vendredi, 22 mars 2013
Chypre : braquage à l’européenne
C’est peut être le faux pas européen de trop!
par Jean Bonnevey
Ex: http://metamag.fr/


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Bobards d'or 2013
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La crise syrienne menace désormais les accords de Sykes-Picot

La crise syrienne menace désormais les accords de Sykes-Picot et la succession de l’Empire ottoman
Ex: http://mediebenews.wordpress.com/
Chercheur à l’IRIS et véritable œil de lynx quand il s’agit de décrypter et de synthétiser quelque conflit mondial ou quelque bouleversement géopolitique que ce soit, notamment au Proche-Orient, Karim Émile Bitar disséque la situation en Syrie deux ans après le démarrage de la révolte populaire.
Quel bilan à l’aube de l’an III de la révolution (des révolutions ?) syrienne ?
Lorsque la révolution syrienne a débuté le 15 mars 2011, peu nombreux sont ceux qui pensaient que le régime tiendrait aussi longtemps et que le Baas serait en mesure de célébrer, le 8 mars 2013, le 50e anniversaire du coup d’État de 1963 qui l’a porté au pouvoir.
Pendant les premiers mois de la révolution, celle-ci était très largement pacifique, civile, spontanée. Bachar el-Assad prétendait être confronté à des « bandes armées salafistes » mais peinait à en apporter la moindre preuve. Il a tout fait pour que cela devienne une prophétie fertile. Les rafles massives des premiers mois ne visaient pas les islamistes, mais au contraire tous ceux susceptibles d’organiser la résistance non violente de la société civile, noyés très vite dans « l’archipel de la torture »… Comme si Assad avait voulu se débarrasser de tous ceux qui étaient susceptibles de représenter une alternative crédible et qu’il voulait se retrouver seul en face à face avec l’épouvantail el-Qaëda. Du coup, la militarisation lui a donné la possibilité de se battre sur le terrain, là où il était le plus à son aise et où il avait une supériorité évidente du fait que le régime est le seul à détenir des armes lourdes, et notamment la force aérienne.
La configuration actuelle est donc très différente de celle qui prévalait il y a 18 mois, et on a assisté successivement à plusieurs mutations de la révolution syrienne : une révolution pacifique a muté en guerre civile puis en une guerre par procuration entre puissances régionales et internationales.
Pour comprendre la grande complexité de la situation syrienne, il faut se rappeler de ce qu’écrivaient Hussein Agha et Robert Malley dans la New York Review of Books : « Le réveil arabe est l’histoire de trois batailles en une : peuples contre régimes, peuple contre peuple, et régimes contre d’autres régimes. » En Syrie, ces trois dimensions sont présentes simultanément et très fortement. Et de plus en plus imbriquées. Il apparaît désormais clairement que les Syriens, comme les Libanais des années 70-80, ne sont plus les seuls maîtres de leur destin. Le bras de fer américano-russe a pris une telle ampleur qu’il faut désormais parvenir à une solution diplomatique internationale avant de pouvoir régler le conflit interne. Et comme c’est souvent le cas dans les guerres par procuration, il n’y a jamais de concordance parfaite entre les intérêts des forces locales et ceux de leurs parrains étrangers. Les Russes et les Iraniens ont parfois du mal à « gérer » Assad. Et les rebelles syriens ont leurs propres objectifs, qui ne se réduisent pas à ceux du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie saoudite.
Par ailleurs, la crise syrienne a atteint un tel degré de gravité qu’elle menace aujourd’hui tout l’ordre régional ancien, celui issu de la Première Guerre mondiale, des accords de Sykes-Picot et de la succession de l’Empire ottoman. Jusqu’à aujourd’hui, quelle que soit leur gravité, les conflits demeuraient confinés dans les frontières des États postcoloniaux. Désormais, nous assistons à de puissantes logiques transfrontalières, avec la résurgence de la fitna entre sunnites et chiites, et avec des réseaux de solidarité communautaires, ethniques ou tribaux qui jouent un rôle décisif. L’Irak et le Liban sont directement concernés par la crise syrienne. David Hirst estime que les grands perdants lors du démantèlement de l’Empire ottoman, les Kurdes, pourraient aujourd’hui être les grands gagnants suite aux révolutions en cours.
Même si le gruyère du régime syrien est de plus en plus troué par les rebelles, il y a un pourrissement qui (per)dure. Comment Assad peut-il continuer à gérer ?
L’impasse est effectivement triple. Militairement, la situation n’évolue plus beaucoup, les rebelles contrôlent une grande partie de l’est du pays et les abords des grandes villes. Le régime tient toujours la capitale, l’essentiel des villes moyennes et les grands axes routiers. Politiquement, on ne voit pas quel dialogue pourrait avoir lieu, tant les parties soient éloignées, la confiance anéantie et la haine à fleur de peau. Diplomatiquement, Lakhdar Ibrahimi a manœuvré plus habilement que Kofi Annan, mais on est encore loin du bout du tunnel, et seul un « grand bargain » américano-russe pourrait débloquer la situation. Cela n’est pas impossible, les négociations sont en bonne voie, mais le problème est que les Iraniens demandent à y être eux aussi associés. Bachar el-Assad a pu tenir jusque-là parce que les quatre piliers sur lesquels s’appuie son régime sont restés solides : l’appareil militaro-sécuritaire, les minorités religieuses que ce régime prétend protéger, les milieux d’affaires sunnites de Damas et d’Alep, et les soutiens extérieurs (dès 1950 pour la Russie, 1980 pour l’Iran). Si l’un de ces piliers s’écroule, le régime s’effondrera tout entier.
L’opposition, archiplurielle, n’arrive pas à être constructive, ne serait-ce qu’un minimum. Quelle évolution possible ? Va-t-on vers des mini-îlots rebelles gouvernés chacun par une mouvance différente ?
Les lignes de fracture au sein de l’opposition syrienne demeurent en effet très nombreuses. Il y a les fractures géographiques (opposition de l’intérieur vs diaspora), la fracture entre laïcs et religieux, et il y aussi une fracture stratégique, des divergences quant à la stratégie à adopter pour faire tomber Assad. On a d’un côté les machiavelliens, c’est-à-dire ceux qui considèrent que la fin justifie les moyens, qu’il faut absolument se débarrasser d’Assad même si cela implique d’avoir recours à la violence, de demander une intervention militaire extérieure, ou de passer des alliances douteuses avec telle ou telle mouvance de jihadistes radicaux. Il y a de l’autre côté les kantiens, ceux qui pensent que les moyens vont déterminer la fin, que l’usage de la force pour déloger Assad va disloquer pour longtemps la société syrienne et que les alliances contre nature sont à rejeter car il faudra tôt ou tard en payer le prix.
Aujourd’hui, sur le terrain, ce sont les forces les plus extrêmes qui sont les plus présentes. Ce sont elles qui ont infligé les plus lourdes défaites à l’armée d’Assad, même si cela a conduit à détourner beaucoup de Syriens de la révolution. Dès le départ, le poids des Frères musulmans dans la société syrienne avait été quelque peu surestimé, et ils ont obtenu une influence au sein du Conseil national syrien puis de la Coalition nationale syrienne, qui est bien au-delà de celle à laquelle ils auraient pu prétendre. Ils ont toutefois des moyens logistiques et financiers importants, ainsi que le soutien du Qatar et de la Turquie. Quant à l’Armée syrienne libre (ASL), ce n’est pas une institution unie avec un organigramme clair. Il y a aujourd’hui de très nombreuses mouvances qui se réclament de l’ASL et qui sont autonomes. Elles bénéficient souvent du soutien des services turcs. Enfin, Jabhat el-Nosra a le vent en poupe, même si ce mouvement reste très minoritaire à l’échelle globale. Ce mouvement sert d’épouvantail mais accomplit des opérations difficiles sur le terrain.
Le risque d’affrontements internes entre rebelles et Kurdes ou à l’intérieur du camp des rebelles n’est pas négligeable. Cela pourrait considérablement aider Assad.
La Syrie peut-elle se transformer en Afghanistan ? Les mille et un el-Qaëda auraient-ils trouvé un nouveau placenta après la perte de l’Afghanistan et l’avortement de la tentative malienne ?
Il faut reconnaître que la Syrie est devenue une sorte de Jeux olympiques du jihadisme international. Plus de 60 pays sont représentés, avec notamment de forts contingents libyens, tunisiens ou jordaniens. Il est à craindre que l’après-guerre soit très difficile, comme en Libye où l’on a aujourd’hui près de 500 milices qui refusent d’être désarmées et cherchent à imposer leurs desiderata économiques ou idéologiques.
Il est très important de déconstruire les prétentions du régime syrien à la laïcité et à l’anti-impérialisme. Comme la plupart des régimes de la région, le régime syrien n’a qu’une obsession principale, celle de son maintien au pouvoir. Pour cela, il est prêt à toutes les manipulations et à toutes les contorsions idéologiques. Loin de protéger les minorités, ce régime s’en est servi comme d’un bouclier. Les services de sécurité syriens n’ont jamais rechigné à instrumentaliser les salafistes, au Liban comme en Syrie. Si les mosquées sont devenues si influentes, n’est-ce pas parce que le régime interdisait toute activité politique ? Les origines de Jabhat el-Nosra sont connues. Et les filières salafistes qui fournissaient des candidats au jihad durant la guerre d’Irak ont été longtemps dans les bonnes grâces des services de renseignements syriens.
Il faut rappeler que Hafez el-Assad était le chouchou de Kissinger qui lui vouait une admiration sans bornes. Connaissons-nous beaucoup d’anti-impérialistes qui sont les chouchous de Kissinger ?
L’assassinat de Kamal Joumblatt s’inscrivait-il dans le cadre de l’anti-impérialisme ? Et quid du soutien aux États-Unis pendant la guerre du Golfe, où le contingent syrien était le plus grand contingent arabe ? Et les choses n’ont que peu changé avec Bachar. La poursuite des négociations avec Israël durant la guerre de juillet 2006 au Liban s’inscrit-elle aussi dans le cadre de la mumana’a et de l’anti-impérialisme ? Rappelons également que le régime syrien n’a eu aucun scrupule à participer au programme des extraordinary renditions de l’administration Bush-Cheney, un programme de sous-traitance de la torture qui était le nec plus ultra de l’impérialisme ! Et ce même régime syrien, lorsqu’il espérait encore obtenir les bonnes grâces de l’Arabie saoudite, n’a pas hésité en 2011 à légitimer, appuyer et saluer l’écrasement par la monarchie saoudienne de la très légitime révolution du Bahreïn. Cela fait beaucoup sur le CV du baassisme anti-impérialiste…
C’est seulement cette menace extrémiste (terroriste ?) qui empêche la communauté internationale d’armer les rebelles et de les organiser ? Ils ne peuvent pas armer à la carte, faire comme avec l’armée régulière malienne ?
L’opinion publique occidentale est globalement très rétive à une intervention et très sceptique quant au fait que livrer des armes soit une bonne idée. Beaucoup craignent que cela ne revienne à ajouter de la guerre à la guerre, à prolonger les combats et à augmenter le nombre de victimes. Les pays scandinaves sont les plus hostiles à l’envoi d’armements. Quant à la France et à la Grande Bretagne, elles estiment qu’un rééquilibrage des rapports de force sur le terrain facilitera les négociations diplomatiques et incitera Assad à faire des concessions. Par ailleurs, ils veulent également assurer un rééquilibrage au sein même de l’opposition syrienne, pour éviter que Jabhat el-Nosra ne soit trop en pointe, remettre en selle l’ASL et pouvoir ainsi contrôler un peu plus l’avenir, et éviter que la révolution ne soit entièrement kidnappée par l’islamisme le plus radical.
C’est un pari extrêmement risqué. Il n’est pas aisé de distribuer des armes à la carte. C’est un peu ce qu’essaient de faire les Américains depuis quelques mois. Dans le cadre des covertoperations, ils ont des membres de leurs services aux frontières turque et jordanienne en charge du vetting des récipiendaires de l’aide militaire fournie par les alliés sunnites des États-Unis. Mais une fois que les armes sont livrées, il n’y aucune garantie qu’elles ne vont pas finir entre de mauvaises mains. La décision franco-britannique est plutôt symbolique, elle ne va pas changer radicalement la donne.
Il ne faut pas penser que les Américains sont inactifs en Syrie. Obama préfère s’appuyer sur des opérations secrètes, et sur ses alliés régionaux. Il a été élu par les Américains pour mettre fin à deux guerres qui ont été menées à crédit et ont tourné au désastre. Il reste très prudent. Par ailleurs, John Kerry et Chuck Hagel ont en commun d’être tous les deux des spécialistes de la chose militaire, des héros décorés de la guerre du Vietnam. Ils ont vécu l’horreur et savent que la guerre n’est pas une abstraction. Ils seront donc plus mesurés que n’avaient pu l’être les chicken-hawks de l’administration Bush, ces idéologues ayant fui leur service militaire mais n’hésitant pas à envoyer des jeunes Américains mourir à l’autre bout du monde.
Entretien réalisé par Ziyad Makhoul pour L’Orient Le Jour
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The Mackinder factor: On the inconvenience of being Russia
The Mackinder factor: On the inconvenience of being Russia
Russia replaces the Mongol empire.
Halford Mackinder (1904)
By Nicolas Bonnal
Well, nothing new under the sun: the fear of Russia in Europe was as we know mainly created by the British imperialists, and then 'refurbished' by the American generous and ubiquitous interventionists. As I already showed, British writer Hobson considered that the British Empire was often established on manipulation, false motives, humanitarian reasons, well, on propaganda, to speak a modern word. There was often no economical rationality in it; this is why the financiers and politicians who armed expeditions necessitated propagandists like Kipling. Think of the motivations of one of his most famous short stories, the man who would be a king: Two hundred and fifty thousand men, ready to cut in on Russia's right flank when she tries for India! Napoleon boasted once that from knowing the geography of a state he could deduce his foreign policies. This is why diplomacy has always been a cabalistic science in Russia, a so great country that it had always more than ten boundaries and an incomparable skill in these matters. Disraeli already greeted in his best conspiracy novel that mysterious Russian Diplomacy which so alarms Western Europe...
Western hostility and geopolitical fear of Russia is nothing new. It was embedded since two centuries on various factors: despotism, modern banking system (which the tsars banned), Orthodox faith and then of course communism. Another main factor has been of course the legendary and overvalued theory of Mackinder about the Heartland.
In 1904 this geographer who had written atlases and books for schoolboys, and had been a principal of college, writes a famous article: the geographical pivot of history. Mackinder seems obsessed with the waves of Mongols and tartars that indeed threatened, murdered and plundered more the Russians and Slavic people than the British and the Americans! And he insists, possessed by his idea, upon the following fact: the Russian pass way is fundamental; the Mongol empire is still there, under another name. Famous French historian Grousset wrote later in his balance of history that the red army was 'the new empire of the steppes, blinded and motorized! Unfortunately it is not only a metaphor.
I quote two passages of this famous text. In the first, Mackinder compares the deeds of the West and Russia. In Russia, he defines his intuition:
While the maritime powers of Western Europe have covered the ocean with their fleet, Russia has organized the Cossacks and policed the steppes by setting her own nomads to meet the Tartar nomads.
Is not the pivot of the world's politics that vast area of Euro-Asia which is inaccessible to ships, but is today covered with a network of railways?
The problem is that Mackinder's discovery has become the main ingredient of American interventionism and adventurism since then. We can read in the grand Chessboard of well-known Mr Brzezinski:
Genghis Khan and his successors, by defeating their regional rivals, established centralized control over the territory that latter-day scholars of geopolitics have identified as the global heartland, or the pivot for world power.
As if he was inspired by Tolkien (one ring to rule them all!), Mr Brzezinski adds with his familiar enthusiastic tone:
He (Mackinder) popularized his heartland concept by the famous dictum:
Who rules East Europe commands the Heartland;
Who rules the Heartland commands the World-Island;
Who rules the World-Island commands the world.
This credo of course justifies the western behaviour toward Russia. And I maintain what I wrote earlier: Mackinder's concept may have been wrong or superficial: it just serves western fantasies and agenda. The Heartland means empty and cold areas, devoid of infrastructures and people; they may be rich in resources, but as are many areas in the world; finally there is a great deal of exaggeration in presenting them as the new nest of Genghis Khan, unless you need a giant enemy to fight with. But of course this presentation did not fall into deaf ears. Adds joyfully Mr Brzezinski:
Geopolitics was also invoked by some leading German political geographers to justify their country's "Drang nach Osten," notably with Karl Haushofer adapting Mackinder's concept to Germany's strategic needs. Its much-vulgarized echo could also be heard in Adolf Hitler's emphasis on the German people's need for "Lebensraum."
It is well known now that Mackinder and Karl Haushofer's doctrines of Macht und Raum (power and space) accompanied Hitler's insane policies ("any extension of territory must be done at the expense of Russia") and proficient armies that produced twenty-six millions dead in Slavic countries. The Mongols did come again but from the West. Nazis and fascist presented themselves as the defenders of western civilization against a barbaric and Mongolic bolshevist Asia. This bleak future did not prevent Prophet Mackinder from writing the following lines:
Russian pressure on Finland, on India, on Persia and on China, replaces the centrifugal raids of the steppe men.
This is comparing barely Russians to the hordes of Mongols! Right, Mr Mackinder except the fact that Russia was not the colonial occupier of India (unless we consider Gandhi a KGB agent), neither among the dominating powers that humiliated China in 1900. And who occupied Persia during WW2? And who now is trying to contain China?
In fact Mackinder initiates the process that defends the Anglo-Saxon right to subjugate the world in any place of the world. Being a democracy or a plutocracy or a messianic state or a maritime power is enough to enunciate or apply any diplomatic barbarity; read Hobson again and his insightful analysis of the British Empire. Mackinder followed the path of Mahan, the first theoretician of modern maritime powers, but went further opening the Russophobe agenda of the century. This is a kind of geopolitical paranoia that easily can be turned into a science: you just have to hire and finance scholars. And the surrounded Russian democracy becomes the menacing power that threats the peace of the... new world! When shall we write a Monroe doctrine for central Asia? Or even for Russia? For as stated Mr Brzezinski,
What is Russia? Where is Russia? What does it mean to be a Russian?
More inspired, Mr Brzezinski recalls that the loss of Ukraine was not only geopolitically pivotal but also geopolitically catalytic. This is what Hitler thought too or the German diplomats who signed the treaty of Brest-Litovsk in March 1918.
They understood that the western factor of the Heartland is of course the most important. Mackinder was wrong but not blind; he added finally that "if Germany were to ally herself with Russia, the empire of the world would be then in sight." This is why England preferred to suddenly ally herself with Russia in 1907, even if this decision precipitates the imprudent war of the Kaiser against Russia. It is clear that a friendly diplomacy between Germany and Russia inducing a new European union would solve our problems. It is clear too that a Russian-Chinese friendship is Washington's nightmare. And clear too that the Mackinder factor must be recalled at any moment to understand the most lunatic steps of western diplomacy against Russia. Let us remember its lemma worthy of the Lord of The Rings:
Who rules East Europe commands the Heartland;
Who rules the Heartland commands the World-Island;
Who rules the World-Island commands the world.
Nicolas Bonnal
00:05 Publié dans Eurasisme, Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : halford john mackinder, géopolitique, heartland, russie, politique internationale |
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La lutte pour l’Afrique

Dr. Bernhard TOMASCHITZ:
La lutte pour l’Afrique
Au Mali comme au Soudan, les Etats-Unis tirent les ficelles et veulent chasser les Chinois du continent noir
Des troupes françaises ont récemment chassé les islamistes des villes du Nord du Mali. Ainsi, le but officiel des opérations militaires est atteint: le gouvernement dans la capitale Bamako devrait retrouver sa pleine souveraineté sur l’ensemble du territoire malien. Mais le deuxième but de guerre n’est pas atteint: assurer pour le long terme les richesses du sol malien pour le bénéfice exclusif de la “communauté des Etats occidentaux”, surtout des Etats-Unis. On oublie trop souvent que le Mali est le troisième producteur d’or d’Afrique et dispose de grandes réserves d’uranium, de cuivre et de bauxite; de plus, les indices se multiplient qui permettent de supposer qu’il y a également des réserves de pétrole sous le sable du désert. On pense que ce pétrole se trouve dans le bassin de Taoudeni dans le Nord du pays; quatre consortiums étrangers —parmi lesquels la “China National Petroleum Corporation” (CNPC), dépendant entièrement de l’Etat chinois— procèdent à des missions d’exploration.
Les rapports sino-africains
Déjà en novembre 2011, le premier ministre malien Cisé Mariam Kaïdama Sidibé, alors encore en poste, estimait que l’étude de certaines données sismiques permettait “d’espérer”. Ensuite, cet Etat très pauvre voudrait aussi trouver une vocation de pays de transit pour l’énergie. “Le Mali pourrait offrir une route stratégique de transit pour l’exportation de pétrole et de gaz naturel en provenance de la région du Sud du Sahara en direction du monde occidental, et relier le bassin de Taoudeni au marché européen via l’Algérie”. Pourtant, la Chine pourrait s’interposer et freiner l’élan des Américains et des Européens, surtout si l’on se rappelle que l’Empire du Milieu va chercher en Afrique un tiers de ses besoins énergétiques, ainsi que de grandes quantités de cuivre et de fer.
En bout de course, force est de constater que les Chinois disposent de quelques avantages par rapport aux Occidentaux: d’une part, ils ne bassinent pas les oreilles des Africains en leur tenant des discours hypocrites sur les “droits de l’homme” et sur la “démocratie”; d’autre part, il est plus aisé, pour les Chinois, qui détiennent des masses considérables de devises, de faire des “emplettes” en Afrique, en se montrant très généreux. La Chine a renoncé aux dettes de plus de trente pays africains et, au printemps de l’année 2006, pour ne citer qu’un seul exemple, le Président Hu Jintao a signé au Nigéria un accord qui permet à une entreprise chinoise d’exploiter à 45% un champ pétrolifère pour une compensation d’environ 1,8 millard d’euro; la Chine s’est ainsi incrustée dans le pays le plus riche en pétrole du continent noir.
Les objectifs américains sur le long terme
En tenant compte de cette présence chinoise en Afrique, on peut conclure que le Président français François Hollande n’a donné son feu vert pour l’opération militaire qu’avec l’assentiment des Américains. En effet, les Etats-Unis, comme la France, ancienne puissance coloniale, ont des intérêts stratégiques au Mali, comme l’atteste un rapport publié le 16 août 2012 par le CRS (“Congressional Research Service”), une agence d’études et de recherches du Congrès américain. Dans ce rapport, les auteurs constatent que la crise de longue durée qui affecte le Mali, “défie les objectifs politiques à long terme des Etats-Unis” et donc “l’efficacité des efforts américains déjà présents dans la région”.
Il s’agit tout simplement des efforts que fournissent depuis quelques temps déjà les Etats-Unis pour asseoir leur hégémonie en Afrique, efforts auxquels nous n’avons pas prêté toute l’attention voulue en Europe. Boris Volkhonski, de “l’Institut Russe pour les Etudes Stratégiques” rappelle que l’ancien Président des Etats-Unis, George W. Bush, avait déjà concentré le gros de ses efforts à établir une domination américaine sur le “plus grand Moyen Orient”, ce qui avait obligé les Américains à “négliger manifestement” d’autres régions comme l’Afrique. Bush avait pourtant, de son propre chef, tenté en 2007 de rendre caduque cette erreur en créant l’AFRICOM, une structure régionale de commandement englobant tout le continent noir à l’exception de l’Egypte.
Entretemps, l’AFRICOM est devenue le fer de lance des efforts hégémoniques américains en Afrique. Les Etats-Unis tentent de lier à eux leurs partenaires africains en leur envoyant des instructeurs militaires, en fournissant des armes ou en organisant des manoeuvres communes: tout cela se passe dans le cadre officiel de la “lutte contre le terrorisme”. Mais dans le fond, les Etats-Unis ont une toute autre idée derrière la tête, comme l’explique Maximilian C. Forte de l’Université Concordia de Montréal: “Les intérêts chinois sont considérés comme rivaux de ceux de l’Occident aux niveaux de l’accès aux ressources et de l’influence politique. L’AFRICOM et une série d’autres initiatives du gouvernement américain doivent être perçus dans la seule optique de cette rivalité”.
Même la Commission européenne concluait il y a quelques années dans l’un de ses rapports, que les Etats-Unis déployaient en Afrique “une nouvelle stratégie”, s’orientant sur les directives de la Doctrine Carter. Cette dernière considérait, à la suite de l’entrée des troupes soviétiques en Afghanistan en décembre 1979, que toutes les activités développées par des puissances étrangères dans la zone du Golfe Persique étaient des actions hostiles aux Etats-Unis qui devaient être contrées de manière appropriée. Walter Kansteiner, un ancien sous-secrétaire d’Etat américain, qui avait été naguère un responsable des affaires africaines, justifiait la nécessité d’adapter la Doctrine Carter de la manière suivante: “Le pétrole d’Afrique relève pour nous d’un intérêt national et stratégique croissant et le deviendra toujours davantage”.
L’exemple du Soudan
Quand il s’agit d’imposer leurs intérêts stratégiques, les Etats-Unis n’hésitent jamais à s’immiscer dans les affaires intérieures d’autres Etats, comme le démontre le cas du Soudan, où, le 9 juillet 2011, le Sud chrétien et animiste s’est détaché du Nord islamique après une consultation populaire. Washington a soutenu massivement le mouvement sécessionniste du Sud-Soudan, non pas par souci humanitaire mais parce qu’il y avait des raisons stratégiques à ce soutien. En effet, les réserves de pétrole de l’ensemble du Soudan avaient été estimées à quelque cinq milliards de barils (= 159 litres), dont environ 85% se trouvaient dans le Sud aujourd’hui indépendant, grâce à la bienveillance de Washington. Qui plus est, le régime islamiste de Khartoum est depuis de nombreuses années un partenaire important de la Chine qui avait pris la place des Etats-Unis dans l’exploitation de l’or noir. Après que le consortium pétrolier américain Chevron se soit retiré du Soudan dans les années 80 à cause de la guerre civile qui ravageait le pays, la CNPC chinoise avait pris sa place et avait fini par détenir 40% des parts de la société pétrolière soudanaise “Greater Nile Petroleum Operating Company”.
Khartoum a dû payer le prix fort pour sa coopération avec les Chinois. A ce propos, on trouve ce texte dans le “Washington Post” du 23 décembre 2004: “Les relations sino-soudanaises sont devenues très étroites, ce qui démontre que les liens économiques qu’entretient la Chine dans le monde éveillent des soucis quant aux droits de l’homme et commencent à contrarier les intérêts des Etats-Unis”. En décembre 2005, les instances américaines s’occupant d’aide au développement publiaient un “papier” de teneur stratégique dans lequel on pouvait lire que le Soudan relevait, pour les Etats-Unis, “de la plus haute priorité” vu son importance dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilité régionale. Cette importance, les chiffres sonnants et trébuchants la révèleront aussi.
Une attention toute particulière
Pour l’année financière 2009, les Etats-Unis ont versé quelque 420 millions de dollars en “aide humanitaire” au Soudan, avec bien entendu une attention toute particulière pour les provinces du Sud du pays. Il ne s’agissait pas vraiment de distribuer des vivres aux affamés, de construire ou de réparer des infrastructures mais surtout de mettre sur pied un appareil d’Etat. L’USAID, l’instance américaine qui s’occupe du développement à l’échelle mondiale, voyait, dans cette aide au Soudan, “une opportunité extraordinaire de travailler avec de nouvelles unités gouvernementales, pour soutenir avec elles un plan de réformes, qui, s’il réussit, consolidera les intérêts américains en politique étrangère dans la région, en contribuant à y asseoir la stabilité, non seulement en Iran mais dans toute la Corne de l’Afrique”.
En conséquence de quoi Washington n’a rien omis pour affaiblir le Nord du Soudan et, par ricochet, la Chine. Sur le plan politique, cela s’est traduit par un soutien au “Mouvement de Libération Populaire du Sud-Soudan” (SPLM ou “Sudan People’s Liberation Movement”), la principale force politique dans le Sud du pays. Sur le plan de la propagande, le projet “Enough” a joué un rôle primordial. En théorie, et selon la définition qu’il donne de lui-même, ce projet milite pour “mettre un terme aux génocides et aux crimes contre l’humanité”. Son objectif réel était de créer un état d’esprit favorable à l’accession du Sud-Soudan à l’indépendance dans les médias occidentaux.
“Enough” est indissolublement lié à deux noms: ceux de George Clooney et de John Pendergast. Clooney est un acteur connu d’Hollywood, dont on a utilisé la renommée pour garantir le succès de shows médiatiques ad hoc, tandis que Pendergast était un expert ès-questions africaines auprès du “Conseil de sécurité nationale” de l’ex-Président américain Bill Clinton; c’est lui qui avait conçu et mené la campagne médiatique et diplomatique contre le Soudan. Ensuite, les liens entre “Enough” et le “think tank” du parti démocrate “Center for American Progress” sont fort étroits. Ce centre, par ailleurs, bénéficie du soutien du spéculateur en bourse, le milliardaire George Soros.
Dr. Bernhard TOMASCHITZ.
(article paru dans “DNZ”, Munich, n°8/2013).
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La faillite de la reconstruction irakienne

Ferdinando CALDA:
La faillite de la reconstruction irakienne
60 milliards de dollars de subsides avec des résultats jugés “insuffisants”. Panetta critique le retrait voulu par Obama. Une leçon pour l’Afghanistan!
Les Américains ont envahi l’Irak il y a dix ans et ont consacré 60 milliards de dollars pour la reconstruction du pays et le gros de cette somme colossale est parti en fumée. Stuart Bowen vient de le confirmer; il est le chef de l’agence gouvernementale de vigilance sur la reconstruction de l’Irak. Il vient de présenter son rapport final au Congrès américain. Ce rapport contient aussi une critique acerbe du modus operandi du Président Obama, formulée directement par l’ancien secrétaire d’Etat à la défense, Leon Panetta. Selon cet ancien chef du Pentagone, le retrait total des troupes américaines à la fin de l’année 2011 a réduit considérablement le pouvoir d’influence de Washington sur Bagdad. Panetta critique surtout l’incapacité du gouvernement Obama à trouver un accord avec Bagdad sur la présence militaire permanente des Etats-Unis, en particulier sur l’immunité des soldats américains face aux lois irakiennes.
Les coûts de la reconstruction, a déclaré Bowen, “ont été beaucoup plus élevés que prévu” et les résultarts obtenus sont “insuffisants, vu les sommes engagées”. En effet, nonobstant le fait que Washington ait déboursé 15 millions par jour, l’Irak demeure encore et toujours un pays pauvre, en grande partie privé d’électricité et d’eau potable. A Bassorah, seconde ville d’Irak, on peut encore voir des égoûts à ciel ouvert. En tout, y compris les frais diplomatiques, militaires et autres, les Etats-Unis ont dépensé près de 767 milliards de dollars depuis l’invasion de l’Irak, selon le “Congressional Budget Office”. Selon les organisations qui contrôlent les dépenses fédérales, les projets encore en cours feront monter la note à quelque 811 milliards!
Dans de trop nombreux cas, explique Bowen, les fonctionnaires américains ne se sont pas entretenus avec les autorités irakiennes pour essayer de comprendre comment ils pouvaient rendre service au pays ou pour tenter de savoir dans quels projets il fallait prioritairement investir de l’argent. Le résultat de tout cela, c’est que les Irakiens se sont désintéressés des initiatives américaines, tout en refusant de payer leur part, de terminer les travaux, de mettre en oeuvre les projets au préalable acceptés.
Le rapport de Bowen s’intitule “Apprendre de l’Irak” et fait référence à la situation en Afghanistan. Là-bas aussi, en douze années de guerre, les Etats-Unis ont dépensé des dizaines de milliards de dollars (90, dit-on) pour des projets dont l’issue est plus que douteuse. Prochainement, le gouvernement de Kaboul devra décider d’octroyer ou non l’immunité aux soldats américains après le retrait total prévu pour 2014.
Ferdinando CALDA.
(articule paru sur le site du quotidien romain “Rinascita”, 8 mars 2013; http://www.rinascita.eu/ ).
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UMBERTO GALIMBERTI

UMBERTO GALIMBERTI
A cura di Simone Tunesi
Ex: http://www.filosofico.net/
Nato a Monza nel 1942, Umberto Galimberti è stato dal 1976 professore incaricato di Antropologia Culturale e dal 1983 professore associato di Filosofia della Storia. Dal 1999 è professore ordinario all’università Ca’ Foscari di Venezia, titolare della cattedra di Filosofia della Storia.
Nelle sue opere più importanti come Heidegger, Jaspers e il tramonto dell'Occidente (1975), Psichiatria e Fenomenologia (1979), Il corpo (1983), La terra senza il male. Jung dall'inconscio al simbolo (1984), Gli equivoci dell’anima (1987) e Psiche e techne. L'uomo nell'età della tecnica (1999), Galimberti indaga il rapporto che effettivamente sussiste tra l’uomo e la società della tecnica.
Memore della lezione di Emanuele Severino (di cui è stato allievo) e di Heidegger, Galimberti sostiene che nelle condizioni attuali l’uomo non è più al centro dell’universo come intendeva l’età umanistica: tutti i concetti chiave della filosofia (individuo, identità, libertà, salvezza, verità, senso, scopo, natura, etica, politica, religione, storia) dovranno essere riconsiderati in funzione della società tecnologica attuale.
Al centro del discorso filosofico di Galimberti c’è la tecnica, che secondo il filosofo è il tratto comune e caratteristico dell’occidente. La tecnica è il luogo della razionalità assoluta, in cui non c’è spazio per le passioni o le pulsioni, è quindi il luogo specifico in cui la funzionalità e l’organizzazione guidano l’azione.
Noi continuiamo a pensare la tecnica come uno strumento a nostra disposizione, mentre la tecnica è diventata l’ambiente che ci circonda e ci costituisce secondo quelle regole di razionalità (burocrazia, efficienza, organizzazione) che non esitano a subordinare le esigenze proprie dell’uomo alle esigenze specifiche dell’apparato tecnico. Tuttavia ancora non ci rendiamo conto che il rapporto uomo-tecnica si sia capovolto, e per questo ci comportiamo ancora come l’uomo pre-tecnologico che agiva in vista di scopi iscritti in un orizzonte di senso, con un bagaglio di idee e un corredo di sentimenti in cui si riconosceva. Ma la tecnica non tende a uno scopo, non promuove un senso, non apre scenari di salvezza, non redime, non svela verità: la tecnica funziona e basta.
Il punto cruciale sta nel fatto che tutto ciò che finora ci ha guidato nella storia (sensazioni, percezioni, sentimenti) risulta inadeguato nel nuovo scenario. Come "analfabeti emotivi" assistiamo all'irrazionalità che scaturisce dalla perfetta razionalità dell'organizzazione tecnica, priva ormai di qualunque senso riconoscibile. Non abbiamo i mezzi intellettuali per comprendere la nostra posizione nel cosmo, per questo motivo ci adattiamo sempre di più all’apparato e ci adagiamo sulle comodità che la tecnica ci offre. Ciò di cui necessitiamo è un ampliamento psichico capace di compensare la nostra attuale inadeguatezza.
Inadeguato non è solo il nostro modo di pensare, inadeguata è anche l’etica tradizionale (cristiana e kantiana in particolare): le diverse etiche classiche, infatti, ponevano l’uomo al centro dell’azione, per cui Kant dice di non trattare l’uomo come mezzo ma sempre come fine. Ma oggi questo è smentito dai fatti dell’apparato, infatti l’uomo (per usare un’espressione di Heidegger) è la materia prima più importante, è ciò di cui la tecnica si serve per funzionare. La scienza , da quando è al servizio della tecnica e del suo procedere, non è più al servizio dell’uomo, piuttosto è l’uomo al servizio della tecno-scienza e non solo come funzionario dell’apparato tecnico come gli esponenti della Scola di Francoforte andavano segnalando sin dagli anni '50, ma come materia prima. L’etica, di fronte alla tecnica, diventa pat-etica, perché come fa a impedire alla tecnica che può di non fare ciò che può? E l’etica, nell’età della tecnica, celebra tutta la sua impotenza. Infatti, finora abbiamo elaborato delle etiche in grado di regolare esclusivamente i rapporti tra gli uomini. Queste etiche, religiose o laiche che fossero, controllavano solo le intenzioni degli uomini, non gli effetti delle loro azioni, perché i limiti della tecnica a disposizione non lasciava intravedere effetti catastrofici. Anche l’etica della responsabilità che affiancò l’etica dell’intenzione (Kant) ha, oggi i suoi limiti. A formularla fu Max Weber (poi la riprese Jonas nel suo celebre teso Il principio di responsabilità) che però la limitò al controllo degli effetti "quando questi sono prevedibili". Sennonché è proprio della scienza e della tecnica produrre effetti "imprevedibili". E allora anche l’etica della responsabilità è costretta a gettare la spugna. Oggi siamo senza un’etica che sia efficace per controllare lo sviluppo della tecnica che, come è noto, non tende ad altro scopo che non sia il proprio potenziamento. La tecnica, infatti, non ha fini da realizzare, ma solo risultati su cui procedere, risultati che non nascono da scopi che ci si è prefissi, ma che scaturiscono dalle risultanze delle sue procedure.
Per Galimberti viviamo in una società al servizio dell’apparato tecnologico e non abbiamo i mezzi per contrastarlo, soprattutto perché abbiamo la stessa etica di cent’anni fa: cioè un’etica che regola il comportamento dell’uomo tra gli uomini. Tuttavia quello che oggi serve è una morale che tenga conto anche della natura, dell’aria, dell’acqua, degli animali e di tutto ciò che è natura.
Riprendendo importanti autori come Marx, Heidegger, Jaspers, Marcuse, Freud, Severino e Anders e coinvolgendo discipline quali l’antropologia filosofica e la psicologia , Galimberti sostiene che oggi l’uomo occidentale dipende completamente dall’apparato tecnico, è un uomo-protesi come sosteneva già Freud, e questa dipendenza non sembra potersi spezzare. Tutto rientra nel sistema tecnico, qualsiasi azione o gesto quotidiano l’uomo compie ha bisogno del sostegno di questo apparato. Ormai viviamo nel paradosso, infatti se l’uomo vuole salvare se steso e il pineta dalle conseguenze del predominio della tecnica (inquinamento, terrorismo, povertà, etc.) lo può fare solo con l’aiuto della tecnica: progettando depuratori per le fabbriche, cibi confezionati, grattacieli antiaerei e così via. Il circolo è vizioso e uscirne, se non impossibile, sembra improbabile, visto soprattutto la tendenza delle società occidentali. Una speranza sarebbe quella di riuscire a mantenere le differenze tra scienza e tecnica; se riusciamo a salvaguardare una differenza tra il pensare e il fare, la scienza potrebbe diventare l´etica della tecnica. La tecnica procede la sua corsa sulla base del "si fa tutto ciò che si può fare". La scienza, che è il luogo pensante, potrebbe diventare, invece, il luogo etico della tecnica. In questo senso va recuperato il valore umanistico della scienza: la scienza al servizio dell’umanità e non al servizio della tecnica. La scienza potrebbe diventare il luogo eminente del pensiero che pone un limite. Perché la scienza ha un´attenzione umanistica. Promuove un agire in vista di scopi. Mentre la tecnica è un fare senza scopi, è solo un fare prodotti.
Il valore più profondo del pensiero di Galimberti consiste, appunto, nel tentativo di fondare una nuova filosofia dell'azione che ci consenta, se non di dominare la tecnica, almeno di evitare di essere da questa dominati.
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