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samedi, 23 décembre 2017

La nouvelle stratégie spatiale américaine

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La nouvelle stratégie spatiale américaine

par Jean Paul Baquiast

Ex: http://www.europesolidaire.eu

Donald Trump vient d'annoncer ce que sous son autorité sera la Stratégie de Sécurité Nationale 2018 et au delà 1). On a beaucoup remarqué les menaces voilées que comporte cette Stratégie à l'égard de la Russie et de la Chine. Mais l'on a pas assez commenté l'importance qu'y comportera la construction d'une infrastructure spatiale beaucoup plus ambitieuse qu'elle ne l'est actuellement.

Le Pentagone est en train de réaliser que tous les systèmes d'armes américains font confiance au GPS et aux communications satellitaires. Mais qu'arriverait-il si ces ressources se trouvaient détruites par un ennemi éventuel?

Le Colonel Richard Zellmann, commandant la 1st Space Brigade basée au Colorado, vient de remarquer dans un rapport que si l'Armée américaine devait se passer de ces outils, elle devrait tripler ses effectifs, sans être pour autant assurée de conserver sa supériorité. Or les récentes recherches russes et chinoises visent à développer des satellites anti-GPS ou à brouiller leurs résultats. Ce brouillage pourra être produits par des stations terrestres (jammers) peu coûteuses et faciles à implanter ou transporter 2)

En conséquence, l'Armée et la Marine américaine ont commencé à former des personnels maitrisant des savoirs tombés en désuétude depuis plus de 20 ans. On pensera notamment aux sextants, apparus au 18e siècle sous le nom d'octants (image). A plus long terme, la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) développera des systèmes de géolocalisation se passant du GPS, tel des gyroscopes et capteurs destinés à ce que l'on appelle la navigation inertielle. Le principe en est simple. Chaque piéton la pratique intuitivement dans la campagne en évaluant le nombre de ses pas dans une direction donnée, et en se repérant à fin de contrôle sur des signaux tels que les clochers d'église.

Par ailleurs le Pentagone mettra en service de nouvelles générations de satellites dotés de capacités anti-brouillage.

Donald Trump dans le document qu'il vient de diffuser a précisé que « The United States considers unfettered access to and freedom to operate in space to be a vital interest, « Any harmful interference with or an attack upon critical components of our space architecture that directly affects this vital US interest will be met with a deliberate response at a time, place, manner and domain of our choosing ».

Les Européens ne pourront que constater leur quasi absence dans ces nouveaux domaines stratégiques.

Références

1) Voir CNN
http://edition.cnn.com/2017/12/18/politics/5-things-to-kn...

2) L'Agence spatiale européenne annonce le lancement imminent de 4 nouveaux satellites, destinés au système Galileo, le rival du GPS
http://www.gpsdaily.com/reports/Galileo_satellites_atop_r...

lundi, 17 novembre 2014

La Nasa explose en plein décollage mais Galiléo remarche!

LES MILLIARDAIRES N'IRONT PAS AU PARADIS
 
La Nasa explose en plein décollage mais Galiléo remarche!

Michel Lhomme
Ex: http://metamag.fr
 
SpaceShipTwo, le vaisseau spatial imaginé par le milliardaire Richard Branson s'est écrasé. « Le vaisseau a souffert d’une grave anomalie », c'est en ces termes quasi anodins que le partenaire de Virgin Galactic, la société Scaled Composites, qui menait un test en vol de SpaceShipTwo, a informé du crash sur Twitter. L’avion baptisé “WhiteKnightTwo” qui avait transporté SpaceShipTwo, accroché sous ses ailes, a, lui, atterri en toute sécurité. Le SpaceShipTwo avait deux pilotes et pouvait transporter six passagers. Le billet coûtait la somme modique de 200.000 dollars sur réservation. Le vaisseau de passagers SpaceShipTwo, version commerciale de SpaceShipOne, le premier vaisseau privé qui avait atteint la frontière de l’espace en 2004 et qui avait l’ambition de faire voler des touristes à la frontière de l’espace, avait décollé depuis le désert du Mojave en Californie (Etats-Unis) avant de s'écraser. Des centaines de personnes avaient déjà pris des réservations pour un vol suborbital de quelques minutes en apesanteur à bord de SpaceShipTwo, versant une avance conséquente sur les 200.000 dollars que coûte le billet.
 

La Nasa explose au décollage 

De son côté, la fusée Antares de la société américaine Orbital Sciences a explosé au décollage. Cette fusée américaine devait être envoyée vers la station spatiale internationale pour y apporter vivres et données scientifiques mais elle a explosé juste après avoir décollé le mardi 28 octobre en Virginie. La fusée Antares  transportait la capsule non habitée Cygnus à destination de la Station spatiale internationale (ISS). L'explosion a été vue en direct  selon les images de la télévision de la NASA. La Nasa a précisé sur son site internet qu’aucun blessé et aucun membre du personnel de la base ne manque à l’appel. Ce sont là 200 millions de dollars qui partent en fumée mais aussi 2,2 tonnes de fret de vivres et surtout de matériaux et d'équipements destinés à faire des expériences scientifiques qui, de fait, ne seront pas livrés à la station orbital. 

Cet échec ne remet pas en cause la vie à bord de la station qui peut toujours être ravitaillée par les Dragon de la société SpaceX capable de rapporter une cargaison sur Terre, à l’inverse du Cygnus et de l’ATV européen qui se consument dans l’atmosphère lorsque la mission est achevée. Or, les Russes disposent toujours des cargos Progress pour le fret comme des Soyouz pour les équipages mais cet échec porte un coup dur à la Nasa qui devrait réagir très vite. 

Ainsi, Elle ne dispose plus de moyens autonomes de desserte pour l’ISS depuis l’arrêt définitif des navettes spatiales. Elle dépend donc de la Russie. Or la Russie s'interroge elle aussi de plus en plus sur le bien-fondé de cette navette. On peut en effet légitimement se demander à quoi sert-elle depuis 30 ans avec ses milliards de dollars dépensés par an pour son entretien ? Quels sont les progrès scientifiques faits par l'ISS depuis son lancement ? Les Russes souhaitent de plus en plus clairement se retirer du projet. En tout cas, l'avenir de la Station spatiale internationale a été évoqué récemment à Paris. Le directeur de l'Agence fédérale spatiale russe Roskosmos, Oleg Ostapenko, s'est entretenu le 4 novembre dans la capitale avec les responsables des agences partenaires de la Station spatiale internationale (ISS). L'exploitation et le financement du projet auraient d'ailleurs dû être discutés lors du 65e Congrès international de l'astronautique à Toronto mais les représentants russes s'étaient vus refuser la délivrance d'un visa par les autorités canadiennes en rétorsion contre l'affaire ukrainienne ce qui est proprement scandaleux quand on connait la place et le rôle des Russes depuis le début du projet. Les discussions sur le sort de la station s'étaient déjà activées en mai 2014 sur fond de refroidissement des relations entre Moscou et Washington après la réunification de la Crimée avec la Russie. A l'époque, le vice-premier ministre russe avait réagi à l'adoption de sanctions occidentales en déclarant que la Russie n'avait pas l'intention de prolonger l'exploitation de l'ISS jusqu'en 2024, comme le suggéraient les USA. «Nous avons besoin de notre station jusqu'en 2020», a déclaré Dmitri Rogozine, soulignant que les fonds prévus pour le programme habité seraient alloués pour d'autres projets à venir.

Du point de vue financier, le projet ISS est effectivement très coûteux. Selon les estimations, l'entretien annuel de la station coûte aux USA, à la Russie, à l'Europe et au Japon près de 6 milliards de dollars. La majeure partie des frais est prise en charge par la NASA (3 milliards de dollars en 2013), suivie par l'agence japonaise JAXA (un peu plus de 1 milliard de dollars), l'Agence spatiale européenne et Roskosmos (1 milliard de dollars chacune). Le vice-premier ministre russe a reconnu le faible retour sur investissement de la station orbitale: «Plus de 30% du budget de Roskosmos est dépensé pour l'ISS, mais nous en tirons très peu de bénéfices». Le rendement, d'un point de vue pratique, est également bas. Dmitri Rogozine a questionné Roskosmos sur les résultats scientifiques ou militaires du séjour de trois cosmonautes russes sur l'ISS. «Je n'ai pas obtenu de réponse», a-t-il déclaré en mai, ajoutant qu'il était nécessaire d'assurer des résultats concrets dans l'espace, au lieu de prolonger ce qui est fait depuis 30 ans déjà sans résultats particuliers.

Les deux satellites Galiléo de nouveau sur orbite...

 
Pour encore parler des Russes, nous évoquions dans une brève , la défaillance du lanceur Soyouz dans le positionnement des deux satellites du système Galileo qui avaient été placés le 22 août, sur une orbite les rendant inutilisables. Aujourd'hui, la situation semble avoir été réparée, grâce au travail  des équipes de contrôle du Centre européen d'opérations spatiales à Darmstadt, dont celles du CNES français. 

Celles-ci se sont aperçu que les procédures nécessaires à une remise sur la bonne orbite étaient rendues impossibles par le mauvais déploiement des ailes solaires nécessaires à la communication avec le sol. La station au sol pointait sur une position où les satellites ne se trouvaient pas. Ce mauvais déploiement aurait été provoqué par une trop basse température à bord du lanceur Soyouz. Après 3 jours d'un travail en coopération avec toutes les équipes concernées, les ailes en cause furent successivement redéployés. Ce qui a permis de conduire les opérations nécessaires à un repositionnement correct des deux satellites. Heureusement, ceux-ci disposaient de suffisamment de carburant pour pouvoir faire une telle opération. Les satellites viennent donc d'être officiellement remis au Galileo Control Centre de Oberpfaffenhofen. Ils devraient, après les tests d'opérationnalité nécessaires, s'intégrer normalement à l'ensemble des satellites déjà en orbite. Il s'agit d'une très bonne nouvelle pour l'ESA, et plus globalement pour les communautés de l'espace en Europe, au moment où l'Inde annonce avoir réussi la mise en orbite du satellite IRNSS-1C, le 3e des 7 satellites prévus pour constituer le GPS indien, dénommé Regional Navigation Satellite System (IRNSS).

 

00:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyages spatiaux, nasa, galileo, télécommunications | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook