dimanche, 19 avril 2026
La princesse et le candidat

La princesse et le candidat
par Georges Feltin-Tracol
La pré-campagne présidentielle démarre en fanfare ! La couverture de Paris Match du 9 avril 2026 officialise l’idylle entre, d’une part, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN) et, au Parlement dit européen, du groupe Les patriotes pour l’Europe, et, d’autre part, la princesse Maria Carolina de Bourbon-Siciles. Dix ans auparavant, le même hebdomadaire offrait en quelques mois plusieurs couvertures avantageuses du couple Brigitte et Emmanuel Macron. Malgré les avertissements insistants de ses plus proches conseillers, François Hollande n’imaginait pas encore que son jeune ministre de l’Économie se lancerait à sa place dans la compétition élyséenne. La princesse et Jordan Bardella avaient déjà été vus ensemble le 13 janvier dernier en quittant le Grand Palais à Paris lors de la réception organisée pour les deux cents ans du Figaro.
Pour l’instant et dans l’attente du verdict en appel de l’affaire des assistants parlementaires du 7 juillet prochain, Marine Le Pen demeure la candidate naturelle de la formation nationale-centriste tandis que Jordan Bardella entend briguer Matignon. Mais une sentence plus lourde et/ou une exécution provisoire aggravée écarteraient de facto Marine Le Pen de la course et laisserait le champ libre avec sa bénédiction à son Dauphin.
Force est de constater que la romance entre l’enfant originaire du 9-3 (la Seine Saint-Denis) et une descendante de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV dont elle descend à la onzième génération fait jaser la médiasphère. Le député ex-LFI et apparenté Vert de Seine Saint-Denis, Alexis Corbière, s’élève contre «le peopopulisme… ou la nouvelle étape écœurante de la banalisation de l’extrême droite». On en frissonne déjà. Quelques pétroleuses déphasées s’indigneront de l’écart d’âge - huit ans ! – entre Jordan Bardella (30 ans) et Maria Carolina (22 ans). Les plus hystériques en hurleront presque au détournement de mineure ! Pour sa part, l’organe-phare de la désinformation et des interprétations tendancieuses, Le Monde du 16 janvier, exprime à travers un article d’Ariane Chemin et d’Ivanne Trippenbach qu’«en s’affichant avec une héritière royale, Jordan Bardella prend le risque de brouiller son image». Une telle liaison serait-elle une erreur grossière de la part d’un parti qui tenait naguère des positions anti-Système? Et si la publicité de cette relation était, au contraire, un atout pour le président du RN? Dans la Grande-Bretagne industrialisée de la seconde moitié du XIXe siècle, le futur premier ministre conservateur Benjamin Disraeli prônait au sein du mouvement Jeune Angleterre une alliance entre le peuple prolétaire et l’aristocratie nobiliaire contre la bourgeoisie fidèle aux Whigs. Ne sommes-nous pas en présence d’une circonstance semblable en plus médiatique ?
La population peut se montrer en effet sensible à cette histoire qui, en ces temps saturés de féminisme, change les codes habituels. Ce n’est plus le prince charmant qui sauve une jeune bergère endormie, mais une vraie princesse qui choisit un roturier. Bien sûr, certaines admiratrices passionnées éprises en leur for intérieur de «Jordan» se sentiront dépitées, mais la majorité se fiche de la vie privée du personnel politique. Mieux encore, cette idylle renforce l’image personnelle du patron des Patriotes pour l’Europe qui rassure l’électorat libéral-conservateur historiquement réticent à voter pour un RN jugé fiscaliste et trop de gauche. Se lier à une Bourbon permet à Jordan Bardella de récuser tout collectivisme de sa part. Lénine aurait-il épousé une grande-duchesse russe?
Dans Le Figaro (du 15 avril 2026), un professeur en Sciences politiques à l’université de Nottingham, Hugo Drochon, estime que « s’afficher avec quelqu’un dont le nom évoque l’héritage [celui de l’Ancien Régime] est une autre manière de rejeter l’ordre contemporain. Cette union de l’homme du peuple avec l’aristocratie peut plaire». On ne peut que penser au couple mythique argentin Juan et Eva Peron. La femme du chef de l’État argentin portait manteau de fourrure et belle parure de bijoux tout en étant adulée par les «sans-chemises» justicialistes.
Enfin, Le Monde (du 15 avril 2026) publie sur deux pages un nouvel article cosigné Chemin–Trippenbach au fond vipérin. Pratiquant un confusionnisme voulu qui mêle l’origine des photographies parues dans Paris Match (prises au télé-objectif ou préparées à l’avance?), elles parviennent à y placer Jeffrey Epstein et le président légitime de la Syrie, Bachar al-Assad. Chapeau bas, les artistes!
Qui est donc cette princesse des Deux-Siciles? Née le 23 juin 2003 à Rome, Maria Carolina Chantal Edoarda Beatrice Januaria est la fille aînée de Charles de Bourbon-Siciles et de Camilla Crociani. À leur mariage à Monte-Carlo en 1998, l’un de leurs témoins n’était autre que le futur prince Albert II de Monaco. Le couple a une seconde fille, Maria Chiara, née en 2005.
Jouant les mannequins de mode à l’occasion et étudiante à l’université de Monte Carlo en section «Mode et études de luxe», Maria Carolina appartient à la Jet Set et participe aux raouts huppés dans les Antilles sur les îles de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin, à Dubaï, à Hong Kong et à Monaco. Soucieuse néanmoins d’écarter la réputation facile de fêtarde, elle a accepté la proposition d’Albert II de Monaco d’intervenir en ambassadrice du projet Passion Sea pour la sauvegarde des océans.
Éprise de vitesse, Maria Carolina de Bourbon-Sicile percute à vive allure en moto en mai 2025 un mur à Monaco. Elle avouera plus tard que le port du casque intégral et des soins intensifs prodigués à l’hôpital l’ont sauvée. Instruite à domicile hors de tout système scolaire par des précepteurs, elle parle couramment le français, l’italien, l’espagnol, le portugais, l’anglais et, ô horreur !, le russe. Serait-elle donc un agent clandestin de Poutine? Les mauvais esprits complotistes ne s’interrogent pas encore, mais cela ne tardera pas…
Sa marraine est l’actrice espagnole Inès Sastre (photo). Quant à ses parrains, ils se nomment Laurent de Belgique, frère cadet du roi des Belges Philippe, et Jean-Christophe Napoléon Bonaparte, chef de la Maison impériale de France. La mère de ce dernier s’appelle Béatrice de Bourbon-Siciles, sœur aînée de Charles, le père de Maria Carolina.
La presse présente Maria Carolina comme prétendante au trône du royaume des Deux-Siciles disparu au moment de l’unification italienne en 1861. Elle porte par conséquent les titres de duchesse de Calabre et de Palerme. Le 14 mai 2016, son père Charles décide d’abroger la loi salique en faveur du principe de primogéniture absolue et mentionne dans sa décision des textes diplomatiques cosmopolites tels la Convention du 18 décembre 1979 de l’ONU, le traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne du 1er décembre 2009.
Toutefois, ses cousins rejettent cette modification d’autant que perdure une vieille querelle successorale entre les deux manifestations des Bourbons-Siciles. Le père de Maria Carolina, Charles en 22e position dans l’ordre de succession de la couronne de France selon les royalistes légitimistes, relève de la branche cadette dite «de Castro». Les généalogistes désignent l’aînée comme la «branche de Calabre».
Les Bourbons-Siciles forment l’un des deux rameaux italiens (avec les Bourbon-Parme) des Bourbons d’Espagne de Philippe V, le petit-fils du « Roi-Soleil ». À l’instar du triste et fâcheux précédent du traité d’Utrecht conclu en 1713 qui interdit toute union personnelle entre les royaumes de France et des Espagnes, à la fin de la guerre de Succession de Pologne en 1738, le traité de Vienne empêche le règne commun entre les Espagnes et les Deux-Siciles. Les rois d’Angleterre ignorent ces restrictions d’où leur souveraineté nominale sur l’Écosse, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et maints petits États des Indes Occidentales dans les Caraïbes. On doit aussi remarquer que toujours influencés par Londres, les Bourbons-Sicile restent à l’écart du troisième «pacte de famille» de 1761 noué entre les Bourbons de France, d’Espagne et de Parme en complémentarité géopolitique avec la grande alliance franco-habsbourgeoise de 1756.
En 1900, Charles de Bourbon-Siciles (1870–1949) renonce devant notaire à Cannes à ses titres et à sa Maison parce qu’il va épouser l’année suivante la sœur aînée du roi Alphonse XIII d’Espagne, Marie des Grâces. Il deviendra dès lors un infant inscrit dans l’ordre de succession espagnole. Le destin des Bourbons-Siciles repose sur son frère aîné Ferdinand-Pie (1869–1960) dont l’unique fils, Roger, décède en 1914. À son décès, son neveu Alphonse (1901–1964), duc de Calabre et comte de Caserte, déclare nulle et non avenue la renonciation de 1900 de son père et, arguant de son droit d’aînesse, se proclame chef de la Maison des Bourbons-Siciles. Il entre en opposition frontale avec son oncle Rénier (1883–1973), duc de Castro, un ancien officier espagnol naturalisé français en 1904 et arrière-grand-père de Maria Carolina, qui revendique lui aussi la direction exclusive de sa Maison.
Aujourd’hui, le petit-fils d’Alphonse est le prince Pierre de Bourbon-Siciles, par ailleurs onzième dans l’actuel ordre de succession du royaume d’Espagne. Les Bourbons d’Espagne, les légitimistes français, les Bragance au Portugal, les Habsbourg, les Saxe-Cobourg-Gotha en Bulgarie, les Oldenbourg de Grèce, les Orléans-Bragance au Brésil reconnaissent les prétentions de la branche de Calabre. Le 25 janvier 2014, un acte de réconciliation signé à Naples entre Calabre et Castro confirmait leurs titres respectifs et apaisait les tensions internes. La fin abrupte de la loi salique a rendu ce rapprochement interne caduc.

Ces querelles picrocholines sont très loin de Carcassonne, de Hénin-Beaumont et d’Agde, trois municipalités RN, sans oublier que la mère de Maria Carolina ne parle plus à sa propre sœur Cristiana qui l’accuse d’avoir demandé à leur mère, l’actrice et femme d’affaires italienne Edoarda Vesselovsky épouse Crociani, connue sous le nom de scène d’Edy Vessel (photo), d’une intention maligne de la déshériter. Il s’en suivit pour la princesse Camilla divers déboires devant les tribunaux des Îles anglo-normandes et de Curaçao (Antilles néerlandaises).
Hors de toutes ces discordes familiales et dynastiques, les photographies du jeune couple prises dans le paysage bucolique du littoral corse représentent un départ tonitruant dans la longue marche électorale vers un autre palais, celui de l’Élysée.
GF-T
- « Chronique flibustière » n° 189, d’abord mise en ligne le 16 avril 2026 sur Synthèse nationale.
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Retour à la rhétorique de la peur en Occident – Une analyse réaliste de la Russie

Retour à la rhétorique de la peur en Occident – Une analyse réaliste de la Russie
Markku Siira
Sources: https://markkusiira.substack.com/p/irti-lansimaisesta-pel... & https://ecfeda1c.delivery.rocketcdn.me/wp-content/uploads...
La discussion sur la Russie est piégée dans une boucle de rhétorique répétitive. La prévision constante d’une expansion du conflit, tout en soulignant la menace et la faiblesse de la Russie, ne constitue pas une analyse constructive, mais plutôt une prophétie auto-réalisatrice, peu fondée sur la réalité. Il est plus judicieux d’aborder la situation de la Russie de manière réaliste, sans se laisser guider par la rhétorique de la peur occidentale, et en tenant compte des défis et des opportunités réels du pays.
L’élite académique russe a récemment brisé certains tabous en politique étrangère. Dmitri Trenin (photo), président du Conseil pour les Affaires internationales et la Sécurité (RIAC), a déclaré que la Russie se trouve au milieu d’un « nouveau conflit mondial contre le monde occidental collectif », tout en critiquant l’expertise en politique étrangère de son propre pays comme étant déconnectée de la réalité. Cette autocritique ne traduit pas une faiblesse, mais plutôt une vigilance stratégique.
Ivan Timofeïev, directeur du programme du Club de Valdai, est allé encore plus loin. Selon lui, le manque de modernisation technologique, scientifique et industrielle rend difficile, voire impossible, le maintien de la compétitivité. Timofeïev s’appuie sur l’héritage de Pierre le Grand: la modernisation de l’époque était violente, mais nécessaire, avec une technologie et un savoir empruntés aux ennemis occidentaux.
Depuis, avec la détérioration de la coopération avec l’Europe, la Russie s’est tournée vers de nouveaux partenaires – notamment la Chine – tout en ne fermant pas la porte à une relance de la coopération avec l’Occident. Cette ouverture, même en pleine hostilité, témoigne du pragmatisme russe.
Dans le domaine de la quatrième révolution industrielle et de la digitalisation, la Russie a fait des avancées importantes, notamment sous la contrainte des sanctions. Ces sanctions ont accéléré la transition vers des logiciels nationaux et renforcé l’autosuffisance technologique.


L’État a investi dans la normalisation de la digitalisation industrielle, et dans le secteur civil, de grandes entreprises métallurgiques comme Severstal, NLMK et MMK ont été à l’avant-garde de l’intégration de l’intelligence artificielle et des jumeaux numériques. Dans l’industrie de la défense, l’IA a été intégrée dans des plateformes telles que Okhotnik et Narval, et le président Poutine a souligné l’importance de l’IA dans le nouveau programme d’armement.
Ces progrès s’inscrivent dans une stratégie plus large, où la Russie construit une nouvelle base économique malgré la pression extérieure. Bien que sa position dans les institutions économiques occidentales se soit affaiblie, le pays développe activement des alternatives notamment dans le cadre des BRICS. La part des monnaies nationales dans le commerce avec les partenaires des BRICS a considérablement augmenté.
Du point de vue de la sécurité stratégique, la Russie se trouve entre deux pôles: à l’ouest, l’UE en tant qu’adversaire, à l’est, la Chine en tant que partenaire stratégique. Leur arsenal nucléaire sert de dissuasion contre une attaque de grande ampleur, mais le pays reste vulnérable face à des conflits de faible intensité à ses frontières sud.
Sur le plan intérieur, la Russie lutte encore contre des défis connus: inégalités sociales, disparités régionales, bureaucratie lourde, infrastructure défaillante et problèmes environnementaux.
La militarisation de l’économie sollicite la main-d’œuvre, la crise démographique est grave, et le blocus technologique causé par les sanctions est critique. Pourtant, le pays possède des atouts importants: une population hautement qualifiée, un patrimoine culturel riche, une résilience prouvée en période de crise, et une longue tradition de percées technologiques même dans les temps difficiles.
Le groupe au pouvoir, prudent, de Poutine n’élargira pas le conflit en dehors de l’Ukraine. Toute escalade éventuelle ne viendrait pas de Moscou, mais plutôt d’acteurs occidentaux, surtout de cercles dirigés par Londres. La menace continue d’une invasion russe, par exemple dans la Baltique ou en Finlande, est davantage une source de peur qu’une analyse crédible.
L’objectif stratégique de l’Occident semble être d’obtenir une gouvernance russe sensible, prévisible et subordonnée à ses propres intérêts. Pour les intérêts nationaux russes, une alternative plus pertinente pourrait être un modèle chinois: une économie socialiste de marché où l’État guide l’économie et sélectionne la technologie, sans dépendance aux démocraties occidentales ni transfert de ressources à des capitaux étrangers.
Après Poutine, la Russie aura besoin d’un nouveau leader nationaliste et technocrate capable de conduire une modernisation à la chinoise, sans renoncer à la souveraineté stratégique du pays.
La Russie se trouve à une croisée des chemins stratégiques. Elle ne souhaite pas élargir la guerre, et elle ne peut pas se retirer d’Ukraine sans accord, ce qui signifierait la fin du régime actuel. Se détacher à la fois du poids de l’époque soviétique et du cercle vicieux de l’économie de guerre nécessiterait une réévaluation, une nouvelle direction et la capacité de gérer conflits internes et pressions externes. Le résultat final dépendra en fin de compte de la manière dont la Russie définira son propre chemin – non de la façon dont l’extérieur l’interprétera.
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Magyar reste sur la ligne Orbán: rejet du Pacte sur la migration, renforcement de la clôture frontalière

Magyar reste sur la ligne Orbán: rejet du Pacte sur la migration, renforcement de la clôture frontalière
Source: https://unzensuriert.at/329481-magyar-bleibt-auf-orban-li...
Péter Magyar a remporté une victoire décisive lors des élections législatives et se positionne comme le futur Premier ministre désigné de Hongrie. La joie des élites occidentales était grande, mais il apparaît désormais que, en matière de migration, l’ancien dissident du Fidesz ne diffère guère du Premier ministre actuel Viktor Orbán.
Les questions fondamentales restent intouchées
Le parti conservateur Tisza de Magyar a obtenu 53% des voix et s’est assuré 138 des 199 sièges – une majorité des deux tiers permettant de réaliser des réformes importantes. Le Fidesz d’Orbán a recueilli 38% des voix et 57 sièges; Orbán a reconnu la défaite, suite à un record de participation électorale de 78%. Magyar, qui était autrefois un confident d’Orbán, devrait prendre ses fonctions en mai et promet un changement de pouvoir sans rupture de cap sur les questions essentielles.
Clair rejet du Pacte européen sur la migration
Peu après sa victoire électorale, Magyar a déclaré sans ambiguïté: «Nous n’accepterons aucun pacte ni aucun mécanisme de redistribution en ce domaine». Il s’oppose ainsi ouvertement au Pacte européen sur la migration et l’asile, qui prévoit des quotas obligatoires et des procédures accélérées – une ligne qui rappelle la politique d’Orbán. Il critique les sanctions de l’UE de 200 millions d’euros plus un million par jour comme étant une lourde charge pour le budget hongrois, et cherche des voies juridiques pour y mettre un terme.
Renforcement de la clôture frontalière et lutte contre le trafic d’êtres humains
La clôture existante à la frontière sud, emblème de la politique hongroise depuis 2015, ne doit pas seulement être maintenue, mais aussi renforcée pour combler les lacunes. Magyar prévoit une approche plus dure contre le trafic d’êtres humains et se distancie de la décision d’Orbán de libérer en 2023 plus de 2200 contrevenants condamnés pour trafic.
Une large feuille de route de réformes au-delà de la migration
Outre la politique migratoire, Magyar annonce des changements importants: déplacement du siège du gouvernement, dissolution de la radio publique, lutte contre la corruption et amélioration des relations avec l’UE par le déblocage d’aides bloquées d’une valeur de 20 milliards d’euros. Il prévoit l’expulsion des « migrants VIP » d’Orbán et un changement de cap pour s’éloigner de la ligne proche de la Russie.
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Surprise pour la direction des syndicats allemands! Les membres de ces syndicats votent plus souvent pour l’AfD que les non-membres

Surprise pour la direction des syndicats allemands! Les membres de ces syndicats votent plus souvent pour l’AfD que les non-membres
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Au cours de ces dernières années, les syndicats allemands ont fait de "la lutte contre l’extrême droite", et plus précisément contre l’AfD, un point important de leur programme. Et voici maintenant que claque un coup de tonnerre dans un ciel syndical tout bleu: selon une analyse du groupe de recherche Wahlen, les membres des syndicats en Allemagne votent plus fréquemment pour la droite conservatrice qu'est l'AfD que les non-syndiqués et d’autres catégories de la population allemande. C’est ce que révèle Reinhard Bispinck (photo), ancien directeur scientifique du service de documentation du DGB (= Union syndicale allemande), sur le site tarifpolitik.info.
Reinhard Bispinck s’est basé sur les résultats des dernières élections régionales en Allemagne, celles du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie-Palatinat. D’après l’analyse des résultats dans le Bade-Wurtemberg, 24% des syndiqués ont voté pour l’AfD, alors que le parti a obtenu en moyenne 18,8% dans ce Land. Qui plus est: 18% des travailleurs non syndiqués ont voté pour l’AfD. Ce fait est d’autant plus remarquable que les syndicats jouent un rôle important aux côtés des groupes d’extrême gauche dans la lutte contre l’AfD classée à droite: ainsi, la présidente actuelle du DGB, Yasmin Fahimi (ancienne députée SPD), est l’une des opposantes les plus acharnées à l’AfD.

(Texte: Ne vous laissez pas abuser quand on vous dit qu'exiger des alaires plus élevés conduit nécessairement à l'inflation. Cela ne peut se déduire des statistiques qui nous ont été présentées).
L’AfD a trois fois plus de soutien chez les syndiqués que la SPD…!
Ces résultats doivent aussi inquiéter le syndicat, qui est traditionnellement proche de la SPD: selon l’étude, en moyenne, seulement 8% des syndiqués ont voté pour la SPD en Bade-Wurtemberg: ça fait mal! Avec cela, les «camarades» sociaux-démocrates n’ont recueilli qu’un tiers des voix qui sont allées à l’AfD, dite d’extrême droite. Chez les syndiqués, les Grünen sont arrivés en tête dans le Bade-Wurtemberg, avec 29%. Ensuite vient l’AfD, avec 23%, puis la CDU en troisième position avec 23%. Die Linke n’a recueilli que 6%.
En Rhénanie-Palatinat, l’AfD occupe également la deuxième place parmi les électeurs syndiqués. Dans ce Land, 23% d’entre eux ont voté pour l’AfD, alors qu’en moyenne, le parti a obtenu 19,5% dans cette région. Le parti le plus fort parmi les membres des syndicats en Rhénanie-Palatinat reste la SPD, avec 32%. La CDU, qui a obtenu 31% dans ce Land, reçoit peu de soutien chez les membres syndicaux, avec seulement 21%.
Dans ces deux Länder, l’AfD est clairement devenue le deuxième parti politique parmi les travailleurs syndiqués. Et ce qui est important à noter: l’AfD a recueilli plus de voix chez les syndiqués que la moyenne. Quant à savoir si cette étude apportera plus de réalisme aux syndicats, c'est malheureusement peu crédible.
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