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mardi, 14 janvier 2014

Conférence de Michel Drac et Gabriele Adinolfi le 25 janvier 2014 à Nancy

Conférence de Michel Drac et Gabriele Adinolfi le 25 janvier 2014 à Nancy

E&R Lorraine a le plaisir de recevoir Michel Drac et Gabriele Adinolfi pour une conférence le 25 janvier prochain à Nancy, à 18h30, sur le thème :

« Les stratégies de la tension hier et aujourd’hui »

À cette occasion, E&R Lorraine testera une nouvelle organisation qui vous permettra d’échanger davantage avec les intervenants en fin de conférence.

Entrée : 6 euros.

Réservations : conf.drac.adinolfi@gmail.com

1972/2014 : Idéologie «antiraciste», la grande catastrophe!

 

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1972/2014 : Idéologie «antiraciste», la grande catastrophe!

ex: http://www.polemia.com

 

« Un peu de modestie, de finesse, d’autocritique et de repentance seraient sûrement bienvenues »

 

♦ En 1972 la France était un pays indépendant, unitaire, fier de son passé et où les libertés étaient respectées. Quarante ans plus tard, l’idéologie nationale héritée de la monarchie, de la République et actualisée par le gaullisme a été remplacée par l’idéologie « antiraciste ». Les résultats sont désastreux : immigration de masse peu assimilable, société multiconflictuelle, perte du sens commun, alignement de la politique extérieure sur des intérêts étrangers, censure à répétition. Comment en est-on arrivé là ?

Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.

 


 

1972: Alors que le président Pompidou est fragilisé par sa non-participation à la Résistance de 1940 à 1944, deux événements majeurs surviennent : le Parlement vote à l’unanimité la loi Pleven qui introduit – au nom de la lutte contre le « racisme » – le délit d’opinion dans la grande loi sur la liberté de la presse de 1881 ; les médias lancent « l’affaire Touvier », du nom de ce milicien protégé par l’Eglise catholique. Les deux piliers de l’antiracisme – pénalisation des opinions dissidentes, culpabilisation du passé français – sont ainsi posés.

 

1980: L’attentat contre la synagogue de la rue Copernic est attribué de manière purement mensongère par les médias à « l’extrême droite ». Jean Pierre-Bloch, patron de la LICRA, met en cause le « climat » : climat intellectuel pour aboutir à la neutralisation idéologique du Figaro-Magazine de Louis Pauwels, porteur d’une vraie pensée alternative ; climat politique visant la politique proche-orientale de Valéry Giscard d’Estaing jugée pas assez favorable à l’Etat d’Israël.

 

« L’antiracisme » est instrumentalisé par les socialistes et par certains milieux juifs (Le Renouveau juif d’Hajdenberg notamment) pour aboutir à l’élection de François Mitterrand en 1981.

 

1984/1985 : Fondation de SOS-Racisme, officine gouvernementale créée depuis l’Elysée par Jean-Louis Bianco, secrétaire général de la présidence, assisté d’un jeune conseiller… François Hollande en s’appuyant sur Eric Ghebali et Julien Dray de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et Bernard-Henri Lévy. Les objectifs de SOS-Racisme sont à la fois idéologiques et politiques : promouvoir une société multiculturelle, culpabiliser et scinder la droite, encadrer et contrôler les populations issues du Maghreb (pour les faire « bien » voter tout en évitant une dérive pro-palestinienne).

 

1986: La mort de Malik Oussekine, un Franco-Maghrébin sous dialyse, à l’occasion des manifestations contre la loi Devaquet, débouche sur une campagne de sidération médiatique. Celle-ci contraint le gouvernement Chirac à renoncer à ses projets, notamment quant à la protection de la nationalité française. A cette occasion le lobby « antiraciste » prend la main de manière définitive sur la droite parlementaire.

 

1990: Alors qu’il existe 300 profanations de cimetière par an, la dégradation du cimetière juif de Carpentras fait l’objet d’une manipulation médiatique sans précédent. L’ensemble de la classe politique officielle défile sous le parrainage des associations « antiracistes » et d’organisations juives. Deux objectifs sont atteints : la consolidation du fossé entre le FN et le RPR/UDF ; le vote de la loi Gayssot faisant de l’analyse historique critique de la « Shoah » un délit de blasphème.

 

1993/1998 : Poursuites et condamnations de Maurice Papon pour « crime contre l’humanité ». La condamnation de Papon, haut fonctionnaire français, préfet de police du général De Gaulle (qui lui conféra le grade de commandeur de la Légion d’honneur), député RPR, ministre de R. Barre, est un acte essentiel : c’est l’extension à l’Etat français, en 1998, de la culpabilisation imposée à l’Allemagne en 1945. Cela a aussi pour conséquence le désarmement moral de l’appareil d’Etat face à l’immigration : les associations « antiracistes » empruntant volontiers la figure du juif comme bouclier pour les immigrés clandestins.

 

2001 : Première loi Taubira, loi mémorielle définissant comme crime contre l’humanité les traites négrières (occidentales seulement) et l’esclavage.

 

Années 2000/2010 : Pendant longtemps le combat « antiraciste » a été mené par les associations spécialisées (LICRA, MRAP, LDH et SOS-Racisme) bénéficiant d’importantes subventions publiques nationales et locales et recevant des dommages et intérêts de leurs procès; à partir des années 2000, certaines institutions juives prennent directement le relais. Lors de son dîner annuel, avec un parterre plus brillant que pour la Fête nationale du 14 juillet, devant les plus hautes autorités de l’Etat, de la justice, de l’économie et des médias, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) fixe la feuille de route : promotion de la société multiculturelle, renforcement de la législation et de la lutte « antiraciste », notamment sur Internet, soutien indéfectible à l’Etat d’Israël et lutte contre les pays qui y sont réputés hostiles.

 

Années 2000/2010 (bis) : Adoption d’un mode opératoire comparable au CRIF par le CFCM (Conseil consultatif du culte musulman) et le CRAN (Conseil représentatif des associations noires). Prise en tenaille des Français de souche.

 

Fin des années 2000/début des années 2010 : L’UEJF prend la tête du combat judiciaire pour obtenir la mise en place d’une censure publique, voire privée, sur Internet.

 

Le lobby « antiraciste » : fabuleux pouvoir et fabuleux échec

 

Après 40 ans de grandes manœuvres « antiracistes », le bilan est désastreux.

 

Pour les libertés d’abord, avec la multiplication des lois liberticides. Dans tous les classements internationaux portant sur la liberté d’expression la France figure parmi les plus mauvais élèves : entre la 40e et la 50e place pour la liberté de la presse selon Reporters sans frontières ; en troisième position (devant la Russie pourtant si souvent vilipendée !) pour les condamnations pour atteinte à la liberté d’expression par la Cour européenne des droits de l’homme (pourtant très politiquement correcte…) ; aux premiers rangs pour les requêtes auprès des grands fournisseurs d’accès Internet.

 

Pour la concorde intérieure ensuite : la société multiculturelle est un échec manifeste. Ni l’assimilation, ni même l’intégration n’ont fonctionné. Le seul lieu (hors celui, contraint, du travail) où des gens de culture, de religion et de race différentes se retrouvent ce sont les spectacles de… Dieudonné ou les réunions de Soral. Bref, là où ils se rient du Système selon les uns, du lobby sioniste selon les autres. Fabuleux échec du lobby « antiraciste »: c’est contre lui que s’organise la seule cohabitation black-blanc-beur !

 

Pour l’indépendance nationale enfin : L’alignement de la politique française sur des intérêts étrangers est de plus en plus préoccupant ; promue par BHL, l’intervention en Libye a été un succès militaire mais une catastrophe géopolitique ; et l’aventurisme de François Hollande sur la Syrie a nui à l’image de la France.

 

Pour les institutions juives aussi : Depuis l’affaire Dreyfus la communauté juive jouissait d’un statut moral lié à celui de l’innocence injustement persécutée ; en se plaçant systématiquement du côté de la censure, les institutions juives risquent de perdre leur statut de représentants d’opprimés pour celui d’odieux persécuteurs. C’est grave et c’est prendre un double risque : se placer en opposition de l’esprit français traditionnellement frondeur ; et heurter de plein fouet la sensibilité des jeunes générations, à la fois parce que, pour elles, la seconde guerre mondiale est finie depuis 70 ans… et parce qu’elles sont viscéralement attachées aux libertés sur Internet, véritable sujet du débat. Enfin, l’immigration massive encouragée par le lobby « antiraciste » a pour conséquence la constitution de ghettos musulmans et africains qui cultivent une forte sensibilité antisioniste, voire antisémite.

 

Bien sûr, ce serait une faute que de confondre les juifs dans leur ensemble et ceux qui prétendent parler en leur nom ; on ne saurait davantage passer sous silence le remarquable engagement du côté de l’identité française et de la patrie d’hommes comme Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour. Pour autant, il semblerait raisonnable que les dirigeants des institutions juives aient la force de procéder à leur examen de conscience : à l’égard de leur communauté comme à l’égard de la France. Un peu de modestie, de finesse, d’autocritique et de repentance seraient sûrement bienvenues.

 

Changer de paradigmes

 

Quant au peuple français dans son unité, il lui faut changer de paradigmes dominants : renvoyer le lobby « antiraciste » à ses échecs ; cesser de le subventionner ; cesser de l’écouter et supprimer ses privilèges judiciaires. Vite !

 

Jean-Yves Le Gallou
9/01/2014

 

Voir aussi :

 

L’affaire Dieudonné : l’arbre qui cache la forêt de l’offensive contre Internet
Evolution des libertés en France : Cent restrictions en quarante ans
Défendre la liberté d’expression contre la police de la pensée
« Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout »

Par Yves Bertrand
Conversations politiquement incorrectes
Sarkozy et Hollande, candidats officiels du CRIF
Le CRIF : la tentation du lobby
Le CRIF refuse de donner « un certificat de Cacherout » à Marine Le Pen
Le dîner du CRIF : nuisible aux libertés, à la souveraineté et à l’identité françaises

Le Royaume-Uni, “État-voyou”

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Le Royaume-Uni, “État-voyou”

Ex: http://www.dedefensa.org

Une opération secrète, l’Opération Tiberius, a été lancée en 2003 pour évaluer le degré de corruption et de pénétration par le crime organisé de différents organes de sécurité intérieure et de justice du Royaume-Uni. Un rapport a été établi après la conduite à bien de cette Opération Tiberius. The Independent, qui a obtenu un exemplaire du rapport, a publié plusieurs articles sur ce document (les 9 janvier 2014, 10 janvier 2014 et encore 10 janvier 2014). L’Opération Tiberius montre une pénétration systématique par la corruption, les pressions, le chantage, etc., du crime organisé dans les principaux organes de police, de la justice, du système carcéral, des impôts, des douanes, etc., bref tout ce qui forme l’appareil interne de la sécurité et de la justice courantes dans ce pays. (On signalera également un article de Russia Today, du 11 janvier 2014, reprenant nombre d’informations de The Independent en les synthétisant.)

Les informations publiées signalent notamment, en présentant les résultats de l’Opération Tiberius à partir des informations de The Independent, que cette opération a été réalisée par des voies tout à fait inhabituelles, échappant au contrôle des organismes impliqués. Tiberius semble avoir été prioritairement confiée à des services tels que le MI5 (contre-espionnage) et le MI6 (renseignement extérieur), et selon des voies et moyens secrets telles que des écoutes clandestines, des interceptions de courrier, etc. (Il est donc probable que le GCHG a été aussi impliqué dans l’enquête, pouvant alors, pour une très rares occasions, mettre en évidence l’utilité des actions de surveillance et d’espionnage clandestines ; mais c’est ironiquement, ou de façon révélatrice, pour démontrer le degré de corruption structurelle du Système dont lui-même, le GCHQ, est partie prenante d’une autre façon mais dans le même esprit... L'exception qui confirme la règle.)

«Tiberius, which was compiled from a number of covert intelligence sources including police informants, telephone intercepts, information from MI5 and MI6, as well as thousands of historical files, came to the appalling conclusion: “Quite how much more damage could be done is difficult to imagine.”»

Il semble qu'on ne trouve pas d'indication de date pour la clôture de l’Opération Tiberius mais il est manifeste qu’une telle action demande plusieurs années aussi bien pour l’ampleur du travail que pour les conditions de l’action (le secret nécessaire pour l’enquête). Dans tous cas, tout indique, bien entendu, que la situation actuelle est aussi catastrophique que celle que décrit Tiberius, et même qu’elle a empiré.

«In 2003 Operation Tiberius found that men suspected of being Britain’s most notorious criminals had compromised multiple agencies, including HM Revenue & Customs, the Crown Prosecution Service, the City of London Police and the Prison Service, as well as pillars of the criminal justice system including juries and the legal profession.

»The strategic intelligence scoping exercise – “ratified by the most senior management” at the Met – uncovered jurors being bought off or threatened to return not-guilty verdicts; corrupt individuals working for HMRC, both in the UK and overseas; and “get out of jail free cards” being bought for £50,000. The report states that the infiltration made it almost impossible for police and prosecutors to successfully pursue the organised gangs that police suspected controlled much of the criminal underworld. The author of Tiberius, which was compiled from intelligence sources including covert police informants, live telephone intercepts, briefings from the security services and thousands of historical files, came to the desperate conclusion: “Quite how much more damage could be done is difficult to imagine.”

»The fresh revelations come a day after The Independent revealed that Tiberius had concluded the Metropolitan Police suffered “endemic police corruption” at the time, and that some of Britain’s most dangerous organised crime syndicates were able to infiltrate New Scotland Yard “at will”.

»In its conclusions, the report stated: “The true assessment of the damage caused by these corrupt networks is impossible to make at this stage, until further proactive scoping has been undertaken.” “However a statement by an experienced SIO [senior investigating officer] currently attached to SO 1(3) gives some indication of the depth of the problem in east and north-east London: ‘I feel that at the current time I cannot carry out an ethical murder investigation without the fear of it being compromised.’” “The ramifications of this statement are serious and disturbing and provide a snapshot of the current threat to the criminal justice system. Additionally the fact that none of these syndicates have been seriously disrupted over the last five years provides an insight into the effectiveness of their network.»

L’Opération Tiberius ouvre un nouveau chapitre de l’évolution autodestructrice du Système, qui est l'introduction dans les structures fondamentales mêmes des pays les plus avancés du bloc BAO des mêmes évolutions de désordre et de de déstructuration-dissolution qu’on trouve dans nombre de régions sensibles, dans les systèmes de coopération transnationaux, dans les structures financières transnationales, dans l’évolution des mœurs sociétaux, etc. L’évolution de la structure de sécurité intérieure du Royaume-Uni selon-Tiberius ressemble aussi bien à l’évolution des marchés financiers dont on connaît la structure criminelle prédominantes, qu’à certaines situations déstabilisées comme celles du Moyen-Orient, où le crime organisé prend une part de plus en plus importante dans les activités terroristes. Mais dans ce cas extrême du Royaume-Uni, il s’agit de la corruption spectaculaire et dramatique des structures pérennes, l’effacement accéléré des activités dépendantes de la dimension régalienne des plus vieilles nations de notre civilisation (devenue contre-civilisation, et ceci expliquant cela), la disparition des notions de souveraineté, de légitimité et d’autorité dans ces États. Il est difficile d’envisager les conséquences de cette sorte d’évolution de complète perversion des principes sur lesquels se sont fondées ces nations, mais on aura de la difficulté à ne pas être très pessimiste.

Par ailleurs, si l’événement est considérable, il ne peut surprendre en aucune façon. Il est évident qu’on ne peut attendre rien d’autre, au niveau de ces services essentiels de l’État, lorsqu’on considère l’exemple que donnent les directions politiques, qui conduisent des politiques au nom de narrative mensongères, qui mènent des activités de sécurité nationale dans la plus complète illégalité, qui se trouvent souvent pris dans des scandales de corruption et trouvent en général pour la “retraite” politique de leurs membres les plus éminents une place dans des circuits de conférences, des positions diverses dans divers circuits humanitaires et autres, qui leur assurent des émoluments considérables dont la réelle signification ne peut être trouvée que dans la définition d’une forme spécifique de corruption. La corruption des services de sécurité intérieure britannique répond évidemment à la corruption du gouvernement britannique (Blair et la suite), à la corruption de groupes industriels comme l’est BAE avec ses liens avec l’Arabie, à la corruption de la City au travers des diverses crises qu’elles déclenchent elle-même et qui sont d’un très grand rapport financier pour elle.

Il n’empêche, l’originalité de la situation exposée par Tiberius est bien entendu qu’elle touche le fondement même de la structure étatique, celui qui doit fournir la sûreté de la vie quotidienne de la population au travers des activités de justice, de police et le reste. Disons qu’on touche là à l’ultimité du processus de déstructuration-dissolution des structures nécessaires à la vie en société, et qu’on se trouve alors dans la situation d’une impasse générale puisqu’il n’y a rien de structuré au-delà. Bien entendu, nul ne peut préciser de quelle façon les conditions de la vie sociale et de la vie nationale en seront affectées mais là aussi le pessimisme est de rigueur. Cette ultimité se résume par le fait de la compromission ultime des pays du bloc BAO les plus avancés dans la promotion du Système et des théories et consignes qui l’accompagnent, donc les pays du bloc BAO qui ont le plus souvent dénoncé les modèles rétifs ou les modèles de mauvaise réputation des “États-voyous” (“rogue state”) en prônant leur élimination, éventuellement à coup d’expéditions lointaines comme celle de la Libye. Le Royaume-Uni est en effet un de ces pays-phares, symboliquement le plus signifiant du Système avec les USA, et c’est lui qui se trouve menacé de devenir, si ce n’est déjà fait, un de ces rogue states que la bonne réputation du Système autant que son équilibre ne peuvent en aucune manière accepter. On peut même observer qu’une telle évolution implique une fragilisation extrême du pays affecté, qui constitue un élément de grande vulnérabilité pour le Système.

Qui plus est, ce même “État-voyou” de type postmoderne est en train d’accoucher d’une “structure” sécuritaire qui va se déstructurer elle-même en se morcelant d’une façon extrêmement antagoniste, avec des conséquences déstabilisantes profondes très probables. On peut s’interroger désormais à propos de ce que vont être les rapports de la police britannique, du Yard, avec le MI5 et le MI6, les premiers sachant qu’ils sont sous surveillance des seconds, les seconds estimant désormais que la police du pays est plus ou moins manipulées par le crime organisé. Ce pas en avant de plus vers le désordre incontrôlé est intéressant parce qu’on ne voit plus très bien quel autre “pas en avant” il reste à faire ; et l’on peut alors espérer qu’au-delà, c’est l’abîme.

Le développement de la Chine est une déclaration de guerre aux Etats-Unis

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Le développement de la Chine est une déclaration de guerre aux Etats-Unis

Par Peter KUNTZE

La Chine a confiance en elle; elle ose des réformes et sa nouvelle direction veut consolider ses succès

Le contraste ne pourrait pas être beaucoup plus grand: d’un côté du Pacifique, la puissance qui est toujours l’hegemon, est confrontée à de fortes turbulences économiques et politiques; de l’autre côté, la superpuissance en devenir bat tous les records sur le plan économique, en dépit des prophètes de malheur, et a pleine confiance en son avenir.

Ce n’est pas étonnant: trois décennies et demie après le lancement de la politique de réformes et d’ouverture voulue par Deng Xiaoping, le successeur de Mao Zedong, ce changement de cap révolutionnaire a donné ses fruits en bien des domaines. Le pauvre Etat paysan, avec ses millions de “fourmis bleues” est devenu un pays moderne aux immeubles de prestige rutilants et a développé une industrie de la mode qui se révèle désormais sur les “catwalks” de Paris et de Milan.

Hollywood aussi s’énerve car, de fait, l’industrie américaine du cinéma a toutes les raisons de craindre l’avènement d’un sérieux concurrent installé en Extrême-Orient. Pourquoi? Wang Jianlin, l’homme qui serait le plus riche de la République Populaire de Chine, est en train de faire construire à Tsingtau (l’ancienne base et colonie allemande) les plus grands studios cinématographiques du monde. Ce projet gigantesque coûterait plus de huit milliards de dollars et serait achevé en 2017.

On pourrait énumérer encore beaucoup de nouvelles de ce genre, qui confirmeraient le développement exponentiel de la Chine actuelle. Pourtant, lorsque la nouvelle direction chinoise a accédé au pouvoir en novembre 2012, les voix se multipliaient pour annoncer le déclin prochain de la Chine, comme ces mêmes voix, d’ailleurs, l’avaient fait pour les directions précédentes. Comme le “New York Times” ou le “Spiegel”, les médias occidentaux étaient à l’unisson pour évoquer des scénarii catastrophiques: une bulle immobilière était sur le point d’éclater, qui aurait été suivie d’une bulle de crédit et, ensuite, le pays croulerait à cause de la corruption, tandis que la pollution le ravagerait et que le peuple ne tolèrerait plus les différences entre riches et pauvres. L’aspiration générale à la liberté ferait tomber la direction communiste, si des réformes rapides et de vaste ampleur n’étaient pas traduites dans le réel et si cette direction ne renonçait pas à son monopole de pouvoir.

Rien de tout cela ne s’est produit depuis que Xi Jinping (chef de l’Etat et du Parti) et Li Keqiang (premier ministre) ont pris leurs fonctions en novembre 2012 pour les conserver pendant dix ans. On ne voit pas pourquoi le chaos politique et la débâcle économique frapperaient la Chine au cours de la décennie à venir, décennie au bout de laquelle la République Populaire, selon l’OCDE, rattraperait les Etats-Unis, en tant que principale puissance économique de la planète. Le nouveau président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, a prévu pour la Chine un développement positif à la mi-octobre: “La République Populaire croît de manière certes plus lente mais elle poursuit ses réformes. Le pays s’impose une gigantesque transformation: il passe du statut de pays exportateur et investisseur à une économie plus orientée vers la consommation. Sa direction envisage de s’en tenir à cette politique, en dépit des difficultés. C’est là un modèle pour d’autres”.

Deux nouvelles institutions contribueront à consolider la voie choisie par le gouvernement chinois: une première autorité, soumise au cabinet, a reçu, sur décision du Comité Central, la mission “d’éviter les conflits sociaux et de les résoudre de manière efficace”, afin de garantir la sécurité intérieure de l’Etat.

L’émergence de cette autorité vise, d’une part, à résoudre les problèmes qui se profilent derrière les nombreuses protestations et les manifestations parfois violentes qui se sont organisées dans le pays contre les excès de fonctionnaires locaux; d’autre part, à réagir contre d’autres dérapages comme l’attentat récent qui a frappé Pékin. Fin octobre, devant la Porte de la Paix Céleste, trois Ouïghours avaient foncé avec leur voiture bourrée d’essence sur une foule et entraîné deux passants avec eux dans la mort. On ne peut pas affirmer avec certitude qu’il s’agit d’un acte terroriste de facture islamiste, comme l’affirme le gouvernement. Une chose est sûre cependant: au Tibet comme dans la province du Xinjiang, peuplée d’Ouïghours, les incidents se multiplient car les habitants de ces vastes régions se sentent menacés par l’immigration sans cesse croissante de Chinois Han.

La deuxième autorité, qui verra le jour, s’appelle le “Groupe Central de Direction”, et sera soumis au Comité Central du PC chinois. Il supervisera le processus des réformes en cours et à planifier et veillera à leur “approfondissement général”.

Avec ces décisions, que le Comité Central du PC chinois a prises au début de novembre 2013 après quatre jours de délibérations, Xi Jinping et son camarade de combat, l’élégant Li Keqiang, ont imposé leur politique face à la résistance des forces orthodoxes de gauche. En effet, le texte de la résolution parle du marché qui ne tiendra plus un rôle “fondamental” mais bien un rôle “décisif” dans la répartition des ressources. Tant la propriété étatique que la propriété privée sont désormais des composantes essentielles de “l’économie socialiste de marché”.

D’importantes réformes sociales ont également été décidées. Ainsi, la politique d’un enfant par couple sera assouplie afin de mettre un terme au processus de vieillissement démographique qui freine le développement économique. Jusqu’ici les couples résidant en zone urbaine ne pouvaient avoir un deuxième enfant que si les deux parents n’avaient ni frères ni soeurs. Dorénavant, les couples chinois des villes pourront avoir un deuxième enfant si un seul des parents n’a ni frère ni soeur.

On annonce également la suppression des camps de travail où, depuis 1957, les petits délinquents et les adversaires du régime pouvaient être “rééduqués” pour une période allant jusqu’à quatre années, sans décision d’un tribunal.

L’échec du projet de reconstruction chinois, qui serait dû à des désordres intérieurs et devrait survenir au cours de ces prochaines années, est une chimère de plus colportée par les médias occidentaux. Beaucoup de Chinois profitent désormais de la politique gouvernementale. Tout visiteur étranger s’en aperçoit aisément en déambulant dans les rues des villes chinoises: ce ne sont plus que les seuls dirigeants politiques communistes qui circulent en automobile avec chauffeur. Aujourd’hui des millions de Chinois, fiers, sont au volant de leur voiture personnelle neuve de fabrication japonaise, américaine, allemande ou sud-coréenne.

De plus, plus de 90 millions de Chinois se sont rendus cette année à l’étranger. Ce ne sont pas seulement des amoureux du dépaysement mais des champions du “shopping” international. En 2012, les touristes chinois ont dépensé à l’étranger près de 102 milliards de dollars, plus que n’importe quelle autre nation au monde.

Quasiment à l’insu du reste du monde, Pékin vient d’entamer un combat sur le plan énergétique. Selon les médias chinois, le gouvernement prévoit, pour les cinq années à venir, la somme de 280 milliards d’euro pour financer des mesures visant des économies d’énergies et pour diminuer les effets négatifs de la pollution. Cette somme s’ajoute aux 220 milliards déjà investis dans les énergies renouvelables. Plus important encore: à moyen terme, la direction chinoise veut libérer le cours du yuan (la devise chinoise), le coupler éventuellement à l’or, et, ainsi, détrôner le dollar comme devise globale.

Peter KUNTZE.

(article paru dans “Junge Freiheit”, Berlin, n°49/2013; http://www.jungefreiheit.de ).

Maurras, inlassable avocat des langues régionales

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Maurras, inlassable avocat des langues régionales
 
Ex: http://anti-mythes.blogspot.com
 
 
De ses tout premiers engagements de jeunesse, Maurras a-t-il conservé l’idée que décentralisation et défense des langues régionales vont de pair ? C’est une hypothèse naturelle, tant la chose allait de soi dans la Déclaration des jeunes félibres fédéralistes de 1892. Mais ce n’est qu’une hypothèse, qu’il faudrait étayer par des études sérieuses qui, à notre connaissance, n’existent pas.

Lorsque Maurras construit son corpus doctrinal sur la République centralisatrice, les problématiques linguistiques n’y figurent pas en première ligne, ne serait-ce que parce tous les territoires ne sont pas concernés, ou pas également concernés. On pourrait dès lors formuler l’hypothèse inverse : le combat de Maurras pour la décentralisation, qui a donné lieu à un nombre considérable d’écrits, et son combat pour la langue et la culture provençales, accessoirement pour le breton ou l’alsacien, ont été menés quasi indépendamment l’un de l’autre, avec des rencontres qui ne sont que fortuites.
 
Pourquoi se poser cette question ? Simplement parce que l’ouvrage de synthèse que Maurras consacre aux langues régionales et à leur enseignement, Jarres de Biot, date de 1951, soit un an avant sa mort, alors que son équivalent L’Idée de la décentralisation a été composé en 1898.
 
Un élément de réponse se trouve peut-être dans l’observation du comportement du pays légal. Tout député, même le plus pénétré d’idéologie jacobine, sera un jour en butte au pouvoir d’un préfet et en tirera la conclusion que, s’il avait été libre de ses mouvements et de ses décisions, les choses seraient allé mieux et plus vite. Il y a donc chez chaque élu un décentralisateur qui sommeille et, lorsqu’il est dans l’opposition, il trouvera aisément matière à faire une proposition en ce sens. Dans L’Idée de la décentralisation, Maurras dresse l’impressionnante liste de ces joutes parlementaires, analysées avec minutie, et nul doute qu’il a continué à les suivre avec attention tout le restant à vivre de la IIIe République. Le scénario en a toujours été le même ; le parti au pouvoir enterre le projet, quelle que soit sa couleur, et c’est l’un des siens qui en représentera un autre semblable lorsque le gouvernement sera renversé, ce qui était fréquent à l’époque.
 
Les propositions en faveur des langues régionales, également récurrentes et également toujours retoquées, n’obéissaient pas à la même logique. Elles n’étaient présentées que par des élus des régions concernées, Bretons, Basques, Catalans… qui pouvaient également être décentralisateurs, mais qui souvent ne l’étaient pas. Maurras eut d’ailleurs très tôt affaire à certains dirigeants du Félibrige qui étaient de farouches jacobins. Ceci l’a sans doute amené à faire la part des choses.
 
Jarres de Biot, que nous publions aujourd’hui et qui n’a été tiré à l’époque qu’en édition de luxe à 500 exemplaires, est sans doute, avec Le Mont de Saturne qui est d’un tout autre genre, le plus achevé, le plus documenté, le mieux argumenté des textes écrits par le Maurras d’après guerre.
 
Sa publication fait suite à des polémiques qui se sont déroulées en 1950 pendant la discussion de la première loi républicaine sur l’enseignement des langues régionales, dite « loi Deixonne ». L’un des principaux adversaires de cette mesure fut l’académicien Georges Duhamel qui sonna le tocsin dans plusieurs articles du Figaro. Jarres de Biot est en fait la réponse de Maurras aux articles de Georges Duhamel ; il n’évoque pas la loi Deixonne en tant que telle.

Il n’est pas inutile de resituer ces événements dans leur contexte. Tout a commencé par l’initiative de deux députés communistes bretons, Pierre Hervé et l’aïeul Marcel Cachin. Ceux-ci exhument une proposition de loi déposée avant guerre par un député démocrate-chrétien nommé Trémintin, laquelle concernait l’enseignement de la langue bretonne à l’école primaire. Ils la rajeunissent quelque peu et la déposent, le 16 mai 1947. Mais juste avant, le 5 mai, le gouvernement Ramadier se sépare des ministres communistes ; c’est le début de la guerre froide en France. La bataille pour la langue bretonne commence donc dans un climat d’affrontement violent qui lui confère un enjeu inattendu ; rapidement, le MRP s’y associe, ce qui met les socialistes en minorité. Ceux-ci tiennent certes le gouvernement, mais sur ce point précis ils doivent composer et finissent par nommer un de leurs, Maurice Deixonne, rapporteur du projet de loi, avec mission occulte de le saboter autant que possible.
 
Deixonne est un gros bosseur, qui de son propre aveu ne connaît rien au sujet, et qui de plus a sans doute quelques fréquentations ultra-pacifistes d’avant guerre à se faire pardonner, la plupart de ses amis d’alors ayant fini dans la collaboration. C’est un orphelin qui s’est fait lui-même à coup de brillantes études ; mais dès la fin des années 1920 il interrompt sa carrière universitaire pour s’engager au parti socialiste. Sa puissance de travail impressionne ; d’ailleurs sa la loi sur les langues régionales, qui porte son nom, ne figure même pas dans sa biographie de l’Assemblée, tant il y a fait d’autres choses depuis jugées plus importantes…
 
Il s’attelle à la tâche et finalement, contre toute attente, réussit à finaliser un texte consensuel qui sera adopté par l’Assemblée le 30 décembre 1949.
 
Entre temps il sera parvenu à faire la jonction avec les députés catalans, puis à intégrer le basque et l’occitan, terme préféré après de longues escarmouches à ceux de provençal ou de langue d’oc. Il aura ainsi pratiquement reconstitué le contenu de la circulaire Carcopino de décembre 1941, qui par la force des choses ne concernait ni le flamand, ni l’alsacien, ni le lorrain, et qui a été abolie à la Libération.

Il reste alors, ainsi fonctionnait la quatrième République, à faire adopter le texte par le Conseil des ministres. Cela durera toute l’année 1950, jusqu’à promulgation de la loi le 11 janvier 1951. Cette année 1950 verra la polémique gagner la presse, l’Académie Française et tout le monde enseignant, avec d’un côté une alliance de fait entre communistes et MRP, auxquels on peut joindre l’Action française, et de l’autre les jacobins de tout bord, dénonçant les risques épouvantables qu’une heure facultative de langue bretonne à l’école fera immanquablement courir à l’unité française.

Le texte final de la loi est plus que modeste. Les mots « facultatif », « dans la mesure du possible », reviennent sans cesse. Le ton à l’égard des langues concernées est volontiers condescendant : il est question de « richesse du folklore et des arts populaires » ; rien de bien subversif, et cependant cela a conduit Georges Duhamel à pousser des cris d’orfraie au long de cinq éditoriaux d’avril et de mai 1950. Avec au moins une conséquence heureuse,celle d’avoir incité Maurras à écrire ce qu’il avait sur le cœur, sans doute depuis cinquante ans et plus.

Il y a eu deux éditions de Jarres de Biot, comportant en plus du texte lui-même des illustrations et des poèmes. Nous avons noté les variantes entre les deux éditions, et reproduit l’ensemble des illustrations. Nous publierons en revanche les poèmes à part, dans un autre cadre, car ils n’ont aucun rapport avec la loi Deixonne ni avec Georges Duhamel.

Special Ops Goes Global

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Tomgram: Nick Turse
Special Ops Goes Global
 
Ex: http://www.tomdispatch.com

[Note for TomDispatch Readers: Nick Turse’s New York Times bestselling book Kill Anything That Moves: The Real American War in Vietnam is just out in paperback with a new afterword.  It’s a must-buy, especially if you haven’t read the hardcover. Jonathan Schell wrote a powerful piece on it at TomDispatch, which you can read by clicking here. Late in the month, TD will be offering signed copies of the paperback in return for donations. Keep it in mind! Tom]

It’s said that imitation is the sincerest form of flattery. So consider the actions of the U.S. Special Operations Command flattering indeed to the larger U.S. military. After all, over recent decades the Pentagon has done something that once would have been inconceivable.  It has divided the whole globe, just about every inch of it, like a giant pie, into six command slices: U.S. European Command, or EUCOM (for Europe and Russia), U.S. Pacific Command, or PACOM (Asia), U.S. Central Command, or CENTCOM (the Greater Middle East and part of North Africa), U.S. Southern Command, or SOUTHCOM (Latin America), and in this century, U.S. Northern Command, or NORTHCOM (the United States, Canada, and Mexico), and starting in 2007, U.S. Africa Command, or AFRICOM (most of Africa).

The ambitiousness of the creeping decision to bring every inch of the planet under the watchful eyes of U.S. military commanders should take anyone’s breath away.  It’s the sort of thing that once might only have been imaginable in movies where some truly malign and evil force planned to “conquer the world” and dominate Planet Earth for an eternity.  (And don’t forget that the Pentagon’s ambitions hardly stop at Earth’s boundaries. There are also commands for the heavens, U.S. Strategic Command, or STRATCOM, into which the U.S. Space Command was merged, and, most recent of all, the Internet, where U.S. Cyber Command, or CYBERCOM rules.)

Now, unnoticed and unreported, the process is being repeated.  Since 9/11, a secret military has been gestating inside the U.S. military.  It’s called U.S. Special Operations Command (SOCOM).  At TomDispatch, both Nick Turse and Andrew Bacevich have covered its startling growth in these years.  Now, in a new post, Turse explores the way that command’s dreams of expansion on a global scale have led it to follow in the footsteps of the larger institution that houses it.

The special ops guys are, it seems, taking their own pie-cutter to the planet and slicing and dicing it into a similar set of commands, including most recently a NORTHCOM-style command for the U.S., Canada, and Mexico. Once could be an anomaly or a mistake. Twice and you have a pattern, which catches a Washington urge to control planet Earth, an urge that, as the twenty-first century has already shown many times over, can only be frustrated. That this urge is playing out again in what, back in the Cold War days, used to be called “the shadows,” without publicity or attention of any sort, is notable in itself and makes Turse’s latest post all the more important. Tom

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America’s Black-Ops Blackout 
Unraveling the Secrets of the Military’s Secret Military 

By Nick Turse


“Dude, I don’t need to play these stupid games. I know what you’re trying to do.”  With that, Major Matthew Robert Bockholt hung up on me.

More than a month before, I had called U.S. Special Operations Command (SOCOM) with a series of basic questions: In how many countries were U.S. Special Operations Forces deployed in 2013? Are manpower levels set to expand to 72,000 in 2014?  Is SOCOM still aiming for growth rates of 3%-5% per year?  How many training exercises did the command carry out in 2013?  Basic stuff.

And for more than a month, I waited for answers.  I called.  I left messages.  I emailed.  I waited some more.  I started to get the feeling that Special Operations Command didn’t want me to know what its Green Berets and Rangers, Navy SEALs and Delta Force commandos -- the men who operate in the hottest of hotspots and most remote locales around the world -- were doing. 

Then, at the last moment, just before my filing deadline, Special Operations Command got back to me with an answer so incongruous, confusing, and contradictory that I was glad I had given up on SOCOM and tried to figure things out for myself.

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U.S. Special Operations Forces around the world, 2012-2013 (key below article) ©2014 TomDispatch ©Google

I started with a blank map that quickly turned into a global pincushion.  It didn’t take long before every continent but Antarctica was bristling with markers indicating special operations forces’ missions, deployments, and interactions with foreign military forces in 2012-2013.  With that, the true size and scope of the U.S. military’s secret military began to come into focus.  It was, to say the least, vast.

A review of open source information reveals that in 2012 and 2013, U.S. Special Operations forces (SOF) were likely deployed to -- or training, advising, or operating with the personnel of -- more than 100 foreign countries.   And that’s probably an undercount.  In 2011, then-SOCOM spokesman Colonel Tim Nye told TomDispatch that Special Operations personnel were annually sent to 120 countries around the world. They were in, that is, about 60% of the nations on the planet.  “We’re deployed in a number of locations,” was as specific as Bockholt would ever get when I talked to him in the waning days of 2013. And when SOCOM did finally get back to me with an eleventh hour answer, the number offered made almost no sense. 

Despite the lack of official cooperation, an analysis by TomDispatch reveals SOCOM to be a command on the make with an already sprawling reach. As Special Operations Command chief Admiral William McRaven put it in SOCOM 2020, his blueprint for the future, it has ambitious aspirations to create “a Global SOF network of like-minded interagency allies and partners.”  In other words, in that future now only six years off, it wants to be everywhere.    

The Rise of the Military’s Secret Military

Born of a failed 1980 raid to rescue American hostages in Iran (in which eight U.S. service members died), U.S. Special Operations Command was established in 1987.  Made up of units from all the service branches, SOCOM is tasked with carrying out Washington’s most specialized and secret missions, including assassinations, counterterrorist raids, special reconnaissance, unconventional warfare, psychological operations, foreign troop training, and weapons of mass destruction counter-proliferation operations.

In the post-9/11 era, the command has grown steadily.  With about 33,000 personnel in 2001, it is reportedly on track to reach 72,000 in 2014.  (About half this number are called, in the jargon of the trade, “badged operators” -- SEALs, Rangers, Special Operations Aviators, Green Berets -- while the rest are support personnel.)  Funding for the command has also jumped exponentially as SOCOM’s baseline budget tripled from $2.3 billion to $6.9 billion between 2001 and 2013.  If you add in supplemental funding, it had actually more than quadrupled to $10.4 billion. 

Not surprisingly, personnel deployments abroad skyrocketed from 4,900 “man-years” -- as the command puts it -- in 2001 to 11,500 in 2013.  About 11,000 special operators are now working abroad at any one time and on any given day they are in 70 to 80 countries, though the New York Times reported that, according to statistics provided to them by SOCOM, during one week in March 2013 that number reached 92

The Global SOF Network

Last year, Admiral McRaven, who previously headed the Joint Special Operations Command, or JSOC -- a clandestine sub-command that specializes in tracking and killing suspected terrorists -- touted his vision for special ops globalization.  In a statement to the House Armed Services Committee, he said:

“USSOCOM is enhancing its global network of SOF to support our interagency and international partners in order to gain expanded situational awareness of emerging threats and opportunities. The network enables small, persistent presence in critical locations, and facilitates engagement where necessary or appropriate...”

In translation this means that SOCOM is weaving a complex web of alliances with government agencies at home and militaries abroad to ensure that it’s at the center of every conceivable global hotspot and power center.  In fact, Special Operations Command has turned the planet into a giant battlefield, divided into many discrete fronts: the self-explanatory SOCAFRICA; the sub-unified command of U.S. Central Command in the Middle East SOCCENT; the European contingent SOCEUR; SOCKOR, which is devoted strictly to Korea; SOCPAC, which covers the rest of the Asia-Pacific region; and SOCSOUTH, which conducts special ops missions in Central and South America and the Caribbean, as well as the globe-trotting JSOC.

Since 2002, SOCOM has also been authorized to create its own Joint Task Forces, a prerogative normally limited to larger combatant commands like CENTCOM.  These include Joint Special Operations Task Force-Philippines, 500-600 personnel dedicated to supporting counterterrorist operations by Filipino allies against insurgent groups like Abu Sayyaf.

A similar mouthful of an entity is the NATO Special Operations Component Command-Afghanistan/Special Operations Joint Task Force-Afghanistan, which conducts operations, according to SOCOM, “to enable the International Security Assistance Force (ISAF), the Afghan National Security Force (ANSF), and the Government of the Islamic Republic of Afghanistan (GIRoA) to provide the Afghan people a secure and stable environment and to prevent insurgent activities from threatening the authority and sovereignty of GIRoA.”  Last year, U.S.-allied Afghan President Ha­mid Karzai had a different assessment of the “U.S. special force stationed in Wardak province,” which he accused of “harassing, annoying, torturing, and even murdering innocent people.”

According to the latest statistics made available by ISAF, from October 2012 through March 2013, U.S. and allied forces were involved in 1,464 special operations in Afghanistan, including 167 with U.S. or coalition forces in the lead and 85 that were unilateral ISAF operations.  U.S. Special Operations forces are also involved in everything from mentoring lightly armed local security forces under the Village Stability Operations initiative to the training of heavily armed and well-equipped elite Afghan forces -- one of whose U.S.-trained officers defected to the insurgency in the fall.

In addition to task forces, there are also Special Operations Command Forward (SOC FWD) elements which, according to the military, “shape and coordinate special operations forces security cooperation and engagement in support of theater special operations command, geographic combatant command, and country team goals and objectives.”  These light footprint teams -- including SOC FWD Pakistan, SOC FWD Yemen, and SOC FWD Lebanon -- offer training and support to local elite troops in foreign hotspots.  In Lebanon, for instance, this has meant counterterrorism training for Lebanese Special Ops forces, as well as assistance to the Lebanese Special Forces School to develop indigenous trainers to mentor other Lebanese military personnel.

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Special Operations Command Central (SOCCENT) briefing slide by Col. Joe Osborne, showing SOC FWD elements

SOCOM’s reach and global ambitions go further still.  TomDispatch’s analysis of McRaven’s first two full years in command reveals a tremendous number of overseas operations.  In places like Somalia and Libya, elite troops have carried out clandestine commando raids.  In others, they have used airpower to hunt, target, and kill suspected militants.  Elsewhere, they have waged an information war using online propaganda.  And almost everywhere they have been at work building up and forging ever-tighter ties with foreign militaries through training missions and exercises. 

“A lot of what we will do as we go forward in this force is build partner capacity,” McRaven said at the Ronald Reagan Library in November, noting that NATO partners as well as allies in the Middle East, Asia, and Latin America  “are absolutely essential to how we’re doing business.” 

In March 2013, for example, Navy SEALs conducted joint training exercises with Indonesian frogmen.  In April and May, U.S. Special Operations personnel joined members of the Malawi Defense Forces for Exercise Epic Guardian.  Over three weeks, 1,000 troops engaged in marksmanship, small unit tactics, close quarters combat training, and other activities across three countries -- Djibouti, Malawi, and the Seychelles.

In May, American special operators took part in Spring Storm, the Estonian military’s largest annual training exercise.  That same month, members of the Peruvian and U.S. special operations forces engaged in joint training missions aimed at trading tactics and improving their ability to conduct joint operations.  In July, Green Berets from the Army’s 20th Special Forces Group spent several weeks in Trinidad and Tobago working with members of that tiny nation’s Special Naval Unit and Special Forces Operation Detachment.  That Joint Combined Exchange Training exercise, conducted as part of SOCSOUTH’s Theater Security Cooperation program, saw the Americans and their local counterparts take part in pistol and rifle instruction and small unit tactical exercises.

In September, according to media reports, U.S. Special Operations forces joined elite troops from the 10 Association of Southeast Asian Nations member countries -- Indonesia, Malaysia, the Philippines, Singapore, Thailand, Brunei, Vietnam, Laos, Myanmar (Burma), and Cambodia -- as well as their counterparts from Australia, New Zealand, Japan, South Korea, China, India, and Russia for a US-Indonesian joint-funded coun­terterrorism exercise held at a training center in Sentul, West Java.

Tactical training was, however, just part of the story.  In March 2013, for example, experts from the Army’s John F. Kennedy Special Warfare Center and School hosted a week-long working group with top planners from the Centro de Adiestramiento de las Fuerzas Especiales -- Mexico’s Special Warfare Center -- to aid them in developing their own special forces doctrine.

In October, members of the Norwegian Special Operations Forces traveled to SOCOM's state-of-the-art Wargame Center at its headquarters on MacDill Air Force Base in Florida to refine crisis response procedures for hostage rescue operations.  “NORSOF and Norwegian civilian leadership regularly participate in national field training exercises focused on a scenario like this,” said Norwegian Lieutenant Colonel Petter Hellesen. “What was unique about this exercise was that we were able to gather so many of the Norwegian senior leadership and action officers, civilian and military, in one room with their U.S counterparts.”

MacDill is, in fact, fast becoming a worldwide special ops hub, according to a report by the Tampa Tribune.  This past fall, SOCOM quietly started up an International Special Operations Forces Coordination Center that provides long-term residencies for senior-level black ops liaisons from around the world.  Already, representatives from 10 nations had joined the command with around 24 more slated to come on board in the next 12-18 months, per McRaven’s global vision.

In the coming years, more and more interactions between U.S. elite forces and their foreign counterparts will undoubtedly take place in Florida, but most will likely still occur -- as they do today -- overseas.  TomDispatch’s analysis of official government documents and news releases as well as press reports indicates that U.S. Special Operations forces were reportedly deployed to or involved with the militaries of 106 nations around the world during 2012-2013.

For years, the command has claimed that divulging the names of these countries would upset foreign allies and endanger U.S. personnel.  SOCOM’s Bockholt insisted to me that merely offering the total number would do the same.  “You understand that there is information about our military… that is contradictory to reporting,” he told me.  “There’s certain things we can’t release to the public for the safety of our service members both at home and abroad.  I’m not sure why you’d be interested in reporting that.”

In response, I asked how a mere number could jeopardize the lives of Special Ops personnel, and he responded, “When you work with the partners we work with in the different countries, each country is very particular.”  He refused to elaborate further on what this meant or how it pertained to a simple count of countries.  Why SOCOM eventually offered me a number, given these supposed dangers, was never explained.

Bringing the War Home

This year, Special Operations Command has plans to make major inroads into yet another country -- the United States.  The establishment of SOCNORTH in 2014, according to the command, is intended to help “defend North America by outpacing all threats, maintaining faith with our people, and supporting them in their times of greatest need.”  Under the auspices of U.S. Northern Command, SOCNORTH will have responsibility for the U.S., Canada, Mexico, and portions of the Caribbean.

While Congressional pushback has thus far thwarted Admiral McRaven’s efforts to create a SOCOM satellite headquarters for the more than 300 special operators working in Washington, D.C. (at the cost of $10 million annually), the command has nonetheless stationed support teams and liaisons all over the capital in a bid to embed itself ever more deeply inside the Beltway.  “I have folks in every agency here in Washington, D.C. -- from the CIA, to the FBI, to the National Security Agency, to the National Geospatial Agency, to the Defense Intelligence Agency,” McRaven said during a panel discussion at Washington’s Wilson Center in 2013.  Referring to the acronyms of the many agencies with which SOCOM has forged ties, McRaven continued: “If there are three letters, and in some cases four, I have a person there. And they have had a reciprocal agreement with us. I have somebody in my headquarters at Tampa.”  Speaking at Ronald Reagan Library in November, he put the number of agencies where SOCOM is currently embedded at 38.

“Given the importance of interagency collaboration, USSOCOM is placing greater emphasis on its presence in the National Capital Region to better support coordination and decision making with interagency partners.  Thus, USSOCOM began to consolidate its presence in the NCR [National Capitol Region] in early 2012,” McRaven told the House Armed Services Committee last year.

One unsung SOCOM partner is U.S. AID, the government agency devoted to providing civilian foreign aid to countries around the world whose mandate includes the protection of human rights, the prevention of armed conflicts, the provision of humanitarian assistance, and the fostering of “good will abroad.”  At a July 2013 conference, Beth Cole, the director of the Office of Civilian-Military Cooperation at U.S. AID, explained just how her agency was now quietly aiding the military’s secret military.

“In Yemen, for example, our mission director has SVTCs [secure video teleconferences] with SOCOM personnel on a regular basis now. That didn’t occur two years ago, three years ago, four years ago, five years ago,” Cole said, according to a transcript of the event.  But that was only the start.  “My office at U.S. AID supports SOF pre-deployment training in preparation for missions throughout the globe... I’m proud that my office and U.S. AID have been providing training support to several hundred Army, Navy, and Marine Special Operations personnel who have been regularly deploying to Afghanistan, and we will continue to do that.”

