Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 17 novembre 2007

Sur la circulation des élites

23cc476c02135174201febc44c8a4da2.gif

Sur la circulation des élites

Une élite qui n’est pas prête à rejoindre la bataille pour défendre sa position est en pleine décadence, et tout ce qui lui reste est de faire place à une autre élite ayant les qualités viriles dont elle manque.

Image Hosted by ImageShack.usC’est une pure rêverie d’imaginer que les principes humanitaires qu’elle a pu proclamer lui seront appliqués: ses vainqueurs l’accableront avec le cri implacable Vae Victis [malheur aux vaincus]. Le couteau de la guillotine était aiguisé dans l’ombre quand, à la fin du dix-huitième siècle, les classes dirigeantes en France étaient occupées à développer leur «sensibilité».

Cette société désoeuvrée et frivole, vivant comme un parasite sur le pays, discourait lors de ses élégants dîners de délivrer le monde de la superstition et d’ écraser l’infâme, sans aucunement suspecter que c’était elle-même qui allait être écrasée.”

Wilfredo Pareto

01:15 Publié dans Définitions, Théorie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Ph. Muray: "Après l'histoire"

53b6c82551da1cbb954fbec6f69a5393.jpg

« Après l’histoire »
Par Philippe Muray

http://www.polemia.com/contenu.php?cat_id=43&iddoc=1510 

Pour la première fois dans l’histoire du genre humain, c’est à l’assaut des citadelles de la subversion subventionnée, et contre les pitres qui en occupent les créneaux, qu’il convient de se lancer. Sabre au clair, l’auteur part à l’assaut contre la modernité et le « festivisme » de notre société globale dont l’ « homo festivus » est le représentant achevé et dont le dernier mot est : Tout finit par la fête. Ce livre est un impitoyable jeu de massacre.

Au fil des pages, nombre de soufflets et d’horions sont distribués. Les colères, les désespoirs et les prophéties de l’auteur sont salutaires. Dans cette espèce de journal tenu de janvier 1998 à janvier 2000, tout y passe : le développement obligatoire de la fête, les rollers, les rave-parties, les pique-niques de quartier, la Gay Pride, l’indifférenciation sexuelle, le tourisme citoyen, la tendresse en littérature et ailleurs, l’hédonisme, la rebellocratie… de Halloween à la Love Parade en passant par l’art contemporain, rien de ce qui est « moderne» ne trouve grâce aux yeux de l’auteur. A ceux que le souvenir des bouffonneries du passage à l’an 2000 révulse encore, à ceux chez qui le Printemps des Poètes déclenche d’irrépressibles bouffées d’antipoésisme ou qui résistent à la lobotomisation télévisuelle, on adressera ce message d’espoir : vous n’êtes plus seuls.

Auteur prolifique, à l’esprit critique développé, Philippe Muray, décédé en 2006, se voulait le chroniqueur et le contempteur du désastre contemporain. Romancier, pamphlétaire, il se distingua aussi dans de nombreuses chroniques, parues dans journaux et revues, où son style se caractérisait par le rire, la dérision et l’outrance. Créateur de nombreux néologismes, comme « artistocrate » (artiste qui prête allégeance aux politiciens et aux fonctionnaires), « mutin de Panurge » (rebelle factice en accord avec l’air du temps) et « maton de Panurge » (gardien du politiquement correct), il fut un merveilleux peintre de notre société enfermée dans son conformisme consensuel.

Guillaume Leroy

© Polémia

07/09/07

Philippe Muray, « Après l’histoire », Gallimard, 2007, 686 pages, 16 euros.

00:50 Publié dans Littérature, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook