
Parution du numéro 498 du Bulletin célinien
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Entretien avec Patrick Mathieu
Retour sur une traduction (Voyage au bout de la nuit traduit à Tel-Aviv)
Le “cas Céline” vu par sa traductrice israélienne
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L’amiral Schönbach interrogé par Paolo Arrigotti: «La doctrine militaire allemande est erronée»
Par Movisol.org
Source: https://comedonchisciotte.org/l-ammiraglio-schonbach-inte...
EIR et la chaîne YouTube de Paolo Arrigotti, «Spunti di riflessione» («Pistes de réflexion»), ont interrogé le vice-amiral à la retraite Kay-Achim Schönbach, ancien chef de la Marine allemande.
De nombreuses personnes en Allemagne partagent la position de l’amiral, selon laquelle la diabolisation du président russe Vladimir Poutine et de tout un peuple est une erreur.
« La diabolisation — et c’est très important —, la diabolisation du président russe de la Fédération de Russie et, dans une certaine mesure, celle du peuple russe par certains secteurs des médias allemands, est imprudente et trompeuse, car, tôt ou tard, cette guerre prendra fin et il faudra alors continuer à vivre aux côtés d’un État situé à notre frontière orientale », a déclaré Schönbach.
« À mon avis, a poursuivi l’amiral, mais aussi selon l’appréciation bien plus autorisée et significative des principaux services de renseignement — et surtout celle du plus haut commandant militaire américain en Europe —, la Russie n’est ni disposée ni en mesure d’attaquer l’OTAN. »
Ceux qui persistent à affirmer que la Russie veut envahir l’Europe font preuve d’un «niveau intellectuel abyssal», a-t-il déclaré.
Dans cet entretien, l’amiral critique la nouvelle stratégie de sécurité allemande, qu’il juge
« trop axée sur la menace russe, au lieu de placer la République fédérale d’Allemagne et sa population au centre de la mission de défense, dans toutes les directions ».
« Le réarmement militaire russe, qui fait l’objet d’une surveillance attentive, est perçu comme le signe que la Russie se prépare à une guerre en Europe. Notre propre réarmement, qui est parti d’un niveau beaucoup plus élevé — non seulement celui de l’Allemagne, mais aussi celui de l’Europe et de l’OTAN —, devrait en revanche être compris par la Russie comme une mesure en faveur de la paix. »
Peut-être la cause de cette «obsession» réside-t-elle dans le fait que,
« tout comme en matière de politique migratoire, l’objectif est également de montrer au monde entier que nous, Allemands, sommes redevenus bons, ou que nous voulons le redevenir. Du point de vue des élites politiques allemandes, l’Ukraine est une cause commode qu’il convient de défendre avec un soutien inconditionnel contre la bête qu’est Moscou, afin de garantir que, cette fois, l’Allemagne se trouve du bon côté de l’histoire ».
Mais, ce faisant, l’Allemagne franchit une ligne rouge en produisant sur son territoire des armes destinées à l’Ukraine. Kiev frappe avec ces armes des cibles situées en Russie, et l’amiral Schönbach met en garde contre les conséquences :
« La guerre fait également rage loin à l’intérieur du territoire, et la Russie n’a pratiquement aucun moyen de se défendre. Je ne partage pas nécessairement cette position, mais je la comprends. Et la Russie n’a pratiquement aucune possibilité de se défendre en bombardant les installations de production, puisque celles-ci se trouvent hors d’Ukraine.
C’est pourquoi, en tant que citoyen allemand, je dois craindre qu’il y ait un jour des actions militaires russes sur le sol allemand, lesquelles pourraient prendre des formes très diverses. En définitive, nous ne serons pas en mesure de nous en protéger. Peut-être subirons-nous également de lourdes pertes dans ce contexte, et j’espère que cela ne se produira pas. »
L’amiral Schönbach avait fait la une de l’actualité en 2022, lorsqu’il avait été contraint de démissionner de ses fonctions d’inspecteur général de la Marine — l’équivalent allemand du chef d’état-major de la Marine — après que certains propos tenus lors d’une réunion à huis clos en Inde eurent été rendus publics. À cette occasion, il avait affirmé que Vladimir Poutine cherchait à obtenir le respect de l’Occident et que, si ce respect lui avait été accordé, il n’aurait pas marché sur l’Ukraine. Il avait également déclaré que la Russie ne restituerait pas volontairement la Crimée.
L’amiral a signé le récent appel adressé au pape Léon à l’initiative de diverses organisations internationales œuvrant pour la paix, parmi lesquelles l’Institut Schiller.
Par Movisol.org (11 septembre 2026)
Source : https://movisol.org/lamm-schonbach-alleir-la-dottrina-mil...
15:18 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Défense | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne, actualité, kay-achim schönbach, défense, otan, bellicisme, europe, affaires européennes |
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Parution du numéro 498 du Bulletin célinien
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Entretien avec Patrick Mathieu
Retour sur une traduction (Voyage au bout de la nuit traduit à Tel-Aviv)
Le “cas Céline” vu par sa traductrice israélienne


(1) Débat intitulé “Lectures d’hier, lectures de demain ?” animé par Alban Cerisier avec Régis Debray, Pierre Assouline et Antoine Gallimard. [https://www.youtube.com/watch?v=coE3VhFdp8A]
(2) Propos de Jean-Paul Louis dans le premier volet de l’émission de Christine Lecerf, « Louis-Ferdinand Céline au fond de la nuit », France Culture, 15-19 juillet 2019.
(3) Voir M. Laudelout, « Une réédition censurée » in Céline à hue et à dia, Ed. La Nouvelle Librairie, 2022, pp. 365-377. La DILCRAH est la “Direction interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT”.
(4) Voir : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2272270/canada-taxe-europeenne-petits-colis-postes-fedex-ups
(5) À propos de livre, un auteur déplore sur les réseaux sociaux que le sien (qui traite plus de sa personne que de Céline) ne soit pas signalé par ceux qui, selon lui, devraient naturellement le faire. Peut-être devrait-il s’interroger sur les raisons de ce silence quasi unanime…
14:54 Publié dans Littérature, Revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : louis-ferdinand céline, littérature, lettres, littérature française, lettres françaises, revue, censure |
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Transdémocratie et double morale: le monopole moral des immoraux
Source: https://report24.news/trans-demokratie-das-moralische-mon...
La massue faite de moraline est l’arme favorite de la gauche et de la mouvance woke: ils sont les «gentils», ils se trouvent du «bon» côté. Du moins le pensent-ils. La réalité montre bien souvent le contraire. Leur embarrassante double morale peut s’expliquer psychologiquement — et s’avère extrêmement utile sur le plan politique. Les forces qui causent le plus de dommages sont celles qui, au sein de l’appareil de pouvoir, exploitent délibérément ces mécanismes afin de diviser la société. Et qui, ce faisant, scient ironiquement la branche sur laquelle elles sont elles-mêmes assises.
Les conversations avec un certain type de personnes donnent l’impression d’être retombé à l'âge du bac à sable: un mot de travers, et les braillements commencent aussitôt — à la fin, des châteaux de sable sont théâtralement piétinés et des pelles en plastique volent dans les airs.
La suffocation indignée et l’indignation sont aujourd’hui des instruments de contrôle du débat public. Les propos qui déplaisent ne sont pas examinés à l’aune des arguments et des faits. On critique plutôt l’audace même d’avoir osé les formuler. Les prétendus bien-pensants et parangons de vertu ont perfectionné cet étouffement du débat. Dès qu’une phrase s’écarte de la ligne souhaitée, la condamnation morale tombe: c’est de droite, c'est nazi, raciste, misanthrope, ou que sais-je encore (voilà pour les braillements). Et puisque celui qui dit quelque chose de mauvais est lui-même mauvais, l’interlocuteur tout entier est aussitôt considéré comme délégitimé. Il a quitté le club de la «diversité», de la «solidarité», de «nos valeurs» et de «notre démocratie» (à partir de maintenant, les pelles peuvent voler.)

On agit avec la conviction de détenir un monopole moral. Celui-ci s’est après tout construit au fil des décennies: la longue marche de la gauche à travers les institutions a probablement été plus fructueuse que certains de ses premiers protagonistes n’auraient osé le rêver. Les interprétations de gauche, aussi absurdes soient-elles, dominent de larges pans des médias, de l’industrie culturelle, des universités, des salles des professeurs, des grandes institutions ecclésiastiques, des ONG et de la fonction publique. Quiconque souhaite faire carrière dans ces sphères, ou simplement y travailler sans être inquiété, sait généralement quelles phrases peuvent être prononcées et lesquelles ne le peuvent pas. C’est du pouvoir, et ce pouvoir rayonne vers l’extérieur. Mais c’est aussi une identité.
Les convictions politiques comme identité
Les avantages sont manifestes: celui qui se croit du «bon côté de l’histoire» en tire une estime de soi extraordinairement stable. On appartient aux gentils et on lutte contre les méchants. On se tient aux côtés des faibles, des victimes, et on les défend contre l’injustice et les attaques des puissants. On est pratiquement Batman — dans certains cas, plutôt Batman au RSA, mais passons.

Ce sentiment est extrêmement gratifiant sur le plan psychologique: il libère du doute de soi, donne un sens à sa propre vie et fournit des ennemis tout désignés contre lesquels on peut se défouler. Il épargne également l’effort de penser, car dès lors qu’il ne faut plus analyser les faits, mais seulement les classer moralement, on n’a plus à se confronter aux réalités qui dérangent. Cette image de soi n’est pas liée aux faits, mais à un sentiment de supériorité morale.
Accessoirement, cela permet aussi de devenir aussitôt membre d’une bande qui, dans de nombreux domaines, exerce encore le pouvoir. Les êtres humains sont des animaux grégaires. Le sentiment d’appartenance nous procure de la sécurité. Le perdre paraît menaçant. Quiconque s’écarte du consensus dans certains cercles professionnels ou privés s’expose à des conséquences allant des regards critiques et de l’exclusion ouverte jusqu’à la fin d’amitiés, voire à des préjudices professionnels. Dans divers milieux, la «posture» correcte passe pour une preuve d’intelligence et de décence. Celui qui se fait remarquer négativement perd non seulement sa carte de membre, mais aussi son statut.

La psychologie sociale étudie ces phénomènes dans le cadre de la théorie de l’identité sociale. Cette théorie part du principe que les êtres humains ne tirent pas leur image d’eux-mêmes de leurs seules caractéristiques individuelles, mais qu’ils se définissent fortement par l’intermédiaire de groupes — notamment, et tout particulièrement, par leur camp politique. Ils adoptent l’identité de leur groupe et en intériorisent les normes, les valeurs et les comportements. Les opinions politiques ne sont alors plus des convictions susceptibles d’être modifiées par les faits, mais deviennent une composante de l’identité personnelle et se trouvent, par conséquent, fortement chargées d’émotion.
Changer d’avis reviendrait à devoir remettre simultanément en question son identité et son appartenance au groupe. Au sein de son propre groupe, la cohésion est forte et l’on se perçoit, soi-même et ses semblables, comme supérieurs. Les personnes rattachées à d’autres groupes tendent en revanche à être dépréciées et considérées comme «l’ennemi».

Un cadeau fait aux puissants
Ces classifications nous sont de peu d’utilité dans notre manière concrète d’appréhender ces mécanismes. Il est toutefois important de comprendre que, dans de nombreux débats politiques, on ne lutte pas autour des faits — on se heurte à des processus psychologiques dont l’effet est bien plus puissant. Les débats ne dégénèrent pas parce que quelqu’un cite des statistiques sur la criminalité; ils dégénèrent parce que ces statistiques sont perçues comme une attaque contre une vision du monde, une image de soi et l’identité de tout un groupe.
Cette prétendue menace entraîne le lancer des pelles en plastique. Tandis que l’un des interlocuteurs souhaite argumenter sur le fond, l’autre est depuis longtemps parti en guerre, comme si l’on venait d’insulter non seulement sa personne, mais aussi ses parents, ses grands-parents et même l’intégralité de son clan familial. Les effets sur la société sont dévastateurs, mais ce phénomène est souhaitable pour les puissances politiques qui redoutent un peuple uni. Voilà pourquoi ces mécanismes sont exploités à des fins politiques et médiatiques.
Dans ce contexte, l’absurde double morale de ceux qui se croient «moralement supérieurs» devient elle aussi explicable. Car, objectivement, les prétendus «gentils» sont très loin d’être aussi «bons» qu’ils se l’imaginent. Ils minimisent la violence, sapent les droits des femmes ainsi que ceux des minorités pour lesquelles ils prétendent lutter, favorisent des structures qu’ils rejettent en principe et nuisent aux pauvres et aux faibles. Ces angles morts peuvent être considérés comme le symptôme d’un processus de déconnexion de la réalité. Mais ils révèlent surtout la bassesse d’un complexe politico-médiatique qui dissimule les contradictions afin d’entretenir et d’accentuer la division.
Cette série d’articles met en lumière quelques-unes des failles particulièrement embarrassantes du monopole de l’opinion exercé par les bien-pensants de gauche, et montre comment elles dévoilent le modèle économique d’un appareil de pouvoir tributaire de la polarisation.
14:37 Publié dans Actualité, Sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, sociologie, transdémocratie, démocratie |
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Le banian multipolaire a été planté
Trois civilisations, cinq fragments
Alexandre Douguine
Alexandre Douguine soutient que l’Iran et Ansar Allah au Yémen sont devenus l’emblème du sommet des BRICS, et qu’un pas supplémentaire de Modi fera pencher la balance au détriment d’un Occident fragmenté.
Les participants au triomphal sommet des BRICS ont planté un banian multipolaire (ci-dessous), dont l’emblème est devenu le courage sans précédent du peuple héroïque d’Iran et des magnifiques et inflexibles combattants d’Ansar Allah au Yémen.

L’affrontement entre la multipolarité et l’hégémonie unipolaire gagne en intensité, et les échecs provoqués par les actions extrémistes de l’administration Trump ne font que pousser les pays des BRICS, ceux qui sont encore hésitants, à se rallier autour de leur plateforme commune. Ceux qui ont misé exclusivement sur l’Occident se retrouvent dans le camp des perdants. Ceux qui penchaient en faveur de la multipolarité disposent de nouveaux arguments et s’enhardissent.

La position de Modi revêt une grande importance. Pour plusieurs raisons, il ne s’est pas empressé de faire un choix sans équivoque en faveur de la multipolarité: les frictions frontalières avec la Chine, le soutien de Pékin au Pakistan et la résistance à l’influence croissante du facteur islamique au sein même de l’Inde — en particulier dans le territoire du Jammu-et-Cachemire. Tout cela a poussé New Delhi à prendre part à des projets unipolaires tels que le QUAD et à coopérer étroitement avec Israël. Mais la fracture manifeste au sein même de l’Occident entre les États-Unis et l’Union européenne, les aventures infructueuses de Trump au Moyen-Orient et la politique ouvertement extrémiste d’Israël, d’un côté — conjuguées à la stratégie fructueuse de la Chine, à une nouvelle phase de l’offensive russe en Ukraine et au renforcement des forces de la Résistance au Moyen-Orient, de l’autre — poussent Modi vers une participation plus active à la multipolarité.
Et si Modi fait encore un pas dans cette direction, le rapport de forces dont Poutine a parlé lors du sommet des BRICS basculera définitivement de notre côté.
Trois États-civilisations — la Chine, la Russie et l’Inde —, aux côtés du vaillant Iran et d’Ansar Allah, ainsi que d’autres pôles potentiels de la résistance islamique, sont déjà manifestement plus vastes et plus puissants que l’Occident, lequel est divisé en cinq fragments: les États-Unis de Trump et Israël formant un premier tandem, tandis que l’Union européenne, la Grande-Bretagne et les mondialistes constituent un second regroupement.
12:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, alexandre douguine, multipolarité, brics |
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