Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 03 octobre 2020

La Russie fait exploser la stratégie indo-pacifique des États-Unis

511573542137.jpg

La Russie fait exploser la stratégie indo-pacifique des États-Unis

Par M. K. Bhadrakumar

Source Oriental Review via The Indian Punchline

Ex: https://lesakerfrancophone.fr

La rencontre entre le ministre russe des affaires étrangères Sergey Lavrov et son homologue chinois Wang Yi à Moscou, le 11 septembre dernier, s’est déroulée à un moment particulièrement délicat de la politique régionale. La Russie s’efforce d’établir une ligne neutre dans l’impasse entre l’Inde et la Chine tout en se rapprochant de la Chine pour faire face à la pression américaine.

Les politiques américaines incitent la Russie et la Chine à renforcer encore leur « partenariat stratégique global de coordination pour une nouvelle ère ». En résumant sa rencontre avec Wang, M. Lavrov a déclaré que les discussions se sont déroulées dans « une atmosphère de respect et de confiance mutuels et qu’elles ont été très substantielles ». Il a ajouté : « Nous avons discuté des principaux problèmes internationaux et réaffirmé la proximité de nos points de vue sur les solutions efficaces à y apporter… Nous sommes convenus de poursuivre notre étroite collaboration ».

De manière significative, la partie la plus frappante des remarques de M. Lavrov concernait la région Asie-Pacifique. Lavrov a attaqué frontalement la stratégie indo-pacifique des États-Unis :

Nous (la Russie et la Chine) avons noté le caractère destructeur des actions de Washington qui sapent la stabilité stratégique mondiale. Elles alimentent les tensions dans diverses parties du monde, y compris le long des frontières russes et chinoises. Bien sûr, nous sommes inquiets de cette situation et nous nous opposons à ces tentatives d’escalade de tensions artificielles. Dans ce contexte, nous avons déclaré que la stratégie dite « Indo-Pacifique » telle qu’elle a été planifiée par ses initiateurs, ne conduit qu’à la séparation des États de la région, et est donc lourde de conséquences pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la région Asie-Pacifique.

Nous nous sommes prononcés en faveur d’ une architecture de sécurité régionale centrée sur l’ASEAN en vue de promouvoir l’agenda unificateur, et de préserver le style de travail et la prise de décision par consensus dans ces mécanismes, comme cela a toujours été fait dans le cadre de l’ASEAN et des entités associées. Nous assistons à des tentatives de division dans les rangs des membres de l’ASEAN avec les mêmes objectifs : abandonner les méthodes de travail basées sur le consensus et alimenter la confrontation dans cette région qui nous est commune à tous.

1020179419_0 0 2814 1519_1000x541_80_0_0_cbab3f35a7c147de3462bc30e25fb5fb.jpg

Les médias d’État chinois ont souligné les propos de M. Lavrov. Wang a répondu que les relations entre la Chine et la Russie sont devenues « des forces clés de stabilité dans un monde turbulent ». Il a souligné que l’alliance Chine-Russie a fait preuve d’une « forte résilience » sur fond de « profonds changements invisibles en un siècle » dans la politique mondiale.

La rencontre Lavrov-Wang s’est déroulée dans le contexte des troubles en Biélorussie, dont la Russie a accusé les États-Unis. La veille de la réunion à Moscou, un haut responsable législatif russe a ouvertement affirmé que les États-Unis avaient un plan directeur pour créer des tensions politiques en Russie, où des élections régionales doivent avoir lieu le 13 septembre. Les médias sociaux et l’Internet jouent une fois de plus un rôle majeur dans l’orchestration des manifestations en Biélorussie.

Il est intéressant de noter que lors de la réunion avec Lavrov, Wang a également appelé à « une coopération plus poussée entre la Russie et la Chine dans le domaine de la sécurité internationale de l’information, dans un contexte où certains pays politisent les technologies de l’information et la cyber-sécurité et en contiennent d’autres sous prétexte de sauvegarder leur propre sécurité nationale ».

Les remarques de M. Lavrov sur la stratégie indo-pacifique ont coïncidé avec la 53e réunion des ministres des affaires étrangères de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et les réunions connexes, y compris la 10e réunion des ministres des affaires étrangères du Sommet de l’Asie de l’Est, à Hanoï, du 8 au 11 septembre. L’ASEAN est confrontée à une pression croissante des États-Unis pour qu’elle se joigne à elle contre la Chine, mais elle a refusé de prendre parti. Le communiqué commun adopté lors de la réunion de Hanoï reflète cette position.

La-strategie-Indo-Pacifique-libre-et-ouverte-promotion-de-la-connectivite-pour-la_Q320.jpg

US-Indopacifique.png

La semaine dernière, Reuters a cité le ministre indonésien des affaires étrangères, Retno Marsudi, qui déclarait que l’ASEAN devait rester résolument neutre et unie. « Au sein de L’ASEAN, l’Indonésie veut montrer à tous que nous sommes prêts à être un partenaire », a déclaré M. Retno. « Nous ne voulons pas nous laisser piéger par cette rivalité. » La position de l’Indonésie devient importante à un moment où les États-Unis tentent de diviser le consensus de l’ASEAN sur la neutralité en jouant sur les intérêts des différents pays membres.

Les États-Unis espèrent que certains pays de l’ASEAN se trouvent devant un dilemme quant à la manière d’équilibrer les liens pour tirer le meilleur parti des deux grands acteurs, tandis que d’autres pourraient être tentés d’utiliser la rivalité entre les États-Unis et la Chine comme une occasion d’obtenir un avantage économique ou militaire. Cette dernière y a fait allusion lorsqu’elle a déclaré à Reuters : « (L’ASEAN a) une bonne culture, mais nous devons l’entretenir. Nous ne pouvons pas tenir pour acquis que ces valeurs seront éternelles ».

Fait significatif, le Vietnam et l’Indonésie, deux pays influents de l’ASEAN, sont également des partenaires majeurs de la Russie. Les remarques de M. Lavrov peuvent donc être considérées comme signifiant un nouveau niveau d’engagement de la Russie dans la région Asie-Pacifique, tout en renforçant le partenariat avec la Chine, et en allant au-delà d’une simple réponse réflexive aux événements – principalement, la crise actuelle des relations de la Russie avec l’Occident.

Il est intéressant de noter que Moscou souscrit sans équivoque à la description de la « région Asie-Pacifique » et pas au concept d’« Indo-Pacifique », que Lavrov a considéré avec dérision comme un terme politiquement chargé. On peut dire que le terme « Indo-Pacifique » serait quelque peu trompeur, même dans le contexte de la politique russe. La Russie s’intéresse beaucoup plus à l’Asie-Pacifique qu’à l’Océan indien ou au sous-continent indien – compte tenu de son engagement non seulement avec la Chine mais aussi avec le Japon, les deux Corée, les États-Unis – en tant que puissance du Pacifique – et avec la sécurité de l’Extrême-Orient.

ASEAN-member-countries.jpg

Bien sûr, l’Inde s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large, mais dans la perception russe, l’Inde reste un membre surnuméraire de la communauté Asie-Pacifique. Là où la Russie a une différence d’opinion avec l’Inde, c’est dans sa perception de la présence sécuritaire américaine en Asie-Pacifique comme une puissance extra-régionale intrusive et de plus en plus déstabilisatrice.

Fondamentalement, la Russie aborde l’Asie-Pacifique dans une perspective mondiale, alors que la vision de l’Inde se réduit à des préoccupations concernant la montée en puissance de la Chine. Du point de vue russe, l’Asie-Pacifique est un théâtre central de l’ordre mondial au XXIe siècle où d’intenses luttes géopolitiques éclatent, où une bataille d’idées, de normes et d’institutions est déjà en cours. En tant que puissance mondiale renaissante, la Russie est obligée de se positionner sur le devant de la scène dans la région.

En effet, Pékin est bien conscient du changement d’attitude de la région de l’ASEAN envers la Russie au cours des dernières années. Contrairement à l’époque soviétique, aucun pays de l’ASEAN, Philippines comprises, n’a plus tendance à identifier la Russie comme une menace ou un acteur malveillant. D’autre part, les relations de la Russie avec presque tous les États de l’ASEAN sont confortables. Ainsi, une implication plus active de la Russie dans les affaires de l’Asie-Pacifique est une bonne chose pour la Chine.

En termes simples, il convient à Moscou et à Pékin de faire cause commune dans la région Asie-Pacifique alors que leurs relations respectives avec les États-Unis sont si difficiles, et alors que tous deux ont subi une forte pression de la part de ceux-ci. Il ne sera pas surprenant de voir une augmentation des efforts diplomatiques russes dans la période à venir pour étendre ses relations dans la région de l’ASEAN.

M. K. Bhadrakumar

Traduit par Hervé, relu par Wayan pour le Saker Francophone

dimanche, 03 mai 2015

Sommet de l'ASEAN: Washington n'obtiendra pas de mobilisation contre Pékin

logoasean.jpg

Sommet de l'ASEAN: Washington n'obtiendra pas de mobilisation contre Pékin

par Jean Paul Baquiast

Ex: http://www.europesolidaire.eu

Le 26e Sommet de l'ASEAN ayant pour thème "Notre peuple, notre communauté, notre vision" a été inauguré le 27 avril dans la capitale malaisienne Kuala Lumpur.
 
Lors de ce sommet, les dirigeants des dix pays membres de l'ASEAN discuteront des orientations et des mesures destinées à continuer d'impulser l'édification de la Communauté de l'ASEAN en 2015. Il s'agira aussi de discuter de l'élaboration de la Vision de l'ASEAN pour l'après 2015, de l'amélioration de l'appareil et du mode de travail, du renforcement des relations extérieures du bloc régional et de son rôle central, de ses défis et de leur traitement. Enfin, ils échangeront des considérations à propos de la situation régionale et internationale. , a-t-il poursuivi.

Devant les dirigeants de l'ASEAN, le Premier ministre malaisien Najib Razak a insisté à plusieurs reprises sur l'objectif de l'ASEAN centré sur le peuple, qui demande aux pays membres une bonne gouvernance pour améliorer les conditions de vie de leurs citoyens, accélérer le développement durable, promouvoir l'autonomisation des femmes, et créer davantage d'opportunités pour tous. Il a également insisté sur la nécessité de régler de façon pacifique les désaccords dans la région, y compris les revendications de souveraineté dans les zones maritimes dite de la Mer orientale en évitant d'aggraver les tensions. Selon lui, les dernières évolutions ont accru les préoccupations concernant la question de la Mer Orientale et témoignent de l'importance des lignes de transport international pour le commerce international. Il est nécessaire que l'ASEAN règle ces évolutions de façon constructive et positive.

Derrière ces considérations officielles, que nous reprenons sans commentaire, se trouve un affrontement grandissant entre les Etats-Unis et la Chine. Celui-ci résulte de la volonté américaine de renforcer sa présence militaire et diplomatique dans la zone. Elle est contrée par une volonté chinoise d'affirmer sa propre présence. Les pays membres de l' ASEAN sont très sensibles aux interventions américaines. Beaucoup se considèrent comme des alliés des Etats-Unis. Néanmoins, ils ne veulent pas affronter, même dans les propos, le grand voisin chinois.

Un Otan asiatique?

Washington ne manque pas une occasion permettant de renforcer les antagonismes avec la Chine. Dans le cadre du « pivot vers l'Asie », il avait paru à beaucoup d'observateurs que Barack Obama rêvait de mettre en place un Otan asiatique composé sous le leadership américain d'un certain nombre des pays de l'ASEAN. Pour cela il compte beaucoup sur la volonté du Vietnam, des Philippines, de la Malaisie et de Brunei, notamment, de conserver des positions stratégiques en Mer de Chine.

Les jours précédents le sommet, la CIA a fait circuler des photos satellites montrant une flottille de bateau chinois draguant du sable autour du Mischief Reef, atoll corallien proche des Philippines et réclamé par Manille. L'objectif serait d'y construire une ile artificielle dotée d'un aéroport dont la Chine se réserverait l'usage.

Le président des Philippines Benigno Aquino a de son côté relayé des protestations de Manille concernant des menaces exercées par des garde-côtes chinois à l'encontre de flottilles de pèche. Il a laissé entendre que la Chine voulait se donner les bases d'une présence permanente en Mer de Chine.

