dimanche, 19 avril 2026
Magyar reste sur la ligne Orbán: rejet du Pacte sur la migration, renforcement de la clôture frontalière

Magyar reste sur la ligne Orbán: rejet du Pacte sur la migration, renforcement de la clôture frontalière
Source: https://unzensuriert.at/329481-magyar-bleibt-auf-orban-li...
Péter Magyar a remporté une victoire décisive lors des élections législatives et se positionne comme le futur Premier ministre désigné de Hongrie. La joie des élites occidentales était grande, mais il apparaît désormais que, en matière de migration, l’ancien dissident du Fidesz ne diffère guère du Premier ministre actuel Viktor Orbán.
Les questions fondamentales restent intouchées
Le parti conservateur Tisza de Magyar a obtenu 53% des voix et s’est assuré 138 des 199 sièges – une majorité des deux tiers permettant de réaliser des réformes importantes. Le Fidesz d’Orbán a recueilli 38% des voix et 57 sièges; Orbán a reconnu la défaite, suite à un record de participation électorale de 78%. Magyar, qui était autrefois un confident d’Orbán, devrait prendre ses fonctions en mai et promet un changement de pouvoir sans rupture de cap sur les questions essentielles.
Clair rejet du Pacte européen sur la migration
Peu après sa victoire électorale, Magyar a déclaré sans ambiguïté: «Nous n’accepterons aucun pacte ni aucun mécanisme de redistribution en ce domaine». Il s’oppose ainsi ouvertement au Pacte européen sur la migration et l’asile, qui prévoit des quotas obligatoires et des procédures accélérées – une ligne qui rappelle la politique d’Orbán. Il critique les sanctions de l’UE de 200 millions d’euros plus un million par jour comme étant une lourde charge pour le budget hongrois, et cherche des voies juridiques pour y mettre un terme.
Renforcement de la clôture frontalière et lutte contre le trafic d’êtres humains
La clôture existante à la frontière sud, emblème de la politique hongroise depuis 2015, ne doit pas seulement être maintenue, mais aussi renforcée pour combler les lacunes. Magyar prévoit une approche plus dure contre le trafic d’êtres humains et se distancie de la décision d’Orbán de libérer en 2023 plus de 2200 contrevenants condamnés pour trafic.
Une large feuille de route de réformes au-delà de la migration
Outre la politique migratoire, Magyar annonce des changements importants: déplacement du siège du gouvernement, dissolution de la radio publique, lutte contre la corruption et amélioration des relations avec l’UE par le déblocage d’aides bloquées d’une valeur de 20 milliards d’euros. Il prévoit l’expulsion des « migrants VIP » d’Orbán et un changement de cap pour s’éloigner de la ligne proche de la Russie.
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mardi, 14 avril 2026
Orban a (massivement) perdu

Orban a (massivement) perdu
Martin Sellner
Bron: @MSellnerAdmin (Telegram)
Avec une victoire écrasante, le Tisza, soutenu par l'UE, a obtenu une majorité des 2/3 et peut désormais démanteler progressivement le travail de construction du Fidesz depuis 2010.
Peut-être réécrivent-ils même la constitution de Pâques d'Orban — et transforment-ils la Hongrie en un État modèle, selon les critères du libéralisme de gauche.
Alors que la Hongrie de Magyar s'assimile dans l'UE, il est probable que le pays soit inondé de fonds et qu'une période de grâce lui soit accordée pour la redistribution des demandeurs d'asile, la censure des discours de haine et l'endoctrinement en matières de genre — afin d'éviter toute agitation dans le pays. À quoi cela est-il dû?
Je ne suis pas d'accord avec de nombreux analystes dits de droite:
Orban était, économiquement parlant et dès le départ, sans aucune chance. Un petit État enclavé sans ressources ni tourisme, étouffé par l'UE suite à des sanctions et à la suspension de fonds, ne peut pas offrir à son peuple une économie attrayante. La corruption, qui doit être condamnée en tant que telle, n'est probablement ni plus ni moins présente que dans tout autre pays bénéficiaire net.
La seule façon pour Orban d’échapper à ce "traitement" aurait été d’ouvrir les frontières et de jouer le jeu géopolitique. Mais cela n'aurait pas conduit à un mieux comme dans n'importe quelle autre satrapie de l'UE.
Quant à l'approche d'Orban envers des "puissances étrangères", on ne peut guère lui en faire reproche parce qu'il était sous cette contrainte. Il devait essayer de créer des options alternatives pour satisfaire les attentes de prospérité de ses électeurs. Mais il n’a manifestement pas réussi.
Orban a certainement aussi commis des erreurs. Mais même s'il n'avait pas fait d'erreurs, il aurait eu peu de chances à long terme sous une telle pression. Les forces libérales de gauche dans l'UE sont encore trop fortes. La Hongrie n’a pas pu tenir suffisamment longtemps.
Contre l'offre de Magyar: lutte contre la corruption, critique de la migration + fonds européens, Orban est vraiment impuissant. Il n’y a pas non plus de reproche à faire aux électeurs. Il est compréhensible qu'ils aspirent à un changement et à une amélioration de leurs conditions de vie.
C’est là toute la perversité de l'"arme des sanctions", qui crée une opposition politique par l’appauvrissement ciblé.
Voici maintenant l’épreuve qui s'ensuivra: Orban a investi délibérément dans des structures métapolitiques en dehors du parlement. Avec ces structures, une hégémonie peut même "survivre" à une défaite électorale. À condition que la phalange des intellectuels de droite organiques puisse rapidement passer en mode opposition.
Ce fut également suite à une défaite électorale en 2002, que le travail métapolitique d'Orban a commencé. La liste Kubatov doit être réactivée. Une phase d'opposition peut justement, pour un milieu métapolitique fort, avoir un effet revitalisant.
Le besoin pousse à l’ingéniosité. Hölderlin l’appelle la "grande maîtresse".
"Le vieil homme Faust a rajeuni;
Elle arrive, comme la foudre de Dieu,
Et détruit des montagnes rocheuses,
Et déploie sa voie sur les géants."
Que le besoin qui s'installera dans les années à venir puisse rajeunir, activer, et faire revenir encore plus fort le bloc national hongrois !
13:41 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, actualité, hongrie, viktor orban, fidesz, europe, affaires européennes, europe centrale, europe danubienne |
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Leçon de Hongrie

Leçon de Hongrie
Elena Fritz
Source: https://t.me/global_affairs_byelena#
La Hongrie est bien plus qu’un simple message électoral. C’est une leçon sur les limites de la politique nationale dans un système qui tolère la déviation au niveau national uniquement tant qu’elle reste sans conséquence.
La défaite d’Orbán montre qu’en Europe, il ne suffit plus de gagner des élections, de former un gouvernement et de se référer à la souveraineté dans des discours. En effet, le vrai pouvoir se trouve souvent plus en profondeur: dans des réseaux, des institutions, des flux financiers, des milieux médiatiques et des terrains idéologiques qui se sont largement affranchis du contrôle démocratique.
C’est précisément là que réside le problème fondamental de tous les gouvernements qui s’opposent à la ligne dominante sans toucher aux structures sur lesquelles cette ligne repose. On peut s’attaquer à Bruxelles, critiquer la politique migratoire, refuser le courant dominant, mais aussi longtemps que les strates clés d’influence et d’interprétation restent dans le même vieil ordre, toute résistance demeure précaire. Alors, ce n’est pas l’État qu’on dirige, mais seulement sa surface visible.
Orbán a été pendant des années la figure symbolique d’une contradiction limitée apportée sur le théâtre européen. Il incarnait la tentative de préserver un espace d’action national au sein de l’UE. Mais cette tentative avait dès le départ ses limites: elle contredisait le système sans véritablement sortir de ses mécanismes de pouvoir. La Hongrie est restée profondément intégrée, sur le plan financier, institutionnel, sécuritaire et idéologique, dans le bloc occidental. Dans de telles conditions, tout conflit avec Bruxelles devient un combat dans une arène dont les règles ont déjà été fixées par d’autres.
Le problème réside dans la structure même de l’UE. Car l’Union européenne n’est plus vraiment l’Europe des nations libres que l'on a autrefois vendue à ses citoyens. Elle est devenue un espace de gouvernance politique où la conformité est récompensée et la déviance est sanctionnée. Pas toujours par des moyens ouverts, pas toujours avec une pression bruyante, mais avec une grande cohérence. Par des structures de financement, par des ONG, par un cadrage médiatique, par une étiquetage moral, par des blocages institutionnels et par la tentative permanente de présenter toute politique nationale indépendante comme suspecte.
C’est précisément là que réside la finesse de ce modèle. Il n’est plus nécessaire d’imposer des interdits ouvertement. Il suffit de façonner les conditions du concours politique de façon à isoler, épuiser et délégitimer progressivement l’écarté. En apparence, tout reste propre, démocratique et conforme aux règles. En revanche, à l’intérieur, un appareil agit en connaissance de cause, en sachant quelles forces encourager et lesquelles combattre.
La forme moderne de désarmement ne s’appuie plus sur des chars, mais sur la maîtrise du discours, la pression par réseaux et l’épuisement institutionnel. La défaite d’Orbán est donc bien plus qu’un événement propre à la Hongrie. Elle est un signal à tous les acteurs politiques qui pensent qu’il est possible d’agir durablement en souverain dans cette architecture de pouvoir européenne, sans remettre en question ses fondements.
Cela ne concerne pas seulement l’Europe centrale et orientale. Au fond, cela concerne chaque acteur politique, qui veut hiérarchiser ses intérêts nationaux par rapport aux injonctions d’un système transnational technocratique. Celui qui ne remporte que des gouvernements, mais pas les centres de pouvoir qui se profilent derrière ces gouvernements, reste une figure passagère.
C’est pourquoi la lecture de ce phénomène dépasse également l’Europe. Car le motif est toujours similaire: des figures de leadership populistes ou résistantes entrent en confrontation avec un ordre de pouvoir qui va plus profondément que les cabinets, partis ou campagnes électorales. Elles peuvent mobiliser, irriter, freiner. Mais elles échouent tandis que les appareils permanents restent intacts. Le cas d’Orbán n’est donc pas seulement hongrois. Il est un cas exemplaire pour tous.
L’autodétermination nationale n’est que partiellement prévue dans l’UE d’aujourd’hui. Orbán n’a pas seulement perdu une élection. Il a échoué face à la réalité d’un système qui ne tolère la démocratie nationale que tant qu’elle ne touche pas à l’ordre du pouvoir.
11:25 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, actualité, europe, affaires européennes, hongrie, europe danubienne, europe centrale, viktor orban |
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lundi, 13 avril 2026
La Hongrie a voté

La Hongrie a voté
Björn Höcke
Source: https://www.facebook.com/Bjoern.Hoecke.AfD
La défaite électorale de Viktor Orbán marque une étape importante – non seulement pour la Hongrie, mais pour l’ensemble de l’ordre politique en Europe. Elle résulte d’un jeu complexe d’interactions économiques, politiques, structurelles et psychologiques, ainsi que d’une influence propagandiste massive venant de l’extérieur. Il ne s’agit pas d’un échec isolé d’un seul politicien.
Quelles sont les causes de ce résultat électoral ?
1. L’économie l’emporte sur la politique. L’inflation, la perte du pouvoir d’achat et la hausse du coût de la vie sont, selon l’expérience, les facteurs déterminants les plus puissants dans le choix électoral. Historiquement, il apparaît constamment que les gouvernements – quelle que soit leur orientation politique – sont sanctionnés en période de tension économique. En ce sens, Viktor Orbán n’a pas été autant victime de sa ligne nationaliste que du fonctionnement classique des cycles démocratiques, stimulés par les cycles économiques.
2. La promesse de prospérité relativise, pour la majorité des électeurs hongrois, un facteur souvent présenté par les patriotes comme décisif: la migration de masse. Alors que ce sujet est aujourd’hui déterminant dans de nombreux pays d’Europe occidentale, il ne joue pas le même rôle en Hongrie, simplement parce que l’expérience réelle des effets négatifs de la migration fait défaut. Les récits politiques déconnectés de la vie quotidienne ont peu de force mobilisatrice.
3. Il ne faut pas sous-estimer le cadre international: Orbán s’est retrouvé face à un champ d’adversaires exceptionnellement large – sur le plan politique, médiatique et institutionnel. La tension entre la souveraineté nationale et les intérêts supranationaux, notamment dans le cadre de l’UE, s’est considérablement accentuée ces dernières années. La Hongrie est devenue de plus en plus le théâtre visible de ce conflit, incarnant la défense ferme de la souveraineté nationale face aux prétentions supranationales de Bruxelles. Une élection dans de telles conditions n’est plus une simple décision purement intérieure.
4. Orbán est l’un des rares politiciens européens à avoir une approche digne d’un homme d’État. Pour permettre à son petit pays d’emprunter un chemin identitaire particulier et, dans les circonstances présentes, d’ouvrir des marges de manœuvre, il a dû chercher de puissants partenaires. La Hongrie entretenait sous Orbán des liens étroits avec Israël. On suppose que l’attaque du groupe Pager contre le Hezbollah en septembre 2024, menée à l’aide d’appareils de communication manipulés en Hongrie, en est une preuve. Alors qu’un rapprochement avec Benjamin Netanyahou était longtemps un atout pour Orbán et sa formation, le Fidesz, il s’est récemment mué en désavantage. La politique de plus en plus religieuse du Premier ministre israélien, ainsi que l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, ont sans doute causé à Orbán des dégâts sur le plan intérieur.

5. Seize années à la tête du gouvernement ont transformé le Fidesz en un parti d’État – dans le sens négatif du terme. Nombre de jeunes Hongrois m’ont parlé d’un népotisme excessif. Cette culture du favoritisme, même si dans la majorité des cas elle s’inscrivait dans un cadre légal, est devenue pour un nombre croissant de Hongrois une véritable source d’agacement. Pour la jeune génération, elle était souvent décisive lors du vote. Non sans raison, l’AfD collabore au Parlement européen avec un parti patriotique hongrois (Mi Hazánk Mozgalom / Mouvement Notre Patrie), qui, pour diverses raisons, est explicitement critique vis-à-vis de Orbán.
6. Le temps lui-même est un acteur politique. Depuis 2010 au pouvoir, Orbán a été l’un des chefs de gouvernement les plus durables d’Europe. Mais une longévité politique entraîne presque inévitablement des effets d’usure. Une tension prolongée, qui serait très productive, ne peut être maintenue indéfiniment par une communauté ou un individu. C’est aussi pour cette raison que les électeurs recherchent cycliquement un changement, dans l’espoir d’impulsions nouvelles – souvent avec une amère déception.
Que signifie la défaite de Viktor Orbán pour nous, patriotes, et pour l’Europe?
À court terme, c’est sans aucun doute un affaiblissement des forces patriotiques en Europe. Avec Orbán, nous perdons une figure nationale symbolique au sein de l’UE, un acteur qui a systématiquement défendu la marge de manœuvre nationale face au centralisme européen, et qui a au moins freiné la grande transformation démographique. Après le changement politique en Pologne et les instabilités dans d’autres pays, la relation de force se déplace encore davantage en faveur de l’establishment anti-national de l’UE. La confrontation avec la Russie pourrait également s’intensifier, ce qui m’inquiète profondément en tant que patriote pacifiste.

Ce qui me donne de l’espoir, c’est que Péter Magyar (photo) n’a pas été élu comme un simple agent de l’UE, mais surtout pour rompre avec l’immobilisme partisan du cercle dirigeant du Fidesz. Magyar a plaidé lors de la campagne en faveur de frontières fortes, n’a pas exclu à court terme une coopération énergétique avec la Russie, et a agit avec légèreté en levant le drapeau hongrois. Il s’est présenté comme un patriote. Reste à voir s’il le sera vraiment. Les doutes sont légitimes. Mais il a tout de même critiqué Orbán pour ne pas avoir suffisamment défendu la minorité hongroise en Slovaquie. Dans ce contexte, il a également appelé à l’abrogation des décrets Beneš. Si Magyar renforçait ces positions, cela pourrait même ouvrir la voie à un débat historique fécond pour toute l’Europe.
Regard vers l’avenir : confiance plutôt que résignation
En tant que patriotes européens, nous pouvons rester optimistes malgré le « choc électoral en Hongrie ». Pour notre programme de renouveau, nous avons besoin d’une longue respiration. Et les éléments porteurs de l’avenir au sein des courants politiques ne disparaissent pas à cause de défaites électorales partisanes — ils se transforment. Le soutien constant aux partis patriotes dans des pays comme l’Allemagne ou l’Autriche repose sur le fait, qui ne peut être dissimulé même avec le déploiement d'une propagande des plus sophistiquées, que les montagnes de problèmes accumulés — migration, souveraineté, déclin économique — ne peuvent plus être résolus par la classe politique au pouvoir, car l’aveuglement idéologique et l’incapacité technique empêchent un changement de cap fondamental. Le seul problème est que, sans ce changement, tous les pays européens devront d’abord continuer leur descente. Et les dégâts s’amplifient chaque jour vers le bas, la bulle de scories se remplit sans cesse jusqu’à éclater. Les rénovateurs politiques devront à l’avenir accomplir des tâches herculéennes.
Dans cette situation, une pensée d’Albert Camus prend toute son importance: l’alternative fondamentale entre résignation et révolte. Pour nous, patriotes européens, cela ne peut signifier qu’une chose : une recomposition stratégique vaut mieux qu’un recul résigné. Les défaites électorales ne doivent pas forcément signifier une perte de signification, mais peuvent, malgré toutes les déceptions, devenir le point de départ d’une nouvelle orientation. Et plus la voiture s’enlise profondément dans la boue, et cela dans tous les pays, plus le potentiel de renouveau s'avèrera fondamental, prêt à être activé par un esprit pionnier déterminé.
Les élections de Hongrie doivent donc être considérées non pas comme une annulation du projet patriotique de changement, mais comme un indicateur enrichissant la compréhension des phénomènes: les limites de la durée d'une conception particulière de la politique, le pouvoir des réalités économiques — et la dynamique persistante d’une Europe qui doit encore trouver sa propre voie vers l’avenir.
20:10 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, politique, hongrie, europe centrale, europe danubienne, fidesz, viktor orban |
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Une nouvelle violation de la souveraineté en Europe de l'Est

Une nouvelle violation de la souveraineté en Europe de l'Est
Cristi Pantelimon
Source: https://www.facebook.com/profile.php?id=100005135564621
Le scénario des élections en Roumanie s’est répété à Budapest. La différence est que là-bas, les choses ont été négociées plus simplement, et Viktor Orban a désigné son successeur, avec l’aide des nouvelles forces qui mettent la Hongrie sous tutelle, cette fois, beaucoup plus facilement.
A première vue, nous sommes face à une victoire du « mondialisme » contre le « souverainisme » — Alex Soros a salué le résultat des élections, ce qui, beaucoup le pensent, constitue un signe clair et définitif. En réalité, les choses sont, à coup sûr, beaucoup plus compliquées.
En substance, il s’agit de ce qui suit :
1. La victoire de l’UE contre la tentative des États-Unis de contrôler l’Europe de l’Est par le biais de simulacres de mouvements MAGA.
2. La repositionnement géopolitique de la Russie dans le camp européen, après la pause d’Anchorage. Probablement que, sans la guerre contre l’Iran, que la Russie et la Chine ne peuvent tolérer sur le plan géopolitique, les États-Unis auraient été laissés gagnants, du moins symboliquement, en Hongrie.

3. L’Europe se rouvrira à une coopération énergétique avec la Russie, car Donald Trump cherche des solutions pour bloquer le détroit d’Ormuz. L’Europe n’a pas d’alternative à l’énergie russe, et l’ingérence américaine en Europe de l’Est signifiait bloquer tout lien avec la Russie (l’apparence est que l’UE veut se détacher de la Russie à ce sujet — nous verrons si ce n’est pas plutôt le contraire !).
4. La Russie est, d’une certaine manière, obligée de tenir compte du désir de l’Europe de se libérer de la tutelle américaine, ce qui n’est que dans son intérêt.
5. La Chine a également intérêt à ce que les États-Unis soient écartés symboliquement de l’Europe de l’Est (« la menace » d’envoyer des troupes américaines de l’Ouest vers l’Est est une comédie géopolitique que seul le déclin de la puissance militaire américaine peut engendrer — si l'on tient compte du contexte iranien).
6. L’adhésion de l’Angleterre à ce concert eurasiste et anti-atlantiste constitue la véritable surprise géopolitique mondiale, mais ce n’est pas du tout inexplicable, car… le capital sent mieux que quiconque d’où viendra la prochaine vague de « choc » qui apportera de la prospérité.
7. La relation entre la Russie et la Chine reste plussolide que jamais; la Russie a cherché un équilibre, face au duo UE-Grande-Bretagne, en tentant un rapprochement avec les États-Unis, mais face à l’évidence que la politique américaine ne peut s’adapter au multipolarisme, elle a adopté une position de neutralité, ce qui a permis aux forces «européennes» de conquérir pacifiquement la Hongrie.
8. L’Ukraine sera simplement « intégrée » au même courant européen général, et la guerre avec la Russie sera menée en façade. Le conflit géopolitique majeur s’est déplacé en Iran, tandis que les dernières évolutions dans la zone Taiwan-Chine ne présagent rien de bon pour les États-Unis. D’autant plus qu’Orban… aurait dû perdre !
9. En Hongrie, ce n’est pas l’UE qui a gagné, mais l’alliance entre la Chine, la Russie et l’Europe anti-américaine. C’est-à-dire la même alliance qui résiste aux États-Unis en Iran !
14:57 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, hongrie, europe, europe centrale, europe danubienne, affaires européennes |
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vendredi, 10 avril 2026
Si Orbán gagne: Bruxelles prévoit des sanctions

Si Orbán gagne: Bruxelles prévoit des sanctions
Bruxelles/Budapest. À une semaine des élections législatives hongroises du 12 avril, la nervosité monte à Bruxelles. Officiellement, on mise sur une défaite du Premier ministre Viktor Orbán, mais la victoire du challenger Péter Magyar est tout sauf certaine. C’est pourquoi les bureaucrates européens élaborent déjà des plans d’urgence — au cas où Orbán remporterait à nouveau les élections à Budapest.
Les opposants d’Orbán dans l’UE ne cachent pas leur préférence pour Magyar. Cependant, de nombreux Hongrois le voient comme une marionnette de Bruxelles. Orbán lui-même se méfie à juste titre des sondages qui montrent son parti Fidesz en recul. Son député européen András László soupçonne que l’on veut présenter une victoire de Fidesz comme «peu plausible» ou «illégitime».
En cas de – nouvelle – victoire d’Orbán, Bruxelles annonce déjà des conséquences: António Costa, président du Conseil européen, a déclaré au sujet du blocage persistant de la Hongrie sur un prêt de 90 milliards pour l’Ukraine: «Ce que fait la Hongrie est totalement inacceptable». Un diplomate européen de haut rang, qui souhaite garder l’anonymat, a précisé que si Orbán l’emportait, «on quitterait les gants de velours». La députée européenne et lobbyiste pour la défense, Marie-Agnes Strack-Zimmermann (FDP), réclame depuis longtemps de couper l’accès au financement pour la Hongrie et de lui retirer rapidement son droit de vote.
Concrètement, une réflexion est en cours pour étendre le droit de veto actuel et la «majorité qualifiée» à des domaines qui requièrent jusqu’à présent l’unanimité — une mesure radicale qui pourrait également frapper des pays comme la République tchèque ou la Slovaquie. Le gel d’autres fonds européens est aussi à l’étude. En revanche, une expulsion de la Hongrie de l’UE serait difficile juridiquement: les traités n’autorisent qu’une sortie volontaire (article 50 du TFUE), et non une exclusion forcée.
La ligne d’Orbán — notamment en matière de protection des mineurs contre la propagande de genre ou sur la question migratoire — recueille l’approbation de nombreux Hongrois. Et en Allemagne, en France ou en Italie, des majorités écrasantes se déclarent en faveur de contrôles plus stricts aux frontières. Orbán n’est pas aussi impopulaire en Europe que dans le Parlement européen. Si Bruxelles devait recourir à des méthodes douteuses en cas de réélection, cela ne favoriserait guère la popularité de l’Union (mü).
Source: Zu erst, avril 2026.
20:20 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, hongrie, europe centrale, europe danubienne, élections hongroises, viktor orban, fidesz |
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jeudi, 09 avril 2026
Pourquoi Orbán est devenu pour beaucoup d’Européens un modèle

Pourquoi Orbán est devenu pour beaucoup d’Européens un modèle
Elena Fritz
Source: https://t.me/global_affairs_byelena#
Viktor Orbán n’est pas un problème pour l’élite euro-globaliste parce que la Hongrie serait économiquement ou militairement surpuissante (https://www.n-tv.de/politik/Vance-ueberbringt-Orban-Liebe... ). Il l’est parce qu’il gouverne comme si un État avait encore le droit de défendre ses propres intérêts. C’est précisément cela qui le rend attrayant pour beaucoup d’Européens et dangereux pour l'eurocratie de Bruxelles.
Orbán a compris ce que beaucoup de gouvernements occidentaux ont oublié: un État n’a pas pour mission de mettre en œuvre des idéologies transnationales, mais de protéger sa propre communauté. C’est pourquoi il ne parle pas seulement de «valeurs» de manière abstraite, mais agit en fonction d’intérêts nationaux concrets.
Sur la question de l’immigration, Orbán a rapidement compris que des frontières ouvertes ne signifient pas un plus d'humanité, mais une perte de contrôle social et politique. Alors que de vastes parties de l’Europe de l’Ouest ont idéalisé l’immigration massive et en ont fait porter les conséquences à leur propre population, la Hongrie a sécurisé ses frontières et affirmé clairement: c’est l’État qui décide qui entre, pas des réseaux de passeurs, des ONG ou des irresponsables excités à la moraline. C’est là l’une des premières grandes provocations d’Orbán: il a ramené la question des frontières à la question du pouvoir politique.

En politique familiale, Orbán a fait quelque chose qui paraît presque révolutionnaire en Europe: il a compris qu’un peuple qui ne prend plus son propre avenir démographique au sérieux disparaît politiquement à long terme. Au lieu de masquer le déclin démographique par de nouvelles vagues d’immigration, son gouvernement a ouvertement mené une politique familiale, une politique en faveur des enfants et de la reproduction du peuple national, ce qui constitue un enjeu véritablement politique. Cela dépasse la simple politique sociale. C’est le refus d’accepter le déclin démographique comme un état de choses normal.
En matière d’énergie et d’économie, Orbán agit de façon beaucoup plus intelligemment que les gouvernements occidentaux ivres de drogues idéologiques. Il ne subordonne pas aveuglément la substance économique du pays à des dogmes qui serait soi-disant supérieurs sur le plan moral. Alors qu’ailleurs, l'industrie nationale est affaiblie par une politique de sanctions, on assiste à une flambée des prix de l’énergie et on fait joujou avec une symbolique "verte", Budapest essaie de préserver la capacité d’agir de l'État hongrois. Orbán ne gouverne pas selon le principe de l’auto-représentation morale, mais selon celui de la survie politique.
En politique européenne, Orbán est de toute façon devenu une réelle alternative. Il n’accepte pas l’UE comme une organisation salvatrice hors du temps, mais la considère comme ce qu’elle devrait être: une alliance d’États, non la préfiguration d’un régime administratif supra-national sans frontières. Par là, il s’oppose à une évolution où la démocratie nationale est de plus en plus vidée de son contenu, parce que les décisions importantes sont délocalisées, enlevées à des parlements et des gouvernements nationaux pour être dirigées vers des commissions, des tribunaux, des agences et des réseaux informels. Orbán ne se borne donc pas à perturber certaines décisions. Il remet en question la logique du système.
Et c’est précisément pour cela qu’il est combattu avec autant de férocité par l’élite euro-globaliste. Orbán n’est pas seulement un adversaire politique. Il constitue un précédent dangereux. Il montre qu’il est possible de s’opposer à l'eurocratie de Bruxelles. Il prouve qu'une politique nationale autonome reste possible au sein de l’UE. Et pire encore, du point de vue des élites: il montre à d’autres peuples européens que la soumission n’est pas une fatalité.
C’est la véritable raison pour laquelle Orbán suscite autant d’agressivité. Pas parce qu'il fait passer une loi particulière, pas parce qu'il tient un discours extrême, mais par le simple fait qu’il détruit le grand récit. Ce récit affirme que plus de centralisation est inévitable, que plus de déresponsabilisation des nations est une tendance moderne et positive, que plus de gouvernance technocratique est la voie de la raison, et que la résistance à cette gouvernance technocratique est une position rétrograde ou dangereuse. Orbán réfute ce récit par sa simple existence politique.
#géopolitique@affaires_mondiales_par_elena
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lundi, 02 mars 2026
Ukraine et Hongrie. L’autre guerre

Ukraine et Hongrie. L’autre guerre
Par Andrea Marcigliano
Source: https://electomagazine.it/ucraina-ungheria-laltra-guerra/
Victor Orbán ne mâche pas ses mots. Il ne cherche pas à dissimuler, avec diplomatie, ses vérités.
C’est un homme direct, parfois presque brutal dans ses déclarations.
Et, avec une franchise extrême, il a dit que la Hongrie, sa Hongrie, réagirait avec détermination aux attentats contre les lignes de gaz russes, essentiels pour son économie.
Ces attaques proviennent d’une seule source : l’Ukraine de Zelensky. Qui tente ainsi de saboter et d’empêcher les approvisionnements en provenance de Russie.
La position d’Orbán n’est pas isolée. Le chef du gouvernement slovaque, Fico, semble également décidé à réagir de manière très dure, voire militaire, face aux attentats ukrainiens.
Et il ne s’agit pas seulement de deux cas. De nombreux pays d’Europe de l’Est commencent à ressentir fortement le terrorisme ukrainien. Et, au-delà des positions variées des gouvernements, ils sont progressivement poussés à une réaction semblable à celle de la Hongrie.
C’est la pression d’une opinion publique de plus en plus inquiète, voire angoissée, face à la perspective d’un blocage total du gaz russe. Qui, au-delà de l’aspect purement économique – en payant plus de dix fois le prix du gaz pour le chauffage domestique – risque de mettre à genoux les industries locales, provoquant une crise sociale sans précédent.
Et nombreux sont ceux qui s’inquiètent.
Bulgares, Roumains, malgré un gouvernement imposé par un coup d’État et soumis à Bruxelles. Et aussi les Tchèques, qui commencent déjà à prendre leurs distances avec Washington.
Même en Pologne, le malaise social et l’aversion pour l’Ukraine deviennent de plus en plus tangibles.
Orbán, donc, donne une voix à cette dissidence croissante.
Il le fait pour protéger les intérêts hongrois contre la violence du régime ukrainien, qui est, par ailleurs, soutenu par les hautes sphères européennes et l’OTAN.
Ce faisant, il trace cependant une ligne de démarcation claire.
Et marque la fin de l’Union européenne.
Si l’Hongrie devait passer à une réaction armée contre l’arbitraire du régime de Zelensky, ce serait la fin de toute union entre les peuples d’Europe.
Le retour à une politique des nations.
Le retour à la défense des intérêts nationaux, désormais non plus sacrifiés par des cénacles corrompus, étrangers à la réalité des peuples, qui ne font semblant de gouverner que nominalement, tout en étant soumis à d’autres intérêts.
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mercredi, 04 février 2026
Cinq élections qui pourraient bouleverser la donne politique en Occident

Cinq élections qui pourraient bouleverser la donne politique en Occident
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
L'année 2026 sera une année électorale et donc potentiellement une année clé pour les démocraties européennes. Qu'il s'agisse de sécurité, d'énergie, de changements géopolitiques, de souveraineté ou de migration, ces élections auront un impact sur l'UE. En avril 2026, les Hongrois éliront un nouveau parlement. Depuis 2010, Orban a réussi, avec sa coalition de centre-droit Fidesz-KDNP, à remporter quatre élections consécutives. Budapest est devenue une plaque tournante du conservatisme européen.
Orban a notamment mené une politique migratoire restrictive, ce qui lui a valu des sanctions juridiques, des pressions financières et politiques de la part de l'UE. Et pour la première fois, toute l'opposition hongroise se rallie derrière une seule figure, Peter Magyar et son parti Tisza, pour défier Orban. Tisza appartient au groupe PPE et se montre très pro-UE. Une défaite d'Orban sera perçue comme un succès stratégique des institutions et de la politique de l'UE.

Les États-Unis d'Amérique, la Suède, la Slovénie et l'Allemagne
Les élections de novembre 2026 aux États-Unis, les élections dites de mi-mandat, sont également importantes. Il s'agit d'un test crucial pour Donald Trump, car il ne dispose que d'une faible majorité à la Chambre des représentants. Il peut jouer plusieurs atouts : la croissance économique, la lutte contre l'immigration clandestine, la guerre contre la drogue, les interventions à l'étranger. Cela suffira-t-il à lui permettre de conserver sa majorité ou va-t-il la perdre ? Et surtout, quelles en seront les conséquences pour l'Europe ?

Les Suédois éliront un nouveau parlement en septembre 2026, après quatre ans de gouvernement au cours desquels les Démocrates suédois ont pu influencer la politique migratoire et sécuritaire en accordant leur soutien au gouvernement de centre-droit. Seront-ils récompensés pour cela ? Les récents sondages indiquent que les sociaux-démocrates ont la faveur des électeurs. Y aura-t-il un nouvel accord avec les conservateurs en Suède ? En Slovénie, le populiste de droite Janez Jansa (photo) espère revenir au pouvoir avec son parti SDS après les élections de mars. Cela signifierait un renforcement du bloc de droite en Europe de l'Est.
Enfin, plusieurs élections régionales auront lieu en Allemagne, où les « etablierte Parteien » (les partis établis) observent avec inquiétude la montée en puissance du parti populaire Alternative für Deutschland. Dans certains Länder est-allemands, l'AfD dépasse largement les 35% des intentions de vote, si l'on en croit les sondages. Non, nous ne nous ennuierons certainement pas sur le plan politique en 2026.
19:02 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : affaires européennes, politique, actualité, europe, hongrie, slovénie, suède, allemagne, états-unis, midterms 2026 |
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lundi, 17 novembre 2025
Le rôle du néoturquisme dans la politique étrangère contemporaine hongroise

Le rôle du néoturquisme dans la politique étrangère contemporaine hongroise
Lucas Leiroz
Ces dernières années, la politique étrangère hongroise sous la direction du Premier ministre Viktor Orbán s’est nettement éloignée du consensus euro-atlantique majoritaire. Bien que l’on ait beaucoup insisté sur la souveraineté de la Hongrie, la multipolarité et les valeurs traditionnelles, il existe une dimension idéologique subtile mais de plus en plus importante qui mérite une analyse approfondie : la résurgence du néoturquisme.
Contrairement aux doctrines formelles, l’usage que fait la Hongrie des idées néoturques représente un dispositif diplomatique flexible, un cadre symbolique et culturel qui soutient une approche stratégique avec des partenaires non occidentaux, notamment avec les États turcs et eurasiatiques, sans remplacer les intérêts étatiques existants ni l’identité religieuse, écrit Lucas Leiroz de Almeida. L’auteur participe au projet Valdai – New Generation.
Historiquement, le touranisme est apparu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe comme réponse à la fois au colonialisme occidental et à l’influence impériale russe. Il prônait une alliance civilisatrice entre des peuples considérés comme liés ethniquement ou linguistiquement, principalement des groupes turcs, ouraliens et d’Asie centrale. Alors qu’en Turquie, il s’est fusionné avec le pan-turquisme, en Hongrie, l’idéologie a suivi une trajectoire différente.
Le touranisme hongrois a évolué à travers des cercles intellectuels nationalistes et a acquis un caractère clairement christianisé et conservateur culturellement, se positionnant comme une alternative civilisatrice aux influences européennes. Ce courant idéologique, bien que marginal historiquement, a retrouvé une importance symbolique renouvelée en Hongrie d’Orbán.
Plutôt qu’un projet idéologique rigide, le néoturquisme fonctionne aujourd’hui comme un dispositif narratif, une sémantique civilisatrice permettant à la Hongrie de participer à une diplomatie multivectorielle. Il offre une couche de légitimité symbolique aux relations qui, autrement, pourraient sembler transactionnelles ou opportunistes, surtout aux yeux d’un public national ou international toujours sceptique face à la déviation de la Hongrie par rapport aux modèles occidentaux. La capacité à mobiliser des récits historiques, ethniques et culturels facilite la coopération avec divers acteurs comme la Turquie, le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan, sans forcer la Hongrie à renoncer à son identité en tant que nation européenne et chrétienne.

L’aspect national de cette renaissance est significatif. Des institutions comme l’Institut de recherche hongroise (Magyarságkutató Intézet) promeuvent une histoire nationale centrée sur les liens ancestraux avec la steppe et l’Asie centrale. Des événements publics comme le Kurultáj, un festival célébrant le patrimoine nomade, bénéficient du soutien de l’État et servent d’outils de diplomatie publique.
Ces initiatives favorisent un sentiment de continuité historique renforçant l’engagement de la Hongrie envers les nations turques. Il est important de souligner que cette renaissance culturelle ne se positionne pas comme une alternative au christianisme et à « l’européanité », mais s’y intègre, créant une identité nationale hybride capable de concilier les caractéristiques chrétiennes et européennes de la Hongrie avec ses racines ethniques orientales.
La politique étrangère hongroise reflète cette synthèse. Le pays a développé des liens étroits avec la Turquie et les nations turques, tant au niveau bilatéral qu’au travers d’accords multilatéraux comme l’Organisation des États turcs. Son alignement avec l’Azerbaïdjan, notamment après le conflit du Nagorno-Karabakh, est particulièrement révélateur. La Hongrie a été l’un des premiers pays européens à rouvrir son ambassade à Bakou et a réaffirmé à plusieurs reprises l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan. Ces mesures indiquent plus que de simples intérêts pragmatiques ou économiques : elles reflètent la puissance symbolique de l’affinité perçue et le respect mutuel culturel.
Par ailleurs, la Hongrie maintient une forte narration religieuse dans sa politique étrangère, et Orbán est souvent décrit comme un « défenseur du christianisme » face à une Union européenne libérale et irréligieuse. Cette forte orientation religieuse influence aussi la politique extérieure hongroise, favorisant des alliances d’Orbán avec des politiciens conservateurs chrétiens partageant ses idées, tant en Europe qu’au-delà.
Cependant, ces alignements multiples soulèvent des questions complexes.
Étant donné l’image constante que la Hongrie donne d’elle-même comme bastion des valeurs chrétiennes en Europe, son soutien indéfectible à l’Azerbaïdjan — un pays musulman en conflit avec l’Arménie, l’une des plus anciennes nations chrétiennes — paraît paradoxal.
Cette contradiction met en évidence le cœur pragmatique de l’alignement néoturquiste de la Hongrie. Il n’est pas motivé par la solidarité religieuse, mais par un positionnement stratégique, une affinité culturelle et une diversification géopolitique. Dans ce cadre, la religion devient l’un des nombreux marqueurs d’identité, mis en avant de façon sélective selon le contexte diplomatique.
On peut dire qu’entre des facteurs tels que l’identité culturelle, ethnique et religieuse, les déterminants les plus importants dans le processus de prise de décision internationale en Hongrie sont le pragmatisme et le réalisme politique. Ce pragmatisme n’atténue pas l’influence ou la pertinence des facteurs d’identité, mais constitue une caractéristique supplémentaire face aux défis géopolitiques.
Une logique similaire s’applique à la position de la Hongrie sur le conflit en Ukraine. Alors que la majorité des membres de l’UE et de l’OTAN ont adopté une position ferme en faveur de l’Ukraine, la Hongrie a systématiquement opté pour une ambiguïté stratégique. Elle a condamné la guerre, s’est opposée à l’envoi d’armes via son territoire, critiqué le régime de sanctions de l’UE contre la Russie, et a mis en avant la protection de la minorité hongroise en Transcarpathie ukrainienne. Bien que ces positions soient souvent justifiées par des motifs pratiques ou humanitaires, elles résonnent également dans un discours civilisateur plus large qui remet en question l’absolutisme moral occidental et affirme la légitimité de différentes visions du monde.
De plus, les intérêts pragmatiques renforcent la position hongroise sur le conflit, le pays entretenant une coopération économique avec la Russie et ne voulant pas y renoncer simplement pour satisfaire les exigences occidentales. C’est un exemple de convergence entre les discours « civilisateurs » de la Hongrie et ses intérêts nationaux directs.

En réalité, la question russe soulève aussi d’autres réflexions intéressantes sur les contours idéologiques de la politique hongroise contemporaine. Le néoturquisme hongrois se distingue du touranisme classique par son approche envers la Russie. Le touranisme primitif était explicitement anti-russe, né de la réaction à toutes les formes de domination impériale dans l’espace eurasien. En revanche, la politique étrangère hongroise actuelle ne voit pas la Russie comme un adversaire, mais comme un partenaire civilisationnel, un allié défenseur des valeurs traditionnelles, de la souveraineté nationale et d’un ordre mondial multipolaire. Ce changement illustre la flexibilité du néoturquisme hongrois, qui peut s’adapter pour refléter les réalités géopolitiques changeantes tout en conservant sa logique symbolique fondamentale.
L’idée de la Hongrie comme pont géopolitique et culturel — européenne par sa géographie, mais « turque » par ses racines ethniques — a gagné des adeptes dans les cercles intellectuels et politiques, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Dans ce contexte, la littérature académique et spécialisée qui analyse les alliances tourano-eurasiennes se recoupe souvent avec le discours politique. Les boites à penser et les réseaux idéologiques promeuvent l’idée que les peuples d’origine turque, ouralienne et centre-asiatique partagent non seulement un passé historique et linguistique, mais aussi un avenir géopolitique commun. Ces visions s’inscrivent généralement en opposition à l’ordre international libéral et mettent en avant le pluralisme civilisateur plutôt que les normes universelles.
Bien que ces théories restent en marge du courant dominant des relations internationales, elles deviennent de plus en plus pertinentes pour comprendre le comportement extérieur de la Hongrie. En invoquant ces idées de manière sélective, le gouvernement d’Orbán pratique une politique étrangère qui évite les alignements binaires. Il cherche à maintenir son appartenance aux institutions occidentales tout en collaborant activement avec des acteurs extérieurs à la sphère euro-atlantique. Le néoturquisme permet cette approche en offrant une justification culturelle à des politiques qui, autrement, pourraient sembler contradictoires ou incohérentes.
De plus, il faut souligner que le néoturquisme en Hongrie n’est pas exclusif à Orbán ou au gouvernement de Fidesz. Si Orbán promeut une version modérée et pragmatique, combinant symbolisme culturel et liens stratégiques avec la Russie et les États turcs, d’autres acteurs de droite plus « radicaux », comme Jobbik, ont promu une ligne plus dure : une intégration plus profonde avec l’Asie centrale, un rejet de l’Occident, et la création d’un bloc turaniste différencié. Bien que Jobbik se soit depuis modéré, les narrations turanistes persistent parmi les groupes nationalistes extraparlementaires, souvent sous une forme anti-occidentale, mais pas nécessairement anti-russe, ce qui peut être considéré comme à la fois un trait pragmatique et un reflet de l’identité chrétienne de la culture politique hongroise. Cette diversité idéologique souligne la flexibilité du néoturquisme à travers toute la droite hongroise.
En définitive, le néoturquisme en Hongrie représente un cas unique d’adaptation idéologique. Il combine une mémoire historique sélective avec les besoins géopolitiques contemporains, permettant au gouvernement Orbán de définir une politique extérieure à la fois multivectorielle et basée sur l’identité. Au lieu d’une doctrine cohérente, il fonctionne comme un cadre narratif, un ensemble de points de référence symboliques qui justifient un engagement plus profond avec les partenaires orientaux, sans exiger une rupture avec l’Occident.
Que ce cadre évolue vers une doctrine plus institutionnalisée ou qu’il reste un discours complémentaire dépend en grande partie des futurs changements tant en Hongrie qu’au niveau du système international global. Cependant, même dans sa forme flexible actuelle, le néoturquisme révèle beaucoup sur la manière dont les États plus petits naviguent dans la complexité de la reconfiguration globale. La tentative de la Hongrie de construire des ponts entre des pôles civilisateurs apparemment opposés pourrait non seulement redéfinir son identité stratégique, mais aussi contribuer à l’architecture intellectuelle d’un monde multipolaire en émergence.
13:46 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Eurasisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hongrie, panturquisme, touranisme, pantouranisme, europe, affaires européennes, actualité, diplomatie |
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jeudi, 30 octobre 2025
Orbán ressuscite l’esprit de Visegrád

Orbán ressuscite l’esprit de Visegrád
Source: https://report24.news/orban-belebt-den-geist-von-visegrad...
Hongrie, Slovaquie et République tchèque – un trio de pays d’Europe centrale, dirigé par Orbán, Babiš et Fico, qui refuse de se soumettre aux eurocrates bruxellois. Désormais, le groupe de Visegrád cherche à se redonner vie avec ces trois États.
Pendant que Bruxelles inonde Kiev de milliards et parle de “solidarité européenne”, un contrepoids se forme discrètement mais avec détermination en Europe centrale. Viktor Orbán, qui est depuis des années l’enfant terrible de l’UE, pense que son heure est arrivée. Après les récentes élections en République tchèque et le retour au pouvoir du pragmatique Andrej Babiš, de nouveaux horizons stratégiques s’ouvrent. Avec le Premier ministre slovaque Robert Fico, Orbán veut raviver ce qui, autrefois, en tant que “groupe de Visegrád”, a conservé une bonne dose de bon sens – et qui pourrait aujourd’hui devenir le dernier bastion du bon sens sur un continent dominé par une fièvre de nature idéologique.
Si Prague, Bratislava et Budapest unissent leurs forces, elles pourraient sérieusement freiner la folie financière et politique des aides à l’Ukraine. Orbán a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’il sait comment bloquer la machinerie de l’UE – au grand dam de la Commission, qui s’arroge de plus en plus de pouvoirs. Mais cette fois, il y a davantage en jeu. Il ne s’agit plus seulement de sanctions ou de quotas de réfugiés, mais de la question de savoir si l’Europe continuera à se laisser entraîner dans une guerre économique ou si elle choisira une voie basée sur la raison économique.
L’alliance de Visegrád – autrefois symbole de la résistance contre la tutelle bruxelloise – s’est effondrée lorsque la Pologne a rejoint, une fois pour toutes, la politique anti-russe menée par les États-Unis. Mais désormais, cette idée renaît sous la forme de “Visegrád 3”. Orbán, Babiš et Fico – trois hommes très différents, mais partageant un même point de vue: leur refus de faire de leurs pays des États vassaux de la bureaucratie européenne.
La victoire de Babiš aux élections tchèques marque un tournant décisif. Le milliardaire et ancien Premier ministre en a assez des leçons moralisatrices de Bruxelles. Son programme: défendre les intérêts nationaux plutôt que la loyauté transatlantique. Il se rapproche ainsi plus que jamais d’Orbán. Fico, de son côté, privilégie le dialogue avec Moscou plutôt que l’escalade – ce qui met en rage les soutiens de Kiev en Occident. Ce qui se forme ici n’est pas simplement une alliance politique utile, mais un contrepoids idéologique: souveraineté nationale contre ingérence supranationale, politique réaliste contre exaltation gonflée à la moraline, recherche de paix contre guerre permanente.
Une telle alliance constitue une épine dans le pied pour Bruxelles. Un pays seul peut plus facilement être mis sous pression qu’un trio. Si Budapest, Prague et Bratislava défendent leurs intérêts conjointement, à l’avenir, l’équilibre des pouvoirs dans l’UE pourrait basculer. Au Conseil, le bloc “Visegrád 3” aurait assez de poids pour bloquer de futurs financements pour l’Ukraine ou des paquets de sanctions. Bruxelles redoute le scénario qu’elle craint le plus: une coalition de forces réalistes au cœur de l’Europe.
De plus, au Parlement européen, on commence à sentir du mouvement. Balázs Orbán, le directeur politique du Premier ministre hongrois, a annoncé que la fraction “Patriots for Europe” voulait s’unir aux conservateurs européens et aux souverainistes. L’objectif : une nouvelle majorité de droite qui pourrait faire vaciller l’alliance déjà fragile d’Ursula von der Leyen. Ce double-front contre les eurocrates bruxellois sera-t-il couronné de succès ?
21:32 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : viktor orban, visegrad, europe, affaires européennes, actualité, europe centrale, slovaquie, hongrie, république tchèque |
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mercredi, 29 octobre 2025
Un pont à Budapest - Trump, Poutine et Orbán aux carrefours du chaos et de la puissance à Budapest

Un pont à Budapest
Trump, Poutine et Orbán aux carrefours du chaos et de la puissance à Budapest
Alexandre Douguine
Alexandre Douguine retrace comment Budapest émerge comme le point de friction où l’imprévisibilité de Trump et la stratégie de Poutine reshaping le jeu mondial.
Entretien avec Alexandre Douguine dans le programme Escalation
Présentateur : Donald Trump, le président des États-Unis, sera fréquemment mentionné dans notre émission aujourd’hui. Il a eu une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine et a rencontré personnellement Vladimir Zelensky. Je souhaite poser une question simple: sans les comparer directement, mais en analysant la dynamique de ces relations — comment la situation a-t-elle évolué après la conversation avec Poutine et la rencontre avec le leader du régime de Kiev? Existe-t-il des différences fondamentales entre ces interactions, ou Trump reste-t-il fidèle à son style, partout et toujours?
Alexandre Douguine : Lorsqu’on évalue le comportement de Trump en ce qui concerne la résolution de notre guerre contre l’Occident — en gros, contre Trump lui-même sur le sol ukrainien — nous partirons naturellement de notre propre perspective. Chaque fois que Trump fait un pas en direction de la Russie, nous considérons sa démarche comme favorable. Lorsqu’il soutient Zelensky et les politiques militaristes russophobes de l’Union européenne, nous qualifions une telle posture d’hostile. Pourtant, Trump vacille — il fait un pas dans une direction, un autre dans l’autre. Au moment où nous le déclarons favorable, il nous contredit subitement en promettant des Tomahawks aux Ukrainiens, en proclamant que l’Ukraine peut nous vaincre sur le champ de bataille, en exigeant que la Chine et l’Inde abandonnent l'achat de notre pétrole, et en renforçant les plans agressifs de l’UE. Dès que nous le qualifions d’hostile, il convoque Zelensky, l’humilie publiquement, le réprimande, lui tire les oreilles, se moque de ses protecteurs européens, et annonce en souriant qu’il serait heureux de rencontrer son “ami Vladimir” en Alaska ou à Budapest. L’Union européenne panique — Orbán et Fico apparaissent comme des rossignols blancs en raison de leur position souveraine. Trump ajoute alors: «Et si, demande-t-il à Zelensky — nous construisons un tunnel entre l’Alaska et la Sibérie russe?». Zelensky reste alors sans voix — c’est une humiliation publique. Nous trouvons cela amusant et commençons à penser que Trump se range de notre côté. Mais quinze minutes plus tard, il dit: « Peut-être que je plaisantais. Peut-être que je donnerai quand même les Tomahawks — je vais y réfléchir. Une rencontre ? — pas clair. Le tunnel ? — je ne sais pas. L’Inde doit toujours abandonner le pétrole. » Et il redevient hostile.

De notre point de vue, son essence est insaisissable — il est à la fois une chose et une autre, son contraire. Cela est devenu sa norme, sa façon de faire. La gamme de ses fluctuations est plus grande que celle de l’administration Biden. Biden a poursuivi une politique d’escalade — pression sur la Russie, soutien maximal à l’Ukraine, militaire, économique, diplomatique, médiatique — mais dans certaines limites, évitant la confrontation nucléaire. Leur ligne rouge était claire: ne jamais dépasser la limite de l’escalade contrôlée. Trump semble n’avoir pas de telle limite. Livrer des Tomahawks à Kiev serait une menace anti-russe plus dure que tout ce que Biden a osé. C’est effrayant: dans le sens des politiques anti-russes, Trump est prêt à aller plus loin que les globalistes. Pourtant, il peut tout aussi bien dire à Zelensky: «Gère toi-même ton conflit avec les Russes» — chose impensable sous Biden. L'amplitude de ses variations s’étend dans les deux sens: on peut attendre de lui du favorable ou du catastrophiquement dangereux. Un pas vers nous sera presque certainement suivi d’un virage brusque vers nos adversaires. Il cherche à s’élever au-dessus du conflit, mais en reste un participant.
Poutine tente de négocier avec lui; lorsque Trump est par hasard sur notre longueur d’onde, il écoute des arguments d'ordre historique. Mais seulement partiellement — car c’est difficile pour lui. La raison historique pour laquelle l’Ukraine nous appartient demande des connaissances, de la dialectique et de la compréhension pour les origines de ce conflit. L’histoire de l’Amérique est courte — trois ou quatre siècles. La nôtre est longue; celle de la Chine remonte à cinq mille ans. Trump n’a aucun intérêt pour cette longue durée; il n’a pas le temps de s’y plonger. Il agit par impulsion — parfois en cherchant à obtenir le Prix Nobel, prix discrédité, qui est devenu une marque de honte pour les personnalités les plus viles, celles qui le reçoivent. Il aspire à la gloire d’un pacificateur, mais n’y parvient pas. Israël a soutenu ses “missions de paix” pendant quinze minutes avant de se remettre à bombarder Gaza. A ses propres yeux, il demeure un héros, et cela le motive. Pourtant, en substance, il ne se range derrière personne. Un pas vers nous — Budapest, la réprimande à Zelensky, le refus des Tomahawks — est suivi d’un coup de pied de la Maison Blanche. Il écoute un chanteur italien puis réprimande Zelensky: « Va-t’en ! ». C’est un spectacle effrayant, mais l’humiliation, cela fait partie de son style.

Ce pandémonium ressemble à la série américaine Succession, où le magnat change de position chaque seconde, humiliant sans cesse tout le monde — ses proches, le monde entier, celui qui lui est proche et celui qui lui est éloigné. Pour Trump, le monde entier, c'est sa “succession”. Un geste vers nous ne doit nous donner aucune illusion — attendez-vous à un revirement soudain. Nous, cependant, nous avons un objectif stratégique: l’Ukraine sera nôtre, ou elle cessera d’exister. La neutralité est impossible; après ce qu’elle a fait, tout espoir en ce sens est perdu. Pour bétonner nos intérêts, nous devons rétablir le contrôle sur elle. Telle est notre tâche, et nous avançons dans cette direction — pas nécessairement dans l'immédiat, mais étape par étape. Trump, lui, s’en fiche; il est motivé par des motifs superficiels, momentanés, mais souvent grevés d'une grande dangerosité. Il n’est pas un allié et ne nous offrira pas l’Ukraine en cadeau. Nous devons la libérer nous-mêmes, la reconquérir, et établir une gouvernance conforme à nos intérêts.
Échapper à une Troisième Guerre mondiale — nucléaire ou autre — demeure une inconnue. Mais Poutine agit brillamment, de manière cohérente, cherchant à gagner en Ukraine sans déclencher une apocalypse nucléaire qui serait suicidaire. Telle est notre position.
Aux États-Unis, la situation paraît différente. Il y a trois forces stratégiques en présence. La première est le mouvement MAGA, grâce auquel Trump s’est élevé au pouvoir. Leur position est proche de la nôtre: pas d’interventions, pas d’aide à Zelensky — car ils estiment que ce n’est pas leur affaire. Quand Trump met fin à tout soutien à Zelensky, il parle au nom du mouvement MAGA: que Russes et Ukrainiens gèrent le conflit eux-mêmes. C’est aussi l'avis de l'électorat principal, la stratégie de MAGA. Lorsque Trump dévie, les militants de MAGA s’en affligent; lorsqu’il revient à leurs positions, ils l'acclament: « C'est mon président — c’est pourquoi j’ai voté pour lui». Si il dit: « Je vais donner des Tomahawks à Kiev », ils répondent: « Pas mon président — ce n’est pas la raison pour laquelle j’ai voté». C’est une force puissante. Ils veulent une Grande Amérique, pas un garant de la démocratie mondiale à la Wilson. Ils s’opposent au libéralisme, à la mode LGBT, au mouvement Antifa de Georges Soros, à la corruption, à Epstein.
Les Démocrates, la seconde force en présence, soutiennent Zelensky mais restent dans l’opposition et n’ont aucune influence sur la politique de Trump. La troisième force — les néoconservateurs et les RINOs, l’ancienne garde des Républicains cherchant l’hégémonie mondiale — comme Kellogg et d’autres autour de Trump, le poussent vers l’escalade. Entre MAGA et les néocons, Trump oscille, comme il le fait face à nos propres positions. Sa position sur l’Ukraine est le test décisif. MAGA est contre le soutien à Zelensky, mais Trump cherche à apparaître indépendant — comme Logan Roy dans Succession.
Présentateur : Au fait, je me souviens avoir lu que certains des scénarios et personnages de Succession étaient inspirés de Trump et de sa famille, même si la série a été créée avant sa présidence. En revenant à sa personnalité — d’après vos mots, il est clair que Trump possède une certaine stratégie, que ses actions et déclarations reposent sur quelque chose. Pourtant, beaucoup en Europe, en Amérique et en Russie constatent que Trump peut soudainement sortir quelque chose ou agir impulsivement simplement parce qu’il est Trump. Avant la dernière élection, Poutine, en réponse à la question de qui serait préférable pour la Russie, a nommé Biden — en disant qu’il était plus prévisible. L'imprévisibilité de Trump est-elle vraiment le résultat d’un manque de connaissance profonde ou de frivolité? Son équipe, disons, est plutôt expressive. Lorsqu’on leur demande pourquoi Budapest a été choisie pour une rencontre Trump–Poutine, ils répondent : « Et ta mère. »
Alexandre Douguine: Poutine a soutenu Biden pour ne pas nuire à Trump — s’il avait nommé Trump, ils l’auraient éliminé de la course, en l’accusant d’être la tête d'un « complot russe ». Ce fut une faveur. Biden était prévisible; ses lignes rouges étaient claires. Lui et les démocrates poursuivaient une escalade linéaire — une guerre chaude avec tout l’Occident qui finira par éclater.

L’imprévisibilité de Trump va dans deux directions: il peut aller plus loin dans l’escalade ou dans la réconciliation. Son impulsivité, sa frivolité — qui, parfois, ressemblent à de la démence — sont évidentes. Celles de Biden étaient silencieuses; celles de Trump sont tapageuses. Mais il y a néanmoins une logique. Lorsque des néoconservateurs comme Kellogg ou le terroriste, désigné comme tel par la Russie, Lindsey Graham, lui mettent la pression, il s’appuie sur MAGA. Lorsqu’il demande trop à MAGA, il se tourne vers les néocons. Ce mouvement entre les pôles n’est pas une simple spontanéité mais un algorithme.
La réponse « et ta mère » à la question sur Budapest dépasse la simple impolitesse; c’est une réponse au ton russophobe de la question — l’allusion « es-tu l’espion de Poutine ? », Caroline Leavitt et l’équipe de Trump disent essentiellement: « Fous le camp, porc ». Et ils ont raison — c’est ainsi qu’on doit parler à une opposition fallacieuse qui a déclenché une guerre. Les journalistes libéraux qui assiègent le gouvernement se saisissent de telles phrases.
L’impulsivité de Trump possède sa propre logique, comme celle de Prigogine dans la physique du chaos: le chaos est un ordre complexe. Poutine a parlé à Valdai de la «philosophie de la complexité» d’Edgar Morin. Dans le monde quantique, Trump navigue bien — même si ce n’est pas la mécanique classique de Newton, mais un système non linéaire. Ses conditions aux limites sont plus larges que celles de Biden. Il est prêt à l’escalade tant que cela évite la guerre nucléaire. Biden, par russophobie, pouvait faire empirer la situation, tandis que Trump fait peut-être semblant d’être prêt à l’apocalypse. C’est un épicurien, un bon vivant, ni suicidaire ni fanatique, prêt à sacrifier les principes libéraux pour en tirer des avantages.
Présentateur : En poursuivant notre entretien — peut-être en abordant un autre sujet — j’aimerais discuter plus en détail du lieu possible de la prochaine rencontre entre Poutine et Trump. Cela revient à ce que vous avez mentionné plus tôt. A Budapest, en Hongrie: dans une ville avec un héritage historique et des atouts modernes liés au pays même et à ses dirigeants. Comment doit-on voir ce choix si les présidents de la Russie et des États-Unis se rencontrent réellement là-bas et si le choix de Budapest est confirmé?
Alexandre Douguine: Cette situation doit être analysée à travers le prisme des couches politiques et géopolitiques de la réalité. Il est évident que l’Europe n’est pas une — il y a deux Europes. Autrefois, l'«Occident collectif» — l’administration Biden et l’UE — formait un seul champ, celui des démocraties libérales et du mondialisme, avançant un programme de perversions, de défilés LGBT (interdits en Russie), de turbulences BLM, de haine de ses propres racines et cultures, de culture de l’annulation, de migrations incontrôlées. C’était la plateforme commune de l’Occident — des États-Unis et de l’Europe ensemble.
La révolution de Trump, fondée sur le mouvement MAGA, a introduit des tendances opposées en Amérique. Les États-Unis se sont retrouvés dans une position unique: ils sont toujours le « père » de l’Europe — le "papa" comme Rutte et von der Leyen appellent Trump, le parrain de l’Europe — mais leur président suit une stratégie contraire à celle des dirigeants de l’UE. J. D. Vance en a parlé en Europe; Elon Musk soutient activement les populistes, secouant les élites libérales-globalistes en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et en Roumanie via X.com. Ces élites ont été vaincues en Amérique, mais conservent une influence en Europe.
La deuxième Europe est souveraine, populiste, « à la façon du mouvement MAGA » — faire en sorte que l’Europe soit à nouveau grande, par analogie avec MAGA. C’est l'Euro-Trumpisme, défendant l’indépendance et la souveraineté, s’opposant aux mondialistes, à la migration de masse, au pandémonium LGBT et au mariage gay — tous interdits en Russie et en Hongrie. Le Budapest d’Orbán est la citadelle de l'Euro-Trumpisme, une forteresse du conservatisme et des valeurs traditionnelles où Soros, les défilés gays et la migration illégale sont interdits. C’est le contrepoids, façon MAGA, c'est une autre Europe face à l'Europe de l'UE.

Interrogé sur « pourquoi Budapest ? », Trump répond: «C’est notre territoire». Orbán est son allié le plus proche en Europe. Fico est un populiste de gauche, tandis qu’Orbán est de droite et conservateur comme Trump. Un autre populiste conservateur est notre propre président Vladimir Poutine, qui mise sur le peuple et les valeurs traditionnelles tout en s’opposant à la migration et aux perversions. Trois leaders — Poutine, Trump et Orbán — se rencontrent à Budapest, un lieu plus proche de la Russie mais encore inclus dans l’Occident. Anchorage était autrefois proche aussi, faisant partie de notre ancien empire, tout comme la Hongrie durant la période soviétique. Trump exécute une danse géopolitique à nos frontières — hier l’Alaska, aujourd'hui Budapest. Après la visite de Poutine chez son ami Orbán, il est logique que Trump vienne à notre rencontre. Orbán est un outsider parmi les dirigeants paléolibéraux, mais il est un ami de Trump et de Poutine. En quel "ailleurs" pourraient-ils se rencontrer, sinon chez un ami commun, en quel autre lieu ces deux puissances en guerre devraient-elles se rencontrer pour bâtir des ponts? La Hongrie d’Orbán est l’adversaire principal de l’Ukraine: son veto bloque l’aide militaire, financière et diplomatique à Kiev au sein de l’UE. Orbán est notre ami, l’ami de Trump, proche des deux. Zelensky est en mode panique — il a subi une humiliation triple. Il s’appuie sur la direction libérale-globaliste de l’UE — Schwab, Larry Fink, le Forum de Davos. Zelensky est leur marionnette, un opposant à toute forme de souveraineté, aux nations et aux traditions, imaginant un monde sans la Russie, l’Ukraine, la France ou l’Allemagne — un gouvernement mondial et une humanité zombifiée. Sous couvert de patriotisme, il trahit idéologiquement l’Ukraine. Orbán, en revanche, est un vrai patriote hongrois, ne cédant pas la souveraineté ni à l’UE, ni à nous, ni à Trump. La Hongrie est le point symbolique idéal pour une rencontre Poutine–Trump.
Si la rencontre réussit à se faire — bien que, comme nous l’avons dit, rien n’est prévisible avec Trump, car il peut faire n’importe quelle cabriole dans son algorithme chaotique — la prochaine étape serait une visite de Trump à Moscou, à Saint-Pétersbourg, à Kazan ou à Sotchi, mais pas encore en Crimée. Trump tourne autour de nous: nous avançons vers lui, ou lui vers nous, ou nous nous rencontrerons sur un terrain neutre. L’Europe, sauf Orbán et Fico, n’est pas neutre — c’est une zone de conflit car elle arme le régime de Zelensky. Budapest est le choix logique de Trump. Les journalistes qui ont demandé « pourquoi Budapest ? » ont été rapidement écartés — le choix est évident. Où sinon, si ce n’est là? Anchorage a déjà été utilisée; l’Inde est impossible à cause de la question du pétrole; la Chine et le monde islamique ne conviennent pas. Budapest s’adapte parfaitement. Trump s’y sent confiant, parmi les alliés idéologiques du mouvement MAGA. Pour nous, c’est optimal: Fico est de gauche, Trump est de droite, et il n’accepte pas les gauchistes.
Cette rencontre pourrait être une percée — mais dans la fragile, volatile réalité de Trump, où il se comporte comme une figure de la mécanique quantique plutôt que comme en physique classique. Le monde sombre dans le chaos, qui exige une pensée rapide. L’inconstance de Trump n’est pas une folie, mais une logique d’un autre ordre. La psychanalyse révèle des scripts dans le chaos. Pour une action efficace, il faut une diplomatie quantique — comme Poutine l’a dit à Valdai — qui prend en compte les boucles rétroactives d’Edgar Morin. La résolution d’un problème en crée un autre — économique, idéologique ou religieux. Poutine gère ce chaos avec brio, suivant un algorithme complexe orienté vers la consolidation de la puissance, de la souveraineté et vers un monde multipolaire. Ses mouvements semblent non linéaires, mais ont du sens pour ceux qui les perçoivent. Trump est un chaos plus sauvage, mais lié à un algorithme. Une approche intégrée psychologique, idéologique et géopolitique pour le prochain rendez-vous pourrait le rendre fructueux. La convergence de Trump avec MAGA et avec nous donne naissance à l’idée d’un tunnel Alaska–Sibérie. La formuler, c’est déjà redessiner la carte du monde à l’ère de l’information.
D’un certain point de vue, c’est du trolling — mais dans notre époque, presque tout est du trolling. Nous vivons dans un monde rapide, superficiel, où la vérification des faits a disparu. Les mondialistes libéraux ont approprié ce terme : leurs intérêts sont des «faits», tout le reste est «fake» ou relève d'une «théorie du complot». La vérification des faits elle-même est devenue un faux. Les gens sont déconcertés; exposer les flux d’informations n’a plus d’importance. Le projet Alaska–Sibérie, lancé par Trump et repris par Poutine, commence à vivre sa propre vie. Qu’il soit réel ou non, cela importe peu. Il dissout le système mondialiste pour lequel un tel projet serait impensable. Une proposition d’un président américain, au cœur d’une guerre entre l’Occident et la Russie, pour une communication directe — cela sabote leur campagne informationnelle, comme l’a fait le sabotage du gazoduc Nord Stream en une forme matérielle, mais ici cela se passe dans l’imagination. À l’ère de l’information, l’imagination l’emporte sur la réalité.
Un jour, j’ai publié sur les réseaux sociaux une image générée par IA de Brigitte Macron comme une figure de type "Néandertal" sortant d’une grotte. Candace Owens l’a repostée, et maintenant cela figure dans un procès en France contre elle — une demande de 200 millions de dollars pour un repost. Où se trouve la frontière entre l’imagination et la réalité juridique? C’est un exemple de la philosophie de la complexité, des relations internationales quantiques.

Présentateur : Revenons au Moyen-Orient. Cessez-le-feu, accords, la guerre stoppée par Trump — tout cela n’existe plus. Israël continue de frapper et l’admet ouvertement, déclarant ironiquement: «Nous frapperons maintenant, lancerons une opération, puis reviendrons à la paix».
Alexandre Douguine: Les mêmes cycles courts se répètent. Trump a arrêté la guerre, est arrivé à la Knesset, a reçu des applaudissements, est reparti — et tout a été oublié. La guerre continue, les gens meurent comme si de rien n’était. Personne ne le remarque; ils tournent la page et passent au sujet suivant — disons, à Budapest. Dans ce monde, il n’y a pas de stabilité — ni paix, ni guerre, ni victoire, ni défaite. C’est un monde de cycles courts, de fragments, de clichés, de titres de journaux réarrangés dans un ordre aléatoire. Baudrillard a appelé cela la post-histoire — où le passé et l’avenir échangent leur place à travers des flux informationnels. Netanyahu enregistre de nouvelles frappes sur Gaza comme si c’étaient des anciennes — d’avant le cessez-le-feu — et tout le monde acquiesce. Nous vivons dans un monde de discours. La vérification des faits devient absurde — cela prend trop de temps ; les gens oublient. Il faut, comme faire du surf, chevaucher les vagues des campagnes d’information vers son propre objectif, sans se laisser distraire. Israël fait cela — et, hélas, avec succès — poursuivant une politique atroce qui coûte des milliers de vies humaines.
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mardi, 28 octobre 2025
Coïncidence ou sabotage ? Des incendies dans des raffineries hongroises et roumaines soulèvent quelques questions

Coïncidence ou sabotage ? Des incendies dans des raffineries hongroises et roumaines soulèvent quelques questions
Source: https://www.freilich-magazin.com/welt/zufall-oder-sabotag...
En l'espace de quelques heures, deux raffineries de pétrole en Hongrie et en Roumanie ont été secouées par des explosions. Les autorités s'interrogent encore sur la cause. La coïncidence temporelle rend la situation politiquement explosive.
Lundi 20 octobre, deux incidents graves se sont produits en l'espace de quelques heures dans deux raffineries d'Europe de l'Est. En Hongrie et en Roumanie, des installations ont été touchées par des explosions et des incendies. Deux groupes ayant des liens avec la Russie sont concernés: le géant hongrois de l'énergie MOL et la filiale roumaine de Lukoil.
Raffinerie fermée pour maintenance
Vers 11h30, une explosion s'est produite sur le site de la raffinerie Petrotel-Lukoil à Ploiești, en Roumanie. Selon les médias roumains, l'installation était hors service au moment de l'explosion en raison de travaux de maintenance. La détonation aurait eu lieu dans la zone où se trouve l'installation industrielle qui traite les eaux usées. Les autorités ont immédiatement ouvert une enquête, mais aucune cause officielle n'a encore été établie.
Incendie dans la raffinerie hongroise MOL
Quelques heures seulement après l'incident en Roumanie, un événement similaire s'est produit en Hongrie. Un incendie s'est déclaré dans la raffinerie MOL de Százhalombatta, l'un des principaux nœuds du réseau de stations-service en Europe centrale et orientale. L'installation traite le pétrole brut provenant de l'oléoduc russe Droujba. Selon les informations fournies par le gouvernement hongrois, l'incendie a pu être maîtrisé mardi matin. La cause exacte n'est pas claire.
Comme les deux événements se sont produits à peu de temps d'intervalle, les spéculations sur d'éventuels actes de sabotage se multiplient. Comme le rapporte le portail Hungarian Conservative, les événements donnent lieu à de telles suppositions. Les autorités officielles ne se sont pas encore exprimées à ce sujet.
L'UE prévoit de se passer de l'énergie russe
Les observateurs soulignent que ces incidents se sont produits le jour même où les ministres de l'Énergie de l'UE se sont mis d'accord sur un calendrier visant à mettre fin aux importations d'énergie russe d'ici 2028. Dans le même temps, Kiev exerce une pression croissante sur des pays comme la Hongrie pour qu'ils mettent fin à leur dépendance au pétrole russe. L'Ukraine a déjà attaqué à plusieurs reprises les infrastructures énergétiques russes par le passé, ce qui alimente les spéculations sur le contexte géopolitique des incidents récents.
Informations non confirmées en provenance de Slovaquie
De plus, le portail CZnews a signalé mercredi un incendie dans la raffinerie de Bratislava exploitée par le groupe MOL, qui traite du pétrole brut russe via l'oléoduc Droujba. Cependant, ces informations n'ont pas été confirmées par les autorités officielles, comme l'a annoncé CZnews dans une mise à jour.
18:53 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hongrie, roumanie, europe, affaires européennes, oléoducs, raffineries de pétrole, pétrole, hydrocarbures, sabotage |
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lundi, 27 octobre 2025
Hongrie et Roumanie: des raffineries de pétrole russe en flammes. Était-ce les Ukrainiens?

Hongrie et Roumanie: des raffineries de pétrole russe en flammes. Était-ce les Ukrainiens?
Budapest/Bucarest. En quelques heures seulement, deux raffineries de pétrole ont explosé en Roumanie et en Hongrie, lundi 20 octobre. D’abord, vers 11h30, la raffinerie Petrotel-Lukoil à Ploieşti, en Roumanie, a explosé, et quelques heures plus tard, un incendie majeur s’est déclaré à la raffinerie MOL à Százhalombatta, en Hongrie. Les deux installations sont alimentées en pétrole brut via le pipeline russe Druzhba.
La proximité temporelle des incidents alimente les spéculations sur des actes de sabotage ciblés. Les deux raffineries appartiennent à des entreprises ayant des liens étroits avec la Russie – Lukoil est un géant énergétique russe, MOL continue de maintenir des relations commerciales avec Moscou malgré la guerre en Ukraine.
Les incidents se sont produits le jour même où les ministres européens de l’énergie ont adopté une feuille de route pour mettre fin aux importations d’énergie russes d’ici 2028. Kiev tente depuis un certain temps de faire pression sur les États membres de l’UE, qui continuent de dépendre du pétrole russe.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a dû rassurer la population: l’approvisionnement en carburant était assuré, et les causes des explosions seraient examinées en profondeur. Cependant, Orbán ne peut pas non plus nier que l’Ukraine a, à plusieurs reprises, attaqué des infrastructures énergétiques russes dans le passé, et en 2023, elle a décerné une distinction à un commandant de drones responsable des attaques contre le pipeline Druzhba.
Si l’implication ukrainienne dans les explosions est confirmée, la politique européenne se retrouverait dans une impasse difficile. D’un côté, la plupart des États membres de l’UE soutiennent toujours Kiev dans sa lutte contre la Russie. De l’autre, des attaques contre des installations énergétiques dans des États membres de l’OTAN pourraient être interprétées comme hostiles. Comme on le sait, des saboteurs ukrainiens sont également considérés comme principaux suspects dans l’explosion des pipelines Nord Stream en 2022.
Ni Bucarest ni Budapest n’ont encore officiellement exprimé de soupçons contre Kiev. Les enquêtes sur les causes des incendies se poursuivent dans les deux pays (mü).
Source: Zu erst, Oct. 2025.
16:16 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, hongrie, roumanie, europe centrale, pétrole, pétrole russe, hydrocarbures |
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samedi, 18 octobre 2025
Trump – Poutine: Budapest devient le nouveau « point d'ancrage » de la paix

Trump – Poutine: Budapest devient le nouveau « point d'ancrage » de la paix
par Elena Fritz
Source: https://pi-news.net/2025/10/trump-putin-budapest-wird-zum...
Après un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine jeudi, le président américain Donald Trump a annoncé qu'il allait bientôt rencontrer à nouveau Poutine, cette fois à Budapest.
Donald Trump s'est entretenu jeudi au téléphone avec Vladimir Poutine et a qualifié la conversation de « très productive ». Ce qui a suivi pourrait changer le cours géopolitique des prochains mois.
Poutine a félicité Trump pour son «succès du siècle»: la paix au Proche-Orient.
Trump, quant à lui, considère ce succès comme la clé de la prochaine étape: la fin de la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
Selon Trump, les deux parties souhaitent réunir leurs conseillers la semaine prochaine, sous la direction du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio pour les États-Unis. Cette réunion doit servir à préparer un sommet à Budapest.

Budapest – l'heure d'Orbán
Ce n'est pas un hasard si Trump choisit précisément la Hongrie comme lieu de rencontre: Orbán est le seul chef de gouvernement de l'UE à se prononcer ouvertement en faveur de pourparlers de paix avec la Russie. Budapest devient ainsi le symbole de la souveraineté européenne – en dehors de la ligne bruxelloise.
Pour Trump, Orbán est également un test pour savoir si l'Europe est encore capable d'agir lorsque Washington ne mène pas la danse.
Le calcul stratégique
Trump souligne les « grands progrès » accomplis, mais évite d'entrer dans les détails. Les analystes y voient une double stratégie: il attire Zelensky et l'UE avec la perspective d'un soutien américain (« Tomahawks ») pour ensuite exiger un cessez-le-feu immédiat, comme preuve de sa capacité à instaurer la paix avant l'année électorale américaine.
Pour le Kremlin, Budapest est plus qu'un simple lieu: elle marque le retour à la realpolitik – laquelle consiste en des discussions sur la sécurité, le commerce et l'ordre d'après-guerre. L'Europe, en revanche, est mise en avant: tandis que Bruxelles parle de « dissuasion », d'autres négocient la paix et un nouvel ordre.
Conclusion
L'« élan mourant d'Anchorage » – l'échec de la communication entre les États-Unis et la Russie sous Biden – renaît à Budapest. Ce qui a commencé comme un geste pourrait devenir un tournant. Avec Budapest, un nouveau pôle géopolitique se forme: Washington – Moscou – Budapest. Les cartes de la sécurité européenne sont en train d'être redistribuées.
18:47 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, hongrie, europe, affaires européennes, russie, états-unis, viktor orban, vladimir poutine, donald trump, diplomatie, realpolitik |
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vendredi, 17 octobre 2025
L'UE prévoit un changement de régime en Hongrie: Orbán accuse Bruxelles et Kiev de comploter un coup d'État

L'UE prévoit un changement de régime en Hongrie: Orbán accuse Bruxelles et Kiev de comploter un coup d'État
Budapest. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán porte de graves accusations contre les dirigeants de l'UE et les dirigeants ukrainiens. Il a une fois de plus exprimé sa conviction que Bruxelles, en collaboration avec le gouvernement Zelensky à Kiev, conspire pour provoquer un changement de gouvernement en Hongrie afin d'installer une administration docile à Budapest.
Dans une interview accordée à l'hebdomadaire conservateur « Hetek », Orbán n'a pas mâché ses mots: « Les tentatives d'influencer la politique intérieure hongroise ne viennent pas seulement de Bruxelles, mais aussi de Kiev. » Il a été encore plus clair en affirmant: « L'objectif de Bruxelles est d'installer un gouvernement pro-ukrainien en Hongrie. »
Sans les nommer, Orbán désigne la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président ukrainien Volodymyr Zelensky comme les principaux acteurs de cette conspiration. Les sujets de conflit entre la Hongrie et l'UE sont notamment l'aide militaire de Bruxelles à l'Ukraine, les sanctions contre la Russie et le rapprochement avec l'Ukraine préconisé par Ursula von der Leyen. Orbán a réaffirmé son opposition catégorique à ces projets et a annoncé qu'il ferait tout son possible « pour que la Hongrie ne soit pas entraînée dans une éventuelle guerre avec la Russie ».
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a ajouté d'autres accusations: il a écrit sur Facebook qu'il existait également des plans de déstabilisation contre la Slovaquie et la Serbie.
Les dirigeants de l'UE désapprouvent fondamentalement le fait que les États membres poursuivent en priorité leurs intérêts nationaux.
Les services secrets russes SWR ont entre-temps confirmé ce scénario et affirment que von der Leyen examine sérieusement des scénarios de changement de régime en Hongrie. Selon ces informations, l'opposant Péter Magyar devrait être porté au pouvoir au plus tard en 2026.
Orbán voit ces efforts comme directement liés à son opposition à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE. Récemment, il a accusé Kiev de mener des opérations secrètes en Hongrie afin d'influencer les prochaines élections législatives. (mü).
Source: Zu erst, Octobre 2025.
14:43 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, hongrie, europe, affaires européennes, viktor orban |
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jeudi, 16 octobre 2025
Le projet eurasiatique de la Hongrie

Le projet eurasiatique de la Hongrie
Alan Herchhoren
Source: https://mpr21.info/el-proyecto-euroasiatico-de-hungria/
« Nous savons comment ils luttent. Ils utiliseront tous les moyens nécessaires, promettant des emplois, des bourses, la reconnaissance, la célébrité, le pouvoir et l’argent. Ils menacent, si nécessaire, avec de l’argent, des amendes, des sanctions financières et le retrait du droit de vote». Celui qui prononce ces paroles n’est pas un révolutionnaire. C’est Viktor Orbán, président de la Hongrie, dans un discours au sujet de l’Union européenne.
Il existe un proverbe espagnol qui dit: « Quand le navire coule, les rats sont les premiers à le quitter. » Le navire, c’est l’Union européenne et l’Occident et, depuis le début de l’Opération Militaire Spéciale (OMS) en Ukraine, tous les Européens ont pu constater comment le prix du panier de la ménagère, de l’essence pour leurs voitures ou du gaz qui chauffe leurs maisons a considérablement augmenté. L’Union européenne s’est tirée une balle dans le pied et a décidé d’appliquer des sanctions au gaz et au pétrole russes pour ensuite les acheter aux États-Unis, augmentant ainsi considérablement le coût de leur acquisition.
Tandis qu’en Europe occidentale on suit à la lettre les directives de Washington, certains pays commencent à remettre en question les décisions américaines et européennes. Dans le cas hongrois, il ne faut pas se tromper. Il ne s’agit pas d’une révolution, mais d’une question économique. Les comptes ne sont plus équilibrés et la bourgeoisie hongroise cherche des portes de sortie au naufrage, plus que prévisible, du navire européen.

L’intérêt hongrois pour l’Asie n’est pas récent, il faut le chercher assez loin dans le passé: il remonte à près de 150 ans. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, une théorie appelée « touranisme » est apparue (en référence à Touran, un territoire au nord de l’Iran dénommé ainsi au Moyen Âge). Il ne faut pas oublier que le hongrois est une langue d’origine asiatique qui n’a aucun lien avec les langues européennes: son origine est ouralo-finnoise (tout comme le turc, le finnois ou l'estonien). Cette théorie naît à une époque où émerge le concept d’« identité », avec la naissance des nationalismes et du concept d’État-nation.
Cette théorie a eu un certain écho parmi les élites hongroises de l’Empire austro-hongrois, mais la défaite lors de la Première Guerre mondiale l’a reléguée au second plan. Cependant, pendant l’entre-deux-guerres, les cercles dans lesquels elle s’est diffusée étaient les mêmes qui combattaient la progression du Parti communiste hongrois. Ce furent les mêmes qui soutinrent le coup d’État de l’amiral Horthy (soutenu par la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis et les grands capitaux allemands) contre le jeune gouvernement de la République socialiste de Béla Kun en 1921. Les mêmes qui sont restés jusqu’en 1944, moment où l’Armée rouge a libéré la Hongrie du joug nazi-fasciste.
Cependant, l’époque actuelle est différente. Cela ne signifie pas que Viktor Orbán soit un leader révolutionnaire cherchant la souveraineté et l’indépendance de son pays. Bien au contraire – comme nous l’avons dit plus haut, il s’agit d’une question économique.
La Hongrie, tout comme la Turquie, aspire à être un intermédiaire entre l’Europe et l’Asie. Elle souhaite être, à l’image des Turcs qui le sont traditionnellement, le marchand avec qui l’on négocie. C’est pour cette raison qu’elle joue un double rôle. D’un côté, elle participe à l’Union européenne et à l’OTAN (sans quitter ces structures), et de l’autre, elle cherche à maintenir des relations cordiales avec la Russie, regarde vers l’Asie et mise sur l’entrée des capitaux chinois en Europe.
En raison de ses positions ambiguës vis-à-vis de l’Ukraine, l’Union européenne a sanctionné la Hongrie à hauteur de 200 millions d’euros et a retiré une partie de son financement. Selon l’UE, cela est dû à sa politique migratoire, au manque de droits et de liberté d’expression… Pourtant, l’Italie a appliqué les mêmes politiques sans être sanctionnée de la sorte. Il s’agit d’une punition pour sa position ambivalente. Ces sanctions ont incité le gouvernement de Budapest à se tourner vers l’Asie et, en particulier, vers la Chine.

En décembre 2023, l’entreprise chinoise de véhicules électriques BYD (Build Your Dreams) a annoncé l’implantation dans le sud du pays de la plus grande usine de la marque en Europe, qui deviendra son centre d’opérations sur le continent. En mai 2024, un accord de partenariat stratégique a été signé entre Pékin et Budapest après la visite de Xi Jinping en Hongrie.
Par ailleurs, Budapest continue de miser sur une relation cordiale avec la Russie, regardant toujours vers l’Est, conséquence du déclin de l’Occident. Par exemple, en 2024, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjártó, a assisté au Forum du gaz à Saint-Pétersbourg, confirmant que « Budapest entend suivre une ligne de souveraineté énergétique par le dialogue direct avec Moscou ».
D’autre part, la Hongrie semble avoir son propre agenda. En 2019, elle est devenue membre observateur du Conseil turc et de l’Assemblée parlementaire des pays turcophones. Pendant le conflit du Haut-Karabakh, la Hongrie a soutenu ouvertement l’Azerbaïdjan et s’est engagée à financer la reconstruction des zones occupées par les Azerbaïdjanais.
En 2024, le pays magyar (avec l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Bulgarie et la Roumanie) a créé une entreprise pour la construction d’une ligne de transmission électrique depuis la mer Caspienne à travers la Géorgie, destinée à fournir de l’électricité à la Roumanie et à la Hongrie. La même année, l’entreprise hongroise MOL (troisième actionnaire d’Azeri-Chirag-Deepwater Gunashli (ACG)) a signé un accord d’exploration et d’exploitation dans le champ pétrolier et gazier de Shamakhi-Gobustan (Azerbaïdjan).
Budapest aspire à négocier d’égal à égal avec l’OTAN et l’Union européenne. L’histoire récente ne manque pas d’exemples de gouvernements ayant voulu se placer au même niveau que les grandes élites occidentales, avec des résultats désastreux. Les élites hongroises semblent – ou veulent – ignorer que l’Occident ne connaît pas de relations entre égaux: chose que l’Orient, lui, connaît.
17:26 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Eurasisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurasisme, hongrie, chine, europe, affaires européennes, viktor orban |
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jeudi, 28 août 2025
L'armée ukrainienne attaque à nouveau le gazoduc Druzhba - La sécurité énergétique de l'Europe en danger

L'armée ukrainienne attaque à nouveau le gazoduc Druzhba
La sécurité énergétique de l'Europe en danger
Source: https://unzensuriert.at/307985-ukrainische-armee-attackie...
Les dernières informations concernant une attaque présumée de l'Ukraine contre le gazoduc de Druzhba, l'une des artères vitales de l'approvisionnement énergétique européen, suscitent une inquiétude majeure. La députée européenne Petra Steger (FPÖ) critique vivement ces événements : « Quelques jours seulement après l'arrestation d'un Ukrainien en tant que principal suspect du sabotage du gazoduc Nord Stream 2, l'Ukraine met en danger la sécurité énergétique de notre continent avec une nouvelle attaque », a averti la responsable politique européenne.
L’Ukraine également suspectée derrière l’attentat contre Nord Stream
Selon des rapports qui circulent, un Ukrainien a été arrêté en Italie, qui serait à l'origine de l'attaque contre le gazoduc germano-russe Nord Stream 2 et probablement le chef de l'opération. La pipeline de Druzhba, qui transporte du pétrole vers la Hongrie et la Slovaquie, a été, selon ses propres déclarations, déjà attaquée une deuxième fois en quelques jours par l'armée ukrainienne. Comme l’a indiqué le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, l’approvisionnement en pétrole vers la Hongrie est interrompu.

La population a déjà assez de problèmes ainsi
Steger souligne que la population européenne souffre déjà des prix record et des coûts explosifs pour l'électricité et le chauffage :
Alors que citoyens et entreprises souffrent d'une inflation record et de coûts d'électricité et de chauffage explosifs, Kiev semble consciemment accepter la déstabilisation du marché énergétique européen. C’est irresponsable et montre que la politique actuelle de l’UE envers l’Ukraine a complètement échoué.
L’UE doit enfin œuvrer pour la paix
La députée européenne met en garde contre une escalade, car l’UE soutient cette situation par sa politique unilatérale au lieu de favoriser la paix et la stabilité. L’UE doit mettre fin à sa politique unilatérale envers l’Ukraine et enfin privilégier les intérêts des citoyens européens.
15:58 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pétrole, hydrocarbures, oléoducs, hongrie, europe centrale, ukraine, petra steger |
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samedi, 23 août 2025
Cessation des livraisons de pétrole à la Hongrie - Le pipeline Droujba à nouveau touché

Cessation des livraisons de pétrole à la Hongrie
Le pipeline Droujba à nouveau touché
Elena Fritz
Source: https://www.facebook.com/elena.fritz.10
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a confirmé :
L'approvisionnement en pétrole de la Hongrie via le pipeline « Droujba » a été interrompu après une nouvelle attaque.
Selon Szijjártó, il s'agit déjà de la troisième attaque en peu de temps à la frontière russo-biélorusse.
Conséquences pour la Hongrie
- La Hongrie importe la majeure partie de son pétrole brut via l'oléoduc Droujba.
- Une nouvelle interruption des livraisons montre la vulnérabilité de l'approvisionnement énergétique en Europe centrale.
- Budapest a jusqu'à présent mené une politique énergétique pragmatique et refusé d'imposer des sanctions sévères contre les sources d'énergie russes; cette interruption accroît désormais la pression sur le gouvernement de Viktor Orbán.
Dimension géopolitique
- Les attaques répétées contre des infrastructures critiques indiquent une stratégie d'escalade dans le secteur énergétique.
- L'Europe est ainsi poussée à dépendre davantage des livraisons de substitution, notamment en provenance des États-Unis.
- Cet incident souligne le fait que l'énergie est devenue le principal champ de bataille dans la guerre en Ukraine.
Conclusion :
Le pipeline Droujba n'est pas seulement un canal d'approvisionnement en pétrole, mais aussi un levier politique. Chaque attaque modifie l'équilibre: au détriment de la Hongrie, mais dans l'intérêt des forces qui souhaitent détacher durablement l'Europe de l'énergie russe.
Mise à jour
La Hongrie et la Slovaquie demandent à la Commission européenne de faire pression sur Kiev en raison des attaques contre le pipeline
La Hongrie et la Slovaquie ont demandé à la Commission européenne d'inciter l'Ukraine à cesser ses attaques contre le pipeline « Droujba ». C'est ce qui ressort d'une lettre adressée par les ministres des Affaires étrangères des deux pays à la Commission à Bruxelles.
#géopolitique@global_affairs_byelena
19:14 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hongrie, slovaquie, pétrole, oléoducs, hydrocarbures, europe centrale, europe, affaires européennes |
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jeudi, 31 juillet 2025
La Hongrie refusera de se soumettre au plan «REPowerEU»

La Hongrie refusera de se soumettre au plan «REPowerEU»
Source: https://unzensuriert.de/304738-ungarn-wird-sich-dem-repow...
La Hongrie n’acceptera jamais l’interdiction des importations d’énergie russe prévue par Bruxelles, a déclaré mardi à Budapest le ministre des Affaires étrangères et du Commerce, Péter Szijjártó. Il s’est montré indifférent à ce que pensent les autres pays de la politique énergétique hongroise.
Les coûts énergétiques pourraient exploser
Selon l’agence de presse hongroise MTI, Szijjártó a critiqué sévèrement mardi le soi-disant « Plan Zelensky », connu sous le nom de « REPowerEU ». Il a averti que ce plan mettrait gravement en danger la sécurité énergétique de la Hongrie et détruirait la compétitivité du pays. Le ministre a souligné que la suppression des sources d’énergie russes ferait se multiplier considérablement les coûts d’approvisionnement pour les ménages hongrois. « Nous ne laisserons pas faire ça, la Hongrie passe en premier pour nous. Je l’ai fait savoir aux ambassadeurs de l’UE à Budapest », a-t-il écrit sur Facebook.
La Hongrie ne rejette pas ce plan par souci pour la Russie ou d’autres pays, mais parce qu’il viole les intérêts nationaux. Il a déclaré :
Franchement, je me fiche de ce que pensent les Russes de notre position. Et c’est généralement vrai. Mais je me fiche de ce que pense le Burkina Faso, je me fiche de ce que pense l’Australie (…). Nous rejetons le concept REPowerEU parce qu’il va à l’encontre des intérêts de la Hongrie.
L’UE compromet la compétitivité
Le ministre a souligné l’importance du gazoduc TurkStream comme garantie centrale de l’approvisionnement énergétique hongrois et a annoncé qu’il continuerait à le protéger. Il a également accusé l’UE de saper la compétitivité de l’Europe en imposant des sanctions énergétiques motivées par des considérations idéologiques, ce qui fait grimper les prix de l’énergie. La Hongrie s’efforce d’explorer de nouvelles sources d’énergie sans abandonner ses fournisseurs existants comme la Russie.
Il a rejeté les accusations selon lesquelles la Hongrie financerait la machine de guerre russe. Il a souligné que la quantité de gaz naturel liquéfié russe importé par les États membres de l’UE avait atteint un niveau record l’année dernière.
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Le prochain conflit de type "Nord Stream": le gouvernement Orbán veut son propre oléoduc pour le pétrole russe

