conseil,  l’opportunité de s’ériger en parangon de la liberté d’expression: «C’est ainsi que la gauche conçoit la liberté de penser: on est libre, mais seulement de dire et de penser ce qu’ils pensent.» Et d’ajouter : «C’est la censure ordinaire».

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Elle ne fut pas la seule à réagir: l’historien marxiste Luciano Canfora (photo) s’interroge: faudrait-il exclure les éditeurs de Proudhon le misogyne, ou de Céline l’antisémite? Rappelons qu’en Italie pas moins d’une demi-douzaine de maisons d’édition proposent des livres de Céline. Toute son œuvre est traduite, y compris les manuscrits retrouvés, Guerre et Londres.
 

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Quant à l’éditeur Manuel Grillo (photo), qui publie aussi bien Lucien Rebatet que Jim Harrison, il explique son refus de se soumettre à ce diktat: ”Le problème ne résidait pas dans le contenu de cette déclaration, mais dans l’idée même qu’un éditeur doive obtenir une forme de certification préalable pour pouvoir participer à une manifestation culturelle. Ma réponse aurait été exactement la même si on m’avait demandé de signer un certificat anticommuniste, antisioniste ou tout autre déclaration de nature idéologique.»²
 
D’une manière générale, la suspicion pèse sur ceux qui proposent des livres d’écrivains sanctionnés après la guerre sans pour autant qu’on puisse parler de censure. Ce terme est précisément utilisé mais avec un point d’interrogation par un auteur marri que son livre n’ait suscité aucun écho dans la sphère célinienne³. Ce choix rédactionnel devrait pourtant être perçu comme une forme de magnanimité à son endroit. Sur les réseaux sociaux, il a publié début septembre un éditorial dénonçant ce qu’il perçoit comme étant une conspiration du silence, ajoutant que “le débat est ouvert”. Aucune réaction à ce jour.
 
Notes: 
  1. (1) Harold Kaplan et Philippe Meyer, « Conversations avec le vieil Harold (I) », Commentaire, n° 129, 2010, p. 35.
  2. (2) Le Journal du dimanche, 16 août 2026.
  3. (3) Émeric Cian-Grangé, « Censure à deux vitesses ? », Itinéraire d’un célinien gâté (facebook), 4 septembre 2026. C’est aussi le titre de son livre paru aux Éditions Douro (19 €).

L’Antéchrist à Nashville — L’offensive théologique de Peter Thiel contre la régulation de l’intelligence artificielle

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L’Antéchrist à Nashville — L’offensive théologique de Peter Thiel contre la régulation de l’intelligence artificielle

Markku Siira

Source: https://markkusiira.substack.com/p/antikristus-nashvilles...

L’investisseur, entrepreneur technologique et théologien laïc atypique Peter Thiel a donné à Nashville une série de conférences consacrées, une fois encore, à l’Antéchrist. Organisées dans la Grande Loge des francs-maçons du Tennessee, elles ont réuni un public trié sur le volet afin de réfléchir aux prophéties de la fin des temps, au développement technologique et à l’avenir du monde.

Nashville constitue la quatrième étape de la tournée de conférences de Thiel sur l’Antéchrist. Il avait auparavant organisé des rencontres similaires à San Francisco, Paris et Rome. L’un des investisseurs technologiques les plus influents au monde explique ainsi, encore et encore, à son auditoire pourquoi le grand séducteur de la fin des temps biblique pourrait apparaître sous le masque d’un régulateur de l’intelligence artificielle.

La thèse centrale de Thiel opère un renversement conceptuel complet. À San Francisco déjà, il avait déclaré que l’Antéchrist du XXIᵉ siècle pourrait être un luddiste, quelqu’un qui chercherait à arrêter la science et le développement technologique — par exemple la militante écologiste Greta Thunberg ou le sceptique de l’IA Eliezer Yudkowsky.

À Nashville, il a aiguisé son argument jusqu’à en faire une attaque politique. D’après des enregistrements obtenus par Politico, Thiel a nommé Obama et le pape Léon XIV, affirmant qu’ils «savent que l’intelligence artificielle n’est pas populaire politiquement et veulent en profiter pour accroître leur propre prestige». Son attaque contre le pape était encore plus directe. Selon Thiel, le pape promeut la régulation de l’IA «afin de détourner l’attention des scandales d’abus commis sur des enfants au sein de l’Église ; il a trouvé dans l’intelligence artificielle un sujet politiquement populaire».

