samedi, 06 juin 2026
L’hypocrisie autour du «remplacement de population»

L’hypocrisie autour du «remplacement de population»
Sacha Vliegen
Source: https://www.feniksvlaanderen.be/blog
Les débats actuels en Flandre, aux Pays-Bas et en Europe sur le concept de « remplacement de population » montrent surtout à quel point notre culture politique peine encore à traiter sérieusement des questions fondamentales pour notre communauté populaire, notre identité et notre démographie. Dès que le mot est prononcé, le débat bascule presque automatiquement de la réalité elle-même vers la suspicion morale à l’égard de celui qui fait usage du vocable. Un premier camp évoque un remplacement délibéré de la population, l’autre réduit toute inquiétude à ce sujet à du complotisme, à du racisme ou à une réédition d’idéologies nées au cours de la première moitié du vingtième siècle. Les deux réactions empêchent une analyse adulte. La question n’est pas seulement de savoir si le terme «remplacement de population» (ndt: ou "Grand remplacement" en France) est bien choisi, mais surtout quels processus sociaux réels se cachent derrière: immigration de masse, déclin démographique, pression sur le marché du travail, fragmentation culturelle, désintégration familiale, perturbations géopolitiques et dépendance structurelle à un modèle économique qui requiert sans cesse de nouveaux travailleurs.
Pour les partis libéraux, de gauche comme de droite, tout le remue-ménage autour du remplacement de population est surtout problématique car ils y voient du complotisme, de la confusion sémantique ou une radicalisation dangereuse. C’est révélateur. Souvent, c’est aussi le seul niveau sur lequel ils formulent une critique. Au lieu de traiter sérieusement les problèmes sous-jacents, ils renvoient à de vieilles théories racialistes, demandent que les partis de droite se distancient d’opinions qui ne figurent pas nécessairement dans leur programme, ou mènent un combat juridique et moral contre des figures et des mouvements qui ne s’inscrivent que partiellement dans ce contexte. Le résultat n’est pas un débat plus serein. Le résultat, c’est que les jeunes, qui ne voient aucun intérêt à faire référence à des fantômes idéologiques vieux d’un siècle, constatent simplement que leurs frustrations concrètes face aux échecs de la société multiculturelle sont d’emblée rendues suspectes. Cela accroît la colère latente. Cela crée précisément le terreau sur lequel un véritable extrémisme peut prospérer, car toute critique raisonnable est étouffée.
C’est pourquoi les questions qui se profilent derrière le concept de "remplacement de population" ne doivent pas être évitées. Quand peut-on considérer quelqu’un comme Flamand, Néerlandais ou Européen? La nationalité de papier suffit-elle? Une carte d’identité suffit-elle? Ou existe-t-il une communauté qui va plus loin que la simple inscription juridique? En Belgique, nous le savons trop bien. Il n’y a pratiquement jamais eu un fort sentiment de "communauté belge", sauf brièvement quand les footballeurs « Diables rouges » avaient encore une chance d'obtenir un succès international. La communauté réelle dans laquelle beaucoup de Flamands se reconnaissent n’est pas inscrite littéralement sur leur carte d’identité. Elle existe dans la langue, l’histoire, les habitudes, les codes sociaux, la mémoire, l’éducation, l’attachement local et les attentes partagées. Elle n’est pas purement biologique, mais elle n'est pas seulement administrative non plus.
Il serait tout aussi absurde de réduire l’identité à la pureté du sang. Faut-il remonter cinq générations pour déterminer qui possède le «bon» sang flamand, néerlandais ou européen? Une telle approche serait non seulement disproportionnellement exclusive, mais aussi nihiliste. Elle remplacerait la réalité vivante de la communauté par une comptabilité généalogique morte. Une communauté n’est pas une catégorie de laboratoire. Elle est historiquement croissante, culturellement formée et vécue relationnellement. On peut rejoindre une communauté, mais pas simplement par des démarches administratives. Cela nécessite assimilation, loyauté, réciprocité et destin partagé. À l’inverse, une communauté peut aussi être redessinée si rapidement que sa reconnaissance disparaît. Ce champ de tension constitue le cœur du débat.
Là où la droite se trompe
L’hypocrisie commence cependant quand les partis de droite nomment bien les symptômes de l’immigration de masse, mais osent rarement en aborder les causes profondes. Il est facile d’utiliser l’immigration électoralement pour expliquer la pression sur le logement, les salaires, les écoles, la sécurité et les prestations sociales. Il est bien plus difficile de reconnaître que l’immigration ne naît pas de rien. Elle est largement poussée par des facteurs d’expulsion. Guerre, perturbation économique, catastrophes écologiques, faillite de l’État et instabilité géopolitique chassent massivement les populations hors de leur région. L’Empire romain d’Occident n’a pas été submergé seulement parce que les Germains voulaient soudain envahir le territoire romain; ils étaient eux-mêmes poussés par les Huns et par de plus grands mouvements aux frontières de l’empire. Aujourd’hui, changements de régime, guerres par procuration, interventions ratées et inégalités mondiales jouent des rôles similaires. Qui veut comprendre l’immigration de masse doit aussi regarder quelle géopolitique déstabilise les sociétés ailleurs dans le monde.
Ce n’est pas un plaidoyer pour un accueil sans limite. C’est au contraire un plaidoyer pour la lucidité. Qui ne voit l’immigration que comme un devoir moral refuse de considérer sérieusement la capacité d’accueil des sociétés. Qui ne voit l’immigration que comme une invasion refuse d’examiner les causes qui obligent les gens à partir. Une position sereine et équilibrée reconnaît les deux: les frontières sont nécessaires, mais la politique extérieure, la politique de guerre et les structures de dépendance économique contribuent aussi aux flux migratoires que l’on déplore ensuite.
En plus des facteurs d’expulsion, il existe des facteurs d’attraction. L’accès à la sécurité sociale, à l’éducation, aux soins de santé et au logement rend l’Europe occidentale attractive. C’est compréhensible. L’État-providence est une immense réalisation historique. Mais justement pour cette raison, il ne peut être dissocié indéfiniment de la communauté solidaire d’où il est issu. La solidarité n’est pas seulement un droit abstrait qui peut être revendiqué partout et toujours de la même manière. Elle vit par la confiance, la réciprocité et le sentiment que les sacrifices d’aujourd’hui contribuent à un avenir que l’on reconnaît encore comme le sien. Lorsque des personnes qui n’ont jamais contribué obtiennent immédiatement l’accès à des droits sociaux étendus, cela peut éroder le soutien à la solidarité. Même si les intentions sont humaines, l’effet peut être dissolvant.
Migration: gain ou perte ?
Cela ne signifie pas que chaque migrant est un coût. La question de savoir si l’immigration apporte un gain ou une perte économique ne peut pas être résumée à un seul slogan. Migration de travail, migration familiale, migration d’asile, migration hautement ou peu qualifiée ont des conséquences très différentes. Les jeunes migrants qui travaillent rapidement peuvent contribuer positivement à court et moyen terme. Les migrants qui restent longtemps dépendants des aides, du travail peu rémunéré ou de statuts précaires peuvent en revanche peser lourdement sur les systèmes sociaux. Le résultat budgétaire dépend de l’âge, du niveau d’éducation, de l’emploi, de la taille de la famille, de la durée de séjour, de l’acquisition de la langue et de la qualité de l’intégration. C’est pourquoi il est faux de dire que l’immigration apporte toujours des gains. Mais il est tout aussi faux de dire qu’elle coûte toujours. La vérité est différenciée: certaines formes de migration sont économiquement utiles pour certains secteurs, tandis que d’autres pèsent lourdement sur le plan sociétal, culturel et budgétaire.
La critique prévisible de la droite sur l’idée que la migration peut être utile économiquement a donc en partie un fondement. Il existe effectivement des études et des estimations montrant que certains groupes, surtout quand l’intégration sur le marché du travail échoue, coûtent plus qu’ils ne rapportent. Ces études ne doivent pas être ignorées. En même temps, il faut rester honnête sur leur sensibilité méthodologique. Le résultat de ces calculs dépend fortement de l’horizon temporel choisi, de l’attribution des dépenses collectives, des hypothèses concernant la deuxième génération, la scolarisation et la participation au travail. Les montants précis sont donc moins importants que la conclusion structurelle: la migration devient budgétairement problématique lorsqu’elle s’accompagne de faible emploi, de bas salaires, de dépendance durable et d’intégration insuffisante. Sur ce point, les critiques ont raison. Mais ceux qui en déduisent que la solution consiste simplement en indignation symbolique ou en slogans nostalgiques manquent l’essentiel.

Le troisième facteur est la démographie. L’État-providence européen se fonde sur un rapport entre suffisamment de contributeurs et une dépendance limitée. Le vieillissement met ce rapport sous pression. Une société avec trop peu d’enfants, de plus en plus de personnes âgées et de moins en moins d’actifs aura tôt ou tard des problèmes à affronter. L’économie moderne tente de résoudre cela par l’activation généralisée, le travail plus longtemps, l’automatisation et l’immigration de travail. Surtout ce dernier facteur devient politiquement explosif. Car ce qui est présenté économiquement comme une nécessité pragmatique est ressenti culturellement comme une perte de repères et de continuité.
Migration et capitalisme
Ici, la question migratoire touche à l’ordre capitaliste lui-même. Dans sa critique de la quatrième phase du capitalisme, Diego Fusaro souligne que le capitalisme contemporain ne fait pas seulement commerce de biens et de travail, mais rend aussi frontières, liens, traditions et communautés fluides. Tout ce qui résiste à la circulation, à la flexibilité et à la consommation est suspecté d’être dépassé, caduc. La nation est désormais perçue comme trop fermée, la famille comme trop restrictive, la religion comme trop normative, la communauté locale comme un élément de ralentissement, la tradition comme pas assez flexible. L’homme idéal du capitalisme tardif est mobile, disponible, individuel, consommable et détaché de tous liens forts. L’immigration s’inscrit dans cette logique, non pas nécessairement comme projet idéologique, mais comme fonctionnalité économique: le travail doit être disponible là où le capital en a besoin.
C’est pourquoi il est trop simple de voir l’immigration de masse uniquement comme un projet culturel ou moral avancé par les élites progressistes. Une partie de la classe supérieure n’a pas forcément intérêt à une immigration illimitée avec droits sociaux complets. Ce qu’elle trouve bien plus attrayant, c’est une immigration optimisée économiquement: suffisamment de travailleurs pour combler les manques, faire baisser les salaires ou maintenir les secteurs, mais sans que ces travailleurs puissent immédiatement participer pleinement à la communauté solidaire. Cela explique pourquoi certains gouvernements parlent avec sévérité de l’immigration, tout en élargissant les visas de travail. Le migrant idéal pour le modèle économique utilitaire n’est pas le nouveau concitoyen, mais le travailleur temporaire: disponible, remplaçable, dépendant et si possible sans trop de revendications.
Politique migratoire de droite: le slopulisme
La pratique des gouvernements européens de droite montre cette ambivalence. La Pologne sous l'égide du parti PiS a longtemps tenu une rhétorique dure sur l’immigration, mais a en même temps accordé de nombreux permis de travail. L’Italie sous Meloni parlait durement de l’immigration illégale, mais a augmenté les quotas de travailleurs non-européens car l’économie et la démographie l’exigeaient. La Hongrie sous Orbán se présentait comme la défenseuse de la souveraineté nationale et de la continuité culturelle, mais a développé des régimes pour travailleurs temporaires permettant l’immigration de travail sans perspective d’intégration totale. Ce n’est pas un détail. Cela montre la tension fondamentale qui existe entre la politique identitaire électorale et la réalité économique.


En haut: type de travailleurs itinérants au 19ème siècle; en bas: arrivée massive de travailleurs saisonniers flamands à Paris (en arrière-plan, la Gare du Nord), pour des emplois de misère.
Pour un électorat gagné par la promesse d'une "remigration", d'une restauration et d'un retour à un passé clair, c’est inévitablement décevant. Car même les partis qui critiquent fortement l’immigration de masse se heurtent aux besoins du système économique dès qu’ils gouvernent. Les employeurs demandent des travailleurs. Les établissements de soins demandent du personnel. Agriculture, construction, logistique, restauration et industrie cherchent des gens. La base démographique de la population autochtone est affaiblie. Le marché du travail est construit sur une croissance permanente. Et donc, la porte qui est fermée symboliquement est immédiatement rouverte sur le plan économique.
Voilà la vraie hypocrisie. La droite récolte des voix en critiquant l’immigration, mais n'ose pas souvent critiquer le capitalisme qui rend l’immigration fonctionnelle. La gauche critique parfois le capitalisme en termes abstraits, mais n’ose pas reconnaître que l’immigration de masse peut affaiblir la position des classes inférieures en toutes négociations sociales, puis accroître la pression sur les services publics et miner la cohésion culturelle des quartiers populaires. Les libéraux, des deux côtés de l'échiquier politique, défendent la mobilité, la flexibilité et l’ouverture, mais refusent de voir le prix payé par les communautés. Ainsi s’instaure un débat où chacun détient une part de vérité, mais où presque personne ne veut la dire entièrement.
Solutions au remplacement de population
Un point particulièrement sensible est l’émancipation des femmes sur le marché du travail. Cette émancipation a apporté des avantages indéniables. Elle a donné aux femmes l’autonomie économique, la reconnaissance sociale et l’égalité politique. Aucun projet alternatif sérieux ne doit souhaiter revenir à une époque où les femmes étaient maintenues dans une dépendance structurelle. Mais en même temps, l’intégration des femmes au marché du travail a aussi conduit à une marchandisation totale de la vie familiale. Ce qui pouvait autrefois être porté par un seul revenu nécessite désormais souvent deux revenus. Non parce que les familles sont devenues plus libres, mais parce que le marché s’est adapté à cette nouvelle norme. Les prix de l’immobilier, les normes de consommation, les systèmes fiscaux et les attentes de carrière sont construits autour du modèle du ménage à deux revenus. Le résultat est que le choix d’avoir des enfants est de plus en plus ressenti comme une charge économique, une pression temporelle et une perte dans le plan de carrière.

La société se retrouve ainsi dans une situation paradoxale. Elle dit que les enfants sont importants, mais organise la vie comme si les enfants étaient surtout une gêne. Elle valorise la famille symboliquement, mais la pénalise économiquement. Elle célèbre la liberté de choix, mais rend presque impossible pour beaucoup de parents d'opter vraiment pour plus de temps à la maison. Elle sacralise le travail et considère les soins à apporter aux enfants comme une activité dérivée. Une civilisation qui réduit sa propre reproduction à un choix individuel de style de vie découvrira tôt ou tard que la démographie ne reste pas une affaire privée. Les faibles taux de natalité ne sont pas une simple addition de choix personnels. Ils expriment la valeur qu’une société accorde à son avenir.
Une politique nataliste peut apporter une amélioration, mais seulement si elle est conçue de façon durable et large. Des primes uniques ou une rhétorique familiale symbolique ne suffisent pas. Il faut une normalisation des familles nombreuses, des logements abordables, des revenus stables, une fiscalité adaptée à la famille, des crèches accessibles et surtout une revalorisation du travail qu'exigent les soins à apporter aux enfants. Un revenu de remplacement à, par exemple, quatre-vingts pour cent du revenu de l’un des partenaires qui souhaite rester temporairement à la maison serait une piste sérieuse. Il est important que de telles mesures soient accessibles non seulement aux groupes à faibles revenus, mais aussi à la classe moyenne. Sinon, la politique familiale devient une politique de lutte contre la pauvreté, alors qu’elle doit être une politique de consolidation de la civilisation. Le but ne doit pas être de renvoyer les femmes à la maison, mais de donner aux parents le vrai choix de ne pas entièrement soumettre le temps, les soins parentaux et l’éducation des enfants à la logique du marché.
Conclusion
Voici le cœur du problème: une société qui épuise économiquement ses propres familles aura tôt ou tard besoin d’immigration de travail pour compenser les conséquences de son propre affaiblissement démographique. Qui veut s’opposer au remplacement de population ne peut donc se contenter de frontières surveillées de manière plus stricte. Il doit restaurer les conditions dans lesquelles sa propre population ose à nouveau faire des projets d’avenir. Cela signifie: des charges de logement moins lourdes, moins de pression de travail absurde, une revalorisation de la maternité et de la paternité, une protection des salaires, un enseignement axé sur la communauté, une assimilation culturelle et une économie qui ne traite pas la famille comme un poste de coût considéré comme inefficace.
Le terme "remplacement de population" reste chargé parce qu’il suggère souvent un projet de substitution conscient et centralisé. Cette forme de complotisme est faible sur le plan analytique et risquée sur le plan politique. Mais il est mensonger de prétendre qu’il n’y a pas de transformation démographique, que l’immigration de masse n’a pas de conséquences culturelles, que l’intégration a réussi partout, ou que toute critique n’est qu’une nostalgie racialiste. L’échec du modèle multiculturel est visible dans les quartiers ségrégués, les normes parallèles, les retards scolaires, les tensions religieuses, les problèmes de sécurité et la perte de codes partagés, voilà qui relève de l'évidence. Celui qui nomme cet échec n’a pas besoin d’être biologiste. Il peut simplement constater qu’une société a besoin de bien plus que de procédures juridiques pour rester une communauté.
La "remigration" est un thème qui, lui aussi, doit être discuté sobrement. Dans un sens limité, juridique et humain, une politique de retour est évidente: celui qui n’a pas de droit de séjour, qui fraude, qui commet un crime ou un délit grave ou qui rejette l’ordre fondamental de la société d’accueil ne peut prétendre indéfiniment à rester. Mais la "remigration" comme retour massif et nostalgique vers un passé ethniquement figé est une illusion. La réalité de décennies de migration, des familles mixtes, des minorités intégrées et des nouvelles générations ne peut être effacée sans une immense perturbation morale, juridique et sociale. C’est précisément pourquoi le débat doit être mené de façon sereine et équilibrée: il faut être strict là où c’est nécessaire, mais sans fantasmes ni déni de la complexité du réel.
La lutte contre l’immigration de masse ne sera crédible à long terme que si elle s’inscrit dans une critique plus large du modèle économique qui la rend nécessaire. Ce modèle a dissocié le travail de la communauté, soumis les familles à une pression permanente de production, dévalorisé les soins parentaux, rendu les frontières poreuses économiquement et traité les déficits démographiques comme des problèmes logistiques. Il a réduit la famille à un coût alors qu’elle est en réalité le plus bel investissement dans l’avenir. Il a appris aux communautés à se méfier d’elles-mêmes alors que toute solidarité durable commence justement par la reconnaissance, la continuité et la responsabilité partagée.
Il ne suffit donc pas de dire que la migration coûte de l’argent. Parfois c’est le cas. Parfois elle apporte des gains à certains secteurs. Parfois elle contribue temporairement au financement de systèmes vieillissants. Mais la question la plus profonde n’est pas seulement budgétaire. La question est celle du type de société que l’on veut promouvoir. Une société qui résout ses déficits en important sans cesse de nouvelles personnes, sans restaurer ses propres fondements démographiques, économiques et culturels, achète du temps au détriment de la cohésion. Une société qui pathologise toute critique devient aveugle. Et une droite qui parle de remplacement de population mais se tait sur le capitalisme ne génère qu’une opposition à moitié.
La conclusion n’est donc pas que toute migration doit être rejetée. Elle est que l’immigration de masse, le déclin démographique et la dissolution capitaliste doivent être pensés simultanément. Qui ne critique que la migration voit le symptôme mais pas le système. Qui ne critique que le capitalisme, mais se tait sur la pression migratoire qu’il engendre, abandonne les classes populaires et les communautés historiques. En ce sens, la pensée d’Alain de Beonist reste très pertinente: qui critique la migration mais se tait sur le capitalisme ne parle qu’à moitié; qui critique le capitalisme mais se tait sur la migration fait de même.
Sources:
AIVD. (n.d.). Rechts-extremisme. Algemene Inlichtingen- en Veiligheidsdienst. https://www.aivd.nl/onderwerpen/aandachtsgebieden/extremi...
Benoist, A. de. (2011). L’immigration, armée de réserve du capital. Revue Éléments. https://www.revue-elements.com/limmigration-armee-de-rese...
Christl, M., De Poli, S., Hufkens, T., Peichl, A., & Ricci, M. (2022). Migration and public finances in the EU. Joint Research Centre, European Commission. https://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/handle/J...
European Commission. (2024). Commission sets out actions to tackle labour and skills shortages. https://employment-social-affairs.ec.europa.eu/news/commi...
European Commission. (2024). Hungary: New immigration law affects residence permits. https://home-affairs.ec.europa.eu/news/hungary-new-immigr...
Fusaro, D. (2018). The new order of things: Property, power and the transformation of the individual. Mimesis International.
ILO. (2022). Temporary labour migration: Unpacking complexities. International Labour Organization. https://www.ilo.org/
Myria. (2022). Immigrant labour market integration in Belgium. Federaal Migratiecentrum. https://www.myria.be/
Nationale Bank van België. (2020). Economic impact of immigration in Belgium. https://www.nbb.be/doc/ts/publications/economicreview/202...
OECD. (2024). International Migration Outlook 2024. OECD Publishing. https://www.oecd.org/en/publications/international-migrat...
OECD. (2024). Society at a Glance 2024: OECD social indicators. OECD Publishing. https://www.oecd.org/en/publications/society-at-a-glance-...
OECD. (2025). International Migration Outlook 2025. OECD Publishing. https://www.oecd.org/en/publications/international-migrat...
Reuters. (2025). Italy to issue half a million non-EU work visas over next three years. Reuters. https://www.reuters.com/
Vlaams Belang. (2024). Fiscale kosten en baten van immigratie voor België. https://www.vlaamsbelang.org/
World Policy Analysis Center. (2023). Parental leave policies in OECD countries. https://www.worldpolicycenter.org/
13:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, migration, immigration, grand remplacement |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
mardi, 02 décembre 2025
Merz ne peut pas arrêter la politique migratoire de Merkel en Allemagne

Merz ne peut pas arrêter la politique migratoire de Merkel en Allemagne
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Après le tournant migratoire de la chancelière Merkel (CDU) en 2015, environ un million de migrants syriens se sont dirigés vers l’Allemagne. Dix ans plus tard, Friedrich Merz (CDU) est devenu chancelier, notamment avec la promesse de resserrer drastiquement la politique migratoire. Six mois après son élection, les paradoxes se multiplient. Sa coalition montre peu d’ambition en matière d’immigration, et les tensions internes au sein de la CDU sapent sa crédibilité.
Malgré la chute du régime d’Assad en 2024 et l’arrivée du nouveau président Ahmed al-Charaa, les réfugiés syriens ne retournent pas dans leur pays natal. Le chancelier Merz a donc proposé de réfléchir à d'éventuelles expulsions, car « la guerre civile en Syrie est terminée, il n’y a donc plus de raison de demander l’asile en Allemagne ». Merz mise donc sur une collaboration pragmatique avec le nouveau régime syrien pour relancer les rapatriements. « Ils sont essentiels pour la reconstruction du pays », a-t-il déclaré.

Pour son ministre des Affaires étrangères, un retour dans un pays dévasté n’est pas une option.
Lors d’une conférence de presse récente à Husum, dans le Schleswig-Holstein, Friedrich Merz a déclaré : « Sans ces hommes (c'est-à-dire les réfugiés syriens qui retourneraient en Syrie), une reconstruction du pays est impossible. » Mais son propre ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul (photo - également membre de la CDU), lui a formellement répondu lors de sa visite à Damas. Il a décrit le chaos: «Ici, très peu de personnes peuvent vraiment vivre de manière acceptable». Le ministre a plaidé pour des expulsions très limitées «dans quelques cas exceptionnels», notamment pour les criminels.
Pendant ce temps, l’héritage migratoire de Mutti Merkel pèse des milliards d’euros. Pour 2023, le coût financier de la politique migratoire allemande est estimé à 6,4 % des dépenses publiques, soit une somme de 29,7 milliards d’euros. Il est clair que le mécontentement de nombreux Allemands est très bien capté par le parti d’opposition AfD. Alice Weidel, présidente de l’AfD, a durement dénoncé l’hypocrisie de la CDU: « Voilà ce que nous dit la CDU: 40 millions d’euros prévus pour la ‘reconstruction’ de la Syrie, mais les Syriens ‘ne peuvent pas revenir’, selon le ministre Wadephul. Le contribuable allemand est doublement touché. »
Au Bundestag, le ministre Wadephul a de nouveau déclaré que la destruction de la Syrie était pire que celle de l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. Les parlementaires étaient sans voix. Selon le magazine allemand Der Spiegel, cela indique que le ministre ne peut plus compter sur ses collègues de la CDU au parlement. Certains disent — pour l’instant anonymement — que le ministre ferait mieux de démissionner.
19:29 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, allemagne, affaires européennes, migration, immigration, friedrich merz, johann wadephul |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
mardi, 02 septembre 2025
Dix ans depuis que Merkel a tonitrué «Nous y arriverons»: les sept plus grands mensonges sur la grande vague migratoire depuis 2015

Dix ans depuis que Merkel a tonitrué «Nous y arriverons»: les sept plus grands mensonges sur la grande vague migratoire depuis 2015
Source: https://report24.news/zehn-jahre-wir-schaffen-das-die-sie...
Dix ans de « Nous y arriverons » ("Wir schaffen das!") : tous les Allemands savent désormais que rien n'a été accompli. Cela n'empêche pas Angela Merkel d'affirmer exactement le contraire. Dans une interview, elle vient de dresser un bilan positif de l'intégration des migrants arrivés en Allemagne en 2015, dont certains ont déjà fait les gros titres pour avoir commis de sérieux délits. Le Deutschlandkurier a passé au crible les sept mensonges les plus éhontés sur la migration, que les responsables politiques au pouvoir continuent de répandre avec acharnement.
L'article suivant a été publié pour la première fois dans le Deutschlandkurier:
« Nous y arriverons. » ("Wir schaffen das") Lorsque l'ancienne chancelière Angela Merkel (CDU) a prononcé cette phrase fatidique devant la conférence de presse fédérale le 31 août 2015, l'« Alternative pour l'Allemagne » (AfD) était à 3%. Dix ans plus tard, selon les derniers sondages, l'AfD est la force politique la plus puissante du pays, devant la CDU et la CSU ! L'une des principales raisons est que les Allemands ont désormais compris les mensonges et les tromperies des anciens partis sur la question de l'immigration clandestine massive. Le Deutschland-Kurier dénonce les sept plus grands mensonges sur l'immigration.
1. LE MENSONGE SUR LA MAIN-D'ŒUVRE QUALIFIÉE
Le conte de fées du prétendu « miracle des travailleurs qualifiés », alimenté jusqu'à aujourd'hui par les apôtres de l'immigration massive, se présente en réalité comme suit :
- Huit migrants sur dix issus des groupes d'immigrants les plus importants (à l'exception des Turcs) n'ont aucune formation professionnelle, comme le montrent les chiffres alarmants de l'Office fédéral des statistiques.
Les chiffres demandés par le groupe parlementaire AfD au Bundestag réfutent une fois de plus le discours répété avec insistance depuis dix ans selon lequel l'Allemagne aurait besoin des migrants pour pallier la prétendue pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Le fait est que, selon les données du gouvernement fédéral, environ 80 % des immigrants âgés de 20 à 34 ans originaires de Syrie, d'Afghanistan et d'Irak n'ont pas de formation professionnelle complète.
- 81,5 % des Syriens vivant en Allemagne (qui constituent de loin le groupe le plus important parmi les demandeurs d'asile) n'avaient aucune qualification professionnelle en 2023.
- Ce chiffre n'est dépassé que par celui des Irakiens, avec 82,3 %.
- Parmi les Afghans, 78,3 % ne possèdent aucun diplôme qualifiant.

Si l'on considère TOUS les jeunes adultes de nationalité étrangère, le pourcentage de personnes non qualifiées reste alarmant. Plus de la moitié des 3,4 millions de jeunes adultes étrangers, dont la propagande en faveur de l'immigration massive prétend avoir un besoin urgent pour éviter l'effondrement des systèmes sociaux allemands, font partie de ce qu'on appelle le « précariat éducatif ». René Springer (photo), expert social de l'AfD : « Cette politique ne permet pas de lutter contre la pénurie de main-d'œuvre qualifiée, elle ruine nos systèmes sociaux ! »
2. LE MENSONGE SUR LE NIVEAU D'ÉDUCATION
Il apparaît de plus en plus clairement que la principale ressource de l'Allemagne (l'éducation, l'éducation et encore l'éducation !) est de plus en plus épuisée par l'immigration massive. Selon les chiffres du programme PISA, le niveau de performance des écoles allemandes est en forte baisse depuis des années.



Des classes surchargées, avec jusqu'à 90 % et plus de migrants, des enseignants débordés, des excès de violence dans les cours d'école : cela nuit à la lecture, à l'écriture et au calcul, même chez les élèves allemands. Dans l'étude PISA 2022, les élèves allemands ont obtenu les pires résultats jamais enregistrés en mathématiques, en lecture et en sciences dans le cadre d'une comparaison internationale !
Dans la tranche d'âge des 20-34 ans, un étranger sur six n'avait déjà pas la diplôme scolaire minimal en 2023.
3. LE MENSONGE SUR LES RETRAITES
Face à l'augmentation rapide du nombre de naturalisations et à la multitude de problèmes d'intégration non résolus, le fiscaliste fribourgeois Bernd Raffelhüschen (photo) réclame un revirement radical de la politique migratoire allemande. Raffelhüschen, l'un des meilleurs experts sociaux d'Allemagne, dresse un bilan accablant de la politique migratoire et de naturalisation allemande. Tout comme l'AfD, il estime que la migration doit être économiquement rentable pour l'Allemagne.

Dans le même temps, cet éminent économiste balaye les chimères de la gauche écologiste selon lesquelles une immigration massive non contrôlée préserverait les systèmes sociaux allemands (mot-clé : changement démographique) de l'effondrement. Dans une étude controversée, Raffelhüschen a calculé que, sous le poids de la migration de masse, les systèmes sociaux allemands s'effondreront tôt ou tard et qu'il faut s'attendre à un déficit économique de 5,8 billions d'euros : « C'est le prix de l'immigration dans notre système actuel ! »
Le scientifique de Fribourg présente ses calculs de manière détaillée :
- En moyenne, l'intégration des migrants sur le marché du travail prend six ans, si tant est qu'elle ait lieu. Pendant cette période, ils ne cotisent pas ou très peu aux caisses sociales allemandes. La situation ne s'améliore guère par la suite dans leur vie professionnelle. En effet, en raison de leur manque de qualifications, les migrants gagnent généralement beaucoup moins que leurs collègues allemands. Conséquence : ils paient moins d'impôts et de cotisations, mais bénéficient en principe des mêmes prestations en matière de maladie, de soins et de retraite.
- L'économiste Raffelhüschen illustre ses calculs à l'aide d'un exemple simple : « Un demandeur d'asile arrive en Allemagne à l'âge de 26 ans, sa demande est rejetée au bout de deux ou trois ans, mais il reste dans le pays avec un titre de séjour provisoire. Il commence alors progressivement à occuper ses premiers emplois, acquiert des qualifications et, à 35 ans, devient contribuable et cotisant. En raison de ses faibles droits à la retraite, il perçoit, une fois retraité, le revenu minimum garanti, pour lequel ses cotisations n'auraient jamais suffi. »
Raffelhüschen résume cette situation déplorable en une seule phrase : « L'immigration n'est pas rentable ! »
4. LE MENSONGE DE LA CRIMINALITÉ
L'un des pires minimisateurs de la criminalité alarmante des étrangers est Georg Restle (« Monitor »), journaliste à la chaîne publique WDR : « Le fait qu'une personne devienne criminelle ou violente n'a rien à voir avec le fait qu'elle soit allemande ou non », a-t-il récemment déclaré dans un commentaire diffusé dans l'émission Tagesthemen de la chaîne ARD. Pour ce fanatique du « Welcome », les chiffres sur la criminalité des étrangers tirés des statistiques policières (PKS) ne sont que des « campagnes de peur » menées par la droite. Le nombre de suspects augmenterait notamment « parce que la police enquête particulièrement souvent sur les non-Allemands. Et parce qu'ils sont plus souvent dénoncés ».
Pour sa propagande, Restle, partisan de gauche et écologiste en faveur de l'immigration massive, aime utiliser ce que les juristes appellent un raisonnement circulaire. Ce qui doit être prouvé est simplement anticipé sous forme d'affirmation, comme dans un documentaire diffusé au printemps dans l'émission « Monitor ».
Les recherches commencent déjà par une thèse qui doit ensuite se vérifier. Pour cela, on recherche des « experts » qui soutiennent le récit envisagé (appelé « spin » dans le jargon du secteur), c'est-à-dire qui doivent « rendre l'histoire vraie ». C'est exactement ainsi que « Monitor » a procédé.
Les statistiques policières sur la criminalité (PKS) pour l'année 2024 parlent un autre langage, et celui-ci est sans équivoque :
- Les crimes violents en Allemagne ont atteint un nouveau record avec 217.277 cas au cours de l'année considérée. Près d'un suspect sur deux (85.012, soit une augmentation de 7,5 %) était « non allemand » l'année dernière, alors que les étrangers représentent environ 15 % de la population totale.
- Le nombre d'agressions à l'arme blanche en Allemagne a également atteint un nouveau record avec plus de 29.000 cas, soit une moyenne de 79 agressions par jour ! Et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Les experts estiment que le nombre réel de cas est beaucoup plus élevé.

- Depuis 2017, dans 52.000 cas élucidés, des personnes en Allemagne ont été victimes d'abus sexuels, d'agressions, de contraintes ou de viols commis par au moins un immigrant suspecté. C'est ce qui ressort des chiffres basés sur des évaluations spéciales du Bureau fédéral de la police criminelle (BKA), qui ont été rendus publics sous le gouvernement « feu tricolore ».
- Une question parlementaire déposée par le groupe AfD au Bundestag sous la direction du vice-président du parti, Stephan Brandner, a également révélé des chiffres choquants : jamais autant de suspects n'avaient été enregistrés pour des viols collectifs que l'année dernière ! Selon le gouvernement fédéral, 1011 violeurs présumés ont été enregistrés en 2024. Ce chiffre marque un nouveau record depuis le début du recensement en 2010 et représente presque le double de l'année précédente, qui comptait 537 suspects.
5. LE MENSONGE DE L'INTÉGRATION
Des milliards d'euros provenant des impôts ont été engloutis jusqu'à présent dans des cours dits « d'intégration ». Le ministre fédéral des Finances, Lars Klingbeil (SPD), a approuvé 300 millions d'euros supplémentaires rien que pour cette année. Le taux d'abandon est extrêmement élevé : 40% des migrants n'atteignent même pas le niveau linguistique minimum requis, à savoir le niveau B1.
Refus d'intégration, sociétés parallèles, mariages forcés : il y a un an, personne n'avait encore dit aussi brutalement à la mafia migratoire de gauche et des Verts ce que le travailleur social le plus honnête d'Allemagne avait à leur dire : « L'intégration a échoué à 100 % ! ». C'est le bilan que tire Wolfgang Büscher, porte-parole de l'association protestante pour l'enfance et la jeunesse « Arche » à Berlin Marzahn-Hellersdorf, de l'immigration massive depuis 2015. En tant qu'homme bien informé, Büscher met en garde contre une radicalisation islamiste et une escalade de la violence chez les enfants et les jeunes issus de familles dites de réfugiés dans les grandes villes allemandes.

Büscher (photo) rapporte notamment les conditions qui règnent dans les centres d'aide :
- « Celles qui portent des petits top sont traités de prostituées ! »
- « Nous sommes à bout. Notre système s'est effondré. Afin de pouvoir encore aider les autres, je demande l'arrêt de l'accueil des réfugiés. »
- « Chez nous, des enfants de onze ans se promènent déjà avec des couteaux. »
- « Un ancien maire de Berlin m'a dit que si nous la fermons devant les médias, nous recevrons aussi de l'argent de leur part. »
6. LE MENSONGE SUR LE LOGEMENT
L'une des conséquences de l'immigration massive est la pénurie croissante de logements, en particulier dans les agglomérations, et l'exode de la population allemande vers les zones rurales. Le fait est que l'immigration massive depuis 2015 a un impact considérable sur le développement du logement en Allemagne. Les immigrants sont attirés par leurs semblables. Berlin, capitale multiculturelle, attire particulièrement les migrants, mais les centres urbains de la région Rhin-Ruhr, tels que Cologne, Dortmund et Duisbourg, attirent eux aussi les migrants comme la lumière attire les papillons de nuit. Comme la plupart des migrants de toutes origines vivent dans les villes et les grandes agglomérations, la plupart des nouveaux arrivants s'y installent également. En conséquence, les logements se font de plus en plus rares, les loyers explosent et les conditions de vie deviennent de plus en plus précaires. Ce qui ne pose pas de problème pour les migrants dans la mesure où ceux-ci bénéficient d'une aide généreuse de la part des contribuables allemands, par exemple sous la forme du « Bürgergeld » (revenu citoyen), qui est depuis longtemps devenu le «revenu des migrants».

Il n'est donc pas surprenant que les jeunes Allemands aient de plus en plus tendance à « fuir » les villes pour se réfugier à la campagne. Des études récentes le démontrent, en particulier pour les jeunes actifs et les jeunes familles.
En clair : les Allemands deviennent des « migrants » dans leur propre pays ! Des quartiers entiers de grandes villes « basculent » ou ont déjà « basculé » depuis longtemps, comme le montrent de manière impressionnante les exemples de Berlin, Cologne, Hambourg et Duisbourg, entre autres.
7. Le mensonge sur le nombre de FEMMES et d'ENFANTS
« Il y a trop d'hommes qui arrivent », résume Bernd Raffelhüschen (Université de Fribourg) à propos du résultat de dix ans de « culture de l'accueil ». Le plus grand expert allemand considère comme particulièrement problématique le déséquilibre actuel entre les migrants féminins et masculins. Il déclare : « Un rapport équilibré entre les hommes et les femmes est essentiel pour une société d'immigration stable. » Là encore, les statistiques sont sans équivoque : les hommes, en particulier les jeunes hommes, continuent de représenter une part importante de l'immigration en Allemagne : en juillet 2025, ils représentaient plus de 61 % des demandeurs d'asile. Cette proportion est particulièrement marquée chez les jeunes demandeurs d'asile : rien que chez les 16-17 ans, elle atteignait récemment 80 % !
Entre-temps, le groupe des 18-24 ans en Allemagne représente l'un des groupes d'âge les plus importants parmi les demandeurs d'asile qui ont déposé une première demande entre 2015 et 2024 (source : Agence fédérale pour l'éducation politique). Voilà pour ce qui est du « taux de testostérone » en relation avec les agressions sexuelles.
ÉPILOGUE
Il y a dix ans, Kai Diekmann, alors directeur du journal « Bild » et militant pour l'immigration (« refugees welcome »), a pourtant récemment poussé ses rédacteurs à rédiger l'article suivant, avec l'aide active de Julian Reichelt, aujourd'hui directeur de «NiUS»: «BILD dévoile les sept plus grands mensonges sur les demandeurs d'asile, dit ce qu'il en est vraiment...»
Par exemple, « les réfugiés sont tous complètement incultes », « les réfugiés reçoivent plus d'argent que les bénéficiaires du Hartz IV », « les réfugiés ne viennent ici que pour l'argent », « les réfugiés sont particulièrement souvent criminels » ou « les réfugiés vivent mieux que beaucoup d'Allemands ».
Eh bien, Diekmann, c'était plutôt un vœu pieux de la part d'un bien-pensant !
L'ancien directeur de « Bild », qui a démissionné « de son propre gré » en 2017 et dont on n'entend plus beaucoup parler malgré son autobiographie auto-glorifiante (« Ich war BILD »), gagne aujourd'hui sa vie (après une indemnité de départ qui, selon des sources internes à la maison d'édition, s'élèverait à plusieurs dizaines de millions d'euros) grâce, entre autres, à un obscur « fonds pour l'avenir » destiné à investir des capitaux en actions. Il ne se soucie probablement plus beaucoup de l'avenir de l'Allemagne.
12:29 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, angela merkel, migration, migrants, allemagne, europe, affaires européennes |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
samedi, 29 juin 2024
Migration et culpabilité impériale

Migration et culpabilité impériale
Brecht Jonkers
Source: https://www.feniksvlaanderen.be/blog/1882544_migration-and-imperial-guilt
Brecht Jonkers montre comment l'impérialisme historique et les programmes mondialistes modernes contribuent aux défis et aux contradictions auxquels sont confrontés les migrants et les pays d'accueil.
L'évolution politique de l'Europe aujourd'hui, et en particulier la montée de la "droite populiste" sur le continent et le débat sur l'immigration qui l'accompagne, m'inspire toujours des sentiments contradictoires.
D'un côté, d'un point de vue purement historique et civilisationnel, tout cela n'est qu'une conséquence tout à fait normale, logique et à bien des égards ironique du passé impérialiste de l'Europe, du moins lorsqu'il s'agit de pays comme le Royaume-Uni, la France, la Belgique, l'Allemagne et les Pays-Bas.
En d'autres termes, vous ne pouvez pas espérer conquérir et asservir la moitié du monde et vous plaindre ensuite lorsque certains des descendants des esclaves et des démunis décident de quitter leur patrie pillée et de s'installer dans le noyau impérial. Les actions ont des conséquences, et les prédations impérialistes et néocoloniales continues au détriment du tiers-monde ont fait basculer des centaines de millions de personnes dans des conditions de vie précaires. On ne peut reprocher à ces personnes de faire tout ce qu'elles peuvent pour survivre, y compris de se rendre sur le territoire des puissances impérialistes qui ont volé les richesses de leur patrie, et d'essayer de vivre en Occident de ces richesses volées.

D'autre part, il est un fait que ces vagues de migration de main-d'œuvre ont souvent des effets secondaires négatifs tant pour le pays d'origine (fuite des cerveaux, réduction de la population, manque d'opportunités de développement en raison de l'absence d'une main-d'œuvre adéquate) que pour le pays où elles aboutissent (choc des valeurs, manque de cohésion sociale, atomisation accrue de la société en un patchwork d'individus sans racines sociales et culturelles).
Nous ne devons jamais oublier que, le plus souvent, la migration de la main-d'œuvre est tout particulièrement encouragée par certaines des institutions mondialistes, néolibérales et impérialistes les plus puissantes au monde, telles que le WEF, la Banque mondiale, le FMI et la Fondation Bill Gates. Je ne vais pas entretenir l'idée ridicule que ces institutions libérales sont unies dans une sorte de complot "marxiste culturel" visant à anéantir la race blanche ou toute autre baliverne de ce genre. Les raisons réelles de tout cela sont bien plus tangibles.
L'afflux massif d'une main-d'œuvre appauvrie et désespérée en Occident permet d'augmenter artificiellement la main-d'œuvre. Et pas n'importe quelle main-d'œuvre, mais une main-d'œuvre désespérée, prête à accepter n'importe quoi pour survivre. Cela signifie des salaires plus bas, des conditions de travail précaires et dangereuses, une surcharge de travail non réglementée, une violation des règles en matière de vacances et de temps libre, et j'en passe. Cela permet non seulement à l'élite capitaliste de disposer d'une main-d'œuvre bon marché, mais aussi de faire pression sur le prolétariat national déjà existant et sur les syndicats, afin de faire reculer les acquis en matière de droits des travailleurs.
Tout cela n'est pas nouveau. Marx appelait ce type de travailleurs, dépourvus de conscience de classe et qui sapaient la force de travail plus organisée, le "lumpenproletariat" - une arme inconnue et "inconsciente" entre les mains de la bourgeoisie.

En Europe occidentale, tout cela a déjà été essayé, et il n'y a même pas si longtemps. Lors du boom économique qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, les pays d'Europe occidentale ont invité des dizaines de milliers d'Italiens, de Grecs, d'Espagnols, de Portugais et, plus tard, de Marocains et de Turcs en France, en Belgique, en Allemagne de l'Ouest et au Royaume-Uni pour travailler dans les mines de charbon et les usines sidérurgiques. Des milliers d'entre eux sont morts depuis lors en raison de complications de santé et du manque de précautions et de sécurité pendant leur travail.
Bien entendu, avec le temps et les générations nées à l'Ouest, ces communautés ont commencé à s'organiser et à revendiquer leurs droits. Les communautés d'Europe du Sud sont désormais pleinement ancrées dans la société et absorbées par la classe ouvrière nationale, et la plupart des communautés nord-africaines et turques en ont fait de même.
Cela nécessite, du point de vue de l'élite mondialiste, un flux continu et sans fin de nouveaux travailleurs potentiels appauvris, d'origines de plus en plus variées: Afghans, Somaliens, Érythréens, etc.
Pour faciliter l'exploitation économique mondialiste de ce groupe incroyablement varié d'arrivants issus de la classe ouvrière, l'idéologie libérale tente de les éloigner de leurs racines culturelles et sociales. Pour en faire des atomes individuels dans une société sans racines, dans un "monde global" sans expression religieuse, culturelle ou ethnique. Bien sûr, la même chose est ensuite étendue à la population "native" de l'Occident (bien que l'on puisse affirmer qu'une grande partie du monde occidental a déjà abandonné toute racine culturelle ou religieuse depuis longtemps en faveur d'un mondialisme américanisé).
Comme il est écrit dans le manifeste de l'association Feniks, lorsque ce mouvement antimondialiste a été fondé ici en Belgique, l'un des principaux problèmes de l'approche mondialiste de la migration, et de la migration de la main-d'œuvre en particulier, est que les avantages sont privatisés (entre les mains des propriétaires d'usines de la bourgeoisie et de l'élite financière), tandis que les coûts (sécurité sociale, compensation financière, mais aussi application de la loi) sont souvent collectivisés. Il s'agit d'une nouvelle tournure du vieux mantra capitaliste selon lequel les profits sont réalisés individuellement mais les crises sont supportées collectivement.
Il s'agit d'une question complexe qui ne peut être résolue ni par le déni ni par l'hystérie. Personnellement, je ne crois pas que la gauche libérale actuelle ni la droite populiste puissent trouver une solution de sitôt. Mais il faut s'y attaquer.
16:28 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : migration, affaires européennes, europe |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
jeudi, 17 novembre 2022
Ocean Viking, Meloni n'a pas gagné. Macron n'a pas gagné. Nous avons tous perdu

Ocean Viking, Meloni n'a pas gagné. Macron n'a pas gagné. Nous avons tous perdu
Agata Iacono
Source: https://www.lantidiplomatico.it/dettnews-ocean_viking_non...
Alors que nous assistons sur les réseaux unifiés à un théâtre de marionnettes de la bonhomie, la France entre en crise : la droite française se réveille et les relations diplomatiques entre Rome et Paris deviennent très tendues, peu après la signature de l'absurde traité du Quirinal.
Incapable de jouer le rôle du "souverainiste" avec l'OTAN et l'Union européenne - c'est-à-dire les vrais coupables de la crise économique, énergétique et sociale héritée par les "meilleurs" - Giorgia Meloni choisit de détourner l'attention et les "shows médiatiques" n'attendaient que cela.
Voici venir à la rescousse de tout le monde les "débarquements d'Afrique".
Personne ne s'est demandé ce qui se passe en Libye, personne ne se soucie d'où partent ces nouveaux esclaves des usines textiles de l'Eldorado européen et pourquoi.
La stratégie est toujours la même, la feuille de route est la même, mais cette fois-ci avec une tournure intéressante : connue sous le nom de "stratégie du faux drapeau", de l'opportunité photo ou de la distraction de masse, elle tend à focaliser l'attention des médias "de gauche" et à taire ainsi les questions concrètes: les droits des travailleurs, les décès au travail, les Italiens qui réduisent leur consommation de produits de première nécessité, les jeunes qui quittent l'Italie, le rationnement de l'énergie et ceux qui ne peuvent plus payer leur nourriture et leurs factures, le rationnement de l'énergie, la destruction du tissu productif et socio-économique due à cette co-belligérance harakiri dans une guerre voulue par les USA et visant à couper les ponts entre Européens et partenaires alternatifs.
Meloni, en effet, (gaffe ou pas), oblige la France à prendre en charge les migrants du navire de l'ONG Ocean Viking. Selon la presse française, lors de la conversation entre Macron et Meloni, en marge de la réunion de Sharm El Sheik, le président français avait proposé une solution impliquant le débarquement de l'Ocean Viking en Italie et donc la prise en charge de la plupart des migrants par la France.

Au lieu de cela, le gouvernement italien a annoncé la volonté de Marcon de débarquer l'Ocean Viking dans les ports français.
Et une pagaille a éclaté, pour utiliser une expression française.....
Dans son empressement à faire payer aux Italiens le fait d'avoir voté pour une "fasciste", une femme de droite qui rappelle tant Le Pen dans l'imaginaire transalpin, Macron a tenté de prendre la balle au bond et d'humilier l'Italie, de la dépasser dans le droit d'accueil, de démontrer combien la France et l'Europe sont noblement porteuses de bons sentiments communautaires....
Atlantistes oui, bellicistes en faveur des néo-nazis ukrainiens certes, mais (comment dire ?) fièrement "antiracistes" et "antifascistes".
Bien sûr, les migrants en France seront identifiés et renvoyés s'ils n'entrent pas dans les catégories absurdes des personnes ayant droit au statut de réfugié, qui est offert non pas parce qu'il y a réellement une guerre ou une dictature dans le pays d'origine, mais en raison de choix géopolitiques sur les terres à piller et à déstabiliser.
Macron est aujourd'hui décrit en France, par la presse française, comme le perdant du défi avec l'Italie, l'ennemi des citoyens, au mépris de l'image bon enfant et pro-européenne, anti-fasciste, que la France voulait opposer à l'Italie de droite.
Et pas seulement sur les médias sociaux, qui se sont déchaînés en inventant des hasthags appelant à la démission de Macron ou l'appelant "Macron De La Honte".
Le Figaro le décrit comme un perdant, au moment le plus dramatique de la crise énergétique française, qui a déjà imposé le rationnement de l'électricité et du chauffage dans les écoles, les lieux publics et privés.
La lutte entre pauvres, utilisée comme instrument de propagande honteuse, la haine, le conflit horizontal, la recherche du bouc émissaire du moment : tout est fonctionnel pour que les causes de la crise ne soient pas abordées, que les intérêts en jeu ne soient pas révélés, en Egypte comme en Libye, dans la colonie Afrique opprimée par le CFA, dans les guerres par procuration favorisées pour contrôler les matières premières et les voies de passage forcées.
A ce jour, 38 réfugiés de l'Ocean Viking ont été relocalisés en France, 78 en Allemagne et 5 au Luxembourg.
Ces chiffres sont vraiment dérisoires, si l'on considère que, depuis le seul mois de juillet 2022, quelque 62.000 personnes ont débarqué en Italie (90.000 depuis le début de l'année).
Mais la secrétaire d'État aux Affaires européennes, Laurence Boone (la même qui, ces dernières semaines, a promis de "veiller" au respect des droits en Italie), interrogée par france.info, déclare que "la confiance avec l'Italie est rompue", et confirme l'opération coup de poing à la dure, à la frontière, où, en plus des 500 agents qui arrivent, des "contrôles beaucoup plus stricts et sérieux" seront introduits, en particulier le "contrôle des passeports".
Et donc Macron bloque la frontière avec l'Italie, une mesure dirigée contre les citoyens français et italiens, afin de montrer que la France accueille les "émigrants".
Meloni n'a pas gagné, Macron pas davantage.
Non. Nous avons encore une fois perdu. Nous tous.
Agata Iacono.
Sociologue, anthropologue, journaliste certifié Wrep Blockchain
23:50 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : migration, ocean viking, actualité, france, italie, méditerranée |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
samedi, 09 juillet 2016
Václav Klaus zur Migrationskrise: Buchvorstellung mit Thilo Sarrazin
Václav Klaus zur Migrationskrise: Buchvorstellung mit Thilo Sarrazin
Buchvorstellung am 03. Juni 2016 in Berlin: Der ehemalige Präsident Tschechiens Václav Klaus und sein Coautor Jiří Weigl stellen ihr neues Buch vor: »Völkerwanderung«, Kurze Erläuterung der aktuellen Migrationskrise
Soeben erschienen, jetzt bestellen bei http://www.manuscriptum.de
Zum Inhalt:
Allein nach Deutschland kam im Jahr 2015 über eine Million Migranten. Weitere Millionen Menschen machen sich auf den Weg nach Europa. Die Verantwortungslosigkeit der europäischen Politik mit Angela Merkel an der Spitze feuert die neue Völkerwanderung zusätzlich an. Statt die natürlichen Interessen souveräner Nationalstaaten zu wahren, predigt die deutsche Kanzlerin einen fahrlässigen Willkommenseifer. Städte und Kommunen versuchen derweil verzweifelt, das Chaos zu verwalten. Die Bürger laufen ihren politischen Vertretern davon, und die Hegemonie deutschen Gefühlsdusels zerstört den Frieden Europas. Den protestierenden mittel- und osteuropäischen Staaten droht Brüssel schon mit Sanktionen …
Dagegen ergreift einer der herausragenden Staatsmänner Europas das Wort. Der langjährige Präsident Tschechiens Václav Klaus fordert, sich von den barmherzigen Tagträumen zu verabschieden. Den europäischen Führungseliten wirft er vor, mit dem Druck der Flüchtlingsmassen die Reste europäischer Nationalstaatlichkeit zu zerstören. Klaus fürchtet um die Zukunft Europas.
Über die Autoren:
VÁCLAV KLAUS, geb. 1941, ist eine der herausragenden Persönlichkeiten der neueren tschechischen Politik. Er war Finanzminister (1989–1992), Ministerpräsident (1992– 1998), Vorsitzender des Abgeordnetenhauses (1998– 2002) und zuletzt Präsident der Tschechischen Republik (2003–2013). Als Publizist ist Klaus mit seinen deutlichen Stellungnahmen eine unverzichtbare Stimme in den europapolitischen Debatten.
JIŘÍ WEIGL, geb. 1958, ist Exekutivdirektor des Václav Klaus Instituts in Prag. Von 2003 bis 2013 war Weigl Chef der Präsidialkanzlei. Der ausgewiesene Ökonom und Arabist ist Autor mehrerer Fachbücher sowie zahlreicher Beiträge zu politischen, ökonomischen und historischen Themen.

00:05 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Livre, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaclav klaus, thilo sarrazin, migration, immigration, livre, actualité, politique internationale, europe, affaires européennes, allemagne, république tchèque, europe centrale, mitteleuropa |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook

