dimanche, 20 septembre 2026
Clause de l’ONU: l’Allemagne reste un État ennemi des Nations-Unies!

Clause de l’ONU: l’Allemagne reste un État ennemi des Nations-Unies!
Michael von der Schulenburg,
député européen et diplomate auprès de l’ONU
Source: https://www.anonymousnews.org/hintergruende/un-klausel-de...
Le député européen (BSW) et diplomate de longue date aux Nations unies Michael von der Schulenburg met en garde le gouvernement fédéral allemand : la clause dite des États ennemis, qui autorise dans certains cas une intervention militaire contre les anciennes puissances de l’Axe, n’est ni oubliée ni obsolète.
Lorsque les Alliés de la Seconde Guerre mondiale élaborèrent la Charte des Nations unies, ils souhaitaient créer un système mondial de sécurité collective. Celui-ci devait avoir pour objectif de «préserver les générations futures du fléau de la guerre». En adoptant la Charte des Nations unies, tous les États membres s’engagèrent également à régler désormais leurs différends exclusivement par des moyens pacifiques, et non plus par la force militaire. Les décisions relatives au recours à la force pour maintenir ou rétablir la paix ne devaient plus être prises que collectivement, d’abord par les onze membres, et aujourd’hui par les quinze membres du Conseil de sécurité des Nations unies.
La Charte des Nations unies contient toutefois une exception aujourd’hui largement tombée dans l’oubli: la clause dite des États ennemis, figurant aux articles 53, 77 et 107. Elle confère aux anciennes puissances alliées victorieuses le droit de prendre, même sans mandat du Conseil de sécurité, des mesures militaires contre les États ennemis appartenant autrefois aux puissances de l’Axe, afin d’empêcher toute nouvelle agression de leur part. Le Conseil de sécurité étant expressément exclu dans ce cas, cela pourrait signifier que chacun des anciens Alliés est habilité à déterminer lui-même si une ancienne puissance de l’Axe adopte de nouveau une attitude agressive.
Les pays de loin les plus importants auxquels s’appliquait la clause des États ennemis étaient l’Allemagne et le Japon. Mais cette clause demeure-t-elle applicable plus de quatre-vingts ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale? Le gouvernement fédéral allemand répond sans équivoque par la négative. La situation juridique ne paraît cependant pas aussi claire.
Le gouvernement fédéral estime que la clause des États ennemis est depuis longtemps devenue sans objet («obsolète»). Il invoque principalement deux éléments: premièrement, une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies datant de 1995 et, deuxièmement, le traité Deux-plus-Quatre de 1990.

En 1995, l’Assemblée générale constata, dans une résolution adoptée, que l’Allemagne réunifiée faisait partie des États épris de paix et que la clause des États ennemis était donc dépassée. Auparavant déjà, selon l’argumentation du gouvernement fédéral, les quatre puissances victorieuses avaient renoncé, dans le traité Deux-plus-Quatre, à leurs droits particuliers à l’égard de l’Allemagne, ce qui inclurait également les droits découlant de la clause des États ennemis. Mais ces arguments sont-ils réellement valables? Voici quelques considérations :
1. La clause des États ennemis n’a jamais été supprimée de la Charte des Nations unies.
L’Assemblée générale s’est contentée de constater que cette clause devait être considérée comme sans objet à l’égard d’une Allemagne éprise de paix. Le texte de la résolution ne précise toutefois pas que cette clause serait désormais définitivement caduque. Si, à l’avenir, l’Allemagne n’était plus considérée comme un État épris de paix, la clause des États ennemis pourrait-elle être appliquée de nouveau? Il n’existe probablement pas de réponse claire à cette question.
2. Les résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies ne sont pas juridiquement contraignantes.
Les résolutions de l’Assemblée générale ont généralement valeur de recommandations. En vertu de la Charte des Nations unies, les décisions contraignantes ne peuvent, en principe, être prises que par le Conseil de sécurité. Or, aucune résolution du Conseil de sécurité n’a jamais formellement abrogé la clause des États ennemis. Les dispositions concernées figurent donc toujours dans le texte de la Charte.
3. La suppression de la clause nécessiterait une modification de la Charte des Nations unies.
La suppression de la clause des États ennemis nécessiterait une procédure formelle de révision conformément aux règles de la Charte. Cela nécessiterait sans doute également la ratification de cette modification par tous les États membres. Rien de tel ne s’est produit et les articles concernés demeurent donc en vigueur.

4. Le traité Deux-plus-Quatre ne peut pas modifier la Charte des Nations unies.
Le traité Deux-plus-Quatre est certes un traité juridiquement contraignant au regard du droit international. Toutefois, un traité conclu entre l’Allemagne et les quatre puissances victorieuses ne saurait décider d’une modification de la Charte. Le traité ne contient pas non plus de référence à une abrogation expresse de la clause des États ennemis figurant dans la Charte des Nations unies.
5. La Russie pourrait éventuellement dénoncer le traité Deux-plus-Quatre.
La Russie pourrait faire valoir que l’Allemagne a violé l’esprit et la lettre du traité Deux-plus-Quatre, par exemple en raison de sa participation à l’intervention de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999, du stationnement de troupes allemandes en Lituanie ou de la mise en place de structures militaires de l’OTAN sur le territoire de l’ancienne RDA.
Compte tenu des tensions croissantes entre l’Allemagne et la Russie, la clause des États ennemis pourrait retrouver une importance politique. La Chine l’a déjà invoquée dans le cas du Japon. Comme l’a indiqué l’ambassade de Chine au Japon sur X, la Chine aurait le droit de prendre des «mesures militaires directes» sans solliciter l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, si le Japon prenait des mesures allant dans le sens d’une nouvelle agression.
La Russie pourrait tenter d’invoquer la clause des États ennemis, comme elle en a déjà menacé, pour justifier des opérations militaires contre des installations allemandes produisant des drones à longue portée destinés à la guerre en Ukraine. Elle pourrait alors soutenir que, par son soutien à l’Ukraine, l’Allemagne est devenue de fait partie prenante à la confrontation.
Il pourrait également être souligné que le gouvernement fédéral a élaboré une nouvelle stratégie militaire exclusivement dirigée contre la Russie. Comme circonstance aggravante, il pourrait être avancé que la dernière stratégie militaire allemande remonte à 1939 et qu’elle conduisit directement à la Seconde Guerre mondiale. Par l’application de la clause des États ennemis — voire par la seule menace de son application —, l’Allemagne pourrait être rattrapée par son passé. Il est douteux que la République fédérale d’Allemagne puisse compter, dans ce cas, sur un soutien international.
Le gouvernement fédéral ne devrait donc pas écarter d’un revers de main la possibilité d’une nouvelle application de la clause des États ennemis, mais se rappeler que, compte tenu de son passé, l’Allemagne a l’obligation particulière d’œuvrer en faveur d’une solution pacifique à la guerre en Ukraine, d’éviter les risques d’escalade et de ne pas aggraver davantage les tensions politiques. À une époque où la confrontation militaire s’intensifie, il serait donc particulièrement judicieux de rechercher le dialogue entre l’Allemagne et la Russie ainsi que des voies de désescalade.
20:03 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, allemagne, affaires européennes, onu, nations-unies |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
Harcèlements eurocratiques

Harcèlements eurocratiques
par Georges Feltin-Tracol
Siégeant tantôt à Bruxelles, tantôt à Strasbourg, le Parlement dit européen fait penser à cette boisson des années 1980 dont le slogan publicitaire expliquait que « son nom sonne comme un nom d’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool ». En effet, l’assemblée élue de la prétendue Union européenne n’est qu’un organe législatif partiel dépendant du bon vouloir des gouvernements des États-membres et d’une Commission bureaucratique.
Quand cette pseudo-assemblée qui coûte un bras aux contribuables n’approuve pas des directives toujours plus oppressantes pour le quotidien du quidam européen, elle décerne des prix à des agents d’influence qui pratiquent aux quatre coins du monde leur savoir-faire subversif sous le doux nom de «révolution de couleur». Elle vote enfin des résolutions tout aussi abracadabrantes les unes que les autres. Ainsi, le mardi 7 juillet 2026, le Parlement européen entérine-t-il à une très large majorité (414 voix pour, 224 contre et 18 abstentions) la requête de l’APPF présentée sous la forme d’un rapport de 294 pages riche en inversions accusatoires et en analyses biaisées, qui entend surveiller le groupe parlementaire Europe des nations souveraines (ENS).

Créé au lendemain des élections de 2024 autour des quinze députés de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), ENS compte vingt-sept membres dont la Française Sarah Knafo de Reconquête !, l’Italien Roberto Vannacci, élu sur la liste de la Lega qu’il a quittée pour fonder et diriger Futuro nazionale, et les Hongrois du Mouvement Notre Patrie. Il s’agit de la troisième formation issue des droites radicales, de rupture et de conviction en concurrence avec les Patriotes pour l’Europe (85 élus) présidé par Jordan Bardella, et les Conservateurs et réformistes européens (79 membres parmi lesquels Marion Maréchal) animés par Fratelli d’Italia et les Polonais du PiS (Droit et Justice).

L’APPF désigne pour sa part l’Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes. Calqués sur le modèle allemand, les partis politiques associés au sein d’un même attelage européen disposent de fondations qui assurent la formation de leurs élus et la diffusion publique de leurs idées. Leurs frais de fonctionnement reposent sur de larges subventions.
Par exemple, le PPE (Parti populaire européen), dans les mains de la CDU (les démocrates-chrétiens allemands), se tourne vers le Centre Wilfried-Martens pour les études européennes, du nom de l’ancien premier ministre belge.
Les sociaux-démocrates ont la Fondation pour les études progressistes européennes; les Patriotes pour l’Europe la Fondation européenne des patriotes pour l’Europe, CRE Nouvelle Direction – Fondation pour la Réforme européenne et ENS de la Fondation Souveraineté. Les instances soi-disant européennes leur versent chaque année jusqu’à 46 millions d’euros !
De création récente (2016), l’APPF doit d’abord s’assurer de la transparence financière des partis et autres fondations, ce qui est légitime. Mais elle doit aussi vérifier si partis et fondations respectent l’ensemble des valeurs dites fondamentales de l’Union supposée européenne, à savoir le respect de la dignité humaine (mais pas du fœtus?), de la liberté (et l’apartheid vaccinal des temps covidiens?), de la démocratie (avec ou sans les magouilles, bourrages des urnes et recours massif au vote par correspondance?), d’égalité (c’est-à-dire?), de l’État de droit (comprendre accepter la suprématie des juges), de la soumission aux droits humains, y compris du droit des individus appartenant à certaines minorités médiatisées, du pluralisme factice (donc sans opinions tranchées), de la tolérance (surtout envers criminels et délinquants), de la justice (encore une chimère néfaste, car non concrète!), de la non-discrimination (redondance avec l’égalité), de la solidarité et de l’égalité entre femmes et hommes (quid des intersexuels, des trans et autres non-binaires?). Le sort des poux et des morpions demeure une préoccupation secondaire, ce qui dénote d’un spécisme inacceptable…
Fort du vote de ce soi-disant Parlement européen à l’exception des trois groupes patriotes, l’APPF peut désormais vérifier le caractère démocratique d’ENS et des partis nationaux qui composent son équivalent partidaire au mépris d’ailleurs de l’article 4 de la Constitution de la Ve République française qui stipule qu’«ils se forment et exercent leur activité librement».
Cette instance parasite va solliciter des universitaires irréprochables et à l’impartialité proverbiale, sûrement spécialistes ès-extrême droite, pour déterminer si ENS (parti et groupe) respecte ou non ces fameux critères démocratiques. Si leur avis est négatif, ENS risque de perdre son statut de «parti politique européen» et de ne plus recevoir deux millions d’euros de subventions annuelles. En revanche, les membres du groupe ne perdront pas leur mandat.

Il est facile ensuite d’imaginer que dans quelques temps la présidence du Parlement européen saisira l’OLAF (Office européen de lutte antifraude) à propos de détournements financiers imaginaires autour d’assistants parlementaires impliqués dans la vie politique nationale… Une pareille décision aurait un impact certain en Allemagne où des voix politiciennes, ecclésiastiques, « cultureuses » et médiatiques réclament l’interdiction de l’AfD, premier parti d’opposition du pays…
L’APPF a déjà retiré en 2020 son agrément à l’Alliance pour la paix et la liberté pour des motifs semblables. Cette sympathique structure paneuropéenne regroupait les Allemands de Die Heimat (ex-NPD), Les Nationalistes d’Yvan Benedetti et le Parti populaire Notre Slovaquie. Il serait toutefois inapproprié et téméraire de fouiner autour du PPE abonné aux scandales financiers outre-Rhin, des socialistes européens corruptibles, des Verts et de Renew (centristes libéraux macronistes), fidèles relais bien payés des multinationales étatsuniennes et arabes.
L’APPF s’émeut de propos très politiquement incorrects tenus par Alice Weidel de l’AfD, Éric Zemmour et un responsable du mouvement nationaliste bulgare Renaissance. Cette autorité eurocratique semble méconnaître tout bon sens socio-politique.
Hasard du calendrier, l’APPF doit changer sous peu de président. Le candidat pressenti, le Français Philippe Musquar, pencherait bien trop à droite! Horreur! Il aurait milité chez… Les Républicains! Le comble porte cependant sur son mode de sélection obscure et guère transparent. Le choix final sortirait des discussions intenses entre les secrétaires généraux du Conseil européen, de la Commission et du Parlement européen ! Pour donner des leçons au monde entier, le Parlement dit européen est toujours en pointe. Dommage qu’il ne se les applique jamais !
- « Chronique flibustière » n° 198.
16:22 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, affaires européennes, europe, union européenne, parlement européen |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
Cette secte mafieuse qui a gangrené le Monde

Cette secte mafieuse qui a gangrené le Monde
Pierre-Emile Blairon
Nous, sociétés traditionnelles, nous ne combattons pas un ennemi qui s’appellerait « l’Occident » : nous combattons une mafia criminelle qui se présente sous cette identité et dont l’emprise s’est étendue sur le Monde.
Savoir désigner l’ennemi
S’il y a bien un paramètre que même les plus grands dirigeants de nos sociétés traditionnelles encore en place n’ont pas pris pleinement en compte, c’est celui-ci:
Nous n’avons pas à faire à un ennemi, déclaré ou pas, qui nous agresse et qui n’aurait pas les mêmes valeurs millénaires qui sont celles qui ont mis en place le Monde dans lequel nous vivons.
Non, nous sommes confrontés à l’irruption d’une mafia internationale qui s’est constituée lentement au fil des siècles passés et qui vise à contrôler la planète et ses habitants selon les principes communs à toutes les mafias : à savoir qu’il n’y a pas de principes ; la mafia n'a pas de règles et pas de morale. Elle applique seulement un règlement destiné à maintenir une discipline implacable au sein de ses « institutions ». Exceptée cette disposition, tous les moyens, même les plus ignobles, sont bons pour ses adeptes (j’emploie ce mot car cette mafia est aussi une secte), pourvu d’arriver au but fixé par le, ou les, parrain(s), et ce but est toujours le même : acquérir le pouvoir matériel, l’argent, par l’acquisition frauduleuse et souvent violente du bien d’autrui : le vol, le viol, le meurtre, l’assassinat, le génocide, etc.

Pour nos sociétés « normales », il ne s’agit pas de prendre en compte un nouvel élément ou de mettre en place une nouvelle variable d’ajustement.
Non, il s’agit d’opérer un changement complet de paradigme qui est aussi important que celui qui consiste, avant toute action, avant toute entrée en guerre, de savoir désigner l’ennemi.
Et cet ennemi qui se fait connaître globalement comme « l’Occident », se présente… masqué afin qu’on ne puisse pas le désigner. Nous n’avons pas à affronter « l’Occident ». L’Occident n’existe pas, ou plus [1].
Il ne s’agit pas d’un pays, ou d’un ensemble de pays contre lequel nous devons combattre selon les règles d’honneur de la guerre ou selon les principes d’un Clausewitz ou d’un Sun-Tzu.
Non: il s’agit d’une mafia omnipotente qui a étendu sa toile sur l’ensemble de la planète.
Nous n’avons aucun scrupule à avoir, nous n’avons à ménager personne, et nous devons être impitoyables envers cette engeance.
On ne discute pas avec une mafia criminelle, on ne lui accorde aucune concession, on l'éradique jusqu’à la moindre trace; notre motivation est plus glorieuse que la leur: elle travaille pour ses vulgaires intérêts personnels, nous luttons pour que la paix règne sur l’ensemble des peuples de notre Monde, lequel, semble-t-il, n’est pas le leur.
L’exemple de la création par les Occidentaux du problème ukrainien
Cette réflexion m’est venue lorsque j’ai entendu l’intervention de Vladimir Poutine du 27 août 2026 [2]: «Le problème n’est pas que la Russie ait pris la Crimée; le vrai problème, ce sont les pays occidentaux qui ont pavé la voie à la tentative de coup d’État en Ukraine. On nous serine constamment: ʺNous devons vivre selon les règlesʺ. Mais quelles règles? De quelles règles parlons-nous quand trois ministres des Affaires étrangères, agissant en tant que garants, signent un accord entre l’opposition et le gouvernement, pour que l’opposition organise un coup d’État quelques jours plus tard? Et personne n’a rien dit; ils ont fait comme si de rien n’était». Vladimir Poutine parlait de François Hollande, Angela Merkel et Boris Johnson qui ont sciemment saboté les accords de Minsk.

Vladimir Poutine ne devrait pas perdre son temps à justifier l’action tout à fait légitime de la Russie qui se bat pour la survie de notre planète; personne n’est dupe; il a en face de lui des menteurs, une bande de criminels mafieux de la pire espèce, même si cette crapulocratie compte dans ses rangs d’éminents chefs d’État, même si elle se présente en costume-cravate et qu’elle se fait appeler «l’Europe», «l’Occident», ou «l’Amérique».
En ce qui concerne la guerre en Ukraine déclenché par les «Occidentaux», et toute cette agitation effrénée créée dans le but de mettre à bas la Russie, dont la seule présence gêne les projets de la racaille «occidentale», une effervescence tout à fait artificielle que Michel Maffesoli avait appelé «l’ukrainisme», on sait désormais que les centaines de milliards envoyés à "l'Ukraine" par ces mêmes Occidentaux sont largement ponctionnés par nos politicards européens et américano-sionistes avant d'arriver dans les poches de... Zelensky et de ses complices qui pillent les réserves de toutes les nations du monde; ces mafieux dits ukrainiens mais qui sont apatrides et dont le système est bien rôdé ne servent que de lessiveuse; le peuple ukrainien, ils s'en moquent; le Système veut de la chair fraîche dont il se nourrit: la chair à canon fournie par ce peuple ukrainien sacrifié sur l'autel du profit; les propriétaires des Rolls ukrainiennes qui paradent à Monaco ne sont qu'une infime partie de ces voleurs qui “travaillent” à grande échelle à ce blanchiment d'argent; tous les potentats occidentaux s'en nourrissent, avec l'appui des américano-sionistes qui ne visent qu'à prendre possession de la totalité de nos richesses; aussi, toute cette fripouille en col blanc n'a aucune intention de trouver une solution de paix; il faut faire durer le conflit le plus longtemps possible; bien au contraire, la paix ne signifierait pour elle que... la prison, a minima. Et nos peuples européens se font dépouiller jour après jour jusqu'à leur disparition totale avec la complicité de leurs dirigeants corrompus. Tous les conflits et génocides en cours actuellement dans le monde sont provoqués et entretenus par cette même mafia.
Je vais pour terminer à nouveau citer ce texte d’Emil Cioran qui résume si bien la situation, mais on ne peut, hélas, que constater que sa vision apocalyptique était pourtant encore bien en-dessous de la réalité: «Quelle malédiction a frappé l’Occident pour qu’au terme de son essor, il ne produise que ces hommes d’affaires, ces épiciers, ces combinards, aux regards nuls et aux sourires atrophiés que l’on rencontre partout, en Italie comme en France, en Angleterre de même qu’en Allemagne? Est-ce à cette vermine que devait aboutir une civilisation aussi délicate, aussi complexe?».
Notes:
[1] Voir notre article du 6 juillet 2026 : Quelles pistes pour une renaissance européenne ? et aussi celui du 19 janvier 2026 : Avis de recherche : l’Occident a été confisqué par deux psychopathes.
[2] https://www.facebook.com/reel/2062973737648648?locale=fr_FR
15:48 Publié dans Actualité, Réflexions personnelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, mafia |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
La stratégie est-européenne de la Grande-Bretagne, 1912–2026

La stratégie est-européenne de la Grande-Bretagne, 1912–2026
par Zheng Wei
Analyste stratégique freelance
Source: https://www.linkedin.com/pulse/gro%C3%9Fbritanniens-osteu...
Un siècle d’étranglement par l’«offshore balancer»: la stratégie est-européenne de la Grande-Bretagne, de la poudrière balkanique de 1912 au bourbier du Donbass en 2026.
Sur le grand échiquier géopolitique de l’époque moderne, les effectifs de l’armée britannique n’ont certes jamais égalé ceux des principales puissances terrestres du continent européen. Pourtant, la capacité de Londres à façonner — et à détruire — l’espace géopolitique au cœur de l’Eurasie s’est déployée tout au long d’un siècle. Depuis que Halford Mackinder a formulé sa «théorie du Heartland» en 1904, le centre névralgique stratégique de l’Empire britannique est hanté par un cauchemar immuable: il ne fallait en aucun cas permettre aux ressources essentielles, à l’industrie et à la population de l’Eurasie de s’intégrer en un seul ensemble.
Appliqué à l’espace européen, ce cauchemar stratégique s’est cristallisé en une loi d’airain: il ne fallait jamais que l’industrie de précision, les capacités d’organisation et de mobilisation ainsi que les capitaux de l’Allemagne fusionnent en profondeur avec les immenses ressources naturelles, la profondeur stratégique et l’assise démographique de la Russie.
Afin d’empêcher cette intégration terrestre, la Grande-Bretagne a perfectionné, au cours d’un siècle entier, son rôle traditionnel d’«offshore balancer» pour en faire une technique sophistiquée de fragmentation continentale. Du déclenchement des guerres balkaniques en 1912 afin de couper le chemin de fer de Bagdad, jusqu’à la transformation du Donbass en hachoir destiné à briser, en 2026, la confiance stratégique entre l’Allemagne et la Russie, la stratégie est-européenne de la Grande-Bretagne a toujours suivi la même logique mécanique de la géopolitique.


1. Le sabotage de la ligne ferroviaire des «3 B»: la mèche de la poudrière balkanique et le premier étranglement continental (1912–1914)
Vers la fin du XIXe siècle, l’unification allemande et l’essor fulgurant de la production industrielle poussèrent Berlin à rechercher de nouvelles voies terrestres pour contourner le blocus des routes maritimes mondiales exercé par la Royal Navy. Le chemin de fer de Bagdad, promu par le gouvernement de Guillaume II — la ligne dite des «3 B»: Berlin–Byzance–Bagdad — constituait un coup de poignard stratégique porté directement contre le cœur du Moyen-Orient, jusqu’au golfe Persique. Une fois cette ligne achevée, les troupes allemandes pourraient non seulement être transférées en quelques jours sur le flanc des Indes britanniques, en échappant à toute opération d’interception de la flotte britannique; cela signifiait en outre que les ressources pétrolières des plaines de Mésopotamie ainsi que les droits d’exploitation tout au long du tracé reviendraient à l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie.
Face à cette menace mortelle, l’appareil diplomatique londonien mit en œuvre des mesures froidement calculées et hautement efficaces:
- Le revirement radical de la posture géopolitique: en 1907, la Grande-Bretagne abandonna le «Grand Jeu» qu’elle menait depuis près d’un siècle contre l’Empire tsariste au Moyen-Orient et en Asie centrale, signa la convention de Saint-Pétersbourg et, au moyen de concessions en Perse et en Afghanistan, attela l’Empire tsariste — longtemps considéré comme son ennemi juré — au char de guerre de l’Entente contre l’Allemagne.


- L’activation de la zone de fracture balkanique: le point d’étranglement le plus vulnérable du pont terrestre continental reliant Vienne à Constantinople en direction du sud se trouvait dans les Balkans. La Grande-Bretagne toléra et encouragea secrètement la formation de la Ligue balkanique. Les deux guerres balkaniques de 1912 et 1913, présentées en apparence comme des guerres de libération nationale visant à chasser l’Empire ottoman de la région, servirent essentiellement à la puissance maritime pour réduire en ruines le corridor stratégique entre l’Europe centrale et le Moyen-Orient, en provoquant l’affrontement entre le nationalisme slave et les forces pangermanistes.
- Le dilemme de sécurité irréversible: l’héritage des guerres balkaniques fut une Serbie expansionniste soutenue par Saint-Pétersbourg. Ce coin enfoncé à la frontière méridionale de l’Autriche-Hongrie contraignit l’Allemagne à subordonner toute nouvelle extension de sa puissance terrestre à la soumission complète des Balkans, tandis que l’Empire tsariste ne pouvait en aucun cas reculer s’il voulait préserver son rôle de puissance protectrice. La mèche allumée par la Grande-Bretagne dans les Balkans produisit finalement à Sarajevo l’étincelle qui déclencha la Première Guerre mondiale et fit en sorte que les deux grands empires, l’Allemagne et la Russie, s’épuisent mutuellement jusqu’à leur effondrement dans les plaines d’Europe orientale.


2. Le tournant de l’après-guerre: «Operation Unthinkable» et le rempart devant le rideau de fer (1945–1946)
Les atrocités de la Première Guerre mondiale ne purent empêcher cette logique historique de se répéter. Avant la défaite de l’Allemagne nazie au printemps 1945, les États-Unis et la Grande-Bretagne avaient temporairement favorisé le «plan Morgenthau», qui visait à inonder les mines du bassin de la Ruhr, à transférer toutes les machines-outils lourdes, à désindustrialiser durablement l’Allemagne et à la transformer en un territoire agricole et pastoral docile. Mais lorsque des millions de soldats aguerris de l’Armée rouge se retrouvèrent sur l’Elbe et que le drapeau rouge flotta sur le Reichstag, la peur de Londres passa brusquement de la «revanche allemande» à la «soviétisation complète de l’Eurasie».
Les manœuvres de Churchill au cours de cette période révélèrent sans ménagement le vrai visage des élites de la puissance maritime, dépouillé de toute façade morale:
- «Operation Unthinkable»: en mai 1945 — le mois même de la capitulation allemande — Churchill chargea dans le plus grand secret l’état-major interarmées de planification du cabinet de guerre britannique d’élaborer une attaque surprise contre les troupes soviétiques stationnées en Europe orientale et en Allemagne de l’Est. L’un des principaux éléments de ce plan consistait à maintenir secrètement en unités constituées environ 100.000 soldats de la Wehrmacht et de la Waffen-SS qui venaient d’être désarmés, à les équiper d’armes britanniques et américaines et à les employer comme première vague de chair à canon lors de la progression vers Moscou.
- Du diktat de désindustrialisation au réarmement en première ligne: lorsque l’état-major constata qu’une bataille terrestre conventionnelle contre la masse des blindés soviétiques se solderait par un fiasco, et que le commandement militaire américain mit précipitamment fin à l’offensive, la Grande-Bretagne assuma immédiatement le leadership idéologique de la guerre froide — comme en témoigne le discours de Churchill sur le «rideau de fer», prononcé à Fulton en 1946. Le plan Marshall qui suivit et la reconstruction de l’Allemagne de l’Ouest ne furent nullement un acte de bienfaisance occidentale; ils constituèrent un rempart géopolitique voulu par la Grande-Bretagne: afin de bloquer l’avancée de la puissance terrestre soviétique, il fallait rapidement ranimer l’industrie lourde ouest-allemande et l’intégrer solidement à l’architecture défensive de l’OTAN.

3. Guerre cognitive et forces par procuration: la rupture physique des liens germano-russes à l’époque contemporaine
À l’ère de l’après-guerre froide, la mondialisation et le développement des réseaux de gazoducs créèrent en réalité une base matérielle sans précédent pour une nouvelle intégration du continent eurasiatique. Le gaz naturel russe bon marché et fiable, acheminé par gazoduc — Nord Stream 1 et Nord Stream 2 —, associé aux produits industriels allemands de haute technologie et aux immenses débouchés extérieurs à l’Europe, constituait le fondement porteur de la prospérité européenne.
Dans les calculs britanniques, cependant, cette fusion organique de «l’ingénierie berlinoise et des matières premières moscovites» ne différait en rien du chemin de fer de Bagdad un siècle auparavant: il s’agissait d’une menace mortelle qu’il fallait anéantir à tout prix.
Londres ne disposant plus, au XXIe siècle, des capacités de projection militaire de son ancien empire mondial, elle réorienta son action vers une politique agressive des forces périphériques, agissant par procuration, et de guerre cognitive de facture moralisatrice:
- La constitution d’un bloc avancé radicalement antirusse en Europe orientale: Londres contourna délibérément le noyau traditionnel de l’Europe occidentale formé autour de l’Allemagne et de la France et noua avec la Pologne et les États baltes un axe de sécurité particulièrement intransigeant. En stationnant durablement des groupements tactiques multinationaux en première ligne, notamment en Estonie, la Grande-Bretagne fit avancer la ligne de l’OTAN jusqu’aux flancs les plus vulnérables de la Russie et priva systématiquement Moscou de ses corridors de sécurité historiques.
- La substitution du fanatisme idéologique à la rationalité géopolitique: la Grande-Bretagne et les réseaux transatlantiques composés de groupes de réflexion dûment façonnés par son influence s’infiltrèrent en profondeur dans l’espace du débat européen. Les nécessités relevant de la realpolitik — la préservation de l’État et la sécurité énergétique — furent soudain réduites à un récit bipolaire opposant «le bien au mal». Toute approche rationnelle d’une politique allemande envers la Russie fut étouffée par des campagnes moralisatrices; dans l’espace public, les décideurs pondérés furent ostracisés car considérés comme des «auxiliaires de la dictature».

4. Le piège final: le bourbier du Donbass et l’automutilation stratégique de l’Allemagne (jusqu’en 2026)
Après le déclenchement de la crise ukrainienne en 2022, la Grande-Bretagne se distingua au sein du camp occidental comme le partisan de l’escalade le plus implacable. Depuis le Premier ministre de l’époque, qui se précipita à Kyiv pour faire échouer les premières négociations de paix à Istanbul, jusqu’au rôle de chef de file joué dans le franchissement des lignes rouges par la livraison de chars Challenger 2 et de missiles de croisière Storm Shadow, la Grande-Bretagne accula impitoyablement Berlin à chaque tournant critique.
En 2026, cette stratégie produit pour la puissance maritime les résultats destructeurs escomptés:
- Le double isolement, sur les plans physique et historique: la destruction terroriste des gazoducs Nord Stream coupa définitivement toute voie de retour physique à une coopération énergétique germano-russe. Et lorsque les premiers chars allemands Leopard 2 arborant la croix droite allemande prirent feu dans les steppes de Zaporijjia et du Donbass, la Grande-Bretagne atteignit son objectif historique: la confiance historique et la réconciliation entre Allemands et Russes, patiemment construites pendant des décennies après la Seconde Guerre mondiale, furent irrévocablement anéanties.

- La castration opérationnelle et la saignée économique de l’Allemagne: sous la bannière de la « Zeitenwende » moralement imposée, l’Allemagne s’infligea une explosion des dépenses d’armement et des prix exorbitants pour le gaz naturel liquéfié américain importé. Depuis lors, des centaines de milliards d’euros sont drainés vers le complexe militaro-industriel anglo-américain, tandis que les industries nationales de la chimie, de la construction mécanique et de l’automobile sont frappées par une profonde désindustrialisation. L’Allemagne perdit non seulement sa base énergétique bon marché et sa profondeur stratégique orientale, mais se trouva aussi, dans le gouffre sans fond de l’aide militaire destinée au Donbass, solidement enchaînée au rôle humiliant de bailleur de fonds et d’avant-poste de l’hégémonie atlantique.
Le verdict de l’histoire: les limites de la politique maritime de l’ombre
Au cours des 114 années qui s’étendent des gorges des Balkans en 1912 aux sols gelés du Donbass en 2026, la stratégie est-européenne de la Grande-Bretagne apparaît comme une chronique ininterrompue de division continentale délibérée. Elle s’est toujours caractérisée par sa capacité à pousser les principales puissances continentales à s’affronter dans de sanglantes guerres d’usure, au prix de pertes propres minimales et en attisant les blessures ethniques dans les zones périphériques.
Cette méthode d’étranglement par-derrière atteint cependant ses limites physiques. Alors que la Grande-Bretagne ne cessait d’allumer des incendies dans les plaines d’Europe orientale, sa propre base industrielle s’érodait de plus en plus, jusqu’à ne laisser subsister qu’une structure financière parasitaire. Lorsque les tirs d’artillerie et les essaims de drones sur les champs de bataille du Donbass ramènent de nouveau la guerre à une impitoyable épreuve de force fondée sur la profondeur de l’appareil industriel, la production d’acier et la capacité d’endurance stratégique, les intrigues diplomatiques poussiéreuses et la puissance médiatique de la propagande ne peuvent plus dissimuler la pourriture intérieure de ce vestige impérial. La main de l’« offshore balancer », qui n’a cessé de mettre le feu aux lignes de fracture eurasiatiques, risque, avec le retour inexorable de la realpolitik continentale, d’être consumée par les flammes qu’elle a elle-même allumées.
14:57 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Géopolitique, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grande-bretagne, royaume-uni, géopolitique, europe orientale, allemagne, russie, europe, affaires européennes, histoire |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook