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Il s’agit là d’une opération hybride techno-théologique qu’il convient de prendre au sérieux. Dans la doctrine chrétienne traditionnelle de la fin des temps, l’Antéchrist est un usurpateur qui se met à la place du Christ. Thiel écarte presque entièrement cette représentation. Dans son récit, l’Antéchrist est un administrateur qui promet de sauver la civilisation de la guerre nucléaire, de l’effondrement climatique et d’une intelligence artificielle incontrôlable au moyen d’une gouvernance mondiale. Thiel renvoie au verset 24 du chapitre 24 de l’Évangile selon Matthieu, qui met en garde contre les faux prophètes accomplissant de grands signes et prodiges et cherchant à égarer jusqu’aux élus. Sa stratégie rhétorique est claire: le véritable danger est précisément dangereux parce qu’il n’en a pas l’apparence. Thiel affirme que l’Antéchrist se présentera comme «le plus intelligent de tous».

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Ce qui rend cet argument suspect, c’est sa compatibilité avec les intérêts financiers propres à Thiel. Sa fortune est très fortement concentrée dans l’intelligence artificielle. Les produits de Palantir sont profondément intégrés aux systèmes militaires et de renseignement, Founders Fund a investi dans d’innombrables jeunes pousses spécialisées dans l’IA, et son fonds spéculatif Thiel Macro possède un portefeuille d’investissements dans l’IA évalué à 418 millions de dollars. Si la force qui pousse à réguler l’intelligence artificielle constitue réellement l’avant-garde de l’Antéchrist, alors l’hostilité de Thiel à cette régulation n’est pas seulement une appréciation théologique. C’est aussi un plaidoyer en faveur de son portefeuille d’investissements. Lorsqu’un milliardaire affirme que la force qui limite ses gains est un instrument de Satan, il convient au moins d’examiner ses comptes.

Face à l’Antéchrist, Thiel place comme force contraire le katechon des épîtres aux Thessaloniciens, le «restricteur» qui retarde la venue de la fin. À Nashville, il a désigné Charlemagne et Metternich comme des katechons historiques. Il est ensuite passé à la politique contemporaine: «Si l’anticommunisme était le katechon empêchant le gouvernement mondial unifié du communisme, alors le néolibéralisme est l’anticommunisme dans un monde où le communisme n’existe plus». Cette phrase constitue le noyau politique de toute la conférence. Pendant la guerre froide, l’endiguement avait un véritable ennemi extérieur qui légitimait le katechon politique. Après la fin de la guerre froide, l’ennemi disparut, mais la logique de l’endiguement subsista. Elle se reporta sur de nouvelles cibles.

L’altruisme efficace est l’une de ces nouvelles cibles. Selon Politico, Thiel a déclaré à Nashville: «La stratégie de l’altruisme efficace fonctionne en partie parce qu’Armageddon est bien entendu irréversible. Nous n’avons qu’une seule planète. Sur ce point, Greta a raison. On ne peut donc pas se contenter d’ignorer le risque. Mais il faut aussi prendre au sérieux le fait qu’une fois créé un gouvernement mondial presque totalitaire, capable d’empêcher toute science dangereuse, celui-ci ne peut pas non plus être facilement supprimé. Il n’existe dans l’histoire de l’humanité aucun précédent où ce directeur de prison mondial aurait volontairement renoncé à son pouvoir. L’idéologie de l’altruisme efficace a soumis au lavage de cerveau une part considérable des personnes travaillant dans le domaine de l’intelligence artificielle».

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Cet argument présente une faille béante. Thiel tient pour évident le lien de causalité entre le fait d’«empêcher une science dangereuse» et celui de «construire un gouvernement mondial totalitaire». Il n’explique cependant pas pourquoi un accord international sur la sécurité de l’intelligence artificielle conduirait nécessairement à une dictature mondiale. Une super-intelligence développée par des entreprises américaines pourrait tout aussi bien mener au même résultat. Les partisans de la régulation de l’IA redoutent les conséquences de la trajectoire actuelle, tandis que d’autres espèrent simplement voir le progrès technologique s’accélérer : ces deux voies peuvent conduire à une gouvernance mondiale toujours plus centralisée. Thiel invoque l’absence de précédent dans lequel une telle puissance aurait volontairement renoncé à sa position. Or, l’absence de précédent ne prouve pas qu’une chose soit inévitable. Le passage de la possibilité à la nécessité est le point le plus faible de toute la conférence, mais aussi le plus important : sans lui, l’assimilation du régulateur à l’Antéchrist perd son caractère urgent.