Cole noted that, in Afghanistan, U.S. AID personnel were sometimes working hand-in-hand on the Village Stability Operation initiative with Special Ops forces.  In certain areas, she said, “we can dual-hat some of our field program officers as LNOs [liaison officers] in those Joint Special Operations task forces and be able to execute the development work that we need to do alongside of the Special Operations Forces.”  She even suggested taking a close look at whether this melding of her civilian agency and special ops might prove to be a model for operations elsewhere in the world.

Cole also mentioned that her office would be training “a senior person” working for McRaven, the man about to “head the SOF element Lebanon” -- possibly a reference to the shadowy SOC FWD Lebanon.  U.S. AID would, she said, serve as a facilitator in that country, making “sure that he has those relationships that he needs to be able to deal with what is a very, very, very serious problem for our government and for the people of that region.”

U.S. AID is also serving as a facilitator closer to home.  Cole noted that her agency was sending advisors to SOCOM headquarters in Florida and had “arranged meetings for [special operators] with experts, done roundtables for them, immersed them in the environment that we understand before they go out to the mission area and connect them with people on the ground.”  All of this points to another emerging trend: SOCOM’s invasion of the civilian sphere.

In remarks before the House Armed Services Committee, Admiral McRaven noted that his Washington operation, the SOCOM NCR, “conducts outreach to academia, non-governmental organizations, industry, and other private sector organizations to get their perspective on complex issues affecting SOF.”  Speaking at the Wilson Center, he was even more blunt: “[W]e also have liaison officers with industry and with academia... We put some of our best and brightest in some of the academic institutions so we can understand what academia is thinking about.”

SOCOM’s Information Warfare

Not content with a global presence in the physical world, SOCOM has also taken to cyberspace where it operates the Trans Regional Web Initiative, a network of 10 propaganda websites that are run by various combatant commands and made to look like legitimate news outlets.  These shadowy sites -- including KhabarSouthAsia.com, Magharebia which targets North Africa, an effort aimed at the Middle East known as Al-Shorfa.com, and another targeting Latin America called Infosurhoy.com -- state only in fine print that they are “sponsored by” the U.S. military.

Last June, the Senate Armed Services Committee called out the Trans Regional Web Initiative for “excessive” costs while stating that the “effectiveness of the websites is questionable and the performance metrics do not justify the expense.”  In November, SOCOM announced that it was nonetheless seeking to identify industry partners who, under the Initiative, could potentially “develop new websites tailored to foreign audiences.”

Just as SOCOM is working to influence audiences abroad, it is also engaged in stringent information control at home -- at least when it comes to me.  Major Bockholt made it clear that SOCOM objected to a 2011 article of mine about U.S. Special Operations forces.  “Some of that stuff was inconsistent with actual facts,” he told me.  I asked what exactly was inconsistent.  “Some of the stuff you wrote about JSOC… I think I read some information about indiscriminate killing or things like that.”

I knew right away just the quote he was undoubtedly referring to -- a mention of the Joint Special Operations Command’s overseas kill/capture campaign as “an almost industrial-scale counterterrorism killing machine.”  Bockholt said that it was indeed “one quote of concern.”  The only trouble: I didn’t say it.  It was, as I stated very plainly in the piece, the assessment given by John Nagl, a retired Army lieutenant colonel and former counterinsurgency adviser to now-retired general and former CIA director David Petraeus.

Bockholt offered no further examples of inconsistencies.  I asked if he challenged my characterization of any information from an interview I conducted with then-SOCOM spokesman Colonel Tim Nye.  He did not.  Instead, he explained that SOCOM had issues with my work in general.  “As we look at the characterization of your writing, overall, and I know you’ve had some stuff on Vietnam [an apparent reference to my bestselling book, Kill Anything That Moves: The Real American War in Vietnam] and things like that -- because of your style, we have to be very particular on how we answer your questions because of how you tend to use that information.” Bockholt then asked if I was anti-military.  I responded that I hold all subjects that I cover to a high standard.

Bockholt next took a verbal swipe at the website where I’m managing editor, TomDispatch.com.  Given Special Operations Command’s penchant for dabbling in dubious news sites, I was struck when he said that TomDispatch -- which has published original news, analysis, and commentary for more than a decade and won the 2013 Utne Media Award for “best political coverage” -- was not a “real outlet.”  It was, to me, a daring position to take when SOCOM’s shadowy Middle Eastern news site Al-Shorfa.com actually carries a disclaimer that it “cannot guarantee the accuracy of the information provided.”

With my deadline looming, I was putting the finishing touches on this article when an email arrived from Mike Janssen of SOCOM Public Affairs.  It was -- finally -- a seemingly simple answer to what seemed like an astonishingly straightforward question asked more than a month before: What was the total number of countries in which Special Operations forces were deployed in 2013?  Janssen was concise. His answer: 80.

How, I wondered, could that be?  In the midst of McRaven’s Global SOF network initiative, could SOCOM have scaled back their deployments from 120 in 2011 to just 80 last year?  And if Special Operations forces were deployed in 92 nations during just one week in 2013, according to official statistics provided to the New York Times, how could they have been present in 12 fewer countries for the entire year?  And why, in his March 2013 posture statement to the House Armed Services Committee, would Admiral McRaven mention "annual deployments to over 100 countries?"  With minutes to spare, I called Mike Janssen for a clarification.  “I don’t have any information on that,” he told me and asked me to submit my question in writing -- precisely what I had done more than a month before in an effort to get a timely response to this straightforward and essential question.

Today, Special Operations Command finds itself at a crossroads.  It is attempting to influence populations overseas, while at home trying to keep Americans in the dark about its activities; expanding its reach, impact, and influence, while working to remain deep in the shadows; conducting operations all over the globe, while professing only to be operating in “a number of locations”; claiming worldwide deployments have markedly dropped in the last year, when evidence suggests otherwise.

“I know what you’re trying to do,” Bockholt said cryptically before he hung up on me -- as if the continuing questions of a reporter trying to get answers to basic information after a month of waiting were beyond the pale.  In the meantime, whatever Special Operations Command is trying to do globally and at home, Bockholt and others at SOCOM are working to keep it as secret as possible.

Nick Turse is the managing editor of TomDispatch.com and a fellow at the Nation Institute.  An award-winning journalist, his work has appeared in the New York Times, Los Angeles Times, the Nation, on the BBC, and regularly at TomDispatch. He is the author most recently of the New York Times bestseller Kill Anything That Moves: The Real American War in Vietnam (just out in paperback).  You can catch his conversation with Bill Moyers about that book by clicking here

Key to the Map of U.S. Special Operations Forces around the world, 2012-2013

Red markers: U.S. Special Operations Forces deployment in 2013.

Blue markers: U.S. Special Operations Forces working with/training/advising/conducting operations with indigenous troops in the U.S. or a third country during 2013.

Purple markers: U.S. Special Operations Forces deployment in 2012.

Yellow markers: U.S. Special Operations Forces working with/training/advising/conducting operations with indigenous troops in the U.S. or a third country during 2012.

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Copyright 2013 Nick Turse