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vendredi, 25 janvier 2013

Xavier Faure: "Pourquoi je souhaite devenir russe!"

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Xavier Faure: "Pourquoi je souhaite devenir russe!"

Propos recueillis par Alexandre Latsa

Ex: http://fr.rian.ru/

Sur le même sujet: Un pilote de montgolfière français souhaite devenir Russe comme Depardieu

 
Alors que l’affaire Depardieu n’en finit pas de faire des remous médiatiques, on peut cependant déjà tirer une conclusion de ce Buzz planétaire: la Russie pour des centaines de millions de gens apparaît comme un pays dans lequel on peut désormais envisager de s’installer.

 

On peut même imaginer que l’affaire Depardieu a fait plus pour l’image de la Russie que la plupart des grands cabinets de PR qui travaillent pour l’Etat! Depardieu n’est cependant pas le seul à vouloir devenir russe. Les lecteurs de RIA Novosti ont pu lire une nouvelle surprenante vendredi dernier affirmant qu’un pilote de Montgolfière français, du nom de Xavier Faure, souhaitait lui aussi devenir Russe!

 

J’ai donc voulu en savoir plus sur ses motivations à "souhaiter devenir russe".

 

Xavier Faure bonjour et merci de bien vouloir rependre a mes questions, tout d’abord, pourriez vous vous présenter?

 

J'ai 37 ans, célibataire, né à Reims en Champagne. J'ai étudié le Russe comme première langue étrangère au collège. Je n'étais pas un très bon élève mais j'ai toujours porté ce pays dans mon cœur. J'ai ensuite étudié dans le domaine technique et obtenu un brevet de technicien en électrochimie, avant de travailler dans diverses usines, de simple operateur jusqu'à chef d'équipe. J'ai ensuite travaillé comme équipier de montgolfière, un métier au contact du public et de la nature. Puis j'ai passé mon brevet en contrat de qualification. En 2006, je suis devenu pilote professionnel après 150 heures de vols et avoir piloté des montgolfières de gros volumes dans différentes grosses sociétés en France et à l'étranger. Du fait de la précarité et de la saisonnalité de cette activité, j'ai essayé en parallèle de trouver une activité stable qui me correspondrait.

 

J'ai donc passé un examen professionnel en sérigraphie en 2001, puis un BTS en agriculture Biologique en 2007 mais les belle promesses sur le Bio ne sont pas suivis de financement. Parallèlement donc j’ai travaillé sur d'autres sujets: l'eau sous tous ces aspects, des traitements naturels a la potabilisation, les médecines alternatives et quantiques et aussi sur les systèmes énergétiques innovants. Je suis en relation avec des chercheurs et expérimentateurs dans ces domaines et j'écris quelques articles dans des revues spécialisés. En gros je fais de la veille technologique.

 

Si j’ai bien compris vous résidez actuellement à Koungur, une petite ville dans l’Oblast (région) de Perm. Pourriez-vous nous présenter la ville, et ce que vous y faites? Comment y est la vie?

 

C'est une très petite ville de province, source de quelques moqueries de la part des habitants des grandes villes, mais c'est surtout une étape sur la voie du transsibérien. Elle est traversée par trois rivières. Le Héros Ermak y serait arrivé en Bateau et aurais fait étape avant de conquérir les territoires sibériens et battre les tatares. Les Armes de la ville sont la corne de l'abondance et les cristaux de l’Oural, ainsi que le bateau d’Ermak.

 

Koungur possède de nombreuses et magnifiques églises et il est possible de se baigner dans les rivières en été comme en hiver, c'est même le sport local préféré, me semble-t-il. Il y a une grotte très rare ou il y de la glace toute l'année, plusieurs usines et de la place tout autour pour se poser en montgolfière. Comme partout en Russie les femmes y sont très belles.

 

La nature est très riche avec les paysages typiques des contreforts de l’Oural, plats avec de la forêt trouée par de grandes étendues de champs peu cultivés et des vallées fluviale plus prononcés mais parfois encaissées. En France, cela pourrais ressembler à un mélange de régions entre Colmar au pied des Vosges et les Ardennes entre Charleville-Mézières et Gisors.

 

Il y a quelques usines comme "Маштаб" qui fabrique des camions et emploie entre 3.000 et 4.000 personnes, deux usines de transformation de viande dont la célèbre "Телец", deux usines de limonade "Пикон", le "Молокобинат" pour le lait, deux scieries et d'autres que je ne connais pas encore.

 

La vie y est dure et douce en même temps. Dure économiquement car il me semble qu’il faille au moins deux activités pour vivre correctement. Il y beaucoup de "débrouille" mais tous le monde se connaît et il y a une forte entraide et une importante solidarité que je ne connais pas chez nous en France, en tout cas pas à cette échelle. J'entends malgré tout, souvent, que c'est moins fort qu'il y a 10-15 ans en arrière. L'esprit de la surconsommation effrénée et l’hyper matérialisme me semble porter atteinte à l'âme des gens et ici comme ailleurs les mêmes causes produisent les mêmes effets. Mais il y encore de la marge avant d'arriver à la même situation qu'en France. Les habitants sont patriotes, ils aiment leur pays et l'affichent. La ferveur religieuse est aussi très présente et importante.

 

Les institutions locales et fédérales sont socialement très présentes surtout après des enfants, écoles, bibliothèques, maison des activités de l'enfance pour les petits, maison des jeunes et du tourisme, parcs pour les enfants et installations de jeux enfantins, le sport et les installations sportive, stades, piscine, salles d’entraînement etc. Il y a aussi des musées dont celui de la conquête spatial et enfin le collège des Artistes et son foyer ou j'habite et dont les conditions matérielles pourraient paraître spartiates pour un Européen normal. Il y partout de grands quartiers d'isbas traditionnelles et parfois un ensemble d'immeubles au milieu. On trouve des petits magasins partout et quelques hypermarchés de types super U, et il y a aussi un club très actif d'école de pilotes de montgolfière, dirigé par Andreï Vertiproxov, ancien pilote de Mig.

 

Mes occupations sont diverses. J'ai fait quelques interventions dans une école locale ou on y enseigne le Français en deuxième langue. L'administration issue de l'époque Eltsine pousse pour l'anglais en première langue et le français ainsi que l'allemand font de la résistance. Je suis sinon fort occupé par mes démarches administratives (pour obtenir un passeport Russe) et les nombreuses interviews que j’ai commencé à donner a ma grande surprise. Enfin et surtout j’apprends le russe.

 

Pourquoi avoir choisi une aussi petite ville, alors que généralement les étrangers s’installent plus généralement dans des grandes villes russes?

 

J'aime les petites villes car la nature est à porté de la main, c'est très important pour moi. Je ne supporte plus, en France comme ailleurs, l'absurdité de la vie dans les grandes villes. Passer sa précieuse vie dans les embouteillages à dépenser une énergie de plus en plus rare, tout ça pour un travail qui ne sert qu’à perpétuer un système moribond, me parait complètement aberrant.

 

Mais surtout, j'ai trouvé un endroit ou je me sens à ma place.

 

Grâce à Daria Gissot de l'association So!art qui représente la ville de Perm à Bruxelles,  j'ai cet été participé à "небесная ярмака", le festival de montgolfière annuelle de Koungur. Elle m'avait souvent parlé de sa Région natale et c'est un projet que nous avions depuis longtemps.

 

J'ai rencontré ici de nombreuses personnes avec qui je me suis profondément lié d'amitié, une équipe municipale dynamique et volontaire, ainsi qu'une population chaleureuse. Une sorte de liberté et de joie de vivre malgré les soucis quotidiens, règne ici. Une ville, belle, historique avec un potentiel de développement important. Bref, un petit morceau de paradis, comme il en existe beaucoup en Russie.

 

Comment arrive-t-on de France (Lille?) à Koungur? Je veux dire physiquement bien sûr mais aussi mentalement? Quelles sont les raisons ou motivations qui vous ont poussé à quitter la France?

 

Et bien en voiture déjà, car je suis parti avec ce qui me semblais essentiel à emporter et j'ai traversé toute l'Europe et le pays baltes. Après, moralement, je ne sais pas expliquer comment, c'est à l'intérieur que cela se joue et je n'ai pas les mots pour le dire, il faut le vivre. Comme ont dit en Russe "просто так" simplement comme ça! Quelques habits chauds, une volonté de fer de rester et d'y vivre et un forte envie de pleurer de joie tout les jours quand je me lève et que je regarde par la fenêtre et ce malgré les difficultés.

 

Les raisons sont diverses et nombreuses. D’abord je crois que fondamentalement j'ai toujours voulu habiter en Russie, donc c'est un rêve d'enfant que je devais réaliser avant d'être trop âgé.  Ensuite la situation en France est devenue intenable sur beaucoup de plan. La vie est excessivement chère, cela se dégrade chaque jours et ne va pas s'arranger de si tôt, je pense même que cela va fortement se dégrader cette année. La situation économique et sociale est exécrable. Je n'y ai plus de perspectives d'emploi. Les projets et idées que j'ai eues n'ont rencontré aucun écho. Je trouve que beaucoup de gens sont fermé d'esprit ne s'intéressent qu'a eux et sont vieux dans leur tête. Les politiques n'en ont que faire du peuple et ne vivent que pour eux et leurs petites magouilles personnelles. Il n'est pas possible ne montrer qu'on aime son pays, comme en Russie. Je ne me sentais plus de rester en France. C'est mon pays que j'aime, j’aime son histoire qui me rend fier, j’aime sa culture et sa cuisine, il a été grand, mais je n'arrive plus à m'y projeter dans le futur.

 

Aujourd'hui, la France est un pays en faillite qui ne peut plus payer ses militaires en opération depuis 8 mois et qui fait enlever les culasses des armes quand le président visite une caserne!

 

J'ai vécu une expérience intéressante l'hiver dernier qui m'a décidé à partir. En revenant d'Afrique, j'ai remarqué qu'en nous posant à Orly les même gens qui était joyeux dans l'avion devenait soudain apathique comme si un couvercle leur était tombé dessus. C'est là que j'ai réalisé qu'il y avait une atmosphère particulière qui planait sur la France. J'ai eu la confirmation de ce phénomène par beaucoup de personnes qui ont voyagé ainsi que sur le blog de Pierre Jovanovic : nombreux sont ceux qui ont ressentis la même chose. Personnellement, je suis de nature joyeuse mais c'était un effort de tous les instants de ne pas être contaminé par cet apathie générale et c'était très énergivore et fatiguant.

 

En Russie il y a beaucoup de problèmes à régler mais ma vie c'est transformé d'un mauvais film de série B en aventure de tous les instant. Il m'arrive ici des choses qui n’auraient pas été possible en France!

 

L’image de la Russie est mauvaise, tout le monde le sait. Vous habitez dans ce pays depuis quelques mois et dans des conditions normales (pas en tant qu’expatrié), quelle est votre opinion sur l’image de la Russie par rapport à ce qu’est la Russie en réalité? Ou du moins telle que vous la vivez?

 

La vision médiatique est complètement fausse et n'a pas grand chose à voir avec la réalité. Il règne ici une forme d’insouciance, un joyeux bazar organisé, (les russes disent всё нормално!) à tout bout de champs pour les choses un peu curieuse et il y a une envie de vivre que j'ai aussi rencontré en Afrique noire et qui à a mon avis disparu depuis longtemps de chez nous dans nos pays Européens.

 

Sinon c'est une démocratie représentative comme les autres, ni plus ni moins avec ses particularités propres, qui sont une administration parfois lente et lourde et des différences sociales très marqués, résultat sans doute de l'hyper-libéralisation de l'économie des années 90. Les Russes sont comme les autres humains, ils y en a des bons, des très bons, des mauvais et des très mauvais, mais heureusement ceux que je connais ont un cœur "grand comme ça".

 

Surtout, je m'y sens plus libre que ces dernières années en France. Il y plein de choses, aussi simple que de se baigner librement en rivière par exemple, qui ne sont plus possible en France. Gérard Depardieu à dit que: "La Russie est une grande démocratie". La Russie est une démocratie comme la France (qui d’ailleurs à été un modèle dans la rédaction de la constitution russe) et c'est un pays à l'échelle d'un continent donc oui, techniquement "c'est une grande démocratie".

 

Comparativement à la France et dans le cadre du quotidien vécu: quel est le plus grand atout de la Russie et aussi ce qu'il faut améliorer en priorité?

 

Le plus grand atout, c'est la solidarité. Les Russes sont tous différents mais se sentent tous Russes dans l'âme et sont prêt à vivre ensemble et à construire une grande Russie. L'immense espace territorial est aussi un grand atout car il recèle de nombreuses ressources naturelles qui assurent à la Russie son indépendance. Il y a ici de la place pour tous et pour tout faire.

 

J'entends très souvent autour de moi des plaintes envers l'état des routes et la précarité des rémunérations et du système des retraites. Une autre inquiétude est la dépendance économique basé principalement sur la ventes des ressources énergétiques, qui si celles-ci devaient se tarir, laisseraient la Russie exsangue. Je pense que la Russie devrait massivement investir dans les économies d'énergies et les ressources locales de productions énergétiques et alimentaires. Parallèlement développer un système de sécurité sociale fort sur le modèle Français, modèle envié dans le monde entier et qui a été un gage de prospérité économique pendant 40 ans, jusqu'aux attaques gouvernementales de ses dernières années.

 

Beaucoup de Français, depuis l’affaire Depardieu, affirment à haute voix vouloir un jour devenir russe, notamment sur ma page Facebook j’ai pu le constater. Tous ne connaissent pas la Russie, mais ce pays pour eux représente quelque chose, comme une sorte de forteresse? Etes-vous d’accord avec cela?

 

Oui en partie. Pour l'instant c'est un pays qui semble être sur une position non-aligné par rapport à l'axe du bien censé être le monde des démocraties occidentales. En tout cas, elle participe à l'élaboration d'un monde multipolaire favorisant l'entente des peuples et est donc gage de stabilité mondiale et de prospérité économique. Les valeurs qui ont permis aux humains de vivre ensemble y sont encore défendues.

 

Le même phénomène a eu lieu envers la France quand le Président Chirac avait refusé de participer à la deuxième guerre en Irak. La France s'était levé contre une injustice majeure et avait suscité l'intérêt et l'admiration à travers le monde. Partout les Alliances Françaises avaient été envahies par des personnes qui voulaient apprendre le français.

 

La Russie représente aujourd'hui un phare guidant les gens qui refusent la vision simpliste, marchande et unipolaire du monde, et qui recherchent un peu d'enthousiasme et de chaleur humaine. Elle retrouve un peu le statu qu'avait l'URSS face au modèle tout capitalisme libéral américain, mais dans un monde qui a évolué et où les repères et valeurs sont différents.

 

Vous avez parlé de prendre la nationalité russe? Vous êtes donc prêt à abandonner votre nationalité française comme le prévoit la loi russe?

 

Et bien, je ne suis pas un expert en droit international, mais je ne vois pas d'inconvénient à abandonner la nationalité française! Mes meilleurs amis en France sont Belges, Polonais, Russes, Géorgiens. La France est aujourd’hui vendue à l'idée européenne qui ne reconnaît pas les nations en tant qu'entités souveraines. 90% des lois françaises qui sont votées par le parlement sont des lois européennes transcrites en droit français. La Commission Européenne décide du budget de la France. Le drapeau français a disparu du site de l’Élysée et nos gouvernements privatisent le système des retraites et la sécurité sociale, soit le meilleur système de protection sociale que tout le monde nous envie.

 

La France en tant que tel pour moi n'existe plus donc quid? Où est le problème?

 

Vous sentez-vous proche de la mentalité russe, et si oui comment la définiriez vous ? En quoi diffère-t-elle de la mentalité française?

 

Oui, je me sens assez proche de la mentalité russe, qui est une forme de résignation joyeuse, "вот как мы живем" disent souvent mes amis. Voilà comment nous vivons, traduction. "C'est dur mais on est chez nous avec nos amis et cela nous plaît, que peut-on faire d'autre?". C'est un mélange de survie au jour le jour et de vie intense de chaque bon moment de la vie sans trop se poser de question sur l'avenir.  En tout cas en province c'est comme cela que je le ressens.

 

En France tous est contrôlé, aseptisé, propre, rangé, légiféré, organisé, fini! Il est difficile de trouver de l'aventure comme c'était possible jusque dans les années 1950. Il n'y a plus de grandes causes dans lesquelles s'identifier sinon celles proposées par le monde anglo-saxon. C'est d'ailleurs pourquoi beaucoup partent en vacances loin, dans des destinations exotiques et aventureuses. Moi qui est vécu une grande partie de ma vie à Reims puis suis parti pour mon travail aux 4 coins de la France: Angers, Saumur, Toulouse, Lille, j'ai ressenti partout le même malaise d'être jeune avec peu de débouché et de faire face a cette situation nouvelle en France: l'ennui dans des grandes villes désertées à partir de 20h00, les tensions avec les banlieues, l'incompréhension réciproque, etc.

 

Quels sont vos plans et objectifs aujourd’hui en Russie? Que pensez- vous que la Russie peut vous apporter?

 

Dans un premier temps, je vais travailler avec les élèves de l'école de français de Perm, le temps de mieux maîtriser le russe et d'étudier le fonctionnement des structures locales. Mon expérience dans l'émission d'Andreï Makarov sur la Première chaîne m'a donné envie de participer à des émissions où il est possible de débattre calmement des questions économiques et sociales et d'apporter mon expertise, car j'ai aussi étudié l'économie politique dans un parti politique pendant cinq ans. J'écris parallèlement des articles sur la vie en Russie et aussi sur les autres sujets auxquels je m’intéresse à destination de la France.

 

Par la suite, je souhaiterais partager l'expérience de mes divers domaines de compétences, montgolfières, tourisme et agriculture biologique avec la Russie et principalement à Koungur. J'aimerai aider Koungur à devenir une ville modèle dans le domaine des questions d'environnement et monter une association de promotion des techniques liées à la protection de l'environnement en Oural, voire créer une maison de l'environnement et du tourisme environnemental, comme il en existe en France, associant une découverte du terroir en Montgolfière. Un tel centre serait je crois un pôle d'excellence et d'attraction pour Koungur.

 

Il y a ici de nombreuses possibilités. Le président Poutine et le premier ministre Medvedev ont déclaré: "2013 année de l'environnement et de l'agriculture biologique en Russie", l'occasion d'agir dans ce sens est une chance dont Koungur pourrait se saisir. La ville est idéalement située dans ce cadre, au croisement de deux axes routiers importants, un axe Nord/Sud et l'autre faisant le lien entre la Russie européenne et asiatique. La ville est proche d'un aéroport et desservie par une ligne ferroviaire. De plus, son cadre naturel et historique la chaleur de sa population, sont tout autant d'atouts qui en font une ville attractive.

 

J'aimerai que la Russie m'apporte, que la France ne permet que difficilement d’obtenir, un travail, de la reconnaissance et un terrain pour construire une maison et une famille. Mais j'aimerai surtout que ma présence ici permette à la Russie ainsi qu'à la France, deux grand pays avec des histoires communes sur de nombreux points, de mieux se comprendre et de travailler ensemble en dépassant les conflits politiques.

 

Merci Xavier Faure pour vos réponses, les lecteurs souhaitant en savoir plus peuvent consulter votre blog, qui relate votre nouvelle vie en Russie.

 

L’opinion exprimée dans cet article ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti.

 

Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

JEAN FONTENOY : AVENTURIER, JOURNALISTE, ECRIVAIN"

JEAN FONTENOY : AVENTURIER, JOURNALISTE, ECRIVAIN"

Méridien Zéro a reçu Philippe Vilgier, auteur d'une passionnante biographie parue aux Editions Via Romana sur Jean Fontenoy, aventurier, journaliste et écrivain.

Cet homme hors du commun, au tracé de vie riche et iconoclaste, a été qualifié de "Malraux fasciste". C'est le portrait de ce personnage complexe et captivant que nous vous proposons.

A la barre : PGL

A la technique : Lord Tesla

Pour écouter:

http://www.meridien-zero.com/archive/2013/01/11/emission-n-127-jean-fontenoy-aventurier-journaliste-ecrivain.html

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Ons Wilhelmus

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Ons Wilhelmus

Francis Van den Eynde

Toen ik in december de geschiedenis van de Marseillaise en van het Deutschlandlied uit de doeken deed beloofde ik dat de volgende maal ons Wilhelmus aan bod zou komen. Hoog tijd om woord te houden. Vooral omdat het verhaal van dit volkslied ook wel wat te bieden heeft. Dermate veel zelf dat ik er mij toe verplicht zie het in twee delen te brengen.

Het oudste volkslied ter wereld?

Algemeen wordt aanvaard dat het ’God Save the Queen‘ het oudste nationaal lied ter wereld is omdat het rond 1748 voor de eerste keer zou opgevoerd zijn geweest. Iets dat afgeleid wordt uit het feit dat in dat jaar de laatste gewapende Schotse opstand plaatsgreep en dat hier naar verwezen wordt in de laatste strofe die niet bepaald vriendelijk voor de Schotten is.

Oordeel  zelf:

May he sedition hush,
And like a torrent rush,
Rebellious Scots to crush.
God save the Queen!

Wat er ook van zij, het Wilhelmus is veel ouder dan het God Save the Queen. Tenminste van tekst want die werd waarschijnlijk net voor 1572 opgesteld (we komen hier verder op terug). Als volkslied is het Wilhelmus dan weer veel jonger vermits het pas in 1932 als dusdanig werd aanvaard en dit in vervanging van: Wie Neêrlands bloed in de aders vloeit van vreemde smetten vrij (terloopse opmerking: de auteur van die tekst zou vandaag de dag ongetwijfeld wegens racisme voor de rechtbank gesleept worden).

Een pamflet voor psychologische oorlogsvoering

Zoals het met andere nationale hymnen het geval was werd het Wilhelmus oorspronkelijk niet bedoeld om deze functie te vervullen. Het was een pamflet  ter ondersteuning van de opstand van  de Nederlanden tegen Spanje alias de tachtigjarige oorlog.  Een conflict dat voor die tijd zeer modern overkomt  Op enkele uitzonderingen na (de slag der Gulden Sporen bv) waren oorlogen tot dan immers louter en uitsluitend de zaak van vorsten die het met beroepslegers tegen mekaar opnamen. Deze laatste werden weliswaar betaald met het belastingsgeld dat door het volk opgehoest werd maar verder had dit volk hier niets mee te maken en naar de mening van dat volk werd zeker niet geïnformeerd. De strijdende partijen deden dan ook niet te veel moeite om aan te tonen dat het moreel gelijk aan hun kant te vinden was. Waarom zouden ze dat ook geprobeerd hebben. Iedereen vocht voor zijn eigen belang en dat was dermate evident dat een verantwoording alles behalve nodig leek.. Geen sprake dus van psychologische oorlogsvoering in die tijd. De opstand tegen Filips II van Spanje is echter totaal anders van aard en concept. Het gaat hier niet langer om een oorlog tussen twee vorsten maar om een strijd die door de Staten-Generaal en de vele steden van de Nederlanden,  met de steun van de meerderheid van de locale adel, gevoerd wordt tegen een heerser die als een vreemde tiran beschouwd wordt De steun van het volk winnen blijkt voor beide kampen dus plots iets van primordiaal belang te zijn. De nog niet zolang geleden uitgevonden drukpersen komen dus voor iedereen goed van pas. Temeer dat in verhouding tot de rest van Europa de scholingsgraad van de bevolking in de Nederlanden zeer hoog ligt. Bij ons kunnen veel mensen lezen en schrijven. Iets dat in de zestiende eeuw zeker niet overal in Europa het geval was. We beschikken bovendien over drukkers met een internationale reputatie. Denk aan Dirk Martens in Aalst, Christophe Plantin in Antwerpen etc.. Kortom een psychologische oorlog is deze keer noodzakelijk en de middelen om hem te voeren zijn aanwezig en dus….

De mensen die op wetenschappelijke wijze alles wat toentertijd bij ons verscheen, bestudeerd hebben stelden met verbazing vast dat alhoewel het amper een eeuw geleden is dat Gutenberg de eerste drukmachine gebouwd heeft, alle moderne propagandatrukken al toegepast worden en dit zowel door de aanhangers van Filips als door die van de Staten.. Pamfletten, affiches, boeken, liederen ..en ook valse documenten die zogezegd van de vijand uitgaan en voor hem compromitterend zijn of waaruit zou blijken dat zijn bedoelingen alles behalve eerlijk zijn. Alles komt van pas.. Een gans arsenaal waarvan het Wilhelmus deel uitmaakt vermits bedoeld is om Willem van Oranje en de door hem gevoerde politiek te verklaren en om een aantal tegen hem geformuleerde aantijgingen te weerleggen.

De auteur: een Brusselaar?

Op het schrijven van geuzenliederen, en het Wilhelmus is er een, stond de doodstraf. Dit verklaart dat de tekst anoniem verspreid werd. Meestal wordt er echter vanuit gegaan dat het lied gemaakt is door Filips van Marnix van Sint-Aldegonde. De stijl van de tekst lijkt alvast zeer sterk op die van andere literaire werken waarvan met zekerheid geweten is dat ze van de hand zijn van deze trouwe paladijn van Willem van Oranje.

Filips die in 1540 in Brussel geboren werd en door velen Marnix genoemd wordt, terwijl dit patroniem een deel van zijn familienaam is, stamde uit een geslacht van magistraten uit Savoye dat in dienst van Marghareta van Oostenrijk naar de Nederlanden was gekomen.
Hij was zeer begaafd en studeerde theologie in Leuven, Parijs, Dole, Padua en Genève. In die laatste stad was hij student bij Calvijn en werd hij een overtuigd calvinist. Hij sloot zich in 1565 aan bij het Eedverbond der Edelen dat aan Marghareta van Parma, die in naam van haar broer Filips II gouvernante was van de Nederlanden, een smeekschrift overhandigde waarin de stopzetting van de vervolging van de’ ketters’ werd gevraagd. Daar de meeste leden van het Verbond van lagere adel waren ontlokte dit toen zij binnenkwamen bij De Berlaymont, een aanwezig raadslid van Margaretha,de uitroep ‘ Ne craignez point Madame, ce ne sont que des gueux’ (Vreest niet Mevrouw het zijn alleen maar arme mensen). De betrokkenen hadden dit gehoord en namen de ‘geuzennaam’ over. Na de Beeldenstorm vluchtte Filips naar Bremen, nadien naar Oost-Friesland waar hij diverse polemische stukken uitgaf. Het bekendste daarvan is "De Byencorf der H. Roomsche Kercke", een felle satire op de rooms-katholieke Kerk, dat tot het jaar 1761 ten minste 23 drukken beleefde.

Vanaf 1571 was hij in dienst van Willem van Oranje, wiens overgang tot het calvinisme hij bevorderde. Marnix werd een belangrijk medewerker van Willem, en voerde veel diplomatieke missies uit voor De Zwijger.

Van 1575 tot 1580 werkte Marnix aan een nieuw Nederlands psalter waarvoor hij de Psalmen Davids rechtstreeks uit het Hebreeuws vertaalde. In 1591 verscheen een tweede gewijzigde druk en na zijn dood een derde.

Burgemeester van Antwerpen

In 1583 benoemde Willem hem tot buitenburgemeester van Antwerpen een belangrijke bestuursfunctie, en werd hem opgedragen de stad te verdedigen, na de Spaanse Furie. Tegen de Spaanse overmacht onder Alexander Farnese was dit echter een schier onmogelijke opdracht. Als magistraat en militair blonk Marnix niet uit; daartoe miste hij Willems doortastendheid. Hij kon dan ook de val van Antwerpen niet beletten..

Teruggetrokken op zijn kasteel bij Souburg wijdde hij zich aan het schrijven.
Vergeten is hij niet. In Amsterdam en in Leiden is er een straat naar hem genoemd. Hij heeft twee standbeelden in Brussel ( een in het park van de Kleine Zavel en een aan een schoolgevel op nr. 225 van de Hoogstraat). Sinds 2012 staat ook in Antwerpen een standbeeld van de man die de stad tegen de Spanjaarden verdedigde. Voor zover als nodig mag ook nog vermeld worden dat de Marnixclub naar hem genoemd werd.

Het onderwerp van de tekst; Willem van Oranje.

Willem van Oranje werd geboren als oudste zoon van Willem de Rijke graaf van Nassau, en Juliana van Stolberg. Tot zijn elfde levensjaar kreeg Willem een opvoeding in lutherse zin op het stamslot Dillenburg in Duitsland. Zijn moeder was overtuigd protestant en bracht dat over op haar kinderen.
In 1544 stierf een neef van Willem, René van Chalon die in 1530 door een erfenis onder meer het onafhankelijke prinsdom Orange verworven had. Omsloten door Frankrijk, was het een twistappel tussen Frankrijk en het Heilige Roomse Rijk, de officiële soeverein. René had bij testament bepaald dat Willem van Nassau zijn opvolger zou worden. Ook keizer Karel V stemde hiermee in. De elfjarige Willem erfde hierdoor het prinsdom Orange met de prestigieuze titel van Prins.

In Brussel met Keizer Karel

Aan dit prinsdom waren zeer belangrijke voorrechten en bezittingen in de Nederlanden verbonden. Karel V verbond aan deze erfenis wel de voorwaarde: overgang tot het rooms-katholieke geloof en opvoeding aan het hof in Brussel. Om het familiebelang van de Nassaus gingen de ouders en Willem hiermee akkoord.  Aan het hof van keizer Karel werd hij, ingewijd tot diplomaat. Hij leerde naast Duits verschillende talen als Latijn, Frans, Spaans, Italiaans en Nederlands Zijn levenshouding werd gekenmerkt door optimisme en welsprekendheid. Hij bleek over diplomatieke gaven te beschikken. Hij kreeg zijn bijnaam de Zwijger niet vanwege zwijgzaamheid, maar vanwege zijn gewoonte nooit het achterste van zijn tong te laten zien. De ster van de jonge prins rees gestaag. Hij werd een van de belangrijkste edelen aan het hof. Toen Karel op 25 oktober 1555 terugtrad als koning van Spanje en keizer van Duitsland  leunde hij bij deze plechtigheid  op de schouder van deze 22 jaar jonge prins. Tegen zijn zoon Filips II zei Karel over hem: Houdt deze jongeman in ere, hij kan je waardevolste raadgever en steun zijn. In deze tijd toonde Willem van Oranje zich overigens een trouwe zoon van de rooms-katholieke kerk.

Conflict met Filips II

In 1555 werd Filips II heer der Nederlanden en het jaar daarop ook koning van Spanje, waar hij overigens al vanaf 1539 als regent voor zijn vader optrad. Filips II was een overtuigd aanhanger van de rooms-katholieke kerk. De reeds in 1550 ingevoerde strenge 'plakkaten' tegen de aanhangers van  Luther hadden zijn volledige instemming. Hij zag het als zijn levensdoel om één groot rijk te scheppen met slechts één godsdienst, het rooms-katholicisme. Op dit punt wilde hij van geen wijken weten. De koning was een vroom, ernstig en sober mens. Hij was ook achterdochtig en kon slecht delegeren. Prins Willem was daarentegen opgewekt, sociaal vaardig en ambitieus. Hoewel trouw aan de rooms-katholieke kerk, had hij waardering voor de kritische humanisten zoals bv Erasmus.

In juni 1559, zou Willem van Oranje een ontmoeting hebben gehad met de Franse koning. In zijn Apologie uit 1580, toen hij door Filips vogelvrij was verklaard kwam Willem op deze ontmoeting terug. De Franse koning zou hem mededelingen hebben gedaan over het gezamenlijke plan van de katholieke vorsten Hendrik en Filips om door middel van inquisitie, vervolging, tirannie en plakkaten de ketterij in Frankrijk en in de Nederlanden uit te roeien. Hij zegt in die Apologie dat het naar aanleiding van dit gesprek is dat zijn verzet tegen de politiek van Filips zou zijn ontstaan en formuleert het aldus: Ik wil gaarne toegeven dat ik toen een grote mate van medelijden voelde met zovele mensen van eer die aan de dood overgeleverd waren; tevens voelde ik mee met dit land, waarmee ik zozeer verbonden ben en waar men dacht een zekere vorm van inquisitie in te voeren die wreder zou zijn dan de Spaanse. Filips II benoemde in 1559 weliswaar zijn zus Margaretha van Parma tot landvoogdes voor de Nederlanden maar maakte van zijn vertrouweling Granvelle, die in 1561 ook nog aartsbisschop van Mechelen werd, de echte machthebber.

Vervolgingen en belastingen

Hij voerde nog strengere plakkaten voor de vervolging van de protestanten in. Op het punt van het rijksbestuur streefde hij naar een krachtig centraal gezag, ten koste van lokale privileges, waaronder bijvoorbeeld de eigen belastingpolitiek van de Staten-Generaal. Vooral de invoering van de Tiende Penning (een soort vlaktaks van 10%) riep heel wat spanning en weerstand op. De politiek inzake de religie en het landsbestuur werd  door de adel niet in dank afgenomen.. Onder de hoge adel kwamen onder andere Filips van Montmorency graaf van Hoorn, Lamoraal graaf van Egmont en Willem van Oranje in verzet. Op 11 maart 1563 stuurden prins Willem, Hoorn en Egmont een scherpe en waarschuwende brief aan koning Filips II. Het resultaat van dergelijke brieven werkte echter averechts. Filips II beet zich in zijn intimidatiepolitiek nog meer vast.

In het najaar van 1564 wendde de Raad van State zich opnieuw tot Filips over de gevolgen van de gevoerde politiek. In de besluitvorming over de brief aan de koning sprak prins Willem op 31 december 1564 een beroemde rede uit, de zogenaamde 'Oudejaarsrede'. De rede behoort tot de hoogtepunten in de Nederlandse geschiedenis, maar slechts delen zijn bewaard gebleven. In deze urenlange rede voerde hij openlijk en duidelijk een pleidooi voor gewetensvrijheid van de onderdanen. Lange tijd is hieruit door latere geschiedschrijvers de volgende zin uit geciteerd: Ik kan niet goedkeuren dat vorsten over het geweten van hun onderdanen willen heersen en hun de vrijheid van geloof en godsdienst ontnemen.

De opstand neemt vorm

Op 18 januari 1565 bracht Egmont de wens van de Raad van State over aan Filips II. In zijn antwoord wees de koning het verzoek van de Raad van State radicaal af. De plakkaten werden zelfs verscherpt,. Bovendien moesten de belastingmaatregelen zo nodig met geweld worden doorgevoerd.. De centralisatie van de besluitvorming werd doorgedrukt. Het conflict tussen Filips en prins Willem was een feit. De aanloop naar de Opstand was begonnen. Op 25 december 1565 werd het Verbond der Edelen opgericht.  Willem wachtte de komst van Alva  niet af. Hij vluchtte in april 1567 met zijn gezin naar Duitsland. Alleen Willems 12-jarige zoon Filips Willem bleef achter in Leuven, waar hij studeerde. Hij werd in 1568 afgevoerd naar Spanje, om een goede katholieke opvoeding te krijgen. Willem zou hem nooit meer terugzien. Margaretha trad af als landvoogdes uit protest tegen Alva, die haar betrekkelijk verzoeningsgezinde beleid doorkruiste. Alva werd haar opvolger.

Vanuit Duitsland organiseerde Oranje de strijd voor de bevrijding van de Nederlanden waarvan niemand er nog maar aan dacht hem de leiding te betwisten en dit omwille van zowel zijn hoge adellijke titel als  van zijn persoonlijke inzet.. De campagnes werd met wisselend succes gevoerd; sommige veldslagen werden gewonnen andere dan weer verloren. Ondanks het feit dat hij ook zijn persoonlijk fortuin voor het welslagen van de oorlog had ingezet, ontbrak het hem vaak aan financiële middelen..en deze zijn in een oorlog steeds van groot belang. Zeker in die tijd waar de strijd steeds voornamelijk door beroepssoldaten, huurlingen dus, werd gevoerd. Massamobilisatie is immers iets dat pas tijdens de Franse revolutie uitgevonden werd..

Een volksopstand

Op een april 1572 nemen de watergeuzen de stad Den Briel in en dit is als het ware het begin van een ware volksopstand. Oranje komt terug naar de Nederlanden en leidt nu gans de zaak van ter plaatse en zo mogelijk  in overleg met de Staten en de steden.

Eenvoudig is dat niet. Bij de protestanten kon de prins geen kwaad doen; de katholieken echter bleven terughoudend, mede door de bloedbaden tegen katholieke geestelijken die door de opstandelingen werden gepleegd. De tot dan toe formeel nog katholieke prins van Oranje ging eind 1573 weer over naar het protestantisme - nu in zijn Calvinistische vorm, terwijl hij tot zijn elfde levensjaar Luthers was opgevoed. Hij bezocht in deze periode verschillende steden in Holland en Zeeland. De situatie bleef wankel. Haarlem gaf zich in juli 1573, na een beleg van 9 maanden, over aan de Spanjaarden. Alkmaar wist echter een Spaans beleg te doorstaan, tot het op 8 oktober 1573 door de watergeuzen werd ontzet.

De Spaanse Furie

Op 18 december 1573 verliet Alva de Nederlanden. Zijn missie was mislukt. Volgens Voltaire heeft de Spaanse hertog in zijn campagne ruim 15.000 Nederlanders ter dood laten brengen. Zijn opvolger was Requesens. In april 1574 sneuvelden de jongere broers van Willem, Lodewijk en Hendrik, in de Slag op de Mookerheide, maar in mei werd de Spaanse vloot op de Zuiderzee verslagen door de watergeuzen,. Middelburg werd door de geuzen ingenomen en Leiden werd op 3 oktober 1574 door hen ontzet.. In maart 1576 overleed landvoogd Requesens plotseling, terwijl Spanje in ernstige financiële moeilijkheden verkeerde. De onrust nam in de loop van 1576 in alle 17 gewesten toe doordat de Spaanse soldaten, die geen soldij kregen, aan het muiten sloegen. De prins speelde hierop in en wist in deze periode in alle gewesten een goede positie te verwerven. Begin 1576 riep bijvoorbeeld Gent de hulp van de prins in tegen de Spanjaarden. De muiterij bereikte een dieptepunt met de Spaanse Furie, toen Antwerpen op 4 november zwaar te lijden had van plundering en brandschatting. De afkeer van Spanje was toen algemeen, zowel onder protestanten als katholieken. Op 8 november 1576 kon Willem daardoor zijn grootste politieke succes boeken met de Pacificatie van Gent. Deze legde de bestaande toestand in alle 17 gewesten van de Lage Landen op het terrein van de religie vast en verenigde die tegen het Spaanse gezag. Op 22 september 1577 werd Oranje feestelijk onthaald in Brussel. Op 18 september 1577 was Oranje in Antwerpen, toen de grootste stad van de Lage Landen. De macht en invloed van Oranje bereikten een hoogtepunt. De nieuwe landvoogd Juan van Oostenrijk moest met lede ogen de intocht van Oranje in Brussel aanzien. 'Als was hij de Messias in eigen persoon', zei hij. De pacificatie van Gent liep echter schipbreuk toen de calvinisten o.m.; in de Arteveldestad de macht grepen en de katholieken gingen vervolgen.

Wallonië haakt af

De verdraagzaamheid die de prins zelf ten toon spreidde en die hij voor de Nederlanden nastreefde om de aanhangers van de verschillende christelijke tendensen in een gezamenlijke strijd tegen de Spaanse heerschappij te verzamelen, botste te hard met de geest van die tijd. De Unie van Atrecht (met name de vrijwel geheel katholieke Franstalige gewesten) en de Unie van Utrecht (met name de Nederlandstalige gewesten) in 1579 betekenden het begin van de eigen weg van Noord- en Zuid.. Wallonie (de unie van Atrecht dus) verkoos de Spaanse monarchie. Het huidige Vlaanderen en Nederland, verenigd in de Unie van Utrecht, vervolgden onder leiding van de prins de weg van de Opstand. Verschillende vredesbesprekingen, onder andere in Keulen, liepen op niets uit. Filips wilde onder geen beding vrijheid van godsdienst toestaan.

De laatste jaren.

De laatste jaren van zijn leven waren voor de prins moeilijk. In 1579 kwam Alexander Farnese een zoon van Margareta van Parma en later hertog van Parma, als landvoogd naar de Nederlanden. Hij was een geduchte tegenstander, die door militaire en politieke behendigheid het zuiden grotendeels voor de koning wist te behouden.. Op 15 maart 1580 tekende de koning een vogelvrijverklaring van de Prins van Oranje. De prins verdedigde zich hiertegen in zijn Apologie. De Staten gaven op 17 december 1581 toestemming de Apologie te laten drukken en uit te geven.. Op 26 juli 1581 zwoeren de Staten-Generaal met het  Plakkaat van Verlatinghe Filips II formeel als koning af. Tot dan toe ging de Opstand in wezen om niet meer dan het herstel van traditionele vrijheden en privileges van de provincies. Dit plakkaat bevestigde echter dat het de Nederlanden omveel meer te doen was: met name om hun onafhankelijkheid., het is een geboortepapier van een nieuwe natie: de Nederlandse natie ook al omdat het mede ondertekend werd door de vertegenwoordigers van de Staten die het huidige Vlaanderen  uitmaken en dit laatste is belangrijk genoeg om het in vetjes te vermelden.

Na Willems vogelvrijverklaring werden er verschillende aanslagen op het leven van de prins gepleegd. Op 10 juli 1584 werd hij uiteindelijk vermoord door de Fransman Balthasar Gerards die een Spaanse agent was De man die terecht als de Vader des Vaderlands wordt beschouwd, heeft de kans niet gekregen om het werk waaraan hij gans zijn leven gewijd had af te maken: de bevrijding van de volledige Nederlanden. Hij werd terecht nooit vergeten. vermits hij een standbeeld kreeg op de Brusselse Kleine zavel en sinds 2012 ook in Antwerpen.. In beide gevallen samen met… zijn trouwe vriend: Filips van Marnix van Sint-Aldegonde.

In de volgende nieuwsbrief komen de oorsprong van de melodie en een verklaring van stijl en tekst aan bod.
 
Francis Van den Eynde

Maréchal toujours là !

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« Maréchal toujours là ! »

par Georges FELTIN-TRACOL

 

Depuis trois décennies au moins, la repentance et l’obsession mémorielle univoque polluent les recherches historiques. Si le phénomène contamine la guerre d’Algérie après avoir investi la traite négrière et la colonisation, il remonte à la dénonciation de l’État français du Maréchal Pétain que les autorités officielles et médiatiques qualifient de « gouvernement de fait » ou d’« illégal ». Or la réalité n’est jamais aussi manichéenne; elle est plus complexe et… surprenante.

 

Alors que l’Université hexagonale écarte les sujets déplaisants pour la pensée unique, il faut saluer une historienne, Cécile Desprairies, qui vient de publier un ouvrage au titre révélateur : L’héritage de Vichy. Ces 100 mesures toujours en vigueur. Elle démontre en effet que plus de soixante-dix ans après la fin de cette « période sombre » subsistent diverses mesures prises par ce régime « illégitime » ! « Quel est le sort des 16 786 lois et décrets promulgués entre 1940 et 1944 ? Ces mesures sont déclarées pour la plupart nulles et les textes attentatoires aux libertés publiques et discriminatoires à l’égard des citoyens envoyés aux poubelles de l’Histoire. Mais certaines d’entre elles – soixante-huit exactement – perdurent telles quelles ou légèrement modifiées… (p. 11) » À partir de cette observation explosive pour le conformisme dominant, Cécile Desprairies fait une recension assez objective.

 

L’ouvrage se veut pédagogique. On examine la persistance de la « Révolution nationale » à travers huit thèmes principaux, à savoir la vie quotidienne, l’alimentation, la culture, l’éducation, les métiers, les pratiques sportives, la santé et les équipements et transports. Le livre se présente comme un recueil d’exemples souvent structurés en trois parties : « Un peu d’histoire », « Le sujet traité sous Vichy », « Et aujourd’hui ? ».


Un quotidien toujours vichyste !
 
À partir de cette nomenclature, on découvre ce que la France contemporaine doit beaucoup à l’État français. « Prenant acte de la défaite, Pétain s’efforce de construire un ordre nouveau, imprégné d’une idéologie traditionaliste et réactionnaire, et tempéré par un courant technocratique (p. 11). » Il en découle des initiatives qui ont franchi le temps et qui sont maintenant des habitudes sociales bien ancrées. Signalons par exemple la sirène à Midi de chaque premier mercredi du mois, l’heure d’été (certes rétablie en 1976, mais elle reprenait un choix de l’occupant allemand), l’obligation d’afficher à l’entrée du restaurant un menu à prix fixe, le développement de la future restauration collective, la création de l’agrégation de géographie distincte de l’agrégation d’histoire, l’enseignement scolaire du dessin et de la musique, la mise en place de chorales scolaires, la fondation de l’Institut des hautes études cinématographiques… C’est à cette époque que commence l’enseignement à distance. La tendance décentralisatrice du régime encourage les premiers cours de breton, de provençal et d’occitan dans le secondaire. « Par l’un de ces retournements dont l’histoire est coutumière, la promotion des langues régionales est faite par un ministre jacobin (p. 137). »
 
Sous le gouvernement perspicace et technocratique de l’amiral Darlan, les régions sont conçues dans leurs tracés actuels. Ainsi la Loire-Inférieure et Nantes sont-ils détachés de la Bretagne. Par ailleurs, « sous Vichy, l’appellation Île-de-France commence à se généraliser – et remplace peu à peu celle de Groß Paris – pour désigner la région parisienne administrative et non plus seulement géographique (p. 228) ». Desprairies voit dans la nouvelle carte des futures régions administratives l’influence du géographe allemand, membre du N.S.D.A.P., Walter Christaller, dont les travaux influenceront aussi dans la décennie 1960 le Commissariat au Plan en matière d’Aménagement du territoire (les métropoles d’équilibre). Soucieux à la fois d’aménager l’espace français et d’améliorer le cadre de vie de la population parisienne, le régime pétainiste réorganise les transports parisiennes (ébauche de la R.A.T.P.), construit de nouvelles stations de métro, élabore la carte hebdomadaire de travail qui deviendra par la suite la « Carte orange », puis le Pass Navigo. S’esquisse enfin un projet ambitieux de périphérique routier séparant Paris de ses communes voisines…
 
Avant que Sarközy place sous la tutelle du ministère de l’Intérieur la police et la gendarmerie, Vichy l’avait déjà fait. Il étatise aussi dès 1941 les polices municipales et fonde une police nationale dont les recrues sont formées dans les premières écoles de police. Quant à la carte nationale d’identité, elle est étendue à l’ensemble de la population et rendue obligatoire. La présence allemande contraint à remplacer les panneaux écrits de signalisation par des panneaux pictographiques que le code de la route entérinera ensuite, et favorise les activités sportives avec les débuts du ski en haute montagne, de l’alpinisme, de l’éducation physique enseignée et du handball, un sport d’origine allemande.

Affirmation de l’appareil bureaucratique
 
Fidèle à sa tradition paternaliste, corporatiste et sociale-chrétienne, « Vichy représente un moment privilégié du développement de l’État social : allocation de salaire unique, retraite aux vieux travailleurs salariés, supplément familial de traitement pour les fonctionnaires… datent de cette période (p. 12) ». Citons d’autres mesures comme le « Noël du Maréchal » qui deviendra le « Noël des entreprises », la « Journée nationale des Mères » qui sera bientôt la « Fête des Mères », l’accouchement sous X, la fonction de président – directeur général, et la mise en place des comités sociaux d’entreprises et des comités de sécurité bientôt respectivement renommés « comités d’établissement » et « comités d’hygiène et de sécurité dans les conditions de travail ». L’État français légifère sur le salaire minimum, les accidents du travail, la charge de médecin – inspecteur du travail et impose le numéro de sécurité sociale encore en vigueur.
 
La récompense de « meilleur ouvrier de France » vient, elle aussi, de ces « Années noires ». Par cette politique sociale ambitieuse, « le régime de Vichy avait tenté de mettre en place une “ société d’ordres ”, selon le mot de l’historien François-Georges Dreyfus. En cela, il a réussi (p. 155) ». Sont ainsi créés les ordres professionnels des médecins, des architectes et des experts-comptables. Mais ce versant néo-corporatiste est contrebalancé par des initiatives modernisatrices telles la reconnaissance du travail féminin. La loi du 22 septembre 1942 « institue […] un régime de liberté d’exercice du travail par la femme mariée (p. 140) ». Il en résulte une nette étatisation comme le souligne l’historien immigrationniste Gérard Noiriel : « La révolution nationale entraîne une accélération brutale du processus d’étatisation de la société française, illustrée par l’argumentation spectaculaire du nombre des fonctionnaires (qui progresse de 26 % en cinq ans) (1). »
 
Une attention particulière est portée à la santé avec l’apparition des hôpitaux publics, des carnets de santé et de vaccination, l’extension des allocations familiales et la lutte accrue contre l’alcoolisme avec la fin du droit de bouilleurs de cru. La qualité et le terroir sont exaltés grâce aux A.O.C. (appellations d’origine contrôlée). Cet intérêt social n’est pas une simple caution théorique. « L’idée que l’État doit s’efforcer de résoudre les malheurs du peuple est devenue une évidence pour tous les hommes politiques, y compris pour les partisans de la Révolution nationale, écrit Noiriel. Certes le nouveau régime rejette la démocratie et le suffrage universel. Néanmoins, à aucun moment Pétain et ses collaborateurs n’ont soutenu l’idée qu’il fallait en revenir à un système politique fondé sur l’exclusion des classes populaires. À ma connaissance, on ne trouve dans aucun texte officiel l’idée que les pouvoirs publics ne devraient pas se préoccuper du sort du peuple. Bien au contraire, tout le projet politique de Vichy vise à convaincre l’opinion que le nouveau pouvoir peut résoudre ces problèmes mieux que la IIIe République (2). »
 
Sur les influences inavouées et méconnues entre les deux régimes, Cécile Desprairies ne cache pas que « sur un certain nombre de points, le gouvernement [de Vichy] parachève sans les nommer les initiatives du Front populaire que la IVe République entérinera (p. 12) ». En réalité, la IIIe République dans ses dernières années, l’État français, la France libre et les IVe et Ve Républiques poursuivent les mêmes objectifs. Par exemple, la protection de l’enfant délinquant si chère à Robert Badinter et aux chantres de l’excuse permanente revient au garde des Sceaux du Maréchal Raphaël Alibert… Quant au délit de non-assistance à personne en danger, on apprend que c’est à l’origine une loi de circonstance qui répond aux attentats anti-allemands. Ces quelques cas mis en exergue font écrire à l’auteur que « Vichy a été un régime autoritaire et répressif mais au sein de son œuvre législative, nous devons reconnaître la part d’héritage qu’on lui doit. Certaines lois et pratiques […] ont été constructives, même si pour beaucoup d’entre elles leur application a dû attendre la IVe République pour être efficace (p. 13) ».

L’accouchement méconnu de la France contemporaine
 
On oublie par ailleurs que de nombreux fonctionnaires commencèrent leur carrière au service du vainqueur de Verdun et que les novations du régime les marquèrent durablement. « Les technocrates qui travaillent à l’œuvre de modernisation suivront après 1942 des voies très différentes, certains s’engageant dans la résistance ou rejoignant Alger, d’autres choisissant le parti de la collaboration. Certains feront parler d’eux après 1945 : Pierre de Calan, Claude Gruson, Maurice Couve de Murville… Michel Debré est à Alger, auprès du général Weygand. Bon nombre de ces futurs hauts fonctionnaires de la IVe ou de la Ve République (Paul Delouvrier, Simon Nora… mais aussi des non-fonctionnaires comme Hubert Beuve-Méry ou Jean-Marie Domenach) se retrouvent à l’École nationale des cadres d’Uriage, créé au lendemain de la défaite par Pierre Dunoyer de Segonzac (3). »
 
Cette continuité se retrouve dans le domaine juridique peu traitée, il est vrai, par Cécile Desprairies. La législation actuelle contient encore bon nombre de décisions prises par l’État français. Le remembrement agricole, base de la « révolution silencieuse » des années 1950 – 1960, procède de la loi du 9 mars 1941 et du décret du 7 janvier 1942 validés ensuite par une ordonnance du 7 juillet 1945. Mieux, la loi du 25 novembre 1941 réduit à neuf le nombre de jurés en cours d’assises et autorise les trois magistrats professionnels à assister aux délibérations du jury et à y participer. Le décret du 22 mars 1942 consacré au délit d’entrave à la circulation ferroviaire s’applique toujours en dépit de l’abrogation de plusieurs articles. Une de ces dispositions punit encore d’une amende de quatrième catégorie d’un montant de 135 € toute « violation de l’interdiction de cracher dans une dépendance d’un service public »…
 
Dénié avec force par certains gaullistes, l’État français de Vichy appartient en fait à une variante autoritaire de la République et n’est pas un accident institutionnel. En analysant l’esquisse constitutionnelle du Maréchal, Jacques Godechot relève que « ce projet, qui ne vit pas le jour, est cependant intéressant, car plusieurs de ses articles passeront dans les constitutions et lois ultérieures (4) ». La Révolution nationale s’inscrit dans une tradition française alternative aux modèles républicain et royal qui a donné le Consulat, le Premier Empire (sous réserve de périodisation précise) et le Second Empire non libéral. À l’heure où le Conseil constitutionnel a pris une dimension nouvelle non négligeable alors que son mode de désignation demeure déficient et partial, il serait bon de s’inspirer du projet de 1942 qui envisageait une Cour suprême de justice dont le recrutement mériterait un examen attentif de la part de nos « gouvernants ».
 
L’aura constitutionnel de Vichy s’étendit jusqu’au Général de Gaulle comme le rapporte Michel Debré lors de la rédaction de la Constitution de 1958. « Une fin d’après-midi de juillet, le Général me demande de proposer au comité du soir un article qui eût sanctionné officiellement le titre de “ Chef de l’État ”. Ce que je fais d’autant plus aisément que ce titre consacrait le Droit, tel que nous l’élaborions. Mais par ma proposition, je provoque un tollé. Guy Mollet évoque Vichy et le titre conféré au Maréchal Pétain. Les autres ministres et Cassin lui-même opinent dans le même sens. Je fais observer que c’est une grande querelle pour une voyelle et une consonne. Le Président de la République est “ Chef d’État ”. Est-ce vraiment si dangereux de le dire “ Chef de l’État ” ? Oui, apparemment. L’histoire impose des souvenirs. Le Général reste silencieux. Je n’insiste pas et passe à un autre projet d’article (5). » Une fine analyse du texte initial de la Ve République montrerait que les idées constitutionnelles de Vichy s’y retrouvent, en particulier concernant la fonction et le titre de « Premier ministre ». Par conséquent, les Français devraient accepter, l’esprit tranquille, l’héritage polymorphe de l’État français et mieux comprendre cette période plus cruciale qu’ils ne le croient pour la seconde moitié du XXe siècle.

Georges Feltin-Tracol

Notes
 
1 : Gérard Noiriel, Les origines républicaines de Vichy, Hachette – Littérature, Paris, 1999, p. 163.
 
2 : Idem, pp. 57 – 58.
 
3 : Hervé Coutau-Bégarie et Claude Huan, Darlan, Fayard, Paris, 1989, p. 486. Les auteurs rappellent que Maurice Couve de Murville, futur Premier ministre de De Gaulle entre 1968 et 1969, se mit « à la disposition du haut-commissariat (p. 676) » dirigé depuis Alger par l’amiral Darlan ainsi que le futur responsable gaulliste Olivier Guichard.
 
4 : Les constitutions de la France depuis 1789, présentation de Jacques Godechot, G.F. – Flammarion, Paris, 1979, p. 342.
 
5 : Michel Debré, Trois républiques pour une France. Mémoires, tome II – Agir 1946 – 1958, Albin Michel, Paris, 1988, p. 374.
 
Cécile Desprairies, L’héritage de Vichy. Ces 100 mesures toujours en vigueur, préface d’Emmanuel Le Roy Ladurie, Armand Colin, Paris, 2012, 255 p., 27,50 €.
 

 


 

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Prezzolini on Representative government

Prezzolini on Representative government

Giuseppe_Prezzolini

“Representative government is artifice, a political myth, designed to conceal from the masses the dominance of a self-selected, self-perpetuating, and self-serving traditional ruling class.”


Giuseppe Prezzolini, Italian dissident, soldier & organic intellectual