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jeudi, 13 juin 2024

Colonel Gerold Otten : « L'intérêt de l'Allemagne, c'est d'obtenir la fin de la guerre en Ukraine »

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Colonel Gerold Otten : « L'intérêt de l'Allemagne, c'est d'obtenir la fin de la guerre en Ukraine »

Source: https://www.pi-news.net/2024/06/otten-deutschlands-interesse-muss-es-sein-ein-ende-des-ukraine-krieges-zu-erreichen/

Gerold Otten est colonel de réserve et a travaillé à l'école des officiers de la Luftwaffe à Fürstenfeldbruck.

Gerold Otten, membre du Bundestag pour l'AfD, représentait son parti à la réunion de printemps de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN qui s'est tenue à Sofia du 24 au 27 mai et au cours de laquelle la Déclaration 489 « Standing with Ukraine until Victory » a été adoptée. PI-NEWS s'est entretenu avec l'ex-colonel de l'AfD au sujet de cette réunion et des tensions géopolitiques actuelles.

PI-NEWS : Vous avez été le seul délégué à Sofia à voter contre la Déclaration 489. Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision ?

GEROLD OTTEN : La déclaration est de facto un chèque en blanc pour l'Ukraine ! Le document ne précise pas non plus ce qu'il faut entendre par une "victoire de l'Ukraine" et surtout comment celle-ci doit être obtenue militairement. Les exigences maximales de l'Ukraine concernant le rétablissement total du statu quo ante bellum, c'est-à-dire de la situation d'avant 2014, ne sont pas non plus réalistes à mon avis.

Dans vos déclarations, vous insistez sur la nécessité d'une politique souveraine pour l'Allemagne. Pourriez-vous préciser ce que vous entendez par là et comment cela pourrait être mis en œuvre dans le contexte des décisions de l'OTAN sur la crise ukrainienne ?

La question fondamentale pour les décisions en matière de politique de défense et de sécurité devrait toujours être la suivante : Qu'est-ce qui va dans l'intérêt de l'Allemagne ? Je représente ici la Realpolitik, qui, en cas de conflit, mise sur des solutions négociées, un équilibre des intérêts et des compromis. Dans ce contexte, une politique « guidée par des valeurs », telle que la promeut le gouvernement fédéral, est totalement inutile et contre-productive, voire même dangereuse ! L'intérêt de l'Allemagne doit être de mettre fin à la guerre et d'instaurer un ordre d'après-guerre qui limite également la potentialité de tout conflit futur !

La tentative des pays de l'OTAN de vouloir décider de la guerre par une "paix victorieuse" en Ukraine, c'est, à mon avis, jouer avec le feu et ne vas certainement pas dans l'intérêt de l'Allemagne.

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a demandé la levée des restrictions sur l'utilisation des systèmes d'armes occidentaux afin de pouvoir également attaquer des cibles en Russie. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

Je pense que cette décision est mauvaise. D'un point de vue militaire, elle vise à réduire la pression sur les forces armées ukrainiennes en difficulté. Il est toutefois plus que douteux qu'elle y parvienne. En revanche, sur le plan politique, une telle décision suscite des réactions de la part de la partie adverse. Depuis le début de la guerre, nous assistons à une spirale d'escalade incessante. Ce qui était exclu hier est devenu réalité aujourd'hui. Où cela va-t-il s'arrêter ? Au sein du gouvernement fédéral, personne ne semble s'interroger sur le prix qu'il peut en coûter à l'Allemagne de vouloir obtenir une « paix victorieuse » en Ukraine.

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Stoltenberg a également souligné que l'OTAN ferait tout son possible pour empêcher une extension de la guerre aux pays de l'OTAN. Voyez-vous une contradiction à ce niveau dans son discours ? Si oui, comment pensez-vous que l'OTAN devrait adapter sa stratégie ?

Il y a une contradiction évidente : d'un côté, il faut empêcher l'escalade du conflit. Mais dans le même temps, les limites actuellement imposées à l'utilisation des armes, qui ont été livrées, sont supprimées, légitimant ainsi les attaques sur le territoire russe. Les pays de l'OTAN devraient changer complètement de stratégie pour éviter une extension de la guerre. Les livraisons d'armes non conditionnées à l'Ukraine ainsi que les autres soutiens logistiques et financiers doivent être progressivement supprimés et des pressions doivent être exercées sur l'Ukraine pour qu'elle s'engage enfin sans réserve dans des négociations en vue d'un cessez-le-feu.

La déclaration 489 demande la poursuite des livraisons d'armes à l'Ukraine, mais ne définit pas clairement ce que signifierait une 'victoire' de l'Ukraine. Comment interprétez-vous un telle 'victoire' et quels risques voyez-vous dans cette définition peu claire ?

Du point de vue de l'Ukraine, la 'victoire' signifie le rétablissement complet de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Du point de vue ukrainien, cela signifierait donc le retour aux frontières d'avant 2014, y compris la Crimée. C'est là aussi que réside le risque. En tentant d'envahir la Crimée, la Russie franchirait la ligne rouge. Il y aurait un risque d'escalade incalculable.

Le président Zelensky a qualifié la Russie d'État terroriste et a affirmé que la Russie n'utiliserait les cessez-le-feu que pour s'armer. Comment évaluez-vous cette déclaration et quel est son impact sur les efforts de paix internationaux ?

Avec une telle propagande, Zelensky tente de conserver à son profit le soutien militaire et financier de l'Occident. C'est une question de survie pour lui et son régime. En diffamant la Russie comme un "État terroriste", ce qui vaut donc aussi pour le président Poutine, ce dernier est perçu comme partenaire inacceptable dans les négociations et pourparlers de paix et tous les efforts en vue d'établir la paix sont ainsi torpillés.

Vous avez souligné que l'AfD poursuit une perspective à long terme pour les intérêts de l'Allemagne. Quelles mesures proposez-vous pour protéger ces intérêts tout en garantissant la sécurité internationale ?

L'Allemagne doit d'abord retrouver une capacité de défense. C'est l'élément clé de la protection des intérêts de l'Allemagne. L'Allemagne contribuerait ainsi de manière significative à la sécurité internationale, notamment en raison de son potentiel de dissuasion.

Comment jugez-vous la position actuelle de l'OTAN dans son ensemble, notamment en ce qui concerne l'équilibre entre le soutien à l'Ukraine et l'évitement d'un conflit direct avec la Russie ?

C'est un exercice d'équilibre. L'OTAN est tiraillée entre les intérêts des différents pays membres. D'un côté, il y a les États qui, en interne, cherchent de plus en plus d'autres solutions que celle de soutenir toujours davantage l'Ukraine en lui envoyant des armes, voire en lui envoyant des troupes au sol. De l'autre côté, on trouve par exemple les pays baltes et la Pologne, qui se sentent directement menacés par la Russie et demandent donc un soutien militaire aussi large que possible à l'Ukraine. L'OTAN ne doit cependant pas se laisser entraîner et répondre à de telles demandes, car elles comportent un risque d'escalade incalculable et le danger d'une confrontation directe avec la Russie.

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Quelles alternatives à la stratégie actuelle de l'OTAN proposeriez-vous pour résoudre le conflit en Ukraine ?

Une initiative internationale doit être lancée en vue de négociations de cessez-le-feu. L'OTAN, l'ONU et d'autres organisations internationales telles que l'OSCE pourraient y participer. Le conflit doit en tout cas être résolu à la table des négociations. Il n'y aura pas de victoire militaire pour l'Ukraine.

Quelle a été la réaction au sein de l'AfD et du parlement allemand à votre décision de voter contre la Déclaration 489 ? Avez-vous reçu un soutien pour votre position ?

Les réactions au sein de l'AfD ont toutes été positives. J'ai reçu beaucoup de soutien et de félicitations pour ma décision. Cependant, le Parlement allemand n'en a pas tenu compte.

Comment évaluez-vous le rôle de l'Allemagne au sein de l'OTAN, en particulier au regard des tensions géopolitiques actuelles ?

L'Allemagne a malheureusement peu d'influence au sein de l'OTAN. Bien que notre contribution financière soit très importante, l'Allemagne n'a qu'un faible poids politique en termes de décisions dans les tensions géopolitiques actuelles. Au sein de l'OTAN, ce sont toujours les États-Unis qui donnent le ton. J'estime que les chances, mais surtout la volonté, de l'Allemagne de jouer un rôle plus actif au sein de l'Alliance sont faibles.

Après une longue résistance, Berlin autorise l'Ukraine à attaquer des cibles en Russie avec des armes allemandes. Pourtant, Olaf Scholz se présente dans la campagne électorale comme un chancelier de la paix. Comment évaluez-vous cette contradiction ?

Dans cette situation, le chancelier Olaf Scholz est à mon avis un homme coincé, qui n'a qu'une faible marge de manœuvre politique. Après que le président américain Joe Biden a autorisé l'utilisation des armes livrées par les États-Unis contre la Russie, Scholz a dû lui aussi suivre le mouvement. Dans ce contexte, il sera également intéressant de voir s'il peut maintenir son refus de livrer des systèmes Taurus à l'Ukraine.

Monsieur Otten, merci beaucoup pour cette interview.

vendredi, 31 mai 2024

Le codirigeant de l'AfD s'en prend à Mme Meloni, affirmant qu'elle a autorisé l'ouverture des frontières et qu'elle soutient les politiques de guerre avec l'Ukraine

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Le codirigeant de l'AfD s'en prend à Mme Meloni, affirmant qu'elle a autorisé l'ouverture des frontières et qu'elle soutient les politiques de guerre avec l'Ukraine

« Je veux qu'il soit clair que cette melonisation ne se produira pas chez nous ».

Source: https://rmx.news/article/afd-co-leader-slams-italys-meloni-says-she-has-allowed-open-borders-and-supports-pro-war-policies-with-ukraine/

Les tensions se multiplient entre les partis européens de droite, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) critiquant désormais ouvertement le Premier ministre italien Giorgia Meloni pour avoir toléré une forte augmentation de l'immigration en Italie et pour ses positions pro-guerre dans le conflit ukrainien.

« Nous ne modifierons pas notre programme à la baisse pour qui que ce soit. Cela doit également être clair pour nous tous, y compris nos positions politiques, qui sont correctes, qui nous ont amenés à la deuxième place dans les sondages en Allemagne, qui offrent des arguments uniques et que nous n'édulcorerons pas en faveur de positions européennes juste pour être plus attrayants pour certains. C'est ce que nous constatons en Italie. L'immigration y a en fait doublé sous le Premier ministre (Giorgia) Meloni. Des frontières ouvertes au lieu de barrages. Meloni est également favorable à l'utilisation de plus d'armes dans la guerre en Ukraine et à la confrontation avec la Russie au lieu de se positionner pour la paix et la diplomatie en Europe. Je tiens à préciser que cette melonisation ne se produira pas chez nous", a déclaré Tino Chrupalla, coprésident de l'AfD, lors du congrès de l'AfD en Saxe.

« Pour nous, les intérêts allemands passent toujours en premier », a-t-il ajouté.

La critique acerbe adressée à Mme Meloni, qui dirige le parti Fratelli d'Italia, fait suite à l'exclusion de l'AfD du groupe Identité et Démocratie (ID) au Parlement européen au début du mois. Notamment, Marine Le Pen, du Rassemblement National français, a fait pression pour que l'AfD soit expulsée du groupe après que l'eurodéputé de l'AfD Maximilian Krah a fait des commentaires selon lesquels tous les soldats ayant servi dans la Waf fen-S S n'étaient pas des criminels de guerre, comme l'a rapporté Remix News.

La décision de Mme Le Pen, juste avant les élections parlementaires européennes, a été considérée comme une trahison majeure à l'égard d'un partenaire de coalition au parlement européen et comme une tentative désespérée d'améliorer l'image de son parti aux yeux du public français.

Aujourd'hui, des rumeurs circulent selon lesquelles Mme Le Pen se préparerait à former un nouveau groupe de droite avec l'Italienne Meloni, ou à rejoindre le groupe de Meloni, celui des Conservateurs et Réformistes Européens (CRE).

Les critiques, y compris de nombreux membres de l'AfD, affirment que Meloni et Le Pen ne représentent plus la droite. Notamment, la rhétorique de Mme Meloni sur l'immigration a radicalement changé depuis qu'elle a pris le pouvoir, et elle s'est prononcée en faveur de l'ouverture des frontières et de l'augmentation de l'immigration légale.

Meloni trahit l'Italie ? Le Premier ministre italien prône l'augmentation de l'immigration.

Bien que la droite européenne ait critiqué Mme Meloni et Mme Le Pen, leurs partis restent en tête en Italie et en France. Le soutien dont bénéficie Meloni n'a que légèrement baissé au cours de l'année écoulée et il reste actuellement le parti le plus populaire, avec 27% de soutien. Mme Le Pen a vu son soutien augmenter et se situe actuellement à 34%. 

mercredi, 29 mai 2024

Un ex-colonel, membre de l'AfD, à la réunion de l'OTAN: Non aux livraisons d'armes !

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Un ex-colonel, membre de l'AfD, à la réunion de l'OTAN: Non aux livraisons d'armes !

Gerold Otten, colonel à la retraite et représentant de l'AfD à la réunion de l'OTAN à Sofia, a été le seul délégué à voter contre la déclaration 489 « Standing with Ukraine until Victory ».

Par Elena Fritz

Source: https://www.pi-news.net/2024/05/afd-ex-oberst-bei-nato-tagung-nein-zu-waffenlieferungen/ 

Lors de la réunion de printemps de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, qui s'est tenue à Sofia du 24 au 27 mai, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a souligné la prétendue nécessité de lever les restrictions sur l'utilisation des systèmes d'armes occidentaux afin qu'ils puissent également frapper des cibles en Russie. Cette déclaration contraste fortement avec son autre déclaration selon laquelle l'OTAN fait tout son possible pour éviter que la guerre ne s'étende aux pays de l'Alliance atlantique.

Dans un message vidéo, le président ukrainien Zelensky a qualifié la Russie d'État terroriste qui ne cherche pas à négocier et qui utilise les cessez-le-feu uniquement pour s'armer davantage. Malgré ces débats houleux, la déclaration 489 « Standing with Ukraine until Victory » a été adoptée, demandant la poursuite des livraisons d'armes à l'Ukraine sans définir clairement ce que signifie exactement une « victoire » de l'Ukraine. La déclaration suit le principe « Russia must not win », ce qui ignore les risques d'une nouvelle guerre en Europe.

Gerold Otten, colonel à la retraite et représentant de l'AfD à la réunion de l'OTAN, a été le seul délégué à voter contre cette position indifférenciée, alors que la majorité des délégués, à l'exception de quelques abstentions, ont voté pour. Otten a été au centre de l'attention lorsqu'il a été le seul à lever sa carte de vote contre la motion. Cela souligne la détermination de l'AfD à mener une politique souveraine et réfléchie, en gardant à l'esprit les intérêts à long terme de l'Allemagne.

