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vendredi, 02 janvier 2026

La course aux armements devient un état permanent – et ce que cela signifie pour l’Europe

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La course aux armements devient un état permanent – et ce que cela signifie pour l’Europe

Elena Fritz

Source: https://t.me/global_affairs_byelena

L’Institut de Kiel pour l’économie mondiale vient de révéler quelque chose (https://www.kielinstitut.de/de/publikationen/aktuelles/au... ), qui a cependant été réalisé depuis longtemps sur le plan politique, mais a été soigneusement dissimulé dans la communication: la confrontation avec la Russie n’est pas une exception temporaire, mais un facteur structurel à long terme dans la politique de l’UE, avec des conséquences fiscales directes pour l’Europe.

L’étude utilise des données historiques couvrant environ 150 ans et montre un schéma stable et récurrent: le renforcement militaire est d’abord financé par la dette, puis par des impôts plus élevés, ponctionnés de façon permanente. Pas ponctuellement, pas temporairement, mais de manière systématique.

Le mécanisme est clairement décrit. Dans la première phase, la dette publique augmente rapidement. Fonds spéciaux, budgets d’exception, dépenses de défense financées par crédit. Cela paraît d’abord abstrait: mais historiquement, la deuxième étape suit de manière parfaitement prévisible: des augmentations d’impôts, de nouvelles taxes, des charges indirectes plus élevées, qui ne sont pas entièrement annulées après la fin des tensions militaires. Dix ans après le début d’une phase de renforcement, les recettes fiscales sont en moyenne supérieures de 20 à 30 % par rapport au niveau initial. Ce n’est pas un cas extrême, mais la norme.

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La comparaison historique, que les chercheurs de Kiel eux-mêmes établissent, est particulièrement révélatrice. La montée actuelle des armements des pays de l’OTAN fait partie des plus grands cycles de militarisation des pays industrialisés occidentaux depuis 150 ans — comparable aux périodes qui ont précédé les guerres mondiales ou ont suivi la guerre de Corée. Ceux qui prennent ces références au sérieux le savent: de tels cycles laissent des cicatrices fiscales durables.

Pour l’UE, cela signifie un déplacement silencieux mais profond des priorités. L’état d’urgence politique se transforme en une logique de planification permanente. La guerre — ou au moins une capacité de guerre permanente — passe d’un cas exceptionnel à une normalité calculée dans la gestion budgétaire de l’État.

Ce que cela signifie concrètement pour l’Europe peut être clairement déduit des données: des charges fiscales croissantes, moins d’espace fiscal, une pression accrue sur les budgets sociaux et d’infrastructure. Pas nécessairement par des coupes ouvertes, mais par un sous-financement insidieux et des charges croissantes pour de larges couches de la population. La marge financière de l’individu se réduit, tandis que l’État consacre des moyens toujours plus importants à la défense et au service de la dette.

Ce qui est frappant — et politiquement révélateur —, c’est ce qui n’est plus discuté dans l’analyse. La question du sens de cette course aux armements n’apparaît pas. Elle est considérée comme tranchée. Seules la mise en œuvre, le rythme et le financement sont soumis à débats — pour l’instant encore, on tient compte de l’acceptation publique. Le débat fondamental a été clôt silencieusement avant d’être ouvert en Europe en général et en Allemagne en particulier.

En résumé, l’Institut de Kiel ne fournit pas matière à polémique, mais un diagnostic sobre. C’est justement pourquoi il est si éclairant: l’UE se prépare structurellement à une crise fiscale de longue durée.

La facture n’est pas immédiatement présentée. Mais elle est déjà prise en compte.

#geopolitik@global_affairs_byelena

Tierra y Libertad – Eternel désir au Mexique

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Tierra y Libertad – Eternel désir au Mexique

Peter Backfisch

Source: https://opposition24.com/politik/tierra-y-libertad-ewige-sehnsucht-in-mexico/

393-RHZ_2024_3_Web-2830206869.pngLes lecteurs du portail opposition24.com connaîtront probablement peu de choses sur les périodiques de l’organisation d’aide patronnée par l’extrême gauche, porte-voix d'Antifa en Allemagne, « Die Rote Hilfe ». On pourrait aussi supposer qu’on préfère généralement jeter ce genre de publications à la poubelle plutôt que de les feuilleter.

L’auteur de ces lignes les as feuilletées et est tombé sur des choses plutôt intéressantes ! D’une part, il y a le point central du magazine, 4.2025, « Resistencia – Luttes et répressions au Mexique », qui débute par une introduction assez instructive sur l’histoire du pays. La Révolution mexicaine (1910-1917) y est traitée en détail, notamment la lutte du légendaire chef paysan Emilio Zapata. Sous la devise « Tierra y Libertad » (Terre et Liberté), il mena une lutte armée contre les grands propriétaires fonciers pour la restauration de droits ancestraux sur la terre. « La terre doit appartenir à ceux qui la cultivent. » Il jouit encore aujourd’hui d’un grand respect auprès de la population rurale.

Cela est particulièrement vrai pour les États de Chiapas et Oaxaca, où j'ai séjourné en 1992/1993, exactement un an avant l’insurrection de l’« Armée zapatiste ». Dans le numéro du magazine que j'ai examiné, les événements sont rapportés de manière bien informée et majoritairement correcte. J’ai pu ressentir l’atmosphère pré-révolutionnaire lors de mes échanges avec les Indigènes, entre Noël 1992 et le Nouvel An 1993. Quelque chose flottait dans l’air, et il était conseillé, lorsqu’on demandait si l’on était un « Gringo », de nier et d’affirmer que l’on était « Alemán », ce qui passa sans problème.

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Au cœur du Chiapas, à San Cristóbal de las Casas, l’ancienne ville de « Ciudad Real », fondée en 1528 et dite « Ville Royale », les Indigènes se rassemblèrent la veille de Noël 1992 sur la place Zócalo devant la magnifique cathédrale construite dans le style colonial espagnol, et débattaient passionnément des événements qui se dessinaient à l’horizon. La participation du Mexique au traité de libre-échange NAFTA (North American Free Trade Agreement) était prévue pour le 1er janvier 1994, ce qui devait aggraver encore la situation des Indigènes de Chiapas et Oaxaca.

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L’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) rappelle les anciennes revendications du chef révolutionnaire Emilio Zapata, les reprend et ajoute à « Terre et Liberté » les revendications de « Pain, Éducation et Meilleure Santé », appelant en janvier 1994 à la révolte contre le traité NAFTA et le statu quo. L’armée mexicaine n’a pas été en mesure de rétablir la paix et l’ordre, et de longues négociations avec des représentants du gouvernement s’engagèrent.

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Samuel Ruiz, évêque de Chiapas (photo), joua le rôle de médiateur. Il s’était déjà engagé dans la défense des droits des Indigènes lors de ses sermons, notamment lors de la messe de Noël 1992 dans la cathédrale de San Cristóbal de las Casas, à laquelle j'ai eu la chance d’assister. L’évêque Ruiz, qui s’était attiré la colère des grands propriétaires terriens par son engagement, mit fin aux combats par un accord. Les revendications de la population furent partiellement satisfaites, les insurgés reçurent la garantie de liberté de mouvement et d’impunité, assurée par l’Église catholique de Chiapas.

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En lisant les articles relatant ces événements dans le magazine, on remarque que beaucoup de paragraphes sont écrits à travers le prisme d’une vision historique de gauche, tandis que d’autres aspects importants de la situation des Indigènes dans le sud du Mexique ne sont pas mentionnés. Par exemple, la situation des Indigènes lacandones (photo), « les derniers gardiens de la forêt ». Ils restent aujourd’hui les seuls habitants humains de la vaste forêt tropicale du sud du Mexique, jusqu’à la frontière guatémaltèque. Ils parlent toujours une langue maya et maîtrisent peu ou pas du tout l’espagnol. Ils chassent encore à l’arc et à la flèche des sangliers, des cerfs, des tapirs et d’autres animaux de la forêt tropicale.

Les turbulences de l’insurrection dans le Chiapas ont probablement peu affecté les Iacandones/Lacandones (les deux graphies existent), ce qui explique aussi pourquoi ils ne sont pas mentionnés dans un magazine de gauche.

Pour les renégats et les activistes de gauche des années 1970, l’histoire de « Rote Hilfe » pourrait aussi être intéressante. Peut-être fête-t-elle aujourd’hui ses 50 ans ? Mais on ne le sait pas avec certitude. Au début des années 70, il existait en tout cas deux organisations « Rote Hilfe », créées par la KPD/ML: la Rote Hilfe Deutschland (RHD) et celle de la KPD/AO, la Rote Hilfe e.V. Elles se sont affrontées violemment jusqu’à ce que le Comité central du Parti communiste chinois intervienne et exige l’unification immédiate des deux organisations. Après un voyage de délégation à Pékin, cela fut effectivement mis en œuvre. Un document d’unification était prêt en 1975, mais fut à plusieurs reprises saboté par différentes sections locales. La description des événements est divertissante et montre encore une fois que la gauche n’est pas capable de donner vie à ses propres objectifs.

Mis à part les textes qui m'intéressent, le périodique « Rote Hilfe » est imbuvable. Les contributions que je ne mentionne pas, qui sont autant d'hommages propagandistes de mouture antifa, et, par suite, illisibles, méritent vraiment d’être jetées à la poubelle.

Qui est Peter Backfisch?

Peter Backfisch, né en 1954, est diplômé en pédagogie et a travaillé pendant 40 ans pour une organisation (ONG) du secteur social. Il a été notamment conseiller du président du conseil d’administration en politique internationale. Il a aussi travaillé jusqu’en 2004 en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans les États de la CEI en tant que collaborateur indépendant pour divers prestataires internationaux. Depuis 2019, il écrit en tant qu’auteur indépendant, notamment pour Junge Freiheit, Abendland, Wochenblick, Attersee Report et Tumult (en ligne).

Chinois, Arabes, Indiens, Américains: tous s'arrachent les reliquats d'une Allemagne en déroute

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Chinois, Arabes, Indiens, Américains: tous s'arrachent les reliquats d'une Allemagne en déroute

Enrico Toselli

Source: https://electomagazine.it/cinesi-arabi-indiani-statuniten...

À qui revient l'Allemagne ? À eux ! Non, non, pas aux Allemands. Mais à tous ceux qui mettent sur la table des industriels de l'ancienne locomotive de l'Europe une somme considérable en dollars, roupies, yens, yuans, rials. En somme, toute devise provenant de n'importe quelle partie du monde est la bienvenue. Tout comme en Italie. La seule différence est qu'ici, les acheteurs potentiels se montrent difficiles lorsqu'il s'agit d'acheter l'ancienne Ilva ou les nombreuses entreprises métallurgiques en difficulté, tandis que l'industrie allemande profite encore d'une image d'efficacité.

Le résultat, cependant, est le même. On vient faire ses achats en Europe parce que les entrepreneurs du Vieux Continent ne sont plus à la hauteur de leurs pères et grands-pères qui ont bâti les entreprises. Avec les exceptions incontournables, bien sûr. Ferrero s'engage à se développer tant en interne que par des acquisitions à l'étranger. Mais c'est justement une exception. Avec quelques autres. En Italie comme en Allemagne. Et aussi en France, à part Arnault et quelques autres rares entrepreneurs.

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Pour le reste, mieux vaut beaucoup d'argent, puisqu'on est fichu, et tout de suite. Volkswagen s'apprête, pour la première fois, à fermer une usine sur le sol allemand. Et il y a déjà des étrangers prêts à prendre la relève. Cela vaut pour la chimie, les technologies de pointe, les secteurs innovants, les services qui attirent les Américains.

Les acquisitions étrangères ont augmenté ces dernières années, représentant un cinquième de toutes celles effectuées dans l'Union européenne, et concernent non seulement les grands groupes, mais aussi, de plus en plus souvent, les PME.

Les données relatives aux investissements étrangers greenfield, c'est-à-dire ex novo, sont également particulièrement intéressantes. L'Espagne occupe la première place en Europe, suivie de près par l'Allemagne. Cela signifie que les entrepreneurs étrangers croient au potentiel des travailleurs européens, ainsi qu'aux opportunités offertes par les différents pays. Ce sont les entrepreneurs européens qui manquent de courage et de compétences. Ils sont remplacés par des collègues venus du monde entier.

Ils rachètent des entreprises mécaniques, automobiles et électroniques. Mais les Chinois sont également sur le point de finaliser l'acquisition d'activités commerciales telles que celles du groupe allemand Ceconomy, qui détient, en Italie, le réseau Mediaworld. Sans oublier le secteur de la mode et de l'alimentation.

 

L’espace stratégique en expansion de la Chine – De la grande profondeur marine à l’Arctique, de la Lune au cyberespace

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L’espace stratégique en expansion de la Chine – De la grande profondeur marine à l’Arctique, de la Lune au cyberespace

Markku Siira

Source: https://geopolarium.com/2025/12/12/kiinan-laajeneva-strat...

La politologue et sinologue Elizabeth Economy examine dans Foreign Affairs comment la Chine cherche systématiquement à approfondir sa présence et son influence dans des domaines stratégiquement importants : en haute mer, dans la région arctique, dans l’espace, dans le cyberespace et dans le système financier international. Economy met en avant la cohérence de la politique chinoise – investissements massifs dirigés par l’État, pénétration des institutions existantes, création de forums alternatifs et engagement des pays émergents dans sa sphère d’influence – ainsi que l’objectif du président Xi Jinping de remettre la Chine au centre de la politique mondiale.

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Concernant les ressources minérales en haute mer, Economy décrit de manière fiable la montée en puissance de la Chine. Le pays possède la plus grande flotte de navires de recherche civile au monde, cinq contrats d’exploration minière accordés par l’Autorité internationale des fonds marins (ISA) (le plus grand nombre au monde) et une représentation importante dans les organes décisionnels de l’organisation. La Chine poursuit une accélération de l’exploitation minière et a bloqué l’adoption de moratoires environnementaux au sein de l’ISA. Cependant, la majorité des membres de l’ISA – près de 40 pays – s’oppose à cette ligne et demande des mesures de protection plus strictes. La supériorité technologique de la Chine est indiscutable, mais lors de la définition des normes, elle a jusqu’à présent perdu.

Dans la région arctique, Economy met en avant la Route de la soie polaire et le premier transport direct de fret maritime vers l’Europe, réalisé en octobre. La coopération de la Chine avec la Russie s’est renforcée suite à la guerre en Ukraine, menant à de nouveaux projets miniers, portuaires et ferroviaires. Cependant, seulement 18 des 57 propositions d’investissements arctiques de la Chine ont été réalisées – les autres États arctiques (Canada, Danemark, Islande, Norvège, Suède et Finlande) ont rejeté ces financements chinois pour des raisons de sécurité. La Russie a ouvert ses portes sous prétexte d’un partenariat stratégique, mais maintient fermement le contrôle décisionnel et insiste sur le fait que la Chine ne possède pas le statut de véritable puissance arctique.

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Dans l’espace, la Chine progresse de manière convaincante : elle dispose de plus de 700 satellites, d’une station spatiale habitée (Tiangong - photo) et prévoit de construire une base lunaire permanente. Dans le cadre du projet ILRS dirigé par la Chine et la Russie, 11 pays participent, tandis que l’Accord d’Artemis, signé par 60 États, n’est pas représentatif d’un affaiblissement diplomatique chinois, mais d’une stratégie délibérée, où les objectifs nationaux priment sur le consensus international. La Chine peut atteindre ses principaux objectifs spatiaux sans réseau de partenaires étendu.

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Dans les secteurs du cyberespace et de la technologie, Economy souligne la volonté de la Chine de remodeler l’architecture fondamentale d’Internet. Un exemple clé est le New IP, une architecture réseau proposée par Huawei et l’Union internationale des télécommunications (UIT). La proposition aurait permis un contrôle étatique beaucoup plus strict et des moyens intégrés pour couper des parties du réseau si nécessaire. Présentée comme une avancée technologique, elle a été largement perçue comme une menace pour Internet ouvert, et le projet a été rejeté par les pays occidentaux et le secteur civil. Il est notable que même des pays bénéficiant du soutien financier chinois ont rejeté la proposition. Bien que le nombre de propositions de normes chinoises ait explosé, leur influence dans les organes clés reste limitée.

Dans le système financier, la montée du renminbi chinois s’est arrêtée à un niveau faible: sa part dans les paiements SWIFT (2,5-3,2 % en 2025) et ses réserves en devises dans les banques centrales (environ 2,1-2,2 %) restent marginales. Alors que la politique de sanctions des États-Unis a accéléré la dédollarisation en Iran, en Russie, au Brésil et en Inde, le renminbi ne devient pas une alternative au dollar. Une internationalisation totale nécessiterait une libéralisation des flux de capitaux et une soumission de la banque centrale aux normes du système financier occidental, ce qui est impossible pour la Chine sans renier son modèle économique dirigé par l’État et renoncer à sa souveraineté économique.

Un analyste américain reprend finalement les clichés habituels: face à la concurrence chinoise, les États-Unis doivent investir dans leurs capacités militaires et technologiques, renforcer leurs alliances et restaurer leur réputation en tant que leader responsable. Ces lignes directrices sont compréhensibles, mais semblent optimistes, car les propositions de solution ne prennent pas suffisamment en compte les dommages causés par la politique américaine elle-même. Par exemple, la critique de Trump envers l’Europe, ses menaces d’ignorer les règles de l’ISA ou d’interpréter unilatéralement des accords, pourrait affaiblir l’Occident plus rapidement que la montée de la Chine.

Economy propose une vision américaine de la stratégie à long terme de la Chine, mais son interprétation est parfois alarmiste. La Chine a certes progressé dans de nombreux domaines, mais son influence dans le système mondial reste limitée. Les préoccupations environnementales, les peurs sécuritaires, les différends réglementaires et l’attrait d’un modèle plus ouvert se sont révélés plus puissants que prévu. La question décisive n’est pas seulement la persévérance de la Chine, mais aussi si les États-Unis ou tout autre pays peuvent offrir une vision crédible et attrayante d’un avenir commun pour la communauté mondiale. À l’heure actuelle, cela ne semble pas être le cas.

16:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, chine, asie, affaires asiatiques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook