lundi, 01 juin 2026
Exposé sur la géopolitique de l’Empire britannique - L’empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais…

Exposé sur la géopolitique de l’Empire britannique
L’empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais…
Jan Procházka
Source: https://deliandiver.org/referat-o-geopolitice-britskeho-i...
Le rôle géopolitique de la Grande-Bretagne
Grâce à la barrière naturelle que constitue la Manche et qui sépare la Grande-Bretagne du continent, cette dernière occupe une position géopolitique exceptionnelle en Europe, que l’on nomme «splendid isolation». La splendid isolation (parfois traduite par «glorieuse isolation») désigne la politique britannique envers le continent, déterminée par sa situation insulaire. Chaque fois que le continent s’unit (en particulier au départ de l'Allemagne ou de la France), comme sous les Habsbourg, sous Napoléon Bonaparte, le national-socialisme allemand ou par le traité de Maastricht, les Britanniques, craignant l’émergence d’un hégémon, s’y opposent. Pour les mêmes raisons qui poussèrent la reine Élisabeth I à entrer en guerre contre les Habsbourg et à défaire la flotte espagnole dans la Manche en 1588, les Britanniques ont défendu le droit de veto des petits États dans l’Union européenne, dont ils ont finalement choisi de sortir eux-mêmes.
Du point de vue britannique, l’Europe idéale est balkanisée, morcelée en une multitude de petits États concurrents ou en conflit, sur lesquels le «porte-avions insubmersible» ancré aux abords du continent, gardant l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark et la Belgique sous contrôle stratégique, peut exercer son hégémonie.
Ce que le continent voit comme de l’agitation ou de l’ingérence est, du point de vue insulaire britannique et américain, appelé le "maintien de l’équilibre des puissances". Cet équilibre (balance of powers) est fondamental dans la politique étrangère anglo-saxonne, mise en œuvre jadis contre les tribus indiennes en les dressant les unes contre les autres, pour finir par toutes les dominer.
À l’opposé de l’équilibre des puissances se trouve le « système continental » (blocus continental), où une Europe industrielle forte et unifiée cesse de s’épuiser dans des rivalités internes, sécurise par des traités de paix sa frontière continentale avec la Russie et construit des corridors pour l’acheminement des ressources russes. Ses expressions concrètes sont le pacte Ribbentrop-Molotov ou le gazoduc Nord Stream. Rappelons que ce sont les Britanniques qui ont le plus protesté contre Nord Stream, et que c’est l’administration Trump qui a imposé des sanctions contre les entreprises impliquées dans sa construction.

L’Europe couvre 10 millions de km²; mais, par rapport à des régions de taille comparable (États-Unis, Canada, Chine, Brésil, Australie), un observateur étranger remarquera une différence frappante: l’Europe est, contrairement aux continents du Sud global, issus du supercontinent Gondwana, extrêmement morcelée. Sa géographie est très complexe, composée d’environ cinq mers périphériques et quinze mers intérieures, quatre canaux majeurs, dix détroits importants et deux archipels dans l’Atlantique Nord – les Açores et l’Islande – stratégiquement irremplaçables pour l’hégémonie américaine sur l’Europe, le Proche- et le Moyen-Orient (Les aéroports de Lajes et Keflavík servent de ponts aériens d’approvisionnement). Tous les États de taille comparable ont réussi à s’unifier dans l’histoire, sauf l’Europe depuis la chute de l’Empire romain, malgré de nombreuses tentatives, de l’idéologie de la renovatio imperii des Mérovingiens et des Ottoniens jusqu’aux Communautés européennes. Les États-Unis sont, depuis la guerre américano-mexicaine (1848), la guerre de Sécession (1865) et l’achat de l’Alaska (1867), pratiquement achevés sur le plan territorial.

Il en va de même pour la Chine, unifiée dès 221 av. J.-C. par l’empereur Qin Shi Huangdi. En 119 av. J.-C., les Han battirent les Xiongnu et contrôlèrent le corridor-clé de la route de la soie, l’actuelle province du Gansu avec la porte de Yumen au sud du désert de Gobi ; la dernière grande acquisition territoriale de la Chine fut la conquête du Khanat Dzoungar au XVIIIe siècle.
L’Australie est achevée en 1901 par la fédération des colonies australiennes.
L’Amérique du Sud a des frontières globalement stables depuis le XVIe siècle et, à part deux guerres au XIXe siècle contre le Paraguay et la Bolivie pour l’accès à la mer, il n’y a pas eu de changements territoriaux majeurs (les conflits sur l’Acre et le Chaco Boreal étaient marginaux).

Il en va de même pour l’Afrique, dont le découpage interne fut décidé lors du Congrès de Berlin en 1885. Depuis, seules deux modifications géopolitiques majeures ont eu lieu, liées à la création de nouveaux États (Érythrée et Soudan du Sud).
À l’inverse, en Europe, rien que de mon vivant, il y a eu d’importants changements de la géographie politique: 20 États sont apparus (dont 5 non reconnus internationalement), 7 ont disparu, et une région a proclamé sans succès son indépendance. Certains historiens comme Arnold Toynbee, le mathématicien Peter Turchin, le démographe Colin McEvedy, le géographe Tim Marshall ou, côté tchèque, Václav Cílek, parlent d’un cycle européen de guerres tous les 50 ans [1].
La Grande-Bretagne fonctionne comme le «Taïwan de l’Europe», un porte-avions américain insubmersible, base de départ pour des invasions sur le continent, base militaire qui fait de l’Atlantique une sorte de Mare Nostrum, de mer intérieure anglo-saxonne, comme Venise tenait autrefois la Méditerranée ou Lübeck la Baltique.
Heureusement, la puissance continentale n’est pas totalement sans défense face à la puissance maritime: le continent peut encourager l’indépendance de l’Écosse, privant ainsi la Grande-Bretagne de sa frontière naturelle mais aussi du plateau continental de la mer du Nord, riche en pétrole et en gaz. Le continent peut soutenir la réunification de l’Irlande, voire son armement en systèmes anti-aériens et en missiles anti-navires, privant ainsi les Britanniques du contrôle sur le canal St George, le North Channel et la mer d’Irlande. Cela créerait pour la Grande-Bretagne « leur propre Taïwan ». Dublin obtiendrait aussi une frontière naturelle et, en tant que paradis fiscal avec un impôt sur les sociétés de 12,5%, pourrait nuire à Londres encore plus que les Britanniques ne nuisent au continent avec leurs bases mafieuses (Gibraltar, Chypre, îles Anglo-Normandes).
C’est d’autant plus irritant que, parmi tous les macro-régions du monde, seule l’Europe pourrait, par une décision politique, mettre fin à l’hégémonie mondiale américaine et inaugurer une ère de multipolarité. Il suffirait de fermer son espace aérien, de déployer des sous-marins invisibles dans l’Atlantique, et le tour serait joué. Seuls Charles de Gaulle et la Nouvelle Droite française ont su penser ainsi après-guerre.
Colonies britanniques aujourd’hui
Les Britanniques ont créé, en maîtrisant les océans au XIXe siècle, le plus grand empire maritime de tous les temps, surpassant même l’Empire mongol en taille. C’est là, précisément parce qu’il s’agissait d’un empire global, que toutes les horreurs du monde moderne ont été réalisées pour la première fois à l’échelle mondiale.
Ce fut finalement la concurrence sur le continent européen, surtout le blocus maritime de l’île par les sous-marins allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, qui épuisèrent progressivement le potentiel britannique. Les Britanniques perdirent la plupart de leurs colonies formellement après la Seconde Guerre mondiale, mais ils gardent encore aujourd’hui plusieurs territoires d’outre-mer [2].

Les colonies britanniques ont été renommées en 1981 (British Nationality Act) en «territoires dépendants britanniques», puis en 2001 (British Overseas Territory Act) en «territoires britanniques d’outre-mer», mais ces territoires conservent de facto un statut colonial (dépendant), contrairement par exemple aux départements d’outre-mer français, qui sont partie intégrante de la France et fonctionnent plutôt comme des exclaves.
Union Jack
Le drapeau à la croix de Saint-Georges rouge fut donné à l’Angleterre par les banquiers génois qui finançaient les croisades – une sorte d’OTAN de l’époque. Saint Georges était aussi le patron des chevaliers et des croisades. Le drapeau anglais vient directement de celui de Gênes, tout comme la Banque d’Angleterre a été fondée sur le modèle de la banque génoise San Giorgio, dans le même but: consolider la dette publique.
Lorsque les Britanniques furent forcés d’abandonner leurs colonies, ils tentèrent de conserver le contrôle des bandes côtières, points d’appui, ports, canaux et détroits, afin de garder une maîtrise sur les océans, de maintenir leurs anciennes colonies sous contrôle stratégique, tout en n’ayant pas à financer leur développement. C’est pourquoi ils ont gardé Gibraltar (officiellement territoire espagnol sous administration britannique, contrôlant l’accès de la Méditerranée à l’Atlantique), les zones militaires d’Akrotiri et Dhekelia à Chypre, qui servent de base pour les opérations anglo-saxonnes et d’arrière-plan pour les opérations israéliennes au Proche-Orient.
Lors de leur départ de Birmanie, ils ont tenté de conserver le contrôle de Rangoun et du delta de l’Irrawaddy, mais les Birmans ont réussi à les expulser. Il en fut de même pour les Indonésiens, qui ont résisté en 1946 à une invasion conjointe anglo-néerlandaise à Java et à des tentatives de détacher les régions calvinistes d’Indonésie pour balkaniser l'archipel.
L’Égypte aussi a réussi à nationaliser en 1956 le canal de Suez, construit par les Britanniques en 1869, dont la possession, avec Singapour, l’Australie, le port d’Aden au Yémen et l’Afrique du Sud, faisait de l’océan Indien une mer intérieure britannique, garantissant à la Grande-Bretagne le monopole du commerce avec le Moyen-Orient, l’Inde et la Chine.

Dans les Caraïbes, les Britanniques possèdent encore aujourd’hui les îles Vierges britanniques (paradis fiscal sans valeur géopolitique particulière), les îles Turks et Caïcos, l’île d’Anguilla, la peu attrayante île de Montserrat dévastée par l’éruption de la Soufrière, les îles Caïmans au sud de la Jamaïque, ancienne base du pirate Morgan. Dans la mer des Sargasses, ils possèdent les Bermudes, point d’appui d’où fut lancée en 1812 une invasion contre les États-Unis, les îles Sainte-Hélène et Ascension dans l’Atlantique, qui hébergent des bases militaires, des aéroports, des mouillages pour porte-avions, stratégiquement importants pour les vols de bombardiers transatlantiques (par exemple pendant la guerre des Malouines en 1982). C’est aussi près d’Ascension que furent testées les bombes atomiques britanniques. L’île Tristan da Cunha, volcan instable du milieu de l’Atlantique, ne compte que 200 habitants, et n’a eu d’importance qu’avant l’ouverture du canal de Suez comme point de ravitaillement en eau douce pour les vapeurs en route vers l’Inde.
Dans l’Atlantique sud, les Britanniques détiennent les îles inhabitées de Géorgie du Sud, les îles Sandwich du Sud dans la mer Scotia, et les Malouines, îles peu peuplées mais stratégiquement importantes car elles contrôlent les détroits patagoniens fermant l’Atlantique au sud-ouest. La possession de ces territoires du Grand Sud fonde également une revendication territoriale sur une portion de l’Antarctique.
Sans grande importance, dans le Pacifique, il y a l’atoll inhabité d’Henderson, sans eau potable, et l’île voisine de Pitcairn, où se cachèrent jadis les mutins du Bounty, mais sans aéroport ni port (seuls de petits bateaux peuvent y accoster à marée haute).

Les îles Chagos (Territoire britannique de l’océan Indien) avec l’atoll Diego Garcia, où se trouve la base militaire américaine Cape Thunder contrôlant la route maritime principale de l’océan Indien, sont, elles, de première importance. On y trouve un mouillage pour porte-avions, d’où furent lancées les frappes américaines et les invasions au Moyen-Orient (Irak, Afghanistan, Iran). Sur ce territoire, la Cour internationale de justice à La Haye a récemment statué que la Grande-Bretagne l’avait illégalement pris à l’île Maurice et devait le restituer. Il existe aussi des revendications des habitants d’origine, déportés par les Américains vers d’autres îles de l’océan Indien. Les Britanniques seraient prêts à restituer les Chagos à Maurice, mais craignent la réaction de Donald Trump, qui les annexerait probablement immédiatement et en ferait un territoire non incorporé des États-Unis, à l’instar de Porto Rico ou des atolls à guano.
Empire britannique dans l’océan Indien
Au XIXe siècle, l’océan Indien était en fait une mer intérieure britannique.
On peut aussi considérer comme colonies britanniques les « dépendances de la Couronne » (Crown Dependencies), qui relèvent directement de la Couronne et ne sont pas membres du Commonwealth. Il s’agit de l’île de Man, stratégiquement importante pour contrôler la mer d’Irlande, forteresse avancée protégeant les bassins de radoub de Barrow-in-Furness et les mouillages de porte-avions britanniques. Il s’agit aussi des îles Anglo-Normandes au large de la Normandie, dont les habitants sont peu aimés des Britanniques car, pendant la Seconde Guerre mondiale, ils accueillirent les Allemands en libérateurs. Ces territoires jouissent du home rule (autonomie locale, non constitutionnelle, révocable unilatéralement par le Parlement).
Ulster – Irlande du Nord
Les nationalistes irlandais (républicains) ajouteraient sûrement que l’Irlande du Nord est aussi une colonie britannique, l’un des quatre pays constitutifs du Royaume-Uni, appelée Ulster par les Irlandais, du nom d'un ancien royaume irlandais. Après la conquête de l’Irlande par Oliver Cromwell en 1649, les Anglais déclarèrent l’Irlande colonie anglaise et commencèrent un génocide brutal de la population autochtone, exterminant des clans entiers.
En 1801, le royaume d’Irlande fut officiellement rattaché à la Grande-Bretagne, formant le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande. L’Irlande devint un dominion en 1922, au moment où les Britanniques divisèrent l’île et séparèrent l’Irlande du Nord. L’indépendance totale fut obtenue par les Irlandais (sans l’Irlande du Nord) en 1949, par la sortie hors du Commonwealth et la proclamation de la République.


La dernière grande agitation eut lieu en 1969 à Belfast, où les Britanniques durent envoyer l’armée pour préserver l’unité du Royaume-Uni.
Outre l’Irlande du Nord, le Royaume-Uni est composé de l’Angleterre, du pays de Galles et de l’Écosse, annexée en 1606. Les Écossais ont aussi connu le génocide et les déportations forcées. Après la défaite des Jacobites à Culloden en 1745, les clans écossais furent exterminés et des milliers d’Écossais déportés de force en Afrique du Sud (le sort de ces déportés en Afrique du Sud est décrit dans les romans de l’écrivain sud-africain Alan Scholefield).
En 2014, un référendum serré sur l’indépendance de l’Écosse a eu lieu, qui, en cas de sécession, aurait eu de graves conséquences politiques, car l’Écosse aurait obtenu aussi le plateau de la mer du Nord avec ses gisements de pétrole et de gaz. Le Royaume-Uni a failli devenir le « Royaume désuni ».
Le Royaume-Uni n’est pas une fédération, mais un cas particulier de système de dévolution, où le Parlement délègue certaines compétences aux parlements locaux (ainsi l’Écosse a son propre Premier ministre nommé par le monarque). Ces compétences peuvent être retirées unilatéralement par le Parlement britannique, ce qui est politiquement très sensible. Le Parlement a donc été pratiquement contraint d’autoriser le référendum sur l’indépendance de l’Écosse.
La naissance du Commonwealth britannique
Il est vrai que dans les anciennes colonies allemandes reprises par les Britanniques comme mandats de la Société des Nations après la Première Guerre mondiale, on trouve encore, à la différence des colonies portugaises, espagnoles ou françaises, un « ordre allemand » proverbial, comme si la mentalité des colonisateurs s’était transférée à la population locale. Une autre différence fondamentale entre l’empire britannique d’un côté et les empires français, espagnol, etc. de l’autre, est que les colonies britanniques sont devenues typiquement des terres d’immigration pour les colons anglais et irlando-écossais, ainsi que pour d’autres protestants d’Europe continentale (Bavière, Pays-Bas, Scandinavie), ce qui a permis la création progressive de nations sœurs, unies par une langue commune. D’où le terme colonie, inspiré de l’Antiquité et des colonies grecques en Méditerranée.
En outre, avant même d’être contraints de quitter leurs colonies après la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques en avaient constitué de grandes fédérations (Canada, Australie, Afrique du Sud), qui obtinrent leur indépendance d’en haut, contrairement aux colonies espagnoles, où chaque vice-royauté ou capitainerie dut conquérir son indépendance de force entre 1811 et 1821, puis ces nouveaux États ibéro-américains se lancèrent dans des guerres pour les corridors de transport, les ressources et l’accès à la mer. Un exemple de fédération et d’indépendance accordée d’en haut est aussi la création du Brésil, né en 1807 du transfert de la cour portugaise au-delà de l’océan.
De plus, les peuples romans – Espagnols, Portugais, Français – se sont mêlés aux populations indigènes. Les Portugais, dans leurs colonies, étaient même incités, sous Salazar, à épouser des Africaines pour créer une «race portugaise» homogène. Contrairement à eux, Britanniques et Allemands ont appliqué une logique raciale et tenté d’exterminer les peuples autochtones, ce qui fut souvent le cas: les Tasmaniens ou les Caraïbes furent éradiqués, les Aborigènes d’Australie ou les Indiens à l’est du Mississippi presque totalement. Cette attitude de confrontation a aussi favorisé l’émergence d’États ethniquement proches où les Britanniques ont dépassé ou remplacé la population d’origine.

La naissance du Commonwealth britannique est datée de 1931, avec le statut de Westminster qui a mis juridiquement les dominions à égalité avec la métropole et donné à leurs parlements le droit de légiférer. Ce fut la première étape vers une indépendance totale, réservée alors aux dominions à majorité britannique: Canada (sauf Terre-Neuve), Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande et Afrique du Sud.

Après la Seconde Guerre mondiale, de nouveaux États indépendants issus de la décolonisation (Inde, Pakistan – incluant alors le Bangladesh – et Ceylan) rejoignent le Commonwealth, qui devient le Commonwealth of Nations, uni par la langue anglaise et l’union personnelle avec la Couronne britannique. Le lien couronne posait problème dans les pays devenus républiques. En 1950, l’Inde devint la première république du Commonwealth. Beaucoup d’autres pays rompent le lien avec la Couronne: Sri Lanka (jusqu’en 1972 "dominion de Ceylan"), Irlande, Pakistan, Birmanie, Zambie, Zimbabwe, Afrique du Sud (à partir de 1961, une république) ou Malaisie, qui est une monarchie élective.
La fin du Commonwealth britannique
À la création du Commonwealth, les Britanniques exigeaient que l’ensemble fonctionne sur la base de l’union personnelle, la politique étrangère étant dirigée depuis Londres. Cette prééminence prit fin en 1956, avec la défaite franco-britannique lors de la crise de Suez, révélant leur incapacité à faire la guerre sans les États-Unis, et où les membres non-européens du Commonwealth refusèrent d’appuyer l’aventure britannique au Proche-Orient.
Le point final de l’hégémonie britannique fut l’indépendance déclarée par la minorité blanche de Rhodésie du Sud (Zimbabwe actuel) en 1965, par crainte de la fin de l’apartheid et de la perte de leurs privilèges. Les conférences impériales régulières, toujours à Londres, devinrent dans les années 1970 des conférences du Commonwealth, déplacées hors de Grande-Bretagne (comme à Singapour en 1971). Avec la suppression du commerce libre et la fin du bloc sterling (où les devises étaient garanties par des réserves en livres), le commerce au sein du Commonwealth a aussi fortement diminué. Pour l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, les principaux partenaires commerciaux sont devenus les puissances industrielles de l’Indo-Pacifique (Corée du Sud, Japon, Chine). Ce processus d’émancipation économique culmine en 2011, quand l’Afrique du Sud devient le cinquième membre du groupe chinois BRIC (BRICS).
Aujourd’hui, la relation entre le Royaume-Uni et ses anciennes colonies s’est presque inversée: après la fermeture de la dernière mine de charbon anglaise à Kellingley et de la sidérurgie de Scunthorpe, nationalisée, le Royaume-Uni dépend désormais du charbon australien et de l’acier indien.
Les membres actuels du Commonwealth se divisent en deux groupes: les fondateurs, qui ont maintenu l’union personnelle avec la métropole au Canada, en Australie, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Salomon, Tuvalu et Maurice, dans les Caraïbes Belize (ex-Honduras britannique), Bahamas, Jamaïque, Antigua-et-Barbuda, Saint-Kitts-et-Nevis, la Barbade, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et la Grenade. Ces monarchies sont appelées « Commonwealth realms » (il n’existe pas d’équivalent officiel français).
Le second groupe inclut les pays ayant un autre chef d’État, la plupart du temps un président: Méditerranée (Malte, Chypre), Indo-Pacifique (Seychelles, Maldives, Pakistan, Inde, Sri Lanka, Bangladesh, Malaisie, Singapour, Brunei, Samoa occidentales, Fidji, Tonga, Kiribati, Nauru), Afrique (Gambie, Sierra Leone, Ghana, Nigeria, Ouganda, Kenya, Tanzanie, Malawi, Zambie, Zimbabwe, Botswana, Afrique du Sud, Lesotho, Swaziland), Caraïbes (Guyana, Trinité-et-Tobago, Dominique).
L’avenir du Commonwealth
Pourtant, il existe encore aujourd’hui certains liens économiques et culturels entre les pays du Commonwealth. De leur passé anglo-saxon, les États du Commonwealth ont hérité d’institutions politiques, notamment la justice et le système parlementaire. Les membres du Commonwealth appartiennent à la « sphère anglo-saxonne », ce qui oriente en partie leur politique économique et étrangère. Leurs relations extérieures restent largement alignées sur les intérêts anglo-saxons, fournissant aux Britanniques et aux Américains leurs infrastructures pour des exercices militaires, des bases, des ponts aériens ou des invasions. Les points d’appui clés sont surtout Malte, qui contrôle les routes méditerranéennes (détroit de Sicile) et d’où furent lancés des raids aériens sur la Libye (1941–1943 et 2011), Chypre (une base pour toutes attaques et invasions au Moyen-Orient), Singapour (contrôle du principal corridor entre le Pacifique et l'océan Indien – le détroit de Malacca, par où passe la moitié du trafic mondial de conteneurs, long de 800 km mais large de seulement 3 km à Singapour), Trinité-et-Tobago (contrôle du plateau pétrolier du Venezuela) ou l’arc insulaire des Petites Antilles, qui fait de la Caraïbe une mer intérieure anglo-saxonne fermée.
Le processus de décolonisation a été achevé par l’Irlande en 1949 avec la proclamation de la république, la sortie du Commonwealth et les tentatives de restauration de la langue irlandaise (jusqu’ici peu fructueuses). En refusant d’adhérer à l’OTAN, l’Irlande a pu préserver sa neutralité.
Notes :
[1] Vingt nouveaux États sont apparus (Allemagne, République tchèque, Slovaquie, Fédération de Russie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Transnistrie, Ukraine, Biélorussie, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Kosovo, République populaire de Donetsk, République populaire de Louhansk, République de Macédoine du Nord), dont cinq non reconnus internationalement (ARYM, Transnistrie, Kosovo, DNR, LNR) ; trois guerres ont éclaté en Europe, six États ont disparu (URSS, RDA, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, DNR, LNR) et une région a officiellement proclamé son indépendance (Catalogne).
[2] Lorsque l’on entend des mots comme « déportations forcées », « génocide », « camps de concentration » ou « famine », les lecteurs, sous l’influence de l’enseignement scolaire, associent généralement ces termes à l’URSS ou à l’Allemagne nazie. Ce que les Britanniques ont fait de pire au XIXe et XXe siècle reste ignoré ; la « bonne vieille Angleterre » est souvent perçue ici à travers le prisme de la littérature et d’une certaine image du gentleman. Toutefois, cet exposé n’a pas pour but de détailler d’un côté le progrès industriel dans la course aux armements des tigres capitalistes et, de l’autre, par exemple, les camps d’extermination de Lord Kitchener en Afrique du Sud, les famines provoquées par les Britanniques en Inde, en Afrique et en Chine (qui, rien qu’à l’époque victorienne, ont fait selon les estimations 40 millions de morts), les guerres de l’opium ou la révolte des Taiping, qui fit passer la population chinoise de 400 à 350 millions, l’apartheid racial et géographique mondial avec la bourgeoisie londonienne au sommet, les déportations violentes dans tout l’empire ou l’extermination et le déplacement de populations irlando-écossaises vers l’Afrique du Sud et l’Australie.
18:16 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, royaume-uni, géopolitique, empire britannique |
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mardi, 05 mai 2026
Charles III veut la guerre: l’obsession fatale de Londres pour la Russie

Charles III veut la guerre: l’obsession fatale de Londres pour la Russie
Londres/Washington. Depuis 200 ans, la Grande-Bretagne fait partie des ennemis les plus intransigeants et tenaces de la Russie. Cela repose aussi bien sur des raisons géopolitiques que sur des enjeux liés aux ressources naturelles. Aujourd’hui, les visées géopolitiques des Anglo-Saxons cherchent à couper la Russie du commerce mondial autant que possible et, à long terme, à démembrer son territoire — un objectif qui fait l’objet de discussions ouvertes dans des think tanks transatlantiques depuis la fin de l’Union soviétique.
Fait intéressant, le roi britannique Charles III a justement évoqué cette constante de la politique anglo-américaine lors de sa visite récente aux États-Unis. Lors d’une séance conjointe du Congrès, il a prononcé un discours qui peut aussi être considéré comme une déclaration de guerre à peine voilée à la Russie.
Charles a déclaré textuellement: «Juste après le 11 septembre, lorsque l’OTAN a invoqué pour la première fois l’article 5 et que le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est uni face au terrorisme, nous avons répondu ensemble à l’appel, comme notre peuple le fait depuis plus d’un siècle — où nous avons été main dans la main durant deux guerres mondiales, pendant la guerre froide, la guerre d’Afghanistan et d'autres moments qui ont façonné notre sécurité commune. Aujourd’hui (…) la même détermination inébranlable est nécessaire pour la défense de l’Ukraine et de son peuple si courageux».
L’idéalisation de l’échec en Afghanistan et la référence explicite au pacte militaire de l’OTAN sont un appel sans équivoque à Washington pour qu’il participe enfin à une guerre terrestre européenne d’envergure contre Moscou. Le fait que les deux guerres mondiales précédentes aient coûté la vie à près de 70 millions de personnes n’a pas empêché les représentants américains présents d’accueillir cette exhortation à une Troisième Guerre mondiale par des applaudissements tonitruants.
Cette scène s’inscrit parfaitement dans une obsession de la Russie qui dure depuis près de deux siècles et qui façonne en permanence la politique extérieure britannique. Depuis la guerre de Crimée en 1853, l’élite londonienne ourdit des plans pour culbuter militairement la Russie, toujours selon un modèle éprouvé: le Royaume agit en coulisses et incite d’autres puissances à porter le lourd fardeau, à payer le prix du sang.


Cette stratégie a atteint un premier sommet cynique immédiatement après la capitulation allemande en 1945. Alors que l’Armée rouge détruisait la Wehrmacht, le Staff de planification conjoint britannique élaborait «le projet Impensable/Unthinkable» — un plan pour une attaque surprise contre l’allié soviétique.
Le document présenté à Winston Churchill le 22 mai 1945 prévoyait une attaque le 1er juillet 1945 avec des forces britanniques, américaines, polonaises et même allemandes unies sous un même commandement. L’objectif politique déclaré était très simple: la Russie devait «se soumettre à notre volonté». Le document précise également: «Un succès rapide pourrait amener les Russes à se soumettre, au moins provisoirement, à notre volonté; mais peut-être pas. (…) S’ils veulent une guerre totale, ils sont capables de la mener».
Aujourd’hui, la participation active des États-Unis est devenue une nécessité absolue pour Londres. L’offensive de charme transatlantique de Charles joue un rôle clair: elle doit ressusciter sous une nouvelle apparence «l’Opération Impensable/Unthinkable» (ndt: parfois appelée aussi "Liberty Storm").
Le discours du roi et l’ensemble de la tradition diplomatique britannique révèlent une fixation ininterrompue sur la Russie. Cette obsession représente un danger mortel pour le reste du monde. Comme on le sait, Londres a, quelques mois auparavant, offert, de manière à peine voilée, d’aider l’Ukraine à construire des armes nucléaires. Si la Russie prend cette menace au sérieux, une guerre nucléaire n’est plus qu’une question de temps (mü).
21:02 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : charles iiin grande-bretagne, royaume-uni, russie, europe, affaires européennes |
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samedi, 02 mai 2026
Les nationalistes celtes empêcheront-ils Reform UK d’accéder au pouvoir?

Les nationalistes celtes empêcheront-ils Reform UK d’accéder au pouvoir?
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
«Les changements qui se profilent à l'horizon semblent de nature sismique», déclare Angus Robertson, ministre du gouvernement écossais. Les sondages indiquent qu’après les élections du 7 mai, l’Angleterre sera entourée de régions où des partis nationalistes de gauche domineront la scène politique: il s’agit de Plaid Cymru au Pays de Galles, du Parti national écossais (SNP) en Écosse et de Sinn Féin à Belfast (Irlande du Nord). Cela exercera une pression encore plus forte sur le gouvernement travailliste de Sir Keir Starmer.


L’Écosse se rendra aux urnes le 7 mai. Jusqu’en 2022, le SNP (Parti national écossais) de gauche-nationaliste atteignait jusqu’à 50% des voix en Écosse, mais avec un programme progressiste de type woke, sans égal en Europe, avec des turbulences internes et un référendum sur l’indépendance décevant, le SNP a perdu du terrain. Il remonte d’un creux difficile et espère obtenir entre 34 et 40% des voix (en 2021, il avait recueilli 48%). Le Labour et Reform UK se disputent la deuxième place, chacun avec environ 15% des voix. Si le SNP gagne, il a déjà promis d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance écossaise.
Trois des quatre nations du Royaume-Uni seront-elles dirigées par des nationalistes ?
En mai également, le Pays de Galles ira aux urnes, avec des attentes élevées, puisque le parti nationaliste de gauche Plaid Cymru (PC) recueille environ 29% des suffrages dans les sondages, juste devant Reform UK, qui pourrait atteindre près de 28%. Rhun ap Iorwerth, président de PC, parviendra-t-il à mettre fin à 103 ans de domination travailliste au Pays de Galles? Ce serait une révolution. Il est clair que les peuples celtes estiment que leurs revendications ne reçoivent pas assez d’attention et que peu de ressources sont allouées à l’Écosse, au Pays de Galles et à l’Irlande du Nord.
Selon Angus Robertson, ministre écossais, cela représenterait une catastrophe pour le gouvernement travailliste de Starmer. Car si trois des quatre nations du Royaume-Uni seront bientôt dirigées par des nationalistes celtes de gauche, et si Nigel Farage de Reform UK parvient à s’emparer de l’Angleterre, la quatrième nation du Royaume-Uni, alors ce dernier risque de se désintégrer plus rapidement qu’on ne l'aurait pensé.
En tout cas, une discussion approfondie a déjà eu lieu entre John Swinney, premier ministre écossais, et Michelle O’Neill du Sinn Féin (Irlande du Nord). Starmer, qui a remporté les élections de 2024, notamment avec la promesse d’améliorer les relations entre Anglais et peuples celtes, a échoué. Mais les nationalistes celtes représentent aussi un obstacle gênant sur la voie de Nigel Farage vers le pouvoir.
22:14 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Terres d'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nationalismes celtiques, pays de galles, écosse, irlande du nord, angleterre, royaume-uni, grande-bretagne, europe, affaires européennes |
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mercredi, 07 janvier 2026
Du « discours haineux » à la Free Speech Union – la liberté d'expression criminalisée au Royaume-Uni

Du « discours haineux » à la Free Speech Union – la liberté d'expression criminalisée au Royaume-Uni
Peter W. Logghe
Quelle: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
«La liberté d'expression est plus menacée au Royaume-Uni qu'elle ne l'a jamais été depuis la Seconde Guerre mondiale», déclare Toby Young (photo), journaliste et fondateur de la Free Speech Union. Depuis 2024, il siège à la Chambre haute britannique en tant que baron Young of Acton. Et il cite dans la foulée un chiffre stupéfiant: chaque année, plus de 12.000 sujets britanniques sont arrêtés par la police britannique pour "des propos haineux". Pour des délits de langage commis en ligne. Soit une moyenne de 30 personnes par jour !

Il s'agit de personnes qui ont publié sur Internet des propos qui auraient blessé des sentiments ou qui seraient fondés sur des «préjugés»: les «incidents de haine non criminels» (Non Criminal Hate Incidents ou NCHI). Une évolution si explosive que le magazine libéral The Economist y a consacré un article à la une. La couverture de l'hebdo montre un visage dont la bouche est fermée par un cadenas. Depuis l'introduction de cette catégorie de NCHI au Royaume-Uni, selon des estimations prudentes, 130.000 enquêtes ont été ouvertes contre des citoyens. La définition du «délit» est très subjective, selon Toby Young, car elle repose sur la perception des victimes présumées, qui se sentent «blessées» par des «préjugés».
Seulement 5% des signalements donnent lieu à des poursuites judiciaires. Il s'agit souvent d'affaires tout à fait ridicules, comme celle d'un homme qui sifflait la chanson de Bob le bricoleur, ou celle de l'ancienne députée conservatrice Amber Rudd (photo), qui avait demandé lors d'une convention du parti en 2016 que les emplois britanniques soient réservés aux travailleurs de nationalité britannique. Seuls 5% des signalements, selon Young, donnent lieu à des poursuites, mais le simple fait que la police se présente à votre porte tôt le matin et ouvre une enquête, avec interrogatoire à la clé, traumatise de nombreux citoyens. Des vidéos montrant des interventions policières choquantes circulent.
La Free Speech Union, créée au Royaume-Uni pour dénoncer ce type de pratiques, a déjà enregistré 55.000 membres depuis sa création il y a cinq ans et a fourni une assistance juridique dans plus de 3000 cas. Entre-temps, des organisations sœurs ont été créées aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Un cas est resté gravé dans la mémoire de Toby Young: un employé de la Lloyds Bank, un homme dyslexique, a maladroitement posé la question de savoir ce qu'il fallait faire lorsque des Noirs utilisaient eux-mêmes le mot «nègre». Il a eu l'imprudence de prononcer lui-même ce mot. Un NCHI, bien sûr! L'homme, qui avait 27 ans d'ancienneté à la banque, a été licencié. La FSU a fait appel en son nom et, après des années, l'homme a gagné le procès.
La criminalisation de la liberté d'expression est une évolution inquiétante, estime Toby Young. La croissance d'une association comme la FSU en est la preuve.
18:44 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté d'expression, free speech union, grande-bretagne, royaume-uni, europe, affaires européennes |
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mardi, 18 novembre 2025
La culture stratégique de la Grande-Bretagne en clair

La culture stratégique de la Grande-Bretagne en clair
Elena Fritz
Source: https://t.me/global_affairs_byelena
Ce que l’interview de l’ancien chef du MI6 Moore révèle réellement (https://www.bloomberg.com/features/2025-richard-moore-wee... )
L’interview de Moore n’est pas une contribution d’opinion, mais une déclaration de l’auto-approbation du modèle de pouvoir britannique. Ses propos peuvent être lus comme une description condensée de la manière dont la Grande-Bretagne comprend la gouvernance géopolitique au 21e siècle : par réseaux, non par territoires – par crises, non par stabilité.
La guerre en Ukraine comme forme d’existence britannique – pas comme lieu
Moore définit le conflit comme un « test de la volonté ».
Il ne s’agit pas de l’Ukraine, mais de la question de savoir si la Grande-Bretagne et l’Occident peuvent maintenir leur rôle dans le système mondial.
Pour Londres, la guerre n’est pas un risque, mais un espace fonctionnel :
Elle génère précisément ce type d’instabilité contrôlée sur laquelle la politique étrangère britannique mise depuis des décennies.
La construction de l’ennemi comme méthode stratégique
L’affirmation de Moore selon laquelle la Russie « n’est pas prête à un accord » n’est pas une connaissance du renseignement, mais un point de stratégie :
- Par la délégitimation morale, la diplomatie est exclue ;
- par l’exclusion de la diplomatie, le conflit devient permanent.
Ainsi, un cadre auto-entretenu se crée, dans lequel les compromis sont automatiquement considérés comme des échecs.
La stratégie britannique travaille ici avec une architecture narrative – pas avec des paramètres militaires.

Les crises comme capital monétisable
Un point que Moore ne dit pas explicitement, mais indique clairement :
Le conflit est considéré comme une « position active » – politiquement comme économiquement.
Pour Londres, un conflit ouvert est plus précieux qu’un conflit gelé ou terminé, car il:
- augmente les dépendances internationales,
- stimule la demande pour les services de renseignement britanniques,
- renforce les chaînes d’approvisionnement sécuritaires,
- dirige les flux de capitaux vers des projets d’armement et de technologie.
La guerre agit ainsi comme un stabilisateur de l’économie de pouvoir britannique.
L’empire britannique du 21ème siècle: réseaux plutôt que cartes
Moore décrit implicitement ce sur quoi repose aujourd’hui la puissance britannique :
Pas sur le territoire ou la masse, mais sur des nœuds de contrôle.
Ces nœuds sont constitués de :
- réseaux financiers (City de Londres)
- plateformes de renseignement (MI6, GCHQ)
- infrastructures technologiques
- canaux d’information et cadres d’interprétation moraux
La guerre densifie ces réseaux.
Plus ils deviennent étendus, plus l’influence de Londres augmente – malgré la diminution réelle des ressources matérielles.

La nouvelle économie britannique: la sécurité comme secteur de croissance
L’indication de Moore sur une « industrie de défense ukrainienne sous-capitalisée » n’est pas fortuite.
Il décrit un concept industriel britannique :
Production d’armements + secteur financier = nouvelle logique de croissance
Dans ce modèle, le conflit devient la base des investissements – un facteur garant pour le capital.
La répartition transatlantique des rôles – avec Londres comme centre d’interprétation
La phrase de Moore « Nous parlons constamment avec les Américains » est sous-analysée.
Elle ne signifie pas échange, mais influence.
La Grande-Bretagne agit comme :
- fournisseur d’images de menace,
- pré-structurateur des options décisionnelles américaines,
- correcteur des positions européennes.
Ainsi, Londres contrôle simultanément trois niveaux:
USA -> UE -> partenaires d’Europe de l’Est.
Ce n’est pas une alliance, mais un système de pilotage.
La stratégie britannique à long terme
Lorsque Moore exige « de la patience » et recommande plus de pression « à l’intérieur de la Russie », il ne décrit pas une tactique de guerre, mais une stratégie d’épuisement basée sur le temps :
- Un affrontement contrôlé, aussi long que possible, qui maximise les avantages structurels des réseaux britanniques.
- Le conflit ne doit pas être résolu, mais épuisé.
Conclusion
L’interview de Moore n’est pas une analyse de la guerre.
C’est une description de la mécanique de pouvoir britannique :
- Les conflits sont construits, non observés.
- Les crises sont gérées, non terminées.
- Les réseaux remplacent le territoire comme base du pouvoir politique.
- Le temps remplace la violence comme ressource stratégique.
- L’interprétation remplace la diplomatie comme outil politique.
En résumé:
Pour la Grande-Bretagne, la guerre n’est pas une situation d’urgence – mais un principe structurel d’un rôle mondial, assuré non plus par le pouvoir, mais par le contrôle.
12:40 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : royaume-uni, grande-bretagne, mi6, services secrets, europe, affaires européennes |
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vendredi, 19 septembre 2025
Le gouvernement Starmer sous pression également à gauche

Le gouvernement Starmer sous pression également à gauche
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Le gouvernement travailliste de Sir Keir Starmer ne subit pas seulement de fortes critiques de la droite, mais aussi de la gauche, d'où de lourds orages menacent. Environ 600.000 personnes manifestent de l’intérêt pour le nouveau projet de parti de Jeremy Corbyn. « Votre Parti est en train de naître ici », peut-on lire sur le site Internet du nouveau parti, même si ce nom, Votre Parti, n’est pas définitif. Mais dès le début, des tensions semblent apparaître entre l’ancien socialiste et ex-chef du Labour, Corbyn, et la jeune députée Zarah Sultana, car la création du nouveau parti de gauche au Royaume-Uni se déroule de manière assez chaotique, comme on peut le remarquer avec humour.
Dans les rangs du Labour, en revanche, personne ne rit, car la création d’un nouveau parti de gauche pourrait bien sceller la perte du vieux parti travailliste lors des prochaines élections. Lors des dernières élections législatives, le Labour n’a recueilli qu’un peu plus d’un tiers des voix britanniques, certes suffisant pour obtenir la majorité au Parlement. Depuis, la situation (économique, politique et migratoire) s’est dramatiquement détériorée pour le Labour. Corbyn a été exclu du parti par Starmer en 2020 pour des propos jugés antisémites.

Vers une coalition de syndicalistes, d’anciens communistes et d’ennemis d’Israël ?
Le nouveau parti de gauche pourrait devenir un fourre-tout où se retrouveraient des syndicalistes, des anciens communistes, des jeunes socialistes, des pacifistes, des amis de la Palestine et des ennemis d’Israël. « Lorsque nous avons annoncé la création du site Web du nouveau parti, c’était comme une rupture de barrage », a déclaré Corbyn dans une interview au magazine britannique de gauche Jacobin. Le congrès fondateur aura lieu à l’automne. Le journal conservateur Daily Telegraph a affirmé que le nouveau parti serait « une coalition floue d’extrémistes de gauche et d’islamistes soutenant le terrorisme ».

Zarah Sultana (photo), qui s’est retrouvée sous les feux de la rampe après avoir été exclue du groupe parlementaire travailliste, est la fille de migrants pakistanais et représente South Coventry. Elle envisage de déménager à Birmingham, où vivent de nombreux musulmans. Lors des élections de 2024, de nombreux candidats indépendants pro-palestiniens y ont remporté des sièges et soutiennent désormais le projet de Corbyn.
Le Parti travailliste britannique est profondément divisé en interne à cause du conflit à Gaza, c’est une évidence. Alex Hern, du groupe de pression Labour Against Antisemitism, espère que Sultana « restera en marge de la scène politique ». Starmer, marié à une femme juive, a longtemps adopté une position pro-israélienne, mais a récemment annoncé, sous la pression de l’aile gauche, qu’il soutenait la reconnaissance de l’État palestinien.
Les écologistes aussi pourraient menacer le Labour avec leur nouveau « programme éco-populiste ». L’éclatement de la gauche profite à Reform UK de Nigel Farage. Le journaliste de gauche Paul Mason résume la situation ainsi : « Le nouveau parti de Corbyn va ouvrir la porte du 10 Downing Street à Farage. » Mais : attendons de voir, bien sûr.
18:44 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : travaillistes, labour, grande-bretagne, royaume-uni, politique, europe, affaires européennes, jeremy corbyn |
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mardi, 16 septembre 2025
Sur les manifestations de Londres - Le peuple anglais en ébullition

Sur les manifestations de Londres
Le peuple anglais en ébullition
Alexander Douguine
Alexander Douguine déclare que le cortège d’un million de personnes à Londres marque l’aube d’une véritable révolution conservatrice contre Starmer et le globalisme.
Une véritable révolution conservatrice a commencé à Londres. Plus d’un million d’Anglais sont descendus dans les rues pour protester contre la politique de Starmer, contre la répression de toute manifestation de patriotisme et de ses symboles, contre l’impunité accordée à des bandes d’immigrés qui ont transformé l’Angleterre en un immense dépotoir où l’on ne propose qu’une seule chose aux Anglais eux-mêmes: disparaître aussi vite que possible. Les élites libérales de l’Angleterre sont allées beaucoup trop loin en favorisant l’immigration illimitée et en imposant l’interdiction des drapeaux avec la croix de Saint-Georges, en privilégiant systématiquement les nouveaux venus et les défenseurs de diverses minorités.


Eva Vlaardingerbroek (Pays-Bas) et Ada Lluch (Espagne) à Londres.
L’Angleterre s’est soulevée contre les mondialistes, tout comme l’Amérique l’a fait il y a un an.
Les manifestants exigent la démission immédiate de Starmer, l’expulsion des bandes pakistanaises incontrôlées, l’interdiction de toute expression LGBTQ et le retour du droit des Britanniques à être maîtres chez eux.
Le meurtre de Charlie Kirk aux États-Unis par un libéral de gauche, partisan des mouvements LGBTQ et furry, a attisé encore plus la colère populaire.
Si de telles manifestations sont courantes en France, la population locale en Angleterre est beaucoup plus réservée et respectueuse des lois. Pour faire descendre un million d’Anglais somnambules dans la rue, il faut vraiment les avoir poussé à bout. Et c'est ce que Starmer a fait.
15:59 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, londres, angleterre, royaume-uni, europe, affaires européennes |
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vendredi, 12 septembre 2025
Winston Churchill et l'élite de l'ombre

Winston Churchill et l'élite de l'ombre
Le Premier ministre britannique était manipulé en coulisses
Sjors Remmerswaal
Source: https://remmerswaal.substack.com/p/winston-churchill-en-d...
Un institut de notre pays (= les Pays-Bas, ndt) a publié un communiqué faisant état d'une élite malveillante qui aurait des plans néfastes à l'encontre de la population. On parle d'un « discours sur l'élite malveillante » car certains de nos concitoyens observent le monde et les événements majeurs en concluant qu'ils ne seraient pas le fruit du hasard, mais feraient partie d'un plan plus vaste visant à nuire délibérément aux Néerlandais. Cette élite serait même déterminée à dominer le monde entier, à opprimer les peuples et à les réduire en esclavage.
Existe-t-il une « élite » qui impose ses choix à la société de haut en bas ? L'idée d'une élite qui, par exemple, dirigerait les politiciens et leur donnerait des ordres semble folle, mais il existe suffisamment d'informations pour affirmer que cela s'est parfois bel et bien produit. C'est le cas, par exemple, de l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill. J'ai lu un jour dans un livre – dont j'ai oublié le titre – écrit par un agent des services secrets américains qui avait observé le Premier ministre britannique lors d'une réunion et qui avait eu l'impression qu'il s'agissait d'un haut fonctionnaire qui recevait des ordres d'autres personnes.
Dans un témoignage de l'avocat Tom Denning (photo, ci-contre), qui occupait pendant la Seconde Guerre mondiale le poste de conseiller juridique de la région nord-est du pays, on donne également la parole à Winston Churchill.
Qui, lors d'une réunion privée, tout en sirotant un verre, rêvait à la guerre qui allait bientôt toucher le Royaume-Uni.
Winston Churchill :
Le temps, l'océan, une étoile guide et une haute cabale ont fait de nous ce que nous sommes (Time and the Ocean and some guiding star and high cabal have made us what we are).
Oui, Churchill parlait d'une élite de l'ombre, qui semble jouer un rôle énorme, orienter la société et avoir fait du pays ce qu'il est aujourd'hui.
C'est l'historien britannique David Irving qui, grâce à des recherches dans les archives, a découvert qui étaient ces personnes, cette élite de l'ombre. Il s'agissait du « Focus », un groupe de riches industriels.
C'est l'historien britannique David Irving qui, grâce à des recherches dans les archives, a découvert qui étaient ces personnes, cette élite de l'ombre. Il s'agissait du « Focus », un groupe de riches industriels, banquiers et anciens politiciens. Selon Irving, ce groupe voulait changer la politique du Royaume-Uni dans le but d'affronter le Troisième Reich dirigé par Adolf Hitler.

À partir de 1936, ils ont payé Winston Churchill afin qu'il puisse se concentrer entièrement sur sa carrière politique. Il s'agissait de sommes d'argent considérables qui lui ont permis de conserver et de payer ses maisons et son personnel. Dès les premiers versements, Churchill a cherché la confrontation avec le Troisième Reich, ce qui était clairement le souhait du groupe qui le finançait.
Sources :
# The Family Story - Lord Denning
# They bought him - David Irving
19:38 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, winston churchill, grande-bretagne, royaume-uni |
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dimanche, 15 juin 2025
Le Royaume-Uni se prépare à la guerre

Le Royaume-Uni se prépare à la guerre
Léonid Savin
Le 2 juin, le gouvernement britannique a publié le rapport naguère promis sur sa stratégie de défense, ce qui a donné un document de 140 pages présentant sa vision du développement des forces armées du pays, leur utilisation et les menaces qui pèsent sur le Royaume-Uni.
Le préambule souligne que « la menace à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui est plus grave et moins prévisible que jamais depuis la guerre froide. La Grande-Bretagne est confrontée à la guerre en Europe, à l'agression croissante de la Russie, à de nouveaux risques nucléaires et à des cyberattaques quotidiennes sur son propre territoire. Nos adversaires coopèrent de plus en plus entre eux, tandis que les technologies transforment les méthodes de guerre. Dans la guerre en Ukraine, les drones tuent plus de personnes que l'artillerie traditionnelle, et celui qui dotera le plus rapidement ses forces armées de nouvelles technologies aura l'avantage ».
Il est ensuite question d'un « changement majeur dans notre stratégie de dissuasion et de défense : le passage à une posture de préparation opérationnelle pour dissuader les menaces et renforcer la sécurité dans la région euro-atlantique. Alors que le Royaume-Uni assume davantage de responsabilités en matière de sécurité européenne, nous devons adhérer à la politique de défense « l'OTAN d'abord » et jouer un rôle de premier plan au sein de l'Alliance nord-atlantique. Le Royaume-Uni deviendra un leader en matière d'innovation au sein de l'OTAN ».
En bref, la nouvelle stratégie prévoit quatre axes qui devraient conduire à un certain effet de synergie.
Premièrement : le passage à l'état de préparation au combat — la création de « forces combinées » plus meurtrières, équipées pour l'avenir, et le renforcement de la défense nationale.
Deuxièmement : le moteur de la croissance économique — la création d'emplois et la prospérité grâce à un nouveau partenariat avec l'industrie, à des réformes radicales dans le domaine des achats et au soutien aux entreprises.
Troisièmement : « L'OTAN avant tout » : renforcer la sécurité européenne en assumant un rôle de premier plan au sein de l'Alliance, en renforçant le potentiel nucléaire, en utilisant les nouvelles technologies et en modernisant les armes conventionnelles.
Quatrièmement : une approche axée sur l'ensemble de la société: élargir la participation à la sécurité du pays et renouveler le contrat avec ceux qui servent.

Les responsables du groupe chargé de la préparation du document étaient George Robertson (photo), ancien secrétaire général de l'OTAN, le général Richard Barrons, ancien chef du commandement interarmées britannique, et Fiona Hill, issue du monde universitaire. Elle possède également la nationalité américaine et a travaillé à la Maison Blanche, où elle coordonnait la politique à l'égard de la Russie et de l'Europe au sein du Conseil national de sécurité des États-Unis.
Tous trois développent des opinions assez russophobes, ce qui a influencé le style de la stratégie et les termes utilisés dans celle-ci.
La Russie est mentionnée 33 fois dans le document, dans un contexte clairement négatif : « La Russie mène une guerre sur notre continent », « l'agression croissante de la Russie et les nouveaux risques nucléaires », « l'agression russe en Europe s'intensifie », « la Russie démontre sa volonté d'utiliser la force militaire, de nuire à la population civile et de menacer d'utiliser des armes nucléaires pour atteindre ses objectifs », etc.
En dressant la liste des menaces, les auteurs de l'étude tirent une conclusion sans équivoque : la Russie est une « menace immédiate et urgente ». Vient ensuite la Chine, qualifiée de « défi complexe et persistant ».
Parmi les autres menaces figurent la Corée du Nord et l'Iran, qualifiés de « destructeurs régionaux ». Dans le même temps, le renforcement des liens entre la Russie et la Chine avec ces deux pays se voit souligné, ce qui crée une nouvelle dynamique, et « les États émergents de taille moyenne peuvent être hostiles aux intérêts de la Grande-Bretagne ».
Cette étude rappelle des stratégies similaires élaborées aux États-Unis, où les quatre États mentionnés apparaissent constamment comme des menaces depuis l'époque de Barack Obama.

Cependant, la section consacrée aux défis technologiques donne le même sentiment de déjà-vu: elle énumère les technologies quantiques, l'hypersonique, les armes de haute précision, les robots, les cybermenaces, l'intelligence artificielle, les armes à énergie dirigée et la bio-ingénierie.
Il en va de même pour la section consacrée à la concurrence stratégique. Le rapport fait référence à un changement de priorités dans l'approche des États-Unis et propose de suivre la même voie, confirmant ainsi le statut de partenaire militaro-politique junior de Washington.
Et la concurrence stratégique, comme indiqué, est directement liée à la multipolarité croissante, où l'on mentionne à nouveau la Chine et la Russie, qui remettent en cause « l'ordre international fondé sur des règles » (tous les libéraux-mondialistes répètent ce mantra).
Mais ce ne sont là que des fleurs, comme on dit. Voici ce que les auteurs de l'étude envisagent de cultiver en proposant leurs prévisions sur l'évolution de la situation.
« Sur la base des méthodes de guerre existantes, si le Royaume-Uni mène une guerre entre les États membres de l'OTAN en 2025, il peut s'attendre à être soumis à certaines ou à toutes les méthodes d'attaque suivantes.
- Attaques contre les forces armées au Royaume-Uni et dans les bases étrangères.
- Attaques aériennes et balistiques (à l'aide de drones à longue portée, de missiles de croisière et de missiles balistiques) visant les infrastructures militaires et les infrastructures nationales critiques au Royaume-Uni.
- Tentatives visant à déstabiliser l'économie britannique, en particulier l'industrie qui soutient les forces armées, notamment par le biais de cyberattaques, de blocus maritimes et d'attaques contre les infrastructures spatiales critiques.
- Augmentation des cas de sabotage et de cyberattaques touchant les infrastructures critiques internes et externes.
- Tentatives de manipulation de l'information dans le but de saper la cohésion sociale et la volonté politique.
En ce qui concerne les vulnérabilités spécifiques, le rapport souligne la dépendance de l'île à l'égard des câbles Internet sous-marins, des importations alimentaires (environ 50 %), du gaz naturel norvégien, ainsi que la nécessité d'accéder à des métaux rares.
Outre la réorganisation de la structure des forces armées afin d'améliorer l'intégration des différentes branches de l'armée, le rapport mentionne le développement du secteur de la défense et la formation de personnel technique. Il souligne que la création de plates-formes pour les chars et les avions nécessite un cycle d'au moins cinq ans, tandis que le développement de petits systèmes tels que les drones peut prendre plusieurs mois.
Il est prévu de créer un département de contre-espionnage militaire au sein des services de renseignement, ainsi que de fusionner les services chargés de la cyberguerre et du spectre électromagnétique.
Les partenaires de la Grande-Bretagne dans le cadre d'une riposte hypothétique à ces menaces sont également désignés. Il s'agit en premier lieu des États-Unis, des pays de l'OTAN, puis de l'Ukraine.
À propos de cette dernière, il est dit que «c'est un moment décisif pour la sécurité collective en Europe, qui ne se produit qu'une fois dans une vie: garantir un règlement politique durable en Ukraine, garantissant sa souveraineté, son intégrité territoriale et sa sécurité à l'avenir, est essentiel pour dissuader la Russie de poursuivre son agression dans toute la région».
Afin de ne pas manquer cette occasion unique, qui ne se présente qu'une seule fois, le Royaume-Uni devrait doubler son aide à l'Ukraine, qui s'élève à 3 milliards de livres sterling, et la maintenir aussi longtemps que nécessaire.
Les auteurs précisent les mesures à prendre pour renforcer cette aide: «Par exemple, en développant les co-entreprises entre les industries de défense britannique et ukrainienne et, dès la fin du conflit immédiat, en aidant l'Ukraine à accéder à de nouveaux marchés pour son industrie de défense, notamment pour l'entretien et la modernisation des équipements soviétiques obsolètes utilisés par des pays tiers».

Mais cela ne se limite pas aux anciens équipements soviétiques: «Le ministère de la Défense doit également tirer les leçons de l'expérience remarquable de l'Ukraine en matière de guerre terrestre, d'utilisation de drones et de conflits hybrides afin d'élaborer sa propre approche moderne de la conduite des opérations militaires».
Ce passage montre clairement qu'il ne faut pas se faire d'illusions sur la raison des élites politiques occidentales, qui continueront à provoquer une escalade délibérée. Dans ce scénario, l'Ukraine est à la fois un terrain d'essai pour évaluer de nouvelles formes et de nouveaux moyens de mener un conflit armé, et un instrument direct contre la Russie.
Toutefois, les auteurs du document n'ont pas seulement mentionné l'orientation européenne.
Ils ont également souligné les intérêts de la Grande-Bretagne dans la région indo-pacifique (avec la base de Diego Garcia), dans l'Atlantique (en particulier les îles Malouines, que l'Argentine appelle Malvinas et considère comme siennes) et à Gibraltar (dont l'Espagne revendique légitimement le territoire).
Le document montre également un intérêt pour la production d'un nombre important de missiles à longue portée. Et dans les recommandations, il est mentionné la nécessité de porter les effectifs des forces armées à 100.000 personnes, dont 83.000 seront des soldats réguliers et les autres des réservistes.
Les indicateurs quantitatifs sont mentionnés en raison des problèmes actuels de recrutement de l'armée britannique.
Selon les données officielles, depuis la fin du service obligatoire en 1960, les effectifs des forces régulières britanniques ont diminué de 74%. Au cours de l'année qui a suivi avril 2024, 1140 militaires ont démissionné. L'année précédente, ils étaient 4430 de plus.
Dans son rapport sur l'état de préparation des forces armées publié en février 2024, le Comité de sélection pour le service militaire a exprimé son inquiétude face aux problèmes de recrutement et de fidélisation des militaires. Dans une déclaration orale devant la Commission des comptes publics en avril 2025, le chef d'état-major de la défense, l'amiral Tony Radakin, a reconnu le problème, mais a déclaré qu'il « s'atténuait ».
La presse britannique a qualifié cette nouvelle étude de tentative de promotion du « keynésianisme militaire » afin d'obtenir le soutien budgétaire nécessaire.
Et il faudra soutirer des sommes considérables aux contribuables.
Les dépenses importantes seront vraisemblablement consacrées aux missiles, à la construction de nouveaux sous-marins de combat et à la fabrication de munitions pour ceux-ci. L'achat aux États-Unis d'avions multifonctionnels F-35A, certifiés pour le transport de la bombe nucléaire gravitationnelle B61-12, dont la puissance maximale est de 50 kilotonnes, est également envisagé. Au total, 15 milliards de livres sterling seront investis dans la modernisation de la production d'armes nucléaires.

Compte tenu des faiblesses des blindés britanniques, confirmées par les combats en Ukraine, il sera probablement nécessaire de créer de nouveaux prototypes de chars et de véhicules blindés.
Le rapport mentionne également la formation d'une milice dirigée par des volontaires, qui aidera à protéger les aéroports, les centres de communication et d'autres infrastructures nationales critiques contre les drones et autres attaques surprises. À cet égard, la Grande-Bretagne a clairement suivi l'exemple de la Pologne et de certains autres pays de l'UE qui, pris de panique, ont déjà commencé à créer des formations similaires pour « se défendre contre la Russie ».
En général, sur le plan diplomatique, il faut clairement s'attendre à une sorte de démarché, sinon de la part de la Chine, de l'Iran et de la Corée du Nord, du moins de la part de la Russie, car le comportement hostile de Londres est désormais renforcé par une rhétorique et des intentions agressives.
Mais si l'on lit entre les lignes et que l'on tient compte du contexte international et politique interne, l'aperçu présenté devrait inquiéter les Britanniques eux-mêmes.
Les dernières élections ont montré que la méfiance à l'égard du gouvernement actuel augmente, tout comme les possibilités de sécession en Irlande du Nord et en Écosse. Compte tenu des précédents historiques, les forces armées britanniques pourraient être utilisées à l'intérieur du pays pour réprimer des troubles. Et les symptômes d'éventuelles émeutes civiles au Royaume-Uni deviennent chaque jour plus visibles.
11:19 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Militaria | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grande-bretagne, royaume-uni, défense, europe, affaires européennes, bellicisme |
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jeudi, 29 mai 2025
Le Royaume-Uni face à une puissante vague de protestations : “Enough is Enough – La frustration a assez duré”

Le Royaume-Uni face à une puissante vague de protestations : “Enough is Enough – La frustration a assez duré”
Source: https://report24.news/grossbritannien-steht-vor-protestst...
Tout récemment, d’innombrables Britanniques ont manifesté contre la politique catastrophique du gouvernement socialiste devenu très impopulaire et contre les problèmes généraux dont souffre le pays. À quel point la vague de protestations des mécontents sera-t-elle puissante ? Le mouvement autour de Richard Donaldson pourra-t-il mobiliser les masses dans la rue ?

Le Royaume-Uni a donc été confronté ce 24 mai 2025 à une révolte sans précédent. La « Grande Grève Nationale Britannique » devait remplir les rues dans 80 villes du pays – un cri de colère des citoyens contre la politique du gouvernement travailliste sous Keir Starmer. Propulsé par une colère grandissante face à des sujets tels que l’immigration incontrôlée, l’agenda désastreux de la "Neutralité Carbone" (Net Zero) et une justice qui, pour beaucoup, semble arbitraire, ce mouvement pourrait ébranler les fondements de la vie politique britannique. Mais s’agit-il vraiment du début d’un soulèvement populaire, ou d’une simple révolte contre un gouvernement qui s'est déjà déconnecté de ses citoyens ?
Les racines de la colère
Ce mouvement, mené par Richard Donaldson, ancien soldat, gagne en popularité sur les réseaux sociaux. Sur des plateformes comme Facebook et X, où les organisateurs mobilisent des dizaines de milliers de personnes, la colère contre un gouvernement qui ne parle apparemment plus qu’aux élites mondialistes monte en flèche. Les revendications sont claires: il faut de nouvelles élections, il faut mettre fin à la politique désastreuse de la "Neutralité Carbone" qui augmente le coût de la vie, et enfin, il faut adopter une ligne dure contre l’immigration illégale. Dans des villes comme Hereford, Brighton et Doncaster, les citoyens devaient descendre dans la rue à midi – un signal que la patience des Britanniques est à bout.

Le logo du mouvement "La grande grève nationale britannique"
Les organisateurs de la grève espèrent au moins un demi-million de manifestants, répartis à travers tout le pays. Le nombre réel de personnes dans la rue reste inconnu, car, comme lors de manifestations syndicales, il manque une base organisationnelle solide. En fin de compte, il pourrait s’agir de quelques dizaines de milliers ou même de plus d’un million, qui veulent envoyer un message contre la politique de la gauche et des écologistes.
Un pays à la limite de ses forces
Les racines de cette protestation plongent profondément dans une société qui se sent trahie par son gouvernement. La politique socialiste, obnubilée par ses objectifs de "Neutralité Carbone" et par ses engagements internationaux — notamment dans le conflit en Ukraine —, a donné l’impression de sacrifier les intérêts de ses propres citoyens. Beaucoup de Britanniques voient dans l’immigration incontrôlée et un système judiciaire qui semble protéger certains groupes comme des preuves qu’une classe politique s'est déconnectée de la dure réalité qu'est la vie quotidienne du peuple. Ces sujets, combinés à l’incertitude économique, ont créé un terreau fertile pour la colère des gens.

Les manifestations ont pu marquer un tournant, mais leur diversité thématique – allant des “grooming gangs” à la politique climatique – peut également diviser le mouvement. D’un autre côté, beaucoup de citoyens partagent aussi leurs préoccupations concernant la direction que prend le Royaume-Uni. La gouvernance de Starmer est à un tournant : si elle ignore ces protestations, elle risque une escalade ; si elle réagit mal, elle pourrait approfondir la fracture du pays. Les citoyens réclament des réponses, mais l’élite politique semble sourde à leurs appels.
Pour le Royaume-Uni, cette journée dépasse le simple fait qu'elle est un jour de protestation — c’est un miroir qui dévoile l’écart profond entre le peuple et le gouvernement. Si les rues ont été effectivement inondées par des centaines de milliers de manifestants, Keir Starmer sera contraint de reconsidérer sa politique — ou de se préparer à une opposition encore plus forte. “Enough is Enough” n’est pas qu’un slogan : c’est un appel au changement dont l’écho marquera l’avenir du pays.
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samedi, 24 mai 2025
Le gouvernement britannique brise-t-il le tabou sur les statistiques ethniques?

Le gouvernement britannique brise-t-il le tabou sur les statistiques ethniques?
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Le gouvernement travailliste britannique a annoncé qu'il publierait pour la première fois des statistiques détaillées sur la criminalité, comprenant des données sur les différentes communautés migrantes au Royaume-Uni. Une étape importante vers plus de transparence, à laquelle appellent, depuis des années plusieurs, conservateurs et commentateurs britanniques.
Les lobbies pro-migration trouvent « dangereux » et « stigmatisant » ce qui est en train de se produire.
Contrairement, par exemple, au Danemark, le Royaume-Uni a jusqu’à présent toujours refusé de divulguer l’origine migrante, officiellement pour éviter l’escalade dans les tensions inter-ethniques, officieusement par crainte que ces chiffres ne confirment ce que beaucoup suspectent: une preuve de l’échec de l’intégration de nombreuses communautés migrantes.
Le gouvernement britannique a annoncé qu’il utiliserait également ces données dans les opérations policières, afin d’intervenir plus efficacement contre les criminels étrangers.
« Le système judiciaire et la police deviennent de plus en plus racistes »
Le gouvernement travailliste sous Sir Keir Starmer semble enfin céder à la pression du député conservateur Robert Jenrick (photo), ancien ministre de la Justice, et de Niel O’Brien.

Le journal britannique The Telegraph rapporte que le gouvernement espère pouvoir utiliser ces statistiques avec origine migratoire comme un outil dans les négociations avec certains pays d’origine, afin qu’ils acceptent de reprendre leurs ressortissants, comme l’Albanie par exemple.

La réaction des lobbies migrant a rapidement suivi – yawn ! – Fizza Qureshi (photo), directrice du Migrants’ Rights Network, a déclaré que le gouvernement crée ainsi un nouveau bouc émissaire: « La justice, la police et la politique migratoire sont déjà systématiquement racistes. Publier ces données ne fera qu’accroître la discrimination ».
Cependant, selon une analyse du Telegraph, les chiffres parlent d’eux-mêmes: en moyenne, les migrants ont 27% plus de risques d’être condamnés. Sont notamment concernés les Albanais, Kosovars, Algériens, Jamaïcains, Érythréens et Somaliens.
Il existe aussi des catégories d’étrangers qui s’en sortent mieux que les Anglais: Allemands, Italiens, Indiens, Américains et Français, par exemple.
Plusieurs parlementaires insistent – en se basant sur ces chiffres de criminalité – pour réduire l’immigration en provenance de pays à forts taux de criminalité et privilégier ceux avec de « bonnes statistiques criminelles ».
18:40 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : royaume-uni, europe, actualité, affaires européennes, migrations, statistiques |
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jeudi, 15 mai 2025
Trump et le nouvel accord avec le Royaume-Uni: le retour de l’axe anglo-saxon

Trump et le nouvel accord avec le Royaume-Uni: le retour de l’axe anglo-saxon
Source: https://unzensuriert.at/297610-neues-abkommen-mit-grossbr...
Le président américain Donald Trump annoncera officiellement aujourd’hui, jeudi, un accord commercial avec le Royaume-Uni. Pour l’équilibre des puissances transatlantiques, il ne s’agit pas seulement d’un contrat : c’est un signal de changement et l’émergence d’une nouvelle puissance transatlantique forgée entre Londres et Washington.
Le « deal » comme déclaration de guerre à l’ancien système
Trump, qui depuis son retour à la Maison-Blanche mène une offensive commerciale sans compromis, présente cet accord comme le début d’une série de nouveaux accords bilatéraux. Comme le rapporte Bild, il a annoncé sur son réseau social Truth Social, avec des mots énergiques, un « accord important » avec un « grand pays respecté ». La confirmation qu’il s’agit du Royaume-Uni a été donnée par des médias américains comme le New York Times et Politico. Cet accord dépasse la simple politique économique – c’est un rejet clair de l’ordre commercial mondialisé des dernières décennies.
Le Brexit comme libération
Particulièrement sensible: cet accord dénonce comme une simple panique les scénarios apocalyptiques avancés par des politiciens pro-européens depuis des années. Après le Brexit, le Royaume-Uni a été présenté par les médias proches de Bruxelles et par les élites du continent comme un naufrage économique, incapable de se maintenir sur l’échiquier mondial sans l’UE (par exemple, la BBC en 2016). Mais désormais, Londres réalise un coup magistral : alors que l’UE est bloquée dans des disputes internes et un ralentissement de la croissance, la porte du plus grand espace économique mondial – les États-Unis sous Trump – s’ouvre. Une libération qui légitime a posteriori la décision du Brexit.
La continuité anglo-saxonne : anciennes alliances, nouvelle force
Il est également intéressant de voir qui Trump et son administration considèrent comme « véritable » allié : non pas la bureaucratie lourde de l’UE, mais l’ancienne mère patrie des États-Unis. La continuité de l’axe anglo-américain est profond : de l’époque coloniale, à travers les deux guerres mondiales, jusqu’à la politique commerciale d’aujourd’hui. Pendant que l’Allemagne et la France voient leur position mondiale vaciller, Washington et Londres renforcent leur partenariat historique. Cet accord constitue une alliance géopolitique des nations anglo-saxonnes – contre la fragmentation et la faiblesse des puissances continentales.
Le nationalisme économique de Trump porte ses fruits
Depuis son retour au pouvoir, Trump a appliqué sans relâche sa ligne: droits de douane, mesures punitives et une focalisation rigoureuse sur les intérêts américains. Les critiques ont crié au protectionnisme (comme le journal autrichien Standard) – mais aujourd’hui, il apparaît que d’autres États ne résistent pas, mais demandent en masse des accords. Le Royaume-Uni pourrait n’être que le début. Trump souhaite, par ces accords, reprendre le contrôle économique et mettre fin à la désindustrialisation des États-Unis. L’accord avec Londres marque une première grande réussite – et un message clair aux mondialistes.
Un signe annonciateur de la marginalisation de l’Europe ?
Du point de vue conservateur, cela annonce le début d’un nouvel ordre mondial : loin des constructions faibles et supranationales, vers des États-nations forts, qui défendent leurs intérêts avec confiance. L’UE, longtemps considérée comme une alternative incontournable, risque de devenir une simple note en bas de page si Washington et Londres, moteurs de l’Occident, se rapprochent à nouveau. Pour l’Allemagne, qui reste attachée à l’illusion d’une Europe supranationale, cela pourrait être le début d’un changement douloureux. La doctrine Trump est désormais irréversible – et l’Europe risque d’être reléguée au rang de simple spectatrice.
* * *
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mercredi, 19 mars 2025
Coup de poker pour les matières premières ukrainiennes: Zelensky a-t-il déjà tout vendu à Londres ?

Coup de poker pour les matières premières ukrainiennes: Zelensky a-t-il déjà tout vendu à Londres ?
Source: https://report24.news/rohstoffpoker-um-die-ukraine-hat-se...
Le retard de l'accord sur les matières premières entre l'Ukraine et les États-Unis pourrait avoir un contexte explosif: apparemment, Zelensky aurait déjà cédé des ressources minérales essentielles à la Grande-Bretagne en janvier - une manœuvre qui suscite maintenant des tensions diplomatiques.
En janvier 2025, le Premier ministre britannique Starmer et le président Zelensky ont signé un accord de partenariat peu remarqué d'une durée de 100 ans. Alors que les médias occidentaux n'en ont guère parlé, les observateurs russes ont immédiatement reconnu l'importance considérable de cet accord (un grand merci à Thomas Röper du « Anti-Spiegel » pour l'indice). L'accord comprend non seulement une coopération militaire avec des engagements d'aide annuelle de trois milliards de livres, mais aussi des collaborations dans les domaines de l'économie, de l'énergie et des matières premières.

