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mardi, 21 avril 2026

Signification géopolitique de la chute de Viktor Orbán

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Signification géopolitique de la chute de Viktor Orbán

Ronald Lasecki

Source: https://ronald-lasecki.blogspot.com/2026/04/geopolityczny...

Sur le plan géopolitique, l’échec de Viktor Orbán est une victoire pour l’UE – une de plus après la Moldavie et la Roumanie. La Hongrie, tout comme la Slovaquie, est un pays trop petit pour fonctionner sans injections extérieures de capitaux (son développement économique et civilisationnel le plus important s’est produit dans la seconde moitié du 19ème siècle grâce aux capitaux juifx et à l’administration allemande).

Le principal fournisseur de capitaux pour la Hongrie est actuellement l’UE, qui, dans le cadre du paquet général, impose un programme civilisationnel et idéologique libéral. Orbán, justement désireux de rejeter ce programme, a tenté, à différents moments, de rechercher des sources de soutien à l’extérieur, que ce soit en Russie, en Chine, aux États-Unis, en Turquie ou en Israël. Aucune de ces tentatives n’a cependant fonctionné.

Les déserts eurasiens

La Russie ne dispose pas de capitaux à exporter, en dehors des secteurs militaire, nucléaire et gazier. Sur ces deux derniers secteurs, Orbán a tiré des bénéfices, mais cela n’a pas suffi à dynamiser l’économie hongroise. La croissance économique de la Hongrie en 2025 n’a atteint que 0,7%, en partie en raison de faibles investissements et d’une demande extérieure également modeste pour ses marchandises. Le déficit budgétaire de la Hongrie a atteint 4,7% dans le même temps, avec une perspective de croissance supérieure à 5% cette année. La dette publique frôle 74%, et cette tendance haussière devrait se maintenir dans les années à venir, la portant à près de 80% du PIB à la fin de la décennie.

Pendant ce temps, la Russie a mal géré son intervention en Ukraine, n’a pas encore gagné la guerre et il ne semble pas y avoir de perspectives sérieuses pour qu’elle puisse soumettre l’Ukraine dans un avenir proche. Par conséquent, Budapest n’a pas obtenu de liaison territoriale directe avec un empire russe potentiel ou un bloc continental, ce qui lui aurait permis de construire une alternative réelle à l’UE.

Le projet chinois 16+1 a été bloqué il y a une décennie par les États-Unis par le biais de la Pologne, ce qui a fait perdre à Pékin tout intérêt pour l’Europe de l’Est. La Biélorussie a été la plus frappée, car elle basait sa stratégie de développement sur la nouvelle route de la soie. Les perspectives qu'aurait pu apporter un financement chinois pour la Hongrie et pour son émancipation de l’UE ont également été anéanties.

La Turquie est davantage une puissance aspirante qu’une force réelle dans les Balkans. On peut parler, au mieux, d’une «pénétration turque» dans la région plutôt que de la Turquie en tant que fournisseur crédible de biens pour les pays balkaniques. Quant à Israël, il fonctionne dans le cadre du mondialisme américain, principalement en soutenant des gouvernements amis dans le monde arabe et en Afrique, en Europe en comptant sur l’hégémonie de Washington, qui agit comme gardien des intérêts de Tel-Aviv – le pays hébraïque « reçoit » (soutien diplomatique, politique, renseignement, etc.) mais ne donne rien en retour.

Résultats nuls Outre-Atlantique

C’est cependant pour les États-Unis que la défaite d’Orbán représente le plus grand échec. En effet, les Stars and Stripes se sont directement engagées pour soutenir la Hongrie… mais seulement en paroles. Le 7 novembre 2025, l’ancien Premier ministre hongrois a effectué une visite très médiatisée à Washington. Comme on s’en souvient, elle s’est déroulée dans une atmosphère cordiale, le «God Emperor» accueillant le Premier ministre hongrois à déjeuner, le complimentant à plusieurs reprises comme un «leader exceptionnel» et soutenant sa politique envers les migrations, en opposition à celle menée par les élites libérales d’Europe de l’Ouest. En dehors d’un coup de patte symbolique, les résultats de la visite ont été très modestes pour la Hongrie.

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Budapest a tenté d’obtenir une exemption illimitée des sanctions sur l’importation de gaz naturel russe (74% du gaz utilisé en Hongrie en 2024 provenait de Russie) et de pétrole (86% également), mais Washington a déclaré que cela ne devrait durer que jusqu’en novembre 2026. De retour des États-Unis, le Premier ministre hongrois a annoncé que Trump avait promis à la Hongrie une «bouclier financier» contre le chantage budgétaire de l’UE, mais le président américain a déclaré que, bien que la Hongrie ait demandé cette aide, il ne lui avait rien promis. Orbán a donc été publiquement ridiculisé par Trump (qui lui a probablement menti lors de sa visite), ce qui a jeté le doute sur sa crédibilité dans la société hongroise.

Les autres accords conclus lors de la visite étaient déjà des concessions de la Hongrie envers les États-Unis, visant à compenser la suspension temporaire des sanctions américaines contre la Russie: Budapest s’est engagée à acheter du gaz liquéfié aux États-Unis pour 600 millions de dollars, à acheter des armes américaines pour 700 millions de dollars, à acheter du combustible nucléaire américain pour 114 millions de dollars, ainsi qu’à ouvrir son marché aux technologies nucléaires américaines et à rejoindre le programme spatial Artemis. En d’autres termes, les États-Unis ont assuré leur profit avec leur client hongrois, tout en évitant d’apporter leur soutien avec leur capital dans une période de besoin évident.

Après 2007, la Russie a progressivement réduit ses préférences tarifaires pour la Biélorussie dans la vente de gaz (en 2011, Vladimir Poutine a qualifié cela de «subvention à l’économie biélorusse» à hauteur de 4 milliards de dollars par an), ce qui a progressivement alimenté la crise de l’État-providence biélorusse, culminant dans une crise politique liée aux élections de 2020. Il était alors juste de rappeler que, si l’on veut avoir un empire, il faut en assumer le coût.

L'Amérique, avare sur le plan économique

Trump, lors de la campagne électorale, remettait en question l’idée d'un empire mondial américain, qui s'opposerait au principe «America First». Cependant, il l’a appliqué à moitié: les Stars and Stripes ont, au cours des deux dernières années, bombardé ou frappé la Syrie, l’Irak, l’Iran, le Yémen, la Somalie, le Nigeria, ainsi que le Venezuela et l’Équateur, et ils ont menacé le Mexique, le Panama, Haïti, Cuba, le Groenland, tout en élaborant des plans de colonisation de la bande de Gaza par le capital oligarchique américain. Cependant, les États-Unis ont toujours caché que leur prétendue « puissance douce » – leur influence interne (perception de l’idée de l’empire américain dans l’élite et la société) et leur « puissance extérieure » (la sympathie envers cette idée dans le reste du monde) – s’est considérablement réduite, car ils ne peuvent plus garantir la liberté des mers (le détroit d’Ormuz bloqué par les vedettes iraniennes) ni injecter du capital dans l'économie de leurs clients géopolitiques. Sans Israël, le sort d’Orbán aurait probablement été partagé depuis longtemps par le général al-Sissi en Égypte. Sans l’UE, le gouvernement pro-occidental en Ukraine aurait probablement été renversé il y a plusieurs mois.

Ainsi, les États-Unis ne financent plus leurs clients potentiels comme la Hongrie ou l’Ukraine. Ils ne garantissent plus «la liberté des mers». Ils ne peuvent pas « changer le régime » en Iran. Ils ne peuvent pas mobiliser leurs vassaux européens (refus de l’Europe de participer à l’attaque contre l’Iran), comme ils sont eux-mêmes «mobilisés» par Israël. Les États-Unis ne peuvent pas non plus annexer librement les territoires qu’ils convoitent (le canal de Panama, le Groenland, le Canada). Ce sont là des signes réels que, bien que matériellement les États-Unis soient toujours si grands qu’ils ne rentrent pas dans la ligue normale des acteurs géopolitiques, leur « soft power » – la perception intérieure (dans l’élite et la société) et extérieure (l’approbation du reste du monde) de l’idée de l’empire américain – s’est tellement réduite qu’ils deviendront bientôt une ombre de l'hegemon mondial qu'il furent jadis, car personne ne voudra plus compter sur eux.

dimanche, 19 avril 2026

Magyar reste sur la ligne Orbán: rejet du Pacte sur la migration, renforcement de la clôture frontalière

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Magyar reste sur la ligne Orbán: rejet du Pacte sur la migration, renforcement de la clôture frontalière

Source: https://unzensuriert.at/329481-magyar-bleibt-auf-orban-li...

Péter Magyar a remporté une victoire décisive lors des élections législatives et se positionne comme le futur Premier ministre désigné de Hongrie. La joie des élites occidentales était grande, mais il apparaît désormais que, en matière de migration, l’ancien dissident du Fidesz ne diffère guère du Premier ministre actuel Viktor Orbán.

Les questions fondamentales restent intouchées

Le parti conservateur Tisza de Magyar a obtenu 53% des voix et s’est assuré 138 des 199 sièges – une majorité des deux tiers permettant de réaliser des réformes importantes. Le Fidesz d’Orbán a recueilli 38% des voix et 57 sièges; Orbán a reconnu la défaite, suite à un record de participation électorale de 78%. Magyar, qui était autrefois un confident d’Orbán, devrait prendre ses fonctions en mai et promet un changement de pouvoir sans rupture de cap sur les questions essentielles.

Clair rejet du Pacte européen sur la migration

Peu après sa victoire électorale, Magyar a déclaré sans ambiguïté: «Nous n’accepterons aucun pacte ni aucun mécanisme de redistribution en ce domaine». Il s’oppose ainsi ouvertement au Pacte européen sur la migration et l’asile, qui prévoit des quotas obligatoires et des procédures accélérées – une ligne qui rappelle la politique d’Orbán. Il critique les sanctions de l’UE de 200 millions d’euros plus un million par jour comme étant une lourde charge pour le budget hongrois, et cherche des voies juridiques pour y mettre un terme.

Renforcement de la clôture frontalière et lutte contre le trafic d’êtres humains

La clôture existante à la frontière sud, emblème de la politique hongroise depuis 2015, ne doit pas seulement être maintenue, mais aussi renforcée pour combler les lacunes. Magyar prévoit une approche plus dure contre le trafic d’êtres humains et se distancie de la décision d’Orbán de libérer en 2023 plus de 2200 contrevenants condamnés pour trafic.

Une large feuille de route de réformes au-delà de la migration

Outre la politique migratoire, Magyar annonce des changements importants: déplacement du siège du gouvernement, dissolution de la radio publique, lutte contre la corruption et amélioration des relations avec l’UE par le déblocage d’aides bloquées d’une valeur de 20 milliards d’euros. Il prévoit l’expulsion des « migrants VIP » d’Orbán et un changement de cap pour s’éloigner de la ligne proche de la Russie.

mardi, 14 avril 2026

Orban a (massivement) perdu

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Orban a (massivement) perdu

Martin Sellner 

Bron: @MSellnerAdmin (Telegram)

Avec une victoire écrasante, le Tisza, soutenu par l'UE, a obtenu une majorité des 2/3 et peut désormais démanteler progressivement le travail de construction du Fidesz depuis 2010.

Peut-être réécrivent-ils même la constitution de Pâques d'Orban — et transforment-ils la Hongrie en un État modèle, selon les critères du libéralisme de gauche. 

Alors que la Hongrie de Magyar s'assimile dans l'UE, il est probable que le pays soit inondé de fonds et qu'une période de grâce lui soit accordée pour la redistribution des demandeurs d'asile, la censure des discours de haine et l'endoctrinement en matières de genre — afin d'éviter toute agitation dans le pays. À quoi cela est-il dû? 

Je ne suis pas d'accord avec de nombreux analystes dits de droite:

Orban était, économiquement parlant et dès le départ, sans aucune chance. Un petit État enclavé sans ressources ni tourisme, étouffé par l'UE suite à des sanctions et à la suspension de fonds, ne peut pas offrir à son peuple une économie attrayante. La corruption, qui doit être condamnée en tant que telle, n'est probablement ni plus ni moins présente que dans tout autre pays bénéficiaire net. 

La seule façon pour Orban d’échapper à ce "traitement" aurait été d’ouvrir les frontières et de jouer le jeu géopolitique. Mais cela n'aurait pas conduit à un mieux comme dans n'importe quelle autre satrapie de l'UE. 

Quant à l'approche d'Orban envers des "puissances étrangères", on ne peut guère lui en faire reproche parce qu'il était sous cette contrainte. Il devait essayer de créer des options alternatives pour satisfaire les attentes de prospérité de ses électeurs. Mais il n’a manifestement pas réussi. 

Orban a certainement aussi commis des erreurs. Mais même s'il n'avait pas fait d'erreurs, il aurait eu peu de chances à long terme sous une telle pression. Les forces libérales de gauche dans l'UE sont encore trop fortes. La Hongrie n’a pas pu tenir suffisamment longtemps. 

Contre l'offre de Magyar: lutte contre la corruption, critique de la migration + fonds européens, Orban est vraiment impuissant. Il n’y a pas non plus de reproche à faire aux électeurs. Il est compréhensible qu'ils aspirent à un changement et à une amélioration de leurs conditions de vie.

C’est là toute la perversité de l'"arme des sanctions", qui crée une opposition politique par l’appauvrissement ciblé. 

Voici maintenant l’épreuve qui s'ensuivra: Orban a investi délibérément dans des structures métapolitiques en dehors du parlement. Avec ces structures, une hégémonie peut même "survivre" à une défaite électorale. À condition que la phalange des intellectuels de droite organiques puisse rapidement passer en mode opposition. 

Ce fut également suite à une défaite électorale en 2002, que le travail métapolitique d'Orban a commencé. La liste Kubatov doit être réactivée. Une phase d'opposition peut justement, pour un milieu métapolitique fort, avoir un effet revitalisant. 

Le besoin pousse à l’ingéniosité. Hölderlin l’appelle la "grande maîtresse".

"Le vieil homme Faust a rajeuni;

Elle arrive, comme la foudre de Dieu,

Et détruit des montagnes rocheuses,

Et déploie sa voie sur les géants." 

Que le besoin qui s'installera dans les années à venir puisse rajeunir, activer, et faire revenir encore plus fort le bloc national hongrois !

Leçon de Hongrie

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Leçon de Hongrie

Elena Fritz

Source: https://t.me/global_affairs_byelena# 

La Hongrie est bien plus qu’un simple message électoral. C’est une leçon sur les limites de la politique nationale dans un système qui tolère la déviation au niveau national uniquement tant qu’elle reste sans conséquence.

La défaite d’Orbán montre qu’en Europe, il ne suffit plus de gagner des élections, de former un gouvernement et de se référer à la souveraineté dans des discours. En effet, le vrai pouvoir se trouve souvent plus en profondeur: dans des réseaux, des institutions, des flux financiers, des milieux médiatiques et des terrains idéologiques qui se sont largement affranchis du contrôle démocratique.

C’est précisément là que réside le problème fondamental de tous les gouvernements qui s’opposent à la ligne dominante sans toucher aux structures sur lesquelles cette ligne repose. On peut s’attaquer à Bruxelles, critiquer la politique migratoire, refuser le courant dominant, mais aussi longtemps que les strates clés d’influence et d’interprétation restent dans le même vieil ordre, toute résistance demeure précaire. Alors, ce n’est pas l’État qu’on dirige, mais seulement sa surface visible.

Orbán a été pendant des années la figure symbolique d’une contradiction limitée apportée sur le théâtre européen. Il incarnait la tentative de préserver un espace d’action national au sein de l’UE. Mais cette tentative avait dès le départ ses limites: elle contredisait le système sans véritablement sortir de ses mécanismes de pouvoir. La Hongrie est restée profondément intégrée, sur le plan financier, institutionnel, sécuritaire et idéologique, dans le bloc occidental. Dans de telles conditions, tout conflit avec Bruxelles devient un combat dans une arène dont les règles ont déjà été fixées par d’autres.

Le problème réside dans la structure même de l’UE. Car l’Union européenne n’est plus vraiment l’Europe des nations libres que l'on a autrefois vendue à ses citoyens. Elle est devenue un espace de gouvernance politique où la conformité est récompensée et la déviance est sanctionnée. Pas toujours par des moyens ouverts, pas toujours avec une pression bruyante, mais avec une grande cohérence. Par des structures de financement, par des ONG, par un cadrage médiatique, par une étiquetage moral, par des blocages institutionnels et par la tentative permanente de présenter toute politique nationale indépendante comme suspecte.

C’est précisément là que réside la finesse de ce modèle. Il n’est plus nécessaire d’imposer des interdits ouvertement. Il suffit de façonner les conditions du concours politique de façon à isoler, épuiser et délégitimer progressivement l’écarté. En apparence, tout reste propre, démocratique et conforme aux règles. En revanche, à l’intérieur, un appareil agit en connaissance de cause, en sachant quelles forces encourager et lesquelles combattre.

La forme moderne de désarmement ne s’appuie plus sur des chars, mais sur la maîtrise du discours, la pression par réseaux et l’épuisement institutionnel. La défaite d’Orbán est donc bien plus qu’un événement propre à la Hongrie. Elle est un signal à tous les acteurs politiques qui pensent qu’il est possible d’agir durablement en souverain dans cette architecture de pouvoir européenne, sans remettre en question ses fondements.

Cela ne concerne pas seulement l’Europe centrale et orientale. Au fond, cela concerne chaque acteur politique, qui veut hiérarchiser ses intérêts nationaux par rapport aux injonctions d’un système transnational technocratique. Celui qui ne remporte que des gouvernements, mais pas les centres de pouvoir qui se profilent derrière ces gouvernements, reste une figure passagère.

C’est pourquoi la lecture de ce phénomène dépasse également l’Europe. Car le motif est toujours similaire: des figures de leadership populistes ou résistantes entrent en confrontation avec un ordre de pouvoir qui va plus profondément que les cabinets, partis ou campagnes électorales. Elles peuvent mobiliser, irriter, freiner. Mais elles échouent tandis que les appareils permanents restent intacts. Le cas d’Orbán n’est donc pas seulement hongrois. Il est un cas exemplaire pour tous.

L’autodétermination nationale n’est que partiellement prévue dans l’UE d’aujourd’hui. Orbán n’a pas seulement perdu une élection. Il a échoué face à la réalité d’un système qui ne tolère la démocratie nationale que tant qu’elle ne touche pas à l’ordre du pouvoir. 

lundi, 13 avril 2026

La Hongrie a voté

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La Hongrie a voté

Björn Höcke

Source: https://www.facebook.com/Bjoern.Hoecke.AfD

La défaite électorale de Viktor Orbán marque une étape importante – non seulement pour la Hongrie, mais pour l’ensemble de l’ordre politique en Europe. Elle résulte d’un jeu complexe d’interactions économiques, politiques, structurelles et psychologiques, ainsi que d’une influence propagandiste massive venant de l’extérieur. Il ne s’agit pas d’un échec isolé d’un seul politicien.

Quelles sont les causes de ce résultat électoral ?

1. L’économie l’emporte sur la politique. L’inflation, la perte du pouvoir d’achat et la hausse du coût de la vie sont, selon l’expérience, les facteurs déterminants les plus puissants dans le choix électoral. Historiquement, il apparaît constamment que les gouvernements – quelle que soit leur orientation politique – sont sanctionnés en période de tension économique. En ce sens, Viktor Orbán n’a pas été autant victime de sa ligne nationaliste que du fonctionnement classique des cycles démocratiques, stimulés par les cycles économiques.

2. La promesse de prospérité relativise, pour la majorité des électeurs hongrois, un facteur souvent présenté par les patriotes comme décisif: la migration de masse. Alors que ce sujet est aujourd’hui déterminant dans de nombreux pays d’Europe occidentale, il ne joue pas le même rôle en Hongrie, simplement parce que l’expérience réelle des effets négatifs de la migration fait défaut. Les récits politiques déconnectés de la vie quotidienne ont peu de force mobilisatrice.

3. Il ne faut pas sous-estimer le cadre international: Orbán s’est retrouvé face à un champ d’adversaires exceptionnellement large – sur le plan politique, médiatique et institutionnel. La tension entre la souveraineté nationale et les intérêts supranationaux, notamment dans le cadre de l’UE, s’est considérablement accentuée ces dernières années. La Hongrie est devenue de plus en plus le théâtre visible de ce conflit, incarnant la défense ferme de la souveraineté nationale face aux prétentions supranationales de Bruxelles. Une élection dans de telles conditions n’est plus une simple décision purement intérieure.

4. Orbán est l’un des rares politiciens européens à avoir une approche digne d’un homme d’État. Pour permettre à son petit pays d’emprunter un chemin identitaire particulier et, dans les circonstances présentes, d’ouvrir des marges de manœuvre, il a dû chercher de puissants partenaires. La Hongrie entretenait sous Orbán des liens étroits avec Israël. On suppose que l’attaque du groupe Pager contre le Hezbollah en septembre 2024, menée à l’aide d’appareils de communication manipulés en Hongrie, en est une preuve. Alors qu’un rapprochement avec Benjamin Netanyahou était longtemps un atout pour Orbán et sa formation, le Fidesz, il s’est récemment mué en désavantage. La politique de plus en plus religieuse du Premier ministre israélien, ainsi que l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, ont sans doute causé à Orbán des dégâts sur le plan intérieur.

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5. Seize années à la tête du gouvernement ont transformé le Fidesz en un parti d’État – dans le sens négatif du terme. Nombre de jeunes Hongrois m’ont parlé d’un népotisme excessif. Cette culture du favoritisme, même si dans la majorité des cas elle s’inscrivait dans un cadre légal, est devenue pour un nombre croissant de Hongrois une véritable source d’agacement. Pour la jeune génération, elle était souvent décisive lors du vote. Non sans raison, l’AfD collabore au Parlement européen avec un parti patriotique hongrois (Mi Hazánk Mozgalom / Mouvement Notre Patrie), qui, pour diverses raisons, est explicitement critique vis-à-vis de Orbán.

6. Le temps lui-même est un acteur politique. Depuis 2010 au pouvoir, Orbán a été l’un des chefs de gouvernement les plus durables d’Europe. Mais une longévité politique entraîne presque inévitablement des effets d’usure. Une tension prolongée, qui serait très productive, ne peut être maintenue indéfiniment par une communauté ou un individu. C’est aussi pour cette raison que les électeurs recherchent cycliquement un changement, dans l’espoir d’impulsions nouvelles – souvent avec une amère déception.

Que signifie la défaite de Viktor Orbán pour nous, patriotes, et pour l’Europe?

À court terme, c’est sans aucun doute un affaiblissement des forces patriotiques en Europe. Avec Orbán, nous perdons une figure nationale symbolique au sein de l’UE, un acteur qui a systématiquement défendu la marge de manœuvre nationale face au centralisme européen, et qui a au moins freiné la grande transformation démographique. Après le changement politique en Pologne et les instabilités dans d’autres pays, la relation de force se déplace encore davantage en faveur de l’establishment anti-national de l’UE. La confrontation avec la Russie pourrait également s’intensifier, ce qui m’inquiète profondément en tant que patriote pacifiste.

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Ce qui me donne de l’espoir, c’est que Péter Magyar (photo) n’a pas été élu comme un simple agent de l’UE, mais surtout pour rompre avec l’immobilisme partisan du cercle dirigeant du Fidesz. Magyar a plaidé lors de la campagne en faveur de frontières fortes, n’a pas exclu à court terme une coopération énergétique avec la Russie, et a agit avec légèreté en levant le drapeau hongrois. Il s’est présenté comme un patriote. Reste à voir s’il le sera vraiment. Les doutes sont légitimes. Mais il a tout de même critiqué Orbán pour ne pas avoir suffisamment défendu la minorité hongroise en Slovaquie. Dans ce contexte, il a également appelé à l’abrogation des décrets Beneš. Si Magyar renforçait ces positions, cela pourrait même ouvrir la voie à un débat historique fécond pour toute l’Europe.

Regard vers l’avenir : confiance plutôt que résignation

En tant que patriotes européens, nous pouvons rester optimistes malgré le « choc électoral en Hongrie ». Pour notre programme de renouveau, nous avons besoin d’une longue respiration. Et les éléments porteurs de l’avenir au sein des courants politiques ne disparaissent pas à cause de défaites électorales partisanes — ils se transforment. Le soutien constant aux partis patriotes dans des pays comme l’Allemagne ou l’Autriche repose sur le fait, qui ne peut être dissimulé même avec le déploiement d'une propagande des plus sophistiquées, que les montagnes de problèmes accumulés — migration, souveraineté, déclin économique — ne peuvent plus être résolus par la classe politique au pouvoir, car l’aveuglement idéologique et l’incapacité technique empêchent un changement de cap fondamental. Le seul problème est que, sans ce changement, tous les pays européens devront d’abord continuer leur descente. Et les dégâts s’amplifient chaque jour vers le bas, la bulle de scories se remplit sans cesse jusqu’à éclater. Les rénovateurs politiques devront à l’avenir accomplir des tâches herculéennes.

Dans cette situation, une pensée d’Albert Camus prend toute son importance: l’alternative fondamentale entre résignation et révolte. Pour nous, patriotes européens, cela ne peut signifier qu’une chose : une recomposition stratégique vaut mieux qu’un recul résigné. Les défaites électorales ne doivent pas forcément signifier une perte de signification, mais peuvent, malgré toutes les déceptions, devenir le point de départ d’une nouvelle orientation. Et plus la voiture s’enlise profondément dans la boue, et cela dans tous les pays, plus le potentiel de renouveau s'avèrera fondamental, prêt à être activé par un esprit pionnier déterminé.

Les élections de Hongrie doivent donc être considérées non pas comme une annulation du projet patriotique de changement, mais comme un indicateur enrichissant la compréhension des phénomènes: les limites de la durée d'une conception particulière de la politique, le pouvoir des réalités économiques — et la dynamique persistante d’une Europe qui doit encore trouver sa propre voie vers l’avenir.

vendredi, 10 avril 2026

Si Orbán gagne: Bruxelles prévoit des sanctions

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Si Orbán gagne: Bruxelles prévoit des sanctions

Bruxelles/Budapest. À une semaine des élections législatives hongroises du 12 avril, la nervosité monte à Bruxelles. Officiellement, on mise sur une défaite du Premier ministre Viktor Orbán, mais la victoire du challenger Péter Magyar est tout sauf certaine. C’est pourquoi les bureaucrates européens élaborent déjà des plans d’urgence — au cas où Orbán remporterait à nouveau les élections à Budapest.

Les opposants d’Orbán dans l’UE ne cachent pas leur préférence pour Magyar. Cependant, de nombreux Hongrois le voient comme une marionnette de Bruxelles. Orbán lui-même se méfie à juste titre des sondages qui montrent son parti Fidesz en recul. Son député européen András László soupçonne que l’on veut présenter une victoire de Fidesz comme «peu plausible» ou «illégitime».

En cas de – nouvelle – victoire d’Orbán, Bruxelles annonce déjà des conséquences: António Costa, président du Conseil européen, a déclaré au sujet du blocage persistant de la Hongrie sur un prêt de 90 milliards pour l’Ukraine: «Ce que fait la Hongrie est totalement inacceptable». Un diplomate européen de haut rang, qui souhaite garder l’anonymat, a précisé que si Orbán l’emportait, «on quitterait les gants de velours». La députée européenne et lobbyiste pour la défense, Marie-Agnes Strack-Zimmermann (FDP), réclame depuis longtemps de couper l’accès au financement pour la Hongrie et de lui retirer rapidement son droit de vote.

Concrètement, une réflexion est en cours pour étendre le droit de veto actuel et la «majorité qualifiée» à des domaines qui requièrent jusqu’à présent l’unanimité — une mesure radicale qui pourrait également frapper des pays comme la République tchèque ou la Slovaquie. Le gel d’autres fonds européens est aussi à l’étude. En revanche, une expulsion de la Hongrie de l’UE serait difficile juridiquement: les traités n’autorisent qu’une sortie volontaire (article 50 du TFUE), et non une exclusion forcée.

La ligne d’Orbán — notamment en matière de protection des mineurs contre la propagande de genre ou sur la question migratoire — recueille l’approbation de nombreux Hongrois. Et en Allemagne, en France ou en Italie, des majorités écrasantes se déclarent en faveur de contrôles plus stricts aux frontières. Orbán n’est pas aussi impopulaire en Europe que dans le Parlement européen. Si Bruxelles devait recourir à des méthodes douteuses en cas de réélection, cela ne favoriserait guère la popularité de l’Union (mü).

Source: Zu erst, avril 2026. 

jeudi, 09 avril 2026

Pourquoi Orbán est devenu pour beaucoup d’Européens un modèle

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Pourquoi Orbán est devenu pour beaucoup d’Européens un modèle

Elena Fritz

Source: https://t.me/global_affairs_byelena#

Viktor Orbán n’est pas un problème pour l’élite euro-globaliste parce que la Hongrie serait économiquement ou militairement surpuissante (https://www.n-tv.de/politik/Vance-ueberbringt-Orban-Liebe... ). Il l’est parce qu’il gouverne comme si un État avait encore le droit de défendre ses propres intérêts. C’est précisément cela qui le rend attrayant pour beaucoup d’Européens et dangereux pour l'eurocratie de Bruxelles.

Orbán a compris ce que beaucoup de gouvernements occidentaux ont oublié: un État n’a pas pour mission de mettre en œuvre des idéologies transnationales, mais de protéger sa propre communauté. C’est pourquoi il ne parle pas seulement de «valeurs» de manière abstraite, mais agit en fonction d’intérêts nationaux concrets.

Sur la question de l’immigration, Orbán a rapidement compris que des frontières ouvertes ne signifient pas un plus d'humanité, mais une perte de contrôle social et politique. Alors que de vastes parties de l’Europe de l’Ouest ont idéalisé l’immigration massive et en ont fait porter les conséquences à leur propre population, la Hongrie a sécurisé ses frontières et affirmé clairement: c’est l’État qui décide qui entre, pas des réseaux de passeurs, des ONG ou des irresponsables excités à la moraline. C’est là l’une des premières grandes provocations d’Orbán: il a ramené la question des frontières à la question du pouvoir politique.

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En politique familiale, Orbán a fait quelque chose qui paraît presque révolutionnaire en Europe: il a compris qu’un peuple qui ne prend plus son propre avenir démographique au sérieux disparaît politiquement à long terme. Au lieu de masquer le déclin démographique par de nouvelles vagues d’immigration, son gouvernement a ouvertement mené une politique familiale, une politique en faveur des enfants et de la reproduction du peuple national, ce qui constitue un enjeu véritablement politique. Cela dépasse la simple politique sociale. C’est le refus d’accepter le déclin démographique comme un état de choses normal.

En matière d’énergie et d’économie, Orbán agit de façon beaucoup plus intelligemment que les gouvernements occidentaux ivres de drogues idéologiques. Il ne subordonne pas aveuglément la substance économique du pays à des dogmes qui serait soi-disant supérieurs sur le plan moral. Alors qu’ailleurs, l'industrie nationale est affaiblie par une politique de sanctions, on assiste à une flambée des prix de l’énergie et on fait joujou avec une symbolique "verte", Budapest essaie de préserver la capacité d’agir de l'État hongrois. Orbán ne gouverne pas selon le principe de l’auto-représentation morale, mais selon celui de la survie politique.

En politique européenne, Orbán est de toute façon devenu une réelle alternative. Il n’accepte pas l’UE comme une organisation salvatrice hors du temps, mais la considère comme ce qu’elle devrait être: une alliance d’États, non la préfiguration d’un régime administratif supra-national sans frontières. Par là, il s’oppose à une évolution où la démocratie nationale est de plus en plus vidée de son contenu, parce que les décisions importantes sont délocalisées, enlevées à des parlements et des gouvernements nationaux pour être dirigées vers des commissions, des tribunaux, des agences et des réseaux informels. Orbán ne se borne donc pas à perturber certaines décisions. Il remet en question la logique du système.

Et c’est précisément pour cela qu’il est combattu avec autant de férocité par l’élite euro-globaliste. Orbán n’est pas seulement un adversaire politique. Il constitue un précédent dangereux. Il montre qu’il est possible de s’opposer à l'eurocratie de Bruxelles. Il prouve qu'une politique nationale autonome reste possible au sein de l’UE. Et pire encore, du point de vue des élites: il montre à d’autres peuples européens que la soumission n’est pas une fatalité.

C’est la véritable raison pour laquelle Orbán suscite autant d’agressivité. Pas parce qu'il fait passer une loi particulière, pas parce qu'il tient un discours extrême, mais par le simple fait qu’il détruit le grand récit. Ce récit affirme que plus de centralisation est inévitable, que plus de déresponsabilisation des nations est une tendance moderne et positive, que plus de gouvernance technocratique est la voie de la raison, et que la résistance à cette gouvernance technocratique est une position rétrograde ou dangereuse. Orbán réfute ce récit par sa simple existence politique.

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lundi, 02 mars 2026

Ukraine et Hongrie. L’autre guerre

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Ukraine et Hongrie. L’autre guerre

Par Andrea Marcigliano

Source: https://electomagazine.it/ucraina-ungheria-laltra-guerra/

Victor Orbán ne mâche pas ses mots. Il ne cherche pas à dissimuler, avec diplomatie, ses vérités.

C’est un homme direct, parfois presque brutal dans ses déclarations.

Et, avec une franchise extrême, il a dit que la Hongrie, sa Hongrie, réagirait avec détermination aux attentats contre les lignes de gaz russes, essentiels pour son économie.

Ces attaques proviennent d’une seule source : l’Ukraine de Zelensky. Qui tente ainsi de saboter et d’empêcher les approvisionnements en provenance de Russie.

La position d’Orbán n’est pas isolée. Le chef du gouvernement slovaque, Fico, semble également décidé à réagir de manière très dure, voire militaire, face aux attentats ukrainiens.

Et il ne s’agit pas seulement de deux cas. De nombreux pays d’Europe de l’Est commencent à ressentir fortement le terrorisme ukrainien. Et, au-delà des positions variées des gouvernements, ils sont progressivement poussés à une réaction semblable à celle de la Hongrie.

C’est la pression d’une opinion publique de plus en plus inquiète, voire angoissée, face à la perspective d’un blocage total du gaz russe. Qui, au-delà de l’aspect purement économique – en payant plus de dix fois le prix du gaz pour le chauffage domestique – risque de mettre à genoux les industries locales, provoquant une crise sociale sans précédent.

Et nombreux sont ceux qui s’inquiètent.

Bulgares, Roumains, malgré un gouvernement imposé par un coup d’État et soumis à Bruxelles. Et aussi les Tchèques, qui commencent déjà à prendre leurs distances avec Washington.

Même en Pologne, le malaise social et l’aversion pour l’Ukraine deviennent de plus en plus tangibles.

Orbán, donc, donne une voix à cette dissidence croissante.

Il le fait pour protéger les intérêts hongrois contre la violence du régime ukrainien, qui est, par ailleurs, soutenu par les hautes sphères européennes et l’OTAN.

Ce faisant, il trace cependant une ligne de démarcation claire.

Et marque la fin de l’Union européenne.

Si l’Hongrie devait passer à une réaction armée contre l’arbitraire du régime de Zelensky, ce serait la fin de toute union entre les peuples d’Europe.

Le retour à une politique des nations.

Le retour à la défense des intérêts nationaux, désormais non plus sacrifiés par des cénacles corrompus, étrangers à la réalité des peuples, qui ne font semblant de gouverner que nominalement, tout en étant soumis à d’autres intérêts.

vendredi, 31 octobre 2025

Les Etats d'Europe centrale se rapprochent - L'axe de coordination d'Orbán et la pression financière de Bruxelles

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Les Etats d'Europe centrale se rapprochent

L'axe de coordination d'Orbán et la pression financière de Bruxelles

Elena Fritz

Bron: https://t.me/global_affairs_byelena 

Selon les recherches de Politico, la Hongrie travaille avec la République tchèque et la Slovaquie à la création d'un bloc de coordination au sein de l'UE. L'objectif est de coordonner des positions communes avant les sommets européens, en particulier sur les questions relatives à l'aide à l'Ukraine. À Bruxelles, on parle déjà d'une « alliance anti-ukrainienne », mais il s'agit en réalité d'un signe qui annonce une différenciation croissante au sein de l'UE.

Les points clés de l'initiative sont les suivants :

- coordination régulière des chefs de gouvernement avant les réunions du Conseil;

- recherche d'une ligne commune pour l'Europe centrale;

- distanciation par rapport à la politique d'escalade envers Moscou.

Viktor Orbán a exprimé ouvertement ce que de nombreux gouvernements pensent sans le dire :

«L'UE est à court d'énergie et d'argent. Qui va payer pour ce qui reste de l'Ukraine?».

Ce scepticisme intervient dans une période de tensions financières croissantes au sein de l'UE. Politico décrit comment la Commission européenne exerce une pression croissante sur les États membres pour les contraindre à trouver un accord sur le financement de l'Ukraine.

Politico : « L'UE joue les durs: si vous ne voulez pas prendre l'argent de la Russie, ouvrez vos propres portefeuilles».

Selon Politico, la plupart des gouvernements rejettent l'idée d'une dette européenne commune (euro-obligations).

La Commission utilise donc cette question comme levier pour forcer l'accord sur la confiscation des avoirs russes.

- Les gouvernements qui s'opposent à de nouvelles dettes ou à des paiements à Kiev sont soumis à des pressions: « Si vous ne faites pas payer la Russie, vous devrez payer vous-mêmes. »

- Le plan B – les euro-obligations – est considéré comme encore plus toxique politiquement que l'utilisation des fonds russes gelés.

- L'Allemagne et les Pays-Bas, en particulier, rejettent catégoriquement l'idée d'un endettement commun, tandis que les États fortement endettés comme la France et l'Italie peuvent difficilement soutenir de nouvelles charges.

- Néanmoins, Bruxelles mise sur le fait que des pays comme la Belgique, où une grande partie des fonds russes sont stockés, finiront par céder, par crainte de l'alternative que représente l'endettement commun.

Le directeur du Centre for European Policy Studies, Karel Lannoo, est cité dans ce contexte:

«Le manque de discipline budgétaire dans certains pays est tel que les euro-obligations sont impensables pour les dix prochaines années. C'est pourquoi les actifs russes restent la seule issue».

L'UE est donc soumise à une double pression d'ordre temporel:

1. L'Ukraine pourrait se retrouver dans l'incapacité d'agir financièrement d'ici mars 2026.

2. Dans le même temps, il y a le risque d'une contre-alliance en Europe centrale, qui pourrait bloquer de nouveaux plans d'aide; ce risque s'accroît.

Selon Politico, un diplomate européen a commenté ouvertement la tactique de Bruxelles:

« C'est de la diplomatie : on offre aux gens quelque chose qu'ils ne veulent pas afin qu'ils acceptent la proposition la moins désagréable. »

Conclusion :

L'UE se trouve dans une impasse financière et politique. La tentative d'utiliser les actifs russes révèle non seulement des risques juridiques, mais aussi le processus d'érosion de la cohérence européenne.

Dans le même temps, un groupe d'États se forme en Europe centrale, qui mise sur la souveraineté, le réalisme et la raison budgétaire.

Entre Budapest, Prague et Bratislava, ce n'est pas un bloc anti-ukrainien qui se crée, mais un indicateur précoce du retour de la rationalité politique en Europe.

jeudi, 30 octobre 2025

Orbán ressuscite l’esprit de Visegrád

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Orbán ressuscite l’esprit de Visegrád

Source: https://report24.news/orban-belebt-den-geist-von-visegrad...

Hongrie, Slovaquie et République tchèque – un trio de pays d’Europe centrale, dirigé par Orbán, Babiš et Fico, qui refuse de se soumettre aux eurocrates bruxellois. Désormais, le groupe de Visegrád cherche à se redonner vie avec ces trois États.

Pendant que Bruxelles inonde Kiev de milliards et parle de “solidarité européenne”, un contrepoids se forme discrètement mais avec détermination en Europe centrale. Viktor Orbán, qui est depuis des années l’enfant terrible de l’UE, pense que son heure est arrivée. Après les récentes élections en République tchèque et le retour au pouvoir du pragmatique Andrej Babiš, de nouveaux horizons stratégiques s’ouvrent. Avec le Premier ministre slovaque Robert Fico, Orbán veut raviver ce qui, autrefois, en tant que “groupe de Visegrád”, a conservé une bonne dose de bon sens – et qui pourrait aujourd’hui devenir le dernier bastion du bon sens sur un continent dominé par une fièvre de nature idéologique.

Si Prague, Bratislava et Budapest unissent leurs forces, elles pourraient sérieusement freiner la folie financière et politique des aides à l’Ukraine. Orbán a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’il sait comment bloquer la machinerie de l’UE – au grand dam de la Commission, qui s’arroge de plus en plus de pouvoirs. Mais cette fois, il y a davantage en jeu. Il ne s’agit plus seulement de sanctions ou de quotas de réfugiés, mais de la question de savoir si l’Europe continuera à se laisser entraîner dans une guerre économique ou si elle choisira une voie basée sur la raison économique.

L’alliance de Visegrád – autrefois symbole de la résistance contre la tutelle bruxelloise – s’est effondrée lorsque la Pologne a rejoint, une fois pour toutes, la politique anti-russe menée par les États-Unis. Mais désormais, cette idée renaît sous la forme de “Visegrád 3”. Orbán, Babiš et Fico – trois hommes très différents, mais partageant un même point de vue: leur refus de faire de leurs pays des États vassaux de la bureaucratie européenne.

La victoire de Babiš aux élections tchèques marque un tournant décisif. Le milliardaire et ancien Premier ministre en a assez des leçons moralisatrices de Bruxelles. Son programme: défendre les intérêts nationaux plutôt que la loyauté transatlantique. Il se rapproche ainsi plus que jamais d’Orbán. Fico, de son côté, privilégie le dialogue avec Moscou plutôt que l’escalade – ce qui met en rage les soutiens de Kiev en Occident. Ce qui se forme ici n’est pas simplement une alliance politique utile, mais un contrepoids idéologique: souveraineté nationale contre ingérence supranationale, politique réaliste contre exaltation gonflée à la moraline, recherche de paix contre guerre permanente.

Une telle alliance constitue une épine dans le pied pour Bruxelles. Un pays seul peut plus facilement être mis sous pression qu’un trio. Si Budapest, Prague et Bratislava défendent leurs intérêts conjointement, à l’avenir, l’équilibre des pouvoirs dans l’UE pourrait basculer. Au Conseil, le bloc “Visegrád 3” aurait assez de poids pour bloquer de futurs financements pour l’Ukraine ou des paquets de sanctions. Bruxelles redoute le scénario qu’elle craint le plus: une coalition de forces réalistes au cœur de l’Europe.

De plus, au Parlement européen, on commence à sentir du mouvement. Balázs Orbán, le directeur politique du Premier ministre hongrois, a annoncé que la fraction “Patriots for Europe” voulait s’unir aux conservateurs européens et aux souverainistes. L’objectif : une nouvelle majorité de droite qui pourrait faire vaciller l’alliance déjà fragile d’Ursula von der Leyen. Ce double-front contre les eurocrates bruxellois sera-t-il couronné de succès ?

samedi, 18 octobre 2025

Trump – Poutine: Budapest devient le nouveau « point d'ancrage » de la paix

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Trump – Poutine: Budapest devient le nouveau « point d'ancrage » de la paix

par Elena Fritz

Source: https://pi-news.net/2025/10/trump-putin-budapest-wird-zum...

Après un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine jeudi, le président américain Donald Trump a annoncé qu'il allait bientôt rencontrer à nouveau Poutine, cette fois à Budapest.

Donald Trump s'est entretenu jeudi au téléphone avec Vladimir Poutine et a qualifié la conversation de « très productive ». Ce qui a suivi pourrait changer le cours géopolitique des prochains mois.

Poutine a félicité Trump pour son «succès du siècle»: la paix au Proche-Orient.

Trump, quant à lui, considère ce succès comme la clé de la prochaine étape: la fin de la guerre entre la Russie et l'Ukraine.

Selon Trump, les deux parties souhaitent réunir leurs conseillers la semaine prochaine, sous la direction du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio pour les États-Unis. Cette réunion doit servir à préparer un sommet à Budapest.

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Budapest – l'heure d'Orbán

Ce n'est pas un hasard si Trump choisit précisément la Hongrie comme lieu de rencontre: Orbán est le seul chef de gouvernement de l'UE à se prononcer ouvertement en faveur de pourparlers de paix avec la Russie. Budapest devient ainsi le symbole de la souveraineté européenne – en dehors de la ligne bruxelloise.

Pour Trump, Orbán est également un test pour savoir si l'Europe est encore capable d'agir lorsque Washington ne mène pas la danse.

Le calcul stratégique

Trump souligne les « grands progrès » accomplis, mais évite d'entrer dans les détails. Les analystes y voient une double stratégie: il attire Zelensky et l'UE avec la perspective d'un soutien américain (« Tomahawks ») pour ensuite exiger un cessez-le-feu immédiat, comme preuve de sa capacité à instaurer la paix avant l'année électorale américaine.

Pour le Kremlin, Budapest est plus qu'un simple lieu: elle marque le retour à la realpolitik – laquelle consiste en des discussions sur la sécurité, le commerce et l'ordre d'après-guerre. L'Europe, en revanche, est mise en avant: tandis que Bruxelles parle de « dissuasion », d'autres négocient la paix et un nouvel ordre.

Conclusion

L'« élan mourant d'Anchorage » – l'échec de la communication entre les États-Unis et la Russie sous Biden – renaît à Budapest. Ce qui a commencé comme un geste pourrait devenir un tournant. Avec Budapest, un nouveau pôle géopolitique se forme: Washington – Moscou – Budapest. Les cartes de la sécurité européenne sont en train d'être redistribuées.

vendredi, 17 octobre 2025

L'UE prévoit un changement de régime en Hongrie: Orbán accuse Bruxelles et Kiev de comploter un coup d'État

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L'UE prévoit un changement de régime en Hongrie: Orbán accuse Bruxelles et Kiev de comploter un coup d'État

Budapest. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán porte de graves accusations contre les dirigeants de l'UE et les dirigeants ukrainiens. Il a une fois de plus exprimé sa conviction que Bruxelles, en collaboration avec le gouvernement Zelensky à Kiev, conspire pour provoquer un changement de gouvernement en Hongrie afin d'installer une administration docile à Budapest.

Dans une interview accordée à l'hebdomadaire conservateur « Hetek », Orbán n'a pas mâché ses mots: « Les tentatives d'influencer la politique intérieure hongroise ne viennent pas seulement de Bruxelles, mais aussi de Kiev. » Il a été encore plus clair en affirmant: « L'objectif de Bruxelles est d'installer un gouvernement pro-ukrainien en Hongrie. »

Sans les nommer, Orbán désigne la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président ukrainien Volodymyr Zelensky comme les principaux acteurs de cette conspiration. Les sujets de conflit entre la Hongrie et l'UE sont notamment l'aide militaire de Bruxelles à l'Ukraine, les sanctions contre la Russie et le rapprochement avec l'Ukraine préconisé par Ursula von der Leyen. Orbán a réaffirmé son opposition catégorique à ces projets et a annoncé qu'il ferait tout son possible « pour que la Hongrie ne soit pas entraînée dans une éventuelle guerre avec la Russie ».

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a ajouté d'autres accusations: il a écrit sur Facebook qu'il existait également des plans de déstabilisation contre la Slovaquie et la Serbie.

Les dirigeants de l'UE désapprouvent fondamentalement le fait que les États membres poursuivent en priorité leurs intérêts nationaux.

Les services secrets russes SWR ont entre-temps confirmé ce scénario et affirment que von der Leyen examine sérieusement des scénarios de changement de régime en Hongrie. Selon ces informations, l'opposant Péter Magyar devrait être porté au pouvoir au plus tard en 2026.

Orbán voit ces efforts comme directement liés à son opposition à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE. Récemment, il a accusé Kiev de mener des opérations secrètes en Hongrie afin d'influencer les prochaines élections législatives. (mü).

Source: Zu erst, Octobre 2025.

jeudi, 16 octobre 2025

Le projet eurasiatique de la Hongrie

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Le projet eurasiatique de la Hongrie

Alan Herchhoren

Source: https://mpr21.info/el-proyecto-euroasiatico-de-hungria/

« Nous savons comment ils luttent. Ils utiliseront tous les moyens nécessaires, promettant des emplois, des bourses, la reconnaissance, la célébrité, le pouvoir et l’argent. Ils menacent, si nécessaire, avec de l’argent, des amendes, des sanctions financières et le retrait du droit de vote». Celui qui prononce ces paroles n’est pas un révolutionnaire. C’est Viktor Orbán, président de la Hongrie, dans un discours au sujet de l’Union européenne.

Il existe un proverbe espagnol qui dit: « Quand le navire coule, les rats sont les premiers à le quitter. » Le navire, c’est l’Union européenne et l’Occident et, depuis le début de l’Opération Militaire Spéciale (OMS) en Ukraine, tous les Européens ont pu constater comment le prix du panier de la ménagère, de l’essence pour leurs voitures ou du gaz qui chauffe leurs maisons a considérablement augmenté. L’Union européenne s’est tirée une balle dans le pied et a décidé d’appliquer des sanctions au gaz et au pétrole russes pour ensuite les acheter aux États-Unis, augmentant ainsi considérablement le coût de leur acquisition.

Tandis qu’en Europe occidentale on suit à la lettre les directives de Washington, certains pays commencent à remettre en question les décisions américaines et européennes. Dans le cas hongrois, il ne faut pas se tromper. Il ne s’agit pas d’une révolution, mais d’une question économique. Les comptes ne sont plus équilibrés et la bourgeoisie hongroise cherche des portes de sortie au naufrage, plus que prévisible, du navire européen.

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L’intérêt hongrois pour l’Asie n’est pas récent, il faut le chercher assez loin dans le passé: il remonte à près de 150 ans. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, une théorie appelée « touranisme » est apparue (en référence à Touran, un territoire au nord de l’Iran dénommé ainsi au Moyen Âge). Il ne faut pas oublier que le hongrois est une langue d’origine asiatique qui n’a aucun lien avec les langues européennes: son origine est ouralo-finnoise (tout comme le turc, le finnois ou l'estonien). Cette théorie naît à une époque où émerge le concept d’« identité », avec la naissance des nationalismes et du concept d’État-nation.

Cette théorie a eu un certain écho parmi les élites hongroises de l’Empire austro-hongrois, mais la défaite lors de la Première Guerre mondiale l’a reléguée au second plan. Cependant, pendant l’entre-deux-guerres, les cercles dans lesquels elle s’est diffusée étaient les mêmes qui combattaient la progression du Parti communiste hongrois. Ce furent les mêmes qui soutinrent le coup d’État de l’amiral Horthy (soutenu par la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis et les grands capitaux allemands) contre le jeune gouvernement de la République socialiste de Béla Kun en 1921. Les mêmes qui sont restés jusqu’en 1944, moment où l’Armée rouge a libéré la Hongrie du joug nazi-fasciste.

Cependant, l’époque actuelle est différente. Cela ne signifie pas que Viktor Orbán soit un leader révolutionnaire cherchant la souveraineté et l’indépendance de son pays. Bien au contraire – comme nous l’avons dit plus haut, il s’agit d’une question économique.

La Hongrie, tout comme la Turquie, aspire à être un intermédiaire entre l’Europe et l’Asie. Elle souhaite être, à l’image des Turcs qui le sont traditionnellement, le marchand avec qui l’on négocie. C’est pour cette raison qu’elle joue un double rôle. D’un côté, elle participe à l’Union européenne et à l’OTAN (sans quitter ces structures), et de l’autre, elle cherche à maintenir des relations cordiales avec la Russie, regarde vers l’Asie et mise sur l’entrée des capitaux chinois en Europe.

En raison de ses positions ambiguës vis-à-vis de l’Ukraine, l’Union européenne a sanctionné la Hongrie à hauteur de 200 millions d’euros et a retiré une partie de son financement. Selon l’UE, cela est dû à sa politique migratoire, au manque de droits et de liberté d’expression… Pourtant, l’Italie a appliqué les mêmes politiques sans être sanctionnée de la sorte. Il s’agit d’une punition pour sa position ambivalente. Ces sanctions ont incité le gouvernement de Budapest à se tourner vers l’Asie et, en particulier, vers la Chine.

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En décembre 2023, l’entreprise chinoise de véhicules électriques BYD (Build Your Dreams) a annoncé l’implantation dans le sud du pays de la plus grande usine de la marque en Europe, qui deviendra son centre d’opérations sur le continent. En mai 2024, un accord de partenariat stratégique a été signé entre Pékin et Budapest après la visite de Xi Jinping en Hongrie.

Par ailleurs, Budapest continue de miser sur une relation cordiale avec la Russie, regardant toujours vers l’Est, conséquence du déclin de l’Occident. Par exemple, en 2024, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjártó, a assisté au Forum du gaz à Saint-Pétersbourg, confirmant que « Budapest entend suivre une ligne de souveraineté énergétique par le dialogue direct avec Moscou ».

D’autre part, la Hongrie semble avoir son propre agenda. En 2019, elle est devenue membre observateur du Conseil turc et de l’Assemblée parlementaire des pays turcophones. Pendant le conflit du Haut-Karabakh, la Hongrie a soutenu ouvertement l’Azerbaïdjan et s’est engagée à financer la reconstruction des zones occupées par les Azerbaïdjanais.

En 2024, le pays magyar (avec l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Bulgarie et la Roumanie) a créé une entreprise pour la construction d’une ligne de transmission électrique depuis la mer Caspienne à travers la Géorgie, destinée à fournir de l’électricité à la Roumanie et à la Hongrie. La même année, l’entreprise hongroise MOL (troisième actionnaire d’Azeri-Chirag-Deepwater Gunashli (ACG)) a signé un accord d’exploration et d’exploitation dans le champ pétrolier et gazier de Shamakhi-Gobustan (Azerbaïdjan).

Budapest aspire à négocier d’égal à égal avec l’OTAN et l’Union européenne. L’histoire récente ne manque pas d’exemples de gouvernements ayant voulu se placer au même niveau que les grandes élites occidentales, avec des résultats désastreux. Les élites hongroises semblent – ou veulent – ignorer que l’Occident ne connaît pas de relations entre égaux: chose que l’Orient, lui, connaît.

lundi, 14 octobre 2024

Orbán critique la politique économique de l'UE: «Une voie suicidaire»!

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Orbán critique la politique économique de l'UE: «Une voie suicidaire»!

Budapest . La Hongrie du chef du gouvernement Viktor Orbán ne suit pas seulement sa propre voie en matière de politique ukrainienne et d'orientation axiologique. Les idées directrices en matière de politique économique divergent également et assez nettement. Orbán l'a clairement montré dans une interview dans laquelle il a vivement critiqué l'orientation actuelle de la politique économique de l'UE. Pour lui, l'Europe est sur une « voie suicidaire », car elle réagit aux défis économiques et à la montée de l'Asie en formant des blocs. Cette évolution rappelle la guerre froide, la situation actuelle sur le plan économique est similaire et pourrait avoir des conséquences similaires, a déclaré Orbán.

Selon lui, tous les économistes européens les plus compétents s'accordent à dire que le blocage de l'économie mondiale est une grave erreur. Les hommes politiques qui misent sur une division de l'économie mondiale en blocs conduisent l'économie européenne et la population sur la mauvaise voie, a déclaré Orbán. Il a mis en garde contre le fait que les développements actuels pourraient conduire à une nouvelle division de l'économie mondiale - en une sphère économique occidentale et une sphère économique orientale. La pression qui en résultera obligera de nombreux pays à décider à quel bloc ils veulent appartenir.

Dans ce contexte, Orbán a clairement indiqué que la Hongrie aspirait à une « neutralité économique » afin d'échapper à la pression des deux blocs mondiaux. « La Hongrie ne peut adhérer à aucun bloc ni à aucun bloc économique », a déclaré Orbán. L'objectif de la Hongrie est d'entretenir des relations commerciales et économiques vivantes et fortes aussi bien avec le bloc économique occidental qu'avec le bloc économique oriental, a-t-il ajouté. (mü)

(Texte paru sur Zu erst, 13/10/2024).

vendredi, 19 juillet 2024

Parce qu'Orbán ne fait pas ce qu'elle veut, Ursula von der Leyen ordonne un "boycott de la Hongrie"

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Parce qu'Orbán ne fait pas ce qu'elle veut, Ursula von der Leyen ordonne un "boycott de la Hongrie"

Source: https://unzensuriert.at/274287-weil-orban-nicht-nach-ihrer-pfeife-tanzt-von-der-leyen-ordnet-ungarn-boykott-an/?pk_campaign=Unzensuriert-Infobrief

Depuis le 1er juillet, la Hongrie « rebelle » assure la présidence tournante du Conseil. Un accident pénible aux yeux des fauteurs de guerre de l'UE. Parce que le Premier ministre hongrois Victor Orbán ne s'est pas soumis à la doctrine de guerre de l'OTAN et a cherché à dialoguer avec le président russe Vladimir Poutine, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a décrété le boycott diplomatique de la Hongrie.

Orban banni à Bruxelles

Le voyage de Victor Orbán à Moscou et à Pékin a provoqué un tollé au sein de la puissante faction otaniste dans l'UE. Orbán aurait ainsi mis en danger la « sécurité de l'UE » et son voyage n'aurait pas été coordonné avec l'UE, lui reproche-t-on. La Commission s'est rapidement mise d'accord sur une « mesure punitive » : seuls des fonctionnaires de haut rang participeront aux futurs conseils des ministres informels à la place des commissaires européens, a-t-on fait savoir. En outre, la Commission européenne renonce à la traditionnelle visite inaugurale à la présidence hongroise.

Cela rappelle les sanctions prises à l'encontre de l'Autriche, lorsque les Autrichiens ont osé faire participer la FPÖ à un gouvernement fédéral de manière tout aussi « illicite ».

La Hongrie réagit avec indignation

La Hongrie a émis de vives critiques. En réaction au bannissement décrété par von der Leyen, le ministre hongrois des Affaires européennes, János Bóka, demande sur X si toutes les décisions de la Commission sont désormais basées sur des considérations politiques. Et il constate que la Commission est une institution de l'UE qui ne peut pas choisir les institutions ou les États membres avec lesquels elle souhaite coopérer.

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jeudi, 18 juillet 2024

La coopération Chine-Hongrie pour résoudre le conflit russo-ukrainien

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La coopération Chine-Hongrie pour résoudre le conflit russo-ukrainien

Source: https://www.lantidiplomatico.it/dettnews-cooperazione_cinaungheria_per_risolvere_il_conflitto_russoucraino/45289_55822/

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré lors d'une conversation téléphonique avec le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjártó que Pékin est prêt à coopérer avec Budapest pour faciliter l'évolution de la situation en Ukraine vers une solution politique. Comme le rapporte l'agence de presse RIA Novosti.

Wang Yi a souligné que la Chine était prête à coopérer avec la Hongrie afin de rassembler davantage de forces en faveur de la paix et de présenter des voix plus rationnelles qui contribueront à l'évolution de la situation en Ukraine.

Plus tôt, il a été rapporté que le chef du Conseil européen, Charles Michel, avait rejeté les propositions de paix du premier ministre hongrois Viktor Orban, notant que les négociations ne peuvent avoir lieu sans Kiev.

Le 15 juillet, le journal allemand Bild a écrit que Viktor Orban, dans une lettre adressée à M. Michel, demandait la reprise des relations diplomatiques avec la Russie, ainsi que des négociations avec la Chine en vue d'une conférence de paix pour résoudre le conflit en Ukraine. Dans cette lettre, Orban fait brièvement le point sur ses conversations avec les dirigeants ukrainiens Volodymyr Zelensky, le Russe Vladimir Poutine, le Chinois Xi Jinping, le Turc Recep Tayyip Erdogan et l'ancien président américain Donald Trump, et présente quelques propositions à prendre en considération. M. Orban estime que l'intensité du conflit en Ukraine augmentera considérablement dans un avenir proche.

Le rédacteur en chef de l'AntiDiplomatico

L'AntiDiplomatico est une publication enregistrée le 08/09/2015 auprès du Tribunal civil de Rome sous le n° 162/2015 du registre de la presse. Pour toute information, demande, conseil et critique : info@lantidiplomatico.it

mercredi, 10 juillet 2024

La navette diplomatique d'Orbán: après Kiev et Moscou, la Chine

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La navette diplomatique d'Orbán: après Kiev et Moscou, la Chine

Par Elena Fritz

Source: https://www.pi-news.net/2024/07/orbans-shuttle-diplomatie-nach-kiew-und-moskau-jetzt-china/

Le Premier ministre hongrois Orbán se rend en Chine, une visite annoncée comme "explosive" par son ministre des Affaires étrangères. Orbán discutera en Chine du plan de paix proposé par les Chinois et de la situation générale des négociations après l'échec de la conférence de paix en Suisse.

Le plan de paix de Zelensky a de facto échoué après la conférence en Suisse. Les propositions de Poutine sont connues, mais elles sont rejetées avec véhémence par l'Occident, car elles représenteraient une humiliation pour l'OTAN. A Kiev et à Moscou, Orbán a réalisé à quel point les différences entre les parties impliquées dans le conflit étaient irréconciliables.

Le plan chinois reste pour l'instant sur la table. La Russie l'approuve partiellement, mais pas sur tous les points, tandis que les États-Unis le rejettent catégoriquement. La proposition chinoise d'un cessez-le-feu suivi de négociations trouve en revanche un écho favorable auprès de certains pays européens et de la plupart des pays du Sud de la planète.

Il est hautement improbable qu'Orbán obtienne des progrès significatifs en Chine, même s'il soutient fermement le plan de paix chinois. L'Occident n'acceptera pas ce plan, en particulier s'il vient d'Orbán qui, en tant que président officiel de l'UE, ne bénéficie de toute façon que de peu de soutien.

Orbán n'a cependant que peu de jeu. Il est de toute façon persona non grata en Occident et il n'y a rien de nouveau qui puisse lui nuire davantage. Il a cependant beaucoup à gagner: cette initiative diplomatique restera dans l'histoire comme la "navette diplomatique d'Orbán" ou la "tentative d'Orbán", surtout si la guerre continue à s'aggraver, comme le prévient le Premier ministre hongrois.

Même dans le pire des cas, Orbán restera dans les mémoires comme celui qui a tenté jusqu'au bout d'éviter le pire et s'est battu pour la paix. Cela lui assure une place dans les livres d'histoire. Mais si ses efforts sont couronnés de succès, Orbán sera célébré comme le faiseur de paix qui a empêché la guerre contre vents et marées. Il s'agit pour lui d'une stratégie gagnante, même si les chances de succès sont faibles.

PS : Il ne serait pas surprenant de voir Orbán s'envoler de Chine pour les États-Unis afin de rencontrer Trump.

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L'auteur de PI-NEWS Elena Fritz, née le 3 octobre 1986, est arrivée en Allemagne il y a 24 ans en tant qu'Allemande de Russie. Après son baccalauréat, elle a étudié le droit à l'université de Ratisbonne et a obtenu un diplôme avec succès. Elle s'est engagée dans l'AfD depuis 2018, a fait partie du comité directeur de l'AfD dans l'État de Bavière de 2019 à 2021 et s'est présentée comme candidate directe au Bundestag en 2021. Elle est l'heureuse mère d'un petit garçon de trois ans. Cliquez ici pour accéder au canal Telegram d'Elena Fritz: https://t.me/global_affairs_byelena.

lundi, 27 mai 2024

Le défi d'Orbán à l'OTAN: réorientation stratégique et influence mondiale

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Le défi d'Orbán à l'OTAN: réorientation stratégique et influence mondiale

Source: https://www.pi-news.net/2024/05/orbans-nato-herausforderung-strategische-neuausrichtung-und-globale-einflussnahme/

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a lancé un défi à Bruxelles en proposant de reconsidérer la participation de la Hongrie aux opérations de l'OTAN en dehors du territoire de l'Alliance.

Par Elena Fritz

Viktor Orbán renforce son influence des deux côtés de l'Atlantique. Le Premier ministre hongrois a lancé un défi à Bruxelles en proposant de reconsidérer la participation de la Hongrie aux opérations de l'OTAN en dehors du territoire de l'Alliance, que ce soit au Moyen-Orient, en Afrique, à Taïwan ou en Ukraine (PI-NEWS rapporte: https://www.pi-news.net/2024/05/die-eu-auf-kollisionskurs/).

Les nationalistes français se fixent des objectifs similaires, annonçant leur intention de quitter le commandement militaire de l'OTAN en cas de victoire électorale en 2027 (ndlr: cela ne semble plus être le cas...). Mais il reste encore trois ans avant l'élection présidentielle française. Orbán pourrait cependant déjà donner l'exemple à tous ceux qui critiquent l'OTAN.

En juillet, la Hongrie prendra la présidence du Conseil de l'UE et fait déjà pression sur Bruxelles avec des investissements chinois pour lutter contre l'eurocratie. Orbán veut parler au nom de tous les Européens qui en ont assez de la guerre et des crises à répétition.

Orbán a été le seul homme politique à soutenir les agriculteurs qui manifestaient à Bruxelles au début de l'année 2024. Il ne fait aucun doute qu'il renforcera considérablement son influence après les élections européennes de juin, où les eurosceptiques et les isolationnistes nationalistes pourraient remporter jusqu'à un tiers des sièges.

Même aux États-Unis, les républicains s'inspirent de l'approche d'Orbán et recommandent de réorganiser le système éducatif américain sur le modèle hongrois afin de promouvoir les valeurs traditionnelles contre le chaos racial et sexuel qui prévaut actuellement dans les universités. Si Trump remportait les élections, Orbán trouverait en lui un allié supplémentaire dans sa lutte contre l'eurocratie et la déstabilisation de l'Union européenne de l'intérieur comme de l'extérieur.

elena.jpgAuteure régulière de PI-NEWS, Elena Fritz, née le 3.10.1986, est arrivée en Allemagne il y a 24 ans en tant qu'Allemande de Russie. Après avoir passé son baccalauréat au lycée, elle a étudié le droit à l'université de Ratisbonne et a obtenu un diplôme avec succès. Elle s'est engagée dans l'AFD depuis 2018, a fait partie du comité directeur de l'État de Bavière de 2019 à 2021 et s'est présentée comme candidate directe au Bundestag en 2021. Elle est l'heureuse mère d'un petit garçon de trois ans. Cliquez ici pour accéder au canal Telegram d'Elena Fritz.

 

mercredi, 01 mai 2024

A l'approche des élections européennes, le Fidesz cherche à restructurer la droite au Parlement européen

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A l'approche des élections européennes, le Fidesz cherche à restructurer la droite au Parlement européen

Source: https://zuerst.de/2024/04/27/im-vorfeld-der-eu-wahl-fidesz-strebt-umstrukturierung-der-rechten-im-europaparlament-an/

Budapest/Bruxelles. A l'approche des prochaines élections européennes, le camp patriotique et populiste se creuse la tête pour une future recomposition de la droite européenne. Le parti hongrois Fidesz, dirigé par le président Orbán, devrait faire pencher la balance en sa faveur. Il a quitté son groupe parlementaire actuel, le PPE chrétien-démocrate, mais n'a pas encore réussi à se joindre à un nouveau groupe.

Balázs Orbán, le directeur politique de Viktor Orbán, a maintenant résumé le dilemme à la plateforme euractiv: "La structure actuelle n'est pas bonne: les forces nationales conservatrices sont en tête des sondages et n'ont pas de véritable voix au Parlement européen". Il faudra donc créer une constellation dans laquelle "les forces nationales-conservatrices seront également plus audibles sur la scène européenne", a déclaré Orbán.

Les groupes de droite actuels, "Identité et Démocratie" (ID) et "Conservateurs et Réformateurs européens" (ECR), sont devenus un contre-pouvoir inefficace face aux partis "fédéralistes" depuis que le Royaume-Uni et ses forces "souverainistes" ont quitté l'UE, a-t-il ajouté. Pour le Fidesz, l'option est désormais soit de rejoindre l'un des groupes politiques existants, soit de former un nouveau groupe.

Cependant, certaines délégations nationales conservatrices, comme l'ODS tchèque et les Démocrates suédois, ont déjà menacé de bloquer le Fidesz en raison de leur désaccord avec la position de la Hongrie sur l'Ukraine. Marine Le Pen du Rassemblement national français (RN) est également une grande inconnue dans le jeu, tandis que l'ancien Premier ministre polonais et chef du PiS, Morawiecki, est très intéressé par une coopération avec le Fidesz. Mais il faut d'abord que l'élection de juin soit dans la poche. Les observateurs s'attendent à une forte augmentation des voix pour les partis de droite dans toute l'Europe. (mü)

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vendredi, 19 avril 2024

Orbán : les dirigeants de l'UE doivent démissionner

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Orbán : les dirigeants de l'UE doivent démissionner

Source: https://noi.md/md/in-lume/orban-liderii-ue-trebuie-sa-demisioneze

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán estime que les dirigeants actuels de l'UE devraient démissionner. "Les dirigeants de l'Union européenne mènent plusieurs grands projets qu'ils ont eux-mêmes choisis, tels que la transition verte, les politiques de développement durable, les migrations, les politiques militaires et les sanctions, et ils ont tous échoué. Les dirigeants actuels de l'UE doivent partir et nous avons besoin de nouveaux dirigeants", a déclaré M. Orbán lors d'une conférence de presse.

Viktor Orbán a appelé à un changement dans la direction de l'UE

L'homme politique a cité la déclaration d'Ursula von der Leyen, chef de la Commission européenne, selon laquelle la Hongrie ne recevra pas d'argent de l'UE en raison de ses politiques en matière d'immigration et d'égalité des sexes. Selon lui, le système d'État de droit et de conventions créé par l'Union européenne s'est transformé en instrument de chantage politique. Le 10 avril, le gouvernement hongrois s'est opposé à la politique migratoire de l'UE et n'a pas soutenu le nouveau pacte européen sur les migrations. M. Orbán a déclaré que "le pacte migratoire est un nouveau clou dans le cercueil de l'Union européenne".

lundi, 22 mai 2023

Ursula et Zelensky en guerre contre la Hongrie

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Ursula et Zelensky en guerre contre la Hongrie

Augusto Grandi

Source: https://electomagazine.it/ursula-e-zelensky-in-guerra-contro-lungheria/

Et voilà que la présidente de la Commission européenne peut demander à un pays tiers de nuire à un pays membre de l'UE. Après avoir fait montre d'une telle bassesse, Ursula von der Leyen devrait avoir la décence de démissionner. D'aller voir ailleurs, de s'occuper d'autre chose. Mais si le pays agresseur est l'Ukraine et que l'agressée est la Hongrie, alors tout est permis. Car, après tout, la pathétique Ursula serait bien contente d'évincer Orban et de le remplacer par Zelensky.

Après tout, Orban a déjà été sanctionné par les dirigeants politiquement corrects de Bruxelles. Tout comme un vulgaire Poutine. Et puis, cette fois, les Hongrois sont vraiment allés trop loin. Non pas parce qu'ils ont défendu leurs agriculteurs contre la concurrence déloyale des Ukrainiens, mais parce que, ce faisant, ils ont dévoilé le jeu déloyal de Zelensky et d'Ursula sur les céréales ukrainiennes.

Le couple de fait - à la jalousie inévitable de Lady Garbatella(= Giorgia Meloni) - continue de se plaindre dans le monde entier parce que les méchants Russes empêchent le blé ukrainien d'être livré aux pays pauvres de la planète. En particulier aux Africains, aux enfants affamés.

Dommage qu'il ne s'agisse que de mensonges. La grande majorité du blé de Kiev (et pas seulement le blé) est vendue en Europe. Détruisant l'activité des agriculteurs hongrois, roumains, slovaques, bulgares. Mais cela ne devrait pas être dit. Au lieu de cela, Orban ne se contente pas de le dire, il interdit la vente en Hongrie du blé ukrainien qui devrait finir en Afrique. Et Zelensky menace de couper le gaz destiné à Budapest. Et Ursula, au lieu de protester contre Zelensky et de l'obliger à respecter les règles, donne le feu vert au fou de Kiev.

Et les Hongrois ? On s'en fiche. Et les enfants africains ? Que les Russes s'en occupent. Vraiment, la présidente de la Commission européenne est parfaite pour représenter cette Europe dépourvue de sens commun et de dignité.

samedi, 22 avril 2023

Orban pour une OTAN européenne sans les Etats-Unis

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Orban pour une OTAN européenne sans les Etats-Unis

La Hongrie met en garde : la force de paix européenne n'est qu'un prétexte pour entrer dans la guerre en Ukraine

Alexander Markovics

Le président hongrois Viktor Orban met en garde : les élites de l'UE discutent à huis clos de la création d'une "force de paix" européenne pour l'Ukraine. Dans une interview accordée à la station de radio Kossuth-Radio, du nom du combattant hongrois pour la liberté Lajos Kossuth, il attire l'attention sur les projets de l'UE d'envoyer plusieurs dizaines de milliers de soldats de la paix dans l'est de l'Ukraine afin d'imposer la paix entre l'Ukraine, soutenue par l'Occident, et la Russie. Mais le déploiement de plusieurs milliers de soldats allemands, français, italiens et venus d'autres pays européens sur un front de plusieurs milliers de kilomètres pourrait rapidement provoquer des incidents dont l'issue logique serait la troisième guerre mondiale.

Orban laisse ainsi entendre, entre les lignes, que ce "plan de paix" orwellien pourrait n'être qu'un prétexte à une entrée directe de l'UE dans le conflit. Les conséquences pour les armées européennes mal équipées seraient fatales - un combat jusqu'au "dernier Européen" sous la direction des Etats-Unis. Non seulement la Hongrie, mais aussi toute l'Europe sont menacées par une guerre à leurs propres frontières, qui pourrait à tout moment dégénérer en guerre mondiale.

Une OTAN européenne sans les États-Unis comme réponse au problème de sécurité de l'Europe

Mais comment résoudre autrement le problème de sécurité à la frontière orientale de l'Europe ? A cet égard, Orban, qui défend un cours souverainiste pour la Hongrie, demande d'une part des négociations immédiates de cessez-le-feu - ce qui rend le "mouton noir de l'UE" suspect aux yeux des mondialistes euro-bruxellois. D'autre part, Orban a fait dresser les oreilles eurocratico-atlantistes lorsqu'il a appelé, dans une interview accordée au journal suisse Die Weltwoche, à la création d'une alliance militaire de type OTAN pour l'Europe mais sans la participation des États-Unis. La raison en est que les États-Unis auraient aujourd'hui le dernier mot dans une guerre aux frontières de l'Europe. En revanche, le Premier ministre hongrois perçoit de plus en plus souvent les intérêts de l'Amérique dans les décisions de Bruxelles.

Ainsi, si l'Europe se sent menacée par la Russie, elle doit montrer sa force, car les Russes sont des soldats et ne respectent pas la faiblesse. L'objectif de cette alliance serait de renforcer sa propre sécurité et de pouvoir se défendre sans avoir besoin de l'aide des États-Unis. Cette alliance défensive des Européens, contrairement à l'OTAN, n'a donc pas pour but de déclencher ou d'attiser de futures guerres, mais d'avoir un effet dissuasif et de donner aux Européens la possibilité de formuler et de défendre leurs propres intérêts loin de Washington. Dans la bouche d'Orban, de tels plans sont sans aucun doute crédibles, puisqu'il avait déjà fait une proposition similaire en 2012. L'important dans la mise en œuvre de ces plans est sans aucun doute qu'ils soient mis en œuvre par des hommes d'État patriotes et soucieux de la souveraineté de l'Europe comme Orban, et non par la clique mondialiste de Bruxelles. Car Urusula von der Leyen veut, elle aussi, créer une armée européenne, qui ne servirait alors sans aucun doute pas la paix.

mardi, 18 avril 2023

Et maintenant, les atlantistes attaquent la Hongrie

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Et maintenant, les atlantistes attaquent la Hongrie

Augusto Grandi

Source: https://electomagazine.it/ed-ora-gli-atlantisti-attaccano-lungheria/

Les atlantistes ouvrent un nouveau front. La folie des marchands d'armes ne connaît plus de limites et, pour poursuivre la guerre en Ukraine, avec l'espoir de l'étendre à d'autres parties du monde, la désinformation se déchaîne. Dans le collimateur, une cible facile: le Hongrois Orban. On a d'abord tenté de le déstabiliser par des menaces de Bruxelles, puis par des sanctions européennes qui lui coupent les vivres simplement parce qu'il ne s'emballe pas pour la gay pride à Budapest. Mais le peuple hongrois n'a pas été effrayé par l'ingérence politiquement correcte de la bande d'Ursula et a voté en masse pour Orban.

Et là où la politique du chantage n'a pas atteint son but, l'espionnage et la désinformation l'ont fait. Les espions américains - si attentifs à intercepter les amis, les alliés et les pays-larbins - ont fait savoir qu'ils avaient illégalement surpris une conversation d'Orban dans laquelle le dirigeant hongrois affirmait que le principal ennemi de Budapest était Washington. Un truisme, bien sûr, mais qui agace beaucoup les maîtres américains. Ils l'ont donc divulguée au moment même où Orban concluait un nouvel accord avec Moscou pour l'approvisionnement en gaz et en pétrole, absolument essentiel pour l'économie hongroise.

Un accord conclu à la lumière du jour. Et les amis espions ont ajouté qu'Orban autoriserait les avions de l'OTAN transportant des armes à survoler l'Ukraine. Juste pour mettre Poutine en colère. Qui ne s'est pas fâché parce qu'en tant qu'ancien membre des services secrets, et bien qu'il n'ait pas servi dans l'armée à Cuneo, il est un homme du monde et sait comment ces choses se passent.

Ainsi, Budapest continuera d'obtenir de l'énergie à des prix avantageux, en dépit de la colère d'Ursula. Et les États-Unis enverront en prison le gamin un peu stupide qui a divulgué une nouvelle fois des informations sur les services secrets. Tout comme ils sont prêts à enterrer en prison Assange qui avait révélé des milliers d'autres saloperies atlantistes. Mais les clercs de la désinformation italienne s'indignent parce que les Russes ont arrêté un journaliste américain qui révélait les secrets de Moscou...

vendredi, 02 septembre 2022

Donation américaine de plusieurs millions de dollars: une fondation de gauche veut renverser Orbán - et Soros se pointe à nouveau...

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Donation américaine de plusieurs millions de dollars: une fondation de gauche veut renverser Orbán - et Soros se pointe à nouveau...

Source: https://zuerst.de/2022/09/01/millionenspende-aus-den-usa-linke-stiftung-wollte-orban-stuerzen-und-soros-ist-wieder-dabei/

Budapest/New York. En Hongrie, un solide scandale politique fait grand bruit: une fondation dirigée par des critiques du gouvernement hongrois d'Orbán et par d'éminents gauchistes américains a apporté un soutien financier considérable à l'opposition hongroise à l'approche des dernières élections législatives d'avril, dans le but de provoquer un changement de gouvernement à Budapest. Mais : les contributions financières étrangères aux partis politiques hongrois sont interdites. Des accusations d'abus se font déjà entendre dans les cercles du parti au pouvoir, le Fidesz.

Péter Márki-Zay, maire de Hódmezővásárhely (sud-est de la Hongrie) et ancien candidat à la présidence pour les élections législatives d'avril, a lui-même attiré l'attention sur cette affaire. En ce qui concerne les comptes détaillés de la campagne électorale, qu'il vient seulement de voir, Márki-Zay a admis qu'il avait reçu plusieurs millions de forints en provenance des Etats-Unis en juillet et que ces fonds devaient maintenant servir à payer les factures de la campagne.

Il n'a pas caché que tous les dons avaient été utilisés pour tenter de "renverser" le Premier ministre Orbán - et qu'ils continueraient à l'être.

Selon Márki-Zay, les dons proviennent d'une fondation américaine appelée Action for Democracy, qui n'a été créée qu'en février 2022, juste avant les élections hongroises.

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Entre-temps, Action for Democracy ne se concentre plus exclusivement sur la Hongrie. Sur son site Internet, la fondation dresse la liste des "principaux pays contestés dans le monde", "où nous estimons que la démocratie est la plus menacée et où des élections auront lieu l'année prochaine, qui décideront du sort de ces démocraties". Il s'agit notamment de l'Italie, du Brésil, de la Hongrie, de la Pologne et de la Turquie. Dans tous ces pays, les partis nationaux-conservateurs sont au pouvoir ou, comme dans le cas de l'Italie, ont de fortes chances de remporter les prochaines élections.

Bien que le conseil consultatif de la fondation soit présidé par l'écrivain hongrois Kati Marton, il compte de nombreux autres membres éminents, dont l'historien britannique Timothy Garton Ash, l'historienne américaine Anne Applebaum, l'ancien commandant en chef de l'OTAN, le général Wesley K. Clark, le politologue libéral américain Francis Fukuyama, l'historien américain Timothy Snyder et l'ancien ministre des affaires étrangères britannique David Milliband.

Le responsable de la communication du Fidesz, István Hollik, a indiqué aux médias qu'il était illégal en Hongrie qu'un parti reçoive des fonds de l'étranger. Selon lui, Márki-Zay et son équipe ont "abusé de la loi" puisqu'ils ont reçu les fonds sur le compte de leur association. Hollik a également attiré l'attention sur le fait qu'Action for Democracy avait des "milliers de liens" avec George Soros. (mü)

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lundi, 25 juillet 2022

Le modèle de Visegrád en 2022: valorisation ou implosion?

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Le modèle de Visegrád en 2022: valorisation ou implosion?

Nick Krekelbergh

Source : Delta Knooppunt - Nieuwsbrief Nr 170 - Juin 2022

Le 3 avril 2022, le parti de Viktor Orbán (Fidesz) a remporté une élection haut la main en Hongrie. Cela semble être une bonne nouvelle pour les partisans du modèle dit de Visegrád : une vision alternative du développement de l'Europe qui se concentre sur l'Europe centrale et orientale et en particulier sur le "V4" : Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie. Les valeurs communes qui lui sont associées sont : le conservatisme culturel chrétien, l'accent mis sur la souveraineté nationale au sein de l'UE et, bien sûr, une attitude critique à l'égard des migrations, le tout contrastant fortement avec (et au grand dam de) l'idéologie dominante de la gauche libérale qui est devenue la norme générale au sein des institutions de l'UE dominées par les pays et les ONG d'Europe occidentale, ainsi que des structures nationales de ces mêmes États-nations. C'est du moins ce qui ressort de sa perception populaire en Occident, où les partis et les commentateurs conservateurs ont régulièrement tendance à considérer le V4 comme les pays guides.

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La victoire électorale de Fidesz n'était en aucun cas une mauvaise chose. Le parti disposait déjà d'une majorité absolue au Parlement, mais s'est maintenant également hissé au-dessus de la barre symbolique des 50 % en termes de votes (52,4 % pour être précis). Cela leur a valu un gain de deux sièges par rapport au résultat déjà impressionnant de 2018. En revanche, l'opposition unie, Egységben Magyarországért (= Unis pour la Hongrie), une coalition improbable de type "tout contre un" dans laquelle les ex-nationalistes du Jobbik, pour s'opposer au Fidesz et l'ennuyer, se sont retrouvés dans un parti du centre, alliés à des libéraux et des verts de toutes moutures: ils ont fait piètre figure. Cet ensemble hétéroclite a obtenu un maigre 34,44 % et a donc fait plus de 3,5 % de moins que le résultat combiné des partis constitutifs en 2018, lorsqu'ils se présentaient encore séparément. En plus de cela, le parti nationaliste Mi Hazank Mozgalom (Notre patrie), un nouveau parti qui a commencé à remplir la niche laissée ouverte par le Jobbik après son improbable métamorphose, a également été élu au parlement avec environ six sièges. Le concept d'unir l'ensemble de l'opposition libérale contre les candidats du Fidesz est une stratégie qui avait bien fonctionné à Budapest lors des élections municipales de 2019. Le candidat progressiste Gergely Karácsony, qui avait été présenté par un consortium de cinq partis d'opposition, a battu le candidat du Fidesz, István Tarlós, et le parti conservateur au pouvoir a perdu ainsi sept sièges au conseil municipal. Mais comme c'est souvent le cas, la métropole s'est avérée être une enclave relativement libérale, entourée d'une masse continentale conservatrice, dans ce cas formée par la campagne hongroise, et cette stratégie n'a pas pu être extrapolée avec succès au niveau national. En conséquence, le coup d'État libéral tenté contre Orbán, malgré de grands espoirs, n'a rien donné et le modèle national de "démocratie illibérale" de ce dernier a été récompensé par le meilleur résultat jamais obtenu - et ce après deux années difficiles dues à la pandémie. On pourrait, bien sûr, y voir au moins une valorisation des politiques conservatrices du V4.

En soi, cependant, le groupe de Visegrad a peu à voir avec une ligne idéologique tracée à l'avance. En 1991, le projet a été conçu sur les ruines du bloc de l'Est socialiste, qui s'était effondré, entre autres pour promouvoir et faciliter l'intégration des "nouvelles démocraties" en Europe. Il peut donc être considéré comme quelque peu ironique que ce même projet ait été plus tard étiqueté comme porteur d'un phénomène culturel-géographique aux accents intrinsèquement eurosceptiques. Néanmoins, le choix du nom, avec sa référence explicite au Congrès de Visegrád de 1336, semble déjà porter les germes symboliques de ce virage substantiel. La coalition diplomatique médiévale anti-Habsbourg de Visegrád, forgée entre les royaumes de Bohême, de Pologne et de Hongrie, évoque naturellement l'image d'une périphérie slave et finno-ougrienne inébranlable à l'est de l'Europe, résistant à la domination économique et à l'expansionnisme territorial du Reich romain-germanique, et en ce sens, elle pourrait bien contenir certains parallèles avec la situation actuelle.

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L'historien belge David Engels (professeur à l'Instytut Zachodni de Poznań) voit donc en Visegrád un modèle alternatif pour une nouvelle Europe confédérale et coopérative (et conservatrice !), formée d'États-nations, dont les États d'Europe centrale précités sont l'avant-garde. En revanche, il voit dans la désintégration de l'Union européenne et de l'Occident progressiste des parallèles avec le déclin de la République romaine tardive. Pourtant, ce n'est pas si évident. La domination des conservateurs dans la politique des partis est peut-être évidente en Pologne et en Hongrie, mais lors des élections législatives d'octobre 2021 en République tchèque, le parti populiste de droite ANO d'Andrej Babiš a perdu sept sièges et a dû céder la place à une coalition composée du parti libéral de droite SPOLU et du consortium progressiste Piráti a Starostové, dans lequel le Parti pirate tchèque, entre autres, est représenté. En Pologne, le parti PiS a peut-être remporté une autre courte majorité absolue à l'automne 2019, mais ses politiques ont été marquées par plusieurs ruptures et scandales au cours des dernières années. Les élections parlementaires de 2023 promettent d'être plus passionnantes que les élections hongroises, avec le même scénario du "tout contre tout" qui se dessine, mais avec les guerres culturelles qui l'accompagnent et qui font rage en Pologne un peu plus férocement qu'en Hongrie. En outre, une ligne de fracture géopolitique se dessine de plus en plus au sein du V4, la Hongrie semblant s'orienter de plus en plus vers le vecteur eurasien, tandis que la Pologne reste - pour l'instant - le porteur par excellence de l'idée américaniste en Europe de l'Est.

En mars, la position d'Orbán dans la crise ukrainienne lui avait déjà valu de vives critiques de la part du président polonais Duda, qui avait été désigné pour ce poste par le parti PiS, traditionnellement allié au Fidesz. La continuité du modèle de Visegrad en termes substantiels et (géo)politiques, qui est coincé entre l'Est et l'Ouest et qui manque également de cohérence idéologique claire, ne semble donc nullement garantie, et on ne peut que se demander dans quelle mesure sa pertinence à l'avenir ne sera pas noyée par les nouveaux développements, qui se produisent actuellement aux frontières orientales du V4, et les nouvelles constellations géographiques qui peuvent ou non en résulter.

Nick Krekelbergh