lundi, 07 septembre 2026
AfD - Le nouveau parti des ouvriers

AfD - Le nouveau parti des ouvriers
Par Daniell Pföhringer
Source: https://www.compact-online.de/die-neue-arbeiterpartei/
Lors des élections régionales de Saxe-Anhalt, l’AfD est arrivée en tête dans presque toutes les tranches d’âge. Son avance était particulièrement nette chez les 35-44 ans et les 45-59 ans: dans ces deux catégories, elle a recueilli 53% des voix.
Mais l’AfD a également obtenu de bons résultats chez les jeunes et les primo-votants de 18 à 24 ans, ainsi que chez les 25-34 ans, avec respectivement 42 et 44% des voix, ce qui la place très nettement devant tous les autres partis. Chez les 60-69 ans, elle a recueilli 47% des suffrages. Ce n’est que chez les plus de 70 ans qu’elle se retrouve à égalité avec la CDU, à 31%.
De manière générale, on peut affirmer que plus la tranche d’âge des électeurs est élevée, plus le soutien à la CDU est important. Chez les jeunes électeurs de 18 à 24 ans, le parti du ministre-président encore en fonction, Sven Schulze, atteint tout juste la barre des 5%. Outre l’AfD, Die Linke (17%) et les Verts (13%) ont également obtenu dans cette tranche d’âge des résultats supérieurs à leur moyenne.
Une forte implantation dans toutes les catégories professionnelles
Si l’on examine les catégories professionnelles, les chiffres d’Infratest dimap montrent que l’AfD, victorieuse du scrutin, est particulièrement forte parmi les ouvriers. Dans cette catégorie, 61% des électeurs ont voté pour le parti, qui devance ainsi largement toutes les autres formations. Le SPD, autrefois considéré comme le parti des ouvriers, est très largement distancé: il arrive derrière la CDU (10%), Die Linke (7%) et le BSW (6%), et à égalité avec les Verts (5%).
Parmi les employés également, l’AfD devance largement tous les autres partis avec 46% des voix. Dans cette catégorie, la CDU recueille 13%, les Verts 12% et Die Linke 10%. Chez les travailleurs indépendants, plus d’un électeur sur deux a voté pour l’AfD (52%), contre 19% pour la CDU et 14% pour les Verts.
Une ventilation des résultats selon le sexe fait apparaître en Saxe-Anhalt un phénomène déjà observé lors de précédents scrutins. Alors que 50% des hommes ont voté pour l’AfD, cette proportion n’est que de 39% chez les femmes. Un élément est ici particulièrement frappant: auprès des femmes, tous les partis représentés dans le nouveau Parlement régional, à l’exception de l’AfD, obtiennent de meilleurs résultats qu’auprès des hommes. Le SPD, les Verts et Die Linke recueillent tout au plus deux points de pourcentage supplémentaires chez les femmes, tandis que l’écart atteint quatre points pour la CDU.
L’AfD remporte presque tous les mandats directs
Autre détail remarquable de ces élections: l’AfD a remporté presque toutes les circonscriptions au scrutin direct en Saxe-Anhalt. Dans trois circonscriptions — Magdebourg II, Halle II et Halle III —, les candidats de Die Linke ont été élus directement au Parlement régional. En revanche, la CDU au pouvoir n’a remporté aucun mandat direct. Lors des élections régionales de 2021, l’Union avait encore gagné 40 des 41 circonscriptions au scrutin direct. Cela souligne une nouvelle fois l’ampleur de la débâcle subie hier par la CDU.
Pour ce qui est des secondes voix, attribuées aux listes des partis, l’AfD a dominé dans 40 des 41 circonscriptions. Ce n’est que dans la circonscription de Halle III que les Verts sont arrivés en tête des secondes voix, avec 33,7%. Là encore, le déclin de l’Union est manifeste, puisque la CDU avait encore obtenu le plus grand nombre de secondes voix dans les 41 circonscriptions en 2021.
L’un des mandats directs a été remporté par Ulrich Siegmund, tête de liste de l’AfD. Selon les résultats provisoires, il a recueilli 49,0% des premières voix dans sa circonscription de Genthin. Le meilleur résultat de l’AfD en matière de premières voix a toutefois été obtenu par Reiner Kretschmann, avec 55,6% à Eisleben. Le candidat direct de la CDU, René Barthel, n’y a recueilli que 21,4%. Dans aucune autre circonscription l’écart n’a été aussi important: 34,2 points de pourcentage.

Le deuxième meilleur résultat au scrutin direct a été obtenu par Hans-Thomas Tillschneider (photo), avec 54,9% dans la circonscription de Querfurt. La troisième place du classement de l’AfD pour les premières voix revient à Matthias Büttner, qui a obtenu 53,4% à Staßfurt. Au total, onze candidats directs de l’AfD ont recueilli plus de 50% des suffrages.
Le ministre-président encore en fonction, Sven Schulze, a perdu son mandat direct dans la circonscription de Magdebourg III face à Christian Mertens, de l’AfD. Schulze a obtenu 31,7%, contre 35,2% pour Mertens: il s’agissait du résultat le plus serré de la soirée électorale d’hier. Dans la circonscription de Halle III, Jannik-Loris Balint, de Die Linke, a remporté une victoire écrasante avec 39,9% des premières voix. Il devance ainsi de 22,1 points son adversaire de l’AfD, Martin Sehrndt (17,8%), lequel a obtenu le score le plus faible de tous les candidats arrivés en deuxième position au scrutin direct.
Les bastions électoraux
L’AfD a obtenu des résultats particulièrement élevés en matière de secondes voix dans les zones rurales situées au sud de Magdebourg. Dans l’arrondissement de Mansfeld-Harz-du-Sud, elle a recueilli plus d’une voix sur deux (51,9%); dans les communes de Plötzkau et de Schnaudertal, elle a même dépassé les 60%. Le BSW a enregistré des résultats supérieurs à sa moyenne dans les circonscriptions d’Aschersleben (7,4%), de Dessau-Roßlau (6,6%) et de Stendal (6,4%).
Les bastions des autres partis sont répartis dans l’ensemble du Land. Dans l’arrondissement de Wittenberg, la CDU, avec 20,3%, a obtenu un résultat supérieur à sa moyenne régionale; à l’échelle communale, elle a réalisé son meilleur score à Steigra, avec 23,3%. Die Linke et les Verts ont surtout obtenu de bons résultats dans les villes traditionnellement ancrées à gauche de Magdebourg et de Halle. Quant au SPD, il a enregistré son meilleur score à Wernigerode, dans le Harz, avec 16,5%.
15:48 Publié dans Actualité, Actualité, Affaires européennes, Affaires européennes, Politique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : classe ouvrière, actualité, allemagne, afd, saxe-anhalt, politique, europe, affaires européennes, classe ouvrière, actualité, allemagne, afd, saxe-anhalt, politique, europe, affaires européennes |
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AfD - Le nouveau parti des ouvriers

AfD - Le nouveau parti des ouvriers
Par Daniell Pföhringer
Source: https://www.compact-online.de/die-neue-arbeiterpartei/
Lors des élections régionales de Saxe-Anhalt, l’AfD est arrivée en tête dans presque toutes les tranches d’âge. Son avance était particulièrement nette chez les 35-44 ans et les 45-59 ans: dans ces deux catégories, elle a recueilli 53% des voix.
Mais l’AfD a également obtenu de bons résultats chez les jeunes et les primo-votants de 18 à 24 ans, ainsi que chez les 25-34 ans, avec respectivement 42 et 44% des voix, ce qui la place très nettement devant tous les autres partis. Chez les 60-69 ans, elle a recueilli 47% des suffrages. Ce n’est que chez les plus de 70 ans qu’elle se retrouve à égalité avec la CDU, à 31%.
De manière générale, on peut affirmer que plus la tranche d’âge des électeurs est élevée, plus le soutien à la CDU est important. Chez les jeunes électeurs de 18 à 24 ans, le parti du ministre-président encore en fonction, Sven Schulze, atteint tout juste la barre des 5%. Outre l’AfD, Die Linke (17%) et les Verts (13%) ont également obtenu dans cette tranche d’âge des résultats supérieurs à leur moyenne.
Une forte implantation dans toutes les catégories professionnelles
Si l’on examine les catégories professionnelles, les chiffres d’Infratest dimap montrent que l’AfD, victorieuse du scrutin, est particulièrement forte parmi les ouvriers. Dans cette catégorie, 61% des électeurs ont voté pour le parti, qui devance ainsi largement toutes les autres formations. Le SPD, autrefois considéré comme le parti des ouvriers, est très largement distancé: il arrive derrière la CDU (10%), Die Linke (7%) et le BSW (6%), et à égalité avec les Verts (5%).
Parmi les employés également, l’AfD devance largement tous les autres partis avec 46% des voix. Dans cette catégorie, la CDU recueille 13%, les Verts 12% et Die Linke 10%. Chez les travailleurs indépendants, plus d’un électeur sur deux a voté pour l’AfD (52%), contre 19% pour la CDU et 14% pour les Verts.
Une ventilation des résultats selon le sexe fait apparaître en Saxe-Anhalt un phénomène déjà observé lors de précédents scrutins. Alors que 50% des hommes ont voté pour l’AfD, cette proportion n’est que de 39% chez les femmes. Un élément est ici particulièrement frappant: auprès des femmes, tous les partis représentés dans le nouveau Parlement régional, à l’exception de l’AfD, obtiennent de meilleurs résultats qu’auprès des hommes. Le SPD, les Verts et Die Linke recueillent tout au plus deux points de pourcentage supplémentaires chez les femmes, tandis que l’écart atteint quatre points pour la CDU.
L’AfD remporte presque tous les mandats directs
Autre détail remarquable de ces élections: l’AfD a remporté presque toutes les circonscriptions au scrutin direct en Saxe-Anhalt. Dans trois circonscriptions — Magdebourg II, Halle II et Halle III —, les candidats de Die Linke ont été élus directement au Parlement régional. En revanche, la CDU au pouvoir n’a remporté aucun mandat direct. Lors des élections régionales de 2021, l’Union avait encore gagné 40 des 41 circonscriptions au scrutin direct. Cela souligne une nouvelle fois l’ampleur de la débâcle subie hier par la CDU.
Pour ce qui est des secondes voix, attribuées aux listes des partis, l’AfD a dominé dans 40 des 41 circonscriptions. Ce n’est que dans la circonscription de Halle III que les Verts sont arrivés en tête des secondes voix, avec 33,7%. Là encore, le déclin de l’Union est manifeste, puisque la CDU avait encore obtenu le plus grand nombre de secondes voix dans les 41 circonscriptions en 2021.
L’un des mandats directs a été remporté par Ulrich Siegmund, tête de liste de l’AfD. Selon les résultats provisoires, il a recueilli 49,0% des premières voix dans sa circonscription de Genthin. Le meilleur résultat de l’AfD en matière de premières voix a toutefois été obtenu par Reiner Kretschmann, avec 55,6% à Eisleben. Le candidat direct de la CDU, René Barthel, n’y a recueilli que 21,4%. Dans aucune autre circonscription l’écart n’a été aussi important: 34,2 points de pourcentage.

Le deuxième meilleur résultat au scrutin direct a été obtenu par Hans-Thomas Tillschneider (photo), avec 54,9% dans la circonscription de Querfurt. La troisième place du classement de l’AfD pour les premières voix revient à Matthias Büttner, qui a obtenu 53,4% à Staßfurt. Au total, onze candidats directs de l’AfD ont recueilli plus de 50% des suffrages.
Le ministre-président encore en fonction, Sven Schulze, a perdu son mandat direct dans la circonscription de Magdebourg III face à Christian Mertens, de l’AfD. Schulze a obtenu 31,7%, contre 35,2% pour Mertens: il s’agissait du résultat le plus serré de la soirée électorale d’hier. Dans la circonscription de Halle III, Jannik-Loris Balint, de Die Linke, a remporté une victoire écrasante avec 39,9% des premières voix. Il devance ainsi de 22,1 points son adversaire de l’AfD, Martin Sehrndt (17,8%), lequel a obtenu le score le plus faible de tous les candidats arrivés en deuxième position au scrutin direct.
Les bastions électoraux
L’AfD a obtenu des résultats particulièrement élevés en matière de secondes voix dans les zones rurales situées au sud de Magdebourg. Dans l’arrondissement de Mansfeld-Harz-du-Sud, elle a recueilli plus d’une voix sur deux (51,9%); dans les communes de Plötzkau et de Schnaudertal, elle a même dépassé les 60%. Le BSW a enregistré des résultats supérieurs à sa moyenne dans les circonscriptions d’Aschersleben (7,4%), de Dessau-Roßlau (6,6%) et de Stendal (6,4%).
Les bastions des autres partis sont répartis dans l’ensemble du Land. Dans l’arrondissement de Wittenberg, la CDU, avec 20,3%, a obtenu un résultat supérieur à sa moyenne régionale; à l’échelle communale, elle a réalisé son meilleur score à Steigra, avec 23,3%. Die Linke et les Verts ont surtout obtenu de bons résultats dans les villes traditionnellement ancrées à gauche de Magdebourg et de Halle. Quant au SPD, il a enregistré son meilleur score à Wernigerode, dans le Harz, avec 16,5%.
15:48 Publié dans Actualité, Actualité, Affaires européennes, Affaires européennes, Politique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : classe ouvrière, actualité, allemagne, afd, saxe-anhalt, politique, europe, affaires européennes, classe ouvrière, actualité, allemagne, afd, saxe-anhalt, politique, europe, affaires européennes |
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Le deuxième tournant historique de l’Allemagne

Le deuxième tournant historique de l’Allemagne
par Wolfgang Hübner
Source: https://pi-news.net/2026/09/deutschlands-zweite-wende/
Après les événements de Saxe-Anhalt, une nouvelle époque de l’histoire allemande se dessine à l'horizon. Elle a déjà un visage: celui d’Ulrich Siegmund, né en 1990, l’année de la réunification. Au lendemain de son grand succès électoral, rien ne pourrait être plus superficiel que de se demander si, et comment, il deviendra prochainement ministre-président de ce Land, même sans majorité absolue. Car il obtiendra bien entendu cette fonction — qui d’autre pourrait l’obtenir?! Mais Siegmund, cet enfant du premier grand tournant national, signale, du haut de ses 35 ans, la fin de la vassalisation de ce pays et de ce peuple.
Avec cet homme politique de l’AfD réapparaît une Allemagne qui se libère des ombres du national-socialisme et du complexe d’expiation. Quiconque, dans un refus absolu de tirer les leçons du passé, cherche à nuire à Siegmund en brandissant contre lui la fallacieuse massue accusatoire de "nazisme" ne fera que se ranger lui-même parmi les irréductibles. Les prochaines semaines, jusqu’à l’élection de l’homme de Tangermünde au poste de ministre-président, seront certes encore marquées par les mises en scène plus ou moins enragées du front uni de la mouvance Antifa, mais la pénible époque des coalitions formées contre un parti touche à sa fin.
Avec le scrutin de Saxe-Anhalt s’est ouverte une période de nouvelles perspectives pour cette maison de retraite prise de panique qu’est la République fédérale. Cela concerne aussi bien la politique intérieure que la politique étrangère. La chute vertigineuse de la CDU en Saxe-Anhalt et dans les sondages fait sonner le glas de celle qui fut pendant de longues années le « parti d’État » d’Adenauer et de Kohl. Ce parti moribond souffre d’une maladie incurable provoquée par la funeste stratégie du « cordon sanitaire », qui devait pourtant — ironie du sort — le préserver du malheur.
Friedrich Merz peut porter le deuil, mais seul son ami Zelensky pleurera ce chancelier qui a d’ores et déjà échoué. Outre le triomphe de Siegmund, le résultat électoral dans l’Est présente un autre aspect important : le sauvetage in extremis du BSW, le parti de Wagenknecht. Premièrement, le BSW devient ainsi l’arbitre décisif au Parlement de Magdebourg. Et après sa faute politique en Thuringe, le parti ne peut pas une nouvelle fois mettre son existence en jeu avec un spectacle anti-AfD politiquement aveugle. Deuxièmement, la ligne pacifiste relativement constante du BSW a porté ses fruits. Elle reste nécessaire en Allemagne, notamment parce que la position de l’AfD à cet égard est loin d’être univoque.
Le résultat électoral comporte encore d’autres aspects remarquables. Les prochains jours seront consacrés à leur interprétation. Une chose est toutefois claire : en Saxe-Anhalt, des faits ont été établis pour l’avenir de l’Allemagne que plus personne ne peut désormais faire disparaître par des pirouettes interprétatives — le deuxième tournant a commencé !
15:09 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, allemagne, saxe-anhalt, afd, europe, politique, affaires européennes |
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Victoire de l’AfD aux élections en Saxe-Anhalt: quelle suite?

Victoire de l’AfD aux élections en Saxe-Anhalt: quelle suite?
Source: https://report24.news/afd-sieg-in-sachsen-anhalt-wahl-wie...
Le résultat provisoire des élections régionales en Saxe-Anhalt est connu. Avec 43,8% des voix, l’AfD devient ainsi la première force politique du Land, tandis que le score de la CDU a été réduit de plus de moitié. L’entrée du BSW au Parlement empêche toutefois l’AfD de disposer d’une majorité de sièges lui permettant de gouverner seule. Que va-t-il donc se passer maintenant ?
En 2018 encore, Friedrich Merz annonçait avec emphase qu’il briguait la présidence de la CDU afin de réduire de moitié le score de l’AfD. Or, huit ans plus tard, c’est précisément l’AfD qui a divisé par deux celui de la CDU. Tandis que l’"Alternative pour l’Allemagne" a plus que doublé sa part des voix, l’Union chrétienne-démocrate, malgré une participation électorale record, a perdu plus de la moitié de son électorat — soit une baisse de 19,9 points — et n’est plus parvenue à convaincre que 17,2% des électeurs. Les réactions des représentants de la CDU étaient révélatrices.
La seule question qui se pose désormais est celle de la suite. Ulrich Siegmund, qui déclarait encore avant le scrutin ne vouloir devenir ministre-président qu’en cas de majorité nette de l’AfD, considère à présent que d’autres possibilités sont envisageables. Il a qualifié de « bricolage » le modèle proposé par le BSW, qui prévoit un ministre-président au-dessus des partis. Une coopération pourrait avoir lieu avec les forces disposées à soutenir le changement de politique réclamé par l’AfD — expressément, «que cela passe par un groupe parlementaire ou par des députés à titre individuel». En cas d’échec, Siegmund a même évoqué de nouvelles élections, prédisant alors «50 ou 55%» des voix pour son parti.

Le BSW, qui a franchi de justesse du seuil des 5 %, a compliqué la situation, devient maintenant une sorte de «faiseur de roi», d’autant que, selon les résultats provisoires, l’AfD et le BSW totalisent ensemble 44 sièges. Les partis du «cordon sanitaire» — la CDU (15 sièges), le SPD, les Verts et Die Linke (8 sièges chacun) — comptent quant à eux un total de 39 députés.
Mais cela signifie aussi que si, par exemple, trois ou quatre députés de la CDU déclaraient publiquement vouloir soutenir un gouvernement AfD minoritaire, Siegmund pourrait obtenir une majorité avec eux et le BSW — une telle configuration permettrait également de compenser d’éventuelles absences. Parmi les quinze députés CDU élus au Parlement régional, cinq se sont clairement opposés par le passé à toute coopération. Pour trois autres, certains indices laissent au moins entrevoir une certaine ouverture.
L’autre possibilité, celle d’un gouvernement réunissant tous les autres partis contre l’AfD, paraît toutefois improbable. D’une part, la CDU ne veut pas non plus gouverner avec Die Linke, le SPD ne veut pas s’allier au BSW et le BSW refuse également de former une coalition avec la CDU. Toutefois, si les autres partis empêchent l’AfD, victorieuse des élections, de former un gouvernement, la prédiction de Siegmund selon laquelle de nouvelles élections donneraient lieu à un vote protestataire encore plus massif pourrait bel et bien se réaliser. Du moins si Siegmund tente réellement et sérieusement de former un gouvernement et d’obtenir le soutien du BSW ainsi que de certains députés de la CDU.
14:18 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, saxe-anhalt, allemagne, europe, affaires européennes, afd, politique |
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Le séisme allemand qui pourrait annoncer d’autres secousses en Europe



14:05 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afd, saxe-anhalt, allemagne, politique, europe, affaires européennes |
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jeudi, 03 septembre 2026
Le populisme prospère sur le terreau d’une démocratie paralysée

Le populisme prospère sur le terreau d’une démocratie paralysée
L’arrogance morale empêche toute discussion ouverte
Herbert Ammon
Source: https://www.tabularasamagazin.de/herbert-ammon-der-populi...
L’AfD, parti populiste de droite, doit son ascension non seulement à des décisions politiques contestables, mais aussi au fait que toute discussion sur la question centrale de l’immigration sans limites est rejetée avec une «arrogance morale provocatrice» (comte Kielmannsegg). Dans son article, Herbert Ammon rappelle les prises de position d’Eva Quistorp, de Richard Schröder et de Gunter Weißgerber, dont les voix sont restées inaudibles dans les milieux ecclésiastiques.
Encore un commentaire sur l’apocalypse médiatiquement annoncée pour le 6 septembre? Oui, assurément. Ce nouveau commentaire m’a été inspiré par l’essai du politologue, le Comte Peter von Kielmannsegg (photo), publié dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung du 31 août 2026 (p. 6) sous le titre: «Le naufrage de la démocratie peut-il encore être évité?». L’auteur ne fait pas partie de ces prophètes de malheur qui, face à la victoire électorale imminente de l’AfD en Saxe-Anhalt, voient déjà se profiler une répétition de la catastrophe allemande de 1933 à 1945. Il désigne et explique plutôt le dilemme dans lequel «la démocratie allemande […] s’est empêtrée», et qui pourrait tout de même «déboucher sur une véritable crise démocratique».
Les phrases essentielles du texte sont les suivantes: «Le dilemme peut se résumer en une phrase: la République fédérale ne peut pas être gouvernée avec l’AfD, mais elle ne peut désormais plus l’être sans elle. La démocratie allemande s’est, dans une large mesure, elle-même placée dans cette situation. D’un côté, elle n’a presque rien omis de ce qui était susceptible de faire naître un puissant populisme de droite. De l’autre, elle a fait tout ce qui était imaginable pour rendre impossible une domestication démocratique de ce populisme. À présent, elle, la démocratie allemande, se heurte à elle-même».
Kielmannsegg désigne sans détour la principale raison de l’essor — particulièrement spectaculaire en comparaison avec d’autres pays — du populisme de droite allemand, sans toutefois mentionner la chancelière Angela Merkel comme principale responsable: l’immigration massive, rendue possible sans égard pour la population locale et élevée au rang d’impératif idéologique. «Ce qui a surtout ouvert la voie à l’AfD, c’est que la politique des frontières ouvertes s’est refusée pendant des années, avec une arrogance morale provocatrice, à toute discussion sérieuse. Un front uni (sic!) des partis politiques établis ne laissait aucune place à la controverse en matière d’immigration, tandis que l’espace public sanctionnait durement, par les moyens dont il disposait, toute infraction à l'ordre de "s’ouvrir au monde"».
Rares sont les représentants de l’élite universitaire à avoir jusqu’ici désigné aussi clairement les causes — et les responsables — de l’envolée de l’AfD. Kielmannsegg aurait également pu mentionner le front idéologique uni dans les médias, ainsi que les ONG, acteurs imbus d’eux-mêmes émanant de la «société civile». Enfin, les Églises, qui revendiquent un rôle de direction morale dans toutes les questions politiquement pertinentes — au premier rang desquelles figure l’«immigration» —, jouent, elles aussi, un rôle contestable du point de vue d’une éthique de la responsabilité.
Il convient néanmoins de rappeler ici une exception éditoriale concernant la «culture de l’accueil», mise en scène avec des ours en peluche et des acclamations après l’ouverture des frontières décidée par Merkel. En 2018, Eva Quistorp (photo) — théologienne et autrefois cofondatrice des Verts —, le philosophe et théologien Richard Schröder — ancien président du groupe parlementaire du SPD à la Chambre du peuple librement élue — et Gunter Weißgerber — alors encore membre du SPD — publièrent aux éditions Herder un mémorandum sur la question des réfugiés intitulé Weltoffenes Deutschland? Zehn Thesen, die unser Land verändern (« Une Allemagne ouverte sur le monde ? Dix thèses qui transforment notre pays »).
Il y était question de la nécessité — également commandée par l’éthique — de tenir compte des limites d'une immigration illimitée. Voir également : https://ulrich-siebgeber.blogspot.com/2018/03/weigerber-schroder-quistorp-10-thesen.html. Dans les milieux de l’Église évangélique en Allemagne (EKD), cet avertissement resta lettre morte. Quiconque aborde aujourd’hui la coresponsabilité des Églises — dont les effectifs diminuent de manière spectaculaire pour de multiples raisons — dans la polarisation croissante de la vie politique et de la société se heurte à une fin de non-recevoir indignée.
Dans son essai, Kielmannsegg relie la question de l’AfD à des problèmes fondamentaux de la théorie démocratique. Il s’agit des contradictions inhérentes à la notion de «souverain» — c’est-à-dire du «peuple» comme source du pouvoir établi — ainsi que de la confiance réciproque entre gouvernants et gouvernés. Le populisme signale la perte de confiance du «peuple» envers le système de pouvoir établi. Voir également H.A. : https://www.globkult.de/geschichte/rezensionen/2488-die-entmachtung-des-demos-in-%E2%80%9Eunserer%E2%80%9C-demokratie.
En ce qui concerne «la troupe» — autrement dit l’AfD —, Kielmannsegg estime que «l’effondrement spectaculaire de la confiance envers l’État, la politique et les responsables politiques, tel qu’il apparaît dans les comportements électoraux, […] reste difficile à comprendre dans son ampleur». Il lui trouve néanmoins une explication dans l’évolution de la CDU, devenue un «parti de l’air du temps» sans profil bien défini.
Les causes de l’essor de l’AfD — qu’il n’est désormais plus possible d’écarter de « notre démocratie » — sont manifestes. Elles apparaissent dans tous les domaines : économie, démographie, infrastructures, éducation et culture. La question de l’immigration demeure au centre. Pendant des décennies — et même après l’ouverture des frontières décidée par Merkel —, aucun débat ouvert sur les graves conséquences de l’«immigration» dans notre «société moderne d’immigration» n’a été mené au sein de l’État dominé par les partis établis; il a été, de fait, étouffé. Lorsque les partis se contentent de défendre leurs parts de pouvoir et leurs prébendes, lorsqu’ils considèrent en définitive le «peuple» comme immature — ou «de droite» — et lorsqu’aucun débat ouvert n’a lieu sur le bien commun et les dangers qui menacent la res publica, il ne s’agit pas d’une démocratie «vécue», mais d’une démocratie paralysée.
21:27 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie, actualité, allemagne, europe, affaires européennes, afd, peter graf von kielmannsegg |
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lundi, 06 juillet 2026
La nécessité de distinguer entre les difficultés subjectives et les nécessités objectives

La nécessité de distinguer entre les difficultés subjectives et les nécessités objectives
par Riccardo Paccosi
Source : Riccardo Paccosi & https://www.ariannaeditrice.it/articoli/la-necessita-di-d...
À l’été 2024, bien conscient de mes grandes limites en tant qu’observateur extérieur au contexte allemand, j’avais écrit que le parti souverainiste-marxiste BSW de Sahra Wagenknecht aurait dû chercher un accord avec les souverainistes-libéraux de l’Alternative für Deutschland.
Évidemment, j’ai alors essuyé de nombreuses critiques venant de la gauche. L’actualité politique nous apprend cependant qu’en ce moment — avec un retard énorme et à partir d’une position de faiblesse — Wagenknecht semble vouloir justement s’engager dans cette voie: à savoir, une collaboration suivie entre les deux partis souverainistes visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.
Il ne s’agit pas, pour l’instant, d’une véritable proposition d’alliance électorale, mais plutôt de démarrer un processus d’entente progressive: dans un premier temps, Wagenknecht rompt le cordon sanitaire érigé par tous les partis allemands autour de l’AfD en la légitimant en tant que force démocratique avec laquelle dialoguer ; dans un second temps, on évoque la possibilité d’un soutien externe des souverainistes-marxistes au cas où l’AfD formerait un gouvernement avec un premier ministre indépendant ; en troisième lieu, lors des prochaines élections régionales, le BSW pourrait s’abstenir au second tour, permettant ainsi à l’AfD de l’emporter.

Le fait est que le BSW aurait dû entamer ce processus dès sa fondation, c’est-à-dire à l’époque où certains sondages le créditaient de plus de 10 %. Aujourd’hui, la position des souverainistes-marxistes apparaît déséquilibrée, pour ne pas dire quémandeuse. En effet, la proposition de Wagenknecht à Alice Weidel d’organiser quelques débats publics en duo a été refusée par cette dernière: après tout, pourquoi la secrétaire d’un parti crédité à 30 % s’associerait-elle à la leader d’un parti à 4 %, qui n’a même pas dépassé le seuil d’entrée au Bundestag lors des dernières élections ?
Et pourtant, malgré toutes ces problématiques, cette affaire impose de réfléchir et de distinguer entre difficultés subjectives et nécessités objectives.
La difficulté subjective de l’AfD est celle commune à tous les partis souverainistes de droite: vouloir défendre la souveraineté tout en adhérant à la doctrine économique du néolibéralisme, c’est-à-dire une doctrine qui, en soumettant la société au marché, érode par nature les frontières mêmes de la souveraineté puisqu’elle laisse le champ libre à toutes les influences et ingérences supranationales. Si à cela on ajoute le soutien de Weidel et de ses collègues à un pays comme Israël, qui vise à orienter une large part des pays occidentaux par le biais du lobbying politique, alors le « souverainisme de droite » révèle tout son caractère oxymorique.
La difficulté subjective du BSW semble, en miroir, résider dans la persistance en son sein d’une culture et de dynamiques identitaires encore liées à la gauche: on l’a vu lors des dernières élections régionales, où les souverainistes-marxistes se sont alliés en Thuringe et dans le Brandebourg avec les partis bellicistes CDU et SPD, et c’est confirmé par les rumeurs selon lesquelles la base du BSW serait actuellement agitée précisément à cause de cette récente ouverture de Wagenknecht à l’AfD.
Malgré ces énormes difficultés subjectives, deux nécessités objectives subsistent, indépendamment de la faisabilité ou non d’un accord entre le BSW et l’AfD.
1) La nécessité d’un front institutionnel large, aussi large que possible, pour arrêter la guerre en Europe.
2) La nécessité d’une redéfinition de la politique occidentale qui efface la fausse opposition entre droite et gauche et la remplace par celle entre mondialistes et souverainistes. .
Le point 2) ne pourra être atteint que lorsque la droite et la gauche cesseront de se percevoir et de se qualifier comme telles: pour les personnes issues de la droite, il s’agira de comprendre la nature du néolibéralisme et son rôle destructeur des traditions et des identités des peuples ; pour celles issues de la gauche, il s’agira de prendre TOUT ce que la gauche politique a pensé, dit et fait depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui, de l’emballer puis de le jeter sans regret à la poubelle de l’histoire.
11:54 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, allemagne, bsw, sahra wagenknecht, afd, europe, affaires européennes |
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samedi, 04 juillet 2026
Le parti BSW de Sahra Wagenknecht prend les devants: des majorités à l’avenir aussi avec l’AfD

Le parti BSW de Sahra Wagenknecht prend les devants: des majorités à l’avenir aussi avec l’AfD
Magdebourg/Schwerin. Sahra Wagenknecht ne cesse de surprendre. Cette fois, son parti a de nouveau critiqué le « cordon sanitaire » dressé par les vieux partis contre l’AfD – et avance une proposition aussi inhabituelle que constructive. Dans une lettre adressée à la cheffe de l’AfD, Alice Weidel, et à son co-président Tino Chrupalla, le BSW invite à deux débats publics – l’un à Magdebourg, l’autre à Schwerin. Le public devrait être témoin d’un « débat controversé sur une grande place publique de l’Est de la République », indique l’alliance BSW dans la lettre.
Pour justifier cette démarche inhabituelle, il est avancé que les deux partis seraient « combattus par le mainstream pour des raisons différentes ». Sahra Wagenknecht, cheffe du BSW, en profite également pour lancer une attaque générale contre l’audiovisuel public. Celui-ci serait « devenu une radio-télévision de propagande d’État, à l’image de la télévision de l'ex-RDA », déclare la fondatrice du BSW. L’AfD y serait à peine présente, et le BSW, quasiment plus du tout.
La lettre est signée par les deux coprésidents du BSW, Fabio De Masi et Amira Mohamed Ali. Le parti y réitère aussi sa demande de « ministres-présidents indépendants des partis » en Saxe-Anhalt et dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Ceux-ci devraient « gouverner avec des majorités variables, incluant l’AfD ». Une participation gouvernementale de l’AfD serait ainsi exclue, reconnaît le BSW. Mais désormais, des majorités au parlement régional devraient aussi pouvoir être organisées avec les voix de l’AfD – un modèle que tous les partis traditionnels refusent encore catégoriquement.
Le 6 septembre auront lieu les élections en Saxe-Anhalt, le 20 septembre dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Selon les sondages actuels, le BSW est sur le point d’entrer au parlement à Schwerin, tandis qu’à Magdebourg, il reste pour l’instant nettement en dessous du seuil des cinq pour cent. L’AfD, en revanche, a de grandes chances dans les deux Länder : en Saxe-Anhalt, elle est créditée de plus de 41 %, et dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale de 35 % (rk).
Source: Zu erst, juillet 2026.

18:37 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, bsw, sahra wagenknecht, allemagne, politique, afd, europe, affaires européennes |
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mardi, 16 juin 2026
Poutine prêt à livrer du gaz immédiatement: le voyage de l’AfD en Russie prouve l’échec délibéré du gouvernement allemand!

Poutine prêt à livrer du gaz immédiatement: le voyage de l’AfD en Russie prouve l’échec délibéré du gouvernement allemand!
Source: https://www.unser-mitteleuropa.com/199902
Le succès diplomatique du voyage de l’AfD en Russie représente pour Merz la deuxième humiliation consécutive. Désespéré, il s’est emporté lors d’une session spéciale au Bundestag qu’il avait lui-même demandée. La raison: Poutine a déclaré que les livraisons de gaz pour l’économie allemande en difficulté ne demandaient qu'à être reprises par une simple pression sur un bouton.
Honte supplémentaire: la Russie a publiquement exigé des éclaircissements sur les dérives antidémocratiques en Allemagne, face aux discussions sur une éventuelle interdiction de l’AfD.
«La politique étrangère est une politique d’intérêts, pas une compétition de vertu», a rétorqué le porte-parole de l'AfD aux affaires étrangères Markus Frohnmaier face à l’hystérie de la CDU, du SPD et des Verts au Bundestag.
Avec une délégation de l’AfD, il a participé la semaine dernière au plus important forum économique des pays BRICS avec une équipe solide: l’eurodéputé Petr Bystron, le porte-parole pour l’énergie Steffen Kotré et le leader de l’AfD en Saxe, Jörg Urban.
Crise économique ? Un non-sujet pour la coalition…
Alors que l’industrie allemande continue de reculer, les débats du gouvernement sont dominés par la question ukrainienne. Le député CDU Jens Spahn a qualifié les représentants de l’AfD de «traîtres à la patrie». Alice Weidel a répliqué: la rhétorique de guerre sert à détourner l’attention de leur propre échec économique, qui a conduit l’Allemagne à la désindustrialisation.
La politique étrangère de Merz est un boulet sur le plan international. L’Allemagne a échoué dans sa candidature à un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. De plus, le gouvernement fédéral a laissé tomber l’économie allemande lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) – le sommet le plus important pour les matières premières dans le monde des BRICS – sans lui apporter de soutien. Rien que cela représente deux défaites diplomatiques en une seule semaine.
Ce que le voyage de l’AfD a révélé
Sans la délégation de l’AfD, des faits économiques majeurs seraient restés absents du débat public. Ainsi, Matthias Schepp, de la Chambre de commerce extérieure germano-russe, a confirmé: environ 1600 entreprises allemandes sont encore actives en Russie, avec un chiffre d’affaires global de 20 milliards d’euros. Avant les sanctions, l’Allemagne était le principal partenaire commercial européen de la Russie.
Ce vide est aujourd’hui principalement comblé par la Chine: rien que durant le premier trimestre de cette année, 1400 nouvelles entreprises chinoises ont été enregistrées en Russie. Selon le directeur du DIW, le préjudice économique subi par l’Allemagne à cause des sanctions pourrait s’élever à 200 milliards d’euros.
Les États-Unis rappellent à l’Europe l’histoire culturelle de la Russie
Tandis que les États membres de l’UE boycottaient le forum, Washington a envoyé Rodney Mims Cook, président de la commission culturelle américaine. Il a évoqué les liens culturels séculaires avec la Russie – de l’architecture de Saint-Pétersbourg au ballet.

Le député européen de l’AfD, Petr Bystron (photo), a commenté sèchement: c’est une honte pour l’Europe qu’après 2000 ans d’histoire commune, il faille une intervention des États-Unis pour rappeler l’importance culturelle de la Russie.
Poutine : le gaz pourrait être livré dès demain !
La révélation la plus explosive du voyage: Poutine a publiquement déclaré que la Russie était prête à «livrer du gaz à l’Allemagne dès demain».
Ainsi, selon leurs propres dires, les représentants de l’AfD réfutent la thèse selon laquelle le gaz russe ne serait tout simplement plus disponible – et renouvellent leur exigence: une clarification sur la destruction des gazoducs Nord Stream.
22:01 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : russie, allemagne, afd, actualité, gaz, gaz russe, europe, affaires européennes |
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vendredi, 05 juin 2026
Petr Bystron au Forum économique international de Saint-Pétersbourg

Petr Bystron au Forum économique international de Saint-Pétersbourg
Source: https://www.unser-mitteleuropa.com/199132
Lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) le 4 juin 2026, le député européen Petr Bystron a évoqué l’importance de la culture, de la coopération économique et du dialogue diplomatique entre l’Europe et la Russie. À cette occasion, il a mêlé des expériences personnelles à une critique fondamentale de la politique étrangère actuelle de l’Europe.
Notre analyse met en lumière les messages politiques de son discours et démontre pourquoi la culture est, pour Bystron, bien plus qu’un simple sujet secondaire de la politique étrangère.
SPIEF 2026 : La culture comme pont entre l’Europe et la Russie
Au début de son discours, Bystron a évoqué un incident en Allemagne, où un activiste politique a été empêché de se rendre à un événement en Italie. Cela avait pour lui une signification particulière, car il a grandi en Tchécoslovaquie, à l’époque derrière le Rideau de fer, et se montre donc particulièrement sensible aux restrictions de la liberté de voyager.
Retour à la coopération économique
En tant que député européen de Munich, Bystron a souligné l’étroite relation de sa région avec des entreprises internationales telles que BMW et Siemens. Il a exprimé le souhait que les entreprises allemandes puissent de nouveau exercer librement leurs activités sur le marché russe à l’avenir.

Petr Bystron (au centre de l’image) au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF)
La mise en parallèle symbolique des marques allemandes avec des constructeurs chinois comme Geely et Haval, désormais présents en Russie à la place des voitures allemandes, illustre cette idée. Pour Bystron, la question n’est pas seulement de savoir si la Russie peut se passer des produits occidentaux, mais surtout qui occupera les places laissées vacantes. Sa réponse: ce n’est pas l’Europe qui profite du découplage économique avec la Russie, mais surtout les concurrents asiatiques.
Il a été particulièrement critique envers le retrait de Siemens de Russie. Selon lui, des décisions politiques et des sanctions ont obligé une entreprise présente depuis des décennies à quitter le pays. Les sanctions s’avèrent inadaptées comme instrument d’influence politique, et sont des mesures qui nuisent aux entreprises européennes elles-mêmes tout en offrant de nouvelles opportunités de marché aux concurrents d’autres régions.
La culture comme instrument de compréhension mutuelle
Au centre de son intervention se trouvait le rôle de la culture dans les relations internationales. Dans le cadre d’une discussion sur la «diplomatie culturelle» et le «soft power», Bystron a critiqué la position actuelle de nombreux décideurs de l’Union européenne en matière de politique étrangère.
Il a observé qu’une partie de l’UE se trouve aujourd’hui dans une position de confrontation aussi bien envers la Russie qu’envers les États-Unis. C’est une situation historiquement inédite pour l’Europe, tandis que les États-Unis cherchent bel et bien le contact avec la Russie et militent pour une fin à la guerre en Ukraine. Dans ce contexte, il a cité la rencontre des présidents Trump et Poutine en Alaska.
Une histoire commune plutôt que de nouvelles lignes de séparation
Bystron a accordé une attention particulière à la dimension culturelle des relations internationales. Il a souligné que la Russie et les nations européennes partagent depuis des siècles un espace culturel commun et sont liées par une longue histoire.
Il a considéré l’envoi d’un représentant culturel américain à Saint-Pétersbourg comme un signal positif. Cela montre l’importance de la culture pour le dialogue entre États et que la Russie continue d’être perçue internationalement comme une grande nation culturelle. Selon Bystron, les États européens devraient accorder plus d’importance aux points communs culturels avec la Russie et utiliser la culture comme un pont pour la compréhension et la coopération.
Plaidoyer pour le dialogue et la diplomatie culturelle
À la fin de son discours, Bystron a souligné que des relations durables entre États ne peuvent pas reposer uniquement sur des intérêts économiques ou géopolitiques. La culture crée la confiance, ouvre des portes au dialogue et constitue la base d’une compréhension à long terme.
Sa participation au SPIEF s’inscrit donc, selon lui, dans une démarche de dialogue qui devrait être relancé entre l’Europe et la Russie. Le discours de Saint-Pétersbourg montre que le débat sur les futures relations entre l’Europe et la Russie est loin d’être terminé (CR).
Vidéo:
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jeudi, 04 juin 2026
L’AfD discute avec les Russes du gaz et de Nord Stream. L’irritation du gouvernement Merz

L’AfD discute avec les Russes du gaz et de Nord Stream. L’irritation du gouvernement Merz
Source: https://www.analisidifesa.it/2026/06/afd-discute-con-i-ru...
Une délégation composée de quatre représentants du parti d’opposition allemand Alternative für Deutschland (AfD), actuellement crédité d’environ 30% des intentions de vote et classé première force politique en Allemagne, a participé au Forum économique de Saint-Pétersbourg, suscitant de vives critiques politiques à Berlin et récoltant des "avertissements" en matière de sécurité et de renseignement.

Les députés concernés sont Markus Frohnmaier, vice-président du groupe parlementaire AfD au Bundestag, Jörg Urban, président régional en Saxe, le député Steffen Kotré et l’eurodéputé Petr Bystron. Selon les informations disponibles, Frohnmaier aurait également rencontré le PDG du géant énergétique russe Gazprom, Alexeï Miller (photo ci-dessus).
Au centre de l’entretien, toujours selon les déclarations de l’homme politique, figuraient les scénarios possibles de remise en service des gazoducs Nord Stream de la mer Baltique, détruits par un sabotage en septembre 2022, et donc la reprise des approvisionnements énergétiques de la Russie vers l’Allemagne et l’Europe.
« Les parties ont discuté de la situation actuelle sur le marché européen de l’énergie. Une attention particulière a été accordée à l’Allemagne. Il a été noté que les réserves de gaz en Allemagne sont au niveau le plus bas des cinq dernières années. Compte tenu des conditions actuelles du marché, il sera extrêmement difficile de remplir les réserves d’ici l’hiver prochain », écrit l’agence Tass.
Frohnmaier a déclaré à l’agence Deutsche Presse-Agentur qu’au centre de son entretien approfondi avec Miller, au siège de Gazprom, figuraient la possibilité d’une remise en service des gazoducs Nord Stream ainsi que la reprise des livraisons de gaz russe. « Notre mission est de placer, sans compromis, les intérêts nationaux allemands au centre de nos préoccupations », a affirmé Frohnmaier.
Dans une déclaration diffusée à Berlin, un porte-parole du gouvernement fédéral a expliqué que le ministère des Affaires étrangères avait explicitement déconseillé la participation à la mission et avait informé le parti que l’initiative n’était pas soutenue par l’exécutif. Le porte-parole a rappelé que, depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Union européenne et l’Allemagne maintiennent la ligne de réduire au minimum les contacts avec les représentants du gouvernement russe, compte tenu des attaques contre la population civile.
Sur ce sujet, le directeur général du Fonds russe d’investissements directs (RDIF), Kirill Dmitriev, qui a rencontré Frohnmaier, est également intervenu hier lors du Forum de Saint-Pétersbourg, affirmant que les pays européens avaient déjà perdu environ 3000 milliards d’euros à cause du refus de l’énergie russe. « L’Allemagne et d’autres pays européens constatent qu’en raison du rejet de l’énergie russe, ils ont déjà perdu environ 3000 milliards d’euros et mènent de fait leurs économies vers l’effondrement. »
21:33 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, afd, gazprom, nord stream, gaz russe, hydrocarbures |
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mercredi, 20 mai 2026
Pourquoi la CDU et la SPD restent-elles silencieuses ? L’AfD exige une commission d’enquête sur l’attentat terroriste contre le gazoduc Nord Stream

Pourquoi la CDU et la SPD restent-elles silencieuses? L’AfD exige une commission d’enquête sur l’attentat terroriste contre le gazoduc Nord Stream
Source: https://www.unser-mitteleuropa.com/198069
Que sait Merz sur l’attentat terroriste contre Nord Stream ? Pourquoi lui et les autres se taisent-ils ?
Le sabotage des gazoducs Nord Stream compte parmi les attaques les plus graves contre les infrastructures européennes de l’après-guerre. À ce jour, de nombreuses questions restent sans réponse – mais au lieu d’obtenir des autorités une réponse claire et nette, les citoyens constatent surtout un silence politique.
Couvrir plutôt que révéler la vérité ? L’AfD veut une commission d’enquête sur le sabotage de Nord Stream
L’actuelle fraction parlementaire de l’AfD au Bundestag propose la création d’une commission d’enquête. L’objectif est d’éclaircir en profondeur les circonstances des attaques et de mettre en évidence les responsabilités politiques, de les rendre transparentes.
Pourquoi la CDU/CSU et le SPD deviennent-ils complices des terroristes ?
Les critiques portent notamment sur la CDU/CSU et la SPD. Selon l’AfD, ces deux partis auraient jusqu’à présent résisté à toute mise sur pied d'une enquête véritable et indépendante. Pourtant, face à une attaque contre le principal vecteur qui nous fournissait de l’énergie et, par suite, contre toute l’infrastructure du pays, il ne devrait y avoir aucun tabou politique.
«Il s’agit de faire la lumière sur l’une des attaques les plus graves contre les infrastructures de l'Allemagne d’après-guerre. Une attaque contre la souveraineté nationale ne doit pas rester sans conséquences», déclare la fraction AfD.

À cela s’ajoute une déclaration du vice-président de cette même fraction et porte-parole en politique étrangère de l’AfD, Markus Frohnmaier (photo), dans un communiqué de presse:
« […] La commission d’enquête doit déterminer ce que le gouvernement allemand savait, quand il l’a su, s’il a été averti avant l’attaque, si et dans quelle mesure des services d’État ukrainiens étaient impliqués dans l’attaque, et pourquoi le gouvernement allemand reste silencieux malgré les renseignements compilés depuis. Si la participation d'un Etat quelconque à l’attaque est prouvée, l’Allemagne doit également pouvoir demander des compensations.
Nous appelons toutes les factions du Bundestag à soutenir cette proposition. Il ne s’agit pas de politique partisane. Il s’agit de faire la lumière sur l’une des attaques les plus graves contre une infrastructure allemande de l’après-guerre. Une attaque contre la souveraineté nationale ne doit pas rester sans conséquences. »
Cette initiative devrait à nouveau raviver le débat sur Nord Stream. De nombreux citoyens attendent encore des réponses claires sur qui se cache derrière l’attaque – et pourquoi le gouvernement allemand n’a pas encore apporté une transparence totale.
La question demeure: pourquoi les vieux partis protègent-ils les terroristes? Est-ce par soumission aux États-Unis? Ou sont-ils eux-mêmes impliqués? Ou les deux?
12:25 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : actualité, allemagne, europe, affaires européennes, nord stream, afd |
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dimanche, 19 avril 2026
Surprise pour la direction des syndicats allemands! Les membres de ces syndicats votent plus souvent pour l’AfD que les non-membres

Surprise pour la direction des syndicats allemands! Les membres de ces syndicats votent plus souvent pour l’AfD que les non-membres
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Au cours de ces dernières années, les syndicats allemands ont fait de "la lutte contre l’extrême droite", et plus précisément contre l’AfD, un point important de leur programme. Et voici maintenant que claque un coup de tonnerre dans un ciel syndical tout bleu: selon une analyse du groupe de recherche Wahlen, les membres des syndicats en Allemagne votent plus fréquemment pour la droite conservatrice qu'est l'AfD que les non-syndiqués et d’autres catégories de la population allemande. C’est ce que révèle Reinhard Bispinck (photo), ancien directeur scientifique du service de documentation du DGB (= Union syndicale allemande), sur le site tarifpolitik.info.
Reinhard Bispinck s’est basé sur les résultats des dernières élections régionales en Allemagne, celles du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie-Palatinat. D’après l’analyse des résultats dans le Bade-Wurtemberg, 24% des syndiqués ont voté pour l’AfD, alors que le parti a obtenu en moyenne 18,8% dans ce Land. Qui plus est: 18% des travailleurs non syndiqués ont voté pour l’AfD. Ce fait est d’autant plus remarquable que les syndicats jouent un rôle important aux côtés des groupes d’extrême gauche dans la lutte contre l’AfD classée à droite: ainsi, la présidente actuelle du DGB, Yasmin Fahimi (ancienne députée SPD), est l’une des opposantes les plus acharnées à l’AfD.

(Texte: Ne vous laissez pas abuser quand on vous dit qu'exiger des alaires plus élevés conduit nécessairement à l'inflation. Cela ne peut se déduire des statistiques qui nous ont été présentées).
L’AfD a trois fois plus de soutien chez les syndiqués que la SPD…!
Ces résultats doivent aussi inquiéter le syndicat, qui est traditionnellement proche de la SPD: selon l’étude, en moyenne, seulement 8% des syndiqués ont voté pour la SPD en Bade-Wurtemberg: ça fait mal! Avec cela, les «camarades» sociaux-démocrates n’ont recueilli qu’un tiers des voix qui sont allées à l’AfD, dite d’extrême droite. Chez les syndiqués, les Grünen sont arrivés en tête dans le Bade-Wurtemberg, avec 29%. Ensuite vient l’AfD, avec 23%, puis la CDU en troisième position avec 23%. Die Linke n’a recueilli que 6%.
En Rhénanie-Palatinat, l’AfD occupe également la deuxième place parmi les électeurs syndiqués. Dans ce Land, 23% d’entre eux ont voté pour l’AfD, alors qu’en moyenne, le parti a obtenu 19,5% dans cette région. Le parti le plus fort parmi les membres des syndicats en Rhénanie-Palatinat reste la SPD, avec 32%. La CDU, qui a obtenu 31% dans ce Land, reçoit peu de soutien chez les membres syndicaux, avec seulement 21%.
Dans ces deux Länder, l’AfD est clairement devenue le deuxième parti politique parmi les travailleurs syndiqués. Et ce qui est important à noter: l’AfD a recueilli plus de voix chez les syndiqués que la moyenne. Quant à savoir si cette étude apportera plus de réalisme aux syndicats, c'est malheureusement peu crédible.
12:58 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, allemagne, syndicats, syndicalisme, afd |
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vendredi, 03 avril 2026
Autarcie plutôt que dépendance: pourquoi nous devons enfin devenir adultes en matière de politique énergétique

Autarcie plutôt que dépendance: pourquoi nous devons enfin devenir adultes en matière de politique énergétique
Un jeune député régional de l’AfD demande une réorientation de la politique énergétique et environnementale et plaide pour plus d’autarcie, une exploitation des ressources et un pragmatisme technologique. Mike Grener esquisse ici un agenda qui va bien au-delà de la simple critique.
Par Maximilian Gerner
Source: https://www.freilich-magazin.com/politik/autarkie-statt-a...
Je suis donc le nouveau venu ici, dans le rédaction de freilich-magazine.com. Maximilian Gerner est mon nom, et si vous ne me connaissez pas encore – ce qui est assez probable, sauf si vous me suivez déjà depuis longtemps sur Instagram grâce à mes contributions sur les dégustations de bières nationales et internationales ou les matchs du VfB Stuttgart –, cela devrait bientôt changer. En effet, j’ai été élu lors des élections régionales du 8 mars 2026 pour l’AfD au Parlement du Bade-Wurtemberg, et je compte bien y instaurer un nouveau style politique. Tant selon les critères généraux que pour l’AfD. Cela semble ambitieux ? Mais ce n’est peut-être pas tant que ça, car la barre n’est souvent pas très haute.
Mais commençons par le début: je suis né en 1998, intéressé par la politique depuis au moins 1999, j’aime autant troller hors ligne qu’en ligne, et je pense que la consommation d’alcool et la musculation sont deux facettes d’une même médaille. En 2017, je suis devenu membre de l’AfD – sobre, je tiens à le préciser – et depuis 2022, je suis conseiller parlementaire pour l’environnement, le climat et l’économie de l’énergie au sein du groupe AfD au Parlement du Bade-Wurtemberg. En étant placé 22ème sur la liste, je suis désormais passé de collaborateur à député, et je vais donc coûter encore plus d’argent aux contribuables à l’avenir. Merci à tous les électeurs – je donnerai tout pour que ceux-ci puissent dire dans cinq ans: ce type vaut notre argent !
Entre ambition et réalité
Au cours des quatre dernières années, j’ai, de par mon métier, traité quotidiennement des questions de politique environnementale et énergétique, et je suis convaincu que ce domaine doit occuper une place bien plus centrale dans notre travail politique. Cela concerne aussi bien la politique énergétique pure que les questions environnementales. Les deux sont souvent liées, mais il existe également des questions importantes de protection de l’environnement qui n’ont rien à voir avec la production d’énergie. Ici, nous avons, en tant que représentants de l'AfD – et je le dis sur le mode de l'autocritique – encore des progrès à faire.
Trop souvent, les figures politiques de l’AfD ne parlent avec passion de la protection de l’environnement que lorsqu’ils peuvent l’opposer, par exemple, aux éoliennes. Je veux changer cela, car la protection de l’environnement n’est pas un vêtement de circonstance qu’on enfile tous pendant quelque temps puis qu’on range ensuite dans le placard, mais la condition de base pour assurer une existence digne aux générations présentes et futures. Comme je suis quelqu’un qui aime passionnément se retrouver dans la nature, j’en suis peut-être plus conscient que d’autres. Je veux porter cette conscience non seulement au Parlement, mais aussi dans mon propre parti.
Car selon moi, il ne suffit pas de critiquer les éoliennes dans les régions peu venteuses ou au milieu de la flore et de la faune fragiles. Il ne suffit pas de produire de l’énergie solaire uniquement sur des surfaces déjà imperméabilisées et de ne pas vouloir voir ces installations sur des espaces verts. Si nous voulons faire notre travail correctement en tant que mandataire de l'AfD, nous devons offrir plus. Oui, nous voulons revenir sur la sortie du nucléaire – mais cela ne se fait pas du jour au lendemain. Oui, nous voulons maintenir provisoirement les centrales à charbon dans le cadre d’un mix énergétique équilibré. Mais que se passera-t-il après ?

Pourquoi l’autarcie est importante
Nous vivons une époque incertaine. Et c’est un euphémisme. Nous sommes témoins de bouleversements géopolitiques historiques. À la frontière orientale de l’Europe, la guerre fait rage. La volonté affichée de la Chine de s’emparer de Taïwan menace les chaînes d’approvisionnement mondiales. Ce n’est pas seulement le cas pour l’industrie des semi-conducteurs, mais aussi pour le secteur important des terres rares.
Et aux États-Unis, le président est imprévisible: aujourd’hui, il pourrait imposer des tarifs absurdes contre tout et n’importe qui, demain faire kidnapper le chef d’État d’un pays voisin, ou après-demain envahir le Groenland – rappelons que cette terre appartient au Danemark et que le Danemark est membre de l’OTAN !
Il serait négligent, face à tout cela, de ne pas se préparer de manière aussi diversifiée et autarcique que possible, surtout en ce qui concerne l’approvisionnement énergétique. Ce n’est pas seulement vrai depuis la pénurie de gaz, il y a quelques années. Et c'est dès lors clair: nous ne devons pas dépendre de monopolistes étrangers – peu importe si le monopoliste actuel semble encore bienveillant envers nous aujourd’hui.

Exploiter les ressources nationales
Selon moi, cela signifie ce qui suit: nous avons besoin d’une vision globale pour que notre pays puisse couvrir autant que possible ses besoins en énergie et en matériaux par lui-même. Cela inclut, par exemple, des installations de biogaz décentralisées, tout comme une sortie contrôlée de l’interdiction de fait du fracking, afin de ne pas devoir importer le gaz pour nos centrales à gaz. Il s’agit également d’explorer les gisements nationaux de lithium, par exemple dans la fosse rhénane. De même il faut se préparer à l’extraction de l’uranium dans les Monts Métallifères, une fois que sera lancée la reprise du nucléaire – notamment avec de petits réacteurs décentralisés. Ce sont des points qui n’ont jusqu’à présent aucune place dans le débat public, ni n’ont été abordés de manière offensive par l’AfD. Je m’engagerai de toutes mes forces pour que cela change.
Il serait court-termiste de laisser de côté ces sujets. La ministre de l’Économie Katherina Reiche (CDU) a récemment souligné que l’Allemagne dispose de ses propres gisements de gaz et a déclaré: «Du gaz peut être extrait ici». Cette déclaration a vite été éclipsée par l’attaque américano-israélienne contre l’Iran. Mais elle montre que le sujet finira par arriver sur la table. Nous devons y être préparés.
La question de la crédibilité politique
Ce serait très contradictoire si, faute de préparation, les sections locales de l’AfD venaient à empêcher l’exploitation des ressources nationales par une attitude «pas dans mon jardin», alors que le parti ne cesse de revendiquer leur utilisation dans la production énergétique. Il faut bien sûr « peser avec beaucoup de sensibilité les intérêts environnementaux et l’approvisionnement en ressources », pour citer à nouveau Mme Reiche – mais on ne peut pas, d’un côté, refuser l’importation de gaz liquéfié des États-Unis pour des raisons soi-disant écologiques (en remplacement du gaz russe), et de l’autre, bloquer l’exploitation de nos propres gisements ici. On ne peut pas réclamer le retour du nucléaire tout en dépendant naïvement du marché étranger pour l’approvisionnement en uranium – surtout venant du Kazakhstan, proche de la Russie et de la Chine, qui, en cas de conflit mondial majeur (le mot-clé, ici, est Taïwan), agirait probablement dans l’intérêt de ces puissances.

Ce ne sont là que deux exemples parmi tant d’autres. Mais vous l’aurez sans doute compris à ce stade: je suis sérieux quand je parle de résilience, de diversification et d’autarcie. L’idée et surtout la mise en œuvre concrète peuvent être inconfortables, mais c’est la seule réponse sensée aux grands défis de notre époque, tout en respectant la durabilité. Nous devons en finir avec le petit jeu étriqué et aller vers un concept global cohérent. J’y apporterai ma contribution. Sauf si je suis au bar, au stade, dans la nature ou à l’entraînement.
À propos de l’auteur Maximilian Gerner
Maximilian Gerner, né en 1998, est sommelier de bière et connaisseur du football. Depuis 2026, il est député de l’AfD au Parlement du Bade-Wurtemberg.
15:18 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : autarcie, indépendance énergétique, afd, maximilian gerner, allemagne, europe, affaires européennes |
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lundi, 30 mars 2026
Tino Chrupalla: Soldats américains, hors d’Allemagne!

Tino Chrupalla: Soldats américains, hors d’Allemagne!
Par Valentina Schacht
Source: https://www.compact-online.de/tino-chrupalla-us-soldaten-...
Alors que les États-Unis ont déclenché une nouvelle guerre au Moyen-Orient et que les attaques défensives iraniennes visent les positions américaines dans toute la région, de nombreux citoyens prennent conscience du danger que représentent de telles bases militaires.
À présent, le chef de l’AfD, Tino Chrupalla, intervient dans le débat en avançant une position claire: lors du congrès régional de Saxe, ce natif de Görlitz exige le retrait des forces militaires américaines d’Allemagne!
Déjà dans notre édition de COMPACT, dont le thème principal était « Le pacificateur – Comment Tino Chrupalla maintient l’AfD sur la bonne voie », nous avons montré à qui nous devons la prise de position claire contre la guerre. En savoir plus ici : https://www.compact-shop.de/shop/russland/compact-der-fri...

Ami go home – avec ces trois mots, qui n’ont guère besoin d’explications supplémentaires, on peut résumer le message central du discours de Tino Chrupalla, lequel a enthousiasmé les quelque 300 délégués saxons lors du congrès régional. Le retrait des quelque 40.000 soldats américains d'une armée qui occupe l'Allemagne depuis 1945 et qui utilise notre territoire pour sa machinerie de guerre dans le monde entier — et en tête, nous avons la base américaine centrale de Ramstein en Rhénanie-Palatinat — est présenté comme objectif principal à atteindre d’ici 2029. «Commençons à mettre cela en œuvre – avec le retrait des troupes américaines d’Allemagne», a déclaré Chrupalla dans son discours.
Alors que, notamment dans les sections occidentales de l’AfD, tout débat sur l’occupation persistante de l’Allemagne et sur le soutien aux guerres contraires au droit international, menées par les États-Unis, est évité, et où certains partisans dociles du statu quo acceptent cette occupation, Chrupalla sait qu’il peut s’appuyer sur le programme de son parti: «Dans ce contexte, 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et 25 ans après la fin de la division de l’Europe, la renégociation du statut des troupes alliées en Allemagne est à l’ordre du jour. Celle-ci doit être adaptée à la souveraineté retrouvée de l’Allemagne. L’AfD s’engage pour le retrait de toutes les troupes alliées stationnées sur le sol allemand et en particulier de leurs armes nucléaires», peut-on lire dans les positions fondamentales de l’AfD, adoptées dès 2015. Bien avant la nouvelle agression de l’Occident, cette entité "qui repose sur des valeurs", contre l’Ukraine. Et avant les guerres récentes menées par les Américains au Moyen-Orient. Sous l’effet des nouvelles donnes, les formulations auraient sans doute été encore plus claires et plus incisives.
Chrupalla : L’Espagne comme modèle en matière de politique étrangère
Tino Chrupalla s’est également exprimé sur la guerre actuelle au Moyen-Orient dans son discours, saluant la position du gouvernement espagnol sous Pedro Sánchez, qui non seulement s’est opposé à la guerre américano-israélienne, mais a aussi interdit aux Américains l’utilisation de bases militaires sur le sol espagnol dans ce contexte. Une démarche qui devrait également être imitée en Allemagne.
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mercredi, 04 mars 2026
Le danger d'une déstabilisation de l'Europe: l’AfD et la FPÖ appellent à la modération dans la guerre en Iran

Le danger d'une déstabilisation de l'Europe: l’AfD et la FPÖ appellent à la modération dans la guerre en Iran
Source: https://www.freilich-magazin.com/politik/warnung-vor-dest...
Face à la guerre d’agression contre l’Iran, l’AfD et la FPÖ appellent à la retenue et à un retour à la diplomatie. La FPÖ met également en garde contre des conséquences économiques et sécuritaires de grande ampleur pour l’Autriche.
Face aux tensions croissantes après l’attaque contre l’Iran, l’AfD et la FPÖ prônent la prudence politique ainsi qu’un retour à la table des négociations.
Berlin/Vienne – Après les récentes frappes militaires d’Israël et des États-Unis contre des cibles en Iran, la situation au Moyen-Orient s’est encore aggravée. Depuis le week-end, on parle d’une escalade qui s'avère évidente. Des observateurs mettent en garde contre une extension des hostilités au-delà de la région. Dans ce contexte, l’AfD en Allemagne ainsi que la FPÖ en Autriche appellent à la retenue et à la désescalade.
L’AfD appelle à la retenue
Les coprésidents du groupe parlementaire de l’AfD au Bundestag, Alice Weidel et Tino Chrupalla, ont réagi avec inquiétude aux actions militaires contre l’Iran. Dans une déclaration commune, ils ont déclaré: «Nous avons pris connaissance avec grande inquiétude des attaques d’Israël et des États-Unis contre l’Iran. Nous appelons toutes les parties au conflit à une retenue absolue». La population civile et les infrastructures civiles doivent être protégées, et le droit international ainsi que le droit humanitaire international doivent être respectés sans restriction.
«La nouvelle déstabilisation du Moyen-Orient ne sert pas l’intérêt de l’Allemagne et doit cesser», ont indiqué les deux figures de proue de l’AfD.

Ils reçoivent également un soutien interne au parti. Le député fédéral de l’AfD, Torben Braga, rappelle que les frappes aériennes seules ne peuvent pas imposer un changement politique durable. Malgré cette « réalité indiscutable », l’AfD, ou plutôt Weidel et Chrupalla, subissent « massivement des critiques et des attaques parce qu’ils restent calmes, au lieu de tomber dans la fièvre belliciste et de célébrer aveuglément les opérations militaires des États-Unis et d’Israël». Selon Braga, cette critique n’est plus objective.
Il souligne que «tout tourne maintenant autour d'une volonté d'harceler l’AfD parce qu’elle ose prendre une position qui ne correspond pas à 1000 % à leur propre opinion», critique-t-il.
La FPÖ mise sur la désescalade au Moyen-Orient
Face à la guerre d'agression, la FPÖ appelle également à la modération. La porte-parole en politique étrangère du parti, Susanne Fürst (photo), s’est montrée profondément préoccupée par l’évolution de la situation.

«L’escalade actuelle au Moyen-Orient me remplit de la plus grande inquiétude. La chose la plus importante est maintenant que la situation ne dégénère pas en une conflagration généralisée et que les hostilités militaires cessent dès que possible», a-t-elle souligné ce week-end dans un communiqué.
Elle espère donc «qu’une désescalade de la situation sera de nouveau possible, que le maximum de vies humaines sera épargné, et qu’il y aura un retour à la table des négociations».
Elle a également rappelé la tradition de neutralité de l’Autriche: La neutralité nous a apporté paix, liberté, sécurité et prospérité pendant des décennies, même en ces temps de turbulences géopolitiques mondiales».
L’Autriche doit revenir à une politique de neutralité active et devenir «un lieu de dialogue et de médiation».
Kickl exige des clarifications sur les conséquences de l’attaque américano-israélienne
Pendant ce temps, Herbert Kickl (photo), chef du parti FPÖ, s’est concentré sur les conséquences économiques et sécuritaires possibles de l’escalade pour l’Autriche. Il attend des réponses concrètes du gouvernement fédéral concernant l’impact de la hausse des prix du pétrole sur l’économie nationale, ainsi que sur d’éventuelles interruptions ou réductions d’approvisionnement en gaz naturel liquide dans la région.
Il souligne également que la mer Rouge est une question centrale pour le commerce international et l’approvisionnement en énergie, et il s’interroge sur les conséquences possibles d’un blocus.

Il évoque aussi l’impact du conflit sur la situation sécuritaire en Autriche, notamment en lien avec une éventuelle future migration. Le gouvernement doit préciser quelles mesures ont déjà été prises ou sont planifiées pour protéger le pays contre les effets directs et indirects du conflit.
Il s’agit aussi de savoir quelles actions le ministère des Affaires étrangères entreprend pour protéger les citoyens autrichiens dans la région concernée.
« Je suis curieux de savoir combien de temps il faudra avant que nous en tirions quelque chose. Je pense que la population a le droit de le savoir », a déclaré Kickl.
Selon un rapport de Fass ohne Boden, les premières conséquences économiques de l’escalade guerrière sont déjà perceptibles. Des compagnies maritimes ont suspendu leurs traversées du détroit d’Hormuz, et plusieurs pétroliers sont à l’ancre, immobilisés dans le Golfe Persique.
Les tensions sont dues à des avertissements des Gardiens de la révolution iraniens, qui affirment qu’aucun navire ne doit traverser le détroit. Parallèlement, les primes d’assurance pour le transport par la région ont fortement augmenté, ce qui entraîne une hausse des coûts pour l’énergie et les marchandises.
Ce passage stratégique, qui représente environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole et une part importante du commerce mondial de gaz naturel liquéfié, est considéré comme un point névralgique de l’économie mondiale.
Les marchés réagissent déjà avec nervosité : le prix du Brent a augmenté sensiblement. Une véritable blocus entraînerait, selon les analystes, d’importantes perturbations dans le commerce mondial — avec des conséquences perceptibles en Europe aussi.
11:15 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afd, fpÖ, autriche, allemagne, europe, affaires européennes, iran, moyen-orient, bellicisme, neutralité |
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dimanche, 01 février 2026
Interdiction de l’AfD: les vieux partis allemands ne tiennent plus qu’en nouant des intrigues

Interdiction de l’AfD: les vieux partis allemands ne tiennent plus qu’en nouant des intrigues
Source: https://derstatus.at/politik/afd-verbot-altparteien-werde...
Que faire lorsque l’adversaire politique devient trop puissant? Apparemment, on préfère recourir au bâton judiciaire et à des astuces politiques douteuses, plutôt que d’affronter le jugement des citoyens. La frontière entre démocratie et maintien du pouvoir devient préoccupante dans un Allemagne du «Mur de feu» (du "cordon sanitaire").
Interdiction de l’AfD comme condition préalable
Quand un système établi est-il dépassé? La réponse peut être très courte: dès que les vieux acteurs en place mettent la pression pour forcer un dernier reste de cohésion. Les jours d’une ère idéologique semblent comptés, dont les composantes n’ont plus grand-chose en commun quant au fond et au programme, mais qui cherchent le moindre dénominateur commun de peur de perdre le pouvoir. Les Verts exigent, avant les élections régionales en Rhénanie-Palatinat, qu’une procédure d’interdiction contre l’AfD soit engagée.
Sans cet artifice, il ne pourrait y avoir de contrat de coalition, pourrait-on dire. Friedrich Merz a déjà dû accepter des milliards de dettes pour acheter le soutien de la SPD à sa candidature à la chancellerie. Et maintenant, il semblerait aussi qu’à Mayence, une tractation du même acabit se prépare. Si tu me promets que nous irions ensemble devant la Cour constitutionnelle, je te tends la main pour un mariage de convenance, telle serait probablement une solution de compromis. En quoi tout cela a-t-il encore du sens ou relève-t-il du bon ordre des choses? En rien, absolument rien, il faut le constater.

Éliminer la concurrence par un procès fallacieux
Les pressions et les menaces façonnent désormais tellement la vie politique berlinoise que de simples citoyens seraient depuis longtemps traduits en justice pour des délits, s’ils s’aventuraient à appliquer les méthodes que les partis utilisent sans scrupules ni honte pour préserver leur vacuité. La crainte que l’Alternative für Deutschland puisse atteindre une majorité absolue et empêcher ceux qui se sont si confortablement installés dans les sièges et les postes de prendre pour contrôler le pouvoir, ne conduit pas seulement à des déviances bizarres, mais à des actes carrément criminels.
Les menaces et les ultimatums ne peuvent en aucun cas constituer une base de confiance. Quiconque tombe dans le piège y participe, et devient complice du mécontentement, de la désillusion et de la colère du peuple souverain. Le boycott et le blocage de l’opposition, agonie de critiques, prennent des tournures si extrêmes qu’on ne peut plus parler de démocratie. La polarisation a contribué à bien plus que l’exclusion, que l’isolement et que la privation d’égalité des chances dans les joutes électorales. La privation des droits se poursuit à un rythme sans précédent: ce ne sont pas les Bleus (= AfD), accusés de tous les maux, qui veulent détruire le pays et les institutions, mais bel et bien les partis colorés.
Un quart des électeurs, de manière totalitaire, risque d'être privé de tribune
Vaincre un concurrent à tout prix et le faire taire, se chercher des alliés contre-nature pour suivre la seule voie de la répression: ce type de comportement est assumé de manière dévoyée et délinquante. Les mécanismes sont aussi subtils que dans l'ancienne RDA, on ne fait même plus l’effort de dissimuler le caractère totalitaire de ses agissements. Les partis de l'establishment utilise une règle fondamentale du droit constitutionnel, qui n'autorise l’élimination d’un adversaire politique qu'à titre absolument exceptionnel dans la vie politique. En agissant de la sorte, les vieux partis de l'establishment montrent des traits grotesques, exprimant un primitivisme sordide.
Comme si l’on n’était pas capable de voir ce que Klingbeil, Banaszak, Reichinnek ou Brantner complotent sous le prétexte de «défense» de la démocratie allemande. Ils veulent ôter à un quart des citoyens toute identité idéologique, croyant, dans leur méchante naïveté, qu’après une décision du tribunal constitutionnel de Karlsruhe, les brebis perdues reviendraient aux troupeaux d’origine. La durabilité n’a jamais été leur fort quand il s’est agi d’automobiles électriques nuisibles à l’environnement, de pompes à chaleur et d’éoliennes, qu’ils considèrent comme des exploits en matières écologiques. Il est tout simplement naïf de penser que la politique peut se faire par interdits.
Une interdiction renforcerait l’opposition
Un tel simplisme ne fonctionne ni avec l’alcool ni en ce qui concerne l’AfD. La croyance naïve selon laquelle il suffit de tourner la tête pour oublier est probablement une mauvaise croyance. Mais la RDA a déjà montré que la résistance populaire ne peut pas être arrêtée par des expédients simplistes. Si l’on veut vraiment éliminer le risque d'une rébellion, d'une révolte des mécontents, il faut faire intervenir le seul bon sens.
Jusqu’à présent, la rue est encore calme, à l’exception des grand-mères que l'on a mobilisées pour battre le tambour ou souffler dans des trompettes de Jéricho pour faire reculer et couler la droite alternative. Mais la situation pourrait rapidement changer si l'on place sous tutelle ceux qui refusent de changer de cap, c’est-à-dire si l'on donne à un parti alternatif et challengeur le droit légitime de diriger, si cela est confirmé par le vote des citoyens.
La crainte d'une manipulation des élections n’est pas à écarter; déjà dans des sondages organisés par les médias publics, on constate des décalages étranges, difficilement explicables par la raison. Il faut rester vigilant face à la fraude. Car les «bons» (auto-proclamés) n’hésitent plus devant aucune audace pour garantir leur carrière, leurs postes et leur argent.
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samedi, 10 janvier 2026
Tension politique dans plusieurs Länder de l’ancienne Allemagne de l’Est – Merz sous pression

Tension politique dans plusieurs Länder de l’ancienne Allemagne de l’Est – Merz sous pression
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Les négociations gouvernementales interminables aux Pays-Bas, le gouvernement français dirigé par le président Macron qui échoue encore à obtenir une majorité parlementaire viable, et le Premier ministre britannique Sir Keir Starmer qui, l’année prochaine, doit faire face à une défaite écrasante aux élections au Pays de Galles, ce qui met de plus en plus la majorité travailliste dans une situation difficile. Parce que l’Allemagne n’apparaît pas dans nos médias mainstream, il semble que chez nos voisins de l’Est tout soit calme. Rien n’est moins vrai!
Deux ans avant les prochaines élections régionales, le parti d’extrême gauche Die Linke se dit prêt à soutenir de manière constructive un gouvernement minoritaire de la CDU dans le Land de Saxe-Anhalt, dans le but d’écarter l’AfD du pouvoir. «Ce genre d’opposition constructive, que nous appliquons déjà en Thuringe et en Saxe, pourrait aussi être une solution ici», déclare Jan Van Aken, président de Die Linke. La seule condition qu’il pose est «que la CDU ne cherche pas à former des majorités avec l’AfD». En d’autres termes: exclure l’électeur de droite. Selon des sondages récents, l’AfD peut compter sur 40% des électeurs, la CDU sur 26% (en baisse de 8%) et Die Linke sur 11 %. La CDU devrait être totalement folle pour s’allier avec Die Linke — en termes purement politiques.
Y aura-t-il de nouvelles élections dans le Land de Brandebourg?
Une tension politique encore plus forte règne dans un autre Land de l’ancienne Allemagne de l’Est, le Brandebourg. Lors d’un vote au parlement régional, 2 députés sur 14 de la fraction BSW (Bündnis Sahra Wagenknecht, gauche socio-économique, mais critique de l'immigration) n’ont pas voté avec le reste de la BSW, qui forme le gouvernement régional avec la SPD. Ce qui a conduit 8 collègues à exiger leur exclusion du parti. Ensuite, 2 autres députés de la BSW ont annoncé qu’ils quitteraient également la fraction. Tout cela alors que le gouvernement SPD-BSW dans le Brandenburg ne dispose que d’une majorité de 2 voix.
Un changement de coalition avec la CDU ne changerait rien, car la CDU ne compte que 12 députés. La seule option restante, en dehors de nouvelles élections: une coalition entre le BSW, la SPD et la CDU. Mais 8 députés du BSW ont déjà fait savoir qu’ils ne souhaitent pas continuer à appliquer la politique de la SPD. Selon une source anonyme au sein du BSW, «avec leur vote en faveur du BSW, les électeurs allemands ont clairement voulu signifier qu’ils voulaient une autre politique. Nous n’avons pas été élus pour être la ‘branche politique’ de la SPD». Selon les sondages les plus récents, l’AfD atteint 35%, la SPD chute à seulement 21% (en baisse de 11%). L’AfD pourrait devenir la première force dans ce Land, dépassant la CDU et la SPD réunis.
En attendant, la coalition au Brandenburg a éclaté. Croyez-moi: l’Allemagne est sous haute tension politique.
23:54 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne, actualité, europe, affaires européennes, afd |
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dimanche, 07 décembre 2025
„L’Allemagne n’est pas un État souverain“: Höcke perçoit une domination structurelle extérieure

„L’Allemagne n’est pas un État souverain“: Höcke perçoit une domination structurelle extérieure
Source: https://www.freilich-magazin.com/politik/deutschland-ist-...
Lors d'une conférence de presse nationale, l'homme politique de l’AfD de Thüringe, Björn Höcke, a récemment déclaré sans ambiguïté que l’Allemagne n’était pas un État souverain. Les compétences étatiques centrales ont été transférées à des organisations internationales.
Pour le leader de l’AfD de Thüringe, Björn Höcke, c’est clair: l’Allemagne n’est actuellement pas un État souverain donc n'est pas un Etat libre.
Erfurt. Fin novembre, l’AfD de Thüringe a publié un communiqué de presse dans lequel elle critiquait vivement les réflexions de la CDU de Thüringe, qui envisageait de mobiliser les jeunes pour un nouveau service obligatoire. Les démocrates-chrétiens voulaient „forcer les jeunes à un service“, alors qu’ils „poussent ce pays depuis des décennies vers l’abîme“, a critiqué l’AfD.
Le point central de la déclaration était l’accusation selon laquelle l’État perdrait son autorité morale s’il ne remplissait pas ses missions fondamentales. Un État qui „ne protège pas ses frontières et ne fait rien pour atteindre la paix en Europe de l’Est“, n’aurait selon l’AfD aucune légitimité pour „envoyer nos jeunes en service obligatoire – ni dans le cadre d'un service civil dit obligatoire ni dans le cadre d'un service militaire“. De telles mesures ne serviraient, selon l’AfD, qu’aux intérêts d’un „bureaucratisme idéologisé sans épine dorsale“.

Exigence d’un État souverain
Dans le communiqué de presse, le président de la fraction AfD de Thüringe au Landtag, Björn Höcke, a repris cette argumentation. Avant que „même un seul jeune ne doive à nouveau porter l’uniforme sous la contrainte, cet État doit enfin redevenir un État pour les Allemands – souverain, libre et orienté vers les intérêts allemands.“
Lors de la dernière conférence de presse nationale avant la session plénière de décembre au Landtag de Thüringe, un journaliste s’est référé précisément à ce passage. Il a voulu savoir de Höcke si sa demande, selon laquelle l’Allemagne doit d’abord redevenir souveraine, signifiait que, selon lui, l’Allemagne n’est actuellement pas un État souverain et, par conséquent, n'est pas un Etat libre.
„Oui, nous ne sommes pas un État souverain“
Höcke a d’abord souligné que cela „se lit clairement dans le communiqué de presse“. Ensuite, il a confirmé cette interprétation sans ambiguïté. „Oui, nous ne sommes pas un État souverain“, a-t-il dit, et a ajouté que cela „est également tout à fait compréhensible en droit national“.
Pour justifier cela, il a expliqué que l’Allemagne avait transféré sa souveraineté en matière de défense à l’OTAN, sa souveraineté financière à la BCE, sa souveraineté économique à l’UE, et sa souveraineté sanitaire à l’OMS. Ces organisations, selon Höcke, ne seraient pas légitimées démocratiquement et ne seraient pas contrôlées démocratiquement. „Oui, l’Allemagne n’est pas un État souverain. C’est ainsi.“
15:33 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : björn höcke, afd, allemagne, europe, affaires européennes |
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mardi, 18 novembre 2025
Trois fois l'Ostpolitik. Trois fois Moscou. Trois étapes importantes de l'histoire récente de l'Allemagne

Trois fois l'Ostpolitik. Toutes les bonnes choses vont par trois... ou pas?
Trois fois l'Ostpolitik. Trois fois Moscou. Trois étapes importantes de l'histoire récente de l'Allemagne
Rainer K. Kämpf
Source: https://pi-news.net/2025/11/alle-guten-dinge-sind-drei-od...
Dans un article intéressant, le blogueur Alexander Wallasch se demande si la ligne de Tino Chrupalla sur la Russie fera définitivement de l'AfD un parti populaire. L'occasion n'a jamais été aussi propice qu'aujourd'hui. Une Ostpolitik équilibrée et clairement ouverte, un signe plus que décisif envers Moscou, peut briser le blocage désolant de la politique étrangère allemande actuelle.
Quiconque s'est égaré et s'est enlisé dans le marécage ferait bien de faire marche arrière et de corriger le cap. Si l'AfD décide d'opter pour une orientation purement atlantiste de sa politique et en fait sa doctrine suprême, elle court le risque de suivre la voie bien tracée de l'ancienne République fédérale et de se complaire dans le confort d'une souveraineté « ressentie ».
Ce n'est guère alternatif et c'est inquiétant, car cela s'aligne sur un discours politique qu'elle veut pourtant dépasser. L'Allemagne a un besoin urgent de s'ouvrir, de faire un bond en avant pour retrouver sa crédibilité et sa réputation d'antan. Elle n'y parviendra guère en suivant exclusivement la voie tracée par Washington.
Revenons un instant en arrière:
En 1955, Konrad Adenauer remporta un succès spectaculaire en matière de politique étrangère grâce à sa politique à l'égard de Moscou et ramena chez eux les prisonniers de guerre allemands qui demeuraient encore captifs en Union Soviétique.

En 1970, Willy Brandt rendit possibles les traités de Moscou et de Varsovie grâce à sa politique à l'égard de l'Est. Au final, cela aboutit au traité fondamental entre la République fédérale d'Allemagne et la RDA.
Helmut Kohl a saisi l'occasion qui s'offrait à lui et a obtenu en 1990 que Moscou rende possible la réunification allemande.
Trois fois la politique d'ouverture à l'Est a porté des fruits. Par trois fois, des chanceliers se sont rendus à Moscou. Trois étapes importantes de l'histoire récente de l'Allemagne. Aujourd'hui, l'Allemagne traverse la crise la plus grave depuis 1945. L'avenir de la nation est à la croisée des chemins et nous devons prendre une décision.
L'AfD a aujourd'hui une chance unique d'entrer dans l'histoire comme un parti populaire qui ouvre la voie vers l'Est, écarte le danger apparent d'une guerre et établit l'Allemagne dans le cercle des États qui veulent et peuvent façonner la géopolitique avec assurance et autonomie.
En d'autres termes, l'avenir du parti et du pays ne réside pas dans la voie confortable et bien rodée de l'allégeance au transatlantisme, mais dans une volonté de rupture face au carcan qu'impose la puissance occidentale victorieuse.
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lundi, 27 octobre 2025
Le "mur coupe-feu" continue d’agiter les esprits en Allemagne – quelques faits

Le "mur coupe-feu" continue d’agiter les esprits en Allemagne – quelques faits
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Le ‘mur coupe-feu’, utilisé systématiquement comme un instrument antidémocratique, choque tellement que même le SPD appelle à briser le cordon sanitaire. Face à l’augmentation des pourcentages de l’AfD dans divers sondages, des dirigeants du SPD ont demandé à la CDU de modifier sa politique du ‘mur coupe-feu’ – mais uniquement en ce qui concerne Die Linke. Le ministre de l’Intérieur de Thuringe, Georg Maier (SPD), a déclaré au quotidien allemand Handelsblatt que diverses clauses d’incompatibilité, énoncées au sein de la CDU, empêchent la formation de majorités stables. Et c’est pourquoi l’AfD gagne de plus en plus d’adhérents.
Le contexte derrière tout cela sont les récents sondages dans le Land allemand de Saxe-Anhalt: l’AfD pourrait obtenir 40 % des voix, la CDU environ 26%. Un gouvernement sans l’AfD ne peut exister qu’avec une coalition incluant Die Linke. Mais la clause d’incompatibilité de la CDU empêche une telle coopération. « Il s’agit d’une nécessité realpolitisch », disent aussi Sebastian Fiedler et Sebastian Roloff. Donc: avec Die Linke. La seule autre option, mais posée comme « impossible », serait une collaboration « avec les ennemis de la démocratie, comme le parti d’extrême droite AfD ». La ‘tolérance’ de la gauche ne fait qu’aggraver le fossé social en Allemagne.

La base locale de la CDU voit cela autrement: le mur coupe-feu, c’est n’importe quoi !
Stefan Kerth, président du district CDU en Vorpommern-Rügen, a demandé dans une vidéo à son parti de briser le cordon sanitaire contre l’AfD. Littéralement: « Le mur coupe-feu, c’est n’importe quoi, il n’a fait que renforcer l’AfD » (dans le journal local Ostsee-Zeitung). Non, ce que la CDU doit faire maintenant, c’est établir des conditions pour une coopération avec l’AfD: « La CDU veut faire avancer les choses, mais le cordon empêche tout changement de cap. » Et il a ajouté: « Pourquoi la CDU ne formule-t-elle pas des conditions pour une coopération? Dire quelles personnes, quelles activités, quels points du programme l’AfD doit abandonner?».
La CDU doit s’ouvrir à des coalitions et des partenariats en dehors des partis de gauche, et très rapidement: «Mieux vaut le faire maintenant, tant que nous pouvons encore en définir les accents et la direction». Kerth a échangé en 2023 sa carte de membre du SPD contre celle de la CDU à cause de la politique migratoire. Il a déjà déclaré qu’aucun changement fondamental de cap sur la migration n’est possible sans l’AfD. Depuis 2015, l’Allemagne a perdu le contrôle, et les partis de gauche ne traiteront jamais la problématique migratoire en profondeur, car ils la minimisent toujours.
Kerth ne voit aucun danger dans une participation au gouvernement de l’AfD: « Dans notre proximité, gouvernent des partis de droite et des nationalistes, des collègues de l’AfD. Et pourtant, le monde ne s’est pas effondré ! Et c’est précisément l’Allemagne, très sensible à l’histoire, qui retomberait immédiatement dans des affres similaires à celle qui existaient sous le Troisième Reich s'il n'y avait pas le cordon sanitaire? Je n’y crois plus. » Par ailleurs, d’autres politiciens CDU/CSU plus éminents s’expriment également en faveur de la levée du mur coupe-feu contre l’AfD, comme l’ancien ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg, l’ancien secrétaire général de la CDU Peter Tauber et le président du comité des valeurs de base de la CDU, Andreas Rödder.
16:31 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, allemagne, afd, politique |
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samedi, 20 septembre 2025
Les fédérations AfD d’Allemagne centrale précisent: Pas de service militaire obligatoire dans de telles conditions!

Les fédérations AfD d’Allemagne centrale précisent: Pas de service militaire obligatoire dans de telles conditions!
Magdebourg. Contrairement aux récents rapports établis par les médias, les fédérations régionales de l’AfD d’Allemagne centrale rejettent fermement le rétablissement du service militaire obligatoire – du moins dans les conditions politiques actuelles. La conférence des présidents de groupe parlementaire des fédérations régionales d’Allemagne centrale, qui s’est récemment tenue au Landtag de Magdebourg, justifie cette position par des objections fondamentales à l’égard de la politique actuelle.
Selon eux, l’Allemagne n’agit pas de manière souveraine en politique étrangère, mais prend ses décisions dans le cadre d’alliances transatlantiques et au sein de l’UE – toutefois « contre l’intérêt de sa propre nation ». La poursuite de la guerre en Ukraine est également une raison du refus: « Après le gouvernement Scholz, le gouvernement Merz soutient aussi pleinement l’Ukraine et ne fait aucun effort pour une désescalade dans le conflit qui oppose l'OTAN à la Russie. » La CDU envisagerait « même d’envoyer des soldats allemands dans une guerre qui n’est pas la nôtre ».
L’AfD de l’Est critique sévèrement la façon dont l’État traite ses propres citoyens : « L’État fait preuve de scepticisme et de répression à l’encontre des chasseurs, des tireurs sportifs, des policiers et des soldats dès lors qu’ils manifestent de la sympathie pour l’AfD. » Parallèlement, « des millions de migrants culturellement étrangers à nos modes de vie sont autorisés à entrer dans le pays en violation du droit et de la loi, ce qui accélère la désintégration de la sécurité intérieure ».
Dans ce contexte, les fédérations régionales d’Allemagne centrale réclament d’abord des changements politiques internes: « Tant que les citoyens patriotes sont placés sous suspicion générale, que l’État n’est pas disposé à protéger ses citoyens et ne remplit pas sa mission de préserver la paix, un service militaire obligatoire est exclu pour nous. » Déjà lors de la dernière législature, le groupe AfD au Bundestag avait décidé de reporter la revendication du service militaire obligatoire – une position qui vient d’être réaffirmée (st).
Source: Zu erst, Sept. 2025.
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dimanche, 14 septembre 2025
De bénévole dans le tsunami migratoire à électrice convaincue de l'AfD

De bénévole dans le tsunami migratoire à électrice convaincue de l'AfD
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Le parcours de Nicole Blair, 36 ans, semble inhabituel, mais il pourrait bien être représentatif de celui de nombreuses personnes qui, avec un grand cœur et beaucoup de naïveté, ont adhéré au slogan « Wir schaffen das » de l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel (CDU), pour se rendre compte, plus tard, que tout cela était un peu trop candide et que la cohabitation, si le mot est encore utilisable, est devenue par suite beaucoup plus problématique. Le moment de la grande désillusion.
En 2015, au moment où Mutti Merkel a prononcé les mots célèbres « Wir schaffen das », Nicole Blair se trouvait à Budapest. Elle a été frappée par le sort des familles sans abri et sans ressources et s'est investie à 100% dans l'aide humanitaire aux réfugiés en Allemagne: collecte de vêtements, accueil et aide scolaire, recherche de logements, accompagnement quotidien de nombreux migrants. Tout cela de manière désintéressée, en tant que bénévole du matin au soir. « Je voulais aider, je voulais être une bonne personne », dit-elle.
« Le programme de l'AfD me semble le plus humain »
Ses expériences lui ont fait prendre conscience que de nombreux nouveaux arrivants montraient finalement peu de gratitude, qu'elle devait entendre de nombreux mensonges et constater des vols. Elle a constaté chez certains migrants le sentiment que « tout cela doit leur être donné immédiatement ».
La rupture s'est produite en 2020, en pleine pandémie du coronavirus. Mme Blair était enceinte et refusait de se faire vacciner, craignant des effets secondaires. « Du jour au lendemain, je suis devenue une paria, j'ai été exclue », constate-t-elle.
Pendant cet isolement forcé, elle a commencé à lire les programmes de tous les partis politiques. Ce qui l'a convaincue, c'est la politique migratoire de l'AfD. Contrairement à la caricature qui en est faite, l'AfD ne prône pas « l'expulsion de tous les étrangers », mais fait la distinction entre ceux qui s'intègrent et travaillent et ceux qui commettent des délits et ne respectent pas la loi. « Cela m'a semblé très logique », dit-elle. Nicole Blair, qui a lancé sa propre chaîne YouTube en 2021, affirme que les réfugiés qui recherchent véritablement une protection restent bien sûr les bienvenus. Mais elle a rencontré trop de personnes qui migrent simplement pour améliorer leur situation économique. « Un motif compréhensible, mais qui ne relève plus du droit d'asile ».
Selon Mme Blair, la véritable solidarité consisterait à encourager les jeunes hommes à reconstruire leur pays d'origine, plutôt que de rechercher le confort des prestations sociales occidentales. Il est clair que Mme Blair n'aura pas l'occasion d'exprimer ces opinions dans les médias grand public.
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vendredi, 05 septembre 2025
Petr Bystron à propos du sommet de l'OCS: «L'Allemagne rate le coche du nouvel ordre mondial»

Petr Bystron à propos du sommet de l'OCS: «L'Allemagne rate le coche du nouvel ordre mondial»
Source: https://www.unser-mitteleuropa.com/175343
À l'issue du sommet de l'OCS à Tianjin, le député européen Petr Bystron (AfD/ESN), spécialiste des affaires étrangères, a déclaré:
« Lors de la réunion de l'OCS à Tianjin, des décisions politiques lourdes de conséquences ont été prises. Le rapprochement de la Chine avec l'Inde et la création de la Banque de développement de l'OCS (Banque des BRICS) constituent un grand pas vers un ordre mondial multipolaire. L'Allemagne et l'UE restent à la traîne des puissances mondiales.
Le développement de l'ordre mondial multipolaire a des implications politiques, militaires et économiques pour l'Allemagne et l'UE. Alors que de plus en plus d'États renforcent leur coopération et leur indépendance économique vis-à-vis de l'Occident grâce à de nouvelles institutions telles que la Banque de développement de l'OCS, l'Allemagne reste à l'écart. Or, il est dans l'intérêt de l'Allemagne, en tant que nation exportatrice, de participer à ces développements. »
En septembre 2022, Petr Bystron, spécialiste de politique étrangère, avait déjà demandé, en sa qualité de porte-parole du groupe AfD au Bundestag allemand pour les questions de politique étrangère (SOZ_Beobachter_Bystron), que l'Allemagne obtienne le statut d'observateur au sein de l'OCS. Cette démarche aurait permis de participer à un stade précoce aux développements centraux en matière de politique de sécurité et d'économie.
15:54 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, affaires européennes, europe, allemagne, ocs, multipolarité, petr bystron, afd |
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samedi, 30 août 2025
Religion climatique et lutte culturelle – Comment l'agenda écosocialiste désindustrialise l'Allemagne

Religion climatique et lutte culturelle – Comment l'agenda écosocialiste désindustrialise l'Allemagne
Pour Frank-Christian Hansel, l'agenda climatique allemand n'est pas un projet de réforme technique, mais une lutte culturelle idéologique aux conséquences considérables pour l'économie et la société.
Frank-Christian Hansel
Source: https://www.freilich-magazin.com/politik/klimareligion-un...
Depuis plus d'une décennie et demie, de Merkel à Habeck, de la CDU aux Verts, une doctrine climatique s'est établie en Allemagne qui doit être comprise moins comme une politique environnementale axée sur les faits que comme une lutte culturelle délibérément menée par la gauche. Sous le couvert de la « protection du climat » et de la « décarbonisation », une grande offensive idéologique a été lancée, qui non seulement restreint les décisions techniques et économiques, mais recode également l'ensemble du système de valeurs sociales – vers une vision écosocialiste du monde et de l'humanité.
Cet agenda n'est pas un domaine politique fortuit, mais le levier central pour transformer l'économie, la société et la culture. L'orthodoxie climatique rouge-verte, activement promue par Angela Merkel et ses successeurs, a mis en place un système dogmatique dans lequel la légitimité politique ne découle plus d'une négociation démocratique, mais d'un chantage moral : quiconque s'oppose à la « religion climatique » est considéré comme un ennemi de l'avenir, comme un hérétique s'opposant au grand récit moral.
Les trois piliers fondamentaux de l'idéologie climatique
- 1) La prétention à l'absolu de la religion climatique – Le « sauvetage de la planète » est placé au-dessus de toute raison économique en tant qu'objectif métaphysique ultime.
- 2) Logique de redistribution écosocialiste – Les moyens de production, les systèmes énergétiques et les structures de consommation doivent être réorientés politiquement afin d'imposer un système prétendument « équitable » à zéro émission.
- 3) Hégémonie culturelle – Les médias, l'éducation, les ONG et les réseaux internationaux créent une autorité interprétative qui discrédite moralement toute critique avant même qu'elle puisse être discutée objectivement.

L'industrie automobile – en première ligne et victime de la guerre culturelle
Si vous considérez encore que cet agenda climatique, en tant que combat culturel, est une exagération théorique, il vous suffit de regarder l'industrie automobile allemande, le cœur industriel de notre pays, symbole et moteur de notre prospérité. C'est là que la logique idéologique coercitive et la réalité s'affrontent de plein fouet.
- Volkswagen : fermetures d'usines, délocalisations, fortes réductions de production
- Porsche : suppression d'environ 1900 emplois d'ici 2029 à Zuffenhausen et Weissach
- Bosch : 1100 emplois supprimés à Reutlingen
- Daimler Truck : 5000 emplois menacés en Allemagne
- Continental : 3000 emplois supprimés dans le monde, dont une grande partie en Allemagne
Les conséquences de la transition accélérée vers les voitures électriques
Le Center Automotive Research (CAR) estime à environ 15.000 le nombre d'emplois qui pourraient être supprimés dans le secteur en raison de la transition accélérée vers les voitures électriques, qui s'accompagne de la destruction de chaînes de valeur sophistiquées mises en place au fil des décennies. Des régions entières, en Bavière, dans le Bade-Wurtemberg et en Basse-Saxe, sont confrontées à une rupture structurelle qui est dévastatrice non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan social.

Cette évolution n'est pas un accident industriel résultant d'une politique mal équilibrée. Elle est la conséquence logique d'une stratégie culturelle et idéologique dans laquelle toute affirmation industrielle est considérée comme nuisible au climat, voire comme moralement illégitime. L'abandon politiquement imposé des technologies à combustion, accompagné de directives européennes, d'interdictions nationales et de subventions unilatérales, est un exemple typique de la manière dont une idéologie abstraite se traduit par une destruction industrielle concrète.
Celui qui ne reconnaît pas les faits perd
La « protection du climat » n'est qu'une façade pour un processus de pouvoir plus profond: la transformation du pays qui, d'une société industrielle orientée vers l'économie de marché, doit devenir une économie de pénurie réglementée et dirigée par l'État. La lutte culturelle de gauche pour le climat est l'arme stratégique à long terme visant à détruire le système politique et économique et à le remplacer par un système idéologique.
Ceux qui ne comprennent pas cet état de choses ne pourront jamais provoquer un véritable changement politique.
La question centrale est donc la suivante: la CDU a-t-elle reconnu ce conflit pour ce qu'il est, à savoir une lutte culturelle et idéologique pour déterminer l'ordre fondamental de notre société ? Si oui, il faut se demander pourquoi elle ne mène pas la lutte contre ce projet. Par crainte de perdre ses dernières options de pouvoir ? Par commodité, parce qu'elle s'est installée dans l'ombre de l'hégémonie verte-gauche?
Ma propre conviction, que l'Union démocrate-chrétienne pourrait encore être un partenaire dans cette lutte, est proche de zéro. Trop souvent, elle s'est révélée être la co-administratrice et le précurseur de cet idéologie, celle de la sortie du nucléaire de Merkel à la mise en œuvre anticipée des objectifs climatiques verts. Dernier exemple en date: peu avant la fin de la majorité rouge-verte, Friedrich Merz a inscrit la « neutralité climatique » dans la Constitution, renforçant ainsi l'idéologie et non le réel.
Ce qui est nécessaire aujourd'hui
Il est essentiel que les électeurs comprennent que le changement politique doit se faire précisément à ce niveau, celui du débat idéologique fondamental. Le moyen le plus efficace d'y parvenir est de mettre en avant les conséquences réelles et accablantes: suppressions d'emplois, explosion des prix de l'électricité, désindustrialisation. Ce n'est que lorsqu'il sera clair que ces pertes sont la conséquence directe d'une idéologie climatique que la pression politique nécessaire pour imposer un changement pourra voir le jour.

Pour mettre fin à cette aberration, il faut donc:
- Dénoncer la doctrine coercitive de la politique climatique comme un projet de domination écosocialiste.
- Déconstruire publiquement la logique de chantage moral de la religion climatique.
- Révéler sans pitié le bilan réel de la transition énergétique et de la décarbonisation : pertes d'emplois, destruction de la prospérité, désindustrialisation.
- Établir une contre-culture d'ouverture technologique, d'autodétermination économique et de politique énergétique libérale.
Ce n'est qu'en démystifiant le fondement idéologique que l'on pourra inverser le cours politique. Cela exige le courage d'une critique fondamentale, non seulement à l'égard des Verts, mais aussi à l'égard des complices démo-chrétiens et socialistes qui ont élevé cette lutte culturelle écosocialiste au rang de doctrine d'État.

À propos de l'auteur
Frank-Christian Hansel
Frank-Christian Hansel, né en 1964, est membre de la Chambre des députés de Berlin pour l'AfD depuis 2016. Originaire de Hesse, il a étudié les sciences politiques, la philosophie et a suivi les cours d'études latino-américaines.
14:03 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : religion climatique, climatisme, allemagne, europe, affaires européennes, afd, hans-christian hansel |
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