L'auteure de PI-NEWS Elena Fritz, née le 3 octobre 1986, est arrivée en Allemagne il y a 24 ans en tant qu'Allemande de Russie. Après avoir passé son baccalauréat au lycée, elle a étudié le droit à l'université de Ratisbonne et a obtenu un diplôme avec succès. Elle s'est engagée dans l'AFD depuis 2018, a fait partie du comité directeur de l'État de Bavière de 2019 à 2021 et s'est présentée comme candidate directe au Bundestag en 2021. Elle est l'heureuse mère d'un petit garçon de trois ans. Cliquez ici pour accéder au canal Telegram d'Elena Fritz : https://t.me/global_affairs_byelena.

lundi, 27 mai 2024

Il ne s'agit pas du style politique de Krah ou de questions historico-politiques

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Il ne s'agit pas du style politique de Krah ou de questions historico-politiques

Source: https://www.pi-news.net/2024/05/es-geht-nicht-um-krahs-politikstil-oder-um-geschichtspolitische-fragen/

Il s'agit de la formation en Europe d'une puissante branche conservatrice de la droite américaine, qui veut et va façonner l'Europe de la droite conservatrice - aux dépens de l'Allemagne.

Par Götz Kubitschek*

Ceux qui réduisent le cas de Maximilian Krah à une compétition au sein du parti AfD et à une maladresse politique se trompent. Les attaques contre Krah détournent l'attention de l'essentiel. La « société du spectacle » fonctionne ainsi, et malheureusement, une partie de l'AfD fait partie de cette société.

Quel est le fond de l'affaire ? C'est la lutte pour l'orientation géostratégique de l'Europe, en particulier des parties de l'Europe qui, en raison de leur histoire, de leurs conditions économiques et de leur situation géographique, ont besoin d'une bonne entente avec la Russie et l'accepteraient - si elles y étaient autorisées.

L'exclusion de l'ensemble de la délégation de l'AfD du groupe ID au Parlement européen s'est faite à l'instigation de Marine Le Pen et constitue une décision en faveur d'une conception transatlantique et contre une conception propre à l'Europe centrale. Le Pen a subi d'énormes pressions au cours des derniers mois et semaines - elle a maintenant pris sa décision : pour une orientation pro-américaine qui pourrait se constituer sous la forme d'un grand groupe conservateur à Bruxelles après le 9 juin (après les élections européennes).

L'exemple de la conférence de la CPAC qui s'est tenue à Budapest les 25 et 26 avril derniers à l'invitation de Viktor Orbán en est la preuve. Ceux qui évoquent le cas de Maximilian Krah ne peuvent donc pas passer cette conférence sous silence. Car la France et l'Allemagne n'étaient pas invitées.

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CPAC est l'acronyme de Conservative Political Action Conference. Sa création remonte à 1973, elle a été organisée par l'American Conservative Union et a été l'une de ces réactions typiquement conservatrices au mouvement étudiant de gauche qui s'était imposé intellectuellement dans tous les pays occidentaux et s'apprêtait à déterminer l'opinion.

Le CPAC influence depuis longtemps le niveau gouvernemental. Cinq fois de suite, elle a désigné Trump comme son homme politique le plus important et le plus populaire, et elle est soutenue par des organisations de lobbying américaines puissantes et bien financées - la National Rifle Organisation étant peut-être la plus en vue d'entre elles.

La CPAC défend des positions pro-américaines, anti-russes et anti-chinoises. Elle défend les revendications de la « seule puissance mondiale » et travaille à l'intégration de l'Europe et de l'Amérique du Sud dans un bloc de puissance contre les blocs émergents qui non seulement aspirent à un ordre mondial multipolaire, mais qui vont certainement le provoquer : la Russie et la Chine.

La CPAC a donc créé des filiales. En Europe, la Hongrie de Viktor Orbán est le point de jonction à partir duquel toute autonomie et toute indépendance, qui serait affirmée « entre les blocs », doivent être rendues impossibles pour les forces conservatrices, conscientes de leur appartenance nationale.

Il est frappant et important de voir ici la liste des hommes politiques, des publicistes et des gestionnaires de projets qu'Orban a réunis à Budapest. Outre les représentants de tous les États européens, petits et grands, des porte-parole des États-Unis et d'Israël ont été invités, des membres du Congrès de plusieurs États américains, ainsi que le président de l'Union conservatrice américaine, Matt Schlapp, et Amichai Chikli, le ministre des Affaires israéliennes de la diaspora.

Pour l'Italie, des représentants de haut niveau de Fratelli d'Italia et de la Lega, pour les Pays-Bas, Geert Wilders et l'influenceuse Eva Vlaardingerbroek, pour l'Autriche, le secrétaire général du FPÖ, Vilimsky, ainsi que des représentants de Colombie, du Brésil, du Chili et d'Australie.

Personne de France. Personne d'important venu d'Allemagne, à l'exception de Hans-Georg Maassen, dans le sillage duquel Dieter Stein, de Junge Freiheit, a fait le voyage pour couvrir l'événement.

On peut dire qu'Orbán a rassemblé à Budapest les forces conservatrices européennes qui pourraient former un groupe parlementaire commun au cours de la prochaine législature - un groupe parlementaire vraiment grand, complet et puissant. L'opposition conservatrice de la droite allemande, l'AfD, ne participerait pas à ce groupe. L'opposition française, quant à elle, serait autorisée à y participer si elle rompait d'abord avec l'AfD. C'est ce qu'a fait Mme Le Pen.

Pourquoi l'a-t-elle fait ? Elle peut ainsi participer à un projet anti-allemand qui pourrait se transformer en un projet anti-français si ces deux nations européennes de premier plan ne coupaient pas complètement leurs contacts historiques avec la Russie.

De telles considérations ne sont pas des hypothèses tirées par les cheveux. Si l'on fait le bilan de la fuite des entreprises allemandes, du savoir-faire allemand, des capitaux allemands, de la richesse nationale allemande et de la main-d'œuvre allemande la mieux formée, notamment vers les États-Unis, on se trouve face à une catastrophe nationale. Ceux qui se souviennent que nous avions préparé une marge de manœuvre énergétique par le biais des pipelines, une marge de manœuvre adaptée à la situation centrale de l'Allemagne et à ses besoins, savent ce que signifie, sur le plan géostratégique, le fait d'être désormais entièrement dépendant de l'Occident sur le plan énergétique.

Si vous vous rendez compte qu'à Budapest, ceux qui ont invité et réuni les chefs de file sont ceux qui, en tant que bénéficiaires nets, voient leur programme national financé par ceux qui N'ont PAS été invités, vous devez réfléchir à nouveau aux options allemandes.

Des discussions approfondies avec des journalistes et des représentants de l'AfD (y compris, bien sûr, Maximilian Krah) ont permis de dégager une interprétation catastrophique de la situation, qui ouvre deux voies d'action. En quelques mots :

+ L'Allemagne n'est pas impliquée, si tant est qu'elle le soit, dans la grande faction de la droite conservatrice qui se forme en Europe. La feuille de vigne, qu'est Maassen, ne joue aucun rôle.

+ Marine Le Pen a choisi de ne pas faire partie d'un bloc où l'Europe centrale est représentée, un bloc qui aurait pu être suffisamment puissant pour éviter que l'Europe ne soit à nouveau et clairement coupée de la Russie.

+ Les petits Etats alignés entre l'Allemagne et la Russie profitent résolument de ce nouveau rideau de fer. Ils forment un bloc, soutenu par les Etats-Unis, et situé entre la Russie et l'Allemagne; et profitent au maximum de la faiblesse politique et de la force économique résiduelle de l'Allemagne. Ils ne renonceront jamais volontairement à ce transfert venu d'Allemagne et dépassent ainsi l'Allemagne sur le plan politique, au détriment de l'Allemagne.

+ Ceci est obscurci par l'attrait politique interne que le modèle Orbán exerce sur la droite allemande. Lors de la conférence du CPAC, Orbán a de nouveau qualifié son concept d'antimondialiste, de traditionnel et de conservateur, ce qui lui a valu de nombreux applaudissements, y compris de la part de la droite conservatrice allemande. La droite allemande doit toutefois comprendre que ce concept peut être mis en œuvre en liaison avec une position clairement pro-américaine et donc le long d'une stratégie européenne dominée par les Etats-Unis. Au moment décisif, Orbán a toujours choisi de ne pas aller dans le sens de l'Allemagne et d'une Europe indépendante des Etats-Unis.

+ Deux possibilités s'offrent à l'AfD (et à la position allemande qu'elle espère défendre) :

    - L'AfD pourrait céder à la pression, devenir la représentante allemande des intérêts américains, faire passer les intérêts allemands au second plan, accepter la poursuite de la descente et, pour ainsi dire, faire de son mieux pour notre pays dans cette descente.

    - L'AfD pourrait ne pas céder à la pression, rejeter le projet anti-allemand, travailler à une alternative avec une perspective à long terme, travailler surtout à une option franco-allemande, le tout lié à l'espoir que la situation politique mondiale pourrait ouvrir de nouvelles options.

Au sein de l'AfD, il y a des représentants des deux options. Il y a ceux qui sont prêts à sacrifier des positions fondamentales et à se décider contre les intérêts allemands fondamentaux et pour une participation à la nouvelle grande faction transatlantique, afin de sauver ce qui peut l'être et de ne pas perdre le contact avec les partis européens au pouvoir et les grands partis d'opposition conscients de leur nation.

Mais il y a bien sûr aussi ceux qui ne veulent pas renoncer aux intérêts allemands fondamentaux, qui pensent même à l'échelle européenne et qui ne veulent pas renoncer à une conviction : il existe un accord avec la Russie qui prend en compte les besoins de sécurité des petits pays de l'ancien bloc de l'Est ainsi que l'intérêt européen de profiter de l'immense arrière-pays continental.

Mais surtout, il aurait pu y avoir un accord avec la Russie pour lequel une nation européenne n'aurait pas eu à se vider de son sang : car de ce point de vue, la guerre en Ukraine est le prix à payer pour le nouveau rideau de fer. Le prix et le rideau sont une catastrophe européenne, pas américaine.

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Quel est le rapport entre tout cela et Maximilian Krah, la Waffen SS et un collaborateur chinois ? Krah est l'un des rares hommes politiques de l'AfD à avoir prévu ce qui est désormais mis en œuvre sous la direction d'Orbán. Il avait déjà mis en garde contre cette évolution il y a des années.

Se débarrasser de lui par tranches, en jouant sur le fait que Le Pen aurait une raison tout à fait banale de se débarrasser immédiatement de l'ensemble du groupe AfD, tel est le projet des derniers mois.

Il ne s'agit pas du style politique de Krah ou de questions d'histoire. Il s'agit du fait qu'une puissante branche conservatrice de la droite américaine s'est formée en Europe, qui veut et va marquer l'Europe des droites conservatrices - aux dépens de l'Allemagne et avec la participation de l'irrédentisme conservateur allemand.

Il semble que l'AfD ait couru le risque d'éliminer l'homme politique européen le plus important qu'elle ait jamais eu sur la base de campagnes superficielles. Il semble aujourd'hui que le danger Krah soit écarté - pas encore tout à fait, mais presque. Il est probable que la conviction que la « mission » de l'Union des valeurs est de participer à des projets qui, en fin de compte, sont dirigés contre l'Allemagne, s'impose une fois de plus. C'est pourquoi Maassen était à Budapest, pas Weidel ou Chrupalla, et encore moins Krah, Höcke ou Bystron.

Quoi qu'il en soit, ceux qui veulent se débarrasser de Krah pour participer, purifiés, au projet de la CPAC, doit déclarer qu'il ne voit plus aucune possibilité pour une géostratégie allemande et européenne fondamentale capable de mettre fin au conflit brutal avec la Russie.

*Paru dans l'original sur sezession.de

La grande offensive contre l'AfD a échoué

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La grande offensive contre l'AfD a échoué

par Wolfgang Prabel

Source: https://opposition24.com/politik/die-grossoffensive-gegen-die-afd-ist-gescheitert/

Note de la rédaction: Il était une fois une bonne dame de Paris, qui n'avait jamais médité les fables de Monsieur de la Fontaine, dont une qui évoque une grenouille et un boeuf. Elle voulait le pouvoir dans sa boutique: à chacun ses plaisirs et ses projets. Mais voilà, elle le voulait, ce pouvoir, au détriment d'un tiers qu'elle accusait de tous les maux, comme l'était le baudet de la fable. Elle croyait l'avoir détruit, ce tiers, ce vil baudet, avec sa complice, Lady Garbatella. A néant, il sera réduit, pensait-elle, d'exister, il cessera. Patatras, voilà notre tiers, notre baudet, qui reprend bigrement du poil de la bête. Caramba, Oncle Sam, encore raté. Eh oui, la bougresse de Lutèce, a raté le coche, elle a fait une grosse boulette. Ses commanditaires ne vont pas être contents. Ils feront en sorte qu'elle sera tricard, comme elle l'était avant d'avoir gauchement offert ses services...

* * *

Au-delà des sondages, les élections municipales étaient un premier test. Hier soir, curieux comme je l'étais, je me suis d'abord rendu au bureau de vote de Mechelroda. L'AfD y est passée de 16,7 à 30,3%. Son allié, l'association locale des initiatives citoyennes, est passé de 6,7 à 12,8 %. La coalition d'unité nationale pro-gouvernementale a perdu 17,9% et n'a plus obtenu que 52,8% des voix.

La situation est similaire dans le district du Weimarer Land, qui n'a pas encore été entièrement dépouillé : l'AfD a progressé de 8,7% pour atteindre 26,3%.

Dans l'État libre de Saxe, l'AfD a progressé de 8,7% pour atteindre 26,4%, mais ce résultat intermédiaire est à prendre avec des pincettes, car les bureaux d'Erfurt n'ont pas encore été dépouillés. Le Front national a reculé de 13,5 %, les partis de gauche, les Verts, le SPD et le FDP ont été particulièrement impactés par la désaffection des électeurs, tandis que la CDU s'est maintenue.

Les partis du gouvernement "feu tricolore" ont été particulièrement malmenés: ils n'obtiennent que 17,6% au niveau national, contre 25,7% avant les élections. La coalition gouvernementale saxonne de Ramelow, composée de la gauche, des verts et du SPD, ne fait pas non plus bonne figure: elle obtient 23,3 %. Avant les élections, elle était de 34,9 %.

Alors, à quoi ont servi les discours sur la « conférence secrète », sur le « fascisme manifeste » et le « tout pour XXX » ? Rien du tout ! La vérité ne peut pas être arrêtée par les médias menteurs et controversés. La loi sur le chauffage, l'interdiction des véhicules à combustion, les éoliennes, l'inflation, la taxe sur l'air et autres méchancetés immondes ont laissé derrière elles une tornade de dévastation. La bonne nouvelle est que les Verts sont presque partout sous la barre des 5%.

En l'état actuel des choses, la répartition nationale des sièges est la suivante :

AfD 251 (+ 74)

CDU 250 (- 34)

Autres 190 (+ 32)

SPD 98 (- 33)

Gauche 83 (- 62)

Verts 33 (- 43)

FDP 25 (- 26)

J'estime que l'AfD obtiendra la majorité dans cinq ans. Mais il faudra alors ramasser les morceaux.

Salutations au service de renseignement intérieur : « Le même nous laisse en paix, mais c'est la contradiction qui nous rend productifs ». (Goethe)

Source : Prabelsblog

vendredi, 24 mai 2024

L'AfD, souffre-douleur des ambitions de pouvoir de Marine Le Pen

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L'AfD, souffre-douleur des ambitions de pouvoir de Marine Le Pen

Après plusieurs tentatives infructueuses, et pour cause, Marine Le Pen veut enfin remporter la prochaine élection présidentielle en France. C'est la seule raison pour laquelle elle se démarque de l'AfD.

Par Wolfgang Hübner

Source: https://www.pi-news.net/2024/05/die-afd-als-pruegelknabe-fuer-marine-le-pens-macht-ambitionen/

Non, la rupture entre le parti de Marine Le Pen et l'AfD n'a pas été provoquée par le thème de la remigration ni par les déclarations de Maximilian Krah. Ce sont des prétextes qui ne peuvent nullement convaincre l'observateur intelligent. Le point de rupture est à chercher ailleurs : le Rassemblement national (RN) de Mme Le Pen est d'abord un parti français avant d'être un parti de droite - exactement dans cet ordre. De même, l'AfD est d'abord un parti allemand avant d'être un parti de droite ou de droite conservatrice, toujours dans cet ordre.

Si l'on accepte et comprend cela, on comprend vite pourquoi il existe des différences importantes entre le RN et l'AfD. Car il s'agit de divergences entre les intérêts français et allemands, ainsi qu'entre les intérêts des partis en France et en Allemagne. La dirigeante du RN, Mme Le Pen, veut enfin gagner la prochaine élection présidentielle dans son pays. Aujourd'hui, ses chances d'y parvenir sont relativement bonnes. Pour préserver ses chances, la politicienne française n'a pas besoin de la sympathie ou du soutien de l'AfD, mais des électeurs de son pays.

L'un des objectifs du RN et de Mme Le Pen est de se démarquer davantage de l'Allemagne et des intérêts spécifiquement allemands. Berlin ne se fait d'ailleurs aucune illusion à ce sujet. Mais Le Pen est loin d'être une présidente capable d'irriter l'Allemagne, plus forte économiquement. Mais l'AfD allemande, bien moins puissante, pourrait déjà servir d'exemple à cette démarcation, comme elle le spécule apparemment en pensant à son électorat versatile. Si les dirigeants de l'AfD et de nombreux Allemands avaient des illusions sur la lutte commune avec le parti de droite français, elles se sont maintenant envolées.

C'est peut-être regrettable, mais ce n'est pas une raison pour se plaindre ou s'accuser. Un parti allemand n'est pas obligé d'orienter ses thèmes ou ses déclarations en fonction de ce qui plaît ou déplait à la Madame de Paris. Malheureusement, il faut s'attendre à ce que des voix s'élèvent maintenant au sein de l'AfD, qui témoignent une fois de plus d'un manque de conscience nationale. Dans notre État vassal de l'empire américain, l'affirmation de soi est tout sauf une vertu nationale répandue. Mais les patriotes, au moins, devraient s'en souvenir : ne nous laissons pas transformer en souffre-douleur pour les ambitions de pouvoir d'une femme politique française !

Wolfgang Hübner.

L'auteur de PI-NEWS Wolfgang Hübner écrit depuis de nombreuses années pour ce blog, principalement sur les thèmes de la géopolitique, du fascisme de gauche, de l'islamisation de l'Allemagne et de la liberté d'expression. Conseiller municipal de longue date et président du groupe parlementaire « Bürger für Frankfurt » (BFF), il a démissionné de son mandat à la Chambre des représentants de Francfort à la fin du mois d'octobre 2016. Passionné de vélo, il est joignable via sa page Facebook et son canal Telegram.

Maximilian Krah: le nouveau grand méchant loup de l'AfD !

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Maximilian Krah: le nouveau grand méchant loup de l'AfD !

Cela arrive dans l'arène politique : un homme comme Maximilian Krah devrait toujours être sur ses gardes. Chaque mot qu'il prononce peut être retourné contre lui.

Par Manfred Rouhs

Source: https://www.pi-news.net/2024/05/maximilan-krah-der-neue-ober-boesewicht-der-afd/

Björn Höcke peut reprendre son souffle. Au moins jusqu'aux élections européennes du 9 juin, Maximilian Krah lui a apparemment succédé dans le rôle du grand méchant loup de l'AfD dans les mass-médias. Après cela, il est bien probable que Höcke reprenne le flambeau...

Toute forme d'agitation politique efficace doit être personnalisée. Déclarer qu'une idéologie est criminelle ou nuisible est insignifiant et bien trop compliqué pour le grand public. Mais accuser certains acteurs politiques de rapacité ou d'obscénité, de misanthropie ou de fanatisme, c'est toujours possible. La chasse aux sorcières contre Donald Trump en est un bon exemple.

C'est aujourd'hui le tour de Maximilian Krah d'être dans le collimateur. Chaque interview qu'il donne a pour but, mais pas seulement, d'obtenir du matériel compromettant contre lui, le candidat principal de l'AfD aux élections européennes. Ce qui compte, ce n'est pas ce que Krah dit. Ce qui compte, c'est ce que l'on peut faire de ses déclarations.

Un journaliste du journal italien La Repubblica a évoqué dans son interview avec notre homme de 47 ans le thème éternellement actuel de la Seconde Guerre mondiale, celui de la W affen-S S. Le Handelsblatt n'en traduit qu'une phrase : « Je ne dirai jamais que toute personne portant un uniforme S S était automatiquement un criminel ».

Au lieu de cela, il aurait pu demander : « Quel est le rapport entre les S S et les élections européennes ? »

Il y a très exactement 30 ans, j'ai eu un débat politique dans les studios de RTL à Cologne avec le maire de la ville à la cathédrale de l'époque, Norbert Burger (SPD). Nous nous connaissions bien pour avoir participé aux réunions du conseil municipal, où j'avais été élu en 1989 pour le compte des Républicains. L'animateur a voulu lancer une balle à Burger et m'a interrogé sur le caractère criminel de la Waf fen S S, dont l'uniforme avait été porté par mon ancien président de parti, Franz Schönhuber. J'ai répondu à peu près en substance :

« Presque tous les membres de la Waffen SS étaient peut-être des criminels - à l'exception de Franz Schönhuber et du Rottenführer Jürgen Girgensohn. Sinon, le SPD n'aurait pas élu ce dernier ministre de la culture de Rhénanie-du-Nord-Westphalie lorsque j'étais au lycée ».

Les traits de Burger se sont dérobés. L'enregistrement disparut dans une armoire à dossiers toxiques et ne fut jamais diffusé.

Konrad Adenauer (CDU) était sûr de lui :

« Je sais depuis longtemps que les soldats de la Waff en S S étaient des gens respectables. Mais, tant que nous n'avons pas la souveraineté, les vainqueurs sont les seuls à faire pencher la balance sur cette question, de sorte que nous n'avons pas les moyens d'exiger une réhabilitation ».

Kurt Schumacher (SPD) était sur la même longueur d'onde que Maximilian Krah et a déclaré « qu'il n'avait aucune réserve quant aux associations d'anciens membres de la S S et qu'il rejetait également toute “culpabilité collective” en ce qui concerne la S S ».

Franz-Josef Strauß (CSU) est allé plus loin en écrivant dans une lettre aux vétérans de la S S :

« Vous saurez ce que je pense personnellement des performances des unités de la W affen S S engagées sur le front. Vous êtes bien entendu inclus dans mon estime pour le soldat allemand de la dernière guerre mondiale ».

En comparaison, Maximilian Krah est tout à fait inoffensif. La chasse aux sorcières dont il fait l'objet est manifestement sans fondement et exclusivement motivée par des intérêts politiques.

* * *

L'auteur de PI-NEWS Manfred Rouhs, né en 1965, est le président de l'association Signal für Deutschland e.V., qui indemnise les victimes de crimes politiques, publie le magazine trimestriel SIGNAL et gère un portail d'information sur Internet. L'association publie également un portail de télévision en ligne gratuite en streaming et fournit des autocollants politiques et d'autres supports publicitaires à distribuer en masse. Manfred Rouhs est un entrepreneur basé à Berlin.

Spectacle politique: l'AfD a été sacrifiée par Meloni, Le Pen et Orban

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Spectacle politique: l'AfD a été sacrifiée par Meloni, Le Pen et Orban

David Berger

Source: https://philosophia-perennis.com/2024/05/23/polit-show-die-afd-von-meloni-le-pen-und-orban-geopfert/

La mise à l'écart de Maximilian Krah n'a pas aidé l'AfD. Le groupe conservateur ID (« Identité et démocratie ») du Parlement européen vient de décider à une nette majorité d'exclure tous les autres députés de l'AfD.

Ce qui semble être une catastrophe pour l'AfD l'est à première vue seulement. Car quelle aurait été la valeur politique d'une AfD qui aurait abandonné le thème de la remigration, qui aurait participé à l'extension de la guerre en Ukraine au risque d'une troisième guerre mondiale et qui serait restée silencieuse sur la distribution de l'argent des contribuables allemands dans toute l'UE ?

Krah et Bystron ont déjà été sacrifiés. Mais tout cela n'a pas suffi à apaiser la nouvelle alliance des femmes de l'UE sous l'égide de von der Leyen: pour les femmes fortes de la droite européenne, Giorgia Meloni (chef du gouvernement en Italie) et Marine Le Pen (candidate à la succession de Macron en France), la présidente de l'AfD Weidel « n'est plus une interlocutrice. Ils l'ont répudiée » - indique le quotidien Bild.

Dans ce contexte, ils citent ici l'incorruptible journaliste Stefan Magnet, qui fait des remarques sur le contexte :

« Grâce à mes contacts directs avec Berlin, Vienne, Paris et Budapest, je sais que ce à quoi nous assistons actuellement dans le microcosme des “partis de droite” européens est un show politique.

Il ne s'agit pas des déclarations contestées de Krah.

Il s'agit de politique : Le Pen et Meloni veulent fonder avec Orban leur propre groupe parlementaire européen « non radical ». L'AfD leur barre la route. C'est aussi simple que cela. Alors on démonte l'AfD. Et s'il n'y a pas d'« arguments » plausibles, il faut recourir aux vielles lunes et lubies, comme les SS. En fait selon le mot d'ordre: « Adolf Hitler ne doit jamais mourir » !

Il est constamment instrumentalisé, cet Adolf d'antan ! (Hitler a plus d'entrées sur Google que la plupart des candidats politiques actuels dans cette fin dystopique mondialiste. C'est une véritable psychose). On peut trouver la démarche de Le Pen raisonnable et sérieuse, ou traîtresse et obsédée par le pouvoir.

L'AfD est un obstacle à l'amour de la Hongrie et de la France ? Eh bien... Vous n'entendrez pas cette vérité objective autrement, car de nombreux « rapporteurs » sont désormais intégrés à certains lobbies. Ce n'est pas mon cas. Et je rapporte ce qui se passe : CE QUI EST. Et pas ce que je voudrais qu'on me dise. Ou : ce que les autres aimeraient entendre. Je ne suis pas à vendre.

La prise de pouvoir mondialiste est au centre de mon attention, de mes reportages et de mon travail d'information. Car TOUT est en jeu. Mais aujourd'hui, je fais une exception et je commente brièvement la politique du jour. Une exception !" (source: https://x.com/MagnetStefan/status/1793612147961860560).

Weidel et Chrupalla optimistes

Malgré tout, les deux porte-parole fédéraux de l'AfD, Dr. Alice Weidel et Tino Chrupalla, se montrent optimistes: « Nous avons pris note de la décision du groupe ID. Nous sommes néanmoins optimistes pour la prochaine soirée électorale et les jours qui suivront. L'AfD s'efforcera bien entendu de constituer un groupe puissant au Parlement européen avec une délégation renforcée. Pour pouvoir agir politiquement à Bruxelles, il est indispensable de collaborer avec des partis proches. Nous sommes donc confiants de pouvoir compter sur des partenaires fiables à nos côtés au cours de la nouvelle législature ».

jeudi, 23 mai 2024

Fureurs et caprices à Paris: le Rassemblement national rompt sa collaboration avec l'AfD

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Fureurs et caprices à Paris: le Rassemblement national rompt sa collaboration avec l'AfD

Source: https://zuerst.de/2024/05/22/zickige-franzosen-rassemblement-national-kuendigt-zusammenarbeit-mit-der-afd-auf/

Paris . Après des manifestations de mécontentement répétées et des tentatives infructueuses de l'AfD pour dissiper les malentendus, le Rassemblement national français (anciennement Front national) de Marine Le Pen a définitivement coupé les liens avec l'AfD. Désormais, il n'y aura plus de coopération entre les deux partis sous l'égide d'un groupe commun au Parlement européen. Actuellement, le RN et l'AfD sont membres du groupe Identité et démocratie (ID).

« Nous ne siégerons plus avec eux au cours de la prochaine législature », a déclaré Alexandre Loubet, directeur de campagne de la tête de liste européenne et chef du parti RN, Jordan Bardella.

La rupture avait déjà été annoncée en début d'année, lorsque le RN avait manifesté son mécontentement face à la participation de membres de l'AfD à la prétendue « réunion secrète » de Potsdam du penseur identitaire Martin Sellner. Ce dernier s'est récemment fait connaître par sa proposition de « remigration ». Au Rassemblement national, qui se réclame de la tradition républicaine de la « Lex soli », c'est-à-dire de la nationalité en fonction du lieu de naissance, on ne croit pas à cette idée. La présidente du RN, Marine Le Pen, avait fait part de son désaccord à la direction de l'AfD. Elle avait menacé de mettre fin à la coopération parlementaire.

La présidente de l'AfD, Alice Weidel, s'est alors rendue à Paris en février pour s'entretenir avec Le Pen et Bardella. Mais l'ambiance est restée glaciale. La partie française a même démenti explicitement par la suite qu'une entente ait été trouvée - ce qui ne l'intéressait visiblement plus à ce moment-là. Le directeur de campagne de Bardella, M. Loubet, a déclaré à l'AFP : « Nous avons eu des discussions ouvertes, mais aucune leçon n'a été tirée. Maintenant, nous en tirons les conséquences ».

Les Français invoquent toutefois comme raison officielle de leur décision les récentes déclarations de Maximilian Krah, tête de liste de l'AfD aux européennes, sur la Waffen-SS. Dans une interview accordée au journal italien La Repubblica, Krah a déclaré qu'il ne dirait jamais « que tous ceux qui ont porté l'uniforme SS étaient automatiquement des criminels ». Il a ajouté que la culpabilité devait être évaluée au cas par cas et qu'à la fin de la guerre, la SS comptait près d'un million de membres. « Même l'écrivain Günter Grass appartenait à la Waffen SS ». Le RN ne sait probablement pas non plus que des soldats français de la Waffen SS ont même fait partie des derniers défenseurs de Berlin.

On ne sait pas encore si le RN va faire en sorte que l'AfD soit exclue du groupe ID ou s'il va quitter le groupe lui-même. Le groupe ID est actuellement composé de neuf partis de droite. Mais les cartes seront de toute façon redistribuées après les élections européennes de juin (mü).

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dimanche, 19 mai 2024

Krah - Höcke - Bystron: la campagne de dénigrement contre l'AfD s'accélère

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Krah - Höcke - Bystron: la campagne de dénigrement contre l'AfD s'accélère

Source: https://zuerst.de/2024/05/19/krah-hoecke-bystron-die-schmutzkampagne-gegen-die-afd-nimmt-fahrt-auf/

Munich/Bruxelles. La tactique est trop évidente : à quelques semaines des élections européennes, l'AfD, le plus fort et le seul parti d'opposition allemand authentique, doit être discrédité auprès des électeurs par une multitude de nouvelles à connotations négatives. C'est dans ce contexte que s'inscrit la condamnation pour délit d'opinion prononcée ces jours-ci à l'encontre de Höcke, chef du groupe parlementaire et du parti en Thuringe, mais aussi la perquisition des bureaux bruxellois de Maximilian Krah, tête de liste de l'AfD aux élections européennes.

Coup de théâtre : les bureaux de l'eurodéputé munichois Petr Bystron ont été perquisitionnés par un important dispositif policier. Le Bundestag avait déjà levé l'immunité parlementaire de ce dernier. Le parquet général de Munich a déclaré qu'il y avait un « soupçon initial » de corruption et de blanchiment d'argent.

Le bureau de député de Bystron dans la Jakob Kaiser Haus du Bundestag ainsi que plusieurs propriétés dans les districts bavarois de Munich, Erding et Deggendorf ainsi qu'à Majorque ont été examinés. Au total, onze procureurs et environ 70 policiers de l'office bavarois de la police judiciaire auraient été impliqués. Des témoins qui ne sont pas considérés comme des accusés dans la procédure ont également été victimes des perquisitions. L'objectif aurait été de saisir des documents et des supports de données afin de les fouiller à la recherche de preuves.

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Bystron, d'origine tchèque et président AfD de la commission des affaires étrangères du Bundestag depuis 2017, est actuellement candidat en deuxième position sur la liste de l'AfD pour les élections européennes - derrière Krah. Tous deux sont publiquement montrés du doigt depuis des semaines en raison de liens présumés avec des réseaux prorusses et de possibles versements d'argent. En mars, à la suite d'une enquête des services de renseignement, la République tchèque avait placé la plateforme Internet prorusse « Voice of Europe » (VoE) sur la liste nationale des sanctions, où des interviews de Bystron et Krah avaient également été publiées. Toutefois, le site tchèque a précisé par la suite que Bystron n'était pas mentionné dans ses fichiers mis à la disposition de ses collègues allemands.

Le parquet de Munich avait ouvert une enquête préliminaire sur le cas de Bystron afin de déterminer s'il existait un début de soupçon de corruption d'un député.

Les dirigeants de l'AfD, qui avaient exigé de Bystron qu'il prenne position il y a plusieurs semaines déjà, se sont jusqu'à présent abstenus de prendre ouvertement leurs distances avec leurs têtes de liste. Les chefs du parti, Alice Weidel et Tino Chrupalla, ont plutôt fait savoir que « la levée de l'immunité et la perquisition des bureaux et des locaux privés de Petr Bystron sont des faits graves ». Jusqu'à présent, aucune preuve n'a été apportée pour étayer les accusations portées contre lui depuis plusieurs semaines. Le groupe espère une conclusion rapide de l'enquête, « afin que l'on ne soupçonne pas une tentative d'influencer la campagne des élections européennes par le biais des autorités et des parquets aux ordres ».

Or, à quelques semaines des élections européennes, c'est bien de cela qu'il s'agit pour les autorités. Les derniers sondages donnent néanmoins l'AfD à 17%, bien avant le SPD et les Verts (rk).

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mercredi, 01 mai 2024

Suite à une question de l'AfD au Bundestag, Marine Le Pen demande de "s'occuper plutôt des problèmes de l'Allemagne"

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Suite à une question de l'AfD au Bundestag, Marine Le Pen demande de "s'occuper plutôt des problèmes de l'Allemagne"

Source: https://zuerst.de/2024/04/24/wegen-einer-afd-anfrage-im-bundestag-marine-le-pen-fordert-sich-lieber-um-deutschlands-probleme-kuemmern/

Paris/Berlin . Des désaccords s'annoncent à nouveau entre le Rassemblement national (RN) et l'AfD. L'AfD s'était permis de demander au gouvernement allemand, dans une question écrite, de prendre position sur "les résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies selon lesquelles la France doit restituer l'archipel de Mayotte à l'Union des Comores". L'archipel en question est situé dans l'océan Indien. En 1974, 1976 et 2009, la population de l'île de Mayotte s'était prononcée pour son maintien dans le giron français pour des raisons évidentes - mais les Comores et l'ONU ne reconnaissent pas ce vote.

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La question de l'AfD ne portait finalement pas sur les lointaines îles des mers du Sud, mais plutôt sur les doubles standards de l'UE et du gouvernement allemand: en effet, contrairement au cas de Mayotte, Bruxelles et Berlin ne reconnaissent pas les référendums dans les "républiques populaires" de Donetsk et Lougansk, qui appartiennent désormais à la Russie.

La présidente du RN, Marine Le Pen, a exprimé sa colère face à la demande de l'AfD. Lors d'une visite dans le territoire français d'outre-mer tout récemment, elle a déclaré que l'AfD devrait "plutôt s'occuper des problèmes de l'Allemagne". Elle pourrait volontiers expliquer à l'AfD "pourquoi les habitant de Mayotte ont déjà exprimé trois fois leur volonté d'être français". La comparaison avec l'Ukraine est "particulièrement maladroite". Elle a annoncé qu'elle donnerait "quelques leçons de géopolitique" à ses amis du groupe.

Le porte-parole de l'AfD, Matthias Moosdorf, a déclaré à l'AFP que la question était "en attente depuis longtemps". Il s'agit pour l'AfD d'une politique de "deux poids, deux mesures", pratiquée par l'Allemagne, en matière de "respect du droit international". Berlin ne reconnaîtrait pas, par exemple, les résultats des référendums dans les régions d'Ukraine désormais rattachées à la Russie.

Les relations entre l'AfD et le Rassemblement national (anciennement Front national) sont tendues depuis un certain temps déjà. Marine Le Pen s'était récemment offusquée de la prétendue "réunion secrète" au cours de laquelle Martin Sellner avait fait un exposé sur les questions de "remigration" des étrangers. (mü)

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mercredi, 28 février 2024

Tiraillements autour du vocable "remigration": Marine Le Pen demande à l'AfD de prendre ses distances

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Tiraillements autour du vocable "remigration": Marine Le Pen demande à l'AfD de prendre ses distances

Source: https://zuerst.de/2024/02/28/probleme-mit-der-remigration-marine-le-pen-fordert-von-der-afd-distanzierung/

Paris. Marine Le Pen, fille du légendaire cofondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, deviendra-t-elle la prochaine Giorgia Meloni ? Après un échange entre l'actuelle dirigeante du Rassemblement national et la porte-parole allemande de l'AfD, Alice Weidel, les doutes se multiplient quant au sérieux du tournant "patriotique" de Marine Le Pen en Europe.

Il y a quelques semaines, alors que le ton montait suite à la prétendue "réunion secrète" de Potsdam, au cours de laquelle il a été question de "remigration" des étrangers en présence du penseur identitaire autrichien Martin Sellner, la politicienne française de droite a, peu après, exigé de l'AfD qu'elle se distancie de telles idées. L'AfD a alors cherché à discuter avec Marine Le Pen. Il en va de la pérennité du groupe commun "Identité et démocratie" au Parlement européen.

Le débat a maintenant eu lieu et sur X (anciennement Twitter), Alice Weidel s'est déclarée satisfaite : "Nous avons abordé de nombreux domaines politiques et constaté que nous avions les mêmes approches pour résoudre les grands problèmes d'aujourd'hui". Le chef du RN, Jordan Bardella, aurait également participé à l'entretien.

Mais la rencontre ne s'est apparemment pas déroulée de manière aussi harmonieuse. Du moins, le Rassemblement national vient d'en rajouter une couche. Comme l'ont rapporté plusieurs médias français, citant entre autres le député RN Thibaut François, Weidel a été confrontée à Paris à la demande d'exposer sa position sur le thème de la "remigration". Le RN aurait également exigé un "engagement écrit" selon lequel la demande de "remigration" ne ferait jamais partie du programme de l'AfD (ndlr: de quoi j'me mêle?).

Déjà après la réunion de Potsdam, Marine Le Pen s'était exprimée en déclarant qu'elle se sentait en "contradiction claire" avec ce qui aurait été discuté à cette occasion. Elle n'était absolument pas d'accord avec cela. L'AfD avait démenti être favorable, par exemple, à la déportation de citoyens allemands ayant un passé migratoire.

Contrairement à l'orientation précédente de son père, Marine Le Pen s'emploie depuis des années à "dé-diaboliser" le parti. Pour cela, elle accepte également de se rapprocher du courant dominant. On ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec l'évolution en Italie, où la nouvelle dirigeante du gouvernement, Giorgia Meloni, fait également des concessions aux nuisances idéologiques dominantes et ne peut faire état d'aucun succès, notamment dans la lutte contre l'immigration clandestine (mü).

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Sahra Wagenknecht: "Je ne vois pas de position d'extrême droite chez Mme Weidel"

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Sahra Wagenknecht: "Je ne vois pas de position d'extrême droite chez Mme Weidel"

Source : https://zuerst.de/2024/02/28/sahra-wagenknecht-kann-bei-frau-weidel-keine-rechtsextremen-positionen-erkennen/

Berlin. Sahra Wagenknecht garde la tête froide. Dans une interview accordée au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS), elle s'est opposée à l'opinion selon laquelle la présidente de l'AfD, Mme Weidel, défendrait des positions "d'extrême droite". Elle a déclaré textuellement : "Mme Weidel ne défend pas des positions d'extrême droite, mais des positions conservatrices et économiques libérales".

Weidel tient "des discours agressifs, mais je ne vois pas chez elle d'idéologie völkisch, c'est-à-dire l'hypothèse selon laquelle les nations ne se constituent pas par la culture, mais par les gènes et le sang", a déclaré la responsable du mouvement BSW.

Wagenknecht a également pris la défense des électeurs de l'AfD contre les accusations. Ceux-ci "ne sont pas, dans leur grande majorité, des extrémistes de droite". "Ils sont en colère de voir à quel point notre pays est mal gouverné, ils sont à juste titre indignés par des politiciens déconnectés qui n'évoluent plus que dans leur bulle et ne connaissent même plus les problèmes des gens, et ne peuvent, dès lors, encore moins les résoudre".

Avec ces appréciations, la présidente de parti fraîchement élue ne s'est pas fait d'amis auprès de certains de ses anciens camarades. Ainsi, le ministre-président de Thuringe Ramelow (LINKE) a écrit sur X : "Non, Mme Weidel est la responsable de l'AfD qui est d'extrême droite, et Mme Wagenknecht minimise cela délibérément". Et Clara Bünger, députée de gauche au Bundestag, a écrit : "Ceux qui minimisent la politique de droite de Weidel et d'un parti classé comme extrémiste de droite confirmé dans plusieurs Länder contribuent à la normalisation des positions de droite" (rk).

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mardi, 27 février 2024

Remigration : politiquement et moralement justifiée

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Remigration : politiquement et moralement justifiée

Jan Lievens

Source : Nieuwsbrief Knooppunt Delta, no. 187, février 2024

En Allemagne, la "lutte contre la droite" a atteint un nouveau sommet. En janvier, la soi-disant plateforme de recherche Correctiv a révélé que des politiciens du parti national de droite Alternative für Deutschland et l'activiste identitaire Martin Sellner travaillaient sur un plan secret visant à expulser massivement les citoyens allemands issus de l'immigration (sous le titre inquiétant de "Geheimplan gegen Deutschland"). Qu'est-ce que cela veut dire ?

Le caucus Correctiv, de gauche, a concocté une histoire sensationnelle qui a été dévorée comme un gâteau sucré par de nombreux médias européens, sans aucune vérification des faits. La conférence de Sellner sur la remigration a été exagéré dans des proportions absurdes. Certains ont même comparé la réunion de Potsdam à la conférence de Wannsee de 1942, où la "solution finale" à la "question juive" a été discutée et où la mise en œuvre de l'Holocauste a été coordonnée. On voit bien comment les fantasmes sur les nazis continuent de hanter les esprits.

Toute personne de droite est un nazi

Dans l'Allemagne d'aujourd'hui, quiconque prône l'inversion des flux migratoires est assimilé à un nazi. C'est aussi simple que cela. Tout cela doit être vu dans la perspective des prochaines élections européennes de juin. L'AfD est en pleine ascension et les partis établis craignent de perdre du pouvoir. La campagne de dénigrement actuelle s'inscrit dans le cadre des tentatives visant à interdire le parti ou à retirer leurs droits politiques aux politiciens populaires de l'AfD, tels que Björn Höcke, afin qu'ils ne puissent plus se présenter aux élections.

Pas de plan secret

Une lecture sobre des faits montre que la conférence de Martin Sellner sur la remigration est davantage un avant-goût de son livre qui sera bientôt publié qu'un plan secret visant à expulser des millions de personnes. Les citations de sa conférence ont été tronquées et déformées. Sellner, dans ses propres termes (""Geheimplan Vertreibung ?" - Nun äußert sich Sellner", Junge Freiheit, 10 janvier 2024), n'a pas non plus fait de distinction entre les ressortissants allemands.

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Sellner est un orateur et un publiciste doué qui ne cache pas ses opinions. Martin Sellner (né en 1989) a étudié la philosophie et le droit et, en tant qu'activiste et stratège, il a construit le mouvement identitaire dans les pays germanophones. Son travail est principalement publié par Antaios, la maison d'édition allemande de la nouvelle droite autour de Götz Kubitschek. L'année dernière, il a publié l'ouvrage provocateur "Regime Change von Rechts. Eine strategische Skizze". En mars, son nouveau livre "Remigration. Ein Vorschlag" sortira de presse. Il y précise que remigration n'est pas synonyme d'expulsion.

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Que propose réellement Sellner ?

Sellner préconise une politique de remigration à l'égard des étrangers qui ne peuvent être assimilés sur les plans culturel, économique, politique et religieux. La remigration n'a rien à voir avec la déportation, comme ce fut le cas, par exemple, pour 14 millions d'Allemands de l'Est après la Seconde Guerre mondiale, dont environ deux millions n'ont pas survécu. L'histoire des "Heimatvertriebene" est trop souvent oubliée, alors qu'elle fut sans précédent.

Ce que Sellner propose n'est pas très différent des options politiques qui voient le jour en Europe aujourd'hui, telles que des dispositions plus strictes en matière de séjour et de voyage ou des incitations au retour volontaire. Sellner les associe à une politique de droite, émanant de la culture dominante (de la Leitkultur), une politique d'assimilation, ainsi qu'à des critères précis tels que la criminalité, le fondamentalisme politico-religieux et la distance culturelle. Il s'agit d'une politique qui prendrait environ 30 à 40 ans. La remigration des immigrants illégaux et des étrangers qui ne peuvent pas être intégrés est légalement possible, politiquement et moralement justifiée et pratiquement réalisable. Il s'agit d'un processus qui profiterait à tout le monde, a déclaré Martin Sellner. Si l'Europe veut préserver son identité et sa liberté, nous ne pouvons pas contourner le concept clé de la remigration dans les décennies à venir.

Chaque inconvénient a son avantage

Malgré une véritable campagne de haine contre Sellner, l'AfD et la "droite" en général, la gauche totalitaire marque un nouveau but contre son camp. Le nouveau livre de M. Sellner est actuellement en tête des ventes sur Amazon, alors qu'il n'a pas encore été publié. L'éditeur Antaios a annoncé début février que quelque 7000 précommandes avaient déjà été enregistrées sur Amazon, mais que, par principe, il ne livrerait pas (plus) à Amazon - pour en savoir plus, cliquez ici: https://sezession.de/68936/warum-antaios-das-buch-remigration-nicht-an-amazon-liefern-wird .  Nos amis allemands défendent leur cause et méritent notre soutien.

Vous pouvez commander 'Remigration' de Martin Sellner ici: https://antaios.de/gesamtverzeichnis-antaios/einzeltitel/197055/remigration.-ein-vorschlag .

Jan Lievens

dimanche, 18 février 2024

Avec l'AfD

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Avec l’AfD

par Georges FELTIN-TRACOL

La une de Libération du 5 février dernier a fait jubiler la rédaction du quotidien gaucho-bancaire. Les bouffons se félicitent des démonstrations d’hostilité publique outre-Rhin contre l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), le mouvement national-conservateur en pleine ascension électorale selon les enquêtes d’opinion et les élections partielles.

Libération se réjouit qu’entre 1,3 million et trois millions de personnes (et pourquoi pas cent milliards ?) manifestent les samedis et dimanches dans de nombreuses villes du pays. C’est plutôt inquiétant d’observer une telle concentration sur les trottoirs de cas psychiatriques. À croire aussi que le système d’évacuation des égouts fonctionne moins bien puisqu’il y a maintenant partout des débordements…

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La cause de cette réaction minoritaire (rapportée aux 80 millions d’habitants, elle représente entre 1,62 et 3,75%) qui rappelle l’action des « Sardines » en Italie en 2019 contre la Lega de Matteo Salvini, est la divulgation d’une prétendue réunion secrète tenue en novembre 2023 à Postdam. S’y trouvaient des responsables de l’AfD, des Identitaires dont l’Autrichien Martin Sellner, alors qu’en théorie, tout contact entre l’AfD et les Identitaires est proscrit, et des membres de la WerteUnion (Union des Valeurs), l’aile conservatrice de la CDU, la démocratie chrétienne. Le sujet principal abordé aurait été la remigration des étrangers délinquants et des naturalisés allemands inassimilables. La révélation de cette rencontre a soulevé l’indignation pavlovienne immédiate d’une classe politique largement corrompue.

Il revient au portail en ligne Correctiv d’être à l’origine de cette information malveillante. Or on apprend quelques jours plus tard que ce site de désinformation a reçu des millions de dons de la part de plusieurs ONG mondialistes. L’État fédéral lui a aussi versé en 2022 – 2023 plus de deux millions d’euros, ce qui en fait bien sûr un vecteur médiatique totalement indépendant. Le thème porteur de la remigration a en outre provoqué l’étonnant mécontentement de Marine Le Pen dont le parti siège pourtant aux côtés des élus de l’AfD au Parlement dit européen dans le groupe Identité et Démocratie. Elle a exprimé pour l’occasion son rejet de toute remigration. Comme l’avance avec raison Emmanuel Todd, l’actuelle présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale tend de plus en plus vers un compromis suicidaire avec le macronisme déliquescent.

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Outre l’organisation d’un vaste théâtre anti-fasciste de pacotille, les révélations douteuses de cette officine para-gouvernementale ont accéléré les intentions, voire les comportements discriminatoires à l’encontre de l’AfD et de ses membres ainsi qu’envers les autres participants de cette fantasmatique réunion. En plus d’essayer d’empêcher la venue de Martin Sellner en Allemagne au mépris des accords de Schengen, la municipalité de Cologne vient de licencier l’une des participantes, Simone Baum, liée à l’Union des Valeurs. Le ministre-président de la Bavière, Markus Söder, de la CSU (Union sociale chrétienne), s’interroge pour sa part sur la compatibilité d’être à la fois fonctionnaire et membre de l’AfD. S’il y avait un parti allemand qu’il faudrait interdire, ce serait plutôt les Grünen bellicistes, multiculturalistes et complètement alignés sur les thèses wokistes de la Grande Ré-initialisation davosienne. Les Grünen ont perverti l’écologie authentique qui ne peut être qu’identitaire, enracinée et bio-conservatrice.

Le 30 janvier 2024, le président de la République fédérale d’Allemagne, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, a comparé en public les militants de l’AfD à des « attrapeurs extrémistes de rats ». Si un sympathisant de l’AfD avait osé une telle allusion, il aurait aussitôt été crucifié en place politico-médiatique ! La société berlinoise de ramassage des ordures, la Deutsche Bahn (les chemins de fer), la Buba (la Banque centrale), la société Volkswagen – Porsche, des chanteurs, des artistes, des sportifs s’élèvent contre l’AfD. Katharina Dröge, co-présidente du groupe parlementaire des Verts, et Robert Habeck, le vice-chancelier, ministre Vert de l’Économie et du Climat, très favorable aux traités de libre-échange conclus par l’Union non européenne, suggèrent de dissoudre l’AfD.

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En haut, Bj. Höcke; en bas, H. G. Maassen.

Mi-janvier, l’excellent blogue de Lionel Baland – dont il faut saluer le travail quotidien remarquable – rapporte qu’une pétition en ligne a recueilli en peu de jours un million de signatures. Les pétitionnaires exigent le retrait des droits civiques fondamentaux de Björn Höcke, le chef de file identitaire de l’AfD en Thuringe. Pis, l’ancien directeur de l’Office fédéral pour la protection de la Constitution (ou BfV, la police politique du régime de Berlin), Hans-Georg Maaßen, président de la WerteUnion, est dorénavant considéré comme un extrémiste. Il risque de perdre le versement mensuel de sa pension de retraite. Des chefaillons Verts désirent même surveiller dirigeants, adhérents et sympathisants de l’AfD et d’autres mouvements patriotiques, y compris sur leur lieu de travail et dans leur vie privée. C’est la mise en place insidieuse d’un harcèlement dit démocratique qui doit de la part des tenants de l’inclusion s’achever par l’exclusion socio-politique globale des dissidents. L’ambiance outre-Rhin rappelle étrangement le « tour infernal » au lendemain du 21 avril 2002 et la qualification pour le second tour de la présidentielle de Jean-Marie Le Pen.

Un certain Omid Nouripour, co-président du parti des Verts, veut, quant à lui, la fin des Jeunes pour l’Alternative (JA), l’unité jeunesse de l’AfD. Le 2 février, le tribunal administratif de Cologne a autorisé le BfV à qualifier les JA « de tendance extrémiste avérée ». Pas en reste sur ce sectarisme grossier, le secrétaire général de la CSU, Martin Huber, souhaite exclure l’AfD du financement public des partis politiques. Il y a désormais un précédent dangereux ! Le Tribunal constitutionnel fédéral de Karlsruhe vient de priver, le 23 janvier, l’ancien NPD (Parti national-démocrate) devenu Die Heimat (La Patrie) de tout financement public pour les six prochaines années parce que ses déclarations iraient à l’encontre de l’ordre libéral démocratique établi. L’AfD a au-dessus d’elle une épée de Damoclès. Dernièrement, au Parlement régional du Land de Hesse, la coalition partitocratique (CDU, SPD, Grünen et libéraux du FDP) a empêché la candidate de l’AfD d’obtenir une vice-présidence de droit. Cette entente post-démocratique vote contre Anna Nguyen (photo, ci-dessous), fille de réfugiés... vietnamiens. On a donc un magnifique exemple de xénophobie de la part de donneurs de leçons patentés. Ces quelques exemples n’indiquent-ils pas l’émergence d’un totalitarisme propre à la logique libérale mortifère de l’État de droit ?

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Il y a cependant quelques nouvelles positives. Alexandra Föderl-Schmid, rédactrice en chef-adjointe du Süddeutsche Zeitung, accusait Alice Weidel, l’une des responsables de l’AfD de plagiat universitaire. Föderl-Schmid vient de se retirer de son journal, car elle est à son tour accusée de… plagiat. En Bavière, avec l’accord surprenant de la CSU et des Électeurs libres au pouvoir, deux élus de l’AfD sont devenus juges bénévoles à la Cour constitutionnelle de cet État libre. Enfin, la vaste campagne de dénigrement médiatique provoque en réponse une vague d’adhésions à l’AfD, environ 8.000 en quelques mois ! Quant au nouvel essai de Martin Sellner publié aux éditions Antaios, Remigration. Ein Vorschlag (« Remigration. Une suggestion »), il caracole en tête des ventes sur Internet aux dépens des libraires frileux et hargneux qui refusent de le vendre au mépris des règles du marché unique européen. La Commission pseudo-européenne laisse faire.

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Pendant que l’Allemagne plonge dans un cirque politico-médiatique grotesque, le président turc Recep Tayyip Erdogan encourage la formation d’une Alliance démocratique pour la diversité et le renouveau (DAVA) destinée aux Turcs installés en Allemagne et qui s’adresse aussi aux autres populations allogènes musulmanes. DAVA va présenter des candidats aux européennes de cette année. Mais qui se soucie de cette ingérence flagrante ? Il revient aujourd’hui aux Français de franchir la « ligne bleue des Vosges » et d’apporter un ferme soutien au formidable combat de l’AfD.  

GF-T

  • « Vigie d’un monde en ébullition », n° 102, mise en ligne le 14 février 2024 sur Radio Méridien Zéro.

mardi, 23 janvier 2024

Le visage ouvertement totalitaire de la démocratie libérale

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Le visage ouvertement totalitaire de la démocratie libérale

par Paolo Borgognone

Source : Paolo Borgognone & https://www.ariannaeditrice.it/articoli/il-volto-totalitario-conclamato-della-democrazia-liberale

Puisque le parti AfD (Alternative für Deutschland) a grimpé dans les sondages nationaux à 24%, qu'il participe au soulèvement populaire des agriculteurs et qu'il est susceptible de gagner la sympathie de nombreux manifestants (augmentant ainsi encore ses électeurs potentiels), et qu'il s'agit d'un parti considéré comme "eurosceptique" et de surcroît "pro-russe", qu'est-ce qu'une partie du gouvernement allemand a proposé de faire pour s'opposer à ce qu'elle considère comme une menace politique pour son existence ? Être plus crédible avec ses partis lors des élections et battre l'AfD en termes de votes ? Modifier ses politiques pour répondre aux demandes des agriculteurs ? Non. Rien de tout cela.

Certains ministres allemands ont proposé d'utiliser la méthode Zelensky avec l'AfD, c'est-à-dire la méthode utilisée par le gouvernement ukrainien pour traiter l'opposition: dissoudre les partis d'opposition. Dans le cas allemand, il s'agirait de dissoudre l'AfD par la force, mettant ainsi hors la loi les opinions et la liberté politique de 24% des électeurs allemands. La dissolution de l'AfD entraînerait en effet, si elle était mise en œuvre, la disqualification immédiate de tous ses membres élus, la fermeture de ses bureaux et l'interdiction de reconstituer le parti dissous sous une autre forme. La CDU, le parti allemand qui bénéficierait le plus d'une éventuelle dissolution de l'AfD parce que cette dernière représente aujourd'hui son adversaire le plus dangereux et parce que les deux (CDU et AfD) puisent plus ou moins dans le même bassin électoral, jubile déjà.

Plus sceptiques, les sociaux-démocrates et les libéraux misent, eux, sur le "diviser pour régner" pour affaiblir leur front opposé. Mais au-delà de ces petits jeux politiques entre les différents acteurs de la scène allemande, la réflexion que nous devons, je crois, nous poser est la suivante : la démocratie libérale a révélé son vrai visage, qui est en fait un visage totalitaire. Ce qui ne correspond pas à l'idéologie dominante, c'est-à-dire à l'idéologie des classes dirigeantes, peut être interdit par décret. Mais, je m'interroge : n'est-ce pas nous qui avons exporté la démocratie à l'étranger ? Nous l'avons tellement exportée qu'il n'y en a plus ici. Dans ce cas, cependant, les autorités allemandes, même si elles le voulaient, ne pourront pas dissoudre l'AfD aussi facilement. Un parti qui recueille 24% des voix ne peut être traité comme un problème d'ordre public. Il s'agit d'une réalité sociale de masse, qu'on le veuille ou non...

La dissolution de l'AfD entraînerait une radicalisation ingérable, pour les autorités allemandes elles-mêmes, du conflit social en cours dans le pays. Il n'en reste pas moins qu'à présent, à force d'ouvrir grand les fenêtres d'Overton les unes après les autres, nous avons atteint le point où interdire et poursuivre ce que les gouvernants n'aiment pas, simplement parce que cela ne leur plaît pas, n'est plus considéré comme un fait anormal et antidémocratique impensable il y a quelques années, mais comme faisant partie de ce qu'on appelle la nouvelle normalité. Cela ne me surprend pas. C'est l'un des produits de la société du caprice. Si je n'aime pas quelque chose et que j'ai l'argent pour me l'offrir, je me plains jusqu'à ce qu'un courtisan, pour me faire plaisir, me l'enlève. Nous sommes maintenant dominés par une bande de flocons de neige riches et capricieux....

vendredi, 19 janvier 2024

Une victoire électorale de l'AfD se profile à l'horizon ? Alors, modifions rapidement la législation électorale, n'est-ce pas?

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Une victoire électorale de l'AfD se profile à l'horizon? Alors, modifions rapidement la législation électorale, n'est-ce pas?

Peter Logghe

Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94

Dans le Land allemand de Thuringe, la panique s'empare de nos amis de gauche, car l'AfD y deviendrait le plus grand parti - et fournirait ainsi le ministre-président. Le ministre de l'intérieur de Thuringe, Georg Maier (SPD), demande donc d'urgence des changements législatifs pour empêcher l'élection possible de figures politiques de l'AfD à toutes sortes de postes de haut niveau. Les prochaines élections en Thuringe auront lieu le 1er septembre 2024.

Dans l'état actuel de la législation, le poste de président du parlement du Land appartiendra de toute façon à l'AfD à ce moment-là, mais M. Maier, qui fait partie du gouvernement minoritaire rouge-rouge-vert de Bodo Ramelow (Die Linke), ne veut pas que cela se produise. Car, a déclaré le social-démocrate au journal allemand Süddeutsche Zeitung, "ce parti prendrait alors le contrôle du conseil économique et contrôlerait également la procédure de nomination d'un ministre-président".

La gauche est toujours mauvaise perdante, n'est-ce pas ?

Maier souhaite à présent modifier la loi afin que le parlement du Land puisse également élire des hommes politiques d'autres partis au poste de président du parlement du Land. "Nous devons réglementer ce point ainsi que la composition de l'organe de contrôle de la protection de l'environnement, sinon l'AfD obtiendra bientôt au moins deux sièges à ce niveau également".

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Selon des sondages récents, l'AfD obtiendrait 34% des voix en Thuringe, soit 12% de plus que la CDU. Die Linke atteindrait encore 20 %, la SPD 9%, tandis que le parti libéral FDP et les Grünen disparaîtraient du parlement (avec seulement 4% chacun).

"Il faut garder à l'esprit qu'avec un tiers des voix, l'AfD pourrait empêcher la modification de la loi ou l'élection de certains juges", a déclaré encore Maier. Sur le fond, tous les partis sont d'accord pour dire que la loi devrait être "affinée", mais jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué, parce que nous restons coincés dans des jeux politiques", a-t-il ajouté. Il a appelé "tous les démocrates" à prendre enfin des mesures pour clarifier la loi.

Le ministre-président de Thuringe, Bodo Ramelow (Die Linke), s'est prononcé contre ces changements rapides de la loi. Et la CDU veut d'abord prendre le Landesverfassungsgerichtshof en flagrant délit.

Une fois de plus, la gauche s'avère être un très mauvais perdant. Si l'électorat ne veut plus suivre, nous changerons les règles électorales, n'est-ce pas? Qu'attendent-ils pour abolir la démocratie?

mercredi, 10 janvier 2024

Meloni n'aime pas l'AfD: pas de collaboration en raison de "divergences irréconciliables"

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Meloni n'aime pas l'AfD: pas de collaboration en raison de "divergences irréconciliables"

Source: https://zuerst.de/2024/01/10/meloni-mag-die-afd-nicht-keine-zusammenarbeit-wegen-unueberbrueckbarer-differenzen/

Rome. La présidente du Conseil italien, Mme Meloni, qui n'a pas encore obtenu de résultats tangibles en matière de politique d'immigration, déçoit à nouveau. Lors de sa première conférence de presse après un arrêt maladie, elle a souligné les "différences irréconciliables" entre son propre parti, Fratelli d'Italia (FdI), et l'AfD. Des représentants de la presse lui avaient demandé si elle pouvait envisager une alliance au Parlement européen avec l'AfD et le Rassemblement national français.

Il est clair qu'il existe des différences irréconciliables avec l'AfD, à commencer par les relations avec la Russie, a déclaré Mme Meloni. La présidente italienne suit une ligne strictement atlantiste et a souligné à plusieurs reprises son soutien inconditionnel à l'Ukraine. Son gouvernement s'est également récemment retiré du projet chinois de route de la soie, qui constitue également une épine dans le pied de Washington.

Meloni a également rappelé que ni l'AfD ni le Rassemblement national de Marine Le Pen n'étaient membres du Groupe des conservateurs et réformateurs européens (ECR) au Parlement européen. Cependant, l'approche de Le Pen sur la Russie est plus intéressante que celle de l'AfD. "Je ne donne pas de notes, mais il y a plus ou moins de différences avec certains, je travaille avec l'ECR", a déclaré Meloni. (rk)

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dimanche, 22 octobre 2023

Même en Allemagne, les journalistes politiquement corrects ne peuvent plus influencer les élections

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Même en Allemagne, les journalistes politiquement corrects ne peuvent plus influencer les élections

Enrico Toselli

Source: https://electomagazine.it/anche-in-germania-i-giornalisti-politicamente-corretti-non-riescono-piu-a-condizionare-le-elezioni/

La question désespérée de Giovanna Botteri naguère, face à la victoire de Trump à l'élection présidentielle américaine - mais si les citoyens votent ainsi, à quoi servons-nous, nous les journalistes ? - est désormais reprise par les médias allemands. En effet, lors des récentes élections en Bavière, un journal avait trouvé et publié un tract prétendument distribué par le chef du parti de la droite locale, depuis toujours au pouvoir en Bavière, en collaboration avec la CSU sociale-chrétienne. Un tract qui, selon le journal, aurait repris des concepts nazis et qui aurait été distribué alors que l'homme politique avait 17 ans et fréquentait encore le lycée.

Qu'il ait été distribué ou non, et quel que soit l'auteur du texte incriminé, il est évident que s'intéresser au comportement adolescent d'un candidat relève d'une forme d'escroquerie sectaire. D'autant plus que le tract, qui était depuis longtemps en possession des journalistes, avait été ressorti au moment où le vote allait avoir lieu.

Mais ce qui a fait bondir les médias allemands, et les journalistes italiens du Corriere, c'est l'effet tueur qu'a eu leur intervention. Car le politiquement correct s'attendait à la démission et à la fin de la carrière de l'homme politique, ou au moins à une lourde défaite dans les urnes. Au lieu de cela, non seulement il a été reconduit dans ses fonctions, mais son parti a connu un véritable boom, avec une croissance d'environ 40 %.

C'est ainsi que la question de Botteri s'est posée à nouveau en Allemagne: pourquoi les journalistes n'influencent-ils plus les électeurs? Pourquoi ont-ils perdu toute crédibilité? Dans le cas de la Bavière, un autre doute s'est ajouté: pourquoi le nazisme ne fonctionne-t-il plus comme épouvantail? Comme un élément à condamner en toute circonstance?

Pas seulement en Bavière, où non seulement le parti attaqué mais aussi l'Afd, la formation dite d'extrême droite, se sont développés. Car dans les autres territoires, et pas seulement à l'Est, l'Afd est le deuxième ou le troisième parti, malgré les accusations de nazisme et la menace de dissoudre le parti.

Le problème s'aggrave donc. Et les médias, allemands et italiens, commencent à avoir quelques doutes. Le fait d'avoir insisté pendant des décennies pour présenter le nazisme (et le fascisme en Italie) comme le "mal absolu" n'a-t-il pas créé une sorte de rejet dans l'opinion publique qui aurait préféré une analyse objective et non une diabolisation? Et l'insistance sur un journalisme unilatéral, éloigné de la réalité et enclin au politiquement correct, a-t-elle détruit la crédibilité des journalistes?

En réalité, le doute n'est qu'allemand. En Italie, la perte de lecteurs de journaux se poursuivra sans relâche et des cours de recyclage sur l'utilisation fondamentale de la définition de "rédacteur en chef" et non de "directeur" seront organisés lorsqu'il s'agira d'écrire quelques lignes sur Beatrice Venezi (ndlr: la cheffe d'orchestre italienne, simultanément conseillère ès-musique du gouvernement Meloni, boycotté avec rage en Jacobinie).

mardi, 10 octobre 2023

La Bavière et la Hesse rejettent le larbin Scholz et récompensent la droite

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La Bavière et la Hesse rejettent le larbin Scholz et récompensent la droite

Enrico Toselli

Source: https://electomagazine.it/baviera-ed-assia-bocciano-il-maggiordomo-scholz-e-premiano-la-destra/

Le soutien obtus à Zelensky et le rôle de majordome de RimbanBiden n'ont pas porté chance aux sociaux-démocrates du chancelier Olaf Scholz, qui a été lourdement battu lors des élections en Bavière et en Hesse. Dans les deux cas, ce sont les conservateurs Csu (en Bavière) et Cdu (en Hesse) qui l'ont emporté. A Munich, les chrétiens-sociaux (37%) peuvent compter sur le bon résultat du parti populiste de droite, qui a obtenu 14%, pour continuer à gouverner. Mais le résultat le plus significatif, avec l'effondrement du SPD (8,5%), est la troisième place de l'Afd (droite) avec 15%, soit un point de moins que les Verts.

La droite que Lady Garbatella (= Giorgia Meloni) n'aime pas avait des sondages favorables à l'est de l'Allemagne, mais pas à l'ouest, et encore moins dans un territoire aussi riche que la Bavière. Mais l'exploit de l'Afd s'est également confirmé en Hesse, avec une deuxième place et 16,7 %. Devant les sociaux-démocrates. Mais c'est la CDU qui l'emporte avec 35,5%. Lourde défaite, dans les deux consultations, pour les libéraux qui ont payé l'échec de la coalition gouvernementale fédérale, où ils gouvernent avec les Verts et les sociaux-démocrates.

Ainsi, malgré les intimidations, les menaces de dissolution, les refus d'alliances, l'Afd continue de croître et va jusqu'à intercepter un mécontentement général pour une gestion de l'Allemagne basée sur le politiquement correct et la servilité atlantiste. Avec pour résultat de retrouver un pays en récession, des familles plus pauvres, sans poids international et la réduction progressive des espoirs de reprise sur les marchés traditionnels alors que les perspectives de croissance sur les marchés du monde atlantique sont quasi nulles.

Rien d'étonnant donc à un vote qui rejette ouvertement les politiques de Scholz et d'Annalena Baerbock. Y compris en ce qui concerne l'invasion des migrants. La scène orchestrée par Baerbock avec l'Italie n'a pas suffi: trop tard, complètement inutile et complètement invraisemblable.

Il faudra maintenant voir si le gouvernement de Berlin voudra essayer de récupérer le consensus des Allemands ou s'il préfèrera s'obstiner à appauvrir l'Allemagne pour soutenir ceux qui ont détruit les gazoducs tout en continuant à demander de l'argent et des armes.

samedi, 30 septembre 2023

Le cordon sanitaire tombe en Allemagne

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Le cordon sanitaire tombe en Allemagne

Peter W. Logghe

Fuente : https://www.facebook.com/peter.logghe.94

Coup de tonnerre au parlement du Land de Thuringe, en Allemagne. Avec les voix unies de la CDU, de la FDP et du parti de droite AfD, le parlement a adopté jeudi (14 septembre) une proposition visant à réduire l'impôt foncier de 6,5 % à 5 %. 46 députés ont voté pour, 42 contre. L'AfD avait précédemment annoncé son soutien au projet de loi de la CDU. 

Les journaux et les hommes politiques allemands ont réagi avec consternation. On parle de la chute du "Brandmauer", soit du cordon sanitaire en langue allemande. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le cordon sanitaire vient de tomber en Thuringe. Car en 2022, par exemple, le parti AfD a déjà voté en faveur d'une proposition du parti CDU, interdisant le langage de genre dans les documents officiels. 

Des pactes avec le diable ? Non, avec l'électeur

C'est également en Thuringe, où les chrétiens-démocrates sont de nature un peu plus rebelle que dans le reste de l'Allemagne, que l'AfD a percé. Juste avant le vote au parlement du Land, le premier ministre de Thuringe, Bodo Romolow (du parti d'extrême gauche Die Linke), avait encore tenté de menacer la CDU de se retirer, affirmant qu'elle menaçait de conclure un "pacte avec le diable". Le député Torben Braga a fermement rejeté la menace d'abdication morale : "Non, Monsieur le Premier ministre, il ne s'agit pas d'un pacte avec le diable, mais d'un pacte avec l'électorat". L'objectif du projet de loi est de relancer l'activité de construction dans ce Land. La taxe foncière est plus élevée en Thuringe que dans les autres Länder

Mais il est clair pour les observateurs politiques allemands que l'agitation en Allemagne n'a rien à voir avec le sujet de la proposition, mais tout à voir avec l'AfD. La SPD, les Grünen et die Linke sont à couteaux tirés: "La CDU de Thuringe est dans une situation de fantôme social et économico-financier, et elle est aidée par un parti d'extrême droite", s'exclament-ils en chœur. La CDU, la FDP et l'AfD disposent ensemble de plus de sièges que la coalition gouvernementale composée du SPD, des Grünen et de Die Linke. Le gouvernement de gauche en Thuringe ne peut durer que grâce à la politique de tolérance de la CDU (qui a subi la pression de la CDU fédérale). Jusqu'à présent, on ne sait pas comment le président de la CDU, Friedrich Merz, réagira à l'adoption de cette loi, mais par le passé, il a rejeté toute coopération avec l'AfD. 

Vers un front de droite en Allemagne ? Il est bien trop tôt pour cela.

jeudi, 04 mai 2023

Björn Höcke: "Donner un carton rouge aux bellicistes"

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Björn Höcke: "Donner un carton rouge aux bellicistes"

Source: https://www.compact-online.de/bjoern-hoecke-den-kriegstreibern-die-rote-karte-zeigen/?mc_cid=0b3e8bf507&mc_eid=128c71e308

Le chef du groupe parlementaire de l'AfD en Thuringe, Björn Höcke, continue de ne pas mâcher ses mots lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts de l'Allemagne. Il l'a encore prouvé lors d'un discours qu'il a prononcé le 29 avril dernier à Erfurt. Dans un ouvrage récent, Manfred Kleine-Hartlage explique pourquoi un front transversal formé par la droite et la gauche pour résister aux bellicistes n'est pas seulement nécessaire à la survie, mais aussi possible (voir la publicité pour son livre, infra)..

Chers habitants d'Erfurt, chers compatriotes, chers amis de la liberté et de la paix,

Nous sommes réunis aujourd'hui pour donner un carton rouge aux germanophobes et aux bellicistes. L'Allemagne a besoin d'une réorientation politique, sinon tout sera perdu: notre prospérité, notre sécurité, notre patrie. Cette réorientation ne doit pas être seulement une réorientation par rapport à Mme Baerbock, ce doit être un tournant à 180 degrés : nous devons sortir du mode de l'autodestruction et entrer dans le mode de l'autopréservation !

 Chers amis,

Il y a dix jours, un Syrien a poignardé quatre hommes dans une salle de sport et les a mortellement blessés. Entre-temps, la police pense que ce même Syrien a déjà poignardé un homme de 35 ans dans la nuit du lundi de Pâques. Le Syrien qui a gravement endommagé quatre vies et en a supprimé une en l'espace de 10 jours est dans le pays depuis 2016. Il vit d'allocations sociales depuis son arrivée. Selon les conclusions de la police, il s'est radicalisé dans l'optique islamique et a attaqué ses victimes sans discernement.

L'appel fatal de Merkel

Ce Syrien fait partie de cette catastrophe que l'on nous décrit depuis bientôt huit ans comme étant "une culture de l'accueil", comme un "processus inévitable". "Wir schaffen das !" cet appel est indissociable de la personnalité d'Angela Merkel. Je ne me souviens pas d'avoir entendu un appel aussi mensonger avant ou après elle! En tant que chancelière, Angela Merkel savait exactement ce qu'elle faisait en laissant entrer des millions de jeunes hommes étrangers dans le pays.

Depuis 2015, des millions de personnes entrent dans notre pays, souvent sans passeport. Vague après vague, ce flot ne s'arrête jamais. Rien n'est achevé de ce que la chancelière Merkel a commencé. Et ceux qui gouvernent aujourd'hui au niveau fédéral et régional - les Verts, la SPD, la FDP, la CDU et la gauche "Linke" - sont satisfaits de cet héritage.

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Rien ne pourrait mieux l'exprimer que ce qui s'est passé la veille de l'attaque au couteau à Duisburg :

Merkel a reçu l'ordre du mérite, soit la distinction honorifique la plus élevée de notre pays : la grand-croix "pour distinction spéciale", c'est-à-dire avec un large ruban et un ourlet aux couleurs nationales - noir-rouge-or. Presque simultanément donc, à Duisburg, les conséquences du fameux "Wir schaffen das", à Berlin, la plus haute distinction décernée à quelqu'un qui a encouragé la destruction du peuple et du pays - et à Erfurt, la levée de l'immunité d'un des hommes politiques d'opposition les plus connus d'Allemagne - pour la septième fois pour un prétendu délit d'opinion, pour la septième fois parce qu'il a clairement exprimé son amour pour le pays.

Inversion de toutes les valeurs

Le politicien local vert à qui je dois la plainte a instrumentalisé de manière insupportable l'horrible accident de Bad Langensalza, il a lui-même déjà commis un délit de fuite en laissant derrière lui un blessé grave et il a publié en 2015 un tweet dans lequel il demandait que l'immigration l'immigration se poursuive jusqu'à la mort de notre peuple.

Immigration jusqu'à la mort du peuple, Bomberharris do it again, Deutschland verrecke - tout cela peut être réclamé en toute impunité, on peut aussi traiter les Allemands de "race de cabots" (Köterrasse). Mais en tant que politicien d'opposition patriote, on n'a pas le droit, dans la crise existentielle que nous traversons, d'exiger de tout donner pour l'Allemagne.

Merkel, qui méprise l'Allemagne, reçoit la médaille la plus importante, tandis que l'homme politique d'opposition patriotique est poursuivi en justice. Dans un pays normal, ce serait l'inverse ! La révision de toutes les valeurs est sur le point de s'achever, c'est le stade final de la confusion totale. L'Allemagne marche sur la tête. Mais nous devons la remettre - nous le devons à nos enfants et petits-enfants - sur pieds, et nous devons le faire maintenant !

Chers amis,

Je me pose toujours la même question : pourquoi les hommes politiques allemands mènent-ils une politique dirigée contre leur propre pays et contre leur propre peuple ? Je ne peux pas donner de réponse définitive, mais seulement émettre trois hypothèses :

L'aversion pour ce qui leur est propre, pour leur propre peuple, leur propre culture, leur propre histoire, est profondément ancrée dans la pensée et les sentiments de ces hommes politiques. Ils veulent se débarrasser de l'Allemand en eux et, par conséquent, ils veulent se débarrasser de l'Allemagne et de l'Allemagne dans son ensemble.

Nous ne sommes plus un pays souverain

41ITfaAHNSL.jpgCette aversion pour ce qui nous est propre est désormais de bon ton. C'est une sorte de ticket d'entrée pour participer à la grande politique. Ceux qui ont encore de bonnes intentions à l'égard du peuple allemand sont mis à la porte par les huissiers de la politique.

Le plus grave est certainement le fait que nous ne soyons pas un pays souverain. Ce sont les États-Unis qui décident pour nous. Les exemples de l'année dernière sont notre intégration dans un front contre la Russie et le sabotage de nos artères énergétiques Nord Stream 1 et 2. Nous ne sommes même pas assez souverains pour imposer que ces actes de guerre soient éclaircis !

Chers amis !

La seule force qui s'oppose à la dissolution de l'Allemagne, l'AfD, est combattue avec la plus grande vigueur par tous les moyens politiques, médiatiques, juridiques et par la société civile. Les vieux partis peuvent le faire parce qu'ils ont mis des décennies à prendre le contrôle des institutions et à y placer leurs favoris.

A Berlin, Habeck dirige son ministère quasiment comme une entreprise familiale ; des membres de sa famille ont été nommés à des postes importants ou ont obtenu des contrats lucratifs. On peut parler de structures claniques. En Thuringe, l'"affaire des secrétaires d'État" est la partie émergée de l'iceberg. Les anciens partis ont fait de l'État leur proie pour se faire de l'argent. Mais ils l'ont également déformé, vidé de sa substance, politisé des institutions autrefois neutres, afin de pouvoir l'utiliser comme arme contre la véritable opposition, c'est-à-dire contre nous.

Haldenwang, un exécuteur consentant

Le meilleur exemple est celui des offices de protection de la Constitution. Leurs directeurs sont des fonctionnaires politiques qui peuvent être mis à la retraite à tout moment par le ministre de l'Intérieur en cas de désobéissance. Haldenwang est la personne idéale, le type même de l'"exécutant volontaire", toujours prêt à utiliser son bureau comme instrument de lutte contre la concurrence des partis challengeurs. Maintenant, il s'en prend à la jeunesse de notre parti.

Soyons clairs et précis :

La soi-disant protection de la Constitution fait partie de l'extrémisme gouvernemental mis en pratique. Il protège ceux qui veulent détruire l'Allemagne et attaque ceux qui s'opposent à cette destruction.

Cette protection constitutionnelle (Verfassungsschutz) doit être démocratisée. Et pour le reste, mieux vaut ne pas avoir de protection constitutionnelle que d'en avoir une qui mette en danger la démocratie ! La Stasi dans la production ! On pourrait porter plainte contre le Verfassungsschutz, nous le faisons aussi, mais nous savons aussi que les tribunaux sont composés selon au pro rata des voix des partis...

Un pouvoir médiatique qui menace la démocratie

En Thuringe, un extrémiste de gauche, qui a la même carte de parti que son employeur, le ministre de l'Intérieur, est président de l'Office de protection de la Constitution. Malgré le fait que ce service de protection de la Constitution ne soit pas neutre, malgré le fait qu'il ait manifestement recours à la collaboration des réseaux Antifa & Co, ses évaluations sont la base de la chasse aux chasseurs et aux tireurs sportifs membres de l'AfD. L'objectif est clair, il s'agit de détruire la base existentielle de nos membres.

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Le cas de Jens Maier, un juge irréprochable qui a été suspendu de ses fonctions parce qu'il siégeait au Bundestag pour un parti surveillé par les services de protection de la Constitution, est également une grave dérive. Si le principe de vouloir modérer les fonctionnaires en tant que députés devait perdurer, ce serait la fin du mandat libre et la fin de la démocratie parlementaire.

Et la faute n'en reviendrait pas à l'AfD, mais aux anciens partis qui la combattent jusqu'au bout ! Le pouvoir médiatique des anciens partis est également dangereux pour la démocratie. Ils ont une influence déterminante sur les chaînes publiques. Ce n'est pas un hasard si l'AfD n'a été invitée à participer à un talk-show de ARD/ZDF, diffusé dans toute l'Allemagne, qu'une seule fois exactement depuis les élections législatives de 2021. Mais ce n'est pas tout: on vient de découvrir que le gouvernement fédéral a versé près d'un million et demi d'euros à des journalistes au cours des cinq dernières années, par exemple pour animer des tables rondes.

Qu'il s'agisse de la crise des réfugiés, de la crise du coronavirus ou de la politique de guerre, les médias ont toujours échoué en tant que quatrième pouvoir, car ils n'ont pas prêté leur voix à l'opposition, mais n'ont fait que de la propagande gouvernementale. Qui mange mon pain, chante ma chanson !

Les Allemands doivent devenir adultes

Chers amis, nous avons besoin de vous, nous devons réduire le pouvoir des partis, nous avons besoin d'institutions neutres, nous avons besoin de médias critiques à l'égard du gouvernement, la séparation des pouvoirs doit être restaurée et nous devons redevenir souverains. Pour réussir cette tâche herculéenne, nous devons d'abord réussir une chose : nous, Allemands, devons devenir majeurs, nous devons nous retrouver nous-mêmes ! Nous voulons construire une nouvelle Allemagne démocratique, libre et souveraine ! Nous y arriverons parce que nous voulons y arriver ! Et nous commençons à le faire ici, en Thuringe.

Les conditions sont ici très bonnes, car les Thuringiens ont vu ces dernières années jusqu'où l'establishment était prêt à aller pour se maintenir au pouvoir. Ici, en Thuringe, c'est la première fois qu'une élection démocratique de ministre-président a été annulée. Ici, en Thuringe, on nous a ensuite promis de nouvelles élections. Cette promesse n'a pas été tenue. L'autodissolution du Landtag a été bloquée par les partis du cartel.

Ici, en Thuringe, les extrémistes de gauche peuvent attaquer des adversaires politiques et leur famille à coups de hache et de matraque et mettre le feu à des propriétés. Alors qu'en Hongrie, une telle équipe de voyous a été arrêtée en quelques heures, ces actes restent inexpliqués, tout comme une série d'incendies terroristes d'extrême gauche.

Toujours plus de gauchisme, toujours moins de Thuringe

Ici, en Thuringe, les gens aiment peut-être même plus intensément leur patrie que partout ailleurs dans le pays. Ici, les gens en ont assez d'un État orienté de plus en plus à gauche et de moins en moins ancré en Thuringe. Et ici, en Thuringe, nous savons qu'en tant qu'opposition, nous devons résister à tout, jusqu'à ce que nous puissions nous recréer nous-mêmes. Mais nous savons aussi qu'il ne suffira bientôt plus d'insister sur notre bon droit. Il n'y a personne pour dire le droit et nous protéger contre les agressions que nous avons décrites. Aucun membre de l'establishment ne se comportera de manière juste en cas de coup dur.

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La seule chose qui nous protégera et dont nous avons besoin de toute urgence est la participation et la responsabilité gouvernementale. Sans pouvoir, sans majorité avec laquelle nous pouvons façonner et intervenir, la destruction de notre pays par la gauche et les verts se poursuivra. Sans pouvoir gouvernemental, nous ne pouvons pas protéger nos frontières, rétablir la normalité, mener une politique de paix et mettre fin à la terrible politique anti-allemande des anciens partis. Sans pouvoir, nous sommes impuissants !

Luttons ensemble en 2024 pour obtenir ce pouvoir d'organisation. Défendons-nous ensemble contre les attaques du pouvoir actuel. Restons unis en tant que parti et en tant que champ d'action. Ne nous laissons pas diviser. L'AfD est la dernière chance pour notre pays ! La Thuringe est aujourd'hui le point de mire politique du malaise allemand. Faisons de la Thuringe le modèle d'un véritable nouveau départ politique !

    Björn Höcke a aimablement laissé le manuscrit de son discours au magazine COMPACT. Seul le texte prononcé fait foi. Les illustrations et les intertitres ont été ajoutés ultérieurement par la rédaction.

* * *

Un spectre hante l'Allemagne, le spectre du front croisé. Après un article du Washington Post, tous les grands médias ont parlé du prétendu plan du Kremlin visant à rapprocher l'AfD de la gauche de Wagenknecht. Le nouveau livre de cet auteur de best-sellers qu'est Manfred Kleine-Hartlage arrive donc à point nommé: "Querfront ! Die letzte Chance der deutschen Demokratie" (= Front transversal.La dernière chance de la démocratie allemande). En savoir plus ici: https://www.compact-shop.de/shop/buecher/manfred-kleine-hartlage-querfront/

Manfred Kleine-Hartlage : Querfront.

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La dernière chance de la démocratie allemande

"Il n'y a plus qu'une seule et minuscule chance d'éviter le naufrage final de la démocratie en Allemagne, et c'est la coopération de l'opposition de gauche et de l'opposition de droite : non pas parce que les forces d'opposition seraient idéologiquement unies entre elles, mais parce qu'elles ne le sont justement pas (et c'est justement pour cela qu'elles représentent ensemble l'étendue du spectre politique). Mais ils devraient être d'accord sur le souhait de vivre à nouveau dans un pays où les conflits politiques sont réglés par des arguments, et non par diverses formes d'exclusion et d'intimidation allant jusqu'à la terreur ; dans un pays qui ne se laisse pas abuser pour ne rester que le larbin d'une grande puissance impérialiste et qui peut donc contribuer à la paix en Europe ; dans un pays où les principes de l'État de droit sont à nouveau en vigueur ; dans un pays qui est capable, entre autres, de s'attaquer à ses problèmes et de se construire un avenir pour cette raison" ! (Kleine-Hartlage)

224 p., relié, format de poche avec couverture rigide

samedi, 15 avril 2023

Tino Chrupalla: "En sortant du nucléaire, le gouvernement feu tricolore met en péril le patrimoine industriel allemand"

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Entretien avec le chef de l'AfD, Tino Chrupalla

"En sortant du nucléaire, le gouvernement feu tricolore met en péril le patrimoine industriel allemand"

Source: https://jungefreiheit.de/debatte/interview/2023/ampel-industriestandort/

Lorsque les dernières centrales nucléaires allemandes seront déconnectées du réseau samedi 15 avril, le gouvernement "feu tricolore" poursuivra sa politique énergétique aberrante, selon le chef de l'AfD Tino Chrupalla. Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire berlinois Junge Freiheit, il explique comment les choses pourraient et devraient se passer autrement.