Le prochain conflit de type "Nord Stream": le gouvernement Orbán veut son propre oléoduc pour le pétrole russe
Budapest/Bruxelles. Les fissures au sein de l’UE deviennent toujours plus profondes. Alors que la Commission européenne à Bruxelles prévoit une interdiction totale d’importation de gaz et de pétrole russes d’ici 2027, la Hongrie entend suivre sa propre voie. Comme l’a annoncé le ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó sur les réseaux sociaux, la Hongrie, la Serbie et la Russie se sont entendues pour parfaire la construction d’un nouvel oléoduc destiné à poursuivre l’approvisionner de Budapest en matières premières bon marché. « En collaboration avec nos partenaires serbes et russes, nous avançons dans la construction d’un nouvel oléoduc entre la Hongrie et la Serbie », a écrit Szijjártó. « Pendant que Bruxelles interdit l’énergie russe, rompt des connexions et bloque des routes, nous avons besoin de plus de sources, de plus de routes. La Hongrie ne sera pas victime de ces décisions catastrophiques. »
L’annonce intervient à un moment critique. L’UE prévoit non seulement de cesser toutes les importations d’énergie russes – y compris le GNL – d’ici 2027, mais souhaite également déclarer obsolètes les contrats d’approvisionnement à long terme. De plus, le négociateur du Parlement européen pour l’interdiction de ces importations demande de raccourcir le délai et d’y intégrer davantage le pétrole via pipelines. Mais la Hongrie, qui couvre encore environ 70% de ses besoins en pétrole provenant de la Russie, dont la moitié de Lukoil, refuse de suivre ces plans.
Déjà cet été, l’Ukraine avait stoppé le transit de pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie – une étape que Budapest considérait comme une tentative de chantage politique. Depuis, le gouvernement Orbán cherche des alternatives pour se rendre indépendant des routes de transit ukrainiennes et, en dehors des directives de l’UE, pour continuer à se fournir en énergie. Selon les médias hongrois, le nouvel oléoduc pourrait être achevé dès 2027 – juste au moment où l’interdiction d’importation de l’UE devrait entrer en vigueur.
Le conflit entre Budapest et Bruxelles va bien au-delà de la politique énergétique. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán critique vivement les plans budgétaires de l’UE, qu’il qualifie de « sauvetage pour l’Ukraine ». « Jusqu’à 25 % de l’argent va directement à Kiev, 10 % supplémentaires sont utilisés pour rembourser de vieilles dettes. Que reste-t-il ? Moins que jamais. Je ne soutiendrai jamais cela », a déclaré Orbán.
Avec cette initiative pour l'oléoduc, la Hongrie réaffirme une fois de plus son rejet de la politique de sanctions de l’UE – et mise sur une coopération étroite avec Moscou et Belgrade. Alors que Bruxelles mise sur la sécurité énergétique par diversification, Budapest insiste sur des solutions pragmatiques pour garantir des prix énergétiques bas. « Nous construirons des oléoducs et exploiterons de nouvelles sources d’approvisionnement, afin que la population hongroise continue de payer les coûts énergétiques les plus bas en Europe, » a affirmé Szijjártó.
La décision risque d’aggraver encore davantage les tensions entre la Hongrie et l'UE – notamment face au fait que Bruxelles a déjà bloqué des milliards d’euros d’aides pour Budapest. Avec ce projet d'oléoduc, la Hongrie montre une fois de plus qu’elle n’est pas prête à se plier au diktat bruxellois sur des questions essentielles (mü)/
Source: Zu erst, juillet 2025.
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mardi, 27 mai 2025
Dernière ligne pour la Hongrie: l’Union européenne face à l’épreuve de la fracture

Dernière ligne pour la Hongrie: l’Union européenne face à l’épreuve de la fracture
Elena Fritz
Source: https://pi-news.net/2025/05/letzte-linie-ungarn-die-europ...
Le 27 mai, le Conseil de l’Union européenne se réunit pour décider d’une mesure dont la symbolique est à peine exagérée : la possible suspension du droit de vote de la Hongrie, selon l’article 7 du traité de l’UE. Il ne s’agit pas d’un acte administratif ordinaire – mais d’un tournant historique. Un État membre pourrait être dépossédé de ses pouvoirs, parce qu’il mène une politique étrangère différente de celle des principales capitales que sont Bruxelles, Berlin et Paris.
Sur le plan formel, il s’agit de “garantir les valeurs fondamentales de l’Europe”. Mais la réalité politique est plus décevante : la procédure contre la Hongrie est en cours depuis 2018, et la dernière audience a été la huitième de ce type. Budapest a été à plusieurs reprises réprimandée pour ses décisions en matières d’immigration, de médias et de droit. Mais en réalité, il s’agit de plus: du conflit entre intégration centralisée et souveraineté nationale.
Le fait que ce soit précisément l’article 7 qui soit mis en avant – la soi-disant “option nucléaire” de l’UE – montre que le conflit a atteint un nouveau niveau d’escalade. L’Union ne tente plus de négocier politiquement les divergences, mais de les discipliner institutionnellement.
La souveraineté est désormais perçue comme un facteur perturbateur
La Hongrie est aujourd’hui l'exemple d’une politique qui refuse le consensus, laquelle repose sur les piliers suivants :
- Pas de soutien sans condition à Kiev;
- Pas de sanctions économiques contre la Russie;
- Refus d’un programme migratoire centralisé;
- Mise en avant de ses propres intérêts en matière de politique étrangère et énergétique.
Cette posture est depuis longtemps devenue une provocation dans le système de coordination euro-bruxellois. Mais c’est précisément là que réside le cœur de la crise européenne : ce n’est pas la voie divergente de la Hongrie qui déstabilise l’Union – mais la manière dont on y répond.
Un nouveau bloc se forme
Avec l’annonce d’un veto par la Slovaquie, il devient évident qu’une contre-mouvement se met en place. Il ne s’agit plus seulement de la Hongrie. Au contraire, une fracture géopolitique est devenue visible, traversant toute l’UE – entre les États qui veulent préserver leur liberté d’action nationale, et ceux qui misent sur l’intégration à tout prix.
La Slovaquie, qui a suivi plusieurs lignes indépendantes ces derniers mois, déclare maintenant sa solidarité avec Budapest. Cela crée un premier contrepoids – et la question se pose : combien d’autres États suivront ? L’Italie ? La République tchèque ? L’Autriche ?
Une rupture systémique en vue
Le développement clé des prochains mois sera probablement le suivant: le mécanisme de consensus de l’UE s’érodera concrètement. Là où l’unité était auparavant assurée par des négociations, c’est désormais la contrainte qui remplace les accords. Mais la légitimité de la politique bruxelloise diminue – de plus en plus de parlements, de gouvernements et de populations nationales remettent en question l’identité de l’UE.
Cette rupture n’est pas tactique – elle est structurelle. Ce qui se profile, c’est une crise fondamentale de l’architecture européenne, où l’homogénéité politique n’est plus perçue comme une force, mais comme une faiblesse : celui qui ne tolère aucune variante finit par perdre la clef de la diversité – et la confiance.
Conclusion
Le 27 mai pourrait entrer dans l’histoire de l’Europe – non pas comme le jour où l'on a "discipliné" la Hongrie, mais comme un moment de dévoilement : l’Union, qui se voit toujours comme un espace de valeurs communes, devient la scène où s'affirme une politique de coercition.
La question n’est pas de savoir si la Hongrie restera un cas à part. Mais si elle est le premier domino d’une chaîne qui transformera le projet européen en une nouvelle réalité : loin de l’illusion d’une union homogénéisée à outrance, nous assisterons à la marche en avant vers une Europe plurielle, plus conflictuelle, certes, mais d'autant plus sincère, composée de nations souveraines.
17:37 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, hongrie, europe, affaires européennes, union européenne |
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lundi, 14 octobre 2024
Orbán critique la politique économique de l'UE: «Une voie suicidaire»!

Orbán critique la politique économique de l'UE: «Une voie suicidaire»!
Budapest . La Hongrie du chef du gouvernement Viktor Orbán ne suit pas seulement sa propre voie en matière de politique ukrainienne et d'orientation axiologique. Les idées directrices en matière de politique économique divergent également et assez nettement. Orbán l'a clairement montré dans une interview dans laquelle il a vivement critiqué l'orientation actuelle de la politique économique de l'UE. Pour lui, l'Europe est sur une « voie suicidaire », car elle réagit aux défis économiques et à la montée de l'Asie en formant des blocs. Cette évolution rappelle la guerre froide, la situation actuelle sur le plan économique est similaire et pourrait avoir des conséquences similaires, a déclaré Orbán.
Selon lui, tous les économistes européens les plus compétents s'accordent à dire que le blocage de l'économie mondiale est une grave erreur. Les hommes politiques qui misent sur une division de l'économie mondiale en blocs conduisent l'économie européenne et la population sur la mauvaise voie, a déclaré Orbán. Il a mis en garde contre le fait que les développements actuels pourraient conduire à une nouvelle division de l'économie mondiale - en une sphère économique occidentale et une sphère économique orientale. La pression qui en résultera obligera de nombreux pays à décider à quel bloc ils veulent appartenir.
Dans ce contexte, Orbán a clairement indiqué que la Hongrie aspirait à une « neutralité économique » afin d'échapper à la pression des deux blocs mondiaux. « La Hongrie ne peut adhérer à aucun bloc ni à aucun bloc économique », a déclaré Orbán. L'objectif de la Hongrie est d'entretenir des relations commerciales et économiques vivantes et fortes aussi bien avec le bloc économique occidental qu'avec le bloc économique oriental, a-t-il ajouté. (mü)
(Texte paru sur Zu erst, 13/10/2024).
20:53 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, affaires européennes, hongrie, viktor orban, actualité |
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mercredi, 09 octobre 2024
Sortie du système d'asile de l'UE: Pays-Bas, Hongrie - quand l'Autriche suivra-t-elle?

Sortie du système d'asile de l'UE: Pays-Bas, Hongrie - quand l'Autriche suivra-t-elle?
Depuis 2015, plus de huit millions de demandes d'asile ont été déposées dans l'UE.
Source: https://unzensuriert.at/283370-ausstieg-aus-eu-asylsystem-niederlande-ungarn-wann-folgt-oesterreich/?pk_campaign=Unzensuriert-Infobrief
Après les Pays-Bas, c'est au tour de la Hongrie d'annoncer son intention de sortir du système d'asile de l'UE. Des voix s'élèvent désormais pour demander que l'Autriche se retire également de ce système.
Depuis hier, lundi, on sait que la Hongrie demande elle aussi, dans une lettre adressée à la Commission européenne, la possibilité de se retirer des règles européennes en matière d'asile. Le ministre hongrois des Affaires européennes, János Bóka, explique dans sa lettre qu'il souhaite suivre l'exemple des Pays-Bas. La Hongrie est convaincue que le renforcement du contrôle national de l'immigration est désormais le seul moyen d'atteindre ces objectifs et d'endiguer l'immigration illégale, qui représente un risque pour la sécurité.
Un signal important en provenance des Pays-Bas
Auparavant, les Pays-Bas avaient demandé à la Commission européenne de procéder à un tel retrait. Geert Wilders, qui siège pour la première fois au gouvernement avec son Parti pour la liberté (PVV), a parlé d'un signal important, « qu'un vent nouveau souffle sur les Pays-Bas ». Les deux pays auront-ils du succès avec leurs vœux ? En règle générale, une telle exception doit être approuvée par l'ensemble des 27 Etats membres de l'UE.
Le système d'asile de l'UE est complètement dépassé
Néanmoins, le chef de la délégation FPÖ au sein de l'UE, Harald Vilimsky, exige désormais que l'Autriche se retire du système d'asile. Il a déclaré dans un communiqué:
Le système d'asile de l'UE est complètement dépassé et inutilisable depuis longtemps pour faire face à l'immigration de masse qui abuse du droit d'asile. C'est pourquoi l'Autriche devrait suivre l'exemple des Pays-Bas et de la Hongrie et demander l'abandon de ce système d'asile.
Plus de huit millions de demandes d'asile
Depuis 2015, plus de huit millions de demandes d'asile ont été déposées dans l'UE. Peu importe de quelles régions du monde viennent les demandeurs d'asile et combien de pays tiers sûrs ils ont dû traverser, pays où ils auraient pu trouver une protection. Cela doit enfin cesser - « d'autant plus que nous savons depuis longtemps que plus de la moitié d'entre eux n'ont aucun droit à la protection, même selon les règles généreuses de l'UE», a déclaré Vilimsky. Au vu de cet échec persistant du système, il n'est pas étonnant que de plus en plus de pays veuillent se retirer.
Les États perdent leur souveraineté
Un Etat qui ne peut plus déterminer quelles personnes et combien de personnes séjournent sur son territoire a perdu des parties essentielles de sa souveraineté et donc de sa légitimité, a déclaré le député européen de la FPÖ.
20:06 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : asile, europe, affaires européennes, hongrie, pays-bas, autriche, immigration |
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mardi, 08 octobre 2024
La Hongrie s’insurge contre la politique belliciste de Bruxelles: pas d’instructeurs militaires pour l’Ukraine!

La Hongrie s’insurge contre la politique belliciste de Bruxelles: pas d’instructeurs militaires pour l’Ukraine!
Budapest/Bruxelles. La Hongrie maintient la ligne et se distancie de la politique ukrainienne de l’UE. Budapest a bloqué le plan de la Commission Européenne qui entendait prolonger l’envoi d’instructeurs et de conseillers militaires en Ukraine, lesquels devaient former et instruire des soldats ukrainiens.
D’après le ministre hongrois des affaires étrangères Péter Szijjárto, le mandat, déjà accepté, de la mission en cours, consistant à former des soldats ukrainiens, vient d’expirer. L’UE voudrait prolonger cette mission. En même temps, elle cherche à élargir davantage les tâches des conseillers et instructeurs militaires qui seront envoyés en Ukraine. La Hongrie refuse ce plan.
„Nous considérons qu’il s’agit là d’une démarche extrêmement dangereuse conduisant à l’escalade militaire“, a déclaré le ministre des affaires étrangères Szijjártó. „Nous constatons que cette proposition augmenterait considérablement le risque d’un élargissement du conflit (…). Nous disons donc « non » à cette proposition, nous avons déclaré au commissariat copétent à Bruxelles, que nous ne soutiendrons pas la proposition en cette forme et nous avons deméndé à ce qu’elle soit retravaillée“, a fait savoir M. Szijjártó sur sa page Facebook.
La Hongrie s’est mobilisée depuis quelques mois pour lancer une campagne internationale très remarquée, une ‘initiative pour la paix’, à l’initiative du chef du gouvernement Viktor Orbàn. Mais l’UE a ignoré l’initiative hongroise et a annoncé qu’elle réagirait en boycottant la présidence hongroise du conseil de l’UE (mü).
(Source: Zu er st, octobre 2024)
16:20 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, hongrie, europe, affaires européennes |
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