Particulièrement préoccupant: Zelensky a lui-même mentionné une partie secrète de l'accord. Les experts soupçonnent que cela inclut déjà des droits étendus d'exploitation des ressources minérales ukrainiennes transférés à des entreprises britanniques - en particulier pour des matières premières stratégiques comme le lithium et les terres rares, qui sont essentielles à la « transition énergétique » poussée par les fanatiques du climat. Cela expliquerait pourquoi l'accord sur les matières premières proposé par les Américains, poussé par Trump, et qui coûterait pratiquement à l'Ukraine la moitié de ses ressources minérales, a soudainement pris du retard. L'éclat public entre Trump et Zelensky à la Maison Blanche prend ainsi une nouvelle dimension. L'accusation de Trump selon laquelle Zelensky « n'a plus de cartes » à jouer pourrait être plus littérale qu'on ne le pensait initialement.
Les dissensions entre Londres et Washington sont déjà tendues - non seulement à cause des remarques critiques de Starmer sur Trump durant la campagne électorale, mais apparemment aussi à cause de cette course aux dernières ressources de l'Ukraine. Zelensky lui-même se manœuvre ainsi dans une situation précaire: il a peut-être promis les mêmes ressources aux deux grandes puissances. La saisie des avoirs d'oligarques peu après la signature de l'accord britannique pourrait être un autre indice qu'il voulait éliminer des résistances potentielles contre cette politique de braderie.
Alors que l'Ukraine continue de lutter pour sa survie, il semble déjà qu'une répartition de ses ressources minérales se prépare en coulisses - un jeu d'échecs géopolitique qui, jusqu'à présent, n'a guère été remarquée dans les médias allemands. Et cela, même si la République fédérale fait partie des plus grands soutiens à Kiev.
19:16 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ukraine, volodymyr zelensky, matières premières, royaume-uni, lithium, terres rares |
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lundi, 24 février 2025
Pour Londres et Paris, la confrontation avec Moscou est préférable à un cessez-le-feu

Pour Londres et Paris, la confrontation avec Moscou est préférable à un cessez-le-feu
Par Roberto Giardina
Source: https://www.barbadillo.it/119345-focus-ue-per-londra-e-pa...
Macron et les Anglais souhaiteraient envoyer trente mille soldats de l'Union Européenne en Ukraine pour faire respecter d'éventuels accords de paix. Peut-être que le président français le dit sans y croire vraiment. Car, en effet, ce serait une folie. Les Anglais auraient souhaité, toujours en paroles, envoyer des troupes à Kiev même pendant le conflit. Cela aurait provoqué la troisième guerre mondiale. Cela fait trois ans que les services secrets de Londres diffusent de fausses informations sur le conflit et la santé de Poutine, informations vite oubliées et remplacées par d’autres. Quant à Macron, il n'arrive même plus à gouverner sa propre France.
Vers un nouveau fiasco comme en ex-Yougoslavie
Si des troupes de l'UE étaient déployées en Ukraine, les Ukrainiens pourraient provoquer des incidents pour déclencher la réaction de Moscou, entraînant les Européens et l'OTAN dans un nouveau conflit pour vaincre la Russie et renverser Poutine. Une illusion. Cela s'est déjà produit pendant la guerre dans les Balkans, lorsque Serbes et Croates commettaient des attentats contre leurs propres civils pour se présenter comme des victimes aux yeux du monde.
Enfin, on oublie que l'UE n'est pas seulement commerciale ou financière, c'est aussi un pacte militaire, même si elle n’a jamais réussi à former une armée, un projet toujours saboté par la Grande-Bretagne, quand elle en était membre, tout en obéissant aux ordres des États-Unis.
Obama et son successeur Biden
En 2014, l'Ukraine était sur le point d'obtenir des accords privilégiés avec Bruxelles, semblables à ceux qui existent pour la Turquie. Elle aurait bénéficié de tous les avantages tout en restant extérieure. Obama est intervenu, demandant l'adhésion à l'UE. Poutine a réagi en prenant la Crimée. Obama, bien sûr, n'a pas pu réagir. Poutine, il est peut-être vu en Occident comme un gangster, mais c'est avant tout un grand joueur d'échecs. Obama s’en est mal tiré et a continué à mal conseiller Biden, contraint d'obéir à son protecteur.
Dures leçons de l'Histoire
Au sein du peuple allemand, qui garde donc un bon souvenir de l’Ukraine des années 1941-1944 ? Divisés sur presque tout – dimanche, en Allemagne, il y aura des élections – les électeurs allemands sont pourtant unis par le refus d'être impliqués dans un nouveau front russe. En France, le film Napoleon de Ridley Scott, un Anglais, a récemment ravivé la mémoire collective de la campagne de Russie en 1812. Seul le Royaume-Uni n’a pas tiré de leçon de l’issue de la charge de la Balaklava en 1854, pendant la guerre de Crimée.

15:46 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique internationale, europe, affaires européennes, bellicisme, ukraine, royaume-uni, france |
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jeudi, 30 janvier 2025
Le Royaume-Uni est la véritable menace pour la paix en Ukraine

Le Royaume-Uni est la véritable menace pour la paix en Ukraine
M. K. Bhadrakumar (*)
Source: https://geoestrategia.eu/noticia/44000/politica/la-verdad...
La capacité du MI6 à influencer le régime de Kiev ne doit pas être sous-estimée.
Article publié le 8 janvier, la veille de la réunion du format Ramstein. Néanmoins, l'analyse reste valable car elle donne un aperçu du contexte régional européen.
L'administration Biden n'a pas renoncé à la guerre en Ukraine. Une réunion du format Ramstein, présidée par le secrétaire américain à la défense sortant, Lloyd Austin, doit se tenir en Allemagne jeudi afin d'examiner les besoins de l'Ukraine en matière de défense, qui seront également abordés par le président ukrainien, V. Zelensky.
Entre-temps, Kiev a lancé une attaque dans la région de Koursk à la veille de l'événement de Ramstein, le qualifiant de « début de l'événement ». L'opération, bien que soulignée par la presse britannique, n'est menée que par deux chars et quinze véhicules blindés et sera sans aucun doute écrasée par les drones russes et leurs hélicoptères de combat Ka hautement létaux, capables d'opérer de jour comme de nuit, dotés d'une grande capacité de survie et d'une puissance de feu élevée.
Pour l'essentiel, Zelensky ne renonce jamais à faire étalage de sa puissance devant un public occidental. Jeudi, il espère montrer qu'il reste encore un peu de courage dans les forces armées ukrainiennes. Malheureusement, il sacrifie quelques dizaines de soldats ukrainiens dans ce mélodrame qui risque de détourner l'attention de la ligne de front, alors que les forces russes sont entrées dans Chasiv Yar et ont atteint les faubourgs de Pokrovsk dans le cadre d'une opération d'encerclement de cette ville.
Avec la chute de Chasiv Yar et de Pokorovsk, la bataille pour le Donbass approche de sa dernière ligne droite et ouvre la voie à une avancée massive de la Russie vers le fleuve Dniepr si le Kremlin n'a d'autre choix que de mettre fin à la guerre selon ses propres termes (voir un article récent sur la future carte de l'Ukraine par le principal analyste stratégique de Moscou, Dmitry Trenin, intitulé "À quoi devrait ressembler l'Ukraine après la victoire de la Russie").
En effet, les espoirs de voir Donald Trump mettre fin à la guerre le 20 janvier, premier jour de sa présidence, se sont évanouis. La réunion de Ramstein est un acte de défi de la part de Zelensky et de ses partenaires européens, car Trump doit bientôt rencontrer le président russe Vladimir Poutine.
Le 18 décembre, Zelensky a rencontré à Bruxelles le chef de l'OTAN, Mark Rutte, et plusieurs dirigeants européens pour discuter de la stratégie de guerre. Ses interlocuteurs européens tentent également d'élaborer leurs propres plans si M. Trump, qui s'est engagé à mettre fin rapidement à la guerre, débranche le régime de Kiev ou l'oblige à faire des concessions.
Le thème principal de la réunion de Bruxelles était les garanties de sécurité, a rapporté le bureau présidentiel. Zelensky a souligné sa « discussion détaillée en tête-à-tête » avec le président français Emmanuel Macron, qui s'est concentrée sur les priorités pour renforcer davantage la position de l'Ukraine « en ce qui concerne la présence de forces en Ukraine qui pourraient contribuer à stabiliser le chemin vers la paix ».
Avant la réunion à Bruxelles, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré aux journalistes que la priorité était de garantir la « souveraineté de l'Ukraine et qu'elle ne sera pas forcée de se soumettre à une paix imposée », mais il a averti que toute discussion sur le déploiement de troupes sur le terrain serait prématurée.
Rutte lui-même a conseillé aux alliés de Kiev de se concentrer sur l'augmentation des livraisons d'armes afin de garantir que l'Ukraine soit en position de force. M. Rutte a estimé que l'Ukraine avait besoin de 19 systèmes de défense aérienne supplémentaires pour protéger l'infrastructure énergétique du pays.
Il est intéressant de noter que Rutte a annoncé que le nouveau commandement de l'OTAN dans la ville allemande de Wiesbaden était désormais « opérationnel » et qu'il coordonnerait l'assistance militaire occidentale à l'Ukraine et assurerait la formation de l'armée ukrainienne. Il est peu probable que Trump s'en tienne au format Ramstein.
En bref, l'Europe, y compris le Royaume-Uni, n'a pas la capacité de remplacer l'assistance militaire américaine à l'Ukraine. Pour que l'UE puisse remplacer les États-Unis, elle devrait doubler son aide militaire à l'Ukraine. Mais la situation politique actuelle en Europe, associée aux capacités militaires réelles des différents pays européens, rend cet objectif impossible à atteindre (voir l'analyse de Samantha de Bendern à Chatham House).
L'Allemagne, principal donateur militaire de l'Europe à l'Ukraine, a plongé dans le chaos politique avec l'effondrement de la coalition dirigée par Scholz. Macron, un fervent partisan de l'Ukraine, a perdu le contrôle de la politique intérieure française depuis les élections législatives de juin, au cours desquelles il a perdu sa majorité. Ailleurs en Europe, les partis politiques d'extrême droite et d'extrême gauche ayant des sympathies pro-russes se multiplient.
Les Européens courent comme des poulets sans tête. La visite surprise du Premier ministre italien Giorgia Meloni en Floride pour rencontrer Trump et regarder un film avec lui à ce moment critique de la guerre en Ukraine montre que le Premier ministre italien n'a pas confiance en des personnalités comme Macron.

Mme Meloni entretient des relations cordiales avec Elon Musk, un proche de Trump, et tente de renforcer les liens commerciaux avec les États-Unis. « C'est très excitant. Je suis ici avec une femme fantastique, le Premier ministre italien », a déclaré Trump à la foule réunie à Mar-a-Lago, ajoutant de manière expansive: "Elle a vraiment pris l'Europe d'assaut".
L'Italie, grande puissance de l'OTAN donnant sur la Méditerranée, est un fervent défenseur du transatlantisme et mène une politique nuancée sur la guerre en Ukraine qui pourrait être utile à Trump pour jeter des ponts avec l'Europe. Meloni prend position.
L'Italie a fermement condamné l'annexion de la Crimée par la Russie et l'intervention subséquente de Moscou dans l'est de l'Ukraine, et s'est jointe aux sanctions de l'UE contre la Russie. Elle a démontré son soutien militaire à l'Ukraine en lui accordant une aide militaire substantielle dans le cadre d'un accord de coopération en matière de sécurité (sous le précédent gouvernement dirigé par le Premier ministre Mario Draghi).
Cela dit, Rome a souvent cherché à équilibrer les réponses de l'UE avec ses intérêts nationaux vis-à-vis de la Russie. Ainsi, le ministre des affaires étrangères de Meloni a récemment réaffirmé, alors même que Biden autorisait l'Ukraine à déployer des missiles américains à longue portée contre des cibles militaires en Russie, que « notre position sur l'utilisation d'armes (italiennes) par l'Ukraine n'a pas changé. Elles ne peuvent être utilisées que sur le territoire ukrainien ».
En fin de compte, c'est le cours de la guerre qui décidera des conditions de la paix en Ukraine. L'évolution de l'Europe vers des gouvernements de droite (l'Autriche en est le dernier exemple) pourrait aider la Russie. Cependant, le nœud du problème est que tant que les agences d'espionnage britannique et américaine travailleront ensemble pour manipuler les gouvernements au pouvoir à White Hall (travaillistes et conservateurs), l'administration Trump aura un sérieux problème sur les bras.
Bien sûr, Trump est parfaitement conscient du rôle central joué par le Royaume-Uni dans le complot contre la Russie, qui a affecté sa présidence. La réduction du rôle de la Grande-Bretagne pourrait être un facteur décisif pour la paix en Ukraine.
Mais la capacité du MI6 à influencer le régime de Kiev ne doit pas être sous-estimée. L'ancien premier ministre britannique Boris Johnson a joué un rôle clé dans le torpillage de l'accord Russie-Ukraine négocié lors des pourparlers de paix organisés par la Turquie en mars-avril 2022, quelques semaines seulement après le début du conflit. Même si Trump conclut un accord avec Poutine, ce qui est en soi très problématique dans l'état actuel des choses, Londres ne manquera pas de le saper d'une manière ou d'une autre à la première occasion qui se présentera, étant donné son obsession russophobe d'infliger une défaite stratégique à la Russie.
Trump savoure peut-être l'attaque incessante d'Elon Musk contre le gouvernement britannique. « L'Amérique devrait libérer le peuple britannique de son gouvernement tyrannique », a écrit Musk sur X. Mais les politiciens britanniques ont la peau d'un rhinocéros. Sir Keir Starmer donne le meilleur de lui-même. Le défi de Trump consiste à mettre fin à la relation spéciale avec le Royaume-Uni.
(*) MK Bhadrakumar, ancien diplomate indien.
18:09 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : royaume-uni, ukraine, europe, affaire européennes |
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lundi, 25 novembre 2024
La nouvelle chef des Tories est une disciple du WEF

Klaus Schwab a une emprise sur la Grande-Bretagne: la nouvelle chef des Tories est une disciple du WEF
Londres/Davos. Après la défaite cuisante des conservateurs britanniques lors des dernières élections législatives, le controversé Forum économique mondial (WEF) se met également en place sur l'île. En effet, la nouvelle chef du parti Tory, qui a hérité du malheureux dernier Premier ministre Sunak, n'est pas seulement une Africaine noire, mais dispose également - comme la ministre allemande des Affaires étrangères Baerbock et des dizaines d'autres politiciens occidentaux de premier plan - de bonnes relations avec le WEF, que certains considèrent comme le véritable gouvernement mondial.
Le WEF ne fait que renforcer sa position en Grande-Bretagne. En effet, le Premier ministre travailliste Keir Starmer, désormais au pouvoir, est lui aussi considéré comme un disciple du Forum économique mondial. Avec sa concurrente, la nouvelle chef du parti conservateur Kemi Badenoch, le réseau du WEF ne fait que se resserrer. Sous Boris Johnson, elle occupait déjà un poste de secrétaire d'État.
Badenoch s'était déjà portée candidate à la présidence du parti en 2022, mais n'avait pas réussi à s'imposer face à la future Première ministre Liz Truss, à Sunak et à l'ex-ministre de la Défense et du Développement Penny Mordaunt - qui, pour leur part, disposaient toutes de relations avec le WEF. Entre-temps, Badenoch leur a emboîté le pas. En 2023, elle a saisi l'occasion de se rendre à Davos avec l'actuel Premier ministre Starmer dans le cadre de la délégation britannique. L'influent journal américain « Politico » s'en est réjoui et a rapidement fait état de diplomates internationaux qui auraient apprécié la présence de Badenoch à l'illustre défilé patronné par Klaus Schwab.
Elle devrait ainsi être suffisamment qualifiée pour occuper à l'avenir les plus hautes fonctions sur l'île britannique - afin que la Grande-Bretagne, même si le Labour devait échouer, puisse continuer à suivre le cap du WEF de manière fiable (mü).
19:44 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : forum économique mondial, royaume-uni, conservateurs, conservateursbritanniques, europe, affaires européennes |
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vendredi, 20 septembre 2024
Tucker Carlson et le syndrome Churchill

Tucker Carlson et le syndrome Churchill
Nicolas Bonnal
Tucker Carlson discutant avec Darryl Cooper a dit courageusement que les conséquences de la victoire anglo-saxonne en 1945 ont été mauvaises pour nous – et pour les peules anglo-saxons, grand-remplacés et soumis à la tyrannie mondialiste-néo-communiste-antiraciste-écologiste ; et en même temps il a découvert le syndrome Churchill (voir le texte de McDonald sur Unz.com): c’est la rage d’anéantir le monde « pour en faire un lieu sûr pour la démocratie ». On a vu les résultats de l’intervention de Wilson en 1917-18: destruction de l’Europe encore chrétienne, impériale ou traditionnelle, avènement non des cosaques et du Saint-Esprit mais des bolchéviques et du communisme, et surtout préparation de la guerre suivante comme le devina Bainville (qui avait aussi pressenti «l’incendie à venir lié au sionisme», voyez mes textes). Un auteur italien traduit par notre ami Robert Steuckers, parlant de la nuisance anglaise, a parlé de retour de Grand Jeu dans ces préparatifs de guerre terminale contre la Russie. Je dirais qu’on a plutôt affaire au syndrome Churchill.

Churchill est l’homme politique le plus nul possible (voir le livre de John Charmley) sur le plan pratique, et qui ne se sentait à l’aise que dans des guerres totales et d’extermination contre les Allemands, qui étaient la cible de l’époque. Or sur ordre des néo-cons, beaucoup plus inspirés par Churchill que par Strauss, les hommes politiques nuls ou même obscènes que nous avons en Occident veulent se lancer dans une guerre éternelle de type orwellien contre la Russie ; dans l’espoir que ces chefs de guerre insensés seront célébrés par des foules toujours plus abruties. Ils oublient que Churchill fut jeté dehors par ses électeurs british en 1945, preuve sans doute que la satisfaction n’était pas à la hauteur des aspirations du chéri des journalistes.On va citer le capitaine Grenfell, auteur de Haine inconditionnelle, ami du romancier à clefs John Buchan, sur les buts aberrants de Churchill, car ce pseudo-conservateur se mit à déifier le stalinisme pour écraser l’hitlérisme (qui lui avait proposé dix fois la paix).