Les Philippines et Manille, fortement incitées par Washington, souhaitaient que le Sommet soit l'occasion d'une forte réaction à l'égard de la Chine, pouvant éventuellement prendre la forme de menaces d'affrontements navals. Mais les autres membres de l'ASEAN sont très attachés à conserver de bonnes relations avec Pékin, diplomatiques mais aussi commerciales. Par ailleurs ils s'intéressent moins que les Philippines et la Malaisie aux questions de souveraineté en Mer de Chine

Il semble donc, au soir du premier jour du sommet, que celui-ci se bornera à recommander la mise en place d'un code de bonne conduite visant à protéger la paix en Mer de Chine. Les discussions sur les termes de celui-ci avaient commencé en 2013. Elles risqueront de se poursuivre encore un certain temps, au grand déplaisir des Etats-Unis.

En marge du Sommet, il faut noter que plusieurs islamistes soupçonnés de préparer des attentats à Manille et se réclamant d'Al Qaida en Asie ont été arrêtes. Le risque n'est pas mineur, vu que la Malaisie est en majorité musulmane. Des centaines de djihadistes malais et indonésiens auraient déjà rejoint l'Etat islamique en Syrie.

PS. Voir un compte rendu du sommet à la date du 28 avril, publié par le World Socialist Web Site. Il nous parait très objectif

http://www.wsws.org/en/articles/2015/04/28/asea-a28.html

Note

Wikipedia Asean http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_des_nations_de_l%27Asie_du_Sud-Est

Jean Paul Baquiast

mercredi, 23 janvier 2013

Post-US world born in Phnom Penh

dra.jpg

Post-US world born in Phnom Penh

by David P. Goldman

Ex: http://www.currentconcerns.ch/

It is symptomatic of the national condition of the United States that the worst humiliation ever suffered by it as a nation, and by a US president personally, passed almost without comment last week. I refer to the 20 November announcement at a summit meeting in Phnom Penh that 14 Asian nations, comprising half the world’s population, would form a Regional Comprehensive Economic Partnership excluding the United States.


President Obama attended the summit to sell a US-based Trans-Pacific Partnership (TPP) excluding China. He didn’t. The American ledpartnership became a party to which no-one came.


Instead, the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN), plus China, India, Japan, South Korea, Australia and New Zealand, will form a club and leave out the United States. As 3 billion Asians become prosperous, interest fades in the prospective contribution of 300 million Americans – especially when those Americans decline to take risks on new technologies.
America’s great economic strength, namely its capacity to innovate, exists mainly in memory four years after the 2008 economic crisis.


A minor issue in the election campaign, the Trans-Pacific Partnership was the object of enormous hype on the policy circuit. Salon.com enthused on 23 October:

“This agreement is a core part of the Asia pivot that has occupied the activities of think tanks and policymakers in Washington but remained hidden by the tinsel and confetti of the election. But more than any other policy, the trends the TPP represents could restructure American foreign relations, and potentially the economy itself.”

As it happened, this grand, game-changing vision mattered only to the sad, strange people who concoct policy in the bowels of the Obama administration. America’s relative importance is fading.


To put these matters in context:
The exports of Asian countries have risen more than 20% from their peak before the 2008 economic crisis, while Europe’s exports have fallen by more than 20%. American exports have risen marginally (by about 4%) from their pre-2008 peak.


China’s exports to Asia, meanwhile, have jumped 50% since their pre-crisis peak, while exports to the United States have risen by about 15%. At US$90 billion, Chinese exports to Asia are three times the country’s exports to the United States.


After months and dire (and entirely wrong) predictions that China’s economy faces a hard landing, it is evident that China will have no hard landing, nor indeed any landing at all. Domestic consumption as well as exports to Asia are both running nearly 20% ahead of last year’s levels, compensating for weakness in certain export markets and the construction sector. Exports to the moribund American economy are stagnant.


In 2002, China imported five times as much from Asia as it did from the United States. Now it imports 10 times as much from Asia as from the US.


Following the trade patterns, Asian currencies began trading more closely with China’s renminbi than with the American dollar. Arvind Subramanian and Martin Kessler wrote in an October 2012 study for the Peterson Institute:

“A country’s rise to economic dominance tends to be accompanied by its currency becoming a reference point, with other currencies tracking it implicitly or explicitly. For a sample comprising emerging market economies, we show that in the last two years, the renminbi (RMB/yuan) has increasingly become a reference currency which we define as one which exhibits a high degree of co-movement (CMC) with other currencies.


In East Asia, there is already a RMB bloc, because the RMB has become the dominant reference currency, eclipsing the dollar, which is a historic development. In this region, 7 currencies out of 10 co-move more closely with the RMB than with the dollar, with the average value of the CMC relative to the RMB being 40% greater than that for the dollar. We find that co-movements with a reference currency, especially for the RMB, are associated with trade integration.


We draw some lessons for the prospects for the RMB bloc to move beyond Asia based on a comparison of the RMB’s situation today and that of the Japanese yen in the early 1990’s. If trade were the sole driver, a more global RMB bloc could emerge by the mid-2030’s but complementary reforms of the financial and external sector could considerably expedite the process.”

All of this is well known and exhaustively discussed. The question is what, if anything, the United States will do about it.


Where does the United States have a competitive advantage? Apart from commercial aircraft, power-generating equipment, and agriculture, it has few areas of real industrial pre-eminence. Cheap natural gas helps low-value-added industries such as fertilizer, but the US is lagging in the industrial space.


Four years ago, when Francesco Sisci and I proposed a Sino-American monetary agreement as an anchor for trade • integra•tion, the US still dominated the nuclear power plant industry. With the sale of the Westinghouse nuclear power business to Toshiba, and Toshiba’s joint ventures with China to build power plants locally, that advantage has evaporated.
The problem is that Americans have stopped investing in the sort of high-tech, high-value-added industries that produce the manufactures that Asia requires. Manufacturers’ capital goods orders are 38% below the 1999 peak after taking inflation into account. And venture capital allocations for high-tech manufacturing have dried up.


Without innovation and investment, all the trade agreements that the Washington policy circuit can devise won’t help. Neither, it should be added, will an adjustment in exchange rates.

What does the United States have to offer Asians?

It is hard to fathom just what President Obama had in mind when he arrived in Asia bearing a Trans-Pacific Partnership designed to keep China out. What does the United States have to offer Asians?
•    It is borrowing $600 billion a year from the rest of the world to finance a $1.2 trillion government debt, most prominently from Japan (China has been a net seller of Treasury securities during the past year).
•    It is a taker of capital rather than a provider of capital.
•    It is a major import market but rapidly diminishing in relative importance as intra-Asian trade expands far more rapidly than trade with the United States.
•    And America’s strength as an innovator and incubator of entrepreneurs has diminished drastically since the 2008 crisis, no thanks to the Obama administration, which imposed a steep task on start-up businesses in the form of its healthcare program. 


Washington might want to pivot towards Asia. At Phnom Penh, though, Asian leaders in effect invited Obama to pivot the full 360 degrees and go home.                            •

Source: Asia Times Online, 27.11.2012

“With a view to preserving the independence, integrity and fruitful diversity of the cultures”

Source: Constitution of the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO)

The Governments of the States Parties to this Constitution on behalf of their peoples declare:
    That since wars begin in the minds of men, it is in the minds of men that the defences of peace must be constructed;
    That ignorance of each other’s ways and lives has been a common cause, throughout the history of mankind, of that suspicion and mistrust between the peoples of the world through which their differences have all too often broken into war;
[...]
    For these reasons, the States Parties to this Constitution, believing in full and equal opportunities for education for all, in the unrestricted pursuit of objective truth, and in the free exchange of ideas and knowledge, are agreed and determined to develop and to increase the means of communication between their peoples and to employ these means for the purposes of mutual understanding and a truer and more perfect knowledge of each other’s lives;
    In consequence whereof they do hereby create the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization for the purpose of advancing, through the educational and scientific and cultural relations of the peoples of the world, the objectives of international peace and of the common welfare of mankind for which the United Nations Organization was established and which its Charter proclaims.

Article I: Purposes and functions

1. The purpose of the Organization is to contribute to peace and security by promoting collaboration among the nations through education, science and culture in order to further universal respect for justice, for the rule of law and for the human rights and fundamental freedoms which are affirmed for the peoples of the world, without distinction of race, sex, language or religion, by the Charter of the United Nations.
    [...]
3. With a view to preserving the independence, integrity and fruitful diversity of the cultures and educational systems of the States Members of the Organization, the Organization is prohibited from intervening in matters which are essentially within their domestic jurisdiction.

*    Adopted in London on 16 November 1945, last amended by the UNESCO General Conference on 16 November 1999