Samedi, les trois dernières centrales nucléaires allemandes seront fermées. Quel est le but de la coalition "tricolore" en matière de politique énergétique?

Tino Chrupalla : Si nous regardons autour de nous, en Europe et dans le monde, le gouvernement tricolore en Allemagne fait un voyage à contresens en matière de politique énergétique. Tout autour de nous, de nouvelles centrales nucléaires sont en projet. La Pologne vient d'annoncer son entrée dans la technologie nucléaire, et la Suède revient graduellement à l'énergie nucléaire. L'énergie nucléaire innovante doit être développée et utilisée de manière durable.

"Sortir du nucléaire est un contresens en politique énergétique"

Pourquoi, selon l'AfD, ces centrales devraient-elles continuer à fonctionner?

Chrupalla : L'énergie nucléaire est efficace et respectueuse de l'environnement. Nous avons besoin de centrales nucléaires pour assurer les besoins en énergie - à court et à long terme. Seul un large mix énergétique peut garantir les besoins énergétiques actuels. L'énergie nucléaire ne signifie d'ailleurs pas que nous pouvons renoncer à l'avenir aux importations de gaz en provenance de Russie. Le commerce libre et pacifique est la base d'un large mix énergétique. D'ailleurs, l'uranium et les éléments combustibles provenaient jusqu'à présent principalement de Russie.

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Seriez-vous également favorable à la construction de nouvelles centrales nucléaires ou à la remise en service de centrales qui ont été arrêtées par le passé ?

Chrupalla : L'énergie nucléaire assure la charge de base nécessaire, en particulier lorsque le vent et le soleil sont faibles, ce qui arrive assez souvent. Il est d'ailleurs totalement hypocrite, d'un point de vue écologique, de relancer des centrales à charbon ou d'importer de l'électricité nucléaire de France à la place de notre propre production. Les industries à forte consommation d'énergie et les petites et moyennes entreprises ont besoin d'une électricité fiable et bon marché pour assurer leurs cycles de production. En cette période de crise grave, les politiciens de la coalition tricolore mettent négligemment en péril le patrimoine industriel allemand !

"L'énergie nucléaire est une technologie d'avenir importante"

Une nouvelle génération de réacteurs, au développement de laquelle participent des ingénieurs allemands, devrait permettre à l'avenir de réutiliser presque entièrement les déchets nucléaires existants et de produire ainsi de l'électricité pendant longtemps. Au vu de ces opportunités, l'Allemagne ne devrait-elle pas être pionnière dans cette technologie ?

Chrupalla : Bien sûr. L'énergie nucléaire est une technologie d'avenir importante - et dans ce domaine, l'Allemagne était autrefois à la pointe ! Il faut en parler ouvertement dans la société. Des sondages récents montrent qu'une grande majorité des Allemands est favorable au maintien de la technologie nucléaire. Les Verts représentent une petite minorité hostile à la technologie et mènent la SPD, la FDP et la CDU/CSU par le bout du nez.

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"La CDU de Merz poursuivrait la politique énergétique verte au détriment de l'économie et des citoyens"

Les politiciens de l'Union, le chef de la CDU démocrate-chrétienne Friedrich Merz, le chef de la CSU Markus Söder ou le ministre-président de la Saxe Michael Kretschmer (CDU) ont pourtant attaqué ces dernières semaines le gouvernement tricolore en raison de la sortie définitive du nucléaire.

Chrupalla : La CDU et la CSU ne sont absolument pas crédibles sur ce point. Comme vous le savez, la CDU a annoncé la fin de l'énergie nucléaire en Allemagne au moins depuis 2011 et s'est alors inclinée devant les Verts au lieu de se battre sur cette question en faisant preuve de bon sens technologique. C'est la CDU, sous la direction d'Angela Merkel, qui a jeté les bases de la fatale politique climatique des Verts.

Un gouvernement fédéral avec la participation ou la direction de la CDU poursuivrait et pérenniserait le cours actuel qui va à l'encontre de la sécurité énergétique et de l'approvisionnement. Au niveau fédéral, la CDU de Merz n'a que l'option de l'alliance noire/verte (c'est-à-dire entre démocrates-chrétiens et écologistes) comme alternative à l'actuelle coalition tricolore. La politique énergétique à contresens se poursuivrait donc sous Merz, au détriment de l'industrie, des classes moyennes et des citoyens.

(hpr)

Tino Chrupalla est le porte-parole fédéral de l'AfD depuis 2019 et le président du groupe parlementaire avec Alice Weidel depuis 2021. Ce père de famille, ancien propriétaire d'une PME à Gablenz, en Basse-Silésie, a adhéré au parti en 2015. Il est né en 1975 à Weißwasser, en Haute-Lusace, en Saxe.

vendredi, 10 février 2023

Chrupalla demande des explications - L'explosion de Nord Stream : Les questions brûlantes de l'AfD

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Chrupalla demande des explications

L'explosion de Nord Stream: les questions brûlantes de l'AfD

Source: https://jungefreiheit.de/politik/deutschland/2023/nord-st...

Suite au rapport d'un journaliste vedette selon lequel les États-Unis et la Norvège auraient fait sauter les pipelines, l'AfD demande des commissions d'enquête. Elle exprime des soupçons inouïs.

BERLIN - Le président du groupe parlementaire AfD au Bundestag, Tino Chrupalla, a demandé la mise en place de commissions d'enquête dans le cadre de l'attentat contre les gazoducs Nord Stream. Selon lui, tant le Bundestag que le Parlement européen doivent examiner si les Etats-Unis et la Norvège ont fait exploser les pipelines. C'est la nouvelle qu'avait diffusée le célèbre journaliste d'investigation américain Seymour Hersh dans un rapport dont la JUNGE FREIHEIT a rendu compte en détail ici : https://jungefreiheit.de/politik/2023/usa-sprengung-nord-stream/ .

Chrupalla a maintenant déclaré : "Les soupçons du lauréat du prix Pulitzer doivent absolument être examinés". Des "commissions d'enquête" doivent maintenant répondre à toutes les questions en suspens. Le Bundestag a "le droit de savoir de quelles connaissances dispose le gouvernement fédéral". Le chef de l'AfD a posé une question inouïe : "Des représentants du gouvernement étaient-ils peut-être au courant de la planification de l'attentat?"

Ce que Hersh écrit sur Scholz, Biden et Nord Stream

Hersh avait écrit: "Après avoir vacillé, Olaf Scholz était désormais fermement installé dans l'équipe américaine". Il faisait référence à une rencontre entre le chancelier et le président américain Joe Biden le 7 février dernier. Lors de la conférence de presse commune, le chef d'État américain avait déclaré à propos de la guerre alors imminente contre l'Ukraine: "Si la Russie envahit l'Ukraine, il n'y aura plus de Nord Stream 2. Nous y mettrons fin".

Le président du groupe parlementaire de l'AfD demande maintenant: "La puissance dirigeante de l'OTAN a-t-elle commis une attaque dans les eaux européennes contre des infrastructures critiques vitales de notre pays?". Si tel était le cas, il faudrait se demander si l'Alliance garantit la sécurité en Europe ou si elle ne la met pas plutôt en danger. Le retrait de toutes les troupes américaines en serait la conséquence".

Selon Chrupalla, le Parlement européen devrait rassembler toutes les connaissances des autorités nationales: "Les États européens ne doivent pas se laisser faire par de telles ingérences violentes. Ils doivent encore moins y participer" (fh).

dimanche, 08 janvier 2023

Maximilian Krah (AfD) : "L'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN amène la guerre chez nous"

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Maximilian Krah (AfD) : "L'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN amène la guerre chez nous"

Source: https://www.freilich-magazin.com/welt/nato-mitgliedschaft...

En décembre, le "New York Republican Clubs" a organisé un gala. L'eurodéputé Maximilian Krah (AfD) revient sur cet événement dans un entretien avec FREILICH.

FREILICH : Récemment, vous avez participé au gala du "New York Republican Club", un club conservateur. Quelle en était la raison ?

Maximilian Krah : Le "New York Young Republicans Club" a une jeune équipe très ambitieuse et veut se profiler comme une plate-forme de contact pour les conservateurs des deux côtés de l'Atlantique. Je pense que c'est une bonne idée, et comme j'ai moi-même étudié à New York, je la suis avec beaucoup de sympathie. L'AfD poursuit une politique étrangère guidée par ses intérêts et intéressée par de bons contacts avec l'Est et l'Ouest. Et bien sûr, les États-Unis sont un acteur important en Europe, il est donc dans notre intérêt d'échanger avec des politiciens américains, surtout s'ils ont des idées politiques similaires, ce qui est le cas des Young Republicans.

Quelles sont vos impressions ? Quels sont les points communs et les différences ?

Le Parti républicain est dans une phase de redéfinition. Il y a les républicains de Reagan, pour qui les réductions d'impôts sont en fait la solution à tous les problèmes. Ce sont plutôt des libertariens. Et puis il y a les républicains plus jeunes, influencés par Trump, qui reconnaissent d'ores et déjà que la politique doit aussi aborder les questions sociales et culturelles, et ce, en tant que conservateurs classiques. En politique étrangère, nous avons les néocons, qui veulent répandre dans le monde entier ce qu'ils considèrent comme des "valeurs occidentales" par le biais de sanctions et de guerres, assurant ainsi la domination mondiale des élites de Washington, et les isolationnistes qui, à l'instar de Trump également, veulent se concentrer sur l'Amérique et considèrent le modèle américano-occidental comme un exemple plutôt que comme une règle. Les New-Yorkais sont très majoritairement conservateurs et isolationnistes, ce qui les rend parfaitement adaptés à une coopération avec nous. Mais il y a bien sûr parmi eux quelques néocons purs et durs qui ne comprennent guère la politique étrangère de l'AfD, axée sur la paix, l'équilibre et la diplomatie. En ce sens, ces visites sont toujours l'occasion de discussions difficiles, et pas seulement inscrites sous les signes de la paix, de la joie et de l'unité.

Est-il prévu de poursuivre la mise en réseau avec les forces conservatrices aux États-Unis ?

Bien sûr que oui. La droite démocratique n'a aucune raison de laisser les contacts avec les États-Unis aux seuls libéraux ou néocons. La realpolitik nous impose de chercher des partenaires aux États-Unis et d'agir ensemble sur les questions qui nous touchent de part et d'autre de l'Atlantique. Prenez l'idéologie woke qui gangrène notre société : nous menons le même combat.

Donald Trump a entre-temps annoncé son intention de se présenter à nouveau à la présidence. Trump serait-il un meilleur président que Joe Biden du point de vue allemand ?

Avec Trump, nous n'aurions pas de guerre en Ukraine, nous aurions nettement moins de sanctions commerciales. Notre balance du commerce extérieur serait donc encore positive, le prix de l'énergie plus bas et donc l'inflation inférieure à cinq pour cent. Donc la paix et la prospérité au lieu de la guerre et de la désindustrialisation. Ce serait mieux ? Sans aucun doute ! Biden est une catastrophe pour l'Allemagne. Car quelle que soit l'issue de cette guerre provoquée en Ukraine, le perdant est déjà désigné : l'Allemagne.

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En tant que député européen, que pensez-vous des nouvelles sanctions de l'UE contre la Russie ?

L'AfD s'est opposée à ces sanctions dès le début pour de bonnes raisons, et cela vaut également pour les dernières de ces sanctions. Celles-ci touchent l'Allemagne plus durement que la Russie et font de nous la partie prenante d'une guerre économique, contre nos propres intérêts économiques.

Parlons de l'Ukraine : après la fin de la guerre en cours, le député vert Anton Hofreiter aimerait voir l'Ukraine dans l'OTAN. Sinon, il faudrait, selon lui, l'équiper de 3.000 chars Guépard en guise de protection permanente. Une bonne idée ?

Une idée saugrenue, remarquablement grotesque même pour les Verts. Car l'adhésion envisagée de l'Ukraine à l'OTAN a été la raison de la guerre pour les Russes, et elle le restera, que cela nous plaise ou non. L'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN amènera la guerre chez nous, car nous aurons alors des obligations d'allié. Ce serait le front de l'Est 2.0. Et rien d'autre ne s'applique à la proposition de réarmement massif. Car la Russie ne peut pas non plus l'accepter à sa porte. Les Verts jettent ici par-dessus bord toute leur idéologie fondatrice et passent du statut de pacifistes à celui de fous bellicistes.

En Allemagne et en Europe, nous sommes confrontés à plusieurs crises simultanées. Puisque nous venons de commencer la nouvelle année : Quelles évolutions prévoyez-vous pour 2023 ?

Sur le plan économique, ce sera désastreux, car une industrie axée sur la production ne pourra pas supporter une augmentation du prix de l'énergie d'un facteur quatre. La désindustrialisation s'accélère donc, et le gouvernement s'en félicite même parfois pour des raisons idéologiques, ou plutôt pseudo-religieuses, avec pour mot d'ordre l'obsession climatique. Ces crises économiques vont se répercuter sur la paix sociale, déjà fragilisée par l'immigration de masse et la polarisation politique. En réponse à cela, je n'attends rien d'autre de ce gouvernement que la répression contre l'opposition.

Le seul espoir pour 2023 est que de plus en plus de personnes, y compris les membres des élites économiques, se rendent compte que ce gouvernement et la fausse opposition ruinent le pays, qu'ils n'ont aucun concept positif, mais qu'ils sont sur le point de détruire ce qui a été construit pendant des générations en termes de prospérité et de paix. C'est la condition pour être enfin perçus comme une véritable alternative, ce que nous sommes, et pas seulement comme un mouvement de protestation. Et là, je suis très confiant que nous y parviendrons, non seulement parce que l'échec des autres est devenu si flagrant, mais aussi parce que, grâce au nouveau bureau fédéral et aux deux porte-parole, nous sommes devenus meilleurs, plus unis et plus cohérents sur le fond.

À propos de la personne :

Maximilian Krah est docteur en droit et député AfD au Parlement européen. Originaire de Saxe, il est membre du bureau fédéral de l'AfD depuis 2022 et a été candidat à la mairie de Dresde la même année.

Facebook : https://www.facebook.com/maximilian.krah/

Twitter : https://twitter.com/KrahMax