Je cite la traduction de mes amis du Saker francophone :
« Mais, en supposant que la suppression par la force des tyrannies dans des pays étrangers constituât le devoir des Britanniques, pourquoi trouvait-on une autre tyrannie, partenaire des Britanniques dans ce processus? La tyrannie communiste, en Russie, était pire que la tyrannie nazie en Allemagne ; les conditions générales de vie du peuple russe étaient largement inférieures à celles des Allemands ; le travail de forçat en Russie était employé à grande échelle, en comparaison à la même pratique sur le sol allemand, la cruauté n’y avait rien à envier à celle du côté allemand, et de nombreux observateurs la décrivent même comme bien plus importante.
La technique répugnante des purges, des interrogatoires brutaux amenant à “confession”, et l’espionnage domestique généralisé était déjà à l’œuvre en Russie depuis des années avant qu’Hitler n’introduise ces mêmes méthodes en Allemagne, qu’il copia probablement de l’exemple russe. Mais M. Churchill encensait la Russie comme allié des plus bienvenus, quand elle se trouva embarquée dans la guerre. »

Plus loin Grenfell souligne le bilan effrayant et ruineux de cette guerre pour l’Angleterre :
« Il s’était montré prêt à tout sacrifier pour parvenir à cette victoire, et les sacrifices consentis par lui laissèrent ses co-vainqueurs britanniques à moitié ruinés, rationnés, emprisonnés financièrement dans le camp de concentration de leur île, assistant à la désintégration de leur Empire, leur propre pays occupé par des soldats américains, et leur économie nationale dépendant de la charité étasunienne. Tout cela pour quoi ? Pour que les Allemands se vissent désarmés de manière permanente? À peine trois ou quatre années passées, nous suppliions les Allemands de se réarmer aussi rapidement que possible. »
C’est l’ambiance de 1984. Avec une guerre interminable à venir.
Grenfell a tout résumé : on a détruit le pays et l’Europe pour rien, pour se retrouver avec une URSS plus forte que jamais. Puis avec une Europe « anglo-américaine » (ils ont bon dos les Anglo-Saxons parfois…) plus belliciste que jamais…
Ce n’est pas un hasard si Orwell a écrit son 1984 pendant cette triste époque. Voyez l’enfant aux cheveux verts de Losey ; on est passé de l’Angleterre edwardienne maîtresse du monde vers 1900 à un pays prolétarisé et clochardisé y compris sur le plan culturel et sociétal. Et c’est Churchill et sa rage guerrière qui ont précipité tout cela. Mais puisqu’on vous dit qu’il a sauvé le monde et la paix…
Les nazis volaient des territoires ? Grenfell, qui n’est pas russophile pour un sou, remarque justement (et cela explique la claque de Kaliningrad…) :
« Pourtant, à Yalta, il accepta que des centaines de milliers de kilomètres carrés de territoire polonais (sans parler des territoires lettons, lituaniens ou estoniens) fussent accordés, sans l’aval des habitants, aux gâteurs d’âme, en désaccord flagrant de la Charte Atlantique que lui-même et le président des USA avaient claironné au monde au cours de la même guerre, et en déni flagrant de la déclaration de guerre britannique contre l’Allemagne de 1939, qui précisément garantissait l’inviolabilité du territoire polonais. En outre, les compensations accordées aux Polonais sous forme de territoire d’Allemagne orientale, et l’allocation de la moitié du reste de l’Allemagne à une occupation russe, eurent pour effet de supprimer la zone tampon historique entre Moscou et les pays bordant l’Atlantique. »
Et Grenfell d’ajouter justement :
« Aucune raison réaliste n’existait de considérer l’alliance de la Russie comme loyale et digne de confiance. »

Sur Roosevelt, Grenfell rejoint les libertariens américains :
« On peut également admettre que le président Roosevelt, à cette époque, était dans un état d’hallucination fascinée quant à la pureté virginale des motivations du maréchal Staline… »
Revenons à la situation présente : nos élites s’inspirent et se réclament d’un homme politique opportuniste, belliqueux et corrompu, aussi incapable en temps de guerre qu’en temps de paix, et qui fut prêt à tout pour gagner une guerre déshonorante (un million de civils allemands carbonisés sous les bombes, quatorze millions de déplacés, etc.) et déplorable sur le plan des résultats (shoah, massacres, ruine, etc.).
Comprenez donc qu’ils vous affameront, vous priveront d’eau, d’électricité, de bagnole, de liberté (mais pas d’infos ou de vaccin…), mais qu’ils continueront dans leur aberration guerrière jusqu’au bout. Tout sera bon pour exterminer la Russie (ennemi de certains sur le long terme, revoir notre texte sur Emmanuel Todd et sur Nietzsche) qui a fièrement retrouvé sa place, une fois l’Allemagne écrasée.
Sources :
https://www.dedefensa.org/article/emmanuel-todd-et-le-con...
https://www.unz.com/article/the-carlson-cooper-podcast-a-...
http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2024/09/16/l...
https://www.revuemethode.org/sf021722.html
https://www.amazon.fr/HITLER-VERSAILLES-PETITS-ESSAIS-HIS...
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jeudi, 22 août 2024
Voyage à la fin de l'empire anglo-saxon

Voyage à la fin de l'empire anglo-saxon
Source : Dissipatio - Une cellule média - redazione@dissipatio.it
On sait que les relations familiales sont les plus difficiles à entretenir. Ne serait-ce qu'en raison d'un principe de concurrence qui s'instaure naturellement entre ceux qui sont nés et ont grandi dans des conditions similaires. À ce jour, les chiffres qui illustrent la relation entre les États-Unis et le Royaume-Uni sont impitoyables: sans Londres, ce dernier aurait une économie plus réduite que celle du Mississippi, l'État le plus pauvre des Etats-Unis d'Amérique. La capitale représente 14% du produit intérieur brut par habitant. À titre de comparaison, comme le rapporte John Burn-Murdoch dans le Financial Times, amputer Amsterdam des Pays-Bas réduirait le PIB national de 5% (toujours par habitant), tandis qu'éliminer la ville la plus productive d'Allemagne (Munich) ne réduirait le PIB de l'Allemagne que de 1%. Mais le plus surprenant est que, malgré l'opulente production de San Francisco, si demain toute la région de la Baie, du Golden Gate à Cupertino, était séparée du reste des Etats-Unis, le PIB américain par habitant ne diminuerait que de 4%.

Dans un pays avec une telle disparité socio-économique, il est normal qu'une petite étincelle boute le feu à tout. En 2011, toujours durant les premiers jours d'août, la mort de Mark Duggan, un petit dealer de Tottenham, a provoqué des émeutes au départ de la communauté noire londonienne qui ont duré plusieurs jours. On ne compte plus les affrontements avec la police, ni les pillages de magasins. La course à la marchandise dérobée, pillée, est finalement devenue l'ultime motivation de la contestation, qui a ainsi perdu toute ambition révolutionnaire. Aujourd'hui, au contraire, on a le sentiment que les agitateurs agissent pour une raison politique bien précise. Après la mortelle agression à l'arme blanche de trois fillettes dans une école de danse de Southport par un citoyen britannique d'origine rwandaise, Axel Rudakubana, les émeutes ont commencé devant la mosquée locale, blessant une cinquantaine de policiers, avant de s'étendre à tout le pays. A la tête idéologique des émeutes, on trouve le Patriotic Alternative de Mark Collett et le National Action d' Alex Davies, sans oublier le rôle de Tommy Robinson, très médiatisé comme principal instigateur en ligne d'un esprit anti-immigrés. Bien sûr, rien ne vient de rien: si un terrain fertile est vite trouvé, c'est que le mécontentement est généralisé.

Au-delà du fait lui-même, et des acteurs individuels, force est de constater que la Grande-Bretagne est bel et bien aujourd'hui un pays au bord d'une dépression nerveuse sans précédent. Les Britanniques en ont vu de toutes les couleurs ces dix dernières années, depuis la campagne électorale sur le Brexit, en passant par le vote, les négociations, le Co vid, les suites de la guerre en Ukraine, jusqu'à la défaite des Tories et l'élection de Keir Starmer (photo, ci-dessous). Le nouveau premier ministre est imprégné de prudence et de rationalité atlantiste, avec l'intention de recréer une gauche pragmatique capable de régénérer une troisième voie rappelant Blair, Jospin et Schroeder mais sans les dogmatismes de Corbyn; en créant un néologisme, le Starmerisme, nous obtenons un vocable caractérisant un nouveau pragmatisme.



Alors que le jugement porté sur les conservateurs, par l'historien contemporain Sir Anthony Seldon, ne peut se résumer qu'ainsi : "La période 2010 - 2024 a représenté la pire ère de gouvernement depuis 1945". Aujourd'hui, en effet, la succession de Sunak est ouverte, avec Kemi Badenoch, James Cleverly et Tom Tugendhat en pole position, et la perspective d'une politique qui caractérisera la scène britannique pour longtemps, avec le diviseur Farage aspirant à épuiser davantage les conservateurs, avant que les conservateurs eux-mêmes ne se déplacent vers la droite pour le précéder dans la conquête des 4 millions de voix qui lui ont ouvert les portes du Parlement.
La pire ère de gouvernement depuis l'après-guerre
L'entrée en fonction de Keir Starmer à Downing Street a été le "moment Portillo" que tout le monde attendait. Les Tories terminent une saison d'échecs et doivent maintenant choisir leur nouveau leader : pour l'instant, les favoris sont Kemi Badenoch, James Cleverly et Tom Tugendhat. D'un autre côté, les travaillistes rajeunis ont vu leur succès allé si loin qu'ils ont évité de détailler leur programme pendant la campagne électorale. Mais le moment est venu de prendre une décision, en évitant éventuellement de poursuivre ce que l'historien Sir Anthony Seldon a qualifié de point le plus bas (commencé en 2010) du leadership anglo-saxon depuis 1945.
Mais il s'agit là d'un jeu politique, qui n'est pas du tout la cause (bien qu'il s'agisse d'une solution possible) des troubles récents. La haine des islamistes (qu'ils soient citoyens britanniques ou non) est l'exutoire parfait d'un effondrement économique qu'il est encore difficile de comprendre. Il y a la question du Brexit, qui dans l'idée de ses créateurs devait fermer les frontières aux étrangers - dont le nombre a doublé au cours des vingt dernières années - et leur permettre de reprendre le contrôle de leur propre commerce, en évitant de laisser un déficit de dix milliards de livres chaque année sur la table du budget européen. Jusqu'à présent, les choses se sont passées un peu différemment, et pas seulement à cause des Britanniques.
Les frontières sont désormais effectivement fermées, mais les travailleurs non qualifiés manquent et les industries, qui représentent désormais la minorité de la production nationale, sont en difficulté. La possibilité de commercer selon les règles de l'accord de libre-échange est de toute façon moins attrayante que celle de commercer entre partenaires européens.
Les pays de l'UE, qui étaient de loin le premier importateur mondial, ont donc choisi de regarder ailleurs. Même sort pour le secteur des services - dominant à 80% dans l'économie nationale depuis l'époque de Madame Thatcher - qui a vu son activité se réduire en raison de deux crises imprévues, celle du Covi d et celle de l'Ukraine. Cette hyperdépendance, en plus de précariser le pays - l'industrie manufacturière étant au contraire moins sensible aux chocs mondiaux, surtout lorsqu'elle s'adresse à son marché intérieur - a incroyablement divisé la nation entre une capitale très riche et des provinces très pauvres, de plus en plus chômeuses et privées de leurs droits.
L'incapacité du gouvernement à agir pèse encore plus lourd dans la balance. Une proposition de réduction d'impôts sans aucun financement a fait du gouvernement Truss le gouvernement le plus court de l'histoire nationale. Un symptôme de l'incapacité à agir, également parce que l'hypothèse inverse, une augmentation des impôts, entraînerait encore plus de dépression et de colère. Le revers de la médaille reste les taux d'intérêt élevés, dont la baisse semble encore lointaine, et qui pèsent lourdement sur une économie qui avait emprunté environ 280 milliards de livres pendant la pandémie pour faire face au gel des actifs. Le taux était alors proche de zéro, il est aujourd'hui de 5% (faisant passer la charge d'intérêt sur la dette de quarante milliards de livres à plus du double).
En conséquence, les dépenses publiques restent contractées, de même que certains secteurs publics, également, restent contractés, en particulier le secteur de la santé, qui présente actuellement un déficit de personnel d'environ trente mille personnes spécialisées. Parmi les principales économies mondiales, le Royaume-Uni reste la seule à avoir connu une baisse de la participation au marché du travail entre la période pré-C ovid et la période post-Cov id.


Nous en voyons les signes autour de nous tous les jours: les chaînes de cafés et les magasins de téléphonie mobile qui dominent nos rues, la disparition des carottes grumeleuses des rayons de nos supermarchés et les gros titres traitant d'une autre industrie traditionnelle en crise. Pour la première fois, un livre fait le lien entre ces changements locaux isolés et progressifs et le tableau d'ensemble d'une nation dont l'identité s'érode. En parcourant le pays et en rencontrant des agriculteurs, des pêcheurs et des habitants des quartiers chinois, Paul Kingsnorth raconte le genre de conversations qui ont lieu dans les pubs de campagne et les magasins du coin à travers le pays, nous rappelant que ces institutions typiquement anglaises pourraient bientôt cesser d'exister.
Les Anglais restent les Anglais, et ils se targueront toujours d'un héritage culturel et d'une influence politique dont l'érosion ne sera peut-être remarquée que des décennies plus tard. Et il est vrai que les tendances sont faites pour être inversées. Mais la direction actuelle n'est pas des plus heureuses, et sans un retour vigoureux sur la scène internationale, les sujets de Sa Majesté n'auront aucun moyen de retrouver le prestige dont ils dépendent tant là-bas, sur leur île. Le redémarrage de leur propre industrie manufacturière est sans aucun doute une question cruciale, car Londres ne peut pas continuer à être le seul centre du pays. Sous peine de susciter la colère de ceux qui se sentent exclus. Une colère faite de couteaux tirés, de vitrines pillées et d'affrontements avec les forces de l'ordre.
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vendredi, 09 août 2024
Ce qui se passe en Angleterre

Ce qui se passe en Angleterre
par Andrea Zhok
Source : Andrea Zhok & https://www.ariannaeditrice.it/articoli/quello-che-sta-accadendo-in-inghilterra
Ce qui se passe en Angleterre est un nouveau signal d'alarme - qui, je le crains, restera lettre morte - sur la faillite structurelle du modèle libéral-mondialiste qui a dominé les quatre dernières décennies.
Les faits que l'on ne peut reconstituer qu'avec quelque difficulté sont les suivants. Il y a une semaine, à Southport, dans le Merseyside, lors d'une fête destinée aux enfants, Axel Rudakubana, un jeune homme de 17 ans, né à Cardiff de parents rwandais, a attaqué des passants avec un couteau, tuant trois fillettes (6, 7 et 9 ans). Neuf autres personnes, dont deux adultes, ont été blessées ; six sont dans un état grave.
Les raisons de l'attaque ne sont pas claires, mais on soupçonne une maladie mentale. Le sujet avait un diagnostic de TSA (trouble du spectre autistique), un diagnostic qui ne semble pas très approprié compte tenu de ce qui s'est passé, mais qui évoque néanmoins certains problèmes psychiatriques.
À la suite de la tragédie, une partie de la population locale s'est immédiatement soulevée, ciblant les "immigrés", une catégorie suffisamment indéterminée pour finir par s'étendre à tous les sujets pouvant être identifiés comme "ethniquement exotiques" d'une manière ou d'une autre, y compris les musulmans.
Ces derniers ont à leur tour mis en place des patrouilles de défense, qui ont commencé à cibler les magasins, les pubs et les "Britanniques blancs".
En très peu de temps, les affrontements se sont étendus à d'autres régions du pays : Manchester, Londres, Sunderland, Hartlepool, Aldershot, Belfast, etc.
Ce que l'on constate avec angoisse sur les images, c'est que les affrontements ont pris une tournure ouvertement ethnico-raciale, où on rique d'être attaqué par l'un de ces gangs antagonistes simplement parce qu'on est "de la mauvaise couleur".
La réaction du gouvernement a été caractéristique: les habituels "groupes d'extrême droite" et les "fake news" ont été accusés d'être à l'origine des émeutes, comme si cela - même si c'était vrai - constituait une explication.
Le problème, bien sûr, est que, comme toujours dans ces situations, l'événement déclencheur n'est jamais qu'une occasion, une étincelle occasionnelle, dont l'irrationalité ne représente pas une simple "erreur".
Les autorités, par exemple, ont pointé du doigt une fake news qui présentait le meurtrier comme musulman, alors que sa famille ne l'était pas. Mais il est évident que l'éventuelle fake news n'a pu servir d'accélérateur que parce qu'une flamme couvait depuis un certain temps (Il va sans dire que même si la famille avait effectivement été d'origine musulmane, cela n'aurait rationnellement rien signifié, mais il est clair qu'il ne s'agit plus ici d'accusations susceptibles de tenir devant un tribunal: le phénomène est ici social et acéphale).

Au sujet des fake news, il convient également de noter que l'une des raisons pour lesquelles elles s'implantent si facilement est le manque de fiabilité systématique des informations officielles. Par exemple, au départ, il n'y avait aucun moyen de savoir quelles étaient les caractéristiques ethniques de l'agresseur, présenté comme un "jeune Gallois". Comme c'est maintenant systématiquement le cas, l'omission était intentionnelle, car - c'est l'idée - le lecteur ne devrait pas se soucier de l'aspect ethnique, car il n'est pas juridiquement pertinent et est potentiellement trompeur. Mais à partir du moment où le public se rend compte que les informations officielles ne sont plus des nouvelles, mais des leçons administrées avec condescendance, il finit par accepter plus volontiers les informations "clandestines".
Le même argument peut être avancé pour les accusations habituelles et irréfléchies contre l'extrême droite, comme s'il s'agissait d'une maladie, d'un virus, d'un champignon qui pousse accidentellement dans certaines régions et qui ne devrait être éradiqué qu'avec le fongicide approprié. Mais même lorsqu'une telle agitation généralisée est encouragée par des groupes d'extrême droite politiquement organisés, la vraie question est toujours : pourquoi ont-ils émergé, pourquoi se développent-ils, pourquoi ont-ils des adeptes ?
C'est là qu'apparaît l'insuffisance culturelle des classes dirigeantes d'aujourd'hui, pratiquement partout en Occident.
L'aptitude à examiner les faits sociaux en termes de dynamique structurelle et culturelle à long terme est quasiment absente.
On raisonne en termes légalistes, comme si la société était un tribunal où seule la responsabilité personnelle pour les violations démontrables de la loi est évaluée. Mais bien sûr, le niveau auquel les tensions et les affrontements apparaissent n'est jamais que très peu visible, et seule une petite minorité de conflits parvient à être identifiée et portée devant un jury.
En fait, plus le conflit social est important, plus le pourcentage de conflits qui ne sont pas officiellement visibles est élevé.
Je comprends que le Premier ministre Starmer, ou toute autre personne dans sa position, ne puisse pour l'instant que faire appel à la loi et à l'ordre, aux arrestations, aux procès, aux accusations de la police, mais c'est une erreur dramatique de penser que c'est à ce niveau que de tels problèmes peuvent être résolus. Ce sont des problèmes qui s'accumulent pendant des décennies et qui mettent une minute à s'enflammer, peut-être à cause d'un malentendu.
Sur le plan structurel, le problème est assez simple à décrire: les grands mouvements migratoires de personnes sur de courtes périodes créent toujours des tensions, parce qu'ils produisent de l'incertitude, de l'insécurité et de la concurrence sur le marché du travail.
Si ces personnes ont également des coutumes ou des cultures très différentes, les tensions sont encore plus exacerbées.
Cependant, il s'agit principalement de processus quantitatifs. Les variables décisives sont la quantité de personnes par unité de temps. Comme l'a dit Polanyi, dans les phénomènes sociaux, la variable la plus importante est leur rapidité. Si le même changement se produit en dix ou cinquante ans, il ne s'agit tout simplement pas du même phénomène et il n'a pas les mêmes conséquences. Il ne s'agit pas de prêcher des sociétés hermétiquement fermées, qui n'ont jamais existé, mais de comprendre que l'alternative ne pourra jamais être "libre pour tous".
Ici, la rigidité idéologique conservatrice (qui était, et qui transparaît encore parfois) d'une société ethniquement et culturellement "non contaminée" a été contrée au fil des ans par une rigidité idéologique opposée et symétrique, dans laquelle la "contamination", le "multiculturalisme" et le "melting pot" sont devenus autant de slogans publicitaires vagues, rhétoriques, et surtout hypocrites.
Les arguments du mondialisme libéral ont toujours mêlé nonchalamment des arguments pseudo-utilitaires (nous avons besoin de main-d'œuvre, qui paiera nos retraites, etc.) à des arguments pseudo-humanitaires (le devoir d'accueil, l'amour de la différence, le droit d'asile, etc.)
L'important a toujours été de pouvoir utiliser un ensemble d'arguments lorsque l'autre paraissait momentanément invraisemblable.
Mais en fait, les mécanismes profonds qui ont alimenté la rhétorique du "melting pot" ici ne sont que de deux ordres, un mécanisme grossièrement économique et un mécanisme idéologique.
Sur le plan économique, la libre circulation de la main-d'œuvre permet au capital d'obtenir une main-d'œuvre bon marché sans avoir à payer pour la croissance et l'éducation de ces bras, qui arrivent tout prêts de l'étranger. Ce processus affaiblit le pouvoir de négociation de la main-d'œuvre moins qualifiée, ce qui maintient les salaires à un niveau bas.
Sur le plan idéologique, la vision libérale proposait un modèle d'universalisme abstrait dans lequel les composantes culturelles, linguistiques, religieuses et coutumières étaient considérées comme des facteurs marginaux et contingents, qu'il était non seulement possible, mais approprié, de mettre au rencart.
La combinaison de ces pressions a créé à long terme des blessures, des déséquilibres et des tensions sociales profondes, qui se sont surtout fait sentir dans les couches les moins aisées de la population. J'espère me tromper, mais pour certains pays comme la France et le Royaume-Uni, je ne sais pas si nous en sortirons avec moins qu'une sorte de guerre civile. Nous ne pouvons qu'espérer que dans d'autres pays, il est encore possible d'atténuer les processus de dégénérescence.
Une chose est cependant certaine. La rhétorique de ceux qui disent que, parce que les migrations ont toujours existé, nous devons simplement "accueillir le changement", est une complicité dans la dégradation.
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samedi, 13 juillet 2024
Donald Trump et Nigel Farage accusent Biden et l'OTAN d'avoir provoqué le conflit en Ukraine

Donald Trump et Nigel Farage accusent Biden et l'OTAN d'avoir provoqué le conflit en Ukraine
Par Alfredo Jalife Rahme
Source: https://noticiasholisticas.com.ar/donald-trump-y-nigel-farage-inculpan-a-biden-y-a-la-otan-de-haber-provocado-el-conflicto-en-ucrania-por-alfredo-jalife-rahme/
L'ancien président Donald Trump a lâché une bombe en déclarant dans le podcast populaire "All In", dans lequel il a accusé le président Biden d'avoir provoqué le conflit en Ukraine en disant qu'elle serait incorporée dans l'OTAN. Le lendemain, le Britannique Nigel Farage a affirmé que l'expansion de l'OTAN et de l'UE en direction de la frontière russe était à l'origine des différends.

David Goldman, analyste réputé d'Asia Times, révèle en exclusivité le contenu volcanique d'une interview de l'ancien président Trump avec l'homme d'affaires devenu commentateur David Sacks (photo), qui a été dédaignée par les multimédias américains.
Dans cet entretien, Trump rejette toutes les affirmations propagandistes de l'administration Biden et de ses alliés européens en affirmant que parmi les déclarations minables de Biden figurait celle selon laquelle "l'Ukraine rejoindrait l'OTAN", ce qui était une provocation pure et simple qui n'aurait pas eu lieu si Trump avait été le président actuel.
David Goldman affirme que Trump "met en pièces la légende noire d'une attaque russe" contre l'Ukraine, perpétrée "sans provocation", légende qui a été répétée de manière cacophonique par les multimédias occidentaux. Il ajoute que "l'establishment américain subit désormais la double humiliation d'avoir provoqué un conflit avec la Russie et de l'avoir perdu".
David Goldman sélectionne une citation représentative de Trump dans son interview: "La guerre en Ukraine n'aurait jamais eu lieu. L'attaque israélienne n'aurait jamais eu lieu. Et l'inflation n'aurait jamais eu lieu. Ce sont là trois considérations importantes".
Goldman expose une déclaration inquiétante de l'homme d'affaires David Sacks dans son entretien avec Trump, où il note qu'un mois avant le début de l'opération militaire spéciale russe en Ukraine, "le secrétaire d'État Antony Blinken a informé le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov que l'administration n'allait pas seulement faire entrer l'Ukraine dans l'OTAN, mais qu'elle pensait aussi qu'il était dans l'intérêt de l'Amérique (...) de mettre des armes nucléaires (méga-sic !) en Ukraine. Vous ne pouvez pas imaginer que les Russes criaient au ciel : "C'est une provocation ! Il s'agit d'une provocation", ce dont Trump convient.
Goldman rappelle que "la Russie ne tolérerait pas l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN", car cela "permettrait aux États-Unis de placer des missiles à courte portée à quelques minutes de vol de Moscou". C'est alors que le président russe Vladimir Poutine a déclaré que "l'alliance et son infrastructure militaire ont atteint les frontières de la Russie".
Goldman affirme que "les membres de l'establishment de Washington savaient comment la Russie réagirait", ce qu'"ils ont vu comme une occasion de disloquer la Russie et de l'écraser avec des sanctions économiques".
Le tweet de Joe Biden, un mois après l'opération militaire spéciale de la Russie, est incontournable: "À la suite de nos sanctions sans précédent, le rouble a été presque immédiatement réduit à néant. L'économie russe est en passe de diminuer de moitié. Elle était classée 11ème économie mondiale avant cette invasion et bientôt elle ne sera même plus dans le top 20".
C'est tout le contraire qui s'est produit ! Selon la Banque mondiale, la Russie a délogé le Japon de la quatrième place du classement économique mondial l'année dernière.
Goldman conclut sans relâche : "Plus que les guerres éternelles en Afghanistan et en Irak, le désastre en Ukraine a le potentiel de saper l'hégémonie américaine une fois pour toutes".
En outre, il profite de l'occasion pour exposer que la Russie n'a pas été isolée, et encore moins vaincue, de sorte que l'establishment "a recours à des mesures désespérées telles que le placement d'armes occidentales sur le territoire ukrainien", ce à quoi Poutine a répondu en offrant des armes russes de haute technologie à la Corée du Nord, un pays récemment visité par Poutine, un acte qui a provoqué des crampes au sein de l'establishment américain.

L'analyste conclut que "les Américains jouent au Monopoly, tandis que les Russes jouent aux échecs" lorsque "Poutine a ouvert un flanc géopolitique qui pourrait nuire à l'Occident, dans le but de le forcer à accepter les gains territoriaux russes en Ukraine comme la neutralité de l'Ukraine".
Goldman a omis d'ajouter qu'en plus d'être un grand joueur d'échecs géopolitiques, Vladimir Poutine est une ceinture noire de judoka qui sait comment riposter.
Comme si cela ne suffisait pas, le lendemain de l'interview de Trump, l'homme politique britannique Nigel Farage, chef du parti de la Réforme - qui, entre autres, a provoqué le Brexit et pourrait enterrer le Parti conservateur dans les urnes le 4 juillet - "a soulevé l'indignation de ses rivaux après avoir déclaré que l'Occident avait provoqué le conflit en Ukraine", selon une dépêche de CNN.
Il semblerait que Trump et son allié britannique Nigel Farage soient prêts, en cas de victoire électorale, à assouplir et à négocier leurs relations avec la Russie.
Dans cette optique, il convient de noter que les "conseillers de Trump préparent une proposition de cessez-le-feu en Ukraine", selon le Times, ce qui constituerait une énorme défaite pour Biden et ses alliés européens.
20:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, nigel farage, donald trump, royaume-uni, états-unis, ukraine, politique internationale |
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La décision de l'OTAN de rendre inutiles les élections en France, au Royaume-Uni et en Iran

La décision de l'OTAN de rendre inutiles les élections en France, au Royaume-Uni et en Iran
par Giuseppe Masala
Source: https://www.sinistrainrete.info/articoli-brevi/28482-giuseppe-masala-la-decisione-della-nato-che-rende-inutili-le-elezioni-in-francia-regno-unito-e-iran.html
En ce début d'été, tout le monde attend certainement les résultats des élections en France, en Grande-Bretagne et en Iran afin de pouvoir tirer des indications sur l'évolution de l'énorme crise internationale qui se déroule aussi bien sur le théâtre européen qu'au Moyen-Orient. En Grande-Bretagne et en Iran, nous avons déjà vu un résultat de "changement" avec la victoire du travailliste Keir Starmer, qui a évincé les conservateurs après 14 ans de gouvernement; et en Iran, nous avons assisté à la victoire du candidat soi-disant réformiste Masoud Pezeshkian : il est dommage qu'il s'agisse d'un changement qui sera tout au plus orienté vers des questions sociales et économiques internes et qui ne se traduira probablement pas par un changement de positions en matière de politique étrangère.

La Grande-Bretagne (tout comme la France) est accablée par une énorme dette extérieure de quelque 1900 milliards de dollars qui l'oblige à adopter une position agressive en vertu du "principe de réalité": il faut à tout prix éviter un bloc de puissance alternatif au bloc anglo-saxon, comme celui formé par la Chine et la Russie, et plus encore étouffer toute tentative de création d'une nouvelle monnaie de compte internationale qui saperait le dollar et plus généralement le système monétaire occidental (dollar + euro + livre + yen + franc suisse) et ses marchés financiers de référence (parmi lesquels celui de Londres joue un rôle de premier plan, après celui de Wall Street).
Dans cette optique, il est clair que la politique étrangère britannique ne changera pas beaucoup avec la relève à Downing Street. Il en va de même à Paris, où la relève de la garde à l'Hôtel de Matignon ne s'écartera guère de la politique étrangère française de ces dernières années.

Les élections ont également eu lieu en Iran et, bien que le candidat réformateur Masoud Pezeshkian (photo) ait gagné, il ne faut pas s'attendre à des changements sensationnels, en particulier en matière de politique étrangère. Ceci pour deux raisons principales : (1) l'architecture institutionnelle iranienne ne permet pas au président d'occuper une position de pouvoir telle qu'il puisse renverser l'orientation politique du pays, notamment en raison de l'existence d'institutions telles que les Gardiens de la Révolution, qui constituent en fait un "État dans l'État", et aussi parce que le pouvoir réel est entre les mains du Guide suprême, l'Ayatollah Khamenei, qui n'est certainement pas "ouvert d'esprit" à l'égard de l'Occident et des États-Unis (2) ; Par ailleurs, la situation internationale où les provocations d'Israël (de la guerre à Gaza au bombardement du consulat iranien à Damas) ne créent certainement pas un climat idéal pour la détente. Enfin, il convient d'ajouter qu'un traité de partenariat global entre la Russie et l'Iran (à l'instar de celui filmé par la Russie et la Corée du Nord) sera signé dans les prochains jours, liant ainsi Moscou à Téhéran sur le plan militaire également, en opposition évidemment au blocus occidental.
Si les élections dont on parle beaucoup ces jours-ci ne changeront probablement pas le cours des choses, il y a un autre événement de la plus haute importance : le prochain sommet de l'OTAN qui se tiendra à Washington du 9 au 11 juillet. La première chose que l'on remarque, c'est que les médias en parlent très peu, ce qui suggère que ce n'est pas un bon sujet pour divertir les masses avec de la politique spectacle. La deuxième chose que l'on remarque, c'est que le sommet se tiendra à Washington, donc chez le pays leader (pour ne pas dire le maître, à la volonté duquel tout le monde doit se soumettre) ; et ça aussi, c'est un signe, compte tenu de la psychologie humaine, puisqu'on a toujours tendance à ne pas contredire l'hôte, et encore moins le maître...

Selon les premières rumeurs publiées par le Wall Street Journal (et Foreign Affairs), les pays de l'OTAN auraient préparé de nouvelles mesures pour soutenir durablement l'Ukraine, même en cas de victoire de Trump aux élections présidentielles de novembre. La première mesure prévue est le remplacement de l'armée américaine par les forces de l'OTAN en termes de responsabilité de l'assistance militaire et de la formation des soldats, "ainsi, même si les États-Unis réduisent ou retirent leur soutien à ces efforts, ceux-ci ne disparaîtront pas", a déclaré l'ancien représentant permanent des États-Unis auprès de l'OTAN, Ivo H. Daalder. Une autre mesure est l'envoi d'un fonctionnaire civil à Kiev pour superviser l'utilisation des ressources, et enfin, il semble avoir été décidé de créer un commandement militaire de l'OTAN de 700 personnes à Wiesbaden (Allemagne) chargé de coordonner la fourniture d'équipements militaires et la formation des forces armées ukrainiennes, remplaçant ainsi les Américains qui s'en chargeaient jusqu'à présent.
Intéressant également, l'article publié par le secrétaire général de l'OTAN lui-même dans Foreign Affairs à l'occasion du 75ème anniversaire de l'organisation atlantique. L'homme politique norvégien y explique que l'un des sujets cruciaux du sommet de Washington sera la négociation entre les Etats membres qui doit aboutir à un accord sur les obligations financières, ce qui "donnera à l'Ukraine la prévisibilité nécessaire". L'alliance veut faire comprendre à Moscou qu'elle compte soutenir Kiev "sur le long terme"". Il convient également de noter que l'indiscrétion selon laquelle les Américains organisent une réunion entre Biden et Zelensky avec tous les dirigeants des pays de l'OTAN qui ont signé un accord de défense bilatéral avec l'Ukraine (je rappelle que l'Italie en fait partie) ne date que de quelques jours. Nous ne pouvons certainement pas exclure la possibilité que Biden fasse officiellement remarquer aux autres dirigeants que les pactes signés doivent être respectés jusqu'au bout et que, par conséquent, l'accord bilatéral signé avec Kiev ne doit pas être considéré comme un simple "pro forma" à exhiber uniquement pour une séance de photos.
Un autre sujet de plus en plus brûlant qui sera abordé lors du sommet de Washington est certainement la situation dans la région indo-pacifique. On le devine aisément au fait que les dirigeants de l'Australie, du Japon, de la Nouvelle-Zélande et de la Corée du Sud, c'est-à-dire les pays pivots du mécanisme militaire que l'Occident organise pour contrer la montée en puissance de la Chine, ont été invités au sommet lui-même. La logique de l'OTAN à cet égard est toujours illustrée par Jens Stoltenberg, selon lequel la sécurité de l'Europe "influence l'Asie" et la sécurité de l'Asie influence l'Europe. Un slogan sans doute très efficace, mais que la réalité risque de contredire dramatiquement : grâce à l'expansion des intérêts de l'OTAN jusqu'en Extrême-Orient, l'instabilité de l'Europe (causée par l'OTAN) risque de s'étendre jusqu'en Asie en raison de l'agressivité de plus en plus irrépressible de l'Alliance atlantique !
Comme on peut aisément le deviner, le prochain sommet de l'OTAN sera probablement un rassemblement d'une importance historique où l'on comprendra une grande partie de ce qui se passera en Eurasie dans les années à venir. Très probablement, l'énorme quantité de sujets qui seront discutés est également dictée par la nécessité américaine de mettre Trump devant le fait accompli (notamment en ce qui concerne le théâtre européen) s'il remporte les élections présidentielles en novembre prochain.
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jeudi, 11 juillet 2024
Les capitalistes libéraux bellicistes vaincus en France et en Grande-Bretagne

Les capitalistes libéraux bellicistes vaincus en France et en Grande-Bretagne
Luca Bagatin
Sources: https://electomagazine.it/in-francia-e-gran-bretagna-sconfitti-i-guerrafondai-liberal-capitalisti/
Les résultats définitifs des élections françaises rejoignent ceux des récentes élections britanniques.
Les forces et les candidats qui ont le plus appuyé sur l'accélérateur de la guerre, ceux qui se sont laissés charmer par la mauvaise et irresponsable administration américaine de Biden, ceux qui, ces dernières années, ont mis en œuvre des politiques de massacre social, sont vaincus.
En Grande-Bretagne, les conservateurs perdent et en France, la droite libérale capitaliste de Macron perd.
On ne peut pas vraiment dire que la gauche gagne.
Ou plutôt, en Grande-Bretagne, le "Labour" édulcoré de Stamer recueille certes beaucoup plus de voix que les conservateurs, mais il en perd par rapport à la performance du Labour à l'époque du véritable socialiste Jeremy Corbyn (33,8% obtenus par le Labour de Stamer, 40% par le Labour dirigé par Corbyn).

Ce Jeremy Corbyn qui - fort de son programme basé sur "l'égalité, la justice et la paix", pour un "monde le plus cool et le plus juste possible" - dans sa circonscription londonienne historique d'Islington North, en tant qu'indépendant, a battu le candidat "travailliste".
En France, la large coalition de gauche réunie au sein du nouveau Front populaire a certainement gagné, comme on pouvait s'y attendre.
Une coalition cependant très composite et fruit de nombreux compromis, entre une aire idéologique autoproclamée "socialiste" - en réalité capitaliste libérale au moins depuis l'époque de Hollande - quelques communistes plus ou moins modérés et une aire authentiquement socialiste emmenée par Jean-Luc Mélenchon.
On peut toutefois sourire que ce dernier soit défini comme "radical de gauche" par notre mauvaise presse conformiste d'Italie, alors qu'un des reproches qui lui est souvent fait par de nombreux Français est justement d'être beaucoup trop modéré.
On peut également s'interroger sur les accusations absurdes d'"antisémitisme" lancées par certains à l'encontre de Mélenchon, simplement parce qu'il estime nécessaire la reconnaissance d'un État de Palestine et qu'il critique un gouvernement, celui de Netanyahou, qui n'est même pas aimé par de nombreux Israéliens.

Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon.
Ce sont les mêmes critiques absurdes que certains - surtout dans son parti à l'époque - ont faites à Corbyn.
À ce rythme, même Bettino Craxi et Giulio Andreotti - dont on devrait plutôt se souvenir pour leur excellente et stable politique étrangère italienne - auraient été accusés d'"antisémitisme" ! C'est tout simplement ridicule et honteux !
Malheureusement, toutes les accusations sont bonnes, de la part de nombreux libéraux capitalistes intégristes, pour salir les socialistes et les partisans du bon sens. Il en a toujours été ainsi, notamment depuis 1993 dans le monde dit occidental.
Le parti de Mélenchon, La France Insoumise, socialiste démocratique et populiste de gauche, a remporté, dans la coalition gagnante, le plus grand nombre de sièges (74 élus). Et il est plus que normal que ce soit lui qui gouverne. Et j'espère personnellement que c'est Mélenchon lui-même qui présidera un tel gouvernement.
Certes, il devra faire des compromis avec les "socialistes" autoproclamés, avec les communistes et avec les soi-disant écologistes, mais il pourra certainement remettre de l'ordre dans le chaos provoqué par l'hécatombe sociale parachevée par Macron, qui a trop longtemps déchaîné la colère des Français, au point que nombre d'entre eux se sont organisés dans le mouvement civique et démocratique des Gilets jaunes.
A condition, bien entendu, que les "socialistes" autoproclamés - avec Olivier Faure et Raphaël Glucksmann en tête - ne veuillent pas chercher un compromis avec la droite libérale-capitaliste battue de Macron, qui est la vraie perdante de l'élection et qui a causé de graves dommages à la France.
Y a-t-il donc lieu de se réjouir ?
Le peuple devrait être souverain, mais finalement ce sont souvent les politiques qui décident. Ceux de l'Europe d'aujourd'hui sont pour la plupart peu instruits et cultivés et encore moins responsables.
Nous verrons bien.
21:07 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, royaume-uni, jeremy corbyn, emmanuel macron, jean-luc mélenchon, politique, europe, affaires européennes, législatives françaises 2024 |
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samedi, 15 juin 2024
Elections anticipées au Royaume-Uni: tous les gains pour les travaillistes ou...?

Elections anticipées au Royaume-Uni: tous les gains pour les travaillistes ou...?
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Le Premier ministre conservateur britannique, Rishi Sunak, a annoncé la tenue d'élections générales anticipées. Normalement, les résidents ne devaient voter qu'en novembre, mais désormais, ce sera le 4 juillet. La raison pour laquelle le Premier ministre britannique a déjà dissous le parlement reste un mystère, car les sondages montrent que les conservateurs se dirigent vers une énorme défaite, avec sans doute seulement 20 à 25 % des voix. Les gains pourraient aller en grande partie au Labour qui, avec Keit Starmer (photo), semble suivre une voie centriste. Lors des dernières élections locales, les conservateurs avaient déjà perdu des centaines de sièges.

Mais il ne s'agit pas seulement d'un changement de pouvoir ou d'un changement de gouvernement, de passer des conservateurs aux travaillistes. Les dernières élections locales l'ont déjà montré. Dans la ville de Leeds, au nord de l'Angleterre, par exemple, le nouveau conseiller municipal vert, Mothin Ali, s'est montré particulièrement satisfait de son élection et s'est exclamé: "Allah Akbar". Avec sa barbe fournie, sa longue robe blanche, son châle de prière et son kufiyaduk, il ne laisse guère de doute sur ses convictions.
L'islamo-gauchisme dans sa version britannique ?
Il ne s'agit pas d'un cas isolé, comme le prouve aussi le nouveau conseiller municipal de Bristol, Abdul Malik. Lui aussi a qualifié les Juifs de "cancer". Et lui aussi siège au conseil municipal pour les Verts. En raison du système électoral britannique, les médias dominants se concentrent parfois trop sur le duel entre les travaillistes et les conservateurs, mais les Verts (de gauche), par exemple, ont fait une percée lors des élections locales. Dans les 107 conseils locaux anglais et gallois où ils ont été élus, ils ont remporté 181 sièges. Aux élections locales de Londres, ils ont à nouveau obtenu environ 13 % des voix et sont devenus le troisième parti politique.

La percée des Verts est un casse-tête pour les travaillistes, qui espéraient obtenir des voix de l'opposition. L'ancien ministre britannique Peter Mandelson (travailliste et ancien haut conseiller de Tony Blair) l'a décrite comme suit : "Les Verts sont en train de dégénérer, à devenir une poubelle, un bassin de collecte non seulement pour les activistes climatiques, mais aussi pour les radicaux de gauche frustrés". Les travaillistes ont remporté de nombreux sièges au sein des conseils municipaux, mais ont perdu les voix des musulmans. Le Royaume-Uni compte environ 4 millions de musulmans, soit 7 % de la population. Ils votent de plus en plus pour des petits partis ou pour les Verts. L'aile pro-palestinienne du parti travailliste, qui s'est regroupée dans un ensemble de propositions intitulé "Le vote musulman", souhaite un changement de cap au sein du parti. Elle veut se débarrasser de "l'argent sioniste" au sein du Labour, souhaite que les écoliers puissent prier partout dans les écoles et que les personnes prénommées Mohamed "n'aient plus à payer de primes d'assurance à l'avenir".
Enfin, ceci : selon les derniers sondages, les travaillistes pourraient obtenir entre 37 et 43% des voix pour leurs listes, les conservateurs entre 19 et 21%, le parti réformateur (Farage) entre 16 et 19%, les libéraux-démocrates entre 11 et 14% et les verts entre 5 et 7%. Ce ne sont que des sondages, mais ils vont tous dans le même sens: un résultat historiquement mauvais pour les conservateurs et un résultat fort pour les travaillistes (suffisant pour gouverner seuls ?).
13:13 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, politique, politique internationale, grande-bretagne, royaume-uni |
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mardi, 04 juin 2024
Le SNP écossais supprime le ministère de l'indépendance

Le SNP écossais supprime le ministère de l'indépendance
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
La folie lexicale et gendériste qui frappe les nationalistes écossais du SNP depuis un certain temps est en train de provoquer une crise au sein de ce parti indépendantiste. Non seulement sur le plan électoral, mais aussi au niveau du personnel politique. Des personnalités politiques de premier plan ont quitté la scène politique, dont tout récemment le premier ministre écossais, Humza Youssaf. On savait depuis longtemps que tout cela ne serait pas sans conséquences dans la lutte pour l'indépendance de l'Écosse. La suppression du "Département de l'indépendance" par le SNP en est peut-être un premier aperçu ? Il semble que la lutte pour l'indépendance subisse un sérieux coup de frein.

C'est le nouveau président du Parti national écossais, John Swinney, qui a annoncé que le "Département pour l'indépendance de l'Écosse" du gouvernement écossais serait supprimé, sans plus. M. Swinney entend ainsi démontrer aux électeurs écossais que son parti a l'intention de se concentrer sur « ce qui compte pour les électeurs lors des prochaines élections générales : le maintien du pouvoir d'achat et la lutte contre la vie chère », dit-il. C'est le premier ministre précédent, Humza Youssaf, qui avait créé ce département ministériel avec l'intention de mettre en lumière les différents aspects liés à l'indépendance du pays. Le 13ème document, publié par le ministère le mois dernier, traitait de la justice dans une Écosse indépendante.
Le gouvernement écossais n'a ni vision ni plan pour l'indépendance
Les partis anti-indépendance ont estimé qu'il s'agissait d'un gaspillage de l'argent des contribuables. Les partisans de l'indépendance, qui ont longtemps dû observer avec impatience l'évolution socio-idéologique du SNP, qui a nui à leur lutte pour l'indépendance, estiment que la décision du chef du SNP, M. Swinney, est une « erreur de jugement » et une illustration parfaite de l'incapacité du gouvernement écossais à développer enfin une vision et un plan pour l'indépendance ».
La raison de cette suppression n'est pas tout à fait claire, John Swinney ayant laissé entendre que son « leadership se concentre sur la construction du soutien le plus large possible à l'indépendance ». Les pouvoirs du ministère supprimé seront repris par le ministre des affaires étrangères et de la culture. Un porte-parole du gouvernement SNP a souligné que « tous les ministres de notre gouvernement se concentrent sur l'indépendance de l'Ecosse ». Mais les opposants à l'indépendance se frottent sans doute les mains à cause de la maladresse du SNP. Espérons que le mouvement indépendantiste trouvera bientôt un second souffle en Écosse.
10:47 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, affaires européennes, europe, écosse, royaume-uni, grande-bretagne, snp, scottish national party |
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dimanche, 28 avril 2024
Royaume-Uni mondial

Royaume-Uni mondial
par Georges FELTIN-TRACOL
Il faut se méfier des souverainistes. Sous couvert de défendre la souveraineté nationale, la plupart prône, sur le plan intérieur, l’assimilation et donc l’indifférenciation des populations, qu’elles soient autochtones ou immigrées. D’autres contestent, sur le plan extérieur, la politogenèse européenne et souhaitent contourner les projets continentaux en inscrivant leur État dans des processus délétères d’intégration planétaire.
Les cas les plus flagrants se trouvent en Grande-Bretagne. Maints Brexiters, à l’instar de l’ancien premier ministre Boris Johnson, revendiquent une « Global Britain », comprendre une Grande-Bretagne ouverte aussi bien au Commonwealth qu’aux flux déments de la mondialisation sans s’apercevoir que la société britannique elle-même se mondialise en profondeur. Le phénomène atteint toutes les strates sociales, y compris et d’abord la famille royale.

Elle s’ouvre en effet à cette « diversité » avec le mariage du prince Henry dit « Harry » avec l’actrice afro-américaine Meghan Markle en 2018. Leur fils aîné Archie naît à Londres en 2019 au contraire de sa sœur cadette Lilibet native de Santa Barbara en Californie aux États-Unis en 2021. La réplique de Meghan aux manigances de la « Firme Windsor » est redoutable. Leur fille est par conséquent citoyenne étatsunienne. Au moment de la succession de son grand-père, le roi Charles III, le fisc étatsunien pourra en toute légalité se pencher sur l’immense patrimoine privé du souverain.
L’ouverture britannique à la diversité devient un critère majeur dans la vie politique du Royaume-Uni. Si Benjamin Disraeli (1804 – 1881) offrit à la reine Victoria le titre d’impératrice des Indes, il pensa surtout à transférer la capitale de l’Empire mondial britannique de Londres en Inde. Son vœu se réalise en partie avec l’arrivée en octobre 2022 d’un hindouiste à la tête du gouvernement de Sa Très Gracieuse Majesté. Rishi Sunak prête serment sur les textes sacrés de l’hindouisme. Une première ! Toutefois, si Anthony Blair s’est converti au catholicisme après avoir été premier ministre de 1997 à 2007, son épouse Cherie appartenait déjà au catholicisme. Quant à Boris Johnson, il a été le premier catholique depuis le schisme anglican au XVIe siècle à occuper le 10, Downing Street. Par ailleurs, l’épouse du Prime Minister, Akshata Murty, ne détient pas la citoyenneté britannique. Plus anecdotique, la fille de la cinquième fortune de l’Inde a dû expliquer son exemption fiscale.

D’origine pakistanaise, le travailliste Sadiq Aman Khan (photo) est le maire de la métropole de Londres depuis 2016. À l’aune de ces personnalités, Sadiq Khan apparaît en précurseur. Certes, malgré l’intermède Johnson entre 2008 et 2016, l’actuel maire a bénéficié du gouvernement municipal londonien de Ken Livingstone dit « Ken le Rouge » (2000 - 2008). Cet ancien trotskyste contribua à la formulation d’un islamo-gauchisme anglophone qui imprègne dorénavant de façon durable la vie politique outre-Manche.

Outre une visibilité accrue tant dans les ministères britanniques que dans le cabinet-fantôme travailliste de Keir Starmer, force est de relever l’accélération de cette tendance. Successeur de la « Dame d’Écosse » Nicola Sturgeon (2014 – 2023), Humza Yousaf (photo)est devenu l’an dernier le chef des indépendantistes du SNP (Parti national écossais fortement wokiste) et donc le premier premier ministre écossais d’origine indo-pakistanaise. Ce musulman dont l’épouse, Nadia Maged El-Nakla, a un père palestinien, a occupé diverses fonctions ministérielles (secrétaire à la Justice, puis à la Santé) marquées par des atteintes fréquentes et répétées aux libertés publiques. Le First Minister a ainsi une fâcheuse propension à promulguer des lois si liberticides qu’elles rendent les lois Pleven et Gayssot presque supportables… Qu’il dirige le SNP confirme que, souvent, le souverainisme sans arrière-plan spirituel, ethnique et culturel solide va à l’encontre des identités populaires, enracinées et vernaculaires.

Récemment, en mars 2024, le premier ministre du gouvernement semi-autonome du Pays de Galles, Mark Drakeford, a démissionné. Les élus travaillistes gallois se tournèrent alors vers Vaughan Gething (photo). Originaire de Zambie, il naît à Lusaka. La médiacratie a célébré cette désignation qui lui permet d’être le premier Noir à diriger un gouvernement local en Europe. En réalité, comme pour Barack Obama, Vaughan Gething est un métis, son père étant Gallois.
Il faut enfin ajouter à ce tableau pittoresque en ethnicité composite que Michelle O'Neill, du Sinn Fein, co-dirige après une suspension politique de deux ans environ l’Irlande du Nord avec l’unioniste orangiste Emma Little-Pengelly. Michelle O'Neill cumule pour sa part deux premières : être la première femme et la première républicaine à gouverner l’Ulster.

En mettant de côté la spécificité de l’Irlande du Nord, les exemples de Rishi Sunak, de Humza Yousaf, de Vaughan Gething et de Sadiq Khan démontrent autant la défaite posthume que la justesse d’analyse d’un visionnaire. Enoch Powell a perdu une évidente carrière politique prestigieuse qui l’aurait très certainement conduit au poste de premier ministre à la place de Margaret Thatcher en 1979 s’il n’avait pas prononcé son discours d’avril 1968 avertissant des conséquences de l’immigration de peuplement. Il s’opposait aussi au nom de l’unité nationale britannique à toute dévolution accordée à l’Écosse, au Pays de Galles et à l’Irlande du Nord. Difficile cependant de s’abstraire de la réalité de quatre nations qu’on retrouve régulièrement dans les équipes de football et de rugby. Le petit peuple brexiter d’origine albo-européenne ne supportait plus en 2016 la pesante bureaucratie pseudo-européenne. Il se retrouve désormais victime d’une submersion multiraciale inouïe. Pourrait-il espérer dans les héritiers immédiats de Charles III ?
En 2011, le prince Guillaume dit « William » - qui ne parle pas le français - épouse Catherine Middleton dont le grand-père aurait été un mineur gallois. Les Middleton sont pourtant liés aux milieux aristocratiques dès le début du XXe siècle. Ce mariage aurait en tout cas ravi Benjamin Disraeli. Ce conservateur favorable au chartisme œuvrait à l’entente entre l’aristocratie et les classes populaires, principalement ouvrières, contre la bourgeoisie triomphante et les classes moyennes montantes. L’alliance matrimoniale entre un héritier apparenté aux principales dynasties européennes et une femme issue d’une famille enrichie pourrait devenir l’ultime point d’appui politique de leur fils aîné George quand celui-ci régnera peut-être sur un Royaume-Uni wokisé, mosaïque ethnique, sur-individualisé et ultra-consumériste.
En attendant, la patrie du roi Arthur semble avoir définitivement pris le Grand Large du remplacement démographique.
GF-T
- « Vigie d’un monde en ébullition », n° 112, mise en ligne le 23 avril 2024 sur Radio Méridien Zéro.
21:34 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : royaume-uni, europe, affaires européennes, actualité |
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