C’est ce qui relie la doctrine eschatologique de Thiel à ses projets politiques plus généraux. Les cryptomonnaies décentralisent le pouvoir des banques centrales. Les jeunes entreprises technologiques du secteur de la défense décentralisent la puissance militaire de l’État. L’exploration spatiale fait de l’humanité une espèce multiplanétaire qu’un seul gouvernement ne peut contrôler. Depuis 2009, Thiel estime que la liberté et la démocratie ne sont pas compatibles. Ses conférences sur l’Antéchrist constituent l’enveloppe théologique de cette conviction. L’Antéchrist n’est pas un individu particulier appelé à apparaître dans l’avenir, mais une métaphore de toute structure de gouvernance qui tente de coordonner une réponse mondiale à des problèmes communs. Le changement climatique est réel, la guerre nucléaire est dangereuse et l’intelligence artificielle peut être catastrophique ; mais, dans la pensée de Thiel, toute tentative de résoudre collectivement ces problèmes constitue un présage de l’Antéchrist.

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Paolo Benanti (photo), conseiller du Vatican et frère franciscain, a publié en mars dans Le Grand Continent un essai intitulé L’hérésie américaine : faut-il brûler Peter Thiel? Dans ce texte, Benanti interprète l’ensemble de l’action de Thiel comme «une hérésie prolongée contre le consensus libéral» et la définit comme « une attaque contre les fondements de la coexistence civilisée, qu’il considère désormais comme dépassés ». Selon Benanti, Thiel n’est pas avant tout un investisseur en capital-risque ou un innovateur technologique, mais «un théologien politique qui agit au cœur de l’écosystème de la Silicon Valley».

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La géographie de Nashville mérite également qu’on s’y attarde. La ville se situe au cœur de l’évangélisme américain tout en étant un centre technologique en pleine croissance, qui attire notamment des entreprises quittant la Californie. Les conférences ont été organisées par la publication en ligne locale The Pamphleteer, en collaboration avec la Meriwether Academy. The Pamphleteer propose «des perspectives régionales alternatives à celles des médias dominants», tandis que la Meriwether Academy est une sorte d’académie pour hommes qui cherche à «développer des réseaux de fraternités et des associations d’étude dans l’ensemble des États-Unis», avec pour objectif ultime de fonder des écoles de garçons reposant sur une éducation classique.

Les conférences de Thiel souffrent toutefois d’un problème philosophique plus profond. Il a adopté la théorie du désir mimétique de René Girard. Selon celle-ci, le désir humain est fondamentalement imitatif: les êtres humains désirent ce que les autres désirent. La société maîtrise la violence qui en résulte au moyen du mécanisme du bouc émissaire. Thiel applique ce cadre à la politique technologique. Dans son interprétation, le mécanisme du bouc émissaire devient la forme primitive de la gouvernance mondiale: face à une menace commune, la société choisit une victime, la sacrifie et rétablit la paix. Sa stratégie de résistance consiste à refuser le sacrifice. L’ironie girardienne réside toutefois dans le fait que Thiel recherche lui-même des boucs émissaires. Greta Thunberg, Obama, le pape, les partisans de l’altruisme efficace et les chercheurs spécialisés dans la sécurité de l’intelligence artificielle sont présentés comme des menaces dans son récit. Si la théorie du désir mimétique est juste, elle devrait également s’appliquer aux propres actions de Thiel.

Les enregistrements des conférences de Nashville ont été rendus publics presque immédiatement. Après des décennies d’investissements et d’acheminement de dons politiques, Thiel sait certainement comment faire passer une fuite organisée pour un accident. Le contenu des conférences est peut-être moins important que la façon dont il a été présenté: dans un espace semi-public, au moyen d’un langage théologique et devant un public soigneusement sélectionné, sous la forme d’un récit assimilant le régulateur de la technologie à l’Antéchrist. La fonction de ce récit n’est pas de prédire, mais de mobiliser. Il confère une dimension cosmologique à une position politique particulière. Dans cette dimension, les régulateurs ne se trompent pas seulement : ils sont les séducteurs de la fin des temps. Et ceux qui s’opposent à eux, accélèrent le développement technologique, décentralisent le pouvoir et refusent le sacrifice ne recherchent pas uniquement le profit ou la liberté. Ils mènent une lutte théologique.

C’est dans cette eschatologie technocapitaliste que réside la véritable portée des conférences de Thiel. Il redéfinit l’Antéchrist de telle manière que toute force cherchant à exercer un pouvoir sur la technologie en la réglementant puisse être rangée dans cette catégorie. Ce cadre est presque irréfutable. Si une réglementation est adoptée, elle est l’œuvre de l’Antéchrist. Si aucune réglementation ne l’est, c’est parce que le katechon continue de faire obstacle. Si les propres investissements de Thiel dans l’IA en bénéficient, ces bénéfices peuvent être présentés comme un effet secondaire de la lutte pour la liberté. Dans ce cadre, toutes les preuves pointent dans la même direction. Elles exploitent le plus ancien récit de la vision chrétienne du monde, servent les intérêts les plus récents et travestissent la poursuite de l’intérêt personnel ainsi que la défense de l’accélération technologique en une lutte contre le mal absolu.

17:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, antéchrist, peter thiel | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

«Le professeur qui aimait les dragons»: le nouvel essai de Gianfranco de Turris sur J. R. R. Tolkien

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«Le professeur qui aimait les dragons»: le nouvel essai de Gianfranco de Turris sur J. R. R. Tolkien

À l’origine du succès des œuvres du philologue d’Oxford se trouvent les valeurs traditionnelles présentes dans ses récits, telles que le courage, la fidélité à la parole donnée, le sens des responsabilités envers sa communauté d’appartenance, mais aussi le refus du pouvoir absolu.

Par Stefano Giuliano

Source: https://www.barbadillo.it/133778-il-professore-che-amava-...

Tolkien et les personnages du Seigneur des anneaux

9791255843726_0_0_536_0_75.jpgLe volume, publié par la maison d’édition turinoise Lindau, avec une préface de Paolo Paron, fondateur et président honoraire de la Société Tolkienienne Italienne, et une introduction de Guido Andrea Pautasso, spécialiste des avant-gardes artistiques du XXᵉ siècle, réunit trente et un textes: préfaces et postfaces, brefs essais et articles, auxquels s’ajoute une savoureuse petite pièce de théâtre tournant quelque peu en dérision les intellectuels italiens qui firent la fine bouche lors de la parution du Seigneur des anneaux.

Ces textes ont été écrits par Gianfranco de Turris, journaliste et écrivain, ancien rédacteur en chef adjoint du journal radiophonique de la RAI et spécialiste reconnu de la littérature de fantasy et de science-fiction, sur une période de près de cinquante ans, de 1979 à 2026.

L’ouvrage, particulièrement substantiel — il compte près de 400 pages —, présente notamment deux éléments qui méritent tout particulièrement d’être relevés.

Le premier concerne l’analyse de l’œuvre de J. R. R. Tolkien non seulement sur le plan littéraire, mais également sur les plans historique et politique, avec une attention particulière portée à sa réception et à son influence sur la culture et la société italiennes depuis son arrivée «tardive» dans notre pays. Comme on le sait, Le Seigneur des anneaux fut publié pour la première fois en Italie en 1967 par les éditions Astrolabio — mais uniquement la première partie de la trilogie, La Communauté de l’Anneau, et avec de faibles ventes. L’œuvre parut ensuite en un seul volume, avec davantage de succès, chez Rusconi, en 1970.

Le second élément réside dans la fécondité et la continuité, au fil du temps, de l’activité intellectuelle de De Turris. Il faut lui reconnaître le mérite incontestable d’avoir contribué de manière significative à la diffusion et à la connaissance, en Italie, des écrits du créateur de la Terre du Milieu, en bravant la méfiance et l’hostilité avec lesquelles une partie de la critique accueillit initialement, et pendant longtemps, The Lord of the Rings.

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Il convient en effet de rappeler que le chef-d’œuvre romanesque de Tolkien, au moment de sa parution, était coupable de plusieurs «délits» aux yeux de la gauche engagée: avoir été écrit par un catholique anglais aux idées conservatrices; appartenir au genre fantastico-héroïque et, par conséquent, ne pas être jugé suffisamment «réaliste»; avoir été publié par un éditeur, Edilio Rusconi, considéré comme étant de droite parce qu’il ne s’alignait pas sur la pensée unique marxiste; avoir été traduit par une toute jeune Vicky Alliata di Villafranca, alors inconnue; et, last but not least, avoir été voulu, dirigé et présenté par des intellectuels jugés sulfureux — encore aujourd’hui par certains jdanovistes contemporains, gardiens inflexibles et permanents de l’orthodoxie idéologique —, tels qu’Alfredo Cattabiani, Quirino Principe et Elémire Zolla, pour la seule raison qu’ils lisaient et publiaient des auteurs comme Eliade, de Maistre, La Rochelle, Jünger et Meyrink, sans parler de traditionalistes comme Guénon et Coomaraswamy ou de mystiques comme Eckhart et saint Jean de la Croix.

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Dans les limites d’un compte rendu, il serait impossible de rendre convenablement compte de la multiplicité et de la variété des thèmes liés à Tolkien qu’aborde De Turris, ce dont témoigne déjà un simple coup d’œil aux titres des articles. Certains développent des motifs liés au mythe, au symbole et au fantastique: «Les racines sacrées et symboliques de la littérature fantastique», «Mythes et symboles», «Tolkien et “l’évasion du prisonnier”», «L’imaginaire médiéval dans le fantastique contemporain», etc., tandis que d’autres s’attardent sur la réception culturelle de Tolkien dans notre pays, l'Italie: «Le “cas Tolkien”», «Le Seigneur des anneaux n’est jamais passé de mode», «Mademoiselle Schlein et le professeur Tolkien», «Léon XIV, J. R. R. Tolkien, le magicien Gandalf», etc.

Nous nous limiterons donc ici à dégager quelques-uns des thèmes abordés par le journaliste romain, en essayant de mettre en évidence ceux qui paraissent les plus révélateurs de sa perspective interprétative.

Le rapport à la fantasy

Un important axe de réflexion concerne l’inscription de l’œuvre de Tolkien dans le genre de la fantasy, entendue non pas simplement comme une forme d’évasion hors de la réalité, mais comme la possibilité d’élaborer des mondes alternatifs, de véritables «mondes secondaires» selon la célèbre formule de Tolkien. Il s’agit de réalités qui transgressent les lois du monde primaire tout en demeurant autonomes et, surtout, crédibles en elles-mêmes.

À cette réflexion proprement littéraire s’ajoute la reconstitution de la réception des récits de Tolkien en Italie. Avec sa verve habituelle, De Turris revient sur les polémiques idéologiques qui, comme nous l’avons déjà évoqué, accompagnèrent leur diffusion, en mettant en lumière leur caractère souvent instrumental et en les rapportant, du moins en partie, à une incapacité fondamentale à comprendre le message ultime de l’écrivain d’Oxford. Dans la perspective de De Turris, à laquelle on peut largement souscrire, son œuvre est bien davantage qu’un simple exemple, aussi éminent soit-il, de littérature de fantasy.

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Les racines mythiques

Dans ses textes, De Turris a constamment cherché à attirer l’attention sur les racines mythiques et épiques du Légendaire de Tolkien. Ces racines plongent dans les sagas nordiques et les poèmes chevaleresques médiévaux, mais se rattachent également à la tradition des mythes classiques, contribuant ainsi à expliquer la richesse et la densité conceptuelle de l’univers narratif créé par Tolkien.

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Une large place est en outre accordée à une interprétation symbolique du Légendaire, tout en gardant à l’esprit l’aversion bien connue de Tolkien pour l’allégorie. Cette position n’exclut cependant pas la présence d’une dimension symbolique riche et significative, abondamment mise en évidence, entre autres, par l’un des plus éminents spécialistes mondiaux de Tolkien, Tom Shippey. On peut en effet reconnaître dans le récit de Tolkien des symboles particulièrement prégnants, tels que l’Anneau de Pouvoir, l’Épée brisée et le Roi guérisseur.

Soit dit en passant, une lecture tendant à minimiser cette composante symbolique risque de donner une vision partielle de la création de Tolkien, surtout lorsqu’elle la ramène principalement à une perspective politique, en prétendant «défendre la Terre du Milieu», mais avec l’intention avouée de rabaisser et de stigmatiser les interprétations d’autrui tout en proclamant que la sienne est la seule correcte. Une telle approche se révèle inévitablement réductrice, car elle néglige cette stratification mythico-symbolique, cet élan mythopoétique qui constitue l’un des fondements de la beauté et de l’extraordinaire vitalité de l’œuvre de Tolkien.

Tolkien philologue

Un autre aspect mis en relief par De Turris concerne la figure de Tolkien en tant que philologue, amoureux des mots et des langues. On sait en effet qu’il définissait The Lord of the Rings comme un «essai d’esthétique linguistique», soulignant l’importance des langues qu’il avait inventées pour la compréhension du récit.

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L’un de ses principaux centres d’intérêt en tant que chercheur consistait à tenter de retrouver et d’éclaircir, à l’aide des outils de la philologie, les passages fragmentaires, obscurs ou énigmatiques présents dans les sagas nordiques, dont il pressentait la richesse linguistique cachée. Il contribuait ainsi à faire redécouvrir au lecteur moderne la profondeur et la vitalité d’une importante tradition littéraire, perçue comme lointaine et étrangère. Ce processus d’élaboration se reflétait également dans ses récits, où intrigues et personnages prenaient forme autour de noms et de mots particuliers.

De Turris ne s’est toutefois pas limité à l’examen des motifs récurrents et des sources de Tolkien. L’une des questions qui traversent ses écrits porte sur les raisons profondes de son succès: un véritable phénomène éditorial, capable de toucher des millions de lecteurs dans le monde entier, et qui s’est renouvelé et encore amplifié grâce aux adaptations cinématographiques et aux productions télévisées plus récentes, bien que controversées.

Cette popularité est d’autant plus significative qu’elle est capable de franchir les barrières culturelles, sociales, linguistiques et idéologiques. Selon De Turris, elle découle de l’extraordinaire aptitude de Tolkien à refléter, à travers ses récits, les désirs et les aspirations de générations entières, contribuant ainsi à façonner l’imaginaire collectif depuis les années 1960.

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À l’origine de ce succès se trouvent les valeurs traditionnelles présentes dans ses récits, telles que le courage, la fidélité à la parole donnée et le sens des responsabilités envers sa communauté d’appartenance, mais aussi — et de manière tout aussi importante — le refus du pouvoir absolu, symbolisé par l’Anneau unique, fondé sur la surveillance et le contrôle et conçu comme une source de corruption, ainsi que la critique des ravages et des transformations provoqués par l’industrialisme et le mercantilisme.

Ce succès acquiert une signification encore plus grande lorsqu’on considère le contexte de la société contemporaine: une société sceptique et désenchantée, caractérisée par le matérialisme, l’affairisme, l’individualisme et la perte progressive du sens du sacré, dans laquelle l’individu s’enfonce toujours davantage dans une existence anonyme et se trouve soumis à l’influence de puissances mondiales désincarnées, perçues comme capables de comprimer non seulement les identités individuelles et les droits collectifs, mais aussi les racines historiques et culturelles des peuples.

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Un univers de valeurs antimoderne

Cet aspect mérite d’être souligné, car c’est précisément le caractère sceptique et démythifié de notre époque qui confère une telle puissance à l’attrait de l’univers de Tolkien. Là où le mythe semble s’être retiré de la vie quotidienne, le lecteur peut retrouver, à travers le récit héroïque, des valeurs et des significations que la modernité tend à dissoudre. Il ne s’agit naturellement pas d’un vague désir de revenir aux sociétés du passé, mais plutôt du besoin de se confronter à des idéaux et à des valeurs qui paraissent aujourd’hui plus incertains et relativisés, mais qui n’ont pas perdu leur pouvoir de fascination. Tolkien les fait revivre dans ses histoires à travers des figures comme Frodon, Sam, Aragorn, Faramir et Éowyn, permettant ainsi de faire une sorte d’expérience narrative de l’héroïsme.

Ce ne sont là que quelques-uns des thèmes abordés dans les articles réunis dans Le professeur qui aimait les dragons, où Gianfranco de Turris dresse le portrait d’un écrivain capable de susciter l’émotion et l’intérêt de lecteurs de tous âges, de tous milieux sociaux et de toutes orientations. C’est peut-être précisément dans cette capacité à s’adresser à un public aussi divers que réside l’une des raisons les plus profondes de l’universalité de Tolkien et de son influence durable sur la culture contemporaine.

Gianfranco de Turris, Il professore che amava i draghi. Miti e simboli in J. R. R. Tolkien [Le professeur qui aimait les dragons. Mythes et symboles chez J. R. R. Tolkien], Lindau, Turin, 2026, 396 pages — 26,00 euros.

 

L’Europe est lâche: elle redoute les opinions dissidentes - Des brutes orwelliennes gouvernent désormais l’Europe

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L’Europe est lâche: elle redoute les opinions dissidentes

Des brutes orwelliennes gouvernent désormais l’Europe

Source: https://www.frontnieuws.com/lafhartig-europa-vreest-afwij...

Emmanuel Macron, l’ancien banquier devenu le petit président français, s’en est pris la semaine dernière, au cours d’un échange avec des journalistes, à ce qu’il a appelé la «liberté d’expression américaine». Tout en défendant la vigoureuse politique de censure de l’Union européenne, le petit bonhomme a insisté sur le fait que le règlement sur les services numériques, par lequel l’Europe contrôle les propos tenus, devrait censurer de manière «beaucoup plus étendue, beaucoup plus rapide et beaucoup plus systématique» les informations que les gouvernements considèrent comme fausses. Macron a ensuite fait de son mieux, dans un style orwellien, pour condamner la liberté d’expression comme une forme d’oppression et louer la censure comme un moyen de libération: «La prétendue “liberté d’expression” à l'américaine — du moins telle qu’elle existe aujourd’hui et qu’elle est promue par certaines personnes — est le contraire de la liberté d’expression». Le président français, très impopulaire, a poursuivi: «Ma liberté ne peut pas signifier que je suis libre de… vous insulter ou de saccager la place publique qui appartient à tout le monde. Pourtant, c’est bien là, pour certaines personnes, l’idée de la “liberté d’expression”».

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Puis cette petite souris d’homme a rugi: «Tant que nous ne tiendrons pas pour responsables ceux qui diffusent des contenus sur les réseaux sociaux, nous ne pourrons pas les réglementer». De plus, si «quelqu’un écrit quelque chose» de «faux», cette personne devrait «être tenue pour responsable». Paroles musclées d’un homme peu sûr de lui qui a peur des mots. Que se passe-t-il en Europe? Pourquoi le continent tout entier redoute-t-il à ce point le débat public et les opinions dissidentes? Si l’establishment politique est incapable de défendre ses idées et ses politiques sans censurer l’opposition, alors ses idées et ses politiques ne valent absolument rien ! Les personnes qui se sont frayé un chemin jusqu’au pouvoir dans toute l’Europe croient apparemment ne pouvoir remporter un débat que si elles sont les seules autorisées à parler, écrit J. B. Shurk.

Cela ressemble un peu à un boxeur chétif qui exigerait des arbitres qu’ils attachent les mains de son adversaire derrière le dos avant de se proclamer champion du monde des poids lourds ! Personnellement, je pense que Mini-Macron en a tout simplement assez que les gens fassent remarquer qu’il a épousé sa grand-mère — ou son grand-père, selon ce qui pourrait être le cas. Autrefois, nous apprenions à nos enfants: «Les bâtons et les pierres peuvent me briser les os, mais les mots ne me feront jamais de mal». Aujourd’hui, les dirigeants occidentaux sont tellement terrifiés par les mots qu’ils préféreraient emprisonner quiconque a une opinion plutôt que d’apprendre à supporter une plaisanterie ou à écouter un point de vue contraire.

La démocratie est morte: un coup d’État contre les mouvements de droite est en cours en Europe

Voici la vérité que Macron et ses semblables européens, ces mauviettes adeptes de la censure, refusent de comprendre: l’expression n’est véritablement libre que lorsqu’une personne peut dire quelque chose d’offensant ou de controversé sans avoir à redouter la colère de l’État. Bien que Macron veuille pénaliser les propos qu’il considère comme faux, il diffuse lui-même continuellement des contre-vérités! Alors qu’il suppliait le Premier ministre britannique Andy Burnham de trahir la volonté des électeurs qui, dix ans plus tôt, avaient choisi de quitter l’Union européenne, le président français atteint du complexe de Napoléon a gémi:  Le Brexit est le plus grand mensonge des trente dernières années!». Cette affirmation est absurdement fausse — ou relève de ce que les censeurs européens appellent de la «désinformation» criminelle. Le peuple britannique a voté pour se séparer de l’empire européen de la reine Ursula von der Leyen.

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Bien que les alarmistes anti-Brexit aient prédit un effondrement économique immédiat si le peuple britannique choisissait de se gouverner lui-même — et malgré les efforts des saboteurs du Brexit, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays —, le Royaume-Uni obtient actuellement de meilleurs résultats que la France et d’autres grandes économies européennes, après avoir occupé la première place du G7 en matière de croissance au premier semestre 2026. L’une des raisons pour lesquelles les partisans du Brexit ont voté en 2016 en faveur d’une sortie de l’Union européenne était que les citoyens britanniques ne voulaient pas voir leur armée absorbée par une armée européenne sur laquelle ils n’auraient aucun contrôle — une perspective que les fervents partisans de l’Union européenne qualifiaient autrefois, ironiquement, de « désinformation », mais qui s’est révélée de plus en plus prémonitoire. La reine von der Leyen et ses eurocrates bruxellois travaillent aujourd’hui fiévreusement à utiliser la guerre entre la Russie et l’Ukraine comme prétexte pour créer des structures de défense européennes toujours plus centralisées.

Il convient également de rappeler que les expansionnistes européens présentaient à l’origine l’Union comme une organisation intergouvernementale destinée à stimuler les marchés économiques européens, tout en promettant que cette institution supranationale ne porterait jamais directement atteinte à la souveraineté nationale. C’était un cas manifeste de «désinformation» et certainement l’un des plus grands mensonges du dernier demi-siècle! Puisque nous parlons des mensonges que les dirigeants européens ont présentés comme des «vérités», la prétendue collusion russe contre le président Trump — canular que les services de renseignement britanniques et ukrainiens ont contribué à propager —, l’apocalypse du «réchauffement climatique» — qui, selon les prévisions, aurait dû nous tuer tous il y a quatorze ans — et le «règne de l’illusion liée au Covid» — durant lequel des «experts de la santé» ont menti en affirmant que le virus était d’origine naturelle plutôt qu’issu d’un laboratoire chinois, puis ont menti en prétendant que les pseudo-«vaccins» étaient «sûrs et efficaces» — figurent parmi les trois plus vastes campagnes de fraude massive et de guerre de l’information jamais menées par des gouvernements contre la population.

Macron n’a jamais demandé que ces mensonges soient censurés sur les plateformes de réseaux sociaux. Il n’apprécie tout simplement pas que des Américains quelconques fassent remarquer que l’Union européenne est un système de gouvernement antidémocratique et totalitaire qui devrait être réduit en cendres jusqu’à ses fondations. Et il apprécie encore moins que des gens ordinaires fassent observer, à juste titre, que son ancienne et vieille professeure de lycée — devenue son épouse violente — le gifle parfois.

Malheureusement, l’incapacité de Macron à comprendre l’importance de la liberté d’expression est un trouble de l’apprentissage que l’on retrouve dans toute l’Europe.

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Au Royaume-Uni, un membre du public a effectué un signalement au titre du programme Prevent contre John Cleese, légende de la comédie âgée de 86 ans, parce qu’il continue de faire des plaisanteries sur le goût de l’islam pour le viol et le meurtre. La plainte affirme que Cleese devrait être considéré comme présentant un «risque modéré à élevé» de «radicalisation, de tensions entre communautés et d’incidents haineux», notamment parce qu’il a écrit: «Personnellement, je préfère une culture qui n’approuve ni les mutilations génitales féminines, ni les mariages d’enfants, ni le meurtre des infidèles».

La plainte accuse Cleese de «haine antimusulmane» et réclame une enquête plus approfondie sur cette icône de la culture. Réagissant à la nouvelle du signalement, l’ancienne vedette des Monty Python a écrit: «Le manque de maîtrise de soi gonfle tellement l’ego masculin islamique qu’il considère toute critique comme un blasphème», ainsi que: «J’ai hâte d’être arrêté». Plus tard, il a qualifié le fait d’avoir été pris pour cible d’«un des moments dont je suis le plus fier dans ma vie».

Pendant ce temps, un policier à la retraite s’est récemment vu infliger une amende de plus de 1000 livres sterling en vertu de la loi britannique sur les communications pour avoir republié une plaisanterie sur le bacon tournant l’islam en ridicule. Comme l’a fait remarquer à juste titre un défenseur de la liberté d’expression: «Personne ne serait poursuivi pour avoir fait une plaisanterie comparable sur Jésus».

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Tandis qu’il s’en prend à des policiers retraités parce qu’ils ont le sens de l’humour, le gouvernement britannique continue parallèlement d’accorder des «licences de parrainage pour travailleurs qualifiés» à des librairies islamiques qui vendent des ouvrages consacrés au djihad !

Le gouvernement polonais confronté à un scandale de pédophilie et de zoophilie

Un prédicateur islamique de Londres encourage les hommes musulmans à frapper leur femme si elle refuse d’obéir. Le même religieux islamique décrit des méthodes d’exécution «acceptables» pour les hommes homosexuels, notamment les jeter du haut d’immeubles et lapider leur corps. Ces sermons sont disponibles sur YouTube.

Malgré cela, la mosquée bénéficie toujours du statut d’organisme caritatif au Royaume-Uni. Des djihadistes islamiques prêchent la violence et le meurtre, et les services chargés de l’application de la loi ignorent leurs menaces, tout comme ils ont ignoré pendant des décennies que des hommes musulmans violaient des dizaines de milliers de jeunes filles dans toute la Grande-Bretagne.

En revanche, lorsqu’un humoriste et un policier à la retraite se moquent de la propension de l’islam à la violence, le gouvernement britannique enquête sur leurs propos en les considérant comme des «menaces». Cela ne devrait guère surprendre lorsque les forces de police britanniques enseignent à leurs agents que les opinions de Nigel Farage sur l’immigration constituent des «crimes de haine islamophobes» et encouragent les employés non musulmans à jeûner pendant le ramadan, par «solidarité» avec leurs conquérants islamiques.

L’application de deux poids, deux mesures à la liberté d’expression est officiellement devenue une politique gouvernementale. En outre, une unité liée au ministère de l’Intérieur a recensé les critiques exprimées sur les réseaux sociaux à l’encontre du programme gouvernemental Prevent, notamment 77 observations relatives à des personnes et à des organisations qui critiquent Prevent sur X et Reddit. Des documents montrent que des responsables liés au gouvernement surveillent et consignent les propos des personnes qui remettent publiquement en question cette politique controversée de lutte contre l’extrémisme.

Des brutes orwelliennes gouvernent désormais l’Europe. Besoin de davantage de preuves? Le Parti vert du Royaume-Uni veut remplacer «mère» et «père» par des termes plus «inclusifs». Pendant ce temps, les Allemands viennent de décerner le prix de la paix de Westphalie à l’alliance militaire de l’OTAN.

Les parents sont des étrangers. La guerre, c’est la paix. La liberté d’expression, c’est la violence. La censure favorise la liberté.

En réalité, la liberté est morte en Europe.