mardi, 16 juin 2026
Poutine prêt à livrer du gaz immédiatement: le voyage de l’AfD en Russie prouve l’échec délibéré du gouvernement allemand!

Poutine prêt à livrer du gaz immédiatement: le voyage de l’AfD en Russie prouve l’échec délibéré du gouvernement allemand!
Source: https://www.unser-mitteleuropa.com/199902
Le succès diplomatique du voyage de l’AfD en Russie représente pour Merz la deuxième humiliation consécutive. Désespéré, il s’est emporté lors d’une session spéciale au Bundestag qu’il avait lui-même demandée. La raison: Poutine a déclaré que les livraisons de gaz pour l’économie allemande en difficulté ne demandaient qu'à être reprises par une simple pression sur un bouton.
Honte supplémentaire: la Russie a publiquement exigé des éclaircissements sur les dérives antidémocratiques en Allemagne, face aux discussions sur une éventuelle interdiction de l’AfD.
«La politique étrangère est une politique d’intérêts, pas une compétition de vertu», a rétorqué le porte-parole de l'AfD aux affaires étrangères Markus Frohnmaier face à l’hystérie de la CDU, du SPD et des Verts au Bundestag.
Avec une délégation de l’AfD, il a participé la semaine dernière au plus important forum économique des pays BRICS avec une équipe solide: l’eurodéputé Petr Bystron, le porte-parole pour l’énergie Steffen Kotré et le leader de l’AfD en Saxe, Jörg Urban.
Crise économique ? Un non-sujet pour la coalition…
Alors que l’industrie allemande continue de reculer, les débats du gouvernement sont dominés par la question ukrainienne. Le député CDU Jens Spahn a qualifié les représentants de l’AfD de «traîtres à la patrie». Alice Weidel a répliqué: la rhétorique de guerre sert à détourner l’attention de leur propre échec économique, qui a conduit l’Allemagne à la désindustrialisation.
La politique étrangère de Merz est un boulet sur le plan international. L’Allemagne a échoué dans sa candidature à un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. De plus, le gouvernement fédéral a laissé tomber l’économie allemande lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) – le sommet le plus important pour les matières premières dans le monde des BRICS – sans lui apporter de soutien. Rien que cela représente deux défaites diplomatiques en une seule semaine.
Ce que le voyage de l’AfD a révélé
Sans la délégation de l’AfD, des faits économiques majeurs seraient restés absents du débat public. Ainsi, Matthias Schepp, de la Chambre de commerce extérieure germano-russe, a confirmé: environ 1600 entreprises allemandes sont encore actives en Russie, avec un chiffre d’affaires global de 20 milliards d’euros. Avant les sanctions, l’Allemagne était le principal partenaire commercial européen de la Russie.
Ce vide est aujourd’hui principalement comblé par la Chine: rien que durant le premier trimestre de cette année, 1400 nouvelles entreprises chinoises ont été enregistrées en Russie. Selon le directeur du DIW, le préjudice économique subi par l’Allemagne à cause des sanctions pourrait s’élever à 200 milliards d’euros.
Les États-Unis rappellent à l’Europe l’histoire culturelle de la Russie
Tandis que les États membres de l’UE boycottaient le forum, Washington a envoyé Rodney Mims Cook, président de la commission culturelle américaine. Il a évoqué les liens culturels séculaires avec la Russie – de l’architecture de Saint-Pétersbourg au ballet.

Le député européen de l’AfD, Petr Bystron (photo), a commenté sèchement: c’est une honte pour l’Europe qu’après 2000 ans d’histoire commune, il faille une intervention des États-Unis pour rappeler l’importance culturelle de la Russie.
Poutine : le gaz pourrait être livré dès demain !
La révélation la plus explosive du voyage: Poutine a publiquement déclaré que la Russie était prête à «livrer du gaz à l’Allemagne dès demain».
Ainsi, selon leurs propres dires, les représentants de l’AfD réfutent la thèse selon laquelle le gaz russe ne serait tout simplement plus disponible – et renouvellent leur exigence: une clarification sur la destruction des gazoducs Nord Stream.
22:01 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : russie, allemagne, afd, actualité, gaz, gaz russe, europe, affaires européennes |
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Qui contrôle les semences contrôle l’alimentation: l’UE ouvre la voie à une nouvelle expansion des grands groupes

Qui contrôle les semences contrôle l’alimentation: l’UE ouvre la voie à une nouvelle expansion des grands groupes
Plus de diversité? Non – Bruxelles réforme le marché des semences au profit des grands acteurs
Source: https://uncutnews.ch/wer-das-saatgut-kontrolliert-kontrol...
L’UE présente sa nouvelle réforme des semences comme une victoire pour la biodiversité, l’innovation et les variétés locales. Dans le communiqué de presse du Conseil de l’Union européenne, il est question d’«agro-biodiversité», de «variétés de conservation» et de «plus de flexibilité». Mais derrière ce langage séduisant se cache une tout autre réalité:
Celui qui contrôle le marché européen des semences aura désormais la tâche encore plus facile. Les petits acteurs, eux, resteront en marge.
Le nouveau règlement sur les «matériels de reproduction des plantes» – c’est-à-dire les semences, boutures, plants et autres matériaux de multiplication – remplace un patchwork de dix directives par un cadre réglementaire unique pour toute l’UE. Officiellement, il s’agit de modernisation et de simplification. En réalité, cependant, le principe de base reste inchangé:

Les semences devront toujours être enregistrées et certifiées avant de pouvoir être mises sur le marché. (consilium.europa.eu)
C’est précisément là que réside le cœur du problème.
Car si les grands groupes semenciers disposent de leurs propres services juridiques, d’experts en homologation et de budgets de plusieurs millions, l’enregistrement, les contrôles et les obligations de documentation représentent souvent un obstacle presque insurmontable pour les petits sélectionneurs.
Les gagnants sont déjà connus:
Bayer (Allemagne)
Corteva (États-Unis)
Syngenta (Suisse/Chine)
BASF (Allemagne)
Ces groupes contrôlent déjà aujourd’hui une part considérable du marché mondial des semences commerciales. Pour eux, un marché intérieur européen harmonisé signifie avant tout: une expansion facilitée au-delà des frontières nationales.
Bruxelles parle certes de «règles facilitées» pour les variétés de conservation et les plantes adaptées localement. Mais des organisations paysannes, des réseaux de semences et des associations de sélectionneurs mettent en garde depuis longtemps: la réforme risque de restreindre encore davantage les droits des petits producteurs. Déjà lors des phases de négociation précédentes, des organisations comme IFOAM, ARCHE NOAH et Via Campesina ont critiqué le fait que l’échange de semences entre agriculteurs serait limité et que la diversité serait corsetée par des réglementations. (IFOAM Organics Europe)
Le langage employé dans le communiqué de presse est particulièrement frappant. On retrouve sans cesse les expressions:
- documentation numérique,
- techniques biomoléculaires,
- traçabilité,
- contrôles harmonisés,
- cadres officiels de surveillance.
Cela sonne comme de l’efficacité. Mais cela signifie aussi :
Plus de contrôle centralisé sur quelles semences peuvent être vendues, par qui et sous quelles conditions.

L’UE affirme que la réforme renforcera la biodiversité. Mais la véritable diversité ne naît pas de systèmes réglementaires toujours plus complexes, mais de milliers de paysans, de petits sélectionneurs et d’initiatives régionales qui peuvent travailler de façon indépendante.
La question gênante est donc la suivante:
Comment un petit conservateur de semences avec quelques employés peut-il rivaliser avec des groupes qui brassent des milliards et disposent de départements entiers pour la conformité et les autorisations?
La réponse est sans appel: il ne le pourra quasiment pas.
Le nouveau règlement semencier ressemble donc moins à une libération pour la diversité européenne qu’à une nouvelle étape d’un système hautement réglementé, dans lequel les grands peuvent continuer à croître tandis que les petits doivent se contenter d’exceptions.
Bruxelles parle d’harmonisation.
Les critiques parlent d’industrialisation et de centralisation rampantes de notre approvisionnement alimentaire.
Car celui qui contrôle les semences mises sur le marché contrôle, à terme, ce qui pousse dans les champs européens – et donc une part décisive de notre souveraineté alimentaire.
21:31 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agriculture, actualité, europe, affaires européennes, semences, union européenne |
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Au-delà de la remigration: les questions que la politique italienne n’aborde pas

Au-delà de la remigration: les questions que la politique italienne n’aborde pas
Luca Bagatin
Source: https://amoreeliberta.blogspot.com/2026/06/oltre-la-remig...
La remigration fut, historiquement, un projet promu par le syndicaliste et écrivain jamaïcain Marcus Garvey (1887-1940) (photo).
Garvey fut parmi les premiers promoteurs du mouvement panafricain, fondé sur l’unité des peuples d’origine africaine et sur la recherche de leur autodétermination et de leur émancipation, sur les plans culturel, politique et économique, afin de s’affranchir du colonialisme et du racisme européen et américain.
Son slogan, « L’Afrique aux Africains », s’inscrivait dans cette logique et il fut l’un des premiers à théoriser la naissance d’une nation africaine forte, souveraine et indépendante.
C’est dans ce contexte qu’est né son concept de remigration, ou de « retour en Afrique » (Back to Africa), c’est-à-dire encourager le retour volontaire en Afrique des peuples qui avaient dû la quitter, afin de s’affranchir des sociétés occidentales et de travailler à la construction d’une nation africaine sur leur terre d’origine.
Un projet souvent saboté par les gouvernements occidentaux, qui tiraient leur force du colonialisme et de l’exploitation des Africains.
Le panafricanisme d’inspiration nationaliste de Garvey, mais aussi celui d’inspiration socialiste de W. E. B. Du Bois, ont d’ailleurs beaucoup influencé les mouvements pour les droits civiques et des personnalités politiques telles que Thomas Sankara, Kwame Nkrumah, Mouammar Kadhafi et, plus récemment, Kemi Seba.
Cela a de quoi surprendre d’entendre une certaine extrême droite italienne parler aujourd’hui de « remigration », en utilisant ce terme à des fins de propagande et en ignorant sa signification originelle.
Dans leurs programmes et projets, il n’est en effet jamais fait mention des responsabilités occidentales, ni des guerres d’invasion et de prédation menées contre les peuples du Tiers et du Quart Monde, qui figurent parmi les principales causes de l’immigration de masse.
Un aspect, d’ailleurs, qui n’est nullement abordé non plus par la droite gouvernementale ni par la prétendue gauche d’opposition, en Italie.
Peut-être parce que l’immigration arrange les entreprises, qui peuvent ainsi payer moins leurs employés immigrés. Peut-être parce que nous continuons d’être alliés à des gouvernements qui, ces guerres d’exportation de mort et de prédation, continuent de les mener ou, comme la France et/ou les États-Unis, continuent d’être fiers de leur passé colonial et de leur présent néocolonial.
Ce qui devrait pourtant scandaliser, c’est qu’il existe encore des forces politiques qui agitent des épouvantails propagandistes, sans jamais aller au cœur du problème.
Et ce sont, malheureusement, la très grande majorité.
Il est étonnant que l’on crie au scandale lorsqu’un crime est commis par un immigré, alors que l’on s’abstient de le faire lorsqu’il est commis par un compatriote.

Et ainsi, on sous-estime le phénomène, extrêmement dangereux, des bandes de jeunes, des viols, des violences domestiques ou en maison de retraite, des féminicides. On pense tout résoudre avec des mesures ridicules comme le bracelet électronique ou l’assignation à résidence, au lieu d’introduire et d’appliquer des peines sévères et exemplaires, qui pourraient aller jusqu’à la déchéance de la nationalité et la perpétuité incompressible, y compris pour les citoyens italiens qui commettent des crimes contre la personne, surtout s’ils visent des mineurs, des personnes âgées ou des personnes incapables de se défendre.
On parle à tort et à travers de « remigration », mais on se garde bien de parler de la défense des droits humains de chaque victime de violence. Une violence de plus en plus répandue dans les rues et qui n’est aucunement endiguée par une classe politique qui, en dehors de la propagande électorale, se garde bien d’intervenir et de soulever sérieusement la question, en la plaçant au premier plan de l’agenda politique.
Est-il possible qu’il existe des pays où, si un mineur commet un délit ou des actes de violence contre une personne, il va en prison dès l’âge de 12 ans (et, à mon avis, il serait juste qu’il soit également incorporé dans l’armée à 18 ans, afin d’être utile à la société toute sa vie et d’apprendre la discipline) et où les parents sont sanctionnés par une amende et un parcours de rééducation, alors qu’en Italie cela n’existe pas ?
Sans une société moralement assainie et ordonnée, on n’ira pas loin et les violations des droits des victimes n’iront qu’en augmentant de façon démesurée, mais cela, la classe politique ne veut ni le comprendre, ni en assumer la moindre responsabilité.
L’agenda politique devrait être centré sur peu mais de vrais points fondamentaux, dont personne ne parle actuellement dans ce pauvre pays : justice sociale, souveraineté nationale, indépendance économique, ordre et respect d’autrui.
Et tout cela n’est ni de droite, ni de gauche, mais devrait, à mon sens, être au service de la communauté.
Une communauté qui devrait enfin être placée au centre. Non pas au sens politique ou idéologique (d’autant que, désormais, ceux qui se disent du centre regardent vers l’extrême droite), mais au sens pratique et pragmatique.
Luca Bagatin
https://amoreeliberta.blogspot.com
20:55 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, remigration, italie, europe, affaires européennes |
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Non-prolifération nucléaire et désaccord global

Non-prolifération nucléaire et désaccord global
Leonid Savin
La dernière conférence pour l’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires s’est terminée sans résultat.
Le 23 mai 2026, la onzième Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires s’est achevée au siège de l’ONU à New York. Comme on pouvait s’y attendre, elle n’a abouti à aucun résultat concret. Le 27 avril 2026, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait averti les participants que le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) s’affaiblissait et que les risques de prolifération nucléaire augmentaient. Il a déclaré: «Le traité perd de sa vigueur depuis longtemps. Les engagements ne sont pas respectés. La confiance et l’autorité s’affaiblissent. Les facteurs favorisant la prolifération nucléaire se renforcent. Nous devons redonner vie à ce traité». Cela n’a pas été possible.
Si l’on considère que l’événement a duré un mois entier et que les deux précédentes conférences se sont également achevées sans parvenir à un consensus, il faut admettre que, depuis 15 ans, les approches des participants du TNP sur les questions de sécurité stratégique divergent de façon radicale. Cela est confirmé par la position de la Russie, qui insiste sur la nécessité de créer des conditions de sécurité égale et indivisible, une idée que l’Occident refuse d’accepter (le début de l’«opération militaire spéciale» en Ukraine étant l’une des conséquences de ce refus).
On sait que, cette fois, dans le projet révisé du document final, figuraient des engagements de l’Iran en matière de non-prolifération, interdisant au pays de rechercher, développer ou acquérir des armes nucléaires. Selon certaines sources, l’Iran et la Russie ont exigé le retrait de cette mention, tandis que les États-Unis insistaient pour la maintenir. Dô Hung Viet, ambassadeur du Vietnam auprès de l’ONU et président de la conférence, a mené des négociations avec les représentants américains et iraniens jusqu’à la dernière minute, mais a finalement renoncé à adopter le document final. Les projets antérieurs faisaient référence au soutien à la dénucléarisation de la Corée du Nord et à la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporijia, contrôlée par la Russie, mais ces points ont été rejetés à la demande de la Russie.
Tout ce qu’on a pu obtenir, c’est que les participants ont souligné le danger croissant de la prolifération nucléaire et la probabilité accrue de son emploi.
En ce qui concerne la position officielle de la Russie, selon le ministère russe des Affaires étrangères, la Russie défend sans réserve le droit inaliénable des pays à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. La Russie poursuivra ses efforts pour préserver l’intégrité et l’autorité du TNP dans l’intérêt de la paix, de la sécurité et de la stabilité mondiales, a ajouté le ministère.
Il convient également de noter que, pendant la conférence, le service de renseignement extérieur russe (SVR) a affirmé que le Royaume-Uni et l’Allemagne pourraient être impliqués dans une éventuelle prolifération d’armes nucléaires (ou de technologies).
Des observateurs remarquent que la situation est exacerbée par la guerre prolongée en Ukraine, l’agression d’Israël et des États-Unis contre l’Iran, ainsi que par le retrait de la Russie et des États-Unis de traités bilatéraux de contrôle des armements. Les attaques contre des installations nucléaires placées sous garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) – par les forces ukrainiennes à Zaporijia, par Israël et les États-Unis en Iran – sont également source d’inquiétude. Tous ces facteurs renforcent les craintes d’un emploi potentiel de l’arme nucléaire.

Cependant, pour juger de la constructivité des débats sur le TNP, il convient de rappeler que le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires a été signé au plus fort de la guerre froide, le 1er juillet 1968, et est entré en vigueur en mars 1970. À l’origine, il comptait près de 100 signataires, aujourd’hui ils sont 191. Chacun des États qui sont parties au traité, ne possédant pas d’armes nucléaires, s’engage à ne pas recevoir d’armes nucléaires ou d’autres dispositifs explosifs nucléaires, ni d’en avoir le contrôle, ni directement ni indirectement; de même, à ne pas en fabriquer ni en acquérir de quelque manière que ce soit, ni à accepter une aide quelconque à leur fabrication.
Le traité garantit aussi à chaque État, qui est partie, le droit inaliénable de mener des recherches, de produire et d’utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, sans discrimination et conformément au traité. À cette fin, les parties peuvent échanger équipements, matériaux, informations scientifiques et techniques et favoriser l’accès des pays non dotés de l’arme nucléaire aux bénéfices de toute application pacifique des technologies nucléaires.
Le traité n’a pas été signé par l’Inde, Israël, le Pakistan et le Soudan du Sud. La Corée du Nord s’en est retirée en 2003.
En fait, le TNP instaure une « pentapole » nucléaire – seuls cinq États sont reconnus comme puissances nucléaires légitimes : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Mais parmi les non-signataires, quatre pays possèdent l’arme nucléaire, ce qui crée une situation paradoxale sur le plan juridique et une asymétrie réelle en matière de défense et d’armements stratégiques. Les vieux rivaux, le Pakistan et l’Inde, justifient leur arsenal par la nécessité de se défendre l’un contre l’autre (l’Inde aussi contre la Chine), et la Corée du Nord contre les impérialistes et leurs satellites régionaux. De ce fait, en Corée du Sud et au Japon, le lobby nucléaire s’est renforcé ces dernières décennies, prônant une approche néoréaliste et voyant l’arme nucléaire comme un facteur de dissuasion. Cependant, ces deux pays demeurent sous le «parapluie nucléaire» américain et n’ont donc pas quitté le TNP. Pourtant, les récents débats sur la sécurité au Japon et en Corée du Sud montrent que la fiabilité de cette dépendance envers les États-Unis est remise en cause.
Si Israël ne fournit aucune information sur le nombre de ses ogives nucléaires, le Pakistan et l’Inde considèrent le TNP comme fondamentalement injuste.
Les partisans d’une interdiction totale de l’arme nucléaire sont encore plus radicaux et posent la question: si l’article VI du TNP stipule que chaque partie s’engage à négocier de bonne foi des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires et au désarmement nucléaire, ainsi qu’un traité de désarmement général et complet sous contrôle international strict et efficace, pourquoi les puissances nucléaires modernisent-elles et conservent-elles leurs arsenaux comme élément central de leur stratégie de défense au lieu de les réduire?
Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), au 1er janvier 2026, neuf États possédant l’arme nucléaire – Russie, États-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord – détenaient ensemble environ 12.241 ogives nucléaires. Près de 90% de ces ogives sont sous le contrôle des États-Unis et de la Russie. Et la modernisation de l’arsenal nucléaire par un seul État nucléaire peut inciter les autres à revoir leurs propres programmes et à reprendre les essais nucléaires.
En d’autres termes, il n’existe pas de stratégie commune de désarmement nucléaire, et il n’y en aura pas dans un futur proche. Le caractère discriminatoire du traité entrave même l’utilisation efficace de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, comme en témoignent les pressions des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, ou le récent transfert d’uranium enrichi du Venezuela vers les États-Unis.
La conférence d’examen du TNP se tient tous les cinq ans. Avec les turbulences actuelles, il n’y a aucune garantie qu’une solution commune soit trouvée en 2031. L’expérience historique montre que seule la possession d’armes suffisamment puissantes, dont l’adversaire ne dispose pas ou qui peuvent infliger des dommages inacceptables, peut servir de garantie fiable contre une attaque.
19:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, traité de non-prolifération nucléaire |
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