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mardi, 05 février 2013

Le député indépendant Laurent Louis demande à la Belgique d'imiter l'exemple islandais!

Le député indépendant Laurent Louis demande à la Belgique d'imiter l'exemple islandais!

Un samouraï d'Occident

 

 
NRH 64 2

Un samouraï d'Occident

par Dominique Venner

Ex: http://www.dominiquevenner.fr/

Edito de la Nouvelle Revue d’Histoire n°64

janvier-février 2013

Exister c’est se vouer et se dévouer. Mais mourir, c’est parfois une autre façon d’exister. Exister face au destin. Voilà bien un paradoxe digne d’un samouraï d’Occident qu’illustre notre dossier consacré à « La fin des Habsbourg ». Paradoxe, mais vérité. Un exemple, celui de l’archiduc François-Ferdinand, assassiné à Sarajevo le 28 juin 1914. Si l’on en croit son récent biographe, Jean-Paul Bled, l’archiduc héritier n’avait pas toujours la sagesse politique de son oncle, l’empereur François-Joseph. Les conséquences de l’attentat de Sarajevo eurent de telles proportions géantes qu’il est impossible d’imaginer ce qui serait advenu de l’Europe et de l’empire des Habsbourg sans cet assassinat. Une seule certitude, le vieil empereur François-Joseph se serait éteint de toute façon le 21 novembre 1916, et François-Ferdinand lui aurait alors succédé. Avec quelles conséquences ? Nous l’ignorons. Quel souvenir aurait-il laissé ? Nouvelle inconnue. Un fait demeure. La mort dramatique de l’archiduc héritier a donné à son personnage une densité exceptionnelle que plus rien n’est venu modifier. C’est un paradoxe qu’aurait compris le Japon des samouraï autant que la haute Antiquité européenne toujours à redécouvrir.

Par la voix de leur poète fondateur, nos anciens âges avaient la conscience forte de ce qu’ajoute une mort dramatique à l’image du défunt. Ainsi parle Hélène : « Zeus nous a fait un dur destin afin que nous soyons chantés par les hommes à venir » (Iliade, VI, 357-358). Ainsi parle également Alcinoos, roi des Phéaciens, pour consoler Ulysse qui pleure ses camarades morts : « Si les dieux ont infligé la mort à tant d’hommes, c’est pour donner des chants aux gens de l’avenir » (Odyssée, VIII, 579-580). Donner des chants, autrement dit des poèmes, cela signifie transcender le malheur en œuvre d’art. Ce fut une constante de l’imaginaire européen pour qui les grands drames font les grandes sagas. Achille était d’une vitalité extrême, pourtant, il fit le choix d’une vie brève et glorieuse, plutôt que d’une existence longue et terne (Iliade, IX, 410-417). Le héros était d’ailleurs sans illusion sur ce qui survient après la mort : « La vie d’un homme ne se retrouve pas ; jamais plus elle ne se laisse saisir, du jour qu’elle est sortie de l’enclos des dents » (Iliade, 408-409). Plus tard, réduit à l’état d’ombre aux Enfers, il dira à Ulysse que l’éternité lui semble d’un ennui mortel. Opinion partagée par Ulysse lui-même. Dans l’Odyssée, le héros éponyme se voit proposer par la nymphe Calypso une vie éternelle et voluptueuse à ses côtés. Contre toute attente, il refuse, préférant son destin de mortel et choisissant de retrouver sa terre et son épouse Pénélope pour mourir à ses côtès (Odyssée, V, 215-220).

La mort n’est pas seulement le drame que l’on dit, sinon pour ceux qui pleurent sincèrement le disparu. Elle met fin aux maladies cruelles et interrompt le délabrement de la vieillesse, donnant leur place aux nouvelles générations. La mort peut se révéler aussi une libération à l’égard d’un sort devenu insupportable ou déshonorant. Elle peut même devenir un motif de fierté. Sous sa forme volontaire illustrée par les samouraï et les « vieux Romains », elle peut constituer la plus forte des protestations contre une indignité autant qu’une provocation à l’espérance. Certes, la mort de l’archiduc François-Ferdinand ne fut en rien volontaire. Mais tous les témoignages recueillis sur le drame de Sarajevo prouvent que, durant cette journée fatale, il regarda plusieurs fois la mort dans les yeux sans jamais ciller, comme un samouraï. Ainsi, de celui que l’on perçoit habituellement comme une victime, par la force de ma pensée différente, je fais un héros.

 Dominique Venner

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2013 L'apocalypse économique

« 2013 L'apocalypse économique : L'hyper classe mondiale à l'assaut de l'économie et de la démocratie » de Jean Michel Groven

par André POSOKHOV

Ex: http://www.polemia.com/

Jean Michel Groven est économiste et assistant parlementaire au Sénat. Son livre 2013, l’apocalypse économique mérite de retenir l’attention car il ouvre en réalité un espace de réflexion sur l’émergence des nouvelles élites mondiales et sur la mondialisation. Il s’exprime très clairement et très courageusement sur des sujets censurés comme la subversion démographique, le libre échange ou le Politiquement correct. Si l’auteur dit à haute voix dans les couloirs du Sénat ce qu’il écrit dans son livre il doit faire sensation. A.P.
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L’émergence d’une nouvelle classe sociale : les supériorisés

L’auteur fait le constat de deux évolutions sociologiques convergentes.

Depuis la fin de la guerre le nombre de personnes qui sont passées par l’enseignement supérieur a explosé. On assiste ainsi à l’émergence d’une nouvelle classe sociale, celle des « supériorisés ». Cette classe n’éprouve pas le besoin d’un destin collectif : nation, socialisme, etc. Ses membres ont une vision idéalisée d’eux-mêmes qui leur font croire qu’ils sont des individus uniques. Le « supériorisé » cherche à ne fréquenter que ses semblables dans les mêmes espaces et a acquis une mentalité d’essence individualiste et hédoniste. Tous les thèmes politiques de ce mode de pensée se trouvaient déjà en filigrane dans les slogans de mai 68. Selon Groven cette mentalité se retrouve toute entière dans la formule : « jouir sans entraves ». Narcissisme (Face Book), destruction de l’institution du mariage, jeunisme caractérisent cette évolution aujourd’hui très avancée. Celle-ci aboutit à la volonté de s’approprier par tous les moyens et immédiatement ce qui fait envie sans qu’une morale ne soit là pour l’empêcher. C’est l’ l’Homo spontaneus qui n’est animé que par ses désirs et ses pulsions qui sont érigés en principes de base du comportement individuel et qui peuvent déboucher sur la violence.

Profondément individualiste, cette mentalité est essentiellement inégalitaire ne serait-ce que par le regard que les « supériorisés » jettent sur le peuple et même sur de moins diplômés qu’eux-mêmes. C’est le grand retour et la légitimation des inégalités en termes de revenus et de patrimoines économiques comme sociaux. L’image des classes populaires est déclassée voire symbolisée par le terme de « beauf ». Cette image négative rejaillit également sur l’image qu’ont les Français d’eux-mêmes telle qu’elle est renvoyée par les élites du type Jacques Attali pour qui il n’est d’horizon pour la France que la dilution dans l’Europe et la dilution de l’Europe dans la mondialisation. L’auteur évoque le PS devenu un parti de cadres supérieurs qui se donnent bonne conscience en discutant du sort des immigrés sans papiers ou du mariage unisexe mais oublient le sort de 70 à 80% de la population qui sont leurs compatriotes.

Ainsi est née une oligarchie qui présente trois caractères :

  • -elle prélève une part de plus en plus importante de la valeur ajoutée produite par les travailleurs grâce au libre-échange. C’est à cela que servent la mondialisation et le libre-échange,
  • -elle préfère les membres des oligarchies des pays voisins plutôt que son propre peuple dont le sort l’indiffère,
  • -elle est parvenue à tenir son pouvoir d’une morale faite par elle et pour elle : le Politiquement correct qui a pour objectif de trouver dans la société des bourreaux et des victimes afin que l’élite puisse s’ériger en « juge arbitre ».

Ce sont ces élites donneuses de leçons qui ne payent jamais les pots cassés de la mondialisation car elles sont planquées derrière leurs capitaux ou leur statut : énarques, universitaires, journalistes.

Basculement millénaire du pouvoir de Dieu vers le pouvoir de l’individu

Le deuxième constat revêt un caractère historique. Pour faire court la démocratie a été une étape dans le lent basculement millénaire du pouvoir de Dieu vers le pouvoir de l’individu. Le Peuple est devenu Dieu. Puis la déité est passée de l’Homme à l’individu : Or cet individu demeure un animal social. Celui-ci se tourne vers sa communauté afin d’assurer ses besoins et sa propre sécurité. Il en résulte un repli sur soi et une atomisation de la société Ainsi peut s’expliquer le fractionnement des nations actuelles en autant de communautés qui se regardent en chiens de faïence, voire en ennemies.

C’est la conjonction de ces deux évolutions sociologiques qui permet la prise du pouvoir économique et politique par l’hyper classe nationale comme mondiale.

La stratégie de l’hyper classe : des coupables et des victimes

Le fractionnement de la population qui est organisée de manière presque consciente par les élites et la mise en place de la tyrannie du Politiquement correct s’effectuent en quatre étapes :

  • -la désignation de victimes : immigrés, femmes, homosexuels. La victime absolue est la personne d’origine juive. La désignation de nouvelles victimes est souvent univoque. SOS racisme ne s’intéresse pas à ce que l’on appelle le racisme anti blanc, terme impropre d’ailleurs,
  • -la désignation de coupables. Un contestataire du réchauffement climatique est un coupable absolu. La France, désignée comme responsable du génocide des Juifs est mise en accusation d’une manière permanente,
  • -l’élite intervient par le biais des lois anti-discrimination et surtout mémorielles qui sont le socle de la tyrannie des associations notamment antiracistes. L’insécurité sous les trois formes de la délinquance, de la précarité économique et de la précarité familiale, constitue également l’épine dorsale du monde nouveau de l’oligarchie. Elle entraine une judiciarisation des relations entre individus et une « cancerisation » des relations humaines par une méfiance généralisée et la guerre de tous contre tous. La nouvelle classe sociale profite de cet état de choses pour imposer sa loi en se posant comme le juge arbitre de tous les conflits qu’elle a elle-même créés,
  • -la création d’une « compétition victimaire » en suscitant du ressentiment chez d’autres victimes.

Les passages du livre sur ces thèmes sont particulièrement éloquents et percutants. L’auteur souligne que « ce qui est terrifiant avec cette nouvelle doxa, c’est sa capacité à transposer n’importe quel sujet sous un angle moralisateur avec, à chaque fois, l’éternelle trilogie juge/victime/coupable ». Il souligne que dans certains pays l’idéologie du politiquement correct est devenue folle comme au Royaume uni.

Au bout du compte la nation et les grandes idéologies collectives s’effacent au profit de micro et de macro-tribus. Cette tribalisation et ce communautarisme se retrouvent dans les ghettos géographiques : banlieues mais aussi centres villes et cités pavillonnaires des classes moyennes.

Cette situation délétère est porteuse de chaos social qui ne peut que profiter à un futur régime qui, au nom du rétablissement de la concorde nationale (qu’il aura lui-même brisée..) imposera de plus en plus ses lois afin de contrôler une démocratie vacillante, voire même demandera sa suppression.

L’évolution actuelle.

2013 présente trois types de mondialisation : la mondialisation des cultures, celle de la finance et des biens et services et enfin celle des travailleurs.

Concernant les biens et services l’auteur se livre à une critique économique virulente du libre-échange promu par l’ensemble des milieux qui sont protégés par leur statut de la concurrence extérieure ou qui font partie des secteurs qui en profitent, ce qui ne constitue pas l’originalité de l’ouvrage.et sur laquelle il ne sera pas insisté :

En revanche les conséquences sociales et politiques sont lourdes.

  • -les industries américaines puis européennes ont subi de plein fouet la concurrence des dragons asiatiques ce qui a entrainé les délocalisations et la baisse du niveau de vie des classes populaires,
  • -l’écart entre les riches et les pauvres est généralement grandissant,
  • -Un processus de paupérisation s’est accentué avec l’entrée en scène des pays émergents et touche les classes moyennes,
  • -l’endettement des classes moyennes grâce à la bulle immobilière et des classes populaires grâce aux crédits à la consommation,
  • -l’effondrement à venir des monnaies : le dollar comme l’euro.

« 2013 l’apocalypse économique » prévoit qu’au terme, proche, de ce processus l’économie occidentale connaitra un effondrement économique, financier et social Ce sera particulièrement le cas des USA qui perdront leur statut de leader mondial.

Ces prédictions sinistres ne sont pas invraisemblables et JM.Groven n’est pas le seul à les formuler. On peut même avancer que les évolutions récentes de l’économie occidentale les rendent vraisemblables. Cependant les présenter comme certaines avec une date précise affaiblit le propos de l’ouvrage. A titre d’exemple JM. Groven prévoyait la chute de l’euro en 2011 et 2012 ce qui n’est pas arrivé.

Pour ce qui concerne la France, l’arrivée de la nouvelle hyper classe mondiale conduit à disloquer le système politique classique basé sur la démocratie et l’Etat nation. Il faut à tout prix éliminer celui-ci en invoquant des motifs nobles et d’intérêt général. L’Union européenne est l’espace au sein duquel la Nation française qui a déjà perdu ses prérogatives étatiques est censée se fondre.

En conclusion l’auteur a exprimé l’espoir que son livre apportera quelques « cartouches intellectuelles à tous ceux qui se rebellent contre ce monde qui s’annonce triste et fatigué à l’image et à la dimension de la nouvelle élite ». Il est loisible de penser que ce but, grâce à de nombreuses pages fortes et courageuses, a été atteint et que la lecture de ce livre peut être recommandée à ceux qui souhaitent découvrir les ressorts de la prise du pouvoir par l’oligarchie mondiale comme nationale.

André Posokhov
29/12/2012

Voir aussi :

L'Idéologie de la superclasse mondiale (1re partie)
« Au bord du gouffre / La faillite annoncée du système de l'argent » d'Alain de Benoist
Quel est l'ennemi ? La superclasse mondiale ou la puissance américaine ?
Dix thèses sur le libéralisme (1/3)
La généalogie de la superclasse mondiale (Première partie)
Essor de la « superclasse globale » (ou hyperclasse) et crise des classes moyennes.

Correspondance Polémia : 1/01/2013

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Actualidad de Ramiro de Maeztu

Actualidad de Ramiro de Maeztu

 

José Luis Ontiveros para TdE - http://www.tribunadeeuropa.com/

Hoy que España vive el revanchismo cobarde por parte de un gobierno sectario y vengativo y que se ha pretendido remover el odio de causas históricas derrotadas y no acatar la Ley de Amnistía que aceptara en 1977, el recientemente legalizado Partido Comunista Español, aun pendientes los crímenes de lesa humanidad de Santiago Carrillo y la Cheka en Paracuellos del Jarama, conviene recordar a Don Ramiro de Maeztu que naciera el 4 de mayo de 1875 y que muriera sacrificado por los milicianos rojos el 29 de octubre de 1936 tras esos viajes a la muerte que cobraron la vida de José Antonio Primo de Rivera, de Ramiro Ledesma y de Onésimo Redondo entre una parte significativa de la inteligencia y el talento del resurgir hispánico y que ahora se tratan de olvidar con la ignominiosa y zapateada Ley de la memoria histórica.

Resulta profética aquella expresión de Maeztu ante el pelotón de fusilamiento: “Vosotros no sabéis por qué me mataís! ¡Yo sí sé por qué muero!”, que son pura unción y recogimiento sacramental de la vida verdadera y de la palabra. La España del Frente Popular tenía la obsesión de cargarse al Ejército, a los intelectuales, a los patriotas y al clero católico, el alzamiento nacional del 18 de julio de 1936 fue en su esencia una revuelta por la preservación de España, degradada a tribus soviéticas de alpargatas que vieron reventar las bubas de la peste de su propia descomposición.

Ramiro de Maeztu es un hombre sumamente complejo. Uno de los mejores prototipos de la generación de 1898 con Unamuno, difirió de lo castizo por su herencia inglesa, su madre, su estancia de 15 años en Inglaterra y su esposa. Hay en él un tipo de liberalismo hispánico conservador muy peculiar que lo hizo presentar en su obra máxima Defensa de la Hispanidad, un tipo de crítica poco común en el conservatismo católico: “Los sistemas educativos, de otra parte, y sobre todo el bachillerato enciclopédico, no forman hombres de trabajo, sino almas apocadas que necesitarán el amparo de alguna oficina para asegurarse el pan de cada día”. Ello no desmerece su reivindicación de la plenitud cultural hispánica cuya postración sería obra de la extranjerización de su ser, que alcanzó en el s.XVIII el afrancesamiento y la decadencia. Eugenio Vegas que lo admiró hace una evocación marcada por la espiga rojinegra que brotaba en España de la pólvora y la sangre de sus mejores hombres, en ella recapitula en las diversas premoniciones que tuvo Maeztu sobre su asesinato. Si bien Ernesto Giménez Caballero lo llama camisa negra: “Todos los escritores que viven en el barrio de Salamanca terminan por teñirse de un gris fascista, gran color de moda, de una tentación aristocrática y antidemocrática…” Y que Maeztu con el pseudónimo de Van Poel Krupp escribió la novela por entregas La guerra de Trasvaal y los misterios de la Banca de Londres en donde revela los financieros con rol y apellido que impulsaron la guerra contra los boers para apoderarse de los diamantes de las minas de Sudáfrica. Hay en su denuncia una precisión semejante a la de Céline en Bagatelas para una masacre sobre los centros financieros responsables de la segunda guerra. Escribió en inglés Authory, liberty and function que tradujera como La crisis del humanismo. Mas lo cierto es que si bien trató con don Aníbal como se ocultaba el revolucionario nacionalsindicalista Ramiro Ledesma en sus tertulias, nunca se hizo de la Falange, permaneció fiel al tradicionalismo hispánico con un pensamiento original que encumbró con la autoridad suprema de su muerte.

Martin Mosebach entdecken

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Martin Mosebach entdecken,

Teil I

von Frank Marten

Ex: http://www.blauenarzisse.de/

 

 

Der Sammelband „Stilleben mit wildem Tier“ beinhaltet 13 Erzählungen des Georg-​Büchner-​Preisträgers (2007) Martin Mosebach. Äußerst lesenswert, findet BN-​Autor Frank Marten.

Um vorab Klarheit zu schaffen: Die Genialität des Buches Stilleben mit wildem Tier basiert nicht auf dem Inhalt der Kurzgeschichten. Diese werden aus der Perspektive eines dem Leser unbekannten Protagonisten in der Ich-​Form erzählt. Sie handeln beispielsweise von der Beerdigung einer Baronin („Tote begraben“), vom Besuch auf einem Weingut („Weinprobe“) oder schlicht von einem einzigen Zimmer („Sein Zimmer“).

Mosebach wirft erzählerische Fangnetze nach dem Leser aus

Wenn der Fokus jedoch nicht auf dem Inhalt ruht, wo dann? Wo manifestiert sich der Geist des Autors? Mosebachs Schaffen beruht auf der einfachen wie genialen Beschreibung des Alltäglichen, das heißt, auf den Handlungen und Gegenständen, welche unser Dasein tagtäglich prägen und dessen Sein wir des Öfteren nicht wahrnehmen. Ein Paradebeispiel stellt eben die Erzählung „Sein Zimmer“ dar: In dieser beschreibt der Ich-​Erzähler ein vollkommen normales, durch nichts auffallendes Zimmer, wie es in jeder Wohnung vorzufinden ist. Doch nach kaum zwei Seiten intensiven Lesens ist der Leser in der Lektüre gefangen, die Buchstaben und Sätze bestimmen seine Umwelt, die Wortkonstellationen lassen in ihm ein Gefühl des Beschenkt-​werdens aufsteigen – kurzum, der Leser versinkt in der Erzählung.

Nach dem Ende der Erzählung wird der Leser sein Zimmer und dessen Räumlichkeit einerseits im neuen Licht der Offenbarung wahrnehmen und andererseits wird er es beginnen zu lieben. Nun ist es sein Zimmer, sein persönliches Eigentum und dementsprechend höchster Ausdruck seiner Individualität. Neben den im Text herausstechenden Wortkonstellationen, die das Herz des anspruchsvollen Lesers höher schlagen lassen und Mosebachs tiefsinnigen Beschreibungen der unterschiedlichsten Objekte, besticht das Sammelwerk Stilleben mit wildem Tier ferner durch seinen Humor und seine Ironie. So wird ein 14- ​jähriger Knabe in der Geschichte „Weinprobe“ von den Inhabern des Weingutes zur Weinverköstigung motiviert und in der Erzählung „Tote begraben“ zerstört der Neffe der Toten deren Marmorurne und zerstreut ihre Asche in alle Winde. An dieser Stelle sei jedoch der intellektuelle und tiefgreifende Humor des Schriftstellers betont, welcher sich vom „proletarischen“ Witz der deutschen Massenmedien durch seine Weisheit und Flexibilität abhebt. Große Kunst also.

Ein neuer Thomas Mann

Martin Mosebach wird zu Recht als neuer Thomas Mann gefeiert. Anhänger und begeisterte Leser des aus Lübeck stammenden Schriftstellers werden auch die Erzählungen Mosebachs lieben. Aber auch all denjenigen, die auf der Suche anspruchsvollen Büchern und Erzählungen sind und sich in den geschriebenen Geschichten verlieren möchten, sei dieses Sammelbuch ans Herz gelegt. Durch die Ich-​Perspektive fühlt sich der Leser als integraler Teil der Erzählungen, es kommt ihm so vor, als wäre er selbst der Hauptprotagonist. Durch die herausragenden Fähigkeiten des Autors verfliegt die Zeit beim Lesen der Lektüre wie im Fluge. Gerade dies kennzeichnet einen großen Schriftsteller aus, zu denen der Leser Martin Mosebach nach der Lektüre von Stilleben mit wildem Tier definitiv zu zählen wird.

Martin Mosebach: Stilleben mit wildem Tier. 176 Seiten. Bloomsbury Verlag, 2012. 8,99 Euro.

Martin Mosebach entdecken,

Teil II

von Kaplan Thomas Jäger

 

 

Warum Martin Mosebachs Buch so erfolgreich wurde und heute zum traditionell-​katholischen Standardwerk gehört, liegt daran, dass hier kein Priester und Theologe schreibt, sondern ein Laie.

Kurz nach dem Erscheinen des Buches 2002 lud ich den Schriftsteller Mosebach, den ich durch mein Studium in Frankfurt kannte, zu einer Lesung auf unser Verbindunghaus der KDStV Badenia ein. Die Akademiker unserer Verbindung waren mit der Thematik der lateinischen Liturgie nur peripher vertraut, so dass ich froh war, dass selbst ein Pater und Dozent unserer Jesuitenhochschule den Weg aufs Haus fand.

Mosebach tritt für eine traditionelle Liturgie ein

Mosebachs Buch, das in Kennerkreisen nur kurz „Die Häresie“ genannt wird, ist eines der wenigen, nach dessen Lektüre ich ohne schlechtes Gewissen sagen konnte, dass ich mich im Innersten meiner Seele verstanden fühlte. Aber noch wichtiger war mir die Vertrautheit mit der Einstellung der Umwelt zu einem „Tradi“ (also einem Gläubigen, der die Messe im ausserordentlichen lateinischen Ritus bevorzugt), die der Büchner-​Preisträger von 2010 erlebt und beschreibt hat: „Diese Messe sei ein besonderes seelsorgerisches Entgegenkommen für einen eher problematischen Kreis von Gläubigen. Der normale Katholik gehöre da nicht hin.“

Zum Glück hat unser Papst Benedikt XVI. mit seinem Motu Proprio, das die Feier der lateinischen Messe wieder uneingeschränkt zulässt, gezeigt, dass diese Messe zum katholischen „Normalsein“ dazugehört.

Das Buch polarisiert

Der meistgemachte Vorwurf, den Mosebach zu seinem Buch zu hören bekommt, ist der, dass er Ästhetizist sei. Hier hat bereits Michael Karger in der Tagespost vom 2. August 2012 klare Worte gegen die Rezension des Buches durch die Literaturwissenschaftlerin Claudia Stockinger gefunden, die in den Stimmen der Zeit (8÷2012 Herder Verlag Freiburg) erschien.

Mangels theologischer Kompetenz und in einer Reihe mit anderen „Häresie“-Kritikern, unterstellt Stockinger Mosebach, dass er die Liturgie der Kirche unter dem Gesichtspunkt ihrer Schönheit verteidigt und sich zugleich gegen den Vorwurf des Ästhetizismus zur Wehr setzt. Wobei es sich doch nach Ansicht von Stockinger beim Thema Liturgie so verhält, „dass theologisch gesehen, die Liturgie Instrument des Gottesdienstes ist, für sich selbst aber nichts gilt“.

Zur Stützung dieser merkwürdigen These wird nun der heilige Benedikt herangezogen: “Nichts soll dem Gottesdienst vorgezogen werden, heisst es in der Regel des heiligen Benedikts, auch nicht die Liturgie.” Würde diese rein spiritualistische Interpretation der Benediktsregel tatsächlich gelten, müsste man sich fragen, warum überhaupt noch jemand in der Morgenfrühe zum Stundengebet erscheint, wenn man doch den Gottesdienst auch vollziehen kann, ohne am Gottesdienst teilzunehmen. Mit dieser dialektischen Argumentation macht die Verfasserin jede liturgische Handlung zum Ästhetizismus überflüssig.

Mosebach: „Ich bin Animist.“

In ähnlich dilettantischer Weise versucht Frau Stockinger dem Autor der „Häresie“ noch Animismus zu unterstellen, was dieser wohl auch gar nicht leugnen würde, sondern ja selbst bekennt „… höre ich das Lied der Amsel am Abend, das bekanntlich gar kein Lied, sondern eine die Evolution begünstigende Geräuschentfaltung ist, und den fernen Klang der Kirchenglocke, bei der eine Maschine den Klöppel auf ein Stück Bronze haut, als eine mir bestimmte, wenn auch unentschlüsselbare Nachricht.“ Daraus folgert Mosebach: “Ich stehe auf der tiefsten Stufe der Menschheitsgeschichte. Ich bin Animist.“

Wie sich die Mittelaltersehnsucht der Romantiker nicht auf eine reale Geschichtsepoche bezog, sondern auf die Wiedergewinnung all dessen, was mit der anbrechenden Moderne verloren zu gehen drohte, so ist das Anliegen dieses „parakatholischen Eleganzphänomens Mosebach“ (Peter Sloterdijk), die Kirche auf schwerwiegende Verluste aufmerksam zu machen, die seiner Meinung nach ihr Wesen und damit ihre Sendung in der Welt gefährden. Es wäre fatal, würde die Kirche – und hierzu gehört nicht nur die sogenannte „Amtskirche“, sondern die Gemeinschaft aller Getauften – nicht auf diese wichtige aufweckende Stimme Mosebachs hören. Es gilt hier mehr denn je, sich wieder auf die altehrwürdige Messe – mehr noch – auf die Tradition der katholischen Kirche in Wort, Ritus und Selbstbewusstsein zu besinnen.

Martin Mosebach: Häresie der Formlosigkeit. Die römische Liturgie und ihr Feind. 248 Seiten, DTV 2012. 9,90